économico-écologico-social

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  D’accord, c’est imprononçable et grammaticalement improbable, mais s’il y a un mot qui définirait l’optique de relance économique des socialistes, en France, pour 2007… Ce serait celui-ci. Economico-écologico-social. On doit pouvoir trouver un équivalent plus propre en allemand, mais on va faire avec, en français, s’il fallait exprimer le fait que l’économie, l’écologie et les rapports sociaux sont intimement liés.

  Prenons un exemple pour être plus concret. Qui est d’abord exposé à la pollution ? Les pauvres. C’est d’abord eux, dont l’environnement est mal géré, dégradé, possédé par des propriétaires plus scrupuleux. Autre considération : Combien d’emplois peuvent apporter les métiers de l’écologie, de la recherche, ou de la préservation de l’environnement ? Combien d’entreprises peuvent être créées pour répondre aux besoins d’une population, sans risque de pouvoir être délocalisées ( car on ne délocalise pas encore les villes, les rivières ou les littoraux, jusqu’à présent ) ?

  Si l’on voulait aller encore plus loin, on pourrait citer sans peine les concepts de l’urbanisme qui tendent à montrer qu’un environnement sain réduit le stress et adoucit les comportements. Sachant qu’encore une fois, ce sont souvent les pauvres qui sont exposés à la violence, on voit que l’écologie, or son aspect moral, a des applications et des débouchés qui peuvent constituer à la fois des vecteurs d’une relance économique, et des approches nouvelles en matière de pacification sociale, tant dans les campagnes que dans les villes.

  Or, ne nous y trompons pas, en 2007, la frontière entre les deux projets de l’UMP et du PS, en matière de préservation de l’environnement, est très claire. Roselyne Bachelot, la précédente ministre de l’environnement, ainsi que Nelly Ollin, l’actuelle, soutiennent et ont été soutenus par Sarkozy. Ces deux « planquées » qui passent relativement inaperçues ont détourné la PAC pour financer les pollueurs, tué la concurrence chez les agriculteurs en favorisant très largement quelques clans de l’agroalimentaire/pharmaceutique tels MonSanto, qui ont déjà développé presque une centaine de milliers d’hectares OGMs en plein champ, en 2007 – pour ceux qui sont déclarés, car il n’y a bien entendu aucun contrôle.

  Royal, elle, hors son expérience plus positive en tant que ministre de l’écologie, a déjà eu le mérite de lancer son plan environnemental en Poitou-Charentes, ainsi que dans d’autres régions, avec le soutien de leurs présidents. Economico-écologico-social, encore. Le social, c’est le but, mais il passe nécessairement par l’économie. C’est pour cela que des initiatives comme le financement rapide sous forme de prêt à taux zéro permettent de développer plus facilement, par exemple, ces industries nouvelles engendrées par la nécessité de préserver l’environnement, créent des emplois qui financent des impôts, et, tandis que les dettes sont remboursées progressivement, l’environnement n’est plus dégradé.

  Il s’agit donc d’un processus complexe, qui nécessite surtout beaucoup de volonté, en particulier de la part des services publics, et nécessite ainsi une insertion EFFECTIVE des critères écologiques ET sociaux dans tous les contrats industriels passés, au mieux dans toute l’Europe. Voilà pourquoi Royal a milité pour une souveraineté des états européens face à la manière de gérer leur banque. Il faut en effet l’appliquer de manière globale, au risque de créer des disparités ( comme actuellement ) entre certains pays européens, encourageant le travail délocalisé.

  D’autres formes de défense de ces critères paraissent encore plus évidentes : que dans tous les conseils d’administration, une personne au moins représente les intérêts environnementaux, dans tous les projets.

  Avouez que ce serait le cauchemar, pour les capitalistes véreux qui déversent leurs cuves de mercure dans les rivières, ou leurs pesticides dont on sait qu’ils sont à l’origine du cancer du sein ? Qui empoisonnent les nappes phréatiques avec leurs déjections animales ?

  Enfin, sur la question des OGMs, un moratoire est tout d’abord indispensable pour estimer les dangers réels et les rendre officiels d’une part, ensuite pour trancher la question des cultures en plein champ, sans protection, ou de l’emploi de l’élément « Terminator » qui fait se suicider la plante à la seconde génération, pour l’empêcher de se disséminer… Ainsi que tout simplement de la validité ou non d’enregistrer des codes génétiques comme des modèles commerciaux, et de pouvoir a fortiori en faire le commerce, et déposer dessus des licences d’exclusivité.

  A moins que le mot « dégénérescences internes » ne vous branche, car c’est le résultat de l’étude Pusztai sur des rats, en dix jours, avec de la patate OGM…  

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