posts du 29 mars, 2008


Sarkozy se trimballe en Angleterre

  Woah… rien que d’en parler, j’ai envie de baîller. Ben voilà… Notre Bon Roi, qui cherche à se refaire une santé médiatique (narcissisme, quand tu nous tiens), est allé rendre visite à la Reine mère. Niveau protocole, il a déguisé sa nana en Jackie Kennedy (waiii… super…) et s’est relativement bien tenu, excepté que son passage-éclair ne lui a même pas permis de visiter deux villes – le strict minimum pour une visite officielle – ni même de retourner voir la Reine le lendemain. Vite fait, vite torché, trois photos et c’est parti…

  Plus intéressant au niveau politique, l’entrevue avec Gordon Brown, et surtout deux discours particulièrement intéressants :

  Le premier, tenu devant le Parlement britannique, a confirmé l’engagement des troupes françaises en Afghanistan. En clair, Sarkozy ne déroge pas à la tradition de foutage de gueule de notre belle République, et sans consulter une seule fois les représentants élus de son peuple, il va faire part d’une nouvelle qui engage notre Nation… devant des parlementaires étrangers ! Trop fort…

  Le deuxième, tout aussi emblématique, s’adresse aux français exilés en Angleterre, 300 000 environ, une bonne grosse communauté donc. Ce qu’ils peuvent m’énerver, en passant, ces « exilés »… pas de patriotisme nauséabond là-dedans, chacun fait ce qu’il veut, mais c’est le genre de types qui se gargarisent d’être des aventuriers, et qui votent à distance non pas sur les programmes, mais sur l’image. Comme ils se sont barrés parce que la France n’était pas assez « libérale » à leurs yeux, ils se vendent à celui qui leur parlera le mieux. Peu importe la réalité des faits, c’est d’abord une question de language. Ben voilà. Sarkozy, la larme à l’oeil, vient les flatter dans le sens du poil, et ils sont tout contents. Et hop là ! Un gros tas de votes qui tombent dans l’escarcelle de l’UMP !

  En bref, une visite démago en puissance, scandaleuse du point de vue de l’intégrité de notre Nation (annoncer uniquement devant des étrangers une résolution diplomatique qui engage la France), avec faste et première dame costumée bien comme il faut.

  La suite !

Le joli monde de la télé (les animatueurs)

  Ami lecteur, je te soumets un extrait bien fendard du dernier brûlot paru, et immédiatement ostracisé, sur les coulisses des émissions de télévision. Michel Malausséna, « homme de l’ombre » de nombreuses stars du petit écran (Ardisson, Mireille Dumas, Collaro, Nagui…) y déverse sa bile après un quart de siècle de bons et loyaux services. A noter que le livre, « Les animatueurs », est très difficille à trouver en librairie, de même que les extraits sur le net… et non, ce n’est pas un hasard… dans ce monde tout petit du show-business, où quelques producteurs détiennent presque tout, taper sur quelques stars revient à se les mettre, quasiment, en intégralité à dos.

  Nonobstant, voici le plus gros passage que j’ai pu trouver, consacré à l’élaboration de « Salut les Terriens » de Ardisson, qui devait à l’origine s’intituler « Salut les Martiens ». Vachement instructif.

– Si tu veux le convaincre de quelque chose, me dit un ancien, il faut d’abord se taper tout l’entourage, les uns après les autres, et les persuader de la pertinence de ce que tu souhaites lui faire accepter avant de le lui annoncer.

– Ah bon ?

– Sinon, ce que tu lui dis est confronté au point de vue de chacun et perd toute sa cohérence dans une macédoine d’avis disparates. Un jour, convaincu après une longue discussion et une somme considérable d’arguments indiscutables, il te dira sans équivoque : « OK, t’as raison. On fait comme ça. » Mais ça ne l’empêchera pas pour autant de revenir dès le lendemain sur ce qui s’est conclu la veille, comme si le débat n’avait jamais eu lieu : « On est en train de faire une grosse connerie, là. » Un pas en avant, deux en arrière. Or il faut au contraire beaucoup de sérénité dans ce métier. Ne pas réagir à chaque article de presse ni vouloir changer son cap à chaque critique, car ce serait comme skipper un bateau en tentant d’échapper à chaque vague. Impensable. Mais Thierry est si sensible à la critique !

La première gifle vient de l’intérieur. Partout, à qui veut bien l’entendre, Thierry clame que son remplaçant sur l’autre chaîne va se ramasser. Avec ce que lui-même investissait comme temps auparavant, avec toute la minutie qu’il s’évertuait à mettre dans son montage – et puis quoi, merde, il est Ardisson, non –, jamais personne, et surtout pas Ruquier, le pôvre (accent du Midi), ne pourra faire aussi bien que lui. Quant à l’autre, de Carolis, celui qui l’a poussé hors de la chaîne et à qui il en veut à mort, il va regretter de s’être débarrassé de lui. Respecter de Carolis, un ancien animateur reconverti en patron de chaîne, il ne faut quand même pas trop lui en demander. Pas à lui. Il lui écrit une lettre qu’il rend publique : « C’est un miracle que tu fusilles […], celui d’une équipe […] qui ira pointer aux Assedic… » Oui, ça on connaît la musique. « Mais il n’y aura pas de procès de ma part. Le seul procès dans cette affaire sera celui que te feront les téléspectateurs le premier samedi de septembre à 23 h 15. »

Eh bien non.

Pas de chance. Le sommet de l’inadmissible est atteint : Ruquier cartonne. Et qui plus est, Ardisson ne peut même pas médire ouvertement de lui parce qu’il a encore des intérêts sérieux dans cette émission, dont les droits lui appartiennent avec Catherine Barma. – Heureusement que je l’ai, ce Ruquier, je m’en félicite tous les matins en me levant. Je n’ai encore rien fait que j’ai déjà gagné ma journée. Ma meilleure affaire… Lui qui pensait pouvoir pérorer se ronge maintenant de l’intérieur. L’icône vacille sur sa stèle. Il a peur. Et si jamais il se rendait ridicule avec son concept tordu : « Après E. T. : T. A. ! Maiiisooon ! » Déjà que Barma, qui produit donc Ruquier, ne lui adresse plus la parole…

Du coup, il renonce au concept et fait retirer du générique les images tournées avec des oreilles à la Monsieur Spoke, ainsi que toute référence trop directe à l’espace interstellaire. À la fin, il ne reste plus que le titre : « Salut les Martiens ». Oui c’est ça, salut ! Il est vrai qu’il fallait se l’expliquer tous les jours, son concept, pour essayer d’y comprendre quelque chose. Même lui se mélangeait les pinceaux.

– Bon, donc : je sors de la capsule spatiale en Martien. OK. Mais qui m’accueille ? Largué, le concepteur. Alors, dans ce contexte, il y a des jours avec et des jours sans. Et plutôt des sans d’ailleurs, où tout ce que l’entourage peut dire l’énerve, presque tout le temps : Isabelle, par exemple. Neuf ans qu’elle est là pour lui. Journaliste, elle travaille, travaille, lui passe et repasse de nombreux coups de fil, lui adresse par e-mails quantité de résumés, de notes fournies, de fiches, de réflexions, lui donne de bons conseils, s’investit. Elle en fait beaucoup, énormément, elle en fait tellement – mais elle fait ça pour lui – qu’elle en fait peut-être quelquefois trop.

Et le trop, lui, tout à coup l’exaspère.

– Isabelle, c’est comme un chien qui commence à monter sur le lit, il faut le frapper tout de suite avant qu’il ne recommence.

Toujours sympa, Thierry, avec ses collaborateurs. Et Isabelle, qui s’érige elle-même en une sorte de souffredouleur officiel, offre son être en pâture à sa sauvagerie verbale. – Si ça l’amuse !

Moi, depuis le temps, ça ne m’atteint plus. Pourtant je l’ai vue pleurer, moi, Isabelle. Mais qu’est-ce que je fais là ? Quel est ce mauvais rêve ? Pourquoi ai-je quitté ma prairie ? J’y étais si bien. Déjà des gens se plaignent à moi. Bernard Werber, le roi des fourmis, aimerait bien être sûr que l’émission ne sera pas un détournement de son prochain projet de film dont il a fait part avec enthousiasme à Thierry, lors d’une précédente émission. Mais non, avec le rédacteur en chef, je vais le rassurer : de toute façon, le concept n’existe plus. Et puis, pour réussir les choses, il faut les incarner, pas les emprunter. Lentement, l’émission « de recul et de réflexion » se dirige vers un divertissement pur et simple, une mauvaise blague : « Les cinq rumeurs de la semaine : Claude Lelouch aurait même raté le dernier film de vacances avec sa femme…» Lévi- Strauss aux chiottes, et Sirius on se torche avec. Rapidement, hormis le chèque hebdomadaire, je regrette d’avoir accepté. Comment faire pour sortir de là, et quand ?

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Hillary mytho

  Bon ben au tour de « Hillbilly » maintenant… Autant j’ai pu être critique envers Obama pour son speech repompé « Don’t tell me words are not important », autant là c’est plus que du foutage de gueule, c’est une construction pharaonique de n’importe quoi et de mensonges. La vidéo à charge, déjà : http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/12193343 , dont vous avez peut-être entendu parler. La miss prétend avoir du courir sous les balles à son arrivée à Tusla… Je vous laisse apprécier la vidéo de l’évènement, avec petite fille qui lui offre des fleurs à l’appui.

  J’aime bien aussi, dans l’article qui suit cette vidéo, ce passage qui s’attache à résumer l’enquête sur les 11 000 pages de son agenda décortiquées par des journalistes américains… Vive « l’expérience » et le « professionnalisme » :

Le document vidéo de CBS s’ajoute à d’autres documents officiels. La semaine dernière, les Archives nationales américaines ont mis en ligne plus de 11’000 pages d’agenda officiel de Hillary Clinton du temps où elle était Première dame, entre 1993 et 2001.

Hillary Clinton, qui vante ses «35 ans d’expérience» comme un argument majeur de sa campagne présidentielle, est épinglée par The Guardian. Contrairement à ce qu’elle a souvent affirmé, elle n’a pas joué un rôle majeur dans les décisions de politique étrangère de Bill Clinton. Au contraire, l’ex-première dame était souvent absente lors des moments clés de la présidence de son mari.

Des exemples: quand l’Otan a lancé des raids aériens contre la Serbie pour punir le président yougoslave Slobodan Milosevic pour l’attaque du pays contres des séparatistes albanais au Kosovo, Hillary Clinton visitait des ruines égyptiennes à Louxor. Elle prétend qu’elle a participé à la négociation des accords de paix du Vendredi Saint en Irlande du Nord en 1998. Foutaise. Selon son agenda en ligne, ce jour-là, elle était à Washington dans une fête en l’honneur d’un membre du Congrès de New York qui était récemment mort.

Le Zimbabwe se rend aux urnes (enfin, officiellement)

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  Mugabe, j’avoue, c’est mon préféré. De tous les tyrans d’Afrique, celui-ci me semble particulièrement effroyable. Bon, on n’a peut-être pas besoin d’épiloguer là-dessus, tout le monde sait comment ça se passe : médias sous contrôle, opposants tués, disparus ou en prison, injustice à tous les étages, bref, que du classique. Mais économiquement, une inflation qui dépasse actuellement les 150 000%, j’avoue, c’est un record !

  Donc aujourd’hui, les Zimbabwéens ont le pouvoir de renverser ce despote sanguinaire, mais comme on connait la propension avérée du monsieur à truquer les élections, ben… On va y croire très fort, disons.

  Cet article tiré du site « Jeune Afrique » retrace ces évènements :

  C’est un sixième mandat à la tête du Zimbabwe que brigue samedi Robert Mugabe, 84 ans. Le chef de l’Etat a déclaré, il y a une semaine, que « jamais l’opposition n’arrivera au pouvoir ». Ses challengers lui font confiance pour cela : « Nous avons reçu des preuves sur la façon dont Mugabe et ses comparses sont en train de saboter cette élection. Les listes électorales et l’informatique sont les outils de cette fraude », a indiqué jeudi à l’AFP Tendai Biti, le secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC). La veille, le chef de l’Etat a nié tout trucage des élections et démenti les allégations de ses opposants : « Ce sont des mensonges empruntés à leurs maîtres qui disent que les élections ne seront ni libres ni justes. Ce ne sont que de satanés menteurs, des menteurs démoniaques. »

Pourtant, tout a été entrepris, semble-t-il, pour que ces élections générales (quatre élections sont organisées le même jour : présidentielle, législatives, sénatoriales et locales), auxquelles près de 6 millions d’électeurs sont conviés, se déroulent dans une transparence toute relative : observateurs internationaux triés sur le volet, insuffisance du nombre de bureaux de vote dans les villes où l’opposition domine, présence de policiers dans les bureaux de vote, sélection drastique des journalistes étrangers…

Des journalistes que le gouvernement a mis en garde dès jeudi : ceux « qui abusent de la courtoisie et de l’hospitalité de ce beau Zimbabwe, qui viennent pour autre chose que la couverture des élections, devraient faire leurs valises, s’en aller et nous laisser en paix », a déclaré le ministre de l’Information Sikhanyiso Ndlovu, lors d’une conférence de presse. « Le gouvernement n’accueillera pas aimablement cette propagande impérialiste », a-t-il ajouté. Ainsi, la BBC, CNN, l’agence Associated Press ou le New York Times ont vu leurs demandes d’accréditation refusées.

Etat d’alerte maximale

Robert Mugabe ne veut aucun trouble, ni dans les médias, ni dans la rue. « Nous décourageons toutes les actions qui pourraient conduire à l’anarchie », a déclaré mercredi le chef de la police, au nom également de l’armée, des services pénitentiaires et du renseignement. « Tous ceux qui ont mis de l’huile sur le feu, évoquant des violences du style de celles du Kenya, doivent comprendre que la violence est un pauvre substitut à l’intelligence et un monstre qui peut dévorer son propre créateur. » Deux jours plus tard, l’armée et la police du Zimbabwe ont été placées en état d’alerte maximale, et les responsables de la sécurité se sont engagés à empêcher toute violence après le scrutin.

Cela n’empêche pas les militants de descendre pacifiquement dans les rues en arborant des tee-shirts à l’effigie des candidats de l’opposition, Morgan Tsvangirai (MDC) et Simba Makoni, ancien ministre des Finances de Mugabe et candidat dissident de la ZANU-PF (Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique, au pouvoir). Une enquête citée par Le Monde les crédite de respectivement 28,3% et 8,6% des intentions de vote, contre 20% pour Mugabe. Un autre sondage publié vendredi par le quotidien gouvernemental The Herald donne le président sortant gagnant dès le premier tour, avec 53% des suffrages. Simba Makoni a appelé l’opposition à faire front commun contre Robert Mugabe, et propose, en cas de victoire, un gouvernement de coalition avec ses partisans, le MDC, et même des membres de la ZANU-PF.

Une économie moribonde

Ne seraient les probables fraudes électorales, Tsvangirai et Makoni ont des arguments de poids pour faire tomber Mugabe. Le bilan économique et social du président sortant parle de lui-même : taux d’inflation annuel de 100.000% [NDLR 150 000% maintenant], taux de chômage de 80%, pénurie de médicaments et des produits de première nécessité, croissance de -6%, espérance de vie de 39 ans… Jeudi, Simba Makoni a estimé que l’économie du pays ne sera pas redressée « dans les six mois après le 29 mars, ni même dans les cinq premières années. Cela pourrait prendre dix à quinze ans ».

En attendant, Robert Mugabe, après avoir opéré la saisie des terres exploitées par les fermiers blancs, propose comme seuls remèdes une augmentation des salaires des fonctionnaires et une « indigénisation » des entreprises. Et accuse l’Occident de tous les maux de son pays : « Les Britanniques, les Américains et ceux qui pensent comme eux préfèrent voir nos enfants, les vieux et les infirmes souffrir des sanctions maléfiques qu’ils ont imposées pour initier un changement de régime dans notre pays », a-t-il tonné. Un changement de régime qui ne semble définitivement pas figurer dans le programme de celui qui tient les rênes du Zimbabwe depuis son indépendance, en 1980.

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