Les abeilles se cassent (marre de la pollution génétique)

Une série d’articles sur le phénomène, qui compile les dégâts au niveau mondial. Une énorme masse d’abeilles ont fui de leurs ruches. Presque la totalité, en fait, désertées d’un coup massivement par la plupart des Apis « d’élevage », qui étaient déjà décimées par les pesticides systémiques, un agent génétique qui enrobe les cultures OGMs et, par pénétration, fait dégénérer leur système immunitaire. A partir de ce point, c’est la fête : dégénerescence interne, apathie, allergies diverses qui se combinent. Entre les pesticides et les OGMs, c’est le mariage mortel, c’est aussi épouvantable et personne ne veut l’écouter. On va peut-être tous crever de dégénérescences internes, ou au mieux de famine, pour une histoire de profits chez MonSanto, réagissez !

Et pour ceux qui ne croiraient pas à l’implication de l’UMP dans cette affaire, voici un communiqué de l’Union Nationale des Apiculteurs Français :

L’UNAF a pris connaissance du projet de loi relatif aux Organismes Génétiquement Modifiés.

Ce texte a vocation, notamment, à fixer par la loi les règles de coexistence des cultures OGM et des cultures non OGM pour garantir la sécurité sanitaire et environnementale.

Or, il n’en est rien puisque sur ce point fondamental, l’article 21 du projet donne tout pouvoir au ministre en énonçant que « ces conditions sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’Agriculture après avis du ministre chargé de l’Environnement ».

L’UNAF estime qu’il s’agit là d’une abdication inadmissible du législateur sur cette question essentielle de santé publique et de sécurité environnementale et d’un blanc-seing donné au pouvoir réglementaire.

D’autres liens, trouvés sur le site de Greenpeace : [Union nationale de l’apiculture française, Grainvert, Contre Info, Contre Info 2, Truthout, Le Soleil, Radio-Canada]

Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l’espèce humaine.

[Attention : la citation d'Einstein est aussi probable que la disparition de l'équipage "Marie-Céleste", grrrr ces journalistes et leur goût pour la dramatisation, mais à part ça le phénomène est globalement avéré.]

C’est une incroyable épidémie, d’une violence et d’une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d’un élevage de Floride l’automne dernier, elle a d’abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l’Europe jusqu’à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l’association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu’à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l’équipage s’est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu’à l’interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l’épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

« Syndrome d’effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d’effondrement » – ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées.  

Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d’année avant l’homme, Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu’à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l’université d’Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l’institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d’insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu’au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu’elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l’emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé – l’imidaclopride (dédouané par l’Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage…) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l’activité insecticide d’agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d’essaims en cours d’effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l’image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d’Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C’est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l’ADN de plusieurs abeilles l’équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l’est de Madrid réputée pour être le berceau de l’industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu’au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l’Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l’Union européenne.

L’effet de cascade ne s’arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l’évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d’autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n’est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »

PAUL MOLGA

Et encore un communiqué, en anglais, du responsable du lobby des apiculteurs ( en gros ), c’est donc une version qui défend à la base un intérêt économique, mais l’explication scientifique me semble tout-à-fait raisonnable et compréhensible. C’est en anglais :

With reports coming in about a scourge affecting honeybees, researchers are launching a drive to find the cause of the destruction. The reasons for rapid colony collapse are not clear. Old diseases, parasites and new diseases are being looked at.

Over the past 100 or so years, beekeepers have experienced colony losses from bacterial agents (foulbrood), mites (varroa and tracheal) and other parasites and pathogens. Beekeepers have dealt with these problems by using antibiotics, miticides or integrated pest management.

While losses, particularly in overwintering, are a chronic condition, most beekeepers have learned to limit their losses by staying on top of new advice from entomologists. Unlike the more common problems, this new die-off has been virtually instantaneous throughout the country, not spreading at the slower pace of conventional classical disease.

As an interested beekeeper with some background in biology, I think it might be fruitful to investigate the role of genetically modified or transgenic farm crops. Although we are assured by nearly every bit of research that these manipulations of the crop genome are safe for both human consumption and the environment, looking more closely at what is involved here might raise questions about those assumptions.

The most commonly transplanted segment of transgenic DNA involves genes from a well-known bacterium, bacillus thuringiensis (Bt), which has been used for decades by farmers and gardeners to control butterflies that damage cole crops such as cabbage and broccoli. Instead of the bacterial solution being sprayed on the plant, where it is eaten by the target insect, the genes that contain the insecticidal traits are incorporated into the genome of the farm crop. As the transformed plant grows, these Bt genes are replicated along with the plant genes so that each cell contains its own poison pill that kills the target insect.

In the case of field corn, these insects are stem- and root-borers, lepidopterans (butterflies) that, in their larval stage, dine on some region of the corn plant, ingesting the bacterial gene, which eventually causes a crystallization effect in the guts of the borer larvae, thus killing them.

What is not generally known to the public is that Bt variants are available that also target coleopterans (beetles) and dipterids (flies and mosquitoes). We are assured that the bee family, hymenopterans, is not affected.

That there is Bt in beehives is not a question. Beekeepers spray Bt under hive lids sometimes to control the wax moth, an insect whose larval forms produce messy webs on honey. Canadian beekeepers have detected the disappearance of the wax moth in untreated hives, apparently a result of worker bees foraging in fields of transgenic canola plants.

Bees forage heavily on corn flowers to obtain pollen for the rearing of young broods, and these pollen grains also contain the Bt gene of the parent plant, because they are present in the cells from which pollen forms.

Is it not possible that while there is no lethal effect directly to the new bees, there might be some sublethal effect, such as immune suppression, acting as a slow killer?

The planting of transgenic corn and soybean has increased exponentially, according to statistics from farm states. Tens of millions of acres of transgenic crops are allowing Bt genes to move off crop fields.

A quick and easy way to get an approximate answer would be to make a comparison of colony losses of bees from regions where no genetically modified crops are grown, and to put test hives in areas where modern farming practices are so distant from the hives that the foraging worker bees would have no exposure to them.

Given that nearly every bite of food that we eat has a pollinator, the seriousness of this emerging problem could dwarf all previous food disruptions.

 

-jrdf
rss 10 réponses
  1. fd
    28 août, 2007 | 13:23 | #1

    Pour info, la citation d’Einstein n’est pas confirmée:

    http://www.snopes.com/quotes/einstein/bees.asp

  2. APPFAI
    15 mars, 2008 | 1:52 | #2

    C’est exact , elle n’est pas confirmée, en fait c’est une phrase d’un dialogue qui a eu lieu en 1949 à Princeton entre quatre scientifiques qui se rencontraient. Elle a été inscrite par Albert dans une lettre privée ensuite, adressée à l’un des trois autres scientifiques.

    Mais on découvrira bientôt que ce sont les pollens OGM qui en sont la cause originelle.

  3. APPFAI
    24 mai, 2008 | 10:16 | #3

    Courrier personnel adressé à mon Père en 1949.

    Dr. Karl VI von Thulé
    Secrétaire Général du Comité Central APPFAI

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