posts du 15 février, 2008


Deux pourcentages

  39% d’opinions positives pour Sarkozy en février.

   82% de français qui réprouvent son comprtement personnel.

  Ca commence à faire beaucoup, non ?

Désirs d’Avenir sauve l’honneur (3)

  Troisième (et pas encore dernière) partie de cet article consacré au dernier débat Désirs d’Avenir.

  Nous en étions restés sur la question du logement. Selon l’un des animateurs, il ne s’agit ni d’une idée de gauche, ni d’une idée de droite. De même, celui-ci met en avant un phénomène certes assez curieux : celui d’un antagonisme assez sensible entre la proportion de propriétaires et l’état de démocratie. En effet, les trois pays européens qui comptent le plus de propriétaires sont la Serbie, l’Albanie et le Montenegro ! En fait, la situation peut être expliquée ainsi : la propriété est souvent le fait d’une élite, d’une oligarchie en bref. Ce n’est évidemment qu’une portion de la question, mais elle est là, et bien là.

  De même, en Espagne, on observe que la grande proportion de propriétaires a des effets pervers… puisqu’elle ne laisse, dès lors, que peu de logements disponibles pour les « jeunes » ! De cela, découle une nuptialité tardive, qui ralentit le taux de fécondité, sans compter les désagréments dus à la simple promiscuité.

  Les socialistes proposent, dès lors,de réformer le droit de préemption sur les logements. A titre d’information, je fais ici un copier-coller qui resitue l’état actuel de ce principe :

1 - Je viens de louer un logement, mon bailleur souhaite le vendre, suis-je prioritaire pour l’acheter ? 

En principe non, car vous ne bénéficiez d’un droit de préemption qu’à la fin de la durée de votre bail (initial ou renouvelé) et sous réserve que le bailleur respecte un préavis de six mois lorsqu’il vous adressera un congé pour vente.

Deux exceptions  (voir questions 3 et 4):

  • si votre bailleur est propriétaire de tout l’immeuble (sous certaines conditions);

  • s’il s’agit de la première vente de ce logement après la mise en copropriété de l’immeuble dans lequel il est situé. 

3 - Je suis locataire d’un logement relevant de la « loi de 1948″, mon propriétaire qui possède tout l’immeuble, souhaite vendre les logements par lots. Est-ce que je bénéficie d’un droit de préemption ? 

Oui. Lors de la première vente du logement après la  mise en copropriété de l’immeuble, tout locataire bénéficie d’un droit de préemption au titre de l’article 10 de la loi du 31 décembre 1975.

Ce droit de préemption ne constitue pas un congé pour vendre.

Ce droit concerne aussi tous les locataires d’un local  à usage d’habitation.

4- Je suis locataire d’un appartement situé dans un immeuble appartenant à un seul propriétaire. A la suite de son décès, ses héritiers veulent vendre l’immeuble. Quels sont mes droits?

Si l’immeuble comprend plus de 10 logements et que le propriétaire veut le vendre en intégralité en une seule fois, le locataire bénéficie d’un droit de préemption pour acquérir le logement qu’il occupe sauf si l’acquéreur s’engage dans l’acte notarié à poursuivre la location pendant les six années qui suivent la vente.

  Facile à comprendre, non ? Les socialistes veulent que le locataire puisse, systématiquement, faire appel à un droit de préemption, lorsque son logement est vendu par son propriétaire. Voilà. Continuons… 

  Vient ensuite une intervention qui détaille certains principes du développement durable. A quoi correspond-il, en principe, hormis le célèbre tri sélectif ? Comment les solutions sont-elles mises en oeuvre ?

  Il s’agit, notamment, de penser en amont à la maintenance d’un système (ce qu’on appelle le « coût différé »), afin d’éviter de toujours tout transférer sur les usagers. Evidemment, il est également question d’économiser l’énergie et la terre (le foncier), ainsi que toutes les ressources non-renouvelables. Pour cela, il est nécessaire de former et d’informer, même et surtout les élus !

Une application concrète est intéressante à étudier : celle de la cogénération. Il s’agit d’utiliser, par exemple, la chaleur perdue dans une transformation, afin d’alimenter un autre système. Godin, du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) a ainsi utilisé le refroidissement de l’eau d’une usine afin de pourvoir en eeau chaude une piscine pour ses ouvriers !

Le débat a ensuite dérive sur la question de l’équité fiscale. Ainsi, on s’aperçoit que Trmblay et Villepinte reçoivent les retombées économiques de l’aéroport de Roissy, alors que les habitants de Sevran, eux, ne touchent rien !

Un intervenant a, par la suite, épinglé violemment la gestion générale (donc y compris à gauche) de certaines « zones » administratives, qu’il a qualifié de « poubelles » – citant en exemple le Nord de la France, particulièrement décrépi.

Le jugement des petits patrons

J’ajoute à cette dépêche, qui relate un sondage pessimiste -mais fort logique – l’avis d’un patron de PME, qui confirme cet état de fait.

PARIS (AFP) – Une grosse majorité des dirigeants de petites entreprises françaises (moins de 50 salariés) jugent que l’action du gouvernement est restée sans effet sur leur activité, selon une enquête TNS (NYSE: TNS – actualité) -Direct pour Companeo (guide d’achat de services et d’équipement pour l’entreprise).

Interrogés sur l’impact de l’action du gouvernement sur l’activité de leur entreprise, 68% estiment qu’elle est restée sans effet, selon cette enquête envoyée mercredi à l’AFP. Seuls 8% d’entre eux estiment que l’effet a été plutôt positif, alors que pour 16%, il a été plutôt négatif.

Les dirigeants restent réservés sur l’impact de l’action gouvernementale attendu en 2008 : la moitié (50%) estime qu’elle sera sans effet, 18% pensent qu’elle sera négative, contre 11% qui jugent qu’elle sera positive.

Par ailleurs, parmi les enjeux jugés les plus importants pour la vie de leur entreprise en 2008, « la hausse du pouvoir d’achat » est plébiscitée par 63% des personnes interrogées, suivie par le « développement durable » (51%).

Viennent ensuite « la parité hommes/femmes » (36%), « les nouvelles lois sociales sur le temps de travail » (35%), « l’embauche et la formation des jeunes » (34%). « Le développement du marché à l’export » arrive en dernière position (15%).

Enquête réalisée par téléphone du 23 au 29 janvier 2008 auprès d’un échantillon de 500 entreprises françaises de moins de 50 salariés.

Je fais partie de ce genre là de patrons. Et je me tue à le répéter.

La vérité c’est que nous n’intéressons pas Sarkozy, qui n’a absolument rien fait pour les PME, car il ne peut pas toucher d’argent dessus. Seules lui importent les entreprises faisant partie du monde de la finance via la bourse. Car là les financiers peuvent faire des profits.

De toutes façon, la croissance est là pour les riches qui spéculent et pas pour nous qui suons.

En ce qui concerne les « charges » — mais ne devrait-t-on pas parler de « cotisations » plutôt, ceci afin de cesser de propager la propagande des financiers — elles ne pénalisent qu’une seule sorte d’entreprise … celles qui se mettent en concurrence directe avec celles qui ont déjà délocalisé.

Et l’avenir de l’entreprise en France ne passe pas par ces entreprises là.
Si on doit demain rivaliser avec les salariés chinois, c’en est fini du marché intérieur français, donc de la croissance, … le marché immobilier va s’écrouler, et ce sera la révolution à plus ou moins court terme …
C’est toute l’incohérence que porte cette logique de développement.

Les PME françaises doivent se concentrer sur des activités à forte valeur ajoutée non délocalisables.
Là est l’avenir de l’économie française.
Et surtout dans l’environnement.

Une histoire de policiers en banlieue…

  4000. C’est le chiffre avancé par Sarkozy, afin de renforcer les Groupes d’Intervention Rapide en « banlieue » (comme s’il n’y avait pas de problèmes dans les autres villes de France… enfin…).

  Mes lecteurs savent que je ne suis pas mauvaise langue. Un renfort policier, c’est toujours ça de pris pour assurer la protection du peuple. Lorsque le Président dit que « le premier devoir de la République est d’assurer la sécurité des citoyens », c’est évidemment vrai et juste. Encore qu’on pourrait trouver d’autres « priorité des priorités », question de goûts sans doute, mais fondamentalement, rien n’est possible sans ordre établi. Non ?

  Ce qui tourne nettement moins à l’avantage de Sarkozy, en revanche, derrière cette jolie phrase pompée dans les manuels et les affiches des services policiers français, c’est la question des méthodes, et de la répartition. Les policiers eux-mêmes (il suffit de visiter le forum des GPX) réclament une remise à plat des effectifs. Ceux-ci étant gardés secrets (vachement démocratique, pour le « premier devoir de la République », hein ?), on ne peut que se fier à des fuites. Le Canard, il y a quelques temps, évoquait ainsi le fait que quatre fois plus de policiers (plus de 12000) sont déployés dans le 92, par rapport au 93 (environ 3500). Edifiant, non ? Comment assurer l’ordre lorsque les départements les plus « criminogènes » sont également les moins bien dotés ?

  Dans ce contexte, un renforcement des moyens parait, somme toute, une bonne manière de résorber ces inégalités territoriales. Notons que par rapport à la risible proposition de MAM (30 policiers volontaires), l’annonce de Sarkozy est tout de même 133 fois supérieure. Mais est-elle suffisante ? Je viens de donner quelques chiffres. Quand on imagine que plus de 12 000 policiers sont en service dans le 92, que valent des effectifs de 4000, répartis dans toute les « banlieues » ?

  Bon point cependant, ce sont des GIR. L’une des bonnes idées, indéniablement, de Sarkozy période ministre de l’Intérieur; qu’il n’avait pas vraiment développé d’ailleurs, malgré son caractère novateur (en gros, cela a surtout été une mesure d’affichage). Les GIR sont composés de gendarmes, de policiers, d’agents du Fisc, et de fonctionnaires des douanes. Une bonne synergie de forces donc, qui réduit sensiblement les guerres entre les services.

  Ce qui me chagrine un peu, en revanche, c’est que pour avoir du porter plainte récemment, je m’aperçois que nos polices ne sont toujours pas au point au niveau du rapport humain. Sarkozy a préféré compter sur des « citoyens volontaires » bénévoles pour assurer la prévention, et le soutien des victimes. Pourquoi pas ? Sauf que c’est toujours autant le parcours du combattant pour déposer une plainte, en France… et à ce sujet, rien ne semble avoir été franchement entrepris. Vous voulez le détail, rien que pour une agression ?

  D’abord, évitez la police municipale, s’il y a une police nationale à proximité. Vous économiserez du temps. Ensuite, pour déposer plainte dans ce contexte (agression), il faut fournir un certificat médical délivré par un hôpital. Bonne chance pour en trouver un lorsque vous venez de vous faire tabasser. Revenez au poste après cela. Si un officier (dit « de quart ») est là – de 10H à 19H généralement – il pourra, après que vous ayez enregistré votre déposition (c’est généralement très long), vous donner une réquisition (sans quoi la plainte ne sert à rien). Après cela, il faudra encore faire établir un autre certificat médical auprès d’un Centre Médico-judiciaire, revenir encore. Rajoutez bien quinze-vingt minutes dans chaque administration, pendant lesquelles on vous laisse poireauter tout seul… voilà, en gros, à quoi ressemble notre système actuel. La sécurité, « premier devoir de la République » ? Certes. Lorsqu’on n’est pas en train de saigner à mort…

Une histoire de « Shoah »

  Ami lecteur, ne m’en veux pas d’exprimer un avis peut-être iconoclaste sur la question de « l’holocauste », mais il reflète une logique historique indéniable… Sarkozy vient de dévoiler l’une de ses nouvelles grandes idées communautaristo-larmoyantes : l’obligation pour chaque élève de CM2 de connaître le nom et l’histoire d’un enfant juif français déporté lors de la seconde guerre mondiale.

  Ce qui m’embête là-dedans, en premier lieu, c’est la bonne vieille tactique sarkozienne de l’argument imparable. Comment s’opposer à cela ? Mon bon monsieur, vous êtes donc antisémite ? Vous n’aimez pas les enfants ? Vous ne trouvez pas cela important, peut-être ?

  Première règle d’or de la communication, rappelons-la encore : ce qui concerne les enfants intéresse PARTICULIEREMENT les électeurs. Pourtant, on peut penser que cette fois, Sarkozy va peut-être un peu trop loin; d’abord parce qu’il impose cet exercice à des élèves de 10 ans; ensuite parce que s’il y a bien une période de l’Histoire qui est étudiée à l’école, c’est celle de la seconde guerre mondiale ! Enfin, parce que cette proposition, annoncée juste avant un vote important, devant le lobby religieux du CRIF (appelons un chat un chat), laisse un goût assez morbide et, pire encore, électoraliste, en bouche.

  Ce qui me permet de développer mon point de vue sur la question. Je n’aime décidément pas qu’on emploie le terme « Shoah » ou « Holocauste ». Pourquoi ? Parce que, de mon point de vue, c’est simplificateur et dangereux. Ces deux termes renvoient, premièrement, à des notions religieuses; « Shoah » est un mot juif; or, les nazis n’ont pas tué que des juifs… Occulter cet état de fait, même involontairement, par un mot « spectaculaire » ou par un autre, me choque profondément. C’est oublier les homosexuels, les résistants, les personnes handicapées mentales, les tziganes, les communistes, les francs-maçons, les artistes dérangeants pour le pouvoir… réduire cette boucherie massive au sort des juifs me semble ainsi très faux, même si, c’est certain, ce peuple a payé la plus lourde part dans ces horribles agissements. Est-ce une raison pour en faire un monopole ? Pour reprendre le fil de la proposition récente du Président, seuls les enfants juifs déportés ont-ils droit à ce que l’on honore leur mémoire ? N’est-ce pas les discriminer encore un peu, à titre posthume, que de les isoler ainsi ?

  Ensuite, je trouve cela méchamment dangereux. D’utiliser les termes « Shoah » et « Holocauste ». Le raisonnement est ici, peut-être, plus subtil : Attacher des termes religieux aux déportations nazies, c’est leur reconnaître un statut exceptionnel, quelque chose comme un évènement.

  Désolé, mais tuer des gens et les enfermer dans des camps pour s’approprier leurs possessions, je ne vois pas ce que cela a d’original. Or, en créant des termes spécifiques, quelque part, on « mythifie » ces atrocités… les pogroms n’ont-ils jamais existé ? Les anglais n’ont-ils pas utilisé des camps de concentration lors de la guerre des Boers ? Qu’ont bien pu inventer les nazis, si ce n’est qu’ils ont pu massacrer pendant des années ? Et c’est là le point crucial, à mes yeux, qu’il faudrait enseigner, justement, aux enfants : que les nazis n’étaient pas investis d’une « mission », comme nombre de leurs cadres ont pu l’avouer par la suite; que toutes ces tueries n’avaient que deux buts : Le fric et la peur. Mais surtout le fric. Imaginez ce que représentent les possessions accumulées d’au moins six millions de personnes !

  C’est de cela qu’il s’agit. Les nazis s’en sont mis plein les fouilles en capitalisant sur des haines… ils ont posé la question de l’expropriation LEGALE d’un individu, de son assassinat et plus loin, du sort réservé à des communautés entières. N’est-ce pas un peu différent de la version officielle, selon laquelle « Hitler était fou et a fait tuer des juifs ? »

Panafieu fait son intéressante

  Voilà, c’est l’info inutile du moment… Panafieu, déjà larguée dans les intentions de vote, décide de faire parler d’elle. La voici donc qui s’enfonce en maniant l’insulte… Heureusement, Delanoë n’a pas donné suite, et comme il fallait s’y attendre, c’est bien l’attaquante qui subit le poids de ses dénigrements. Bien fait pour elle ! Panafieu est une catastrophe… La gauche ne pourra jamais assez la remercier de mener une campagne aussi stupide et bouffonne. Et je n’écris pas cela dans un esprit partisan ! Nonobstant le « tocard », notons que son slogan est bizarre (« le maire de l’essentiel »), ses idées soit volées à l’adversaire, soit complètement imprécises. Panafieu peut attaquer le tramway un jour, et s’en réclamer le lendemain… pas de réjouissance hâtive cependant, car le scrutin à Paris est particulier, et la droite y est encore très puissante… mais franchement, parti politique excepté, qu’a fait cette femme pour se parer d’une telle morgue ?

 Comme disait tonton Asimov dans Fondation, « La violence est le dernier refuge de l’incompétence ».

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