posts du 5 mars, 2008


Une affaire de plan de rigueur après les municipales

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  Un petit billet afin de remettre les yeux en face des trous, chez certains de nos dirigeants actuels. Tandis que Laurent Fabius et Ségolène Royal martèlent, sur les ondes et à la télé, qu’un plan de rigueur est prévu après l’échéance des municipales, voici que Lagarde dément bec et ongles. Est-ce vraiment surprenant ? Quand on entend Sarkozy dire qu’il ne faut « surtout pas prononcer ce mot », ainsi qu’il affirmait auparavant que « un remaniement ministériel ne doit pas être annoncé à l’avance », on voit que le ton est donné.

  Alors, approfondissons. Pas de plan de rigueur après les municipales ? N’ayons pas la mémoire courte… par rapport aux belles promesses de l’UMP, les salaires n’ont pas été réévalués; le SMIC n’a même pas reçu son petit  »coup de pouce » annuel, qui était une tradition chiraquienne. Les retraites seront finalement augmentées, à ce qu’on nous dit, sur cinq ans – en frôlant à peine la réévaluation par rapport à l’inflation. La redevance télé, notamment pour les personnes âgées, joue à cache-cache, et on parle sérieusement de l’augmenter, suite aux déclarations en rapport avec la publicité supprimée sur le service public.

  Pas de plan de rigueur ? Mais Fillon vient déjà d’avouer que les subventions artistiques seront gelées pendant cinq ans, à cause de la dette, et Sarkozy s’est engagé auprès de l’Eurogroupe à rétablir l’équilibre des finances publiques – après avoir accordé un cadeau fiscal, sous forme de baisses d’impôt, d’environ quinze milliards aux plus riches. Est-il si illogique de penser que les futurs budgets trancheront bien quelque part, et qu’on ne sait pas encore forcément où ?

  Pas de plan de rigueur après les municipales, donc ? Admettons. En tout cas, c’est DEJA la merde. Six nouvelles taxes créées en moins d’un an (franchises médicales, ticket modérateur de justice…), 329 tribunaux fermés (contre une vingtaine dont on promet l’ouverture prochaine), des dizaines de milliers d’emplois supprimés dans l’Enseignement, et bientôt les hôpitaux qui y vont  y passer… Au fond, c’est Lagarde elle-même qui donne la réponse, en déclarant que « plan de rigueur » est une marque déposée par les socialistes. Certes, de toutes les forces de la gauche, Laurent Fabius était peut-être le moins bien placé pour l’ouvrir sur ce sujet, mais ce que cette réplique peut nous apprendre, c’est que, hormis un terme, Lagarde ne rejette pas le principe.

  Et c’est d’autant plus rassurant que, d’un strict point de vue arithmétique, on ne voyait pas trop comment elle aurait pu s’en abstraire…

Sarkozy au salon de l’agriculture

  Comme l’un de mes précédents billets a pu le laisser entrevoir, ami lecteur, je n’étais pas très enclin à discutailler sur le fameux « casse-toi , pauvre con » qui a entretenu, depuis quelques semaines, la flamme médiatique… Pourtant, c’est vraiment un sujetqui revient souvent dans les discussions politiques que j’ai pu avoir avec des citoyens, dernièrement. Alors, autant l’analyser…

  Pour faire bonne mesure, replaçons d’abord les évènements dans leur contexte. Si l’épiphénomène de l’insulte sarkozienne a pu prendre de l’importance, au moins sur le plan symbolique, il faut tout de même aborder le discours qui l’a précédé. Raffarin l’a défini comme « historique », et oui, en un sens il l’est, potentiellement. Cet ultime mot est capital. Sarkozy veut réformer la PAC, qui est, rappelons-le, une bonne grosse arnaque censée aidée les producteurs les plus fragiles, mais qui en fait, ne fait qu’engraisser d’énormes exploitants, des multinationales, bref des lobbys qui ont les moyens de se mettre en avant.

  Si notre Cheeeeer Président est capable de faire ça, à savoir rétablir la justice dans le traitement des agriculteurs, chapeau bas… Mais des paroles aux actes… Chirac « le rural » a déjà bien montré ce que la droite pouvait compter comme franchise. Néanmoins, pas de procès d’intention ! Jugeons sur pièce…

  Ce qui nous amène (Oscar de la meilleure transition, merci merci) au fameux geste d’énervement qui a choqué, quand même, pas mal de français. D’autres, c’est vrai, ne s’en sont pas émus, y voyant une certaine « virilité » contre laquelle il est malvenu de s’élever. Mais si de nombreux citoyens ont désapprouvé ce geste, ce n’est pas forcément dans un esprit partisan, ou inutilement pinailleur… N’est-il pas normal de scruter tous les faits et gestes du détenteur du pouvoir suprême ? N’est-il pas compréhensible que des « petites phrases » résonnent plus que des réformes compliquées à assimiler ? Surtout lorsqu’elles s’appliquent à « Monsieur-tout-le-monde » ?

  Poursuivons. Comme toute catastrophe, celle-ci est une combinaison d’éléments. Il y a d’abord le fait d’aller contre le droit et la volonté d’un citoyen. Quelqu’un ne veut pas vous serrer la main, à quoi cela rime-t-il de le forcer ? Ou de lui en vouloir ? C’est pourtant basique, en politique… Si Sarkozy a réagi, c’est donc, à mon avis, simplement par fierté. Par orgueil, plus précisément. Rien ne doit lui résister, pour être schématique. Ce n’est déjà pas très encourageant… Vient ensuite son ton. La vulgarité de son propos choque-t-elle ? Bizarrement, j’ai l’impression, au contraire, que ce n’est pas le « con » ou le « casse-toi » qui ont marqué les esprits, mais l’unique mot « non-ordurier » qu’il a employé… à savoir « pauvre ». Aurait-il dit « sale con » ou « gros con », on en aurait peut-être ri… mais là, plus difficilement. La pauvreté, sans tomber dans l’outrance, n’est plus si abstraite que ça en France. En employant cette insulte, au lieu d’une autre, Sarkozy a fait preuve d’un mépris, non tant par rapport à un « simple citoyen », que par rapport à un « ennemi de classe ». Le mot « pauvre » est sorti instinctivement… et a impacté indirectement une bonne part de la population.

  Ne nous étendons pas là-dessus. Il reste l’attitude, qui est importante dans une telle situation. Que voit-on sur la fameuse vidéo ? Pas seulement un Président agressif – malgré, c’est vrai, une réaction qui, bien que dépourvue d’insulte au sens strict, n’en reste pas moins désagréable, « tu me salis » –  mais surtout un homme qui peut insulter, tout en souriant, avant de continuer tranquillement sa tournée de serrage de pognes… Presque une caricature de la politique… Je vais me risquer à une comparaison ; cette vidéo m’a rappelé « La Cité de Dieu » ou « Scarface » ; le sourire, l’insulte, et l’angle de contre-plongée font penser à un gangster qui lance une insulte avant de flinguer quelqu’un. Je vais trop loin ? Peut-être, mais l’image est difficilement contrôlable. Sarkozy le sait, et sur ce coup, il s’est fait avoir ; il en a tellement eu conscience qu’il a d’ailleurs fait rajouter des « excuses » dans une interview… La cerise sur le gâteau de la mauvaise foi (ou de la maladresse blessante) ?

Trois chiffres à propos du travail en France

  Extrait du reportage « Je travaille mais je suis pauvre », diffusé sur Canal +

 

  Au cours des dix dernières années :

 

  Evolution des Contrats à Durée Déterminée : +60%

  Evolution des Contrats en Intérim : +130%

  Evolution des Contrats à Durée Indéterminée : +2%

Le mystère Zapatero

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  A la veille des futures élections législatives espagnoles, je diffuse ici un article pertinent de Libé’ (écrit par François Musseau) sur la personnalité de José Luis Zapatero… hormis le coup de la « navigation à vue » sorti de la bouche d’une opposante, le JRDF n’a rien à y redire. Précisons tout de même que la droite, en particulier catholique, est extrêmement agressive à l’égard du PSOE. Que la situation économique de l’Espagne, malgré un excédent budgétaire de 20 milliards, voit sa croissance se ralentir, et le chômage repartir à la hausse. Mais, incontestablement, Zapatero a au moins eu le mérite de tenir ses promesses, et de lancer de nombreuses réformes sociales, notamment au niveau des moeurs et de l’esprit civique espagnol…

«C’est un optimiste maladif», dit de lui, un brin caustique, le chroniqueur d’El Mundo Raul del Pozo. «Il a quelque chose d’ingénu, ce qui lui donne parfois l’air d’être en dehors de la réalité», le définit son frère Juan. Depuis le début de la campagne, José Luis Zapatero paraît imperméable à l’incertitude qui pèse sur ses chances de victoire ou aux fluctuations des sondages. Son sourire est immuable. Son regard bleu plus liquide que jamais. Son énergie le rajeunit, il ne fait pas ses 47 ans. Comme à la veille des législatives de mars 2004 – où il était donné largement perdant -, personne n’a autant de foi que lui en un triomphe socialiste. Dans ses meetings, comme celui de Vistalegre à Madrid, il y a quinze jours, on l’a vu extrêmement confiant, exubérant, harangueur acclamé par les siens, l’allure d’un jeune premier qui ne peut envisager l’échec. Même sa femme Sonsoles, cantatrice très discrète d’ordinaire, l’accompagnait ce jour-là.

Franchement à gauche. «Zapatero, c’est à la fois le grand atout et un grand risque pour son camp, dit l’analyste Josep Ramoneda. Toute la campagne des socialistes se résume à lui !» Sur les affiches et slogans électoraux, il n’y en a que pour l’icône Zapatero ou ZP (prononcer «Zétapé»). Dans la rue ou à la télé, dans un grand sourire, ses sympathisants font un geste de l’index, en forme d’accent circonflexe au-dessus de l’œil, pour souligner la curieuse ligne de ses sourcils. [NDLR : Il me fait penser à Mickael Keaton personnellement] Il y a une énigme Zapatero. «Hormis pour quelques intimes, il est insondable», souligne l’écrivain Suso del Toro, auteur d’une récente biographie. Une si grande confiance en lui, d’un côté. De l’autre, une fragilité objective : jamais, depuis la mort de Franco, un chef de gouvernement briguant un deuxième mandat n’avait été en situation de perdre. Tant le socialiste Felipe Gonzalez que le conservateur José Maria Aznar avaient raflé des majorités absolues haut la main. Zapatero, lui, suscite le doute, et une violente animosité parmi la droite. D’abord, il est vrai, parce que son ancrage est franchement à gauche. La parité hommes-femmes (y compris parmi ses ministres), l’égalité pour les homosexuels (mariage, adoption…), le «divorce simplifié» (moins bureaucratique), l’indépendance de la télé publique TVE, la hausse des retraites et des salaires, l’instruction civique à l’école plutôt que les cours de religion… Autant de promesses tenues qui ont fait enrager la droite et l’Eglise catholique (lire page 4).

«Robespierre avec le sourire». Zapatero a un caractère trempé, il a tenu bon, tout comme face aux Américains : dès mai 2004, promesse électorale oblige, il retire ses troupes d’Irak, se retrouvant ostracisé par Bush. Fini donc l’image de «Bambi», ce sobriquet dont on l’affublait il y a quatre ans. Depuis, cet homme chaleureux et affable a montré qu’il «savait être glacial dans la prise de décision», dixit Suso del Toro. Au sein du PSOE, le Parti socialiste, son contrôle est absolu. Lorsque les caciques grincheux ne partent pas en préretraite, il les neutralise – vers une ambassade au Vatican, par exemple. «C’est Robespierre avec le sourire», le croque Raul del Pozo. A part ses inconditionnels, même chez les siens, «Zétapé» intrigue, dérange, voire irrite. La vieille garde socialiste notamment – Felipe Gonzalez en tête – le regarde comme un drôle de lascar. Raul del Pozo a son explication : «C’est un social-démocrate postmoderne.» Délesté du carcan idéologique marxisant, il préfère la prudence budgétaire (20 milliards d’euros d’excédent) aux dépenses sans frein, déteste les réunions qui s’éternisent, contourne l’appareil de parti, adore les nouvelles technologies. «Zapatero passe des heures entières pendu à son portable, pour prendre la température de la société civile. Il veut être en prise avec son temps il a soif d’infos en direct et d’avis critiques», confie Luis Azpeolea, reporter à El País et un de ses proches.

Lire la suite de ‘Le mystère Zapatero’ »

Guerre entre requins, sur fond de millions détournés

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 Alala, la politique française… Décidément, l’actualité est chargée en matière de scandales financiers. L’un des derniers en date, concernant un « petit » détournement de 19 millions d’euros en 7 ans par le grand ponte de l’UIMM, vient de rebondir. On découvre que Gautier-Sauvagnac serait parti (en fait, plus précisément serait resté en tant que délégué, avec un adjoint bien placé) de la présidence de l’organisation, en échange d’une coquette somme de 1,5 millions d’euros.

  Ce qui fait bondir Laurence Parisot. Enfin, sur les plateaux de télévision. Deux raisons à cela :

1/Face à un tel scandale outrancièrement étalé, elle mime l’offusquée afin de se faire bien voir, elle la « chef des grands patrons ».

2/La discréditation de l’UIMM permettrait au MEDEF de récupérer une bonne part des 200 mandats « liés au dialogue social », et ça, c’est toujours bon à prendre.

  Tout cela nécessite quelques explications. L’UIMM (z’avez remarqué ? Le lettrage et les couleurs sont les mêmes que sur le logo de l’UMP) est issu de différentes organisations patronales pas très nettes, genre mines et usines du 19e siècle, paternalisme et enfants expédiés au fond du puit dès huit ans. D’où la renaissance récente sous le joli nom d’ »UIMM ». Je fais court.

  Le MEDEF, quant à lui, regroupe les plus puissants grands patrons français, et chapeaute en fait l’UIMM; L’organisation a toujours très nettement soutenu la droite française… c’est un « secret de polichinelle », comme le dit l’un des officiers des RGs qui témoigne incognito, que le grand patronat finance la politique, afin de faire passer la droite au pouvoir, ou d’acheter des amendements favorables. Laurence Parisot, sa dernière dirigeante en date, qui a succédé au baron Seillières (en séchant sur place le frère de Sarkozy), est ainsi du genre à brailler à longueur de journée à la télé que les 35 heures c’est de la merde… et lorsque Royal, en face, lui a demandé si elle voulait qu’on les abroge, elle a reconnu que non. Cela donne le ton.

  Maintenant, ces affaires de mandat… le MEDEF, bien que plus puissant et « hiérarchiquement supérieur » à l’UIMM, n’en dispose pas d’autant que ce dernier. A quoi correspondent ces fameux mandats ? A des places, dans tout le réseau social français, de l’Unedic à la formation professionnelle, en passant par l’AGIRC  et l’ARRCO (retraite complémentaire des cadres). Le lecteur attentif se demande déjà pourquoi les grands patrons français disposent d’autant de pouvoir dans ce système qui profite surtout aux employés… Personnellement, je dirais que c’est juste injuste. Voilà. Mais Laurence Parisot, tel Prométhée descendant du ciel, apporte le feu sacré – et la solution : Tandis que l’UIMM bat de l’aile sous la pression médiatique liée au scandale financier (L’UIMM accusant les syndicats d’être bénéficiaires de la caisse noire, suprême insulte), elle veut que ces fameux mandats soient retirés des « mains des hommes d’appareil » pour être restitués directement aux patrons.

  La question, évidemment, est : Lesquels ?

La non-information

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  Ami lecteur, si tu es un habitué de ce blog, tu dois bien savoir ce que le JRDF pense de la politique russe actuelle… dans la section « Actu internationaaaale », tu y trouveras sinon un petit récapitulatif des fraudes avérées utilisées lors des dernières élections législatives.

  Cette fois-ci, c’est donc le tour de la présidentielle. Poutine, forcé de passer la main, au moins officiellement, règle des deux mandats consécutifs au maximum oblige, a désigné son dauphin. Remarque, cher lecteur, qu’évoquer des fraudes électorales en Russie, c’est un peu comme révéler que le catch américain est bidon… à part quelques enfants, tout le monde le sait déjà.

  En fouinant un peu ici et là, on trouve néanmoins les armatures de cette cage politique qui a enserré la Russie. Peu importe que cela soit connu. Qui ira l’empêcher ? D’abord, ainsi, les opposants ne sont pas même autorisés à participer à l’élection. Excepté un nationaliste et le parti communiste, à la solde du pouvoir, et un presque-parfait inconnu. Exit Kasparov donc, pour ne citer que lui, rejeté pour cause de « signatures frauduleuses ». Mais bien sûr… A noter que ces opposants réels n’ont pu, de toute façon, pas même louer UNE SEULE salle dans tout Moscou, pour y organiser un meeting.

  Et puis, il y a le côté crade; Sur le Zapping de Canal +, on voit ce qui arrive à quelqu’un qui scande « la Russie sans Poutine »; avant le troisième slogan, il est embarqué, un policier lui tenant chaque membre… ça fait froid dans le dos. Une assesseuse de bureau de vote avoue même que le taux de participation sera gonflé, pour rendre l’élection légitime.

  Et voilà. Le pire, il ne faut pas le cacher, est que Poutine reste populaire. Pourquoi ? D’abord parce que, au fond, il n’a fait qu’utiliser les armes mises à sa disposition. La Russie est un immense territoire à la population très disparate; les citoyens y sont très isolés. Une preuve ? La manifestation contre le réchauffement climatique n’a réuni que 12 personnes à Moscou – avant d’être évacuée manu militari. Il y a certes les aspects positifs : Après la Perestroïka, des pans entiers du système communiste ont été détruits, sans être remplacés ! La situation, sous Eltsine, était certes plus libre que jamais pour les russes, mais terriblement chaotique…

  Poutine a reconstruit le système. C’est indéniable. Le problème, c’est le tour qu’il lui a donné…

   Ah oui, et donc, le nom du nouveau Président ? Medvedev. Un homme de paille. Qui trahira peut-être son mentor… mais c’est assez peu probable, s’il ne désire pas être  »assassiné par des terroristes »…

Obama le plagiaire

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  J’en profite pour faire un petit détour par la campagne présidentielle américaine… et par le flot de déceptions qu’elle charie avec elle. Déjà, le système de vote américain, « winner takes all », signifiant que chaque Etat (sauf deux, précisément) donne toutes ses voix au vainqueur des élections, et d’une manière générale, le bipartisme et la faible différence entre républicains et démocrates, sont déjà des motifs d’ennui et de frustration.

  Mais regardons d’un peu plus près les finalistes, sur le champ de course. Une Hillary Clinton qui verse sempiternellement dans le larmoyant, avec ses grands yeux, son « les femmes doivent voter pour moi » et sa démagogie étalée un peu partout. De l’autre côté du ring, un John MacCain qui ne sait que parler de guerre, de celles qu’il a connu, de celles qu’il veut lancer. Qui a le charisme d’une endive, et l’intégrité d’un présentateur de journal sur TF1 (ou Fox News), mais qui va probablement gagner… Pourquoi ?

  Parce que, à part la miss Clinton, il y a… Barack Obama ! Oui, ce grand type noir qui fait titrer les magazines « la génération Obama » et placarde un peu partout le mot « changement ». Eh bien, plutôt que de parler d’un glorieux avenir américain, voyons ce que Monsieur Obama fait avec le passé : il le plagie. Ainsi, cette stupéfiante vidéo : http://www.ilovepolitics.info/Obama-copie-conforme_a330.html qui compare le discours du gouverneur du Massachussets Deval Patrick avec l’un des derniers speechs de « monsieur Révolution ». La ressemblance est plus que troublante, elle est imparable : Obama a tout simplement pompé le discours d’investiture du premier noir qui soit devenu gouverneur, datant d’à peine moins de deux ans !

  Qu’en pensez-vous ? Pour moi, c’est tout simplement rédhibitoire. [EDIT : De récentes informations m'ont appris que Obama aurait pompé ce discours avec l'accord de son auteur. Mouais... je persiste à trouver cela bien naze, d'autant que ce speech est déjà une resucée des discours de Martin Luther King...]

Le MoDem se recentre

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  Un très bon article signé Elizabeth Pineau, pour Reuters. On y saisit les nuances du parti de Bayrou, et la tendance globale qui le rapproche de la gauche (et ne cesse de m’étonner… en espérant que cela n’est pas un plan perfide pour diviser les forces progressistes…)

 

PARIS (Reuters) – La question d’un éventuel partenariat « sans domination, ni soumission » avec le PS a été évoquée lors du meeting des candidats Mouvement démocrate à la mairie de Paris, réunis mardi soir à la Mutualité autour de François Bayrou.

La tête de liste centriste dans la capitale, Marielle de Sarnez, a renvoyé cette question pour l’entre-deux tours, contrairement au souhait du maire PS sortant, Bertrand Delanoë, de voir le MoDem annoncer la couleur avant le premier tour de scrutin, dimanche.

« Partenaires, oui, nous y sommes prêts. Solidaires, oui, la solidarité dans l’action est nécessaire. Mais soumis, non, sectaires, non », a déclaré la députée européenne devant quelque 2.500 personnes, dont beaucoup étaient munies d’écharpes et de drapeaux orange.

« Quand il y a des mains tendues, il faut que soient deux libertés qui se rencontrent. Et pas de domination ou une soumission », a ajouté Marielle de Sarnez, qui a dit vouloir attendre la voix des urnes avant de prendre une décision.

« Le seul élément qui peut obliger à une attitude nouvelle des élus, c’est le vote des électeurs », a-t-elle estimé.

Marielle de Sarnez a envisagé un partenariat avec le seul maire sortant de la capitale.

« Nous avons été plus proches de Bertrand Delanoë (…) Il y a beaucoup de choses que nous avons approuvées », a dit la députée européenne, qui a eu des mots sévères pour la candidate UMP Françoise de Panafieu, dénonçant « des attitudes politiques avec lesquelles je suis en profond désaccord : débauchages, parachutages, ‘tocards’ et compagnie… »

« Je fais une offre, on va voir qui y répond », a-t-elle résumé devant la presse après le meeting.

Dernier à intervenir à la tribune, François Bayrou a transmis au public « le salut modeste de la capitale de Navarre », Pau, dont il brigue la mairie.

« Si on tient la capitale de France et la capitale de Navarre, on a une petite chance de faire changer les choses dans le pays », a-t-il souligné.

« VOUS N’ÊTES PAS COMESTIBLES »

Le « troisième homme » de la présidentielle a plaidé pour un changement de système électoral qui permette un vote direct à Paris, Lyon et Marseille.

« Si Paris n’était pas victime d’une loi électorale stupide, pénalisante (…) je n’ai aucun doute qu’aujourd’hui beaucoup de Parisiens choisiraient de voter pour Marielle de Sarnez et l’équipe qui l’entoure », a-t-il estimé.

Le partenariat que propose Marielle de Sarnez pour le deuxième tour, « ça n’est pas autre chose que le pluralisme accepté », a aussi souligné François Bayrou. « Il n’y a pas ceux qui dirigent et ceux qui obéissent, il y a des partenaires qui décident ensemble ».

Une posture également revendiquée par les autres candidats MoDem.

« Je suis à la tête d’une liste qui est faite pour gagner », a déclaré l’animateur Philippe Meyer, candidat dans le Ve arrondissement face à l’UMP Jean Tibéri et la socialiste Lyne Cohen-Solal.

« Que ceux qui veulent vous manger ou vous vassaliser le sachent : vous n’êtes pas comestibles, vous n’êtes pas leurs domestiques, vous êtes leurs égaux devant le suffrage universel », a ajouté le journaliste, qui a conclu son intervention par une chansonnette.

« Nous pouvons avoir des partenariats mais nous ne pouvons en aucune manière faire des actes d’allégeance », a souligné Corinne Lepage, candidate dans le XIIe arrondissement face à Jean-Marie Cavada, transfuge du MoDem soutenu par l’UMP.

L’ancien président de Radio-France a été hué par une partie du public, ce que Corinne Lepage a désapprouvé à la tribune.

Jean Peyrelevade, dont le MoDem prédit un bon score dans le XVIe arrondissement, a quant à lui attaqué le maire sortant sur son projet économique.

« Le Paris de Bertrand Delanoë, c’est une superbe voiture avec une superbe carrosserie, avec plein de lumières qui brillent de tous les côtés, mais pas de moteur », a dit l’ancien président du Crédit Lyonnais.

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