Carrément bas…

PARIS – Le pouvoir d’achat, talon d’Achille de Nicolas Sarkozy? Le chef de l’Etat est en chute libre dans deux sondages publiés cette semaine, dont l’un de TNS-Sofres montre un dévissage brutal de huit points en un mois et de 24 points depuis cet été, et ce à moins de six semaines du premier tour des municipales.

C’est son plus mauvais score depuis son élection le 6 mai: selon une enquête TNS-Sofres réalisée les 23 et 24 janvier, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy s’effondre de huit points en un mois à 41%. Largement majoritaires, 55% des personnes interrogées déclarent ne pas lui faire confiance, en progression de sept points.

Si l’on compare avec les niveaux de satisfaction enregistrés par ses prédécesseurs après huit mois à l’Elysée, Nicolas Sarkozy se rapproche dangereusement du niveau de Jacques Chirac. En janvier 1996, le père de la « fracture sociale » plafonnait à 36% de satisfaits et 53% de mécontents, selon les archives de l’Ifop (contre 52% de satisfaits et 32% de mécontents pour Valéry Giscard d’Estaing en janvier 1975, et 51% de satisfaits et 28% de mécontents pour François Mitterrand en janvier 1982).

Un autre sondage publié cette semaine, également réalisé les 23 et 24 janvier, est venu confirmer ce décrochage. Selon l’institut CSA, seuls 37% des Français jugent que l’action du président va « plutôt dans le bon sens », en recul de sept points en un mois. Ils sont 52% à juger que son action va « plutôt dans le mauvais sens » (+8).

Ces enquêtes viennent confirmer un plongeon entamé cet automne. Fin novembre, il était pour la première fois passé sous la barre symbolique des 50%. Mi-janvier, il était devenu arithmétiquement impopulaire avec un nombre de mécontents supérieur aux satisfaits.

Dans l’entourage du président, on s’efforce de relativiser. Nicolas Sarkozy « est là pour faire des réformes », pas « pour être populaire », a répliqué jeudi son porte-parole David Martinon. « Nous sommes dans une phase de réformes, et nous ne nous attardons pas sur une cote de popularité », a-t-il même affirmé. Voire. David Martinon a concédé que l’Elysée surveille de près les courbes du président en commandant des sondages réguliers et thématiques à plusieurs instituts. Quand au budget consacré à ces études: « Je ne sais pas ».

En cette fin janvier, tous les clignotants sont au rouge. Sur le pouvoir d’achat, après la récente sortie du président sur les caisses « vides », 87% des sondés jugent l’action du gouvernement pas efficace contre la hausse des prix, selon TNS-Sofres.

Nathalie Schuck

-jrdf
rss 2 réponses
  1. 1 février, 2008 | 16:12 | #1

  2. 1 février, 2008 | 19:56 | #2

    trop drôle, ils savent même pas orthographier l’URL de leur site… Enfin, on est en démocratie, donc je n’efface pas, même si ce n’est carrément pas la tasse de thé du JRDF…

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