posts du 12 mars, 2008


Grève des caissières (et des caissiers, pas de sexisme)

  Retour sur un évènement historique, en France, quasiment passé à la trappe de l’actualité. Une fois n’est pas coutume, c’est au site de TF1 que le JRDF fera référence, ici, avec un reportage plutôt bien foutu : http://tf1.lci.fr/infos/economie/social/0,,3699880,00-greve-historique-caissieres-vendredi-.html

  A noter, à la fin du reportage, la funèbre allusion au sujet suivant, qui concerne deux nouveaux suicides sur le site de PSA… glacial… concernant les caissièr(e)s, il faut comprendre que le temps partiel imposé leur interdit un second emploi (les horaires étant variables au gré des volontés de la direction), et que leur salaire étant souvent inférieur au SMIC (en échange d’une « formation »), on peut véritablement parler de pauvreté pour ces employés qui, de plus, sont menacés d’être remplacés par des machines. Le site de TF1 se permet même de faire référence à Ségolène Royal, toujours aussi vindicative :

« Pour la première fois, les salariés des grandes surfaces se bougent. On entend des choses qu’on n’entendait pas avant comme : ça finira mal. Il y a un sentiment de révolte des gens qui est à la mesure de la tromperie dont ils ont été les victimes« , a déclaré Ségolène Royal à la presse en marge d’une réunion de soutien aux candidats socialistes pour les élections cantonales en Charente-Maritime. Pour la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, « c’est le règne de l’argent fou« .

  La morale de l’histoire ? Ces employés se sont battus, notamment, pour obtenir que leur ticket restaurant passe de 3,05 Euros à 4,50 Euros (exemple de la grève dans la chaîne « Grand Littoral »); Après 11 jours de conflit, ils n’ont même pas obtenu la moitié de cela…

Réflexions critiques sur notre première Révolution

  Histoire avec un grand « H », encore et toujours… Comme il est dangereux de considérer 1789 à la manière d’un conte de fées (les gentils républicains contre les méchants royalistes), il convient peut-être d’en resituer certains aspects. Dans un précédent post, j’avais, par les mots de Hugo, abordé le côté indéniablement positif de notre Première Révolution. Voyons maintenant ses aspects négatifs…

  D’abord, il faut bien imaginer que, malgré le caractère « absolu » de l’Ancien Régime (qui a été restauré à peine quelques dizaines d’années après, soit dit en passant), celui-ci avait déjà institué, depuis fort longtemps, les élections. Certes, celles-ci étaient « locales » (pour faire court), spécifiques à chaque « pays », encadrées par le pouvoir, et ne remettaient pas en question la domination des nobles. On peut toutefois arguer que la « Révolution » a enlevé le droit de vote aux femmes, qui précédemment pouvaient se prononcer lors de ces consultations ! Un droit qui a du attendre près d’un siècle et demi avant d’être, à nouveau, reconnu pour la moitié de la population française… Tout comme l’abolition de l’esclavage (1792), qui n’a jamais été réellement mise en pratique avant le Printemps des Peuples (1848)…

  Ensuite, 1789 a engendré les lois Le Chapelier, qui ont, en gros, aboli toute possibilité de syndicalisation, et de corporation, pour le peuple. C’est le Second Empire qui a permis de les réintégrer dans la loi française… On fait mieux, en matière de « liberté »… Des dispositions à mettre en parallèle avec la destruction des spécificités de certaines « régions », telle la Corse, forcée à abandonner l’apprentissage de sa langue – au titre de la République « une et indivisible ».

  Ensuite, et bien plus grave, notre première Constitution, validée à plus de 99% par le peuple, n’a jamais été appliquée. De même que le premier préambule de la Constitution, qui faisait honneur aux femmes, a été supprimé.

  Economiquement parlant, il faut tout de même se souvenir que, suite à la fuite des capitaux, la monnaie a été remplacée par les assignats, puis par les mandats, dont l’usage était obligatoire, sous peine de mort. Ce même papier qui allait perdre, en quelques années, près de 3000 fois sa valeur… La Révolution a également flingué une bonne part de notre industrie, au milieu d’un maelstrom de corruption et d’absurdités. Les routes n’étaient plus entretenues… Il a fallu attendre Napoléon pour que cet état de fait change (même si seules les voies « militaires » ont été véritablement refaites).

  Militairement parlant, d’ailleurs, on ne peut pas obérer le fait que la guerre de Vendée a fait, au moins, plus de 300 000 morts et déportés. Les forêts qui « abritaient les rebelles » ont été calcinées. Sans parler des viols, pillages et autres exactions… Certes, les deux camps ont eu des attitudes violentes, et on parle d’une guerre civile, mais l’ampleur de ce « génocide » est tout de même irréfutable.

  Du point de vue de la liberté de la presse, si la censure sévissait sous l’Ancien Régime, certains directeurs de rédaction « dérangeants » (c’est-à-dire ceux qui n’appartenaient pas au parti actuellement au pouvoir), durant la Révolution, ont tout simplement été… tués. Ca calme.

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Israël déconne à pleins tubes

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  Ami lecteur, si tu n’habites pas au fond d’une grotte (dans ce cas, en revanche, passe le bonjour à l’ami Bennie), tu as bien du entendre la terrifiante nouvelle du moment. Bon, c’est vrai, ce n’est pas ce qui manque actuellement, mais quand même, celle-là est de taille : Israël reprend son processus de colonisation.

  Donc, après une bonne cinquantaine d’années de tensions et de guerres, alors que la « Palestine » se réduit à une peau de chagrin (deux, précisément) encerclée par un gigantesque mur, souffrant des affres de la guerre civile – Hamas contre Fatah – et tandis que les USA et l’Europe font pression de partout afin de relancer un plan de paix moribond, voilà que Israël décide de reprendre ses conneries.

  Oui, j’écris « conneries ». Je pourrais tout aussi bien écrire « tragiques conneries », mais bon, vous aurez compris. Sans vouloir prendre parti pour les palestiniens, il faut reconnaître qu’Israël dispose en comparaison d’un immense territoire, d’une armée colossale, et surtout de richesses au moins dix fois supérieures. Alors, bordel de merde, pourquoi vouloir empiéter encore sur un territoire fortement hostile, juste pour y coller quelques nouvelles colonies ?

  La voilà, la grande question, « Pourquoi » ? Et, malheureusement ami lecteur, il me semble disposer de la réponse. Elle est évidente et pathétique : Le 28 mars, se tiendront en Israël des élections législatives. Voilà. Le parti en place, Kadima, d’obédience centriste (en fait composé pour une bonne part d’anciens éléments du Likoud, donc de droite), souhaite afficher une image inflexible face aux « terroristes » et autres « ennemis de la sécurité nationale ». Bande de connards ! Désolé, je suis vulgaire. Mais des gens vont mourir, et d’autres vont souffrir, pour que quelques politiciens puissent sauver leur cul. Ca me dégoûte… qu’Israël ne s’étonne pas de devenir TRES impopulaire dans le monde, si son peuple continue à voter pour de tels êtres sans scrupules.

  Enfin… Autant aller hurler ça dans le désert… La politique, c’est vraiment une belle saloperie, quand même…

C’est beau Internet

  A voir… cette émission américaine aborde sous un angle intéressant les « performances » des nouvelles stars d’Internet. Parmi elles (allez, je grille le suspens), un homme qui s’est… hum… tranché le pénis avec une pince, avant de balancer la vidéo en ligne. C’est assez atroce, hein ? Eh bien, les journalistes ricains ont bien réagi, je trouve… Vous allez comprendre pourquoi :

  http://www.koreus.com/video/videos-virales.html

Les Pays-bas et l’Islam fondamentaliste

  Hélas, ces problèmes ne sont pas spécifiques aux Pays-Bas… A noter le « testing » avec la burkini, dans lequel on voit que les réactions les plus violentes proviennent… précisément, des musulmans modérés ! Evidemment qu’on ne peut pas mettre dans le même sac tous les croyants de l’Islam… un article de Sabine Sassou, extrait du site de Libération :

L’exaspération monte aux Pays-Bas, sur une multitude de conflits quotidiens liés à l’islam. Les débats se suivent, incessants. Le 5 décembre, le Parlement a interdit le port du foulard islamique dans la police, après des années de politiques plus ou moins tolérantes en fonction des villes. La municipalité d’Amsterdam, de son côté, a demandé à ses travailleurs sociaux, même musulmans, de serrer la main des femmes dans la rue. La décision a été prise après bien des remous : Job Cohen, le maire travailliste d’Amsterdam, a d’abord trouvé qu’il n’était «pas indispensable» de serrer toutes les mains. Puis plusieurs élus travaillistes de l’arrondissement de Slotervaart – à forte immigration -, dans l’ouest de la ville, se sont battus pour le respect de «la norme du pays d’accueil».

Groupe à part. Et puis il y a Geert Wilders, chef de la droite populiste passé maître dans l’art d’exploiter le malaise ambiant. Même si toutes les polémiques ne sont pas provoquées par cet homme politique, il promet depuis quatre mois un film contre le Coran. Cette annonce a déclenché une tempête qui a ravivé le traumatisme subi après la mort du cinéaste Theo van Gogh. Il avait été égorgé le 2 novembre 2004 par un jeune islamiste néerlando-marocain, trois mois après la diffusion de son film, Soumission, qui dénonçait la condition des femmes dans l’islam. Depuis, les musulmans sont considérés comme un groupe à part, fort de 850 000 personnes (5 % de la population néerlandaise). La présence de 20 000 à 30 000 radicaux, selon les services secrets, est présentée par Geert Wilders comme une menace «d’islamisation de la société néerlandaise».

Le burqini, ce nouveau maillot de bain qui couvre l’intégralité du corps des femmes, donne la mesure des avancées du fondamentalisme. Pour tester les réactions du public, la chaîne de télévision Netwerk a envoyé une journaliste écumer les piscines du pays en burqini. La réplique la plus féroce est venue d’un musulman qui a vitupéré contre «l’influence croissante de l’islam orthodoxe aux Pays-Bas». Au total, six piscines municipales ont aujourd’hui interdit le maillot de bain islamique.

Le royaume est manifestement pris dans un double conflit entre liberté de religion et liberté d’expression, intégration et tolérance. En septembre, une agence gouvernementale a appelé les Néerlandais à «s’adapter à l’islam». Son argument : «La tolérance est trop faible.» L’islamologue Hans Janssen, de l’université d’Utrecht, estime au contraire que «les Pays-Bas cèdent beaucoup trop aux menaces brandies par les fondamentalistes». Il en veut pour preuve que le gouvernement a demandé à Geert Wilders de ne pas diffuser son film, par peur de représailles. Dans un autre registre, la banque Fortis a remplacé par une encyclopédie la petite tirelire en forme de cochon qu’elle offrait à l’ouverture de tout compte pour enfant.

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Les chercheurs dans la rue

AFP – un article de Guy Clavel

PARIS (AFP) – Le monde de la Recherche a fait part mardi de son inquiétude devant les réformes en cours dans son secteur, avec une réunion de directeur de laboratoires au Collège de France et deux manifestations à Paris et Toulouse pour affirmer le besoin d’autonomie de la science face au politique.

Plus de 200 chercheurs ont manifesté devant le ministère de la Recherche à Paris, et le même nombre à Toulouse, au moment où quelque 600 directeurs de laboratoires se rencontraient au Collège de France pour marquer leurs réserves face à l’évolution de la réforme de la recherche poursuivie par le gouvernement.

La manifestation, à l’appel des syndicats de la recherche (SNCS, SNESUP, UNSA…) et du mouvement Sauvons la Recherche (SLR), marquait « l’inquiétude des chercheurs sur l’évolution néfaste » de la réforme et « la menace sérieuse qu’elle fait peser sur son autonomie », a déclaré à l’AFP le vice-président de SLR, Georges Debrégeas.

Au Collège de France, directeurs de laboratoires et responsables d’instances scientifiques se sont penchés pendant environ 4 heures sur les principes à respecter pour toute réforme de la recherche. « Le plus important », ont-ils souligné, est « le respect de l’autonomie du champ scientifique par rapport au politique ».

Pour leur porte-parole, Philippe Blache, les « patrons » de recherche vont consulter leurs unités pour dégager des initiatives qu’ils présenteront dans environ deux mois.

De leur côté, les manifestants de Paris ont symboliquement lancé une « attaque aérienne » avec des avions en papier sur les grilles du ministère pour « faire passer leurs messages » : notamment un refus de voir l’Agence nationale de la recherche (ANR) créée en 2005 leur imposer l’orientation des axes de la recherche, et leur peur d’une perte d’autonomie des organismes tels que le Centre national de la Recherche scientifique (CNRS).

Répondant à cette crainte devant un « pilotage gouvernemental », la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, a estimé qu’une « bonne stratégie » de recherche nationale passe par le « croisement des regards du politique et du scientifique » : le premier « part des grands défis de la société » (Alzheimer, biodiversité…) et le second « des forces et des faiblesses de nos laboratoires et de leurs ambitions scientifiques ».

La précarité des chercheurs et le financement de la recherche étaient également au centre des critiques des manifestants.

Marianne Mangeney, statutaire, chercheuse en biologie, craint que l’ANR ne finance plus « tout ce qui n’est pas directement utile » (sciences sociales, humaines…) et que « des pans entiers » de la recherche ne disparaissent ainsi.

Valérie Pécresse a rappelé l’effort fait par le gouvernement pour le financement de la Recherche et de l’enseignement supérieur, avec la création de 6.000 emplois et une augmentation de 25% des crédits depuis 2005.

Les manifestants, comme les directeurs de laboratoires réunis au Collège de France, craignent aussi que le CNRS devienne une simple agence de moyens qui distribuerait des crédits au lieu d’impulser la recherche.

La réforme voulue par le gouvernement pour le « moderniser », rappelée dans une « feuille de route » envoyée à la présidente du CNRS la semaine dernière par Mme Pécresse, risque de transformer ce « garant de la recherche fondamentale » en un ensemble d’instituts, ce qui « présente des risques d’éclatement de l’organisme », ont fait observer les directeurs de laboratoires.

Municipales : Le racisme, parce que je le vaux bien

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  On continue avec Dati, après la censure de La Télé Libre, nouvel épisode : je me victimise en accusant le MoDem d’être raciste. C’est décidément la mode, en ce moment, à l’UMP… Article relayé par Rue 89 :

 

Samedi soir dans le VIIe arrondissement de Paris. Piscine du Racing Club de France. A l’invitation de la Fédération française de natation, tous les candidats aux municipales se retrouvent pour la « Nuit de l’eau », opération caritative parrainnée par l’Unicef. Dans le très chic VIIe, Thierry Rey, mais aussi Christine « Kiki » Caron sont là, sous l’œil averti de la candidate UMP, Rachida Dati.

Un fan de la Garde des Sceaux réclame une photo

Ex-élue de l’UMP, Véronique Delvolvé-Rosset a aussi entraîné son équipe de campagne du MoDem dans la folle soirée. Avec l’idée de se baigner. L’un de ses colistiers (il tient à garder son anonymat, mais ses amis le reconnaîtront aisément), fan de la Garde des Sceaux, profite de l’occasion pour se faire prendre en photo avec Rachida Dati. Auparavant, il demande l’autorisation à Michel Dumont, maire sortant et numéro 2 de la liste UMP et, bien sûr, de l’intéressée. Pas de problème. Un autre colistier tient l’appareil et on prend la pose:

L’admirateur du MoDem:
« – Je suis très content de faire cette photo, même si on est sur une liste adverse… »
Rachida Dati:
« – Ah bon, laquelle? »
L’admirateur du MoDem:
– Hé bien… la liste MoDem! »

A ces paroles, la candidate UMP se tend et se retourne vers son interlocuteur.

Rachida Dati, l’œil noir:

« - Dans ce cas, pas de photos. Non monsieur, vous êtes un raciste… pardon, votre liste tient des propos racistes. Je ne veux pas être prise en photo avec vous, ces photos ne seront pas publiées. »

L’admirateur du Modem, un peu sonné:

« - Non, madame, je ne suis pas raciste. Nous sommes une liste bon enfant et il n’y a jamais eu d’attaques de ce genre. »

Fin de l’échange, l’un des gardes du corps de la ministre baisse l’appareil du photographe amateur. Le tout a duré trente secondes. Furieux et déçus, les militants MoDem remballent leur maillot de bain. Après avoir vainement tenté de croiser sa rivale, dimanche matin, en campagne dans la très chic rue Clerc, Véronique Delvolvé-Rosset réclame maintenant des excuses publiques:

« Je n’en peux plus de cette campagne de merde. Elle ne dit pas bonjour, elle insulte ma liste. C’est insupportable. On tue le débat! »

De son côté, Rachida Dati nie avoir tenu de tels propos. Son attachée de presse raconte que « cela ne s’est pas passé comme ça »:

« Elle a dit: ‘C’est dingue, avec la campagne que vous faites, vous voulez faire des photos avec moi’. Il n’a jamais été question de propos racistes. »

Problème: un journaliste de télévision, qui a assisté à la scène, confirme point par point le récit fait par les militants du MoDem.

Egalité salariale entre les sexes, et démagogie de l’UMP

  Je poursuis ici ma réflexion sur l’égalité entre les sexes, en particulier au sein de l’entreprise, à la lumière de l’actualité élyséenne. Il y a quelques jours, Sarkozy a annoncé une loi visant à établir une réelle égalité salariale entre hommes et femmes. Qui peut s’y opposer ?

  Le problème, c’est que cette annonce faite deux jours avant le premier tour des municipales (quel hasard !), fait suite à au moins six lois récentes établissant précisément cela. Sans parler du fait que, depuis notre première Révolution, il est soit-disant interdit de discriminer les citoyens (ce qui n’a pas empêché les républicains de retirer le droit de vote aux femmes et d’établir un scrutin uniquement masculin, soit dit en passant). La dernière loi, datant de Chirac, et c’est là l’un des points de ma réflexion, étant prévue pour s’appliquer en décembre 2010 (j’adore les mecs qui prennent des décisions qui ne les concerneront pas, d’ailleurs), Sarkozy promet, pour sa part, un texte applicable, lui, en 2009.

  Alors, voilà. Je sais que je pousse de nombreux coups de gueule ici actuellement, mais là c’est une rafale de fusil-mitrailleur que j’aimerais tirer au ciel. Ceux qui discriminent ne méritent que LA PRISON, point. Et cela doit s’appliquer dès maintenant. 2010 ? 2009 ? Et pourquoi pas 2050 ?

  Ouvrons les yeux ! En France, quelqu’un qui vole un pain, dans une boulangerie, souffrira plus qu’un patron qui humilie et rabaisse une part de ses employés ! Que risquent ceux qui payent moins cher les femmes que les hommes – ou le contraire ? Simplement rien. Une amende, au maximum. Et ça se prétend une Démocratie ? On se fout de la gueule de qui, là ? De celle des travailleurs, sans doute… Donc, on résume : Quiconque discrimine quelqu’un en fonction de son sexe, de son âge, de sa confession, de son orientation sexuelle, de sa tête, de son handicap éventuel, de sa sensibilité politique ou de sa couleur préférée, mérite la prison. Point barre. Est-ce si difficile à comprendre et à appliquer ?

A propos des femmes, et de cette connerie de journée dédiée

  Ami lecteur, je profite de la proximité de la « journée de la femme », pour développer ici un point de vue déjà exposé précédemment, concernant l’émancipation des femmes – et des hommes. On trouvera peut-être ce point de vue « politiquement incorrect » ; je m’en fous, il est extrêmement important à mes yeux.

  Commençons par le commencement. Pourquoi qualifier cette journée de la femme de « connerie » ? Pour tout un tas de raisons, qui me font voir cette démarche comme un cadeau empoisonné, dangereux et contre-productif pour la « cause des femmes ».  D’ailleurs, tout est là-dedans. Y’a-t-il une « cause des femmes » ? Qu’en est-il, alors, de la « cause des hommes » ? Et de celle des hermaphrodites, alors ? Est-il simpliste de penser que l’égalité est la base même des bonnes relations entre les sexes, au sein de l’humanité ? Dès lors, pourquoi ouvrir sans cesse une guerre entre des « camps » ? Une guerre qui, et c’est là mon premier point, discrimine actuellement les hommes, sans qu’une ligne ne soit écrite à leur égard ?

  Car, et c’est d’une évidence assez absolue à mon sens, il n’existe pas de « journée de l’homme ». Ainsi, cette « journée de la femme », d’un strict point de vue égalitaire, représente soit un « avantage » accordé aux femmes, soit un geste de pitié aussi indélébile et noir qu’une tache d’encre de Chine. Il faudrait donc défendre la femme, alors que l’homme peut bien crever ? Qui ne voit pas le danger de cette pensée ? Les discriminations existent pour les deux sexes (plus les hermaphrodites), comme elles existent pour toutes les races… Comment prendrait-on le fait qu’on institue une « journée de l’homme Noir », ou une « journée de l’homme Blanc » ? Ce serait évidemment du racisme. Mais concernant les femmes, il s’agirait d’une gentille démarche afin de constater que, à n’en pas douter, elles aussi sont dotées d’un cerveau…

  Conneries. Les femmes sont victimes d’injustices et d’inégalités, mais les isoler est leur faire un affront encore plus grand. Pourquoi ? Parce que cela, tout simplement, nie l’égalité, et qu’à mon  sens, qu’on le veuille ou non, c’est bien là que se trouve la solution. Alors, c’est sûr, l’égalité fait moins vendre de journaux. Elle prive les journalistes de complaisants articles, ces fameux « marronniers » qui reviennent, de manière cyclique. Ces mêmes articles qui se taisent, d’ailleurs, sur le fait que des hommes puissent également être battus par leur conjoint(e), violés, et même discriminés à l’embauche. Sur le fait qu’il a fallu, en France, attendre la fin du 20e siècle et une certaine Ségolène Royal,  pour qu’on accorde aux hommes un congé qui leur permette d’élever leurs enfants – congé qui n’égale pas encore, d’ailleurs, celui accordé aux femmes. Eh oui… avec cette connerie de féminisme « stupide », fleurissent les évènements « réservés aux femmes », parce qu’elles le valent bien. Fleurissent les flatteries pour bien montrer que « les femmes sont formidables », ce qu’on ne dit jamais des hommes, soit dit en passant. Avez-vous remarqué le nombre de chansons encensant les femmes, et l’absence totale d’équivalent pour les hommes ?

  Cela s’appelle de la pure hypocrisie, de la facilité, et tout simplement du machisme. Le machisme n’est pas le fait de rabaisser les femmes ; Intéressez-vous y, et vous en serez persuadés. Le machisme consiste justement à accorder un caractère « spécial » à la femme, à l’encenser, à la déclarer tellement « formidable » que, justement, il faut la protéger…

  De cette protection, on glisse alors vers l’enfermement. Je vais le dire ainsi : Ce qui, sur Terre, est « précieux », termine en cage, comme les oiseaux rares dans la volière d’un zoo. Ne sont-ils pas beaux, avec leurs jolies couleurs ? Collons-les alors derrière une vitrine, pour le plaisir des yeux. Encensons-les ! Et ne les laissons plus s’envoler.

  Voilà. Je sais que ce post peut me faire pas mal d’ennemi(e)s, mais je m’en contrefous. On ne déconne pas avec l’égalité. Marre des hommages ciblés, marre des flatteries dégoulinantes tandis que, dans les faits, dans la réalité pratique, les femmes sont effectivement discriminées au cœur de l’entreprise. Mais POURQUOI le sont-elles ? Pas pour leur sexe. Pour le fric, tout simplement. Les discriminations sont rentables, elles créent des travailleurs plus économiques, plus serviles. Point barre. C’est la triste vérité. C’est valable pour les femmes, les hommes, les enfants, les jeunes, les vieux, les « étrangers »… Et ces discriminations ne peuvent être résorbée que par la LOI, par l’application stricte de ces putains de LOIS. Ceux qui discriminent, que cela ait un rapport avec le sexe, l’âge, la couleur de peau, la confession ou je-ne-sais quoi, méritent la taule, et c’est tout.

  Mais encenser et glorifier une part de l’humanité, au détriment de l’autre, c’est juste aussi dangereux que de la rabaisser. Cela spécifie cette part. Les femmes sont-elles si « spéciales » ? Que peut justifier des maisons d’édition réservées aux femmes, des calendriers réservés aux peintres femmes, des théâtres réservés aux femmes metteuses en scène (barbarisme assumé, car le langage est également une cage), des expositions de « grandes femmes françaises » ou des films évoquant uniquement les résistantes ? Tout cela est terriblement négatif. L’Art transcende les sexes, tout comme le combat politique. Les femmes s’en contenteront peut-être, de ces hypocrisies, si elles aiment tant être brossées dans le sens du poil. Pour ma part, je mourrais sans peur pour l’égalité entre les sexes, et celle-ci réfute clairement ces démarches discriminatoires et stupides. A bon entendeur…

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