Baisse des coûts, hausse des prix

  Les prix continuent de flamber, en France… La situation est bien entendu variable, mais on ne peut plus désormais la minimiser. Depuis presque un an, voire même depuis l’introduction de l’Euro, qui a engendré nombre de magouilles dans les centrales de distribution, le pouvoir d’achat des citoyens est grignoté par l’avidité du commerce de masse.

  Avant de donner les dernières estimations se rapportant à l’ampleur de cette catastrophe (je pèse mes mots), il faut noter quelques points importants pour sa pleine compréhension.

  D’abord, contrairement à ce que l’on pourrait en penser immédiatement, la plupart des hypermarchés ne sont pas tellement rentables. Ou hautement bénéficiaires, disons. Malgré des marges frôlant parfois les 10 (sur les fruits et légumes par exemple), il faut prendre en compte que l’entretien et l’achat des immenses espaces de vente grève les bénéfices, précisément, des « grandes surfaces ». Ceci étant répercuté sur les salaires (généralement bas), et les horaires des employés, qui sont appelés et renvoyés chez eux afin d’économiser au maximum sur leurs paies.

  Deuxièmement, face à cette montée des prix, comme rapporté précédemment, l’UMP a trouvé l’idée-miracle : la réforme dite des « marges arrières ». Pour résumer, elle permet aux centrales de distribution de rémunérer encore moins cher leurs fournisseurs. Ce qui est évidemment très préjudiciable à ces derniers, qui sont déjà payés avec un délai variant de 30 à 90 jours, déboursent de leur poche pour être exposés en rayonnage, et doivent reprendre leurs invendus. Tout cela, sous la menace d’être « déréférencés », en gros exclus de tout le système commercial de la grande distribution, les enseignes s’entendant entre elles sur leurs « listes noires », tout comme elles le font (secret de Polichinelle) sur les prix. Et vive la concurrence !

  Donc, on voit que cette fameuse réforme, qui a permis aux supermarchés et aux hypermarchés d’accroître leurs marges, n’a pas eu de conséquence véritable sur les prix au consommateur. Pour une plantade, c’est une belle plantade ! Alors ? Que demande la gauche, de son côté ? Se contente-t-elle de s’agiter pour récupérer l’exaspération populaire ? Perdu, tout comme certains élus de l’UMP, elle demande entre autres une TVA ramenée à 2% sur les articles de première nécessité (alimentation basique, par exemple), le rétablissement du contrôle des prix (supprimé en 1986) ou, au moins, la négociation d’un « pacte de stabilité global des prix » mis à jour tous les six mois et contrôlé étroitement par la DGCCRF, ainsi qu’un contrôle préventif sur la formation des prix, qui s’assurerait que les marges pratiquées ne sont pas abusives.

  C’est loin d’être con, c’est tout-à-fait applicable, et l’UMP se contente de tourner la tête en se bouchant bien fort les oreilles. Et tant pis pour le peuple… Alors ? N’est-il pas beau, le « Président du pouvoir d’achat » ?

  Et maintenant, voici un petit palmarès des dernières hausses, entre novembre 2007 et janvier 2008…

  Yaourts/Produits laitiers : +40%

  Pâtes : +45%

  Jambons (pas tous, mais une bonne part) : +44%

 

  Plus généralement…

  Les loyers ont augmenté de 28,8% en moins de 6 ans, les charges de 44% en dix ans

  L’achat dans l’ancien a pris +92% en sept ans

  Sur les carburants, en 2007 le super sans plomb a progressé de 14,10%, le gazole de 19,20% et le fioul domestique de  34,70% (rappelons que c’est l’UMP qui a viré la TIPP…).

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