Pour une résolution technique du problème du tabagisme dans les lieux publics

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  Ici je voudrais exposer un moyen peut-être plus technique que juridique pour conjuguer le respect des lois antitabac et les modes de vie des fêtards et des clients de bar, qui sont parfois des fumeurs.

  Il va de soi que le fond réel du problème, hors polémique, est le tabagisme passif. Si on accorde que l’Etat autorise la vente d’un produit, elle autorise donc le tabagisme actif. Tout le noeud du problème de santé public réside dans le fait de provoquer un cancer au personnel employé sur place, ou aux autres clients qui ne sont pas forcément des fumeurs.

  Ce problème peut-il être résolu avec l’appui de technologies existantes basées sur le recyclage de l’air, la ventilation, ou simplement par la possibilité pour les fumeurs de sortir dehors et d’écraser leurs mégots dans des cendriers prévus à cet effet ? Personnellement, je suis persuadé qu’on peut trouver un moyen pratique de gérer le tabagisme des uns sans endommager la santé des autres, et sans traiter les fumeurs comme des criminels.

  Car vouloir imposer à tous une volonté, qu’on le veuille ou non, c’est du fascisme. Au XVe siècle en Angleterre, dans les vieilles écoles pour classes élevées, boire de la bière et fumer le cigare étaient obligatoires pour les garçons – c’était censé leur donner une voix grave et une virilité acceptable – et c’étaient les non-fumeurs et les non-alcooliques qui étaient punis.

  J’essaye juste de montrer que les lois peuvent facilement aboutir à des extrêmes absurdes, là où un peu de logique et bien entendu, la participation de l’Etat permettraient sans doute de résoudre les problèmes. La Suisse, par exemple, a depuis longtemps compris qu’il était préférable d’installer des cendriers dans la rue, plutôt que de devoir laver tous les trottoirs tous les jours, pour en dégager les mégots.

  Pourquoi de nombreuses boîtes de nuit n’aèrent-elles pas suffisamment leurs salles ? Le tour est grossier : la chaleur donne envie aux usagers de boire, comme la haute concentration en fumée. Pour vendre plus de bières, elles exposent ainsi leurs clients à des taux de pollution de l’air énormes, et au risque d’hyperventilation. Ajoutons qu’à Paris, dans la plupart des boîtes « normales », les tarifs des boissons sont hors de prix.

  Ces boîtes sont donc déjà souvent équipées du matériel de recyclage de l’air, ou d’une ventilation suffisante, mais elles n’ont pas d’intérêt financier à l’activer, au contraire. Il est peut-être possible, pour l’Etat, de faire pression sur elles pour le faire, en organisant des contrôles chroniques, d’une part. D’autre part, il est peut-être tout simplement possible d’inciter (l’autorité est à définir, personnellement je penserais à une obligation) les propriétaires de salles et de bars à investir dans le matériel adapté, en leur avançant la moitié de la somme. 

  Par exemple, pour une salle de six cent personnes, qui nécessite une ventilation ou quelques fonds pour investir dans un « espace fumeur » à l’extérieur de l’établissement, mettons à hauteur de mille euros, l’Etat en donnera cinq cent, et exercera des contrôles fréquents pour s’assurer que les non-fumeurs ne sont ainsi plus exposés au tabagisme passif.

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