Historique des condamnations de Le Pen

  ( et je ne mets pas de photo du bougre, pas envie, et puis vous savez bien à quoi il ressemble… )

  D’accord, c’est facile. D’accord, on ne peut pas réduire tout un parti politique et des millions de votes à une seule personne. N’empêche. Il est utile, je pense, pour chaque citoyen, de connaître en détail le casier judiciaire d’un des finalistes de 2002.

  Contrairement aux propos de l’intéressé, qui évoquent le fait que la plupart de ces affaires datent de plus d’une quinzaine d’années, on notera la belle régularité de ces condamantions dans le temps, jusqu’à aujourd’hui. 21 condamnations donc, au total, sans compter les diffamations multiples ( genre insulter en même temps les malades du Sida et les immigrés ), et les relaxes, non, rien à dire, c’est un joli score. 

   Enjoy…

  # Janvier 1960 : condamné pour des menaces de mort proférées à l’encontre d’un commissaire de police 

  # 27 avril 1964 : condamné pour coups et blessures volontaires

  # 16 janvier 1969 : condamné à trois mois de prison avec sursis et 20 000 F de dommages et intérêts pour coups et blessures volontaires par le Tribunal de grande instance de Paris

  # 14 janvier 1971 : reconnu coupable par la Cour de cassation d’« apologie de crime de guerre ». La pochette d’un disque édité par la Serp affirmait : « La montée vers le pouvoir d’Adolf Hitler et du Parti national-socialiste fut caractérisée par un puissant mouvement de masse, somme toute populaire et démocratique, puisqu’il triompha à la suite de consultations électorales régulières, circonstance généralement oubliée. »

  # 11 mars 1986 : condamné au franc symbolique pour « antisémitisme insidieux » (peine confirmée en appel le 9 juillet). Jean-Marie Le Pen s’en était violemment pris à des journalistes juifs ou d’ascendance juive : « Je dédie votre accueil à Jean-François Kahn, à Jean Daniel, à Yvan Levaï, à Elkabbach, à tous les menteurs de la presse de ce pays. Ces gens-là sont la honte de leur profession. Monsieur Lustiger me pardonnera ce moment de colère, puisque même Jésus le connut lorsqu’il chassa les marchands du temple, ce que nous allons faire pour notre pays. » Et il leur accordait comme circonstance atténuante de n’avoir « appris le français que récemment ».

  # 27 mars 1986 : reconnu coupable d’apologie de crimes de guerre dont la déportation pour l’édition d’un disque sur lequel on peut entendre « un hymne du parti nazi » et « Vive Hitler ».

  # 18 mars 1991 : condamné par la cour d’appel de Versailles pour « banalisation de crimes contre l’humanité » et « consentement à l’horrible » pour avoir déclaré : « Je me pose un certain nombre de questions. Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé. Je n’ai pas pu moi-même en voir. Je n’ai pas étudié la question. Mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. [...] Si, c’est un point de détail ! Voulez-vous me dire que c’est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire, que c’est une obligation morale ? Je dis qu’il y a des historiens qui débattent de ces questions. » Jean-Marie Le Pen doit verser dix francs au MRAP, cent mille francs aux neuf autres associations s’étant portées parties civiles. Il doit faire publier le jugement à ses frais dans cinq quotidiens nationaux, pour quinze mille francs chacun, à concurrence de 15 000 F, et dans cinq hebdomadaires, à concurrence de trente mille francs. En outre M. Le Pen est condamné aux dépens, et doit verser, au titre de l’article 700 du code de procédure civile, mille francs à chacune des dix associations (« L’affaire du “point de détail” — La cour d’appel de Versailles aggrave les peines prononcées contre M. Le Pen.

  # 23 mai 1991 : condamné par la Cour d’appel de Lyon pour « utilisation du terme SIDA pour stigmatiser l’immigration qui représenterait un danger aussi grave que la maladie porte une atteinte intolérable à la dignité des malades, qui ont droit au respect et à la solidarité et également une atteinte intolérable à la dignité des populations immigrées ».

  # 27 mai 1992 : condamné pour « diffamation » par le tribunal de grande instance de Paris à 1 F symbolique de dommages et intérêts à Jean-Christophe Cambadélis. Jean-Marie Le Pen avait qualifié le député PS d’« ancien — ou toujours — trotskiste, et ami des organisations terroristes allemandes »

  # 3 juin 1993 : condamné à 10 000 francs (1 524 euros) d’amende par la Cour d’appel de Paris « injure publique » au ministre de la Fonction publique de l’époque, Michel Durafour, appelé « monsieur Durafour-crématoire » (Le Monde, 5 juin 1993). Le 7 décembre de la même année, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi.

  # 8 novembre 1995 : condamné à un redressement de 1,4 million de francs pour « oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer ».

  # 15 novembre 1996 : condamné le tribunal de grande instance de Mont-de-Marsan à 10 000 F de dommages et intérêts pour avoir tenu des propos ayant « gravement porté atteinte » au président du tribunal d’Auch

  # 6 janvier 1997 : condamné à 6 000 F d’amende et 1 F symbolique de dommages et intérêts par le tribunal de Strasbourg pour avoir qualifié l’association Ras l’front de « mouvement de tueurs de flics ».

  # 4 juillet 1997 : condamné à 5 000 F d’amende par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, pour avoir traité le président de SOS-Racisme, Fodé Sylla, de « gros zébu fou » lors d’une conférence de presse

  # 26 décembre 1997 : condamné à 300 000 F de consignation pour diffusion du jugement dans des journaux, à verser entre un franc symbolique et 5 000 F de dommages et intérêts à onze associations plaignantes, et à payer leurs frais de justice par le Tribunal de Nanterre pour « banalisation de crimes contre l’humanité, consentement à l’horrible », pour avoir dit lors d’une conférence de presse en compagnie de Franz Schönhuber, le 5 décembre 1997 à Munich que « dans un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s’appelle un détail ». Le 10 septembre 1999, la cour d’appel de Versailles confirme la peine

  # 2 avril 1998 : condamné à deux ans d’inéligibilité (réduits à un an par la cour d’appel, qui ajoute 8000 F d’amende) et trois mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Versailles pour « violences en réunion » et « injures publiques » (faits requalifiés par la Cour d’appel en « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions ») pour avoir agressé la maire et candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal (qui portait son écharpe d’élue) lors des législatives de 1997.

  # 9 septembre 1998 : condamné au franc symbolique pour avoir présenté une tête en carton à l’effigie de Catherine Trautmann lors d’un meeting du Front national en mai 1996. Le tribunal parle d’« mise en scène macabre et choquante évoquant l’image de la mise à mort par décapitation visant d’une manière certes symbolique mais intolérable à l’élimination de l’intéressée », et estime que « l’agressivité de cette mise en scène est de nature à susciter envers Catherine Trautmann un climat d’hostilité excédant les limites admissibles d’un débat d’opinion dans une société démocratique »

  # Novembre 1998 : condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre à 10 000 F de dommages et intérêts à l’Union des étudiants juifs de France pour avoir déclaré « Je crois à l’inégalité des races », lors de l’université d’été du FN, le 30 août 1996

  # 10 juin 1999 : condamné à 12 000 DM (environ 6 000 €) d’amende par le tribunal d’instance de Munich pour incitation à la haine raciale et apologie de crime de guerre, i.e. « le point de détail »

  # 2 avril 2004 : Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Marie Le Pen à 10 000 euros d’amende pour provocation à la haine raciale, en raison de propos tenus l’an précédent dans une interview au quotidien Le Monde (il avait déclaré notamment « Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. »). Jean-Marie Le Pen devra également verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la Ligue des droits de l’homme et la même somme à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), qui étaient parties civiles. Décision qui sera confirmée le 11 mai 2006 par la chambre criminelle de la cour de cassation.

-jrdf
rss 8 réponses
  1. Vengeur masqué
    3 octobre, 2008 | 18:41 | #1

    Pour être totalement exhaustif il faudrait rappeler que JMLP a gagné plusieurs procès.

    Match nul.

  2. Jean Claude Goujat
    23 février, 2010 | 21:10 | #2

    Il a gagné le procès sur la participation aux tortures à la villa Susini à Alger,uniquement parce que les fait étaient amnistiés!

  3. de la mata jeanpaul
    23 février, 2010 | 22:44 | #3

    Salut communiste…tu fais dans la promotion de Le Pen maintenant ?

    C’est plutôt lamentable de la part de bipèdes de votre genre qui ont sur la conscience des millions de morts depuis les années 1900 jusqu’à notre époque…entre communiste et front national y a -t-il une différence ?

    PS: comme tu le sais je suis indifférent aux insultes,dur,dur,non ?

  4. jrdf
    25 février, 2010 | 10:51 | #4

    Je te conseillerais d’aller lire les articles se rapportant à l’extrême-gauche, sur ce site, avant de porter un jugement hâtif.

    J’ai autre chose à foutre que de discuter des mérites de la faucille, ou du sieg heil. Désolé…

  5. center
    5 avril, 2010 | 11:39 | #5

    Il a gagné au moins autant de proces qu’il n’a eu de condamnations…23 pour etre exact…

  6. borowic
    23 novembre, 2010 | 17:55 | #6

    Pour un homme public etre condamne pour avoir exerce sa liberte de parole n’est pas une infamie mais un honneur, Lepen rejoint ainsi les legions des victimes du totalitarisme despotique.

    Dans 50 ans peut etre moins on reconnaitra que JMLP a ete l’homme politique le plus clairvoyant de son epoque.

  7. GutsCatcher
    13 janvier, 2011 | 13:43 | #7

    Il est inconcevable qu’un sous homme tordu au point de prétendre que les chambres à gaz sont un détail de la seconde guerre mondiale ai pu perdurer dans a politique. On imagine l’état d’esprit dans lequel a été élevée sa fille, ce qui laisse présager le pire…

  8. Pierre B
    4 décembre, 2014 | 13:30 | #8

    Bien que je ne sois pas du FN, je trouve cet acharnement politico-judiciaire scandaleux. La liberté d’expression est un acquis de la République et refusé par toutes les dictatures.

    jrdf semble très fier de lui, oubliant en cela que ce genre d’étalage pour nuire à une personne en règle envers la société (peines accomplies) est contraire à la loi. JM le Pen pour moins que ça vient d’être condamné à 5.000 € d’amande pour complicité d’injure publique par la cour d’appel de Paris, le jeudi 20 novembre dernier !

    JM le Pen avait déclaré en 2012, lors de l’université du FN, que les Roms « comme les oiseaux (…) volaient naturellement »..

    Une boutade, sous forme de plaisanterie non totalement dénuée de vérité, qui coûte chère, mais qui a le mérite de prouver l’existence d’une justice ultra politisée devant l’énormité de la sanction !

    Que JM le Pen soit parfois très lourd dans ses expressions, je vous l’accorde volontiers, mais il ne faut pas exagérer, votre campagne de diabolisation du FN se retourne de plus en plus contre vous, prenez-en conscience !

    jrdf, je suis désolé pour votre propagande détournée, pour l’UMP semble-t-il, mais les faits sont là et je doute que votre formation politique en sorte grandie, comparativement « aux affaires » beaucoup plus graves qui frappent le monde politique ! Je ne m’abaisserai pas à vous les préciser…

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