Désirs d’Avenir sauve l’honneur (4)

  Quatrième partie de l’article consacré à la dernière grande réunion de Désirs d’Avenir… ceux qui prétendent qu’il ne s’y passe rien peuvent venir nous rembourser le jerrican de café consommé depuis que le JRDF a décidé de couvrir l’évènement…

  Au tour d’une intervention surprenante et fort instructive. La porte-parole du BHV a pris la parole  pour prouver que de grandes enseignes pouvaient avoir une sensibilité de gauche, et s’intéresser à des sujets comme le développement durable. Il ne faut pas être naïfs pour autant : Même sincère, cette démarche a quelques évidentes arrière-pensées commerciales.

  L’intervenante a commencé en précisant que le BHV comptait, à tous ses échelons, autant d’hommes que de femmes. Elle a également précisé que, selon elle, les employés de l’enseigne étaient bien voire très bien payés, ce qui expliquait le faible nombre des démissions de personnel. A propos des visées environnementales du groupe, la porte-parole a annoncé que, modestement mais sensiblement, le BHV employait des double-vitrages et appliquait les principes de l’éclairage écologique, afin de réduire les dépenses d’énergie. L’intégration du magasin dans son environnement urbain, à travers une façade adaptée, est également prise en compte. Leurs meubles sont garantis FSC (un label surveillé par Greenpeace établissant la traçabilité du bois, pour éviter qu’il ne provienne de déforestations sauvages et autres entreprises mafieuses), et ils utilisent le TFC (une fibre de bois écologique pour renforcer les structures). La qualité de l’eau et de l’air est contrôlée en permanence (tests de nitrates et humidificateurs ambiants). Les encres utilisées sont des solvants, et leurs sacs sont à 40% recyclables. Enfin, le BHV pratique le tri des déchets, la récupération des piles et des lampes usagées.

  Bruno Rebelle (le conseiller en écologie de Royal, celui qui avait été fliqué de très près par les RGs lors de la campagne présidentielle) a ensuite pris la parole. Il a rappelé que, selon des estimations scientifiques croisées, 80% des français seront des citadins, en 2050. Il a donc enjoint à ne pas se concentrer uniquement sur l’aspect écologique du développement durable, mais à considérer toutes ses facettes, y compris économiques et sociales. Par rapport aux fameuses normes Haute Qualité Environnementale, Bruno Rebelle a souligné qu’elles étaient très laxistes. En pratique, sur une vingtaine de critères retenus, il suffit d’en respecter quelques-uns pour obtenir le label. L’écologiste a ensuite appelé à utiliser le photo-voltaïque sur les bâtiments, afin de générer une énergie plus propre. Il a conclu son intervention en incitant à créer des emplois par l’économie solidaire, et en ne se contentant pas d’attirer des grandes entreprises.

  La prise de parole qui a suivi a brassé divers sujets, en commençant par celui des copropriétés, qui nécessitent, si on veut soutenir ces structures, d’entrer en relation avec les élus. Sur le plan environnemental, on a mis en valeur les « pompes à chaleur », un dispositif qui permet d’extraire de la chaleur de l’eau, jusqu’au 0 absolu. Puis, un intervenant a appelé à modifier profondément les CONDITIONS de travail, et à établir un vrai droit à la mobilité du citoyen. Afin d’étayer son propos, il a pointé du doigt la sécurité sanitaire affligeante – et dangereuse – dans le métro.

  Plus loin, l’assemblée a discuté de la proposition d’établir le prix de l’énergie en fonction des revenus, voire à assurer leur gratuité en respectant un certain plancher. Un intervenant a rappelé qu’il existait un « appel pour un panel éducation pollution », consultable sur le site : www.ageca.fr

  De manière très socialiste, on a répété que la précarité n’était pas un moteur économique, mais qu’au contraire, elle fragilisait la croissance et la consommation. Une idée a fusé, que je trouve très intéressante : elle appelait à rétablir les celliers, afin d’économiser l’énergie et de lutter contre le vieillissement artificiel des aliments.

  Sur un plan économique, on a évoqué les outils de collecte d’épargne et de transformation à long terme, ainsi qu’une méthode tombée en désuétude, mais qui présente certains avantages : le viager hypothécaire (personnellement, bien que comprenant l’esprit de cette idée, qui garantit à une personne la jouissance d’un bien immobilier jusqu’à sa mort, je pense que malheureusement, le viager est un appel indirect au meurtre maquillé…)

  Enfin, pour clore cette session, un participant a fait la remarque très franche et « brut de décoffrage », mais néanmoins vraie malheureusement, que la discrimination est devenue si caricaturale qu’on ne peut plus l’ignorer. Comment ne pas voir que les noirs, en France, sont systématiquement aiguillés pour devenir agents de sécurité et éboueurs (pour les hommes) ou gardes de vieilles dames et d’enfants (pour les femmes) ?

-jrdf
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