ACTION !

  Ami lecteur,

  J’ai vécu ces dernières années à tes côtés, m’informant, recoupant, m’attristant et ouvrant ma grande gueule sur ces pages virtuelles.

  Cela ne me suffit plus, maintenant. Je ne veux plus me contenter de critiquer, je veux agir ! La famine frappe, les Etats se perdent dans la spirale de l’endettement, l’Union Européenne coupe ses aides aux démunis, et surtout, la monde connait actuellement un sursaut de liberté que je ne peux pas laisser passer.

  J’ai donc créé mon parti politique, l’Alliance Confortiste Française, afin de reprendre en main l’économie et la politique par la création d’entreprises éthiques (nous avons une Charte), puis par la promotion de nos idéaux à travers le processus démocratique. Afin que ce monde connaisse une hausse globale du niveau de vie. Afin que personne ne meure de faim. Afin de construire des logements pour tous. Entre autres choses.

  Voilà, trois semaines que le blog de l’ACF est lancé et déjà des retours positifs… c’est encourageant. Voici son URL : acf.revolublog.com

  Je compte y consacrer mon temps, et peut-être revenir sur ce blog lorsque le bébé pourra marcher tout seul. Quoiqu’il en soit, le JRDF reste en ligne. Merci, merci, merci encore pour ces centaines de milliers de connexions, ces milliers de commentaires, ces messages, merci, ami lecteur, d’exister et de nous avoir soutenu. Ce n’est pas un au revoir. C’est un appel ! L’heure est venue, pour nous, d’entrer dans le concret, et de montrer à ces saloperies de pillards et de mafieux qui dirigent maintenant la majorité de l’économie mondiale, et à leurs pions politiques, que le peuple peut penser et s’organiser. Oui, ça fait un peu anar, et alors, hein ? Plus sérieusement, l’ACF est proche du PS et on souhaite à Hollande – s’il se révèle intègre – tout le bonheur du monde dans ses projets présidentiels. Le règne de Sarkozy a encore fait monter la puissance des forces de l’argent.

  Eh bien, récupérons l’argent ! Récupérons le commerce ! Récupérons la politique ! Pour la démocratie, pour un meilleur partage des richesses, et pour un monde plus confortable !

  Salutations !

Bientôt de retour

Juste le temps de me perdre et de me retrouver

J’en profite, ami lecteur, pour inventer

Le JRDF revient bientôt.

Ingrid Betancourt ne veut pas retourner en Colombie

Ingrid Betancourt, ancienne otage de la guérilla des Farc, ne souhaite pas retourner vivre en Colombie, où il y a selon elle «trop de haine», et affirme que ses «racines» seront toujours en France, dans un entretien diffusé vendredi sur France Inter.
«Je n’irai pas vivre en Colombie, pas pour l’instant. J’ai encore beaucoup de blessures qu’il faut soigner. Il y a trop de haine dans mon pays et je crois qu’il faut que cette haine se calme», juge l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2002 en Colombie.

Revers pour les partisans de l’adoption homosexuelle

NDLR : Pour faire court, le Conseil Constitutionnel se cache derrière le mariage pour refuser, de leur part, une évolution du droit de l’adoption, par des couples homosexuels. 

Le Conseil constitutionnel n’a pas reconnu mercredi le droit aux couples de même sexe de partager l’autorité parentale, renvoyant aux législateurs la question de l’adoption homosexuelle. 

La décision a provoqué la colère des associations gays et lesbiennes pour qui les « Sages » ont créé une « discrimination constitutionnelle ».

Deux femmes vivant ensemble avaient saisi le Conseil constitutionnel sur l’article 365 du code civil qui empêche les couples homosexuels d’exercer sur leurs enfants une autorité parentale pleine et entière.

Le Conseil a jugé cet article conforme à la Constitution et l’a donc validé. L’article 365 du code civil, selon les juges constitutionnels, n’empêche pas « mener une vie familiale normale » qui, elle, « n’implique pas le droit à l’établissement d’un lien de filiation adoptive ».

De plus, « le législateur a estimé que la différence de situation entre les couples mariés et ceux qui ne le sont pas pouvait justifier, dans l’intérêt de l’enfant, une différence de traitement quant à l’établissement de la filiation adoptive à l’égard des enfants mineurs », rappelle le Conseil.

« Il ne lui appartient pas de substituer son appréciation à celle du législateur sur une telle question », souligne le texte, renvoyant la balle au Parlement.

C’est à lui qu’il revient de tirer les conséquences « en matière de filiation et d’autorité parentale, de la situation particulière de l’enfant élevé par deux personnes du même sexe ».

Pour l’association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), cette décision constitutionnalise « le fait que des enfants – 200 000 dans le cas des familles homoparentales – ne puissent pas bénéficier de la protection de deux parents alors même que le droit de la famille est construit autour de la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant ».

« Le principe d’égalité devant la loi est bafoué », dénonce l’APGL, qui demande au gouvernement de mettre un terme à cette « discrimination constitutionnelle ».

De son côté, l’association SOS Homophobie juge que le Conseil constitutionnel se situe « en dehors de la réalité » et dénonce « l’immobilisme total » de l’institution.

« Le mariage ne peut pas, ne doit pas et n’est plus le seul cadre au sein duquel l’intérêt supérieur de l’enfant peut être reconnu », dit-elle dans un communiqué.

SOS homophobie réclame « une fois de plus, que la classe politique gouvernante reconnaisse que les modèles familiaux qu’elle prône ne correspondent plus, aujourd’hui, non seulement à la réalité de la société, mais aussi à l’intérêt de l’enfant ».

Emile Picy et Laure Bretton, édité par Gilles Trequesser

Israël-Palestine : de fausse négociations pour une vraie victoire israélienne

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Source : NPA

Israël-Palestine : de fausse négociations pour une vraie victoire israélienne

Nouvelle pièce du puzzle stratégique israélien, les « négociations » israélo-palestiniennes ne déboucheront sur aucune reconnaissance effective des droits palestiniens. En démarrant, le 2 septembre, une série de rencontres avec l’Autorité palestinienne, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a obtenu ce qu’il voulait : des « négociations » avec ses conditions préalables, notamment la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Pendant ces pourparlers, sur le terrain rien ne change ou pas grand chose.

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Nouvelle donne internationale et européenne: le texte adopté

Le mercredi 8 septembre s’est tenu à huis clos le conseil national du PS. Au programme, le vote du texte de la convention «La nouvelle donne internationale et européenne», qui a été adopté à l’unanimité par le Conseil national, et sera soumis à l’amendement et au vote des militants le 30 septembre.

Le texte adopté

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«Ed Miliband saura redonner de la force au Labour»

 «Ed Miliband saura redonner de la force au Labour» dans Actu Internationaaaale (+165) ed-miliband-saura-redonner-de-la-force-au-labour

Martine Aubry s’est réjouie de la victoire ce week-end d’Ed Miliband au congrès du Parti travailliste  anglais (Labour party). Elle a salué «un leader qui a l’énergie, la culture historique et la volonté nécessaires pour rassembler et relancer le Parti travailliste».

Engagements forts

La première secrétaire du Parti socialiste a également noté les «engagements très forts» du nouveau leader travailliste, dans la lutte contre la pauvreté dans le monde ainsi que dans le changement climatique. Martine Aubry a comparé l’arrivée de Ed Miliband à un «nouvel espoir» pour le Royaume-Uni mais aussi pour l’Europe, engageant tous les «partenaires européens» à imaginer et construire «la gauche qui vient».


>> Le communiqué de Martine Aubry


Perspective de reconstructionLors du point presse hebdomadaire, le porte-parole a, de même, adressé ses «félicitations» au nouveau dirigeant du Labour party.

Benoît Hamon a indiqué la satisfaction du Parti socialiste de voir Ed Miliband prendre la tête du Parti travailliste : «il offre une belle perspective de reconstruction», «sa priorité est d’abord de toucher les classes populaires, de s’occuper de l’industrie britannique, des salaires, de la lutte contre les inégalités et la pauvreté»… «Nous l’invitons officiellement, à visiter la France et à rencontrer les dirigeants du Parti socialiste et à parler devant le bureau national».

19 ans de prison pour le blogueur iranien Hossein Derakhshan

19 ans de prison pour le blogueur iranien Hossein Derakhshan dans Actu Internationaaaale (+165)

Le blogueur et journaliste irano-canadien Hossein Derakhshan, qui risquait la peine de mort, a été condamné à 19 ans et demi de prison, indique Reporters sans frontières mardi. L’information a été confirmée dans la soirée par un site conservateur iranien.

«L’information a été publiée sur le site Asriran, proche du pouvoir», a précisé Lucie Morillon, responsable du bureau Nouveaux médias à RSF, contactée par 20minutes.fr. «Nous étions assez inquiets de voir la nouvelle sur ce site car c’est aussi celui qui avait annoncé le réquisitoire de la semaine dernière.»

Un verdict «énorme»

Selon RSF, sa compagne Sandrine Murcia aurait eu confirmation de cette information par la famille d’Hossein Derakhshan, avec laquelle elle communique souvent. Le juge aurait informé la famille de la condamnation. 20minutes.fr n’avait pas réussi à joindre Sandrine Murcia mardi soir.

«C’est assez fréquent en Iran: le verdict tombe mais pas de manière officielle», précise Lucie Morillon. «Celui-ci est énorme. Il s’agit de la peine la plus lourde infligée à un blogueur en Iran.»

Possibilité de faire appel

Le blogueur et journaliste irano-canadien a également été condamné à cinq années d’interdictions d’activités politiques et journalistiques et à une amende de 30.750 euros, 2.600 dollars et 200 livres. Hossein Derakhshan aurait ainsi été reconnu coupable de collaboration à des gouvernements hostiles à l’Iran, insultes aux symboles religieux et collaboration avec des groupes contre-révolutionnaires.

Selon RSF, le blogueur, maintenu en détention depuis son arrestation en novembre 2008, a la possibilité de faire appel de la condamnation.

«Nous demandons la démission du président de l’Assemblée nationale»

«Nous demandons la démission du président de l’Assemblée nationale» dans La vie politique des socialistes (+190) nous-demandons-la-demission-du-president-de-l-assemblee-nationale 

Suite à l’inéquité dont il a fait preuve lors du débat sur les retraites, les députés de gauche demandent la démission du président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, dans une tribune parue dans Le Monde.

Jean-Marc Ayrault (SRC), Yves Cochet, (Gauche démocrate et républicaine), Roland Muzeau, (communistes, républicains et citoyens), Gérard Charasse, (radicaux de gauche) Martine Billard (Parti de gauche) rappellent le devoir d’impartialité du président de l’Assemblée nationale, c’est-à-dire de veiller au respect des droits de tous les députés, quelle que soit leur appartenance politique.

Devoir d’impartialité

Le mercredi 15 septembre, lors du débat sur les retraites à l’Assemblée, les députés de gauche considèrent que Bernard Accoyer «a failli à cet impératif» d’équité. «Sur les 64 heures réservées à ce texte, les députés socialistes se sont exprimés 20 heures», tandis que «les députés de la Gauche démocratique et républicaine n’ont disposé que de 8 heures et 35 minutes», rappellent les députés signataires de la démission de Bernard Accoyer.

Article 49.13

Les députés de gauche considèrent que certains points cruciaux de cette réforme n’ont jamais pu être abordés sérieusement, la retraite des femmes et le travail des seniors en tête, malgré l’enjeu d’un tel débat. Les députés de gauche ont alors demandé à bénéficier d’une explication de vote individuelle, prévue par l’article 49.13 du règlement et assorti d’aucune condition.

«En refusant ce droit aux parlementaires, Bernard Accoyer a pris la grave décision de violer le règlement de l’Assemblée qu’il préside» indiquent les députés. Devant les accusations d’obstruction proférées à leur encontre, les députés de gauche déclarent que «l’usage de l’article 49.13 aurait eu pour seul effet de repousser le vote de quelques heures».

Travail dans l’urgence

Les députés évoquent le travail du Parlement «de plus en plus dans l’urgence» avec un «usage quasi systématique de la procédure accélérée», soit «une seule lecture avant l’adoption définitive» d’un texte. Les députés signataires déplorent de ne plus pouvoir «débattre sereinement des sujets essentiels qui engagent l’avenir de la nation».

«En fin de compte, notre Assemblée est plus que jamais réduite à une Chambre d’enregistrement des exigences présidentielles» concluent les députés.

>> Lire la tribune

LES ASSOCIATIONS HUMANITAIRES S’INQUIÈTENT DE LA MONTÉE DE LA MISÈRE

LES ASSOCIATIONS HUMANITAIRES S'INQUIÈTENT DE LA MONTÉE DE LA MISÈRE dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380)

Source : Reuters – Elizabeth Pineau

Près d’un ménage sur huit vit sous le seuil de pauvreté en France, où la montée de la misère, nourrie par la crise, touche de nouvelles populations et inquiète les associations caritatives.

Selon un rapport de l’Insee portant sur l’année 2008 publié mardi, la vie sous le seuil de pauvreté, établi à 950 euros par mois, concerne 13% de la population et 30% des familles monoparentales.

« On a constaté que la pauvreté grandissait. Nous avons une hausse de fréquentation de 20% dans nos permanences, ce qui est considérable », souligne Henriette Steinberg, secrétaire nationale du Secours populaire.

Cette année dans le Nord-Pas-Calais, son organisation a distribué en colis alimentaires en quatre mois ce qui l’avait été l’année dernière en cinq mois à la même période.

Toutes les régions sont concernées, y compris les zones rurales jusqu’ici plutôt épargnées.

La crise a fait affluer dans les centres d’aide des populations nouvelles: jeunes, retraités financièrement étranglés pour s’être portés caution pour leurs enfants, classes moyennes brusquement confrontées au chômage.

« Travailleurs en CDD et intérimaires ont été victimes dès septembre 2008 des premiers éléments de la crise », témoigne Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. « Des gens dans une grande détresse car confrontés à des codes sociaux qu’ils ne connaissaient pas jusqu’ici ».

Les populations les plus précaires, elles, le sont restées.

« Ceux qui étaient à fleur de l’eau, les mères seules, les employés à temps partiel qui gagnent les deux tiers du smic, ceux-là ne s’en sortent absolument pas », dit Patrick Doutreligne.

PAS DE PERSPECTIVE POUR LES JEUNES

Les jeunes souffrent aussi, à l’heure où 23% des 16-24 ans sont au chômage et où 120.000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplôme.

« Ils vivent non seulement un moment difficile dans leur vie, mais il n’y a pas de perspective », déplore Véronique Davienne, déléguée nationale adjointe d’ATD Quart-Monde.

Elle-même milite pour que les jeunes, souvent traumatisés par leur échec à l’école, se forment en travaillant.

« Si on est dans un atelier de menuiserie et qu’on ne sait pas transformer des centimètres en décimètres, là on peut se dire qu’il y a quelque chose à revoir », souligne-t-elle.

La mise en place l’an dernier du revenu de solidarité active (RSA), dont l’un des objectifs était de faire baisser la pauvreté, ne semble pas avoir bouleversé la donne.

« C’est une politique intéressante en période de développement économique mais là il n’y a même pas de petit boulot », dit Patrick Doutreligne. « Pour une majorité, le RSA n’a fait que remplacer le RMI et une minorité seulement voit une amélioration de ses ressources ».

En outre, « disposer du RSA est une course d’obstacles complexe », note Henriette Steinberg.

« Les dossiers à remplir sont compliqués, intrusifs et les personnes ne les ressentent pas comme un soutien, ils sont plus inquiets qu’autre chose », dit-elle.

Selon la Fondation Abbé Pierre, le coût de la vie a augmenté de 20% en dix ans, les loyers HLM ont été relevés de 29%, et les prix de l’immobilier, de 107%, obligeant certains ménages à consacrer plus de 50% de leurs revenus à leur logement.

Au-delà des chiffres, l’ancrage de la misère dans le pays change le rapport de la population à la détresse économique.

« Il y a une manière de plus en plus décomplexée de parler de personnes en situation de pauvreté », remarque Véronique Davienne. « Les familles se sentent mal perçues, comme si elles y mettaient de la mauvaise volonté. Ces choses-là ne sont pas vraiment dites mais elles sont induites, et c’est pesant ».

L’activité des bénévoles, toujours importante, se teinte d’inquiétude. « Les yeux s’ouvrent et il y a une vigilance sociale qui fait que les gens se demandent: ‘Est-ce que demain, ça ne va pas être moi ?’ », dit Henriette Steinberg.

Edité par Patrick Vignal

Muse est un groupe engagé et le prouve une fois de plus

Muse est un groupe engagé et le prouve une fois de plus au travers d’un nouveau clip visible sur les chaînes du groupe MTV

La Fondation MTV Europe a choisi de dénoncer le trafic des êtres humain et Muse s’est associé à cette campagne sans hésiter. Le groupe de rock britannique succède à The Killers et Radiohead qui, respectivement en 2008 et 2009, avaient choisi de dénoncer les réseaux de prostitution des femmes à travers Goodnight, travel well mais aussi le travail des enfants dans le monde avec All I Need. Cette année, cette campagne sera diffusée dans 170 pays sur les chaînes MTV, MTV Pulse et MTV Idol.

Depuis vendredi, le clip inédit Mk ultra, extrait de leur dernier album The Resistance est diffusé. Quant aux membres de Muse, ils se disent « fier de lutter contre les formes d’esclavage moderne », et considèrent « inacceptable que certains êtres humains voient leurs droits à la liberté bafoués. »

Pour visionner le clip, cliquez ici.

L’industrie nucléaire iranienne, cible d’un virus informatique ?

L’Iran semble être la cible prioritaire du virus informatique Stuxnet, qui s’attaque à des systèmes industriels, et son efficacité laisse supposer l’implication d’un Etat dans sa mise au point, selon un expert américain. Lire la suite l’article

Près des deux tiers des ordinateurs infectés se trouvent en République islamique, note Kevin Hogan, responsable de la sécurité pour la firme américaine Symantec.

Ses propos, recueillis par Reuters, viennent s’ajouter à ceux de plusieurs experts, selon lesquels Stuxnet, vecteur d’une opération d’espionnage ou de sabotage mise en oeuvre avec l’appui d’un pays, vise spécifiquement la centrale nucléaire de Bouchehr, première du genre en Iran.

« Il est assez clair, sur la base de l’évolution de l’infection, que ces installations iraniennes sont visées », dit Kevin Hogan, jugeant toutefois impossible de déterminer précisément la cible, qui pourrait aussi bien être une raffinerie, qu’une station d’épuration ou une usine quelconque.

« SUPER-ARME NUMÉRIQUE »

Une chose est sûre, dit-il, les créateurs du virus, qui s’attaque spécifiquement à un système de contrôle des installations techniques mis au point par Siemens et très répandu dans l’industrie, disposent de ressources importantes.

« On ne peut pas exclure (l’implication d’un Etat). Sur la base de ces ressources, de l’organisation et des connaissances détaillées dans divers domaines, dont celui des installations iraniennes, que cela implique, ce doit être un Etat ou un acteur privé ayant accès à des systèmes étatiques », conclut l’expert.

Siemens et des scientifiques français ont collaboré à la conception de la centrale de Bouchehr, dans les années 1970. La Révolution islamique de 1979 a depuis changé la donne et le chantier a été repris par la Russie.

La centrale a été inaugurée le mois dernier après la livraison de combustible russe.

Selon la firme allemande, Stuxnet est un « cheval de Troie » qui se répand via des clés USB en tirant parti d’une vulnérabilité désormais résolue du système d’exploitation Windows de Microsoft.

Certains commentateurs n’hésitent pas à parler de « première super-arme numérique » destinée à détruire une cible réelle.

Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Gilles Trequesser

FFF: Le conseil fédéral renversé par les amateurs?

Le conseil fédéral de la Fédération Française de Football qui se tient ce vendredi pourrait voir un putsch du monde amateur sur la FFF.

Le monde amateur pourrait faire tomber le conseil fédéral afin de reprendre la main sur la FFF. C’est ce qu’annonce France Football qui précise que le la réunion de ce vendredi pourrait voir les présidents des districts, des ligues et des clubs amateurs exiger la révocation du conseil fédéral de la 3F. Les amateurs reprochent toujours aux membres de ce conseil la gestion du cas Domenech et post-Mondial 2010.

Ces derniers disposant de 75% des voix, la menace est donc plus que réalisable. Fernand Duchaussoy, le président par intérim de la Fédération, espère plutôt que chacun garde son calme: « Si on veut sortir de la crise, c’est pas à pas, et si l’on veut voir l’horizon 2016 se dégager, ce n’est pas en se payant un deuxième conflit ». Le calendrier voulu par ce dernier est assez différent de celui du monde amateur puisqu’il souhaite que les choses restent en l’état jusqu’aux élections du printemps 2011.  

MMS : Miracle Mineral Solution ou Cheval de Troie ? Votre corps et votre ADN décident

Cet article a d’abord été publié dans le magazine Dot Connector, publication officielle de Sott.net.

Le Miracle Mineral Solution (MMS – Solution Minérale Miracle) est commercialisé fiévreusement comme un traitement alternatif miraculeux pour le SIDA, l’hépatite, la malaria, l’herpès, la tuberculose, le cancer et bien d’autres maladies les plus craintes de l’humanité. La vérité est que MMS est un poison dangereux et, en tant que tel, il n’a aucunement sa place dans l’arène de la santé alternative.

Beaucoup de personnes ne savent pas que MMS est essentiellement un produit javellisant. C’est très efficace pour tuer les bactéries dans les toilettes, mais vous ne devriez certainement pas l’avaler. L’ingrédient actif dans MMS n’est pas un minéral, mais du dioxyde de chlore (chlore oxygéné), qui est formé par la combinaison de chlorite de sodium et d’acide acétique (vinaigre) ou d’acide citrique. MMS en tant que poison tue les germes qui pénètrent dans votre corps, mais il serait naïf de croire qu’il est soigneusement sélectif dans ce qu’il tue et détruit, ou bien de penser que les dommages réalisés n’ont que des conséquences limitées. Il est choquant que MMS soit recommandé si largement, qu’il soit recommandé à des individus déjà affaiblis ET que ce soit recommandé pour un usage à long terme. En vérité, les dangereux effets secondaires potentiels et à long terme de l’utilisation régulière de MMS devraient donner la chair de poule à n’importe qui.

Avant de continuer, une leçon importante sur l’oxydation et les radicaux libres est nécessaire pour nous aider à comprendre les conséquences à long terme de l’utilisation de MMS1 et de son successeur MMS2. Cette information est cruciale pour voir pourquoi MMS n’est PAS une solution médicale alternative.

L’oxygène est un élément essentiel qui soutient la vie, mais au mauvais endroit ou au mauvais moment, l’oxygène peut faire beaucoup de dégâts à nos cellules, causant le cancer, contribuant aux maladies cardio-vasculaires, aux maladies dégénératives, et au vieillissement par un processus appelé oxydation. Vous avez vu les effets de l’oxydation quand vous avez observé une pomme virer au brun et pourrir en étant exposée à l’air ou quand vous voyez la flamme d’une bougie.

Nous utilisons l’oxygène pour prendre des électrons au sucre et aux molécules de graisse que nous utilisons comme carburant. Cependant, les molécules que nous souhaitons garder intactes sont sujettes à l’influence de la combustion de l’oxygène et risquent de perdre aussi des électrons. Le feu de la flamme d’une bougie illustre pertinemment l’oxydation dans laquelle les électrons de la cire de la bougie sont arrachés par l’oxygène dans l’atmosphère avec la libération résultante de lumière et de chaleur. À mesure que l’oxygène fait son chemin à travers le corps, beaucoup de ses molécules perdent un électron. Cela signifie qu’elles deviennent des ions chimiquement instables et hautement réactifs à mesure que sont formés des radicaux libres. Ces sous-produits métaboliques instables de la production d’énergie dans les cellules font tout leur possible pour se stabiliser en « volant » un électron de remplacement de n’importe quelle molécule voisine, laissant encore plus de molécules endommagées dans leur sillage. C’est ainsi que les radicaux libres dans notre corps sont produits et provoquent une inflammation, un processus qui est mieux connu comme le stress oxydatif ou dommage oxydatif. L’oxydation peut même causer des changements débilitants à notre ADN.

Lire la suite de ‘MMS : Miracle Mineral Solution ou Cheval de Troie ? Votre corps et votre ADN décident’ »

La tension reste vive entre la Chine et le Japon

Les tensions entre le Japon et la Chine n’ont pas été apaisées samedi par la libération du capitaine d’un chalutier chinois détenu pendant deux semaines sur l’archipel nippon, Pékin exigeant des excuses et un dédommagement que lui refuse Tokyo.

Arrêté le 8 septembre après une collision entre son chalutier et deux vedettes de la garde-côte nippone en mer de Chine orientale, près d’îlots revendiqués par les deux pays, le capitaine Zhan Qixiong a pu quitter le Japon samedi pour se rendre à Fuzhou, ville côtière chinoise.

Il y a été accueilli par un représentant du ministère des Affaires étrangères, a rapporté l’agence officielle Chine nouvelle.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a ensuite exprimé sa colère et exigé des excuses et une indemnisation de la part du Japon.

« Ce geste a gravement porté atteinte à la souveraineté chinoise et aux droits d’un ressortissant chinois et le gouvernement chinois proteste vivement », écrit le ministère dans un communiqué publié sur son site internet.

« Le Japon doit des excuses et un dédommagement à la Chine après cet incident », ajoute-t-il.

La Chine souligne en outre que sa revendication sur les îles près desquelles a eu lieu la collision, appelées archipel des Diaoyu par Pékin et îles Senkaku par Tokyo, est « incontestable », ce que le Japon a rejeté.

« Il n’y a aucun différend territorial à régler au sujet des Senkaku », a répliqué le ministère japonais des Affaires étrangères dans un communiqué. « La réclamation par la Chine d’excuses ou de dédommagements est sans fondement et elle est absolument inacceptable. »

FAIBLESSE

Malgré ses exigences, la Chine a aussi invité le Japon à régler leurs contentieux par le dialogue.

Le Premier ministre nippon, Naoto Kan, a lui aussi invité les deux principales puissances économiques d’Asie à nouer des relations saines.

« Il me semble nécessaire que le Japon et la Chine gèrent les choses calmement », a-t-il dit à New York en marge de l’assemblée générale de l’Onu.

Cette crise surgie au coeur d’une zone potentiellement riche en ressources gazières illustre à nouveau la méfiance persistante entre les deux géants asiatiques, notamment depuis l’occupation d’une partie de la Chine par le Japon durant la Seconde Guerre mondiale.

Dans la presse japonaise, certains éditorialistes ont interprété la libération du capitaine du chalutier comme un aveu de faiblesse à l’égard de la Chine.

« Il est possible que cela ait donné l’impression que le Japon cède sous la pression », écrit ainsi Asahi Shimbun, un journal influent.

Pour Sun Cheng, expert en relations sino-japonaises à l’université de sciences politiques de Pékin, il faudra du temps pour améliorer les relations entre les deux pays.

« Que le Japon s’excuse ou dédommage (la Chine), ce n’est pas l’essentiel, il s’agissait surtout de faire comprendre que la Chine ne transigerait pas sur la souveraineté » sur les îles, a-t-il dit.

Peu avant la libération de Zhan, la Chine a interpellé sur son territoire quatre Japonais accusés d’infraction à la législation sur la protection des installations militaires. Le gouvernement japonais a démenti tout lien entre ces deux affaires.

Ces quatre Japonais seraient employés d’une entreprise nippone de travaux publics, Fujita. Une porte-parole de l’entreprise a dit qu’ils étaient en Chine avec un employé chinois dans le cadre d’un projet de récupération d’armes chimiques abandonnées en Chine par l’armée japonaise à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Avec Yoko Nishikawa et Chikako Mogi à Tokyo, Clément Guillou et Bertrand Boucey pour le service français

Des lycéens se mobilisent pour le 2 octobre contre les retraites

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L’Union nationale lycéenne (UNL, premier syndicat lycéen) appelle les jeunes à se mobiliser en vue des manifestations du samedi 2 octobre en France contre la réforme des retraites.

Affirmant que de nombreux jeunes ont participé aux défilés syndicaux de jeudi, le syndicat lycéen estime que « la jeunesse et les lycéens peuvent faire plier le gouvernement ».

Au lendemain d’une journée de grèves et de manifestations qui ont réuni trois millions de personnes selon les syndicats et un peu moins d’un million selon l’exécutif, les centrales syndicales ont décidé vendredi de deux nouvelles journées de mobilisation, les 2 et 12 octobre.

Elles n’ont pas caché leur espoir de voir les lycéens et étudiants venir grossir les rangs des opposants à la réforme.

Pour faire monter la pression, l’UNL appelle ses adhérents à organiser des assemblées générales dans toute la France pour préparer les manifestations du 2 octobre. Le syndicat organisera un meeting parisien sur les retraites la veille.

« Alors qu’un million de jeunes sont aujourd’hui au chômage, le gouvernement veut retarder l’âge de départ à la retraite, créant encore plus de difficultés pour leur insertion socioprofessionnelle », explique l’organisation lycéenne.

« Il aggrave la précarité existante plutôt que de trouver les solutions pour y mettre fin », ajoute-t-elle dans un communiqué.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

Nicolas Sarkozy confirme le transfert de grandes écoles à Saclay

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Nicolas Sarkozy a confirmé vendredi le transfert sur le plateau de Saclay de plusieurs grandes écoles, provoquant l’inquiétude du maire de Paris qui craint que ces déménagements « décidés sans concertation » n’affaiblissent la capitale.  

En visite sur le futur campus de Saclay, au sud de Paris, dont il veut faire un pôle scientifique et technologique de classe mondiale, le chef de l’Etat a indiqué que ces transferts lui permettraient d’atteindre la « masse critique » nécessaire.

Sont concernées notamment l’Ecole centrale de Paris, l’Ensae (Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique), l’ensemble Ecole des mines de Paris-Institut des télécoms, l’Ecole normale supérieure de Cachan, l’Agro Paris Tech et un pôle biologie-pharmacie-santé qui s’appuiera sur les équipes de l’université de Paris-Sud.

Le plateau de Saclay, qui accueille déjà Polytechnique et Supelec et des centres de recherche de grands groupes comme Danone, Thalès et bientôt EDF, ambitionne dans le projet gouvernemental d’accueillir à l’horizon 2020 12.000 chercheurs et enseignants et 31.000 étudiants.

Il bénéficie pour cela d’une dotation de 850 millions d’euros du plan campus, qui sera complétée par une autre d’un milliard d’euros au titre des investissements d’avenir financés par le grand emprunt.

Dans un communiqué, le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, dénonce des annonces qui contredisent les projets scientifiques de deux des établissements concernés par les transferts, les Mines de Paris et Télécom.

Ceux-ci prévoyaient, selon lui, des schémas d’implantation bipolaire » avec le maintien d’activités à Paris alors que leurs bâtiments seront en fin de compte vendus « pour financer leur nouvelle installation ».

S’il dit soutenir le développement envisagé à Saclay, Bertrand Delanoë note que donner une nouvelle force à la recherche francilienne ne doit pas se fonder « sur l’affaiblissement des autres pôles de recherche, et notamment Paris ».

Nicolas Sarkozy lui avait répondu par avance en déclarant à Saclay que l’investissement dans la recherche « est un processus cumulatif, et non pas exclusif ».

« Je comprends que les responsables d’universités et de grandes écoles parisiennes puissent être inquiets que Saclay n’absorbe toutes les ressources. Mais je veux leur dire d’ici et aujourd’hui, qu’ils ne seront pas oubliés », a-t-il dit en demandant à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, que « tout soit fait, tout, pour accélérer les chantiers de l’opération campus, notamment à Paris ».

Yann Le Guernigou, édité par Gilles Trequesser

L’aluminium et la maladie d’Alzheimer

Source : http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=19015

Le mois dernier, notre dossier sur la maladie d’Alzheimer évoquait un facteur étiologique possible : l’aluminium absorbé par l’organisme. Cet élément présent dans le sol, l’air, l’eau, les aliments, les ustensiles de cuisine, la pharmacopée serait – en atteignant le cerveau – capable de générer des démences préséniles. Vingt ans après les premiers indices, la fragilité des résultats conduit les scientifiques à évaluer avec précision leurs propres biais d’interprétation.

«Ma mère m’a recommandé de jeter toutes mes casseroles en alu. Je l’ai fait sans savoir vraiment pourquoi. » « Il paraît que l’alu des casseroles contamine les aliments et provoque des sénilités précoces. » « Vous savez, tous mes ustensiles de cuisine sont depuis longtemps en inox. » Les confidences glanées çà et là oscillent entre superstition et militantisme. Quand et comment est née la rumeur ? Difficile de dater un tel phénomène. Toujours est-il qu’au milieu des années 1980 un nombre important de casseroles était déjà passé à la poubelle.

Les médias seraient à l’origine de l’alerte ; ce sont eux qui auraient incité les ménagères à éliminer l’aluminium de la cuisson et de la conservation des aliments. Un conseil d’autant plus difficile à suivre que l’aluminium, abondant dans les sols, les argiles, les minéraux et les roches, a migré dans l’air, l’eau, enfin et surtout dans presque tous les aliments. Au début des années 1990, personne ne parlait plus de l’aluminium. Fin du premier acte.

Janvier 1997 : les médias s’intéressent de nouveau au sujet. L’émission vedette de la télévision belge Autant savoir inaugure l’année avec un reportage intitulé « Aluminium folie(1) ». Tous les éléments semblent réunis pour réanimer l’alerte : primo , une controverse scientifique autour d’un risque (l’aluminium provoque-t-il des lésions cérébrales ?), secundo , de nombreuses victimes potentielles, tertio, un responsable : l’industrie de l’aluminium. Deux scientifiques en blouse blanche nous racontent – rats, microscopes et ordinateurs à l’appui – comment l’aluminium pénètre dans le cerveau et comment on en meurt. Face à eux, le représentant de l’Association européenne des industriels de l’aluminium propose une autre version : « La majorité des chercheurs ne trouve aucun lien causal entre l’absorption d’aluminium et l’apparition de lésions cérébrales ». Moins préparé et donc moins persuasif, l’homme ignore sans doute qu’il s’est fait prendre au piège.

La façon dont le problème de l’aluminium est traité dans ce document destiné à un large public et diffusé à une heure de grande écoute est intéressante. L’objectif affiché est de relancer une alerte et éventuellement la faire basculer dans ce que les spécialistes du risque appellerait volontiers une affaire. Il s’agit avant tout de grossir le risque en évoquant son extension possible à tout un pan de la population (qui n’a jamais cuisiné dans de l’alu ?). Tout compte fait rien de bien original… si un élément supplémentaire n’avait pas retenu notre attention : à en croire le banc-titre, ce reportage a reçu le soutien de l’Union européenne. En 1997, les experts européens auraient-ils donc reconnu la toxicité du métal blanc ? Concernant sa présence dans l’eau de boisson, le discours officiel de la Commission se veut pourtant rassurant. « A la différence du plomb, l’aluminium n’est pas reconnu comme substance toxique, rapporte un agent de la DG XI* . Les ministres européens de l’Environnement se sont accordés récemment sur la valeur limite de 0,2 milligramme par litre sur la base des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais il s’agit d’un paramètre indicateur. Autrement dit, il peut être dépassé . »

Remontons à la source de l’information. Sur le même sujet, la position de l’OMS est ambiguë. « Compte tenu de l’incertitude des résultats sur l’homme, compte tenu des limitations du modèle animal, la valeur guide pour la concentration de l’aluminium ne peut être encore à ce jour établie . » Publié en avril dernier, le rapport(2) est censé réactualiser le Guide de l’OMS sur la qualité de l’eau. Toutes les substances organiques et inorganiques présentes dans l’eau de boisson sont passées en revue. Surprise : l’aluminium est le seul élément inorganique qui ne se voit pas attribuer de valeur guide. Le boron, le cuivre, le nickel, les nitrates et les nitrites, même l’uranium en possède une. L’aluminium est-il toxique pour l’homme ? « Il y a un manque d’informations sur le sujet, reconnaît un des experts de l’OMS, c’est pour cela qu’aucune valeur guide n’a été définie ». « Nous n’avons pas de base scientifique prouvant la toxicité de ce métal. De toute façon au-delà d’une certaine valeur l’eau de distribution devient trouble et le consommateur n’en veut pas » constate Mme Galal-Gorchev, secrétaire de l’OMS à la division Santé publique et environnement.

Existe-t-il une controverse entre experts ? Impossible d’obtenir d’autres informations. Pour en savoir plus, il reste une solution : remonter la rumeur, autrement dit, retourner aux textes originaux, aux articles primaires des équipes travaillant sur le sujet depuis une vingtaine d’années. Fin du deuxième acte.

Dans cette histoire, il y a d’abord une accusation. En 1997, l’aluminium est bien soupçonné par certains scientifiques d’être – lorsqu’il est absorbé par l’organisme – un facteur de risque important des démences séniles et plus particulièrement de la maladie d’Alzheimer (voir l’encadré « Alzheimer : des symptômes aux facteurs de risques »). C’est au milieu des années 1970 qu’apparaît le premier indice. Cela se passe à Créteil au laboratoire de microanalyse de l’INSERM. Des chercheurs découvrent dans le cerveau d’un patient atteint d’une détérioration progressive de ses fonctions cérébrales et mentales de fines concrétions qui ressemblent à des calcifications. L’étude chimique révèle une forte concentration d’aluminium sous forme précipitée et associée à du phosphore(3,4). Le patient décédé à l’âge de 37 ans présente aussi un fort empoussiérage pulmonaire constitué essentiellement de poussière d’aluminium. En 1976, une publication dans le New England Journal of Medecine fait état de taux importants d’aluminium dans le cerveau de malades insuffisants rénaux traités par hémodialyse*.

Lire la suite de ‘L’aluminium et la maladie d’Alzheimer’ »

La police : « On cherche des Roms, vous en avez combien ? »

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 23/09/2010 | 22H04

Mercredi à Besançon, des agents de la police aux frontières (PAF) se sont présentés dans deux structures d’accueil d’urgence de la ville, avec la même demande : « On veut savoir combien vous avez de Roms. » Révélée dans l’édition locale de L’Est Républicain jeudi, cette affaire provoque une controverse avec le maire socialiste de la ville.

« Faire de la place pour les sans-abris »

Les deux policiers ayant explicitement réclamé des personnes selon leur origine, cette controverse ne devrait pas en rester là. Selon l’article de L’Est Républicain, les agents se sont présentés dans les deux centres (l’un voué à la réinsertion des personnes en difficulté, l’autre à l’accueil d’urgence des SDF) pour savoir s’ils hébergeaient des Roms, et combien, afin de « faire de la place pour les sans-abris » à l’approche de l’hiver.

Interrogé par le quotidien régional, le commissaire Comte a confirmé ce motif, ajoutant avoir été « mandaté » pour cela par le maire de Besançon. Ce que ce dernier, le socialiste Jean-Louis Fousseret, dément formellement.

Joint par Rue89, Jean-Louis Fousseret affirme n’avoir « pas demandé à la PAF de venir faire des contrôles » :

« J’ai vérifié auprès de nos services, personne n’a demandé une intervention de la PAF. Je ne sais absolument pas ce qu’ils sont venus faire dans ces centres. »

Besançon, ville de 120 000 habitants environ (dans une aire urbaine de 230 000 personnes) accueillerait, selon des sources associatives locales, entre 30 et 35 Roms.

Retraites : les femmes piégées par leur carrière

Analyse

Le ministre du Travail a reçu hier la responsable de la délégation femmes au Sénat pour aborder leur sort dans la réforme. 

Par LUC PEILLON, Libération

Des enfants et leur mère le 31 août 2009 devant une école.

Des enfants et leur mère le 31 août 2009 devant une école.

(© AFP Mychele Daniau)  

 

Et les femmes ? Jusqu’ici peu présentes dans le débat sur la réforme des retraites, leurs situations vient de ressurgir dans la perspective de l’examen du texte au Sénat le 4 octobre. Devant la montée du sujet dans les médias, le ministre du Travail, Eric Woerth, s’est même fendu d’une invitation auprès de la responsable de la délégation femmes au Sénat, Michèle André, afin d’aborder, hier matin, leur sort dans le projet de loi. Peu disert, selon cette sénatrice socialiste, «le ministre s’est cependant montré moins fermé que Nadine Morano sur certains points, notamment sur celui du maintien du départ à 65 ans sans décote pour les mères ayant élevé des enfants».

La secrétaire d’Etat à la Famille avait effectivement opposé un niet catégorique, vendredi sur RTL, à cette possibilité de départ à la retraite à taux plein à 65 ans (au lieu de 67 prévu dans la réforme) pour celles qui n’auraient pu réunir toutes leurs annuités, considérant que «le vrai débat ne porte pas sur le calcul des trimestres, mais sur l’égalité salariale». Même la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a mis son grain de sel : dans sa délibération du 13 septembre, elle demande le maintien du départ à taux plein à 65 ans «pour les personnes ayant pris un congé parental ou pour soins apportés à un enfant ou à un parent malade».

Incomplètes. Fermeté d’un côté, «on va réfléchir» de l’autre : une légère hésitation semble gagner le sommet de l’Etat sur le recul de la borne d’âge à 67 ans. Laquelle apparaît au fil du débat comme le point le plus injuste de la réforme, puisqu’il touche tous ceux qui ont eu des carrières incomplètes. A commencer par les femmes. Sur l’ensemble de l’année 2009, les hommes ont ainsi été 13% à avoir liquidé leur retraite à 65 ans, contre 21% pour les femmes.

Problème : le maintien du taux plein à 65 ans pour les mères qui n’auraient pas toutes leurs annuités n’entraînera pas forcément la réduction des inégalités entre hommes et femmes. D’après la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse), si la génération née en 1950 accuse encore, à l’âge de 60 ans, un écart de plus de deux trimestres au détriment de la gente féminine, les choses ont plutôt tendance à évoluer en leur faveur. Dès la génération née en 1954, les femmes pourraient ainsi avoir réuni une durée d’assurance supérieure de près de deux trimestres à celles des hommes. Pour la génération née en 1980, l’écart pourrait même être de 5 trimestres pour les femmes.

Cette évolution, qui tient aussi compte des majorations de trimestres pour interruptions de carrières, est le résultat d’une plus grande insertion professionnelle des salariées. Mais elle reste fragile, puisque conditionnée au maintien des dispositifs de majoration pour celles ayant arrêté leur activité professionnelle dans le but de s’occuper d’un enfant.

Autre preuve que la question des inégalités hommes-femmes face aux retraites ne sera pas réglée par le maintien de la borne du taux plein à 65 ans : les inégalités du niveau des pensions devraient perdurer à l’avenir. En effet, les femmes du secteur privé qui liquident actuellement leur pension de droit direct (générations nées entre 1945 et 1954) toucheront une retraite inférieure de plus de 45% à celles des hommes. Or, même légèrement réduit, cet écart sera encore de 37% pour celles nées entre 1965 et 1974.

Miroir. La persistance des différences dans le niveau des pensions sera avant tout due, à l’avenir, aux inégalités vécues par les femmes au cours de leur carrière, dont la retraite n’est qu’un miroir amplificateur. Discrimination salariale pure, interruption d’activité professionnelle pour élever un enfant, temps partiels subis : ces trois éléments (lire ci-contre) sont la cause d’un revenu d’activité plus faible, conduisant à une retraite moindre. Or, malgré quelques avancées dans le projet de réforme (prise en compte des indemnités journalières de congés maternité dans le calcul, plan d’égalité salariale dans les entreprises), la question reste largement sous-traitée.

Fin effective de l’inégalité salariale, extension des possibilités de garde d’enfant, limitation des temps partiels : c’est essentiellement en amont que l’égalité des retraites entre hommes et femmes doit être traitée. Pas sûr que le gouvernement soit aussi ambitieux.

Le médiateur de la République s’alarme de la «déshumanisation» des administrations

Le médiateur de la République s'alarme de la «déshumanisation» des administrations dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380)

(© AFP Fred Dufour)  

Le médiateur de la République a tapé du poing sur la table vendredi contre les administrations qui confondent la «modernisation», à coups de serveurs vocaux et sites internet, avec une «déshumanisation» préjudiciable aux usagers.

Il demande aux administrations de «repenser l’utilisation des nouvelles technologies» car, pour lui, «le 100% numérique est une chimère».

«Je dis oui aux nouvelles technologies, mais à condition de garder la possibilité d’un contact humain; sinon, ceux qui sont en souffrance se voient ajouter une souffrance supplémentaire», a déclaré le médiateur, Jean-Paul Delevoye, après la diffusion par ses services d’un communiqué intitulé «Administration: quand modernisation rime avec déshumanisation».

«Tout va bien… quand tout va bien»

«Pas un jour, ou presque, sans que le médiateur ne reçoive de réclamation concernant l’utilisation de sites internet ou de serveurs vocaux», précise le texte. Avec ces outils, constate-t-il, «tout va bien quand… tout va bien», mais «n’avoir que les touches proposées par un serveur vocal lorsqu’on est dans une situation complexe est vécu comme un abandon».

«Sur le traitement de masse, les nouvelles technologies ont apporté des avancées, reconnaît Jean-Paul Delevoye. Mais elles peuvent aussi se transformer en galères, surtout quand vous êtes en dehors des clous.»

«Par exemple sur le RSI (régime social des indépendants): une commerçante s’est entendu dire « écoutez Madame, l’informatique nous crée un tel problème qu’on vous conseille de ne pas être malade pendant trois mois, le temps qu’on régularise votre situation »», raconte le Médiateur. Sur le Pôle emploi, on a des gens qui, au bout de 3, 4 ou 5 mois, n’arrivent pas à faire avancer leur dossier.»

«Sur France Télécom, n’en parlons pas»

«On a aussi d’énormes problèmes sur ERDF, témoigne Delevoye. Les Français étaient restés sur l’image d’un service public électrique: on appelle un interlocuteur et on est branché. (…) Maintenant, il y en a trois, ils ne comprennent plus, et en plus ils n’arrivent pas à trouver quelqu’un à qui demander: « mais bon sang de bonsoir, expliquez-moi comment il faut faire! ».»

Et le médiateur de poursuivre: «Sur France Télécom, n’en parlons pas! Dès que vous voulez changer d’abonnement, c’est galère absolue!.»

(Source AFP)

Les coups pleuvent au sein de la droite italienne

La rivalité entre Silvio Berlusconi et Gianfranco Fini atteint de nouveaux sommets en Italie alors que pleuvent des accusations de calomnies, de mensonges et de coups tordus à l’approche du vote de confiance, la semaine prochaine, au Parlement.

Consommé cet été, le divorce entre les deux co-fondateurs du parti du Peuple de la liberté (PDL) a conduit le gouvernement italien au bord de la dislocation. 

Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés, reproche à Silvio Berlusconi de gérer l’Italie comme l’une de ses entreprises privées. « Il Cavaliere » accuse son ancien allié de trahison et le dit aveuglé par son ambition personnelle.

Avec 34 députés et dix sénateurs lui ayant témoigné leur loyauté, Gianfranco Fini peut théoriquement mettre Silvio Berlusconi en minorité s’il mêle ses voix à celle de l’opposition.

Mais les partisans du président du Conseil, à force de manoeuvres et de rapprochements, disent avoir gagné à leur cause suffisamment d’élus centristes pour mettre en échec toute motion de censure.

Les deux camps pourront se compter mercredi prochain, lorsque Silvio Berlusconi prononcera un discours de politique générale avant de se soumettre à un vote de confiance. Une chose semble pratiquement certaine aujourd’hui: il n’y aura pas de réconciliation d’ici mercredi.

« Reste à voir si, au-delà des chiffres, le centre droit peut réussir à gérer des relations qui se sont dégradées de manière irréparable à un niveau humain », écrit l’éditorialiste du Corriere della Sera.

APPARTEMENT À MONACO

La polémique est montée d’un cran cette semaine, le camp Fini accusant le gouvernement de s’être servi des services de renseignement pour chercher à le discréditer.

« Le problème aujourd’hui concerne la démocratie dans notre pays », a résumé vendredi Italo Bocchino, l’un des plus proches lieutenants de Fini, invité de la chaîne Sky TG24.

Le gouvernement a réagi en dénonçant des propos diffamatoires et irresponsables.

Des affaires de corruption en série impliquant des ministres et d’autres proches de Berlusconi ont donné autant de munitions au camp Fini. Mais les alliés du chef du gouvernement disposent également d’armes dans cette bataille fratricide.

Il Giornale, que dirige le frère de Silvio Berlusconi, publie chaque jour depuis des semaines une série d’articles accusant Fini d’irrégularités au sujet d’un appartement à Monaco légué en 1999 par un partisan de son ancien parti, l’Alliance nationale.

Ce logement aurait été vendu à un prix inférieur au marché à une société off-shore derrière laquelle se trouverait le frère de sa compagne, Elisabetta Tulliani.

Le dernier document en date alimentant cette affaire est une lettre émanant des autorités de l’île de Sainte-Lucie, dans les Caraïbes, censée établir un lien entre le frère de Tulliani et cette société off-shore.

Gianfranco Fini a catégoriquement démenti ces accusations, et affirme que la lettre versée au dossier est un faux produit par un homme d’affaires étroitement lié à Berlusconi.

Henri-Pierre André pour le service français, édité par Gilles Trequesser

Ségolène Royal perd une bataille contre son ancien ami, Dominique Besnehard…

Source : Purepeople

Elizabeth 2 veut se faire financer par un fonds de pauvreté

Elizabeth 2 veut se faire financer par un fonds de pauvreté dans Actu Internationaaaale (+165)

C’est que c’est grand, Buckingham Palace ! Une vieille bâtisse comme ça, à chauffer, c’est juste un puits sans fond, où la menue monnaie du ménage tombe sans arrêt !

Ainsi, selon les quotidiens The Independent et The Daily Express, The Queen a demandé en 2004 au ministère de la Culture, en charge des subventions accordées à la famille royale, une autorisation de prélèvement dans un fonds de 70 millions d’euros, généralement réservé aux foyers modestes.

En effet, Elizabeth II, qui n’aime pas avoir froid, avait une facture de 1,2 millions d’euros à régler. Forcément, la doyenne de la famille Royale, dont la vergogne n’est pas la première qualité, a avancé de gros problèmes de trésorerie.

Si cette demande a été validée, la régnante a obtenu une fin de non-recevoir, avec une jolie missive qui disait en substance : « Je suis assez mal à l’aise quant aux répercussions médiatiques probablement hostiles qui interviendraient si l’on donnait une subvention au Palais, au détriment, par exemple, d’un hôpital. Désolé de ne pas être plus positif. »

P.L.N

Les syndicats encouragés par la mobilisation sur les retraites

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Les syndicats français ont estimé jeudi que la mobilisation contre la réforme des retraites était au moins aussi importante que lors de la précédente journée, ce qui obligera selon eux le gouvernement à reculer.

Mais le gouvernement affirme au contraire que les grèves et manifestations sont moins suivies qu’il y a 15 jours et se sent conforté dans ses choix, notamment sur le report de 60 à 62 ans de l’âge légal du départ à la retraite.

A la mi-journée, un peu moins de 410.000 personnes avaient manifesté, contre 450.000 le 7 septembre à la même heure, rapporte ainsi le ministère de l’Intérieur.

L’ambition des huit centrales syndicales qui ont appelé à cette mobilisation est de faire au moins aussi bien que le 7 septembre, quand elles avaient réussi à faire descendre dans la rue de 1,1 à 2,7 millions de personnes, selon les sources.

Pour le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, le pari de l’intersyndicale est tenu quelques jours avant le début, le 5 octobre, de l’examen au Sénat du projet de loi déjà adopté sans grand changement à l’Assemblée nationale.

« Ça veut dire que c’est du même niveau ou plus fort que le 7 septembre », a-t-il dit au début de la manifestation parisienne.

Son homologue de la CFDT, François Chérèque, a estimé qu’il y avait « plus de manifestants que les dernières fois » et Bernard Thibault, le dirigeant de la CGT, a parlé d’une mobilisation « dans les mêmes proportions » que celle du début du mois.

A Marseille, Toulouse ou Nice, villes où les cortèges ont été les premiers à s’ébranler, les Français semblent avoir été nombreux à répondre à l’appel des syndicats.

Début septembre, les organisateurs marseillais avaient fait état de 200.000 personnes dans les rues. La police avait de son côté dénombré 27.000 manifestants sur le Vieux port.

A Toulouse, les syndicats avancent le chiffre de 120.000 manifestants contre 110.000 il y a deux semaines mais la police parle d’une décrue, avec 25.000 personnes dans le cortège contre 32.000 le 7 septembre.

LE MOUVEMENT S’ESSOUFLE SELON LE GOUVERNEMENT

De nombreux arrêts de travail ont eu lieu, notamment à la SNCF et dans la fonction publique, mais dans une mesure légèrement moindre qu’en septembre.

Pour les syndicats, le message est clair.

« Si le gouvernement ne bouge pas, y compris après cette journée, il y aura des suites », a dit Jean-Claude Mailly, faisant allusion à la réunion de l’intersyndicale qui aura lieu vendredi pour débattre des suites à donner au mouvement.

Mais le gouvernement ne l’entend pas de la même oreille.

Dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, on estime que le nombre de manifestants et de grévistes est en baisse partout.

« Cette évolution se justifie soit parce que les gens considèrent que le sujet est déjà très engagé pour permettre une mobilisation plus grande, soit qu’ils adhèrent davantage au projet », a-t-on déclaré.

Le gouvernement table sur la lassitude des Français et sur une certaine division du front syndical sur la suite.

L’éventualité d’une grève reconductible est désormais brandie comme une menace par la CGT et FO, mais la CFDT refuse de radicaliser le mouvement au-delà d’une nouvelle journée de grèves et de manifestations qui serait organisée en octobre.

« Ceux qui veulent radicaliser le mouvement, appeler à la grève générale, souvent veulent rentrer dans une démarche politique, d’opposition globale avec le gouvernement », a dit sur RMC le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque.

Le gouvernement ne semble pas prêt à reculer sur l’essentiel de sa réforme, les mesures d’âge qui prévoient le report de l’âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans pour l’obtention d’une retraite à taux plein.

LES FRANÇAIS NE CROIENT PAS LE PS

Plusieurs ministres du gouvernement ont estimé que ces mesures, qui représentent 20 milliards d’euros de recettes supplémentaires en 2018, moins de la moitié du déficit prévisible du régime, ont fait leur chemin dans les esprits.

Selon deux sondages publiés mercredi, les Français disent en effet ne pas croire à la promesse du Parti socialiste de ramener l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans s’il revient au pouvoir, ce qui conforte le gouvernement.

Mais toutes les portes ne sont pas fermées et le Sénat garde des marges de manoeuvre sur des sujets comme la pénibilité des carrières ou l’égalité hommes-femmes.

La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) a d’ailleurs annoncé avoir averti le gouvernement que le relèvement de l’âge de départ à taux plein de 65 à 67 ans était discriminatoire à l’égard des femmes.

Des voix se sont élevées au Sénat, dont celle de son président, Gérard Larcher, pour réclamer que soit préservé le droit à partir à la retraite à 65 ans sans décote pour les femmes ayant élevé au moins trois enfants.

Même si le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a dit qu’on ne bougerait pas sur ce point au nom de l’équilibre financier de la réforme, le Sénat, où l’UMP n’a pas la majorité à elle seule, pourrait amender le projet là-dessus.

Injections contrôlées

Direct Matin, 23 septembre 2010

Même enterrées par Matignon, les salles de shoot gardent des partisans. Une association d’élus de tous bords, baptisée Elus, Santé publique et Territoires (ESPT), rendra public demain un rapport favorable à l’ouverture de ces salles de consommation de drogue, annonçait hier le Figaro.

Déjà expérimentées dans six pays européens, dont la Suisse et l’Espagne, ces salles sont réservées aux utilisateurs de drogues dures à injection (héroïne, crack). L’objectif est d’offrir un suivi social aux usagers tout en limitant les transmissions de maladies entre toxicomanes. Sur ces bases l’Inserm avait déjà rendu fin juin un rapport favorable à l’expérimentation. et plusieurs ministres, dont Roselyne Bachelot (Santé) et Nadine Morano (Famille), ont marqué leur intérêt pour le dispositif avant que François Fillon ne mette fin au débat.

« La priorité du gouvernement est de réduire la consommation des drogues en France, non de l’accompagner, ni de l’organiser », a-t-il décrété.

Qu’en pensez-vous ? 

Une majorité de femmes au gouvernement suisse

A 50 ans, Simonetta Sommaruga est devenue mercredi la nouvelle ministre du transport, de l'énergie et de la communication suisse.

REUTERS/RUBEN SPRICH

A 50 ans, Simonetta Sommaruga est devenue mercredi la nouvelle ministre du transport, de l’énergie et de la communication suisse.

L‘Assemblée fédérale helvétique a inscrit mercredi 22 septembre un jour historique dans l’histoire de la Suisse : l’élection de la socialiste Simonetta Sommaruga donne pour la première fois une majorité de femmes au gouvernement, dans ce pays qui est le dernier en Europe à avoir accordé le droit de vote aux femmes, en 1971.

La socialiste de 50 ans a remporté une majorité absolue de 159 voix, « un véritable plébiscite » a estimé le président du Parti socialiste suisse, Christian Levrat. Elle succède au ministre démissionnaire Moritz Leuenberger, ministre du transport, de l’énergie et de la communication et devient la quatrième femme du Conseil fédéral, gouvernement collégial composé de sept ministres dont Micheline Calmy-Rey, ministre des affaires étrangères, Doris Leuthard, présidente actuelle de la Confédération, et Eveline Widmer-Schlumpf, ministre de la police et justice.

Le vote, retransmis en direct à la télévision, avait démarré au petit matin après une veillée baptisée « la nuit des longs couteaux », traditionnellement consacrée à de subtiles négociations entre partis pour parvenir le jour des élections à une « formule magique », socle du système politique helvétique. L’élection de Simonetta Sommaruga a été saluée par des applaudissements nourris, sous les lambris du Parlement fédéral de Berne, où l’atmosphère est habituellement plus compassée.

UN « COMBAT DE QUARANTE ANS »

La nouvelle conseillère fédérale a remercié les parlementaires dans les quatre langues du pays (allemand, français, romanche et italien). « La majorité doit tenir compte de toutes les minorités, qu’elles soient culturelles, linguistiques, religieuses, politiques ou de toute autre nature », a-t-elle déclaré d’emblée. Louée dans les milieux politiques de tous bords pour ses compétences, son sérieux et son sens du compromis, la conseillère est entrée au parti socialiste en 1986 et a été élue au Conseil des Etats (sénat) en 2003. Présidente de la Fondation pour la protection des consommateurs, elle n’a pas hésité à s’attaquer au lobby pharmaceutique et est également membre de la Fondation Slow Food Suisse, une organisation qui milite en faveur d’une alimentation écologiquement responsable.

L’élection attendue de Simonetta Sommaruga a été saluée par ses collègues au Parlement. « Des générations de femmes ont marqué ce jour. C’était une campagne de très longue haleine », a indiqué Lucrezia Meier-Schatz (conseillère nationale Parti démocrate-chrétien), soulignant qu’il s’agissait d’un « combat de quarante ans ». Cette élection est particulièrement symbolique dans un pays où le droit de vote au niveau fédéral n’a été accordée aux femmes qu’en 1971 et la première conseillère fédérale élue en 1984. L’ancienne conseillère nationale genevoise Amelia Christinat, 84 ans, a pour sa part qualifié d’« historique » l’élection de la socialiste bernoise au Conseil fédéral. « Aujourd’hui, les socialistes ont réussi à prouver que les femmes étaient aptes aux plus hautes fonctions », a déclaré cette ancienne pionnière de la lutte des femmes, avant d’ajouter malicieusement : « Moi, je demande un Conseil fédéral à sept femmes. »

Pas un bouton de guêtre !

Paru dans le Canard Enchaîné, 01/09/2010

Alors, on ne se sentait pas fiers d’être français, de voir Sarko lancer à gros coups de menton que « notre sécurité en France repose aussi sur notre engagement là-bas. La France restera en Afghanistan aussi longtemps que nécessaire : » Ce qui ne va pas sans faire quelques victimes.

N’en sont pas surpris ceux qui ont regardé sur Canal Plus dimanche, à l’heure du déjeuner, le documentaire de Camille Le Pomellec : « Armée, où va l’argent ? ». On y découvrait une petite boutique de surplus militaires située vers le boulevard Pasteur quand vous sortez de la Gare Montparnasse, où beaucoup d’engagés pour l’Afghanistan vont faire leurs emplettes d’équipement avant leur départ. Car l’armée française fournit un matériel souvent rudimentaire. Par exemple ses gilets pare-balles possèdent une fente sur le côté qui laisse passer la mort. En outre, ils sont perméables aux munitions perce-blindage qu’utilisent les talibans. C’est de ces gilets qu’étaient équipés les 18 victimes qui ont laissé leur peau là-bas en août 2008.

On comprend que les candidats au casse-pipe prennent leurs précautions. Même si les différentes bricoles à se procurer coûtent pour un lot complet 3000 Euros par parachutiste. Cela ne remplacera pas les hélicoptères d’attaque ni les drones qui font défaut, mais c’est un minimum.

Nous avons bien nos propres drones. Mais ils font un tel bruit de tondeuse qu’on les repère facilement, contrairement aux 150 Predator américains. En plus, ils supportent mal la chaleur et ne sont utilisables qu’à l’aube et au crépuscule. Sans compter les accidents à l’atterrissage, tant ils sont fragiles, si bien qu’il a fallu en racheter aux canadiens. A 13,6 millions d’euros pièce, il existe bien un appareil plus performant mais nous n’avons pas les moyens de le mettre en service. Le GI dispose de 700 000 euros par tête. Un para français de 100 000.

Notre hélico de combat Tigre a fini par arriver avec quinze ans de retard, par la faute d’un micmac politico-financier. Pour les gros porteurs, l’armée US dispose de son Chinhook à 50 places. La France, queston d’indépendance, préfère son Cougar : il ne peut contenir que 10 paras armés. Un tiers de ces engins est en réparation. Dans les coups durs, foin de la doctrine, nous devons faire appel aux américains. Nos finances craquent. Il est vrai que nous avons beaucoup fait joujou avec notre invendable char Leclerc, qui nous coûte un bras. Il reste fragile de la tourelle, des freins, des chenilles, du canon, du viseur, et l’on dit qu’une vingtaine sert de cibles lors d’entraînement.

Sans parler du mythique Rafale à 235 millions d’euros l’unité sans armement ni options, dont même notre meilleur vendeur, Sarko, n’a toujours pas réussi à fourguer concrètement un exemplaire à ses chers amis chefs d’état. Et comme on ne peut pas lésiner sur le « Charles de Gaulle » trop voyant ou sur les sous-marins, on chipote sur les godasses, les gilets pare-balles, les bouchons protecteurs, les duvets ou les gants pour l’hiver.

Ce dont l’encore ministre Morin s’excuse en expliquant que le coût de maintenance a été multiplié par sept avec l’armement moderne. Cela fait une belle jambe aux troufions.

Insuccès encourageant

Paru dans Le Canard Enchaîné, 1 Septembre 2010

Triomphe ! Gros titre sur six colonnes du « Figaro » (26/08) : « le chômage recule pour deux mois consécutifs ». Laurent Wauquiez, le secrétaire d’Etat au chômage, se réjouit, c’est un « succès encourageant ». Certes. A cette nuance près que c’est seulement le nombre de chômeurs de catégorie A qui a baissé en juillet de, attention aux yeux, un énoooorme 0,5%, après avoir baissé en juin, aïe ma tête, de 0,3%.

Mais le nombre total de chômeurs (métropole et outre-mer), toutes catégories confondues, culmine, lui, à pas moins de 4,208 millions. Et sur un an, il a bondi de 8,21%. Mieux, on constate que le nombre de chômeurs longue durée explose, que les chômeurs de plus de 50 ans sot toujours plus nombreux, et que les heures supplémentaires défiscalisées ont connu un boom au deuxième trimestre : 7,5 millions d’heures en plus. Bravo, donc, pour cette belle et efficace mesure, qui a évité la création de 16 000 emplois.

  Et bravo pour cette « embellie » qui réjouira le coeur des plus de 4 millions de chômeurs restants. Oui, vraiment, un « succès encourageant »…

200 médicaments seront moins remboursés en avril !

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Source : 20 minutes.fr

Ils sont jugés «peu efficaces» par la Haute Autorité de santé. Résultat, le gouvernement avait décidé, à l’automne, de diminuer le remboursement d’une série de médicaments. On en connaît désormais la liste, ils sont 200 médicaments, annonce le site des Echos. De 35% de remboursement par la Sécurité sociale, ils vont passer à 15%. 

 

Selon le quotidien économique, cela devrait permettre une économie de 145 millions d’euros cette année.

Concrètement, il va s’agir de traitements comme le Tanakan, qui agit sur les troubles de la mémoire des personnes âgées, ou encore Equanil (un anxiolythique), l’Hexomédine (un antiseptique), et la crème contre l’herpès Zovirax.

Les Echos précise que les laboratoires pharmaceutiques sont actuellement informés des médicaments concernés. «Les décisions, médicament par médicament, paraîtront au « Journal officiel » à partir d’avril», précise le site.

La Fraternité en action

[NDLR : Bien foutu et riche en informations, historiques notamment, je te conseille, ami lecteur, d'y faire un tour !]

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  Chère amie, cher ami,

  En ce début d’année nous avons lancé une plate-forme solidaire, espace interactif  dédié à l’entraide et à la citoyenneté (www.lafraterniteenaction.org). Elle est une des chevilles ouvrières de notre mobilisation collective.

Par ses contenus et sa vocation solidaire, cette plate-forme est une expérience intéressante que je vous invite à rejoindre et enrichir, qu’il s’agisse des échanges de services, de la veille sociale et citoyenne, des parrainages ou des actions de solidarité envers tous les hommes et les femmes qui en ont besoin. Nous pouvons en être fiers car elle a été construite de manière participative par les adhérents de l’association ; le coût total de sa réalisation n’a d’ailleurs été que de 185€.

La Fraternité en action vous permet de mettre en lumière des faits de société, des textes et des vidéos qui font l’éloge de la fraternité. J’ai par exemple été particulièrement touchée par cette magnifique vidéo détaillant la déclaration universelle des droits de l’homme, connue à ce jour par seulement 5% de la population mondiale. Grâce à votre vigilance nous sommes régulièrement informés sur les différentes mobilisations relayées dans la rubrique de veille sociale et citoyenne.

Vous êtes déjà très nombreux à avoir publié des offres ou des demandes ponctuelles dans la rubrique des annonces. L’utilité de cet outil n’est plus à démontrer et c’est pour cela que vous pouvez dès à présent mettre également en partage vos expériences à travers la rubrique des savoir faire.

La fraternité et l’entraide sont des défis que nous devons accompagner dans un esprit gagnant-gagnant pour qu’ils puissent être compris et partagés. C’est pour cela que nous avons créé le réseau social des échanges solidaires. Toute personne fournissant un service à une autre (intervention informatique, covoiturage, aide aux courses …) gagne ainsi un droit au service qu’elle pourra utiliser à son tour quand elle le voudra.

Vous l’aurez bien compris, notre plate-forme solidaire est entièrement participative et conjugue le  respect de toutes  les différences,  la solidarité concrète  et l’action de proximité.

Parce que nous pensons que la transmission de savoirs doit être accompagnée d’une transmission d’expériences, l’association lance une vaste opération de parrainages et tutorats. Chaque jeune qui le souhaite pourra être mis en relation avec un tuteur qui va lui ouvrir les portes de son champ d’expériences, le mettre en relation avec son réseau, lui faire découvrir les coulisses du métier qu’il a choisi d’exercer. Je lancerai prochainement un appel pour recruter un grand nombre de tuteurs au sein de notre réseau.

Avec «La Fraternité en Action» l’ensemble du réseau Désirs d’Avenir met ainsi ses canaux d’informations, son formidable élan fraternel mais aussi ses relais politiques et citoyens à la disposition de toutes celles et tous ceux qui en ont besoin.

Je vous encourage également à continuer de vous mobiliser aux côtés des citoyens et des associations afin de proposer votre aide et concours. L’équipe de la plate-forme solidaire s’est d’ailleurs engagée avec les comités Désirs d’avenir 93 pour assister une association dans l’organisation d’un événement  à Villetaneuse en solidarité pour Haïti. Cette soirée a permis de récolter des fonds reversés à Médecins sans Frontières.

Toutes ces actions sont menées avec humilité, discrétion et hors de toute tentative de récupération politique.

Je compte sur vous comme vous pouvez compter sur moi pour faire vivre avec énergie notre plate-forme solidaire. Je compte particulièrement sur les animateurs des comités locaux pour mobiliser toutes les énergies en solidarité et fraternité.

 

 Amitiés fidèles,

Ségolène Royal Présidente de Désirs d’Avenir
(www.lafraterniteenaction.org)

Une tête de vainqueur : l’Histoire d’Henri Guaino

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Il faut rendre à César, ce qui est à César… l’homme de l’ombre, Talleyrandesque en Diable, qu’est Henri Guaino, mérite bien un peu de lumière. Affublé que nous sommes d’un Président incapable d’écrire ses propres discours, il devient nécessaire d’examiner la main qui tient la plume.

 Source : Wikipédia

Origine, études et famille

Henri Guaino n’a pas connu son père. Il est élevé par sa mère, femme de ménage, et par sa grand-mère.

Après le lycée Ampère à Arles, il obtient une licence d’histoire à Paris IV-Sorbonne. Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po). Il échoue trois fois au concours d’entrée de l’École nationale d’administration (ENA). Il finit avec un DEA de politique économique de Paris IX-Dauphine.

Carrière avant la campagne présidentielle de 2007

Économiste au Crédit lyonnais (1982-1986) et chargé de cours à l’ESCP Europe et à l’École normale supérieure de Saint-Cloud (1984-1987), il devient chargé de mission à la direction du Trésor au ministère des Finances et adjoint au secrétaire général du Club de Paris (1987-1988).

Pendant la campagne de Jacques Chirac pour l’élection présidentielle de 1988, il est chargé par Jean-Marie Messier de réécrire les interviews de Jacques Chirac.

Maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris (1988-2003), il est responsable de la recherche finance au groupe Louis Dreyfus (1989-1990), puis des activités banque d’affaires et gestion des participations et chargé de mission auprès du président-directeur général du groupe Mutuelle d’assurance des artisans de France (1990-1993).

Nommé chargé de mission auprès de Philippe Séguin, président de l’Assemblée nationale (1993), puis conseiller auprès de Charles Pasqua (ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire) (1994-1995), il est promu commissaire général au plan (du 1er septembre 1995 au 4 janvier 1998).

Proche de Philippe Séguin, catalogué comme « gaulliste social », il inspire la campagne présidentielle de Jacques Chirac de 1995, autour de la « fracture sociale » (même si la formule est de Marcel Gauchet, reprise par Emmanuel Todd).

Évincé par Lionel Jospin, alors Premier ministre, qui lui reproche la publication d’un rapport sur le chômage non conforme à l’analyse gouvernementale, il se voit cependant confier par Charles Pasqua l’élaboration d’une charte d’aménagement et de développement du territoire des Hauts-de-Seine (1999-2000). Conseiller scientifique de l’Agence pour la diffusion de l’information technologique (2002-2004), il devient aussi administrateur de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (depuis 2003).

Il s’est présenté à la Mairie du Ve arrondissement en 2001 sur la liste officielle du RPR, lorsque Philippe Séguin se présente à la mairie de Paris. Jean Tibéri s’était constitué en candidat dissident : Guaino a recueilli 9,6 % des voix contre 40 % pour Tibéri.

Il est conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006.
Il a été chroniqueur aux Échos et à La Croix.

Conseiller de Nicolas Sarkozy

Pendant la campagne à l’élection présidentielle de 2007, il est le rédacteur des principaux discours de la campagne de Nicolas Sarkozy (à partir du discours de Nîmes de mai 2006), notamment les discours prononcés à Périgueux et à Agen, avec les évocations de Hugo, Jaurès, Blum et Guy Môquet. Au cours de diverses interventions dans la presse écrite ou à la radio, il est amené à assumer la paternité d’un certain nombre d’autres thèmes de la campagne présidentielle, notamment la « liquidation de Mai 68 » et la fin des repentances.

Après l’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007, il est nommé conseiller spécial du président de la République par Nicolas Sarkozy en mai 2007 et occupe à l’Élysée l’ancien bureau de Valéry Giscard d’Estaing. À nouveau, il assume les idées exprimées dans un certain nombre de discours présidentiels dont il ne nie pas avoir été soit l’inspirateur, soit le rédacteur. Ainsi, après le discours de Dakar prononcé par le président le 26 juillet 2007 et vivement contesté tant en France qu’en Afrique, une polémique s’en était suivie avec Bernard-Henri Lévy qui avait mis en cause ses fondements philosophiques maurrassiens et racistes, à laquelle il avait répondu:

 

« Ce petit con prétentieux ne m’intéresse pas. Qui est-il donc ? Qu’a-t-il fait dans sa vie de si extraordinaire pour se permettre de juger comme ça ? Je n’ai jamais rencontré BHL. Il ne m’aime pas, moi non plus. Il n’aime pas la France, moi si. Il a la bave aux lèvres, avec la haine qui suinte de partout.»

Il est amené ultérieurement à défendre le discours :

 

« [...] Fallait-il vraiment rappeler que le colonisateur a construit des ponts ?
HG : Le discours de Dakar contient le réquisitoire le plus implacable contre la colonisation… Nicolas Sarkozy a dit aux jeunes africains : L’héritage de la colonisation est aussi le vôtre. Il y a tous les crimes, mais il y a aussi les droits de l’homme, l’égalité hommes-femmes, l’universalisme…

On y a vu du paternalisme. Et votre description de l’homme africain enfermé dans l’éternel recommencement est très mal passée.

HG : Le discours de Dakar n’exprime aucun sentiment de supériorité. Il parle aux Africains non comme à des enfants mais comme à des frères… Quant à l’éternel recommencement, c’est un imaginaire commun à toute l’humanité à certains moments de son histoire… Chaque civilisation a fait sa propre synthèse. L’Afrique doit faire la sienne…»

De la même façon, il intervient dans la polémique qui s’est instaurée au cours du mois d’octobre 2007 sur le bien-fondé de prescrire aux enseignants la lecture de la lettre de Guy Môquet le 22 octobre. Le 19 octobre 2007, au micro de RTL, Henri Guaino n’avait pas admis le refus de certains enseignants de lire à leurs élèves le 22 octobre 2007, conformément à l’instruction officielle du 30 août 2007 dans le cadre de la journée commémorative nationale décidée par Nicolas Sarkozy, la lettre de Guy Môquet. Il avait fustigé ces professeurs « dont la nation a payé des études, dont la nation paie le salaire ». Quelques jours plus tard, il s’exprime à nouveau au sujet de la lecture de la lettre de Guy Môquet et revient sur la genèse de l’irruption de Guy Môquet dans la campagne de Sarkozy :

 

« [...] Si vous étiez professeur, que diriez-vous à vos élèves?
HG : …Guy Môquet n’est pas une figure de la résistance de la stature d’un Jean Moulin. Il est communiste comme son père emprisonné. Il résiste à sa façon. Il tombe victime de la barbarie nazie. À ce moment-là, il est un des plus beaux visages de la France.

Pourquoi a-t-il tant touché Sarkozy, ce texte qu’il ne connaissait pas ?

HG : C’est un texte émouvant. Pendant la campagne, on en a lu un passage dans un discours. Ce fut un moment très intense. Peu à peu, c’est devenu une figure familière de la campagne. Il n’y avait aucun calcul….»

L’historien Jean-Pierre Azéma avait précisément opposé la directive relative à la lecture de la lettre de Guy Môquet à la repentance de Jacques Chirac, en juillet 1995, pour l’attitude de l’État, de la France dans la déportation des Juifs de France. Ceci amène Guaino à s’exprimer à nouveau sur la repentance :

 

« [...] La mode, à vous entendre serait à la repentance ?
HG : Le politiquement correct pousse à la repentance. On veut faire expier aux fils les fautes des pères. C’est absurde. Ma France à moi, elle n’était pas à Vichy… Mais il faut résister à cette mode de la repentance qui finit par exprimer la haine de soi, qui débouche souvent sur la haine des autres. »

Suite à la censure de la Loi Création et Internet par le Conseil Constitutionnel, Henri Guaino s’est exprimé dimanche 14 juin sur Europe 1. Sa prestation à cette occasion lui vaut un Prix Busiris sur le blog de Maître Eolas pour avoir déclaré que la déclaration des droits de l’homme et du citoyenphilosophie du droit, que le droit à internet serait mieux défendu que le droit à l’eau ou à l’électricité et qu’en 1789 les révolutionnaires n’ont pas entendu défendre l’accès à internet.

Son salaire annuel est évalué à 290 368,93 euros (source le Canard enchaîné) 132.856,93 euros en tant que conseiller maître de la Cour des comptes, plus « une indemnité de sujétion particulière » de 157.512 euros.. Cette révélation a été qualifié de « de transparence totalitaire, mesquine » par l’intéressé. L’intéressé indique que c’est un salaire de « cadre moyen ». (source le Canard Enchaîné).

Sarkozy refait les programmes scolaires

Source : Canard Enchaîné

  La sortie était passée inaperçue. Auteur, Henri Guaino, invité, le 25 octobre dernier, de l’émission « C Politique » sur France 5. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy y avait exposé, comme le signale l’hebdo « Télé Obs » (53/2), sa vision toute bonapartiste de l’élaboration des programmes scolaires.

  Il s’agit d’un « choix idéologique et politique », s’est emporté Guaino. il ne faut plus que ces programmes soient « traités par des spécialistes, des inspecteurs de l’Education nationale ». Par qui, alors ? Et où ? demande l’interviouveur, Nicolas Demorand. « A l’Assemblée nationale ou à l’Elysée ? » Réponse : « Les deux ! »

  Démonstration trois mois plus tard. La commission d’experts chargée de réformer l’enseignement de l’économie en classe de seconde a découvert que, dans son dos, des consignes venues d’en haut avaient modifié les contenus. Les sujets (qui fâchent) liés à l’emploi, au chômage, aux revenus, aux inégalités seront tout bonnement éliminés des futurs programmes. C’est l’une des raisons pour lesquelles le sociologue François Dubet vient de démissionner de cette commission d’experts. Ce n’est qu’un début….

Régionales IDF : le bilan socialiste (4)

Source : Tract de campagne

1998-2010 : UNE REGION INNOVANTE

  Nous avons accru le budget de la Recherche de 65 à 150 millions d’euros, financé 7 pôles de compétitivité et d’innovation, créé l’Institut du Cerveau et de la Moëlle (ICM), financé le Génopôle et le Canceropôle, créé 14 pôles de recherche (domaines d’intérêt majeurs, DIM), octroyé 1000 bourses doctorales et post-doctorales par an, acheté, 600 000 clés USB pour les lycéens, installé 1 ordinateur pour 3 élèves dans les lycées.

  * 1500 kilomètres de fibre optique.

  * Accès au haut débit dans tous les départements.

  * Soutien à l’industrie du jeu vidéo, 2500 emplois en Ile-de-France

  * Généralisation des espaces numériques de travail.

  * Construction de bibliothèques universitaires.

  * Financement de l’accueil de chercheurs étrangers.

  * Construction des maisons des étudiants.

  * 39 pépinières d’entreprises soutenues  par la Région.

  * Création du Centre Francilien pour l’innovation et du Lieu du Design.

  * L’Île-de-France  au 5ème rang mondial pour la recherche et le développement.

  * Mise en oeuvre des pôles de recherche et  d’enseignement supérieur.

  * 300 contrats régionaux pour l’acquisition des matériels des laboratoires.

  * Financement du SOLEIL, synchrotron de troisième génération.

  * 1 tableau numérique interactif par établissement.

  * 200 allocations de recherche par an pour des jeunes chercheurs.

  * Le chèque TranSport pour les jeunes sportifs.

  * Bourses pour les athlètes olympiques franciliens.

  * 40 millions d’euros pour la construction de piscines.

 

CULTURE

Cinéma :

0 euros en 1998, 14 millions d’euros par an aujourd’hui.  Le cinéma c’est 140 000 emplois  en Île-de-France.

90% des tournages de films français ont lieu aujourd’hui en Île-de-France. 60 films sont aidés chaque année.

 

Arts vivants :

0 euros en 1998, 14 millions d’euros par an aujourd’hui. 230 compagnies d’Île-de-France reçoivent une aide de la Région.

230 compagnies d’Île-de-France reçoivent une aide de la Région.

 

Livres :

0 euros en 1998, 4 millions par an 4 millions par an aujourd’hui.

Aides à toute la filière, libraires, éditeurs et auteurs.

360 projets littéraires ont été financés depuis 20  éditeurs d’être présents au Salon du Livre de Paris tous les ans.

La Région permet à   éditeurs d’être présents au Salon du Livre de Paris tous les ans. En six ans, la Région a consacré 415 millions d’euros à la culture.

Grâce à la Région, Rock en Seine et Solidays existent. Elle en est le premier financier institutionnel.

Régionales IDF : le bilan socialiste (3)

Source : Tract de campagne

1998-2010 : UNE REGION AMBITIEUSE

  Nous avons mobilisé 18 milliards d’euros pour les transport, rendu accessibles 500 millions d’euros de crédit pour les PME, lancé les tramways d’Ile-de-France, créé la carte Imagin’R et le Ticket plus, porté à 100 000 par an le nombre d’apprentis, créé 5000 emplois tremplins.

  * 4 lignes de tramways, la ligne 14, prolongement de lignes (lignes 12…).

  * 1,5 milliards d’euros par an pour les transports.

  * 120 millions d’euros par an de mesures tarifaires pour les usagers.

  * Dispositif PM’up pour les PME créatrices de valeur et d’emplois, 6200 nouveaux emplois attendus.

  * 50 millions d’euros, ces six dernières années, pour sécuriser les parcours professionnels des salariés.

  * 4000 PME soutenues par les plans filières, 24 millions d’euros d’aides.

  * Jusqu’à 300 000 euros d’aide régionale à la disposition des entreprises en difficulté.

  * 5 pactes pour l’emploi, la formation et le développemment économique, soit 180 millions d’euros d’aides.

  * 253 lycées construits ou rénovés.

  * Aide à l’équipement des lycéens professionnels.

  * Mobilité européenne des étudiants et des apprentis (25 000 étudiants et apprentis).

  * Bourse des Contrats d’Apprentissage.

  * Financement de projets franciliens par le Fonds Européen de développement régional.

  * 12 accords de coopération décentralisée  signés dans le monde entier.

  * 7 millions d’euros pour l’hôtellerie indépendante.

  * 1,3 millions de touristes conseillés dans les points d’accueil de la Région.

  * 130 millions d’euros pour le tourisme, 5% de l’emploi direct régional.

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