La non-information

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  Ami lecteur, si tu es un habitué de ce blog, tu dois bien savoir ce que le JRDF pense de la politique russe actuelle… dans la section « Actu internationaaaale », tu y trouveras sinon un petit récapitulatif des fraudes avérées utilisées lors des dernières élections législatives.

  Cette fois-ci, c’est donc le tour de la présidentielle. Poutine, forcé de passer la main, au moins officiellement, règle des deux mandats consécutifs au maximum oblige, a désigné son dauphin. Remarque, cher lecteur, qu’évoquer des fraudes électorales en Russie, c’est un peu comme révéler que le catch américain est bidon… à part quelques enfants, tout le monde le sait déjà.

  En fouinant un peu ici et là, on trouve néanmoins les armatures de cette cage politique qui a enserré la Russie. Peu importe que cela soit connu. Qui ira l’empêcher ? D’abord, ainsi, les opposants ne sont pas même autorisés à participer à l’élection. Excepté un nationaliste et le parti communiste, à la solde du pouvoir, et un presque-parfait inconnu. Exit Kasparov donc, pour ne citer que lui, rejeté pour cause de « signatures frauduleuses ». Mais bien sûr… A noter que ces opposants réels n’ont pu, de toute façon, pas même louer UNE SEULE salle dans tout Moscou, pour y organiser un meeting.

  Et puis, il y a le côté crade; Sur le Zapping de Canal +, on voit ce qui arrive à quelqu’un qui scande « la Russie sans Poutine »; avant le troisième slogan, il est embarqué, un policier lui tenant chaque membre… ça fait froid dans le dos. Une assesseuse de bureau de vote avoue même que le taux de participation sera gonflé, pour rendre l’élection légitime.

  Et voilà. Le pire, il ne faut pas le cacher, est que Poutine reste populaire. Pourquoi ? D’abord parce que, au fond, il n’a fait qu’utiliser les armes mises à sa disposition. La Russie est un immense territoire à la population très disparate; les citoyens y sont très isolés. Une preuve ? La manifestation contre le réchauffement climatique n’a réuni que 12 personnes à Moscou – avant d’être évacuée manu militari. Il y a certes les aspects positifs : Après la Perestroïka, des pans entiers du système communiste ont été détruits, sans être remplacés ! La situation, sous Eltsine, était certes plus libre que jamais pour les russes, mais terriblement chaotique…

  Poutine a reconstruit le système. C’est indéniable. Le problème, c’est le tour qu’il lui a donné…

   Ah oui, et donc, le nom du nouveau Président ? Medvedev. Un homme de paille. Qui trahira peut-être son mentor… mais c’est assez peu probable, s’il ne désire pas être  »assassiné par des terroristes »…

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