Mode d’emploi pour truquer des sondages…

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  Les sondages. Quelle question plus éternelle, dans une démocratie ? A la fois utiles au peuple, pour mieux visualiser la politique, et terrible potentiel instrument de désinformation, les sondages, heureusement, ne sont pas pris pour argent comptant par la majorité de la population.

  Quelques précisions :

    1 / Les instituts de sondage aux ordres des grands patrons : L’IFOP et la SOFRES sont très directement reliés au MEDEF, sous la présidence de Laurence Parisot, qui certes n’est pas amoureuse de Sarkozy ( elle a battu son frère aux élections ), mais qui n’en reste pas moins une féroce droitière, au service d’un système ultra-ultralibéral ( oui, ça existe ) – une minorité de grands patrons qui sont déjà les plus riches d’Europe, et ont évidemment des intérêts à défendre – qui ne sont pas les mêmes que ceux des employés, 90% de la population en somme.

  2 / De nombreux « sondages » ne sont en fait que des enquêtes d’opinion réalisées sur Internet. Il faut bien regarder tout en bas du graphique, pour lire la mention, ou encore savoir que OpinionWay, agence douteuse encore plus susceptible d’être à la solde de l’UMP, pratique cette mystification.

  Quelle fiabilité ? N’importe qui peut aller sur Internet et cliquer sur ce qu’il veut, voire même le faire dix fois, si cela lui chante. N’importe quel parti peut payer des mercenaires pour cliquer…  et ce genre « d’études » est balancé sans explications sur des grandes chaînes de télé, brut de décoffrage…

  3 / Le redressement des données : une pratique peu connue. Effectivement, les sondeurs ont l’habitude de minorer le score de la gauche de gouvernement ( pour éviter le coup de 2002 ) et à augmenter le score du FN ( encore pour la même raison, plus le fait que les frontistes acceptent rarement de s’exprimer ).

  On en pense ce qu’on en veut, mais ce redressement fausse encore plus les sondages, et prouve bien qu’à la base, déjà , le système est peu fiable…

  4 / Le nombre de personnes interrogées. Généralement, c’est moins de mille personnes, entre huit cent et neuf cent. Quel incroyable travail de recherche, quand on connait les prix auxquels sont vendus les sondages ( ça peut aller jusqu’à 50 000 Euros, quand même… ).

  On peut déjà s’interroger sur la représentativité de moins de mille personnes par rapport à plus de soixante millions de français, mais il faut également prendre en compte…

  5 / Les personnes interrogées. Alors là, c’est le festival… Entre les agences qui ont 5000 personnes dans leur répertoire ( quelle diversité ! ) et qui piochent à peu près toujours les mêmes, et la règle des quotas qui est appliquée seulement en rêve, il y a de quoi faire…

  D’abord, les gros diplômés sont deux fois plus nombreux que la proportion nationale, ce qui permet bien sûr de favoriser tranquillement la droite. Ensuite, les DOM-TOM sont très simplement ignorés.  Aucune étude ne les a pris en compte. Enfin, les petits candidats ne sont pas représentés dans les panels ( moins de 0,5% sur huit cent personnes, ça fait trois personnes environ )

  6 / Ajoutons, en guise de cerise sur le gâteau, un bel inconvénient technique : 34% des sondés sont injoignables, car ils ne disposent pas d’une ligne de téléphone fixe.

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