posts du 15 mars, 2008


La mort

  Un billet pour saluer la mémoire d’Isaias Carrasco, ancien élu socialiste tombé sous les balles de l’ETA il y a quelques jours. Que dire ? L’assassinat, en politique, est sans doute ce qu’on fait de pire. Il nie la justice, la démocratie, la représentativité; Face à la mort violente, il n’existe plus que des moyens de protection. Les idées laissent ainsi place à des gilets pare-balles, les programmes à des déploiements policiers. Ce meurtre n’a toutefois pas détruit la confiance des espagnols envers Zapatero, il l’a peut-être même renforcé.

  Isaias Carrasco a été abattu, devant sa famille, sur le pas de sa maison, par des types tout juste assez courageux pour tirer sur un homme qui ne se déplaçait jamais avec des gardes du corps, et pour s’enfuir très vite en voiture. Pourquoi ? L’ETA rappelle au peuple espagnol son existence. Peu importe les gouvernements qui se sont succédés, les actes de terrorisme de cette organisation n’ont jamais vraiment cessé; Malgré les négociations historiques engagées par le pouvoir de Zapatero avec l’ETA, comme avec les catalans, ces tractations qui ont valu aux socialistes une impopularité auprès des électeurs (plus sensibles à la répression systématique, tellement plus « virile »), malgré des efforts de diplomatie donc, les balles continuent à fuser.

  L’ETA affirme lutter contre « l’oppression » espagnole. C’est sûr, dit comme ça… Quelque chose me dit que, comme de nombreux terroristes, ceux-ci ne déposeront jamais les armes; Car ils y perdraient quelque chose auquel ils ont pris goût, plus que le sang : le pouvoir.

  Le problème avec la guerre, c’est qu’elle engendre des seigneurs de guerre; des chefs qui ne veulent plus redevenir de simples citoyens. L’harmonie, c’est beau, mais c’est tellement moins glorieux…

  Paix pour Isaias. Paix pour sa famille. Paix pour l’Espagne.

Le Tibet secoue ses chaînes

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  Des nouvelles du Tibet, depuis le dernier post consacré au sujet sur ce site. Cette fois, je fais passer la nouvelle sans une once d’humour… Sans larme à l’oeil également, car ces problèmes sont complexes, mais bon, on parle quand même, là, de morts, d’incendies, de tortures et de menaces planant sur toute une population.

 

PEKIN (Reuters) – Les autorités chinoises, qui avancent un bilan de dix morts au Tibet, ont lancé un ultimatum aux émeutiers et la télévision chinoise a montré pour la première fois des scènes d’émeutes à Lhassa.

L’agence Chine nouvelle a rapporté que dix « civils innocents » avaient péri brûlés dans les incendies qui ont accompagné les affrontements survenus vendredi dans la capitale de la région autonome du Tibet. L’information n’a pas pu être vérifiée sur place et, de source proche du gouvernement en exil tibétain, établi en Inde, on estime que ce bilan officiel masque une partie de la vérité.

Selon cette même source, au moins cinq manifestants tibétains ont été tués par balles par l’armée, et des organisations soutenant l’indépendance tibétaine parlent d’un grand nombre d’autres morts.

Les autorités ont annoncé que les personnes ayant pris part aux émeutes à Lhassa pourraient bénéficier de leur « clémence » s’ils se rendaient d’ici lundi minuit. Les autorités tibétaines de la sécurité ont publié un message accusant les émeutiers d’avoir incendié des écoles, des hôpitaux, des magasins et des maisons.

« Les criminels qui ne se rendront pas d’ici l’échéance seront sévèrement punis, conformément à la loi », a déclaré le gouvernement du Tibet sur son site internet, ajoutant que ceux qui « hébergent ou cachent » de tels criminels s’exposent eux aussi à de lourdes sanctions.

Les autorités de Lhassa offrent récompenses et protection à ceux qui donneront des informations sur les agitateurs.

A Pékin, des Chinois et des expatriés ont signalé que l’accès à certains sites internet était bloqué.

En revanche, une série d’interventions ont fleuri sur les blogs après la confirmation de morts à Lhassa et après que l’acteur Richard Gere, bouddhiste et militant de la cause tibétaine, eut apporté son soutien à l’idée d’un boycottage des Jeux olympiques de Pékin cet été.

« Les Occidentaux croient tout savoir de la Chine et nous disent que ceci ou cela est mauvais », écrit un blogueur en dressant la liste des raisons historiques justifiant, à ses yeux, l’incorporation du Tibet à la Chine.

Les images diffusées par la télévision officielle chinoise, CCTV, donnent à penser que les autorités préparent une campagne publique de condamnation des émeutes, et une vague de répression.

Une touriste danoise, Bente Walle, a déclaré que Lhassa était samedi une ville-fantôme. « Aujourd’hui, Lhassa est totalement fermée et il y a des militaires chinois partout », a-t-elle déclaré, en ajoutant que beaucoup d’habitants attachaient à leurs portes une écharpe de prière blanche. « Les Tibétains les mettent sur leur porte pour dire à tous: ici, il y a un Tibétain ».

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Municipales : Abstention et révolte

  C’est confirmé : Sarkozy se contrefout de ces élections municipales, tel un gamin qui fait semblant de ne plus avoir envie de ce qu’on lui refuse. Déjà friand de « Je continuerais mes réformes de toute manière, nananananère » placardés en gros dans « Le Figaro » (tout un symbole), à peine modérés par des « Je tiendrai naturellement compte des résultats du scrutin », le voici qui fait à présent passer le mot : Vu le taux d’abstention lors de ces élections, ce n’est pas vraiment un revers pour sa majorité.

  Le pire, c’est qu’on ne peut lui donner totalement tort, car ces 40-45% d’électeurs qui ne se prononcent pas, en moyenne sur toute la France, brouillent les cartes du jeu électoral. Il convient toutefois (sans volonté exhaustive évidemment) de s’intéresser à leurs motivations, afin d’approcher au mieux la réalité de ce phénomène. Convenons cependant que ce post n’analyse pas les données les plus logiques de ce rendez-vous démocratique, à savoir qu’il s’agit à la base de désigner une équipe municipale, et des conseillers généraux…

  Commençons par le plus prosaïque : Le premier tour s’est tenu durant les vacances scolaires, par un jour relativement mauvais. Cela peut sembler futile, mais mon expérience des bureaux de vote m’indique précisément le contraire. Bon. Passons à des considérations plus politiques… La gauche a essayé de donner un cachet national à ce scrutin, tandis que la droite a freiné des quatre fers, sur ce sujet. Le problème, c’est que, s’il existe bien une désillusion envers la politique sarkozienne, aujourd’hui, en France, elle ne s’est pas forcément changée en vote de ralliement aux idées de la gauche. Penser que les électeurs fonctionnent comme un interrupteur, est une énorme erreur : c’est omettre le gigantisme de la psychologie humaine, en particulier tout son rayon consacré à la « fierté ».

  Ceci peut donc permettre de comprendre que de nombreuses personnes, ayant voté à droite en 2007, n’ont pas réitéré l’expérience… mais n’ont pas non plus retourné leur veste. Elles sont restées chez elles.

  Toutefois, cette forme d’abstention n’a pas touché que les électeurs de droite, loin s’en faut ! Si, très schématiquement, une part de la population électorale traditionnelle de la droite (les personnes âgées) n’a pas souhaité donner son approbation à la politique actuelle du gouvernement, une part de la population traditionnelle de l’électorat de gauche (les jeunes), ne s’est pas non plus déplacée. Pourquoi ? Déjà peu sensible à la politique locale (allez compter les têtes non chenues dans les conseils municipaux si vous ne me croyez pas), et peu informée des tenants et des aboutissants en rapport avec les collectivités territoriales – par exemple, des prérogatives liées aux conseillers généraux – la « jeunesse »,  qui s’était massivement investie lors des élections de 2007, garde encore une dent contre la gauche. Le pire, c’est que cela n’a pas forcément quelque chose à voir avec sa façon de tenir son rôle dans l’opposition… On en revient à la psychologie humaine : la déception de la défaite se change en rancœur ; En bref, de nombreux jeunes nous l’ont dit : « On a donné une fois, on n’y reviendra plus ». La crainte de la honte de la défaite se transformant ainsi en un mélange de désintérêt et d’hostilité.

  On voit, à travers cet essai d’explication, que cette fameuse abstention n’est pas nécessairement un appui, même modéré, à la politique de l’UMP. En revanche, elle traduit, de manière certes non-constructive, un trouble et une confusion qui peuvent se changer, le temps et les évènements futurs aidant, en une véritable révolte…

Municipales : L’ami de mon ami est mon ennemi

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  Il n’aura échappé à personne que, à l’issue du premier tour de scrutin de ces municipales (comme lors des présidentielles/législatives d’ailleurs), le MoDem de Bayrou est particulièrement courtisé. En fait, telle une pièce de monnaie tombée sur la tranche, les spectateurs se demandent si, en soufflant un peu dessus, on peut la faire se coucher sur pile… ou sur face. Suspens, donc. C’est pourtant une très sérieuse affaire, puisque les quelques pourcents de centristes peuvent bel et bien (nouvelle métaphore) faire pencher la balance électorale… Pour ma part, je considère que c’est une vision très simpliste de l’échiquier politique.

  Pourquoi ? Parce que les électeurs du MoDem ne sont pas de petits robots. C’est justement là l’une des forces fondatrices de ce « Mouvement Démocratique » : ses partisans ne veulent pas être incorporés, d’office, à l’un des deux gros ténors de la politique française. Un peu comme, dans une autre dimension, les frontistes. Pourtant, si les votants du FN finissaient majoritairement par pencher à droite (même malgré la volonté de Le Pen en 2007), la base du MoDem penche assez clairement à gauche – consignes de Bayrou en 2007 à l’appui. MAIS rien ne dit que ces électeurs ne vont pas, tout simplement, s’abstenir en masse… il est donc impossible de prédire le rôle de ce parti dans la politique française, de manière schématique, à court comme à long terme.

  Mieux vaut donc s’intéresser à la partie émergée de l’iceberg, à savoir les figures de proue du MoDem. On connait assez bien le ton équivoque de Bayrou, c’est dit, qui tantôt critique Sarkozy, et tantôt soutient Juppé (ex-N°2 de son gouvernement). Marielle de Sarnez, elle, se rapprochant assez visiblement de Delanoë à Paris… ce qui permet de distinguer une trame générale ; le MoDem ayant tendance, de ce fait, à s’allier d’office avec ceux qui sont en mesure de l’emporter… Les municipales lui fournissant ainsi un tremplin vers des places de conseillers municipaux. Malin, non ? D’autres thèses peuvent être émises : le centrisme de Bayrou s’arrêtant à la gauche. Déjà relativement hostile aux idées de la LCR et de LO, Bayrou marque cette fois, ainsi que l’on pourra le lire dans l’article suivant, son refus d’alliances avec le PCF (pourtant assez proche, de facto, de la ligne PS). On imagine néanmoins que ce « centrisme exclusif » concerne tout aussi bien l’extrême-droite ; Quoiqu’il en soit, c’est instructif sur la ligne « officielle » du MoDem, qui ne demande d’ailleurs qu’à s’éclaircir…

(Article du Monde)

En prônant le dépassement des clivages gauche-droite, François Bayrou ne s’attendait sans doute pas à ce qu’une des têtes de liste du MoDem pousse l’ouverture jusqu’au Parti communiste français (PCF). C’est pourtant ce qui s’est passé à Aubagne (Bouches-du-Rhônes), mardi 11 mars, avec la fusion entre la liste MoDem et celle du maire sortant PCF. Le président du MoDem est donc monté au créneau, mercredi, pour désavouer publiquement cet accord, précisant qu’il ne donnerait « pas d’investiture à Aubagne ». « C’est la seule alliance que je n’accepte pas », a-t-il déclaré sur RTL.

« Nous considérons qu’il faut avoir un minimum de patrimoine de repères communs, le parti communiste pour l’instant n’entre pas dans ce patrimoine », a-t-il expliqué. Interrogé sur la présence de candidat du MoDem à côté de candidats communistes sur la liste de Martine Aubry à Lille, par exemple, M. Bayrou a précisé sa pensée : « Il faut que la tête de liste appartienne au courant démocratique républicain français », qui va « du PS jusqu’à l’UMP ».

ALLIANCE INÉDITE

La veille, Jean-Marie Orihuel, candidat du MoDem à Aubagne, avait fusionné sa liste avec celle du maire sortant, Daniel Fontaine (PCF), s’assurant ainsi d’un poste d’adjoint au maire en cas de victoire. Conscient de l’audace de sa démarche, il avait ajouté, à toutes fins utiles, qu’il ne considérait pas M. Fontaine comme un élu communiste car il se présente « sans étiquette » aux municipales. Au premier tour, la liste Fontaine a obtenu 47,51 % des voix, contre 36,38 % à l’UMP et 8,04 % au MoDem, le FN recueillant 8,07 %. Malgré son score confortable du premier tour, le maire sortant pouvait craindre qu’un report massif des voix du centre et de l’extrême droite sur la liste UMP l’écarte de la course à l’hôtel de ville. 

Eau et feu – les marins français trahis

  Un post bref mais néanmoins important, afin de rapporter l’évolution des promesses de Sarkozy aux marins-pêcheurs, datant d’à peine plus d’un mois. Souvenez-vous, ce déplacement avait été marqué par la fameuse altercation « Descends me dire ça en face ! », après que notre Président ait été insulté de… mmm… sodomite passif (on va dire ça comme ça lol).

  Bon, moins drôle, le sort de ces fameux marins, après que Sarkozy leur ait promis de tout mettre en place pour faire baisser le prix du carburant de leurs bateaux, devenu tellement cher que leurs sorties en mer ne sont plus rentables. Voilà… de la bouche même de ces marins, rien n’a eu lieu depuis, et la colère gronde. Méchamment. Loin de moi l’idée de pousser à la révolte, mais on peut comprendre le ressentiment d’une corporation (l’univers maritime étant tout de même assez spécifique, culturellement parlant s’entend), lorsqu’elle constate qu’on s’est assez clairement foutu de sa gueule.

  Pas grand-chose d’autre à relater ici, si ce n’est qu’effectivement, je ne sais quelle mystérieuse force pousse Sarkozy à aligner des promesses qu’il ne se donne même pas la peine de tenir, face à des situations de crise. Il est pourtant évident que ces faux espoirs font empirer les rapports entre l’Etat et les castes protestataires… Aucune idée non plus, qui puisse m’éclairer sur la raison pour laquelle l’UMP n’a pas, dans les faits, appliqué son idée qui était loin d’être mauvaise – subventionner, en gros, une part des dépenses de carburant afin de sauver la pêche française.

  Sérieusement, c’est à croire qu’ils le font exprès, ou qu’ils sont dotés de la mémoire résiduelle d’un poisson rouge…

Bjork déclenche un début d’insurrection au Tibet

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[EDIt : Suite aux récents évènements, je précise que, même si cette intervention de l'artiste  a peut-être contribué à mettre le feu aux poudres, c'est plus sûrement une manifestation-anniversaire de la révolte de 1959 qui est à l'origine de ce soulèvement populaire]

  Bon, c’est hypothétique et ce n’est peut-être que la goutte qui a fait déborder le vase, mais il faut tout de même rapporter qu’il y a quelques jours, l’artiste s’est produite en Chine, et a achevé son concert par un tonitruant « Tibet ! Tibet ! Tibet ! »

  A peine quelques dizaines d’heures après, un mouvement populaire (et assez violent, plusieurs incendies notamment) a frémir l’ancien petit Etat bouddhiste… On y verra peut-être une coïncidence, mais c’est pour ma part un sacré morceau de bravoure à mettre au crédit de la chanteuse. Aux dernières nouvelles, la rébellion a été hélas matée (je pense que, effectivement, la Chine n’a pas du tout le beau rôle dans cette annexion, malgré la version officielle qui accuse l’ancien régime d’avoir été corrompu et despotique), sans blessés ni morts, toujours d’après les médias officiels. Qu’adviendra-t-il, à l’avenir, du Tibet ? En tout cas, cette réaction montre que ses habitants, ainsi que ses bonzes (décidément formés aux luttes d’indépendances, cf. la Birmanie, elle aussi reliée à la Chine d’ailleurs) ne sont pas « totalement satisfaits » de la situation actuelle…

PEKIN (AFP) – Des violences et des incendies volontaires, qui ont fait des blessés selon l’agence officielle chinoise, ont éclaté vendredi dans le coeur historique de Lhassa, la capitale du Tibet, sous tension depuis le début de la semaine.

Depuis lundi, des moines bouddhistes manifestent au Tibet et dans les régions avoisinantes, où vivent des minorités tibétaines, à l’occasion du 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa qui avait abouti à l’exil du dalaï lama.

Des incendies ont été allumés vendredi dans la vieille ville, notamment sur le marché du Barkhor, qui entoure le célèbre monastère du Jokhang, un site très touristique.

« Il y a plusieurs foyers dans la rue du Barkhor, nous sommes actuellement sur place », a déclaré à l’AFP un pompier de Lhassa, joint par téléphone.

L’agence officielle Chine Nouvelle a confirmé que des incendies volontaires avaient été provoqués par des violences vendredi à Lhassa, faisant des blessés.

Selon des témoins, plusieurs boutiques étaient en feu, a indiqué l’agence qui a fait pour la première fois état de troubles dans la capitale tibétaine.

« Une voiture de police a été incendiée près du monastère de Ramoche et nous avons appris que les mouvements de population avaient été restreints par les autorités », a déclaré de son côté Kate Saunders, une responsable de l’organisation basée à Londres.

Des touristes étrangers, contactés au téléphone par l’AFP, ont décrit une ville bouclée par les militaires et les forces de l’ordre.

« Il y a beaucoup de soldats et de policiers dans le centre de Lhassa, on nous a dit de rester à l’hôtel, on peut rien faire. Ils nous ont demandé de rester à l’hôtel, car il y avait des problèmes dans le centre », a témoigné un touriste allemand.

Tous les restaurants et les bars ont été fermés, a-t-il ajouté.

Un touriste français a indiqué avoir vu une manifestation sur une grande place proche du Jokhang à la mi-journée.

« On était sur la place vers 13H00 (05H00 GMT), on voyait des drapeaux blancs de manifestants dans la foule, quand les policiers sont arrivés en force et ont fait évacuer », a-t-il raconté.

« Le guide a eu peur et nous a demandé de quitter les lieux quand on a vu arriver les camions de policiers », a-t-il poursuivi, expliquant que c’était la « panique ».

« Nous avons couru avec tout le monde, avec tous les marchands de la place qui fermaient », a expliqué ce touriste.

Le touriste français a également expliqué que tous les monastères étaient fermés depuis trois jours.

« Notre guide nous a prévenus qu’on ne pouvait pas les visiter », a-t-il dit.

Une manifestation a également eu lieu vendredi dans une région avoisinante, où vit une minorité tibétaine, dans la ville de Xiahe (nord-ouest de la Chine), siège du plus grand monastère du bouddhisme tibétain en dehors du Tibet.

Environ 200 personnes emmenées par des moines bouddhistes ont protesté dans cette ville de la province du Gansu, a constaté un photographe de l’AFP.

Les manifestants, dont certains brandissaient des drapeaux tibétains, ont été bloqués par les forces de l’ordre devant le bureau de la sécurité publique de la ville, située dans la province du Gansu, selon la même source.

Une centaine de policiers anti-émeutes ont ensuite réussi à disperser la manifestation et à repousser les moines vers leur monastère, sans faire usage de la violence.

Ces incidents interviennent à la veille d’un important rendez-vous politique à Pékin, où le Parlement doit confirmer un nouveau mandat de président pour Hu Jintao. Ce dernier était à la tête du Tibet en 1989, lors des précédentes grandes manifestations.

Jeudi, Pékin a accusé le Dalaï Lama, le leader spirituel des Tibétains, d’organiser ces manifestations.

Du grand, du gros, du lourd (et du super-flou)

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  Voilà, le grand projet sarkozien de « l’Union Méditerrannéenne », renommé « Union pour la Méditerrannée », est sur les rails. Cet article retranscrit détaille certains de ses prémisses; Mais soyons lucides, en-dehors d’un grand raout et de belles paroles, pour l’instant, il n’émane pas grand-chose de concret de ce titanesque objectif que représente un accord harmonisé de développement entre tout un tas de pays très différents, s’échelonnant entre de véritables démocraties et de non moins véritables despotismes. Néanmoins, ami lecteur, je ne pense pas qu’on puisse imputer le probable échec de cette entreprise, du moins dans son ambition initiale, à notre Président. Pourquoi ? Parce que personne n’aime se prendre une aussi monumentale claque politique. Il se peut également que ce projet accouche d’une véritable Révolution dans le bassin méditerranéen, mais bon, je (moi, pauvre petite fourmi que je suis) n’y crois pas des masses, et pense que c’est à un bon mélange de maladresse et de démesure que Sarkozy s’expose, avec son « Union pour la Méditerrannée »… Wait and see…

  BRUXELLES (AFP) – Les dirigeants européens réunis en sommet ont approuvé jeudi soir le projet d’Union pour la Méditerranée promu par la France, qui vise à renforcer la coopération entre l’UE et les pays de la rive sud, du Maroc à la Turquie.

« Le projet a obtenu un vaste soutien du Conseil » des chefs d’Etat et de gouvernement des 27, réuni jusqu’à vendredi à Bruxelles, a indiqué le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays préside l’Union européenne.

« Il s’agit maintenant d’y travailler dans les différences instances, il s’agit de faire le nécessaire pour que ce projet voit le jour », a-t-il ajouté.

Pour vaincre les réticences de plusieurs pays, en particulier de l’Allemagne, la France avait dû toutefois au préalable revoir nettement en baisse ses ambitions pour ce projet. Au final il consistera essentiellement à insuffler un nouvel élan au processus dit de Barcelone, lancé en 1995 et qui a donné peu de résultats.

Paris a accepté que tous les pays de l’UE, et pas seulement les riverains de la Méditerranée comme la France l’envisageait au départ, soient pleinement associés à l’initiative.

« Demain matin, sera prise formellement la décision de transformer le processus de Barcelone en Union pour la Méditerranée, la décision a été prise ce soir à l’unanimité », a précisé pour sa part le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy devant la presse, à l’issue d’un dîner de travail avec ses homologues européens.

« Il ne s’agit pas de l’enterrer (le processus de Barcelone, ndlr), de repartir à zéro, il s’agit de le mettre à jour », a nuancé M. Jansa. « Les temps ont changé, il faut s’adapter », a-t-il précisé.

Le processus de Barcelone visait à créer un véritable partenariat euro-méditerranéen, mais il a été handicapé depuis sa naissance par l’opposition entre Israël et les pays arabes. Une dizaine de pays méditerranéens sont impliqués dans ce programme: Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Territoires palestiniens, Syrie, Tunisie et Turquie, rejoints depuis 2007 par la Mauritanie. La Libye a un statut d’observateur.

M. Jansa a toutefois relativisé l’ambition politique de l’Union pour la Méditerranée. « Les nouvelles idées que contient le projet ne visent pas à trouver une solution aux problèmes du Proche-Orient ou aux problèmes entre Israéliens et Palestiniens. Il y a d’autres instruments » pour cela, a-t-il dit.

L’idée désormais est de se concentrer sur une série de projets concrets, notamment dans le secteur de l’environnement.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a insisté sur le fait que « tous les Etats membres vont participer » à l’Union pour la Méditerranée, dont les propositions concrètes devront être lancées « dès que possible ».

L’Union doit être officiellement lancée le 13 juillet lors d’un sommet rassemblant tous les Etats de l’UE et les pays riverains du sud. Il sera organisé durant la présidence française de l’Union européenne.

Outre la définition précise des projets de l’Union, se posera une autre difficulté: la question sensible de l’utilisation de fonds européens, qui nécessite l’unanimité des 27.

Glauque

WICHITA, Kansas – Certains y verront de la détermination, d’autre un petit dérangement. La police de Ness City, dans le sud du Kansas, a récemment découvert une femme qui était restée assise sur la cuvette de ses toilettes pendant… deux ans. Pendant tout ce temps, la femme a apparemment refusé de sortir de la salle de bains et ne semble pas avoir bougé de sa position, à tel point que ses chairs avaient pris sur le siège, et qu’elle y était littéralement collée.

C’est le compagnon de la femme, âgée de 35 ans, qui a appelé la police le 27 février, expliquant simplement qu’il y avait « un problème avec (sa) femme », selon Bryan Whipple, shérif du comté de Ness. Une fois les policiers arrivés sur les lieux, la femme a d’abord refusé l’aide des services d’urgence, avant de se laisser convaincre d’aller à l’hôpital.

« Nous avons arraché le siège des toilettes avec une barre de fer, et le siège est venu avec elle à l’hôpital », a expliqué le shérif. « C’est l’hôpital qui l’a enlevé ».

« Elle n’était pas collée. Elle n’était pas attachée. Elle était juste physiquement coincée par son corps », a précisé Bryan Whipple. « C’est difficile à imaginer (…) J’ai toujours du mal à l’imaginer ».

L’homme, âgé de 36 ans, a expliqué aux inspecteurs qu’il apportait tous les jours à boire et à manger à sa femme, et qu’il lui demandait quotidiennement de sortir de la salle de bains. « Et elle répondait à chaque fois ‘peut-être demain’ », a expliqué le shérif Whipple. « D’après lui, elle ne voulait pas quitter la salle de bains ».

La police a découvert la femme assise sur les toilettes, son pantalon a demi-baissé. Elle « paraissait désorientée » et ses jambes étaient atrophiées, selon Bryan Whipple. « Elle disait qu’elle n’avait pas besoin d’aide, qu’elle se sentait bien et qu’elle ne voulait pas partir ». Elle a fini par accepter d’être conduite à l’hôpital de Wichita, à plus de 250km de là. Les autorités ne savent pas encore si elle souffre d’un handicap mental ou physique.

Les enquêteurs devaient présenter leur rapport mercredi au procureur du comté, qui décidera ensuite de poursuivre ou pas le compagnon de la femme.

L’identité du couple n’a pas été révélée, mais la maison où les policiers ont été appelés est répertoriée au nom de Kory McFarren. James Ellis, un voisin, a affirmé connaître la femme depuis son enfance, mais ne pas l’avoir vue depuis au moins six ans.

Elle a apparemment eu une enfance difficile après le décès de sa mère alors qu’elle était encore jeune, et semble avoir été enfermée à l’intérieur de la maison familiale pendant son enfance. « Cela ne me surprend vraiment pas », a-t-il déclaré à propos de l’histoire. « Ce qui me surprend, c’est que personne n’ait été appelé plus tôt ».

Les aliens sont de grands farceurs (en anglais)

OTTAWA (Reuters) – At least 33 pilots in Canada, including some flying large commercial airliners, have complained about being flashed in the eyes by bright lights that could be lasers, officials said on Thursday.

Canada’s transport ministry said it is probing the complaints, which started in 2005, and had handed most of them over to the police.

« All we know is that a bright light was shone into the cockpit. We don’t know if it is in fact a laser and that’s why when these reports happen, an investigation is started, » said ministry spokeswoman Kirsten Goodnough.

« It is a serious concern because anything that distracts the pilot and affects the safe operation of the aircraft is a problem for us, » she said.

None of the pilots involved had suffered any eye damage, she added.

(Reporting by David Ljunggren; Editing by Peter Galloway)

Les lobbys pétroliers face à la Justice

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  Ami lecteur, c’est, sans mauvais jeu de mots, un sombre processus qui s’ouvre actuellement, avec l’appel de Total face aux indemnités versées à la suite de la catastrophe écologique de l’Erika. Après quasiment une décennie de bataille judiciaire, le groupe condamné, sans vouloir se soustraire à la facture présentée (192 millions d’euros, à mettre en parallèle avec le bénéfice record de 12,6 milliards rien que pour 2007), fait « valoir ses droits » auprès de la Cour Européenne de Justice.

  Julianne Kokott, avocate générale à la Cour de Justice des Communautés Européennes, qui doit se prononcer sur cette affaire, rend à cet effet un avis préliminaire pour le moins… ambigu. Le problème étant que celui-ci pourrait se transformer en une jurisprudence exemptant de futures indemnités les groupes pétroliers « responsables » (toute la question est là) de marées noires.

  Ainsi, d’un côté elle rappelle qu’à son sens, « le principe « pollueur-payeur » s’applique et « les coûts liés à l’élimination des déchets devraient (…) être mis à la charge des personnes qui sont à l’origine des déchets, qu’elles en soient détentrices ou anciennes détentrices ou encore productrices du produit générateur des déchets ».

  MAIS, remettant en question ce premier axiome, elle spécifie que « Cependant, il est également conforme au principe du pollueur-payeur d’exonérer de toute responsabilité les personnes qui n’ont pas causé de façon intentionnelle ou par négligence les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures », avant d’achever par un terrifiant : il est justifié d’imputer à la collectivité une contribution dans la chaîne de causalité des déchets d’hydrocarbures ».

  Le procès se tiendra donc en appel d’ici un an. S’il donne « raison » à Total, il est probable qu’en cas de future marée noire, les pétroliers ne pourront plus être tenus responsables du préjudice écologique car la catastrophen’aura pas été « intentionnelle ». On dit merci qui ?

Histoire de l’abolitionnisme français : L’abbé Grégoire

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  Pour faire suite à un précédent article, qui critiquait notre première Révolution, notamment par rapport à « L’abolition de l’Esclavage et de la Traite négrière », voici un très bon texte extrait du site « Noires Mémoires », qui détaille les premiers temps de ce grand combat humaniste. Evidemment, il faut prendre en compte qu’il y a toujours eu des révoltes d’esclaves, depuis le commencement de cette infâmie, notamment par la pratique de ce qu’on a appelé plus tard le « marronnage » – d’où le nom de « nègres marrons » – mais il est vrai que certaines figures « blanches » émergent de ce tourbillon abolitionniste, qui ne vaincra vraiment qu’en 1848, à l’occasion du « Printemps des Peuples ». L’Abbé Grégoire fait partie de ces enragés de l’Egalité, et lutta toute sa vie durant pour que la couleur de la peau ne soit plus l’excuse d’un commerce horrible. Son histoire mérite donc d’être connue – surtout en ces temps où le révisionnisme rôde…

  L’abbé Grégoire, chrétien et humaniste convaincu, a consacré une partie de sa vie à lutter pour l’Abolition de l’Esclavage et la dignité des Noirs.

Relayant leurs revendications égalitaires, il poussa la jeune République à adopter l’Abolition. Retour sur l’œuvre majeure d’un révolutionnaire « ami des Noirs » jusqu’à son dernier souffle.

Henri Grégoire naît en 1750, dans la commune de Vého en Lorraine, au cœur d’une famille d’artisans modestes. Après avoir étudié au collège des jésuites de Nancy, puis au Grand séminaire de Metz, il devient curé dans la paroisse d’Emberménil. Il se passionne pour le latin, le grec, le français, l’allemand, l’italien, l’anglais et l’hébreu et entreprend de nombreux voyages.
A la veille de la
Révolution française, il publie des essais dans lesquels il plaide pour la protection des juifs et l’égalité entre tous les hommes. Henri Grégoire est un chrétien fervent, nourrit d’idées humanistes.

« Les âmes ont-elles une couleur ? »
En 1789, aux premières heures de la
Révolution française, alors que les Parisiens s’emparent de la Bastille, prison symbole du despotisme, et que le petit peuple des campagnes met à bas les privilèges des aristocrates, Henri Grégoire s’engage dans la défense des pauvres et des opprimés. Il a 39 ans. Le jeune prêtre a fait ses classes dans le clergé Lorrain qui connaît son immense culture, ses idées libérales et son amour des hommes. On l’apprécie aussi pour ses ambitions révolutionnaires. C’est ainsi qu’il est élu député de l’ordre du clergé aux états généraux de 1789.
Dès son entrée en politique, il s’attaque aux planteurs esclavagistes de Saint-Domingue, hostiles aux mulâtres et aux Noirs. Il les interpelle en prononçant une phrase devenue célèbre : « Les âmes ont-elles une couleur ? ».

Dynamique révolutionnaire
La même année, le prêtre contribue à l’élaboration de la
Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen. Emporté dans la dynamique révolutionnaire, il demande à l’Assemblée d’autoriser les « mulâtres » à la représentation nationale. L’Assemblée accepte le 3 décembre 1789. Les métis peuvent désormais siéger à l’Assemblée et être élus.
L’année suivante, l’Assemblée, devenue la Constituante, vote la « 
Constitution civile du clergé« . Ce texte fait des évêques et des prêtres des fonctionnaires rémunérés par l’Etat et réorganise l’Eglise de France pour mieux la contrôler. Le Pape Pie VI condamne cette Constitution en bloc. L’abbé Grégoire, lui, la signe et la défend, illustrant ainsi son engagement aux cotés de la Révolution. L’homme de foi devient un homme politique à part entière et ne concède aucun de ses idéaux. Désormais, l’un de ses principaux combats sera la défense des Noirs.

La Société des Amis des Noirs
En 1788,
Jacques Pierre Brissot fonde la Société des Amis des Noirs qui plaide pour l’Abolition de la traite et de l’Esclavage. Au moment de sa création, l’abbé Grégoire en devient membre.
Deux ans plus tard, la Société compte 140 adhérents, dont certains noms prestigieux tels que Condorcet, Mirabeau, La Fayette, Sonthonax ou Clermont-Tonnerre. Si tous ces membres défendent l’abolition de l’Esclavage, la plupart le font avec la sincérité de l’idéal révolutionnaire tandis que d’autres, plus opportunistes, cherchent à convaincre de leur esprit libéral et par la même s’attirer les faveurs des factions les plus progressistes de la nouvelle organisation.
Malgré les arguments abolitionnistes de la Société, ses membres ne parviennent pas totalement à se départir d’une vision paternaliste et condescendante des Noirs. Pour le prêtre en tout cas, ce combat est motivé par une ardeur du devoir. A propos de l’Abolition, il n’hésite pas à affirmer : « C’est une cause dont je me suis fait l’avocat et que je n’abandonnerai jamais ».

Saint-Domingue est loin de la Révolution…
Alors que la France hexagonale vit une révolution unique dans son histoire, la France des colonies ne rencontre pas de changements aussi profonds. En droit, les gouverneurs des îles françaises bénéficient d’une certaine autonomie et dépendent aussi des décisions de la récente Assemblée. Dans les faits, ces territoires, dirigés par des colons propriétaires de grandes plantations, ne doivent leur prospérité qu’à la traite des Noirs déportés d’Afrique et à leur mise en esclavage. Cela signifie que les colons restent autorisés à faire à peu près ce qu’ils veulent.

Les grands propriétaires de Saint-Domingue, aujourd’hui dénommée Haïti, n’apprécient guère la Révolution qui prétend imposer son lot de réformes égalitaires. Mais tant que leurs intérêts sont protégés et que leur entreprise prospère, en d’autres termes que l’esclavage des Noirs, qui constituent une main d’œuvre gratuite, continue, ils restent passifs. Sur leurs plantations, ils gardent la haute main. Dans l’administration des colonies, ils conservent le pouvoir. La Révolution ne traverse pas encore les océans, imperméable à la Caraïbe et à l’Océan indien.

…mais les esclaves se révoltent
Pourtant, dans la partie française de Saint-Domingue, les esclaves s’insurgent. Ils s’organisent contre les colons au point que certains mènent de véritables séditions en s’emparant de terres au Nord de l’île. Les Noirs libres et les mulâtres entraînent ceux qui vivent encore asservis à prendre les armes. A leur tête, des hommes charismatiques mènent les troupes en révolte :
Toussaint Louverture, ancien esclave noir devenu libre et soldat de l’armée française, Jean-Jacques Dessalines, Henri Christophe ou Alexandre Petion.

Vers la citoyenneté
A Paris,
la Constituante ne sait comment réagir face à ces hommes épris de liberté, ni face aux planteurs qui ambitionnent de s’emparer des pleins pouvoirs pour mater eux-mêmes la rébellion.
Devenu président de la Société des Amis des Noirs en 1791, l’abbé Grégoire préconise de répondre au désordre en proclamant la citoyenneté pour tous les Noirs. Il sollicite donc l’Assemblée pour que les gens de couleur accèdent au statut de citoyen. On l’écoute. Beaucoup de députés pensent que la citoyenneté pour les esclaves permettra de calmer leur révolte.
En ce sens, un premier pas est franchit le 4 avril 1792 lorsque la Constituante accorde « la pleine égalité des droits à tous les hommes libres de couleur ». Légalement, seuls les esclaves affranchis et les métis deviennent citoyens de la République. L’Esclavage et la traite sont maintenus.

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