posts du 24 mars, 2008


Obama se se transcende (wahou)

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  Ami lecteur, si tu es un fidèle de ce blog, tu sais que le JRDF n’est pas habitué à lancer des fleurs au candidat démocrate américain Barack Obama. Sans doute une défiance naturelle envers les beaux-parleurs, en particulier ceux qui s’inspirent des discours des autres…

  Pourtant, en pleine tourmente médiatique suite aux sermons « extrémistes » de son pasteur, le révérend Wright, Barack Obama s’est redressé et a livré au peuple américain (et au-delà, évidemment) un discours dont, personnellement, je viens à peine de me remettre. Loin de l’angélisme de Martin Luther King, et du manichéisme de Wright, le candidat démocrate livre là… je ne sais pas vraiment comment l’exprimer, mais une réflexion politique très pertinente, courageuse, et à mon sens, profondément intelligente, se rapportant aux tensions raciales passées et actuelles aux Etats-Unis. En bref, je ravale mes critiques sur le monsieur, et lui tire mon chapeau bien bas, pour avoir à coup sûr marqué son temps avec cette analyse qui traverse tant son expérience personnelle et familiale, que la longue et difficile histoire de l’égalité entre les citoyens, aux USA. Obama renvoie dos à dos toutes les conneries du racisme, il ne se défile pas et ose parcourir, seul, le fil tendu entre les falaises de la haine et du communautarisme.

  De mon point de vue, même si c’est une approche théorique (néanmoins renforcée par son vécu, notamment en tant que travailleur social dans les quartiers pauvres), ce discours prouve que Barack Obama a indéniablement quelque chose à apporter à cette grande et très compliquée nation que sont les Etats-Unis d’Amérique. Je retransmets donc ici la traduction partielle de Libération, en attendant d’y insérer la mienne, et te recommande, ami lecteur, de consulter (si ce n’est déjà fait) l’enregistrement intégral de ce grand moment de politique :

  http://www.youtube.com/watch?v=pWe7wTVbLUU&eurl=http://usa2008.blog.canal-plus.com/

  « La race est une question que notre nation ne peut éluder »

  «Tout au long de la première année de cette campagne, contrairement à toutes les prédictions inverses, nous avons vu que le peuple américain était avide de ce message d’unité. Malgré la tentation de regarder ma candidature à travers des lunettes purement raciales, nous avons remporté des victoires déterminantes dans des Etats dont les populations sont parmi les plus blanches de ce pays. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau confédéré, nous avons bâti une puissante coalition d’Africains-Américains et d’Américains blancs.

Cela ne signifie pas que la race n’a pas été un thème de la campagne. A plusieurs reprises, au cours de celle-ci, certains commentateurs m’ont reproché tantôt d’être « trop noir », tantôt de ne l’être « pas assez ». Nous avons vu les tensions raciales faire des remous en surface pendant la semaine précédant la primaire de Caroline du Sud. La presse a scruté tous les sondages pour y trouver des preuves de polarisation raciale, non seulement entre Blancs et Noirs, mais même entre Blancs et basanés. Pourtant, c’est seulement pendant ces deux dernières semaines que la question de la race est devenue un argument de division. D’un côté, on a sous-entendu que ma candidature était un exercice de discrimination positive, uniquement fondée sur le désir des libéraux à large vue d’obtenir une réconciliation raciale à bas prix. De l’autre, on a entendu mon ancien pasteur, le révérend Jeremiah Wright, recourir à un langage incendiaire pour exprimer des vues qui non seulement risquent d’agrandir le fossé racial, mais dénigrent ce qu’il y a de grand et de bon dans notre nation, offensant pareillement les Blancs et les Noirs […].

La race est une question que, selon moi, notre nation ne peut pas se permettre d’éluder en ce moment. Nous commettrions la même erreur que le révérend Wright dans ses sermons injurieux sur l’Amérique : simplifier, stéréotyper et amplifier les aspects négatifs jusqu’à déformer la réalité […].

Le révérend Wright et les autres Africains-Américains de sa génération […] ont grandi à la charnière des années 50 et 60, à une époque où la ségrégation était encore la loi du pays et les chances systématiquement restreintes. Il ne s’agit pas de se demander combien d’hommes et de femmes ont échoué à cause de la discrimination, mais plutôt combien ont réussi en dépit des probabilités ; combien ont été capables d’ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, sont arrivés après eux. Cependant, tous ceux qui ont pu décrocher, au prix d’énormes efforts, un lambeau du rêve américain, ne sauraient faire oublier les autres, qui n’y sont pas parvenus […] – ceux qui ont fini par être vaincus par la discrimination. Ce legs de la défaite a été transmis aux générations suivantes. […] Pour les hommes et les femmes de la génération du révérend Wright, le souvenir de l’humiliation, du doute et de la peur n’a pas été effacé, pas plus que la colère et l’amertume de ces années […].

En fait, une même colère se retrouve dans certains segments de la communauté blanche. Nombreux sont les Blancs, dans la classe ouvrière et la classe moyenne, qui estiment n’avoir pas été particulièrement favorisés par leur race.

Ils ont vécu ce que vivent les immigrés : pour leur part, on ne leur a rien donné, ils ont dû tout arracher de haute lutte […].

Alors, quand on leur dit d’inscrire leurs enfants dans une école à l’autre bout de la ville, quand ils entendent qu’un Africain-Américain a été pistonné pour obtenir un bon boulot ou une place dans une bonne université au nom d’une injustice dont ils ne sont pas personnellement responsables, quand on leur raconte que leur peur de la criminalité en zone urbaine est un préjugé, le ressentiment finit par s’installer […].

La colère contre l’Etat-providence et la discrimination positive a contribué à forger la coalition Reagan. Les hommes politiques ont régulièrement exploité le sentiment d’insécurité à des fins électorales. Des présentateurs de télévision et des commentateurs conservateurs bâtissent toute leur carrière sur la dénonciation de plaintes infondées pour racisme, en négligeant les débats légitimes sur l’injustice raciale, qu’ils qualifient de « racisme à l’envers », politiquement correct.

De même que la colère noire s’est souvent avérée contre-productive, de même ces ressentiments blancs ont détourné l’attention des véritables causes des difficultés de la classe moyenne : une culture d’entreprise faite de dessous de table, de pratiques comptables douteuses et d’avidité à court terme ; un pouvoir dominé à Washington par les lobbyistes et les intérêts particuliers, des politiques économiques qui profitent à quelques-uns et non pas au plus grand nombre […].

Nous en sommes là, bloqués dans une impasse raciale depuis des années. […] J’ai acquis la ferme conviction qu’en travaillant ensemble, nous pouvons passer outre nos vieilles blessures raciales et je dirai même que nous n’avons pas d’autre choix si nous voulons continuer sur la voie d’une unité plus harmonieuse.

Pour la communauté africaine-américaine, cette voie nous oblige à assumer le poids de notre passé sans en devenir les victimes. Cela signifie qu’il faut continuer à exiger la justice totale dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela signifie aussi que nos doléances propres – une meilleure assistance médicale, de meilleures écoles, de meilleurs emplois – doivent s’intégrer aux aspirations plus générales de tous les Américains – la ménagère blanche qui n’arrive pas à joindre les deux bouts, le Blanc qui se retrouve à la rue, l’immigré qui essaie de nourrir sa famille. […] Pour la communauté blanche, cette voie oblige à reconnaître que les maux de la communauté africaine-américaine n’existent pas seulement dans l’imagination des Noirs, que l’héritage de la discrimination – ainsi que les cas actuels de discrimination, même s’ils sont moins flagrants que dans le passé – est réel et doit être pris en compte. Pas seulement en paroles, mais en actes […].

Nous pouvons accepter une politique qui entretient la division, le conflit, le cynisme. Nous pouvons appréhender la race dans un cadre purement spectaculaire – nous l’avons fait pour le procès O.J. [Simpson] – ou dans le cadre d’une tragédie – nous l’avons fait après Katrina – ou comme un aliment pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons diffuser les sermons du révérend Wright sur toutes les chaînes, tous les jours, en parler jusqu’à l’élection […] et considérer que la seule question dans cette campagne est de savoir si le peuple américain pense que je partage ou adhère à ces propos offensants […].

Nous pouvons faire ça. Mais, dans ce cas, laissez-moi vous dire qu’à la prochaine élection, nous parlerons d’une autre cause de détournement. Puis d’une autre encore. Et encore d’une autre. Et rien ne changera […].

Ou alors, en cet instant, dans cette élection, nous pouvons nous rassembler et dire : « Pas cette fois-ci. »

Cette fois-ci, nous voulons parler des écoles surpeuplées qui sapent l’avenir des enfants noirs, des enfants blancs, des enfants asiatiques, hispaniques et descendants d’Indiens d’Amérique […].

Cette fois-ci, nous voulons parler des files d’attente dans la salle des urgences, grosses de Blancs, de Noirs et d’Hispaniques qui n’ont pas d’assurance-maladie […].

Cette fois-ci, nous voulons parler des usines fermées qui naguère procuraient une vie décente aux hommes et aux femmes de toutes races, nous voulons parler des maisons à vendre qui naguère appartenaient à des Américains de toutes religions, de toutes régions, de toutes conditions […].

Cette fois-ci, nous voulons parler de l’entreprise pour laquelle vous travaillez et qui délocalise à l’étranger pour le seul profit […].

Cette fois-ci, nous voulons parler des hommes et des femmes de toutes couleurs et de toutes origines, qui servent ensemble, combattent ensemble et saignent ensemble sous la même fière bannière […].

Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas de tout mon cœur que c’est là ce que veulent la majorité des Américains pour leur pays […].

Le MoDem en pleine crise interne

PARIS (AFP) – La stratégie d’ »indépendance » de François Bayrou est de plus en plus contestée au sein même du Mouvement Démocrate (MoDem), au lendemain des élections municipales marquées par la défaite du leader centriste à Pau et les revers du mouvement, notamment à Paris.

Prenant acte des résultats, le leader centriste s’est montré résolu à tenir le cap, dimanche soir à Pau: « ce centre fort, nous devons le construire » même si ce n’est « pas facile », a-t-il déclaré.

Il a vu dans le « coup de balancier », à droite lors de la présidentielle puis à gauche dix mois plus tard, la preuve de « l’instabilité de la vie politique française » qui « empêche la France d’avancer ».

Sur la même ligne, la chef de file du MoDem à Paris Marielle de Sarnez, seule rescapée du parti centriste au conseil de Paris, a affirmé que les tentatives du MoDem pour remettre en cause la bipolarisation constituent « un chemin que nous allons poursuivre ».

Mais d’autres élus MoDem ont livré un verdict sans appel: « la stratégie de François Bayrou est suicidaire: il sacrifie ses élus pour une chimère présidentielle », a jugé l’eurodéputé Thierry Cornillet.

« Il y avait 118 députés quand François Bayrou est devenu président de l’UDF en 1998, il en reste trois. On a perdu la moitié de notre groupe sénatorial, on n’a quasiment plus d’élus de terrain », a déploré cet ancien président du Parti radical valoisien, préconisant la création d’un courant de centre-droit au sein du MoDem.

Tout aussi sévère, le sénateur Jean Arthuis a jugé que les municipales ont montré « l’échec de la stratégie d’autonomie » du MoDem, et réclamé une « réunion d’urgence » de ses instances dirigeantes et de celles de l’UDF, qu’il veut « faire revivre » pour « sortir de ce kaléidoscope incompréhensible et illisible ».

Il a fait valoir que « les seules élections de membres du MoDem sont le fruit d’alliances avec des formations de droite », comme à Mont-de-Marsan, Saint-Brieuc ou Talence.

Ces deux membres de longue date de l’UDF avaient déjà exprimé leurs inquiétudes lors du congrès fondateur du MoDem, en décembre 2007.

Très isolé depuis sa troisième place à la présidentielle de 2007 et l’échec du MoDem aux législatives, M. Bayrou a subi de nouvelles défections pendant la campagne des municipales.

L’ancien journaliste Jean-Marie Cavada a conduit une liste soutenue par l’UMP dans le XIIe arrondissement de Paris et lancé le mouvement « Avenir démocrate », avec les députées européennes Claire Gibault et Janelly Fourtou.

Le président du conseil général du Rhône Michel Mercier, « ami de trente ans » de M. Bayrou, a démissionné de la présidence de la fédération départementale pour protester contre la stratégie d’autonomie adoptée à Lyon.

Ceux qui étaient partis entre les deux tours de la présidentielle pour fonder le Nouveau Centre se sont engouffrés dans la brèche: le président du NC Hervé Morin a appelé lundi les « déçus » du MoDem à rejoindre son parti, après « l’échec absolu » du mouvement de M. Bayrou aux municipales.

L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (ex-UDF qui avait rejoint l’UMP en 2002) a pour sa part estimé que l’UMP devait « s’ouvrir au centre » après la « disparition de François Bayrou ».

Celui-ci conserve néanmoins des défenseurs. « Je reste convaincue qu’il y a un espace au centre, même si avec le mode de scrutin actuel, on a énormément de mal à avancer », a estimé la député européenne Nathalie Griesbeck, candidate à Metz.

L’ex-conseiller de Paris François Florès (ancien Vert) a pour sa part estimé qu’il y aura probablement « un débat sur les alliances au sein de la fédération de Paris », mais qu’il n’y avait « pas d’alternative à la ligne qui a été suivie ».

Une question d’hygiène

GENEVE (AFP) – Plus de 40% de l’humanité n’a pas accès à des toilettes convenables, ont dénoncé jeudi les Nations unies, qui ont proclamé 2008 année internationale de l’assainissement face à un manque d’hygiène qui tue chaque année deux millions d’enfants.

« Chaque année, 15 millions de personnes meurent de maladies infectieuses », a rappelé l’assistant directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), David Heymann, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau. « Si nous avions de bonnes infrastructures d’eau et d’assainissement, nous pourrions réduire d’un seul coup ce chiffre de 2 millions, celui des enfants qui meurent des suites de diarrhées », a-t-il estimé devant la presse à Genève.

La question des toilettes est restée négligée trop longtemps dans de nombreux pays, alors qu’elle est cruciale pour la santé publique: selon un récent sondage du British Medical Journal, quelque 11.000 professionnels de la santé ont estimé que l’assainissement était la plus importante avancée médicale obtenue depuis 1840, avant les vaccins et l’anesthésie.

La diarrhée est la deuxième cause de décès chez l’enfant dans les pays en développement.

Or, encore à notre époque, 41% de la population mondiale n’a pas accès à des toilettes « convenables » selon la définition de l’ONU, c’est-à-dire sans contact entre l’homme et les eaux usées.

Outre la santé, l’absence de toilettes a des conséquences en matière de sécurité: femmes et enfants sont exposés au harcèlement ou aux agressions sexuelles s’ils doivent sortir de chez eux la nuit à la recherche d’un petit coin isolé.

Conséquences aussi en matière d’éducation: lorsque dans les écoles garçons et filles partagent les mêmes sanitaires, ces dernières sont souvent obligées de mettre fin à leur scolarité une fois arrivées à la puberté.

Des progrès ont été accomplis au cours des dernières années: entre 1990 et 2004, 1,2 milliard de gens ont pu accéder à un assainissement amélioré, mais près de 2,6 milliards d’humains n’ont toujours pas de toilettes chez eux.

En 2015, ils devraient être encore 2,4 milliards, alors que l’objectif de développement du millénaire était de ramener ce chiffre à 1,8 milliard.

L’éducation et la réponse aux souhaits des intéressés sur le terrain doivent être désormais à la base du travail des Etats, ont souligné les Nations unies.

« Dans le monde entier, les gouvernements ont suivi de mauvaises approches », observe Jon Lane, directeur exécutif du Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement. Par dirigisme, « ils ont construit des toilettes pour des gens qui n’en voulaient pas et les ont transformées en garages à vélos ou en étables ».

Le débat sur la privatisation des services d’assainissement a également fait perdre beaucoup de temps, a-t-il estimé. « Les multinationales qui étaient censées investir dans le secteur des services publics ne viennent pas dans les pays en développement tout simplement parce qu’elles ont des impératifs de rentabilité », a souligné M. Lane.

Au total, l’OMS a calculé que dépenser un dollar dans l’assainissement permet d’en récupérer 9,1 en moyenne. La flambée de choléra au Pérou en 1991 a ainsi coûté 800 millions de dollars, soit beaucoup plus que les sommes qui auraient suffi à améliorer l’assainissement des bidonvilles et éviter une telle épidémie.

Euthanasie active et passive

  Chantal Sébire est morte. Ses raisons lui appartiennent, et il ne fait plus de doute aujourd’hui, qu’il s’agit bien d’un suicide. Mon précédent post consacré à son sujet était mitigé… C’est pourtant la forme que j’attaquais, et non la justesse de sa cause, et l’importance d’un vrai débat sur la législation actuelle.

  Attaquons-le donc ce débat, esquissons-le au moins; L’euthanasie passive est rendue légale, mais se rend-on compte de ce qu’elle signifie ? Hormis l’aspect moral, largement abordé, en pratique, comment cela se passe-t-il ? On ne « débranche » pas quelqu’un, on ne l’ »euthanasie passivement » pas en un geste. Cette forme de mort administrée prend 10 A 15 JOURS en moyenne, une agonie d’environ deux semaines dans un coma artificiel. J’en frissonne, rien que d’y penser. C’est aussi cela que cette femme a voulu dénoncer.

  Quant à l’euthanasie « active », elle est punie par la loi, au même titre qu’un homicide. Tous ceux qui y participent sont donc rendus complices de meurtre. Personnellement, je pense que le suicide, sous toutes ses formes, est un acte personnel et qu’il doit être jugé au cas par cas, pas à travers des lois aussi générales… Je renvoie à ce post précédent, qui détaillait le programme de la gauche à ce sujet (au moins au niveau de sa facette « passive », qui serait rendue immédiate) : un collège formé de membres du personnel médical, de membres de la famille du demandeur, et de représentants de l’Etat. Voilà. C’est simple et cela évite tous les abus, au moins en théorie.

  Chantal Sébire est morte, telle une martyre moderne de la médecine. Je n’ai rien à exprimer sur son acte, même si encore une fois, la méthode d’expression qu’elle a choisi me semble brutale; Néanmoins, je me permets de rapporter ici certaines de ses dernières paroles, en guise d’épitaphe :

  « Je constate, dans un pays si démocratique soit-il, que la fraternité n’existe pas, que l’égalité n’existe pas, et que quand un individu demande dignement, humainement d’être accompagné par un geste d’amour pour partir, on ne lui en donne pas la liberté parce que la loi est obligée d’intervenir. »

Corbeil-Essonnes : les enveloppes de Dassault

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CORBEIL-ESSONNES (AFP) – Le candidat PC Bruno Piriou, battu de justesse au second tour des municipales à Corbeil-Essonnes par le maire sortant Serge Dassault (UMP), a annoncé avoir déposé vendredi un recours en annulation devant le tribunal administratif de Versailles pour « irrégularités ».

M. Piriou, qui assure n’être ni « procédurier, ni mauvais perdant », dénonce notamment des « distributions d’enveloppes », des « intimidations », ce que M. Dassault dément formellement.

Battu de 170 voix (6.621 contre 6.451 à M. Dassault), M. Piriou avait lancé en début de semaine un appel à témoins, et a affirmé vendredi soir devant le conseil municipal disposer « d’attestations et de preuves irréfutables ».

Il dénonce, entre autres, des « achats de voix », des « pressions sur les électeurs », des « irrégularités de propagande ».

Avant la réunion du nouveau conseil, qui a vu la réélection de M. Dassault pour un troisième mandat, une centaine de personnes se sont rassemblées, à l’appel des élus de gauche, en brandissant leurs cartes électorales.

A l’extérieur de la salle du conseil, plusieurs dizaines de personnes ont scandé « Ils ont triché ». « On a gagné », leur ont répondu des partisans de Serge Dassault depuis l’intérieur de la salle.

« Dassault en prison », « Piriou voyou », ont tour à tour crié opposants et partisans du maire, présents en masse devant la salle du conseil.

Au second tour, Serge Dassault a recueilli plus de 1700 voix de plus qu’au premier tour, tandis que Bruno Piriou a fait 200 voix de plus que la somme des suffrages des deux listes de gauche au premier tour.

Puteaux – La loi ce n’est pas pour moi

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PUTEAUX (AFP) – Charles Ceccaldi-Raynaud, opposant à la maire UMP de Puteaux, sa fille Joëlle Ceccaldi-Raynaud réélue le 16 mars, a indiqué samedi ne pas avoir l’intention de démissionner du conseil municipal comme le lui demande le préfet pour cause d’excédent familial.

Trois membres de la famille Ceccaldi-Raynaud, le grand-père Charles, la fille Joëlle et le petit-fils Vincent, ont été élus aux municipales à Puteaux. Or, le code électoral (article L238) prévoit que « dans les communes de plus de 500 habitants, le nombre des ascendants et descendants (…) qui peuvent être simultanément membres du même conseil municipal est limité à deux ».

Absent du premier conseil nouvellement élu, Charles Ceccaldi-Raynaud, ancien maire (1969-2004), dont la liste dissidente (7,75%) a obtenu un élu, a confirmé avoir reçu une lettre du préfet, lui « disant de démissionner, sinon il sera obligé de prendre un arrêté » pour l’obliger à quitter le Conseil municipal.

C’est sur la base du nombre de voix obtenues, plus faible que pour la liste de la majorité, qu’il lui est demandé de démissionner, mais lui-même plaide l’ancienneté dans la fonction.

« Je ne démissionne pas », a-t-il assuré. « J’ai pris un avocat, et nous allons faire un recours, soit contre le contenu de la lettre du préfet, soit contre cette démission forcée. »

Le camp de la majorité a interprété son absence du Conseil vendredi comme l’acceptation par M. Ceccaldi-Raynaud de la décision du préfet. « M. Ceccaldi a dit il y a quelques jours qu’il accepterait la décision du préfet », a déclaré à l’AFP Jérôme Koenig, collaborateur de Mme Ceccaldi-Raynaud.

Charles Ceccaldi-Raynaud, 82 ans, entretient les pires relations avec sa fille depuis qu’il a voulu, en 2004, récupérer la place de maire qu’il lui avait cédée quelques mois plus tôt pour des raisons de santé.

Fraudes électorales à Perpignan – ça se passe comme ça à l’UMP…

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  Non, ce n’est pas un post partisan; Décidément, il semble que la fraude soit devenue une sale habitude de la droite « modérée »… Cette horreur-ci fait remonter à la surface les morts qui votent à Paris, les électeurs/partisans inscrits dans les arrondissements à la dernière minute, le machiavélique découpage électoral Pasquaïen et, récemment, les machines à voter uniquement voulues par l’UMP.

  Alors, cette fois, c’est à Perpignan que ça se passe. Jean-Paul Alduy, le maire sortant UMP « réélu », clame évidemment sa parfaite innocence, et se dit prêt à se confronter au tribunal administratif, car il a « sa conscience pour lui ». Le problème, c’est qu’en dehors du rocambolesque épisode du président de bureau saisi avec des bulletins sous enveloppe planqués dans ses poches et dans ses chaussettes, au moins quatre autres bureaux de vote présentent des irrégularités flagrantes. A savoir, des centaines de bulletins en excédent par rapport au nombre de signatures sur les listes d’émargement.

  Les mots me manquent. Désolé, je vais passer pour un extrémiste, mais bien qu’opposé à la peine de mort, je la jugerais justifiée dans le cas de fautes électorales aussi avérées. Il n’y a pas, à mon sens, pire crime à commettre en démocratie, que de truquer une élection. C’est la mort, tout simplement. La destruction de la Justice et, précisément, de la Démocratie, la pire offense qu’on puisse faire au peuple. Et pourtant, quelque chose me dit que cette affaire sera enterrée, ou qu’elle trainera comme celle de ce salaud de Tibéri, bizarrement réélu d’ailleurs à la faveur du dernier bureau de vote…

  Ma conviction est que la droite, s’attendant à une belle défaite massive lors de ces élections, n’a pas hésité à récourir à la fraude, dans plusieurs villes. Les jugements trancheront, je ne suis pas un procureur, mais dans ce cadre d’affaires, on sait que la hache a étrangement tendance à épargner, ou à frôler à peine, la tête de ces ordures qui se payent ouvertement la nôtre.

  JUSTICE A PERPIGNAN ! JUSTICE SUR TOUTE LA FRANCE ! 

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