Diplomatie à la française – ou « à quoi peut bien servir un président ? »

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PARIS (AFP) – La veuve du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort en 1995 à Djibouti, a lancé mercredi un appel au président Nicolas Sarkozy pour qu’il fasse respecter l’indépendance de la justice dans l’enquête sur son mari, et a mis en cause l’ex-président Jacques Chirac.

Bernard Borrel avait été retrouvé mort en 1995, le corps à demi-calciné, au pied d’un ravin. Djibouti a conclu à un suicide mais l’enquête française privilégie désormais la thèse de l’assassinat dans ce dossier qui prend des allures d’affaire d’Etat après la révélation récente de documents suggérant des pressions politiques.

Elisabeth Borrel a demandé au président Sarkozy, en sa qualité de garant de l’indépendance de la justice, « de prendre l’engagement de faire respecter les principes qui seuls permettront l’aboutissement de (son) combat pour que soient connus et punis les assassins de (son) mari », écrit-elle dans une lettre adressée au chef de l’Etat dont elle a fait lecture lors d’un point de presse.

Mme Borrel, magistrate de profession, a aussi demandé à être reçue par M. Sarkozy auquel elle réclame « l’assurance que l’Etat français demandera à la Cour internationale de Justice (CIJ) de (l’) entendre comme témoin dans la procédure en cours devant elle ».

Mme Borrel et ses avocats, Mes Olivier Morice et Laurent De Caunes, ont fustigé « des pressions politiques incontestables » de l’Etat français dans cette enquête, et dénoncé l’intervention directe, selon eux, de Jacques Chirac.

« C’est Chirac qui a suggéré au président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh d’attaquer la France devant la Cour internationale de justice » pour obtenir le dossier dans lequel plusieurs personnalités djiboutiennes, dont M. Guelleh lui-même, sont mises en cause, a affirmé Me Morice.

« C’est ce qu’il y a de pire dans ce dossier. L’honneur de la France est retombé bien bas », a renchéri Mme Borrel.

Interrogé par l’AFP, l’entourage de l’ancien président a déclaré jusqu’à présent qu’il « ne souhaite évidemment pas commenter des documents dont il n’a pas connaissance ».

L’avocat de Djibouti dans cette affaire, Me Francis Szpiner, a de son côté dénoncé une « fumisterie », affirmant que la juge chargée du dossier n’a « jamais émis le moindre acte de procédure à l’encontre des autorités » djiboutiennes.

Plusieurs documents, saisis par des juges aux ministères des Affaires étrangères et de la Justice, suggèrent que l’Etat français a tout fait pour répondre aux exigences de Djibouti dans l’affaire et sauvegarder ainsi ses intérêts dans ce pays de la Corne de l’Afrique qui abrite la plus importante base française à l’étranger.

« Ces faits peuvent relever juridiquement de la trahison », a ajouté Me De Caunes, expliquant que « depuis le début de l’affaire, les considérations diplomatiques ont prévalu sur l’enquête judiciaire ».

Le 12 janvier 2006, Djibouti a saisi la CIJ contre la France pour avoir manqué à ses devoirs d’entraide judiciaire.

Une note de l’ambassadeur de France à Djibouti, que l’AFP a pu consulter, semble montrer que c’est l’Etat français qui a le premier suggéré à Djibouti d’attaquer la France en justice pour faire plier la juge. D’autres documents suggèrent un soutien du président Jacques Chirac à cette opération.

Pour Me Morice, le président Guelleh, mis en cause dans des témoignages, voulait obtenir le dossier Borrel pour « faire condamner des potiches et éviter aux véritables commanditaires d’être mis en cause ».

« C’était aussi le moyen de faire disparaître des éléments matériels du dossier et de faire pression sur des témoins », a ajouté Me De Caunes en rappelant que le procureur de Djibouti est mis en cause pour « subornation de témoin » dans ce dossier.

Une Réponse à “Diplomatie à la française – ou « à quoi peut bien servir un président ? »”

  1. FERRAYE Joseph dit :

    Comment Madame Borrel, que je connaîs et que j’aime bien, puisse s’attendre que Sarkozy, qui est lui-même accusé pour ses vrais (voir les têtes de Sarkozy et Chiracouille à l’époque

    de la révélation de ses comptes) Clearstream, prevenant du plus grave complot de l’histoire, pour lequel son mari a été assassiné ?
    Du 1 au 21 oct. 1995, nous avons été ma famille et moi, mis sous contrat d’assassinat par le gouvernement (ce qui nous a été révélé par Laurent Fabius) ; sachant que M. Borrel a été tué le 19 oct. 1995 pour la même raison.

    Selon Mme Borrel, dans l’agenda (à cette même date) de son mari, M. Borrel avait noté de sa propre main, qu’il est chargé sur un problème de brevet (d’invention), mais elle fait fausse route en comptant sur Sarkozy qui est noyé dans la corruption provenant de ce complot.

    Pour comprendre la vraie cause de l’assassinat du Juge Bernard Borrel, et de plusieurs autres personnes, mais aussi des attentats et des guerres qui ont déstabilisé la paix dans le monde, je vous prie de consulter mes sites suivants, et de voir sur Google les thèmes reportés ci-après, et je vous prie d’envoyer à toutes vos relations dans le monde entier les adresses de mes sites, pour faire sauter tous ces criminels qui se croient les maîtres du monde :

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