Guerre entre requins, sur fond de millions détournés

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 Alala, la politique française… Décidément, l’actualité est chargée en matière de scandales financiers. L’un des derniers en date, concernant un « petit » détournement de 19 millions d’euros en 7 ans par le grand ponte de l’UIMM, vient de rebondir. On découvre que Gautier-Sauvagnac serait parti (en fait, plus précisément serait resté en tant que délégué, avec un adjoint bien placé) de la présidence de l’organisation, en échange d’une coquette somme de 1,5 millions d’euros.

  Ce qui fait bondir Laurence Parisot. Enfin, sur les plateaux de télévision. Deux raisons à cela :

1/Face à un tel scandale outrancièrement étalé, elle mime l’offusquée afin de se faire bien voir, elle la « chef des grands patrons ».

2/La discréditation de l’UIMM permettrait au MEDEF de récupérer une bonne part des 200 mandats « liés au dialogue social », et ça, c’est toujours bon à prendre.

  Tout cela nécessite quelques explications. L’UIMM (z’avez remarqué ? Le lettrage et les couleurs sont les mêmes que sur le logo de l’UMP) est issu de différentes organisations patronales pas très nettes, genre mines et usines du 19e siècle, paternalisme et enfants expédiés au fond du puit dès huit ans. D’où la renaissance récente sous le joli nom d’ »UIMM ». Je fais court.

  Le MEDEF, quant à lui, regroupe les plus puissants grands patrons français, et chapeaute en fait l’UIMM; L’organisation a toujours très nettement soutenu la droite française… c’est un « secret de polichinelle », comme le dit l’un des officiers des RGs qui témoigne incognito, que le grand patronat finance la politique, afin de faire passer la droite au pouvoir, ou d’acheter des amendements favorables. Laurence Parisot, sa dernière dirigeante en date, qui a succédé au baron Seillières (en séchant sur place le frère de Sarkozy), est ainsi du genre à brailler à longueur de journée à la télé que les 35 heures c’est de la merde… et lorsque Royal, en face, lui a demandé si elle voulait qu’on les abroge, elle a reconnu que non. Cela donne le ton.

  Maintenant, ces affaires de mandat… le MEDEF, bien que plus puissant et « hiérarchiquement supérieur » à l’UIMM, n’en dispose pas d’autant que ce dernier. A quoi correspondent ces fameux mandats ? A des places, dans tout le réseau social français, de l’Unedic à la formation professionnelle, en passant par l’AGIRC  et l’ARRCO (retraite complémentaire des cadres). Le lecteur attentif se demande déjà pourquoi les grands patrons français disposent d’autant de pouvoir dans ce système qui profite surtout aux employés… Personnellement, je dirais que c’est juste injuste. Voilà. Mais Laurence Parisot, tel Prométhée descendant du ciel, apporte le feu sacré – et la solution : Tandis que l’UIMM bat de l’aile sous la pression médiatique liée au scandale financier (L’UIMM accusant les syndicats d’être bénéficiaires de la caisse noire, suprême insulte), elle veut que ces fameux mandats soient retirés des « mains des hommes d’appareil » pour être restitués directement aux patrons.

  La question, évidemment, est : Lesquels ?

-jrdf
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