posts du 17 mars, 2008


Massacre

PARIS (AFP) – La gauche apparaissait dimanche comme le grand vainqueur des municipales et cantonales, avec une déferlante de victoires à Toulouse, Strasbourg, Caen, Reims, Metz, Amiens ou Blois, mais la droite a symboliquement réussi à sauver Marseille. Evènement.

Le rapport de forces gauche-droite s’est établi à 48,88% au PS et ses alliés contre 47,66% à l’UMP et ses alliés.

Malgré l’appel des deux camps à une plus forte mobilisation des électeurs, le scrutin a été marqué par une abstention sensiblement identique -et record depuis 1959- (34,5% selon les instituts de sondage) à celle du premier tour.

Le PS et ses alliés, qui misaient sur la reconquête de 30 des 40 villes de plus de 20.000 habitants perdues en 2001, ont repris Strasbourg, Saint-Etienne, Evreux, Quimper, La Seyne-sur-Mer et Roanne. Rouen avait été repris dès dimanche dernier.

Après près de 40 ans de pouvoir de la droite, Toulouse a également basculé à gauche. Gagnés également: Caen, Reims, Amiens, Dax, Mende, Valence, Thionville, Millau, Brive, Bar-le-Duc, Asnières-sur-Seine, Narbonne.

A Marseille, après un long suspense, le maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin l’a finalement emporté sur son concurrent socialiste, Jean-Noël Guérini, battu dans le secteur clef, le 3ème, par l’ancien ministre UMP Renaud Muselier.

Quatorze ministres avaient été élus au 1er tour. Dimanche, Xavier Darcos (Education) a perdu Périgueux. Battues aussi: Rama Yade (Droits de l’Homme) Christine Albanel (Culture) et Christine Lagarde (Economie).

En revanche, les urnes ont souri à Jean-Marie Bockel (Francophonie), Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie), Rachida Dati (Justice) et Christian Estrosi, ce dernier démissionnant de l’Outre-Mer au profit de la mairie de Nice.

Metz aura son premier maire de gauche depuis 1848, en raison surtout des divisions à droite. « Nous payons le prix des divisions » dans plusieurs villes, a d’ailleurs réagi le ministre du Travail Xavier Bertrand.

La gauche a par ailleurs conforté ses positions en l’emportant à Lille, à Brest, Belfort, Charleville, après Lyon, Nantes, Besançon, Dijon et Limoges dès dimanche dernier. En outre, elle garde Angers, un des rares espoirs de conquête de l’UMP.

La droite emporte Agen (NC), Calais (UMP), Châtellerault (NC), Gap (UMP) et Mont-de-Marsan (MoDem-UMP) et garde Le Havre, Orléans, Vannes, Moulins, Beauvais, Perpignan et surtout Marseille.

A Paris, la victoire du maire sortant PS Bertrand Delanoë est nettement plus large qu’en 2001, mais ses listes ne gagnent pas de nouvel arrondissement.

A Pau, le président du MoDem François Bayrou perd son pari pour « moins de 1% » face à la candidate socialiste Martine Lignières-Cassou. Le sort national du MoDem s’en trouve compliqué.

Après un bon premier tour, le PCF a perdu plusieurs de ses bastions (Calais, Montreuil face à la sénatrice Verts Dominique Voynet, Aubervilliers face au PS, et le département de Seine-Saint-Denis).

A droite, le Premier ministre François Fillon a jugé « malvenu de tirer de ce scrutin des leçons nationales », avant d’estimer que la gauche avait « partiellement rétabli » sa défaite de 2001.

Tous les leaders de droite se sont relayés sur les plateaux de télévision pour minimiser la défaite de la majorité et évoquer un « rééquilibrage » entre la droite et la gauche.

M. Fillon a réaffirmé que les réformes se poursuivraient sans infléchissement. « La bataille pour l’emploi et le pouvoir d’achat doit s’accentuer », a-t-il dit.

Le président Nicolas Sarkozy, lui-même en retrait pendant la campagne après une forte chute dans les sondages, n’envisage selon son entourage que des « ajustements » de son gouvernement avec quelques secrétariats d’Etat nouveaux.

La gauche a aussi fortement progressé aux cantonales et paraissait assurée d’ajouter au moins 9 nouveaux conseils généraux aux 51 (sur 101) qu’elle détenait déjà: l’Allier, la Corrèze, le Lot-et-Garonne, l’Ain, la Somme, l’Indre-et-Loire, le Val d’Oise, les Deux-Sèvres et la Côte-d’Or, un élu MoDem devant faire pencher la majorité à gauche dans ce dernier département.

Cette forte poussée de la gauche devrait avoir des répercussions lors des sénatoriales de septembre. Depuis 2004, l’UMP n’a déjà plus la majorité absolue au Sénat.

Par Frédéric DUMOULIN et Christophe SCHMIDT

WADE - Président - |
la vérité |
Mohamed Fouad Barrada |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann
| optiqueslibérales