Le jugement des petits patrons

J’ajoute à cette dépêche, qui relate un sondage pessimiste -mais fort logique – l’avis d’un patron de PME, qui confirme cet état de fait.

PARIS (AFP) – Une grosse majorité des dirigeants de petites entreprises françaises (moins de 50 salariés) jugent que l’action du gouvernement est restée sans effet sur leur activité, selon une enquête TNS (NYSE: TNS – actualité) -Direct pour Companeo (guide d’achat de services et d’équipement pour l’entreprise).

Interrogés sur l’impact de l’action du gouvernement sur l’activité de leur entreprise, 68% estiment qu’elle est restée sans effet, selon cette enquête envoyée mercredi à l’AFP. Seuls 8% d’entre eux estiment que l’effet a été plutôt positif, alors que pour 16%, il a été plutôt négatif.

Les dirigeants restent réservés sur l’impact de l’action gouvernementale attendu en 2008 : la moitié (50%) estime qu’elle sera sans effet, 18% pensent qu’elle sera négative, contre 11% qui jugent qu’elle sera positive.

Par ailleurs, parmi les enjeux jugés les plus importants pour la vie de leur entreprise en 2008, « la hausse du pouvoir d’achat » est plébiscitée par 63% des personnes interrogées, suivie par le « développement durable » (51%).

Viennent ensuite « la parité hommes/femmes » (36%), « les nouvelles lois sociales sur le temps de travail » (35%), « l’embauche et la formation des jeunes » (34%). « Le développement du marché à l’export » arrive en dernière position (15%).

Enquête réalisée par téléphone du 23 au 29 janvier 2008 auprès d’un échantillon de 500 entreprises françaises de moins de 50 salariés.

Je fais partie de ce genre là de patrons. Et je me tue à le répéter.

La vérité c’est que nous n’intéressons pas Sarkozy, qui n’a absolument rien fait pour les PME, car il ne peut pas toucher d’argent dessus. Seules lui importent les entreprises faisant partie du monde de la finance via la bourse. Car là les financiers peuvent faire des profits.

De toutes façon, la croissance est là pour les riches qui spéculent et pas pour nous qui suons.

En ce qui concerne les « charges » — mais ne devrait-t-on pas parler de « cotisations » plutôt, ceci afin de cesser de propager la propagande des financiers — elles ne pénalisent qu’une seule sorte d’entreprise … celles qui se mettent en concurrence directe avec celles qui ont déjà délocalisé.

Et l’avenir de l’entreprise en France ne passe pas par ces entreprises là.
Si on doit demain rivaliser avec les salariés chinois, c’en est fini du marché intérieur français, donc de la croissance, … le marché immobilier va s’écrouler, et ce sera la révolution à plus ou moins court terme …
C’est toute l’incohérence que porte cette logique de développement.

Les PME françaises doivent se concentrer sur des activités à forte valeur ajoutée non délocalisables.
Là est l’avenir de l’économie française.
Et surtout dans l’environnement.

-jrdf
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