posts du 8 mai, 2008


La femme et la religion (analyse de Bebel)

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  Voilà, plutôt que de soutenir des conneries hypocrites comme cette journée de la femme (qui discrimine l’homme, super…), je préfère, sur ce sujet, retranscrire ici et en intégralité un texte du socialiste allemand August Bebel (1840-1913), dont je recommande chaudement la lecture. Pour la petite histoire, il s’agit d’un ouvrier tourneur devenu employeur, qui a milité pour les conditions de travail du prolétariat, et qui fut accusé de haute trahison, après avoir refusé de voter les fonds pour la guerre de 1871. Pour ses idées, August Bebel a été persécuté, et emprisonné à plusieurs reprises.

http://www.marxists.org/francais/bebel/index.htm

Note : pour ce qui est de la controverse sur l’existence du « droit de cuissage », dont on ne retrouve que très peu de traces écrites, personnellement je pense que cette dérive des anciens régimes a bel et bien été pratiquée. L’abus d’autorité des nobles, tout-puissants, face aux serfs, en particulier les femmes, est à mon sens avérée. La tradition orale a gardé la trace de ces exactions… quand on voit ce que les dragons du Roi, en France ont fait subir à la population parmi lesquels ils étaient « logés », qu’un noble utilise son pouvoir pour assouvir un besoin sexuel, ne me semble vraiment pas inimaginable.

 

Déjà, dans l’histoire de la création, il est ordonné à la femme de se soumettre à l’homme. Les dix commandements de l’Ancien Testament ne s’adressent à proprement parler qu’à l’homme, car la femme est nommée dans le neuvième commandement en même temps que les valets et les animaux domestiques. La femme était bien une pièce de propriété que l’homme acquérait contre espèces ou en échange de services rendus. Appartenant à une secte qui s’imposait la continence la plus absolue, notamment dans les relations sexuelles, Jésus méprisait le mariage et s’écriait : « Il y a des hommes qui sont eunuques dès le sein de leurs mères ; il y en a d’autres qui sont faits eunuques par la main des hommes ; il y en a enfin qui se sont faits eunuques eux-mêmes en vue du royaume du ciel. » Au repas des noces de Cana, il répondait à sa mère qui implorait humblement son secours : « Femme, qu’y a-t-il de commun entre vous et moi » ?

Et Paul, que l’on peut, au plus haut degré, appeler le fondateur du christianisme autant que Jésus lui-même, Paul qui le premier donna à cette doctrine le caractère international et l’arracha aux limites étroites de l’esprit de secte des Juifs, disait : « le mariage est un état inférieur ; se marier est bien, ne pas se marier est mieux ». « Vivez de votre esprit et résistez aux désirs de la chair. La chair conspire contre l’esprit, et l’esprit conspire contre la chair ». « Ceux que le Christ a gagnés à lui ont mortifié leur chair avec ses passions et ses désirs ». Paul suivit lui-même ses préceptes et ne se maria pas. Cette haine de la chair, c’est la haine de la femme qui est présentée comme la corruptrice de l’homme. Voyez plutôt la scène du paradis terrestre qui a là sa signification profonde. C’est dans cet esprit que les Apôtres et les Pères de l’Église ont prêché, c’est dans cet esprit que l’Église a opéré pendant tout le moyen âge, en créant les couvents, c’est dans cet esprit qu’elle agit encore.

La femme, selon le christianisme, est l’impure, la corruptrice, qui a apporté le péché sur la terre et perdu l’homme. Aussi les Apôtres et les Pères de l’Église n’ont-ils jamais considéré le mariage que comme un mal nécessaire, de même qu’on le dit aujourd’hui de la prostitution. Tertullien s’écrie : « Femme, tu devrais t’en aller toujours dans le deuil et en guenilles, offrant aux regards tes yeux pleins de larmes de repentir, pour faire oublier que tu as perdu le genre humain. Femme, tu es la porte de l’enfer ! » Hieronyme dit : « Le mariage est toujours une faute ; tout ce que l’on peut faire, c’est de se le faire pardonner en le sanctifiant. » Voilà pourquoi on a fait du mariage un sacrement de l’Église. Origène trouvait que « le mariage est une chose impie et impure, l’instrument de la sensualité », et pour résister à la tentation, il s’émascula. « Il faut faire choix du célibat, dût le genre humain en périr », dit Tertullien. Et Augustin : « Ceux qui ne seront pas mariés brilleront au ciel comme des étoiles resplendissantes, tandis que leurs parents (ceux qui les auront engendrés) ressembleront aux astres obscurs. » Eusèbe et Hieronyme sont d’accord pour dire que la parole le la Bible : « Soyez féconds et multipliez » ne devait plus s’appliquer au temps ou ils vivaient et que les chrétiens n’avaient pas à s’en préoccuper. Il serait facile de produire encore des centaines de citations empruntées aux plus considéra­bles des hommes que l’on appelle des lumières de l’Église. Tous ont enseigné dans le même sens ; tous, par leurs prédications constantes, ont contribué à répandre ces idées monstrueuses sur les choses sexuelles et les relations de l’homme et de la femme, relations qui sont pourtant une loi de la nature dont l’application est un des devoirs les plus essentiels des fins humaines. La société actuelle souffre encore cruellement de ces doctrines et elle ne s’en guérit qu’avec lenteur.

Pierre dit aux femmes avec insistance : « femmes, soyez dociles à vos maris. » Paul écrit aux Éphésiens : « l’homme est le maître de la femme comme le Christ est le chef de l’Église » ; aux Corinthiens : « l’homme est l’image et la gloire de Dieu, et la femme est la gloire de l’homme. » D’après tout cela, le premier niais venu peut se croire au-dessus de la femme la plus distinguée, et, dans la pratique, il en est ainsi, même à présent.

Paul élève aussi contre l’éducation et l’instruction supérieure de la femme sa voix influente, car il dit : « il ne faut pas permettre à la femme d’acquérir de l’éducation ou de s’instruire ; qu’elle obéisse, qu’elle serve et se taise ».

Lire la suite de ‘La femme et la religion (analyse de Bebel)’ »

Happy Birthday to you Mister President : La phrase qui tue

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  Terminons cette belle série de mascarades dévoilées par un cri du coeur, émanant directement de l’intéressé, et que nous rapporte « Le Canard Enchaîné ». C’est beau comme du Houellebecq :

  « Je suis heureux parce que je suis président, j’ai de l’argent et une belle femme. »

Happy Birthday to you Mister President : Le droit au logement opposable

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« Je veux que le droit au logement soit opposable devant les tribunaux, afin que les pouvoirs publics soient obligés d’agir pour assurer la construction d’assez de logements dans toute la gamme des besoins »

(Projet présidentiel)

 

Extrait de l’Hebdo des Socialistes (oui j’enchaîne, mais pour une fois qu’ils pondent un numéro bien foutu, j’en profite) :

La loi DALO (Droit Au Logement Opposable) est entrée en vigueur au 1er janvier 2008, mais sans moyens suffisants, ce nouveau droit ne peut être effectif (NDLR : Royal l’avait prédit, lors du débat, en jugeant ses propos « pas sérieux »). La première réunion du comité de suivi de la loi a largement mis en avant les problème d’application. 17737 recours ont été déposés en trois mois, mais seules 1294 demandes ont été examinées favorablement par les comités de médiation, et 121 mises en oeuvre par les préfets. Pourtant, selon l’INSEE, 600 000 ménages répondent aux critères de priorité et d’urgence tels que définis par la loi, soit 1,7 millions de personnes !

L’explication est assez simple : outre la complexité de cette démarche administrative, le rythme des commissions de médiation chargées de sélectionner les dossiers éligibles pour les transmettre aux préfectures, est trop faible. François Fillon n’avait accepté de débloquer que 250 millions d’euros pour la mise en oeuvre de la loi, alors que les associations spécialisées estimaient le montant nécessaire à sa bonne application à 1,7 milliards d’euros. Aujourd’hui, la réalité leur donne raison…

De plus, en attendant la construction de nouveaux logements sociaux [qui pourrait bien sauter, voir l'article sur le logement et la modification des plafonds d'obtention d'HLM], les préfets ne disposent que d’un contingent de 60 000 logements. Selon les chiffres officiels, il manquerait donc plus de 500 000 logements pour répondre aux besoins des mal logés et des sans-logis. ["Si je suis élu Président, je m'engage à ce que plus personne, en France, ne dorme dans la rue sous deux ans !"]

Pour ne pas rester dans la critique, rappelons que dans le projet du PS, Royal voulait utiliser la clause réquisition des logements inoccupés, datant de 1945 et jamais appliquée, après avoir déclaré l’état d’urgence sur le logement. Par la suite, au minimum 120 000 nouveaux logements par an étaient prévus, afin de résorber la crise actuelle…

Happy Birthday to you Mister President : Le RSA

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« S’agissant des personnes pauvres, je mettrai en place la réforme proposée par Martin Hirsch, président d’Emmaüs France : la création d’un revenu de solidarité active au profit de ceux qui reprennent un emploi. »

(La Croix, 13 mars 2007)

 

Extrait de l’Hebdo des Socialistes :

Destiné à encourager le retour à l’emploi des bénéficiaires de minima sociaux en permettant le cumul des revenus de solidarité et du travail, le RSA est aujourd’hui dans un état peu encourageant. Une partie de son financement – 1,5 milliards d’euros, au lieu des 3 milliards initialement promis – sera imputé sur la prime pour l’emploi. Pour moitié, il sera également financé par… les Régions, presque toutes socialistes ! [NDLR : Et auxquelles l'Etat doit 2 milliards d'euros, en passant...].

Rappelons que le paquet fiscal, dont le gros n’apporte pas vraiment de pouvoir d’achat aux travailleurs (puisque le bonus sur les heures supplémentaires est mangé par la perte de cotisations sur les retraites), mais surtout des exonérations de charges patronales aux entreprises (bel effet d’aubaine !), coûte à la France 15 milliards d’Euros par an.

Happy Birthday to you Mister President : Les parachutes dorés

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« Si je suis élu Président de la République, je ferai voter dès l’été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des parachutes dorés »

(Discours de Nicolas Sarkozy lors de la réunion publique tenue à Marseille de 19 avril 2007)

 

Extrait de l’Hebdo des Socialistes :

Après s’être opposée de toutes ses forces, en 2003, au projet de loi socialiste visant cette suppression, l’UMP aurait-elle décidé de faire machine arrière ? Difficile à croire, certes, lorsque son Président est un proche des milieux d’affaires et des patrons du CAC 40. Finalement, le texte voté par le Parlement, l’été dernier, revient à ne strictement rien changer aux pratiques actuelles puisqu’il confie aux conseils d’administration des grandes entreprises le soin de lutter contre les abus. Mais qui dirige les conseils d’administration ? Les bénéficiaires potentiels de ces parachutes dorés…

Happy Birthday to you Mister President : les conditions de vie estudiantines

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  »Je veux transformer la condition étudiante, en faisant tout pour que l’argent ne soit jamais un obstacle à la poursuite des études, en permettant à nos jeunes d’être autonomes. » (Projet présidentiel) 

Première partie de mon quintuple cadeau d’anniversaire, à la gloire de notre Grand Timonier.

 

  Extrait de l’Hebdo des Socialistes :

   Christine Boutin a récemment envisagé de modifier le calcul des aides au logement, soit disant « inéquitables ». Seulement, chacun sait que le caractère universel de cette attribution calculée sur les revenus des étudiants, et non de leurs parents, permet à tous d’accéder plus facilement au parc locatif. Ces aides concernent 600 000 jeunes ! Un changement de calcul obligera certains d’entre eux à se salarier pour payer leur logement.

  [Pour info, en chiffres : 20 000 nouveaux logements et 28 000 réhabilitations sont prévues. Sachant que les dernières promesses du gouvernement n’ont même pas été tenues à moitié, on peut revoir cette estimation à la baisse d’un part, d’autre part se rapportant à 2,2 millions de jeunes, dont « un tiers » – source UMP ! – a du mal à trouver un logement, c’est loin d’être le Grand Soir ! Pour le reste, les projets gouvernementaux misent sur la collocation et les foyers inter-générationnels. Mouais… comme si les étudiants en Fac les avaient attendu pour partager les loyers entre compagnons d’infortune…)

  Par ailleurs, le ministère de l’Enseignement Supérieur vient de rendre publics les nouveaux critères d’attribution des bourses. Sous couvert d’une simplification technique, il supprime des « points de charge » relatifs à la situation personnelle de l’étudiant : le handicap, les enfants à charge de l’étudiant et le statut d’étudiant à charge de parent isolé sont supprimés. Par exemple, un étudiant en situation de handicap, dont les parents ont un revenu global de 13500 Euros, perdra 2 points lié au handicap et percevra, en 2008-2009, 1171 Euros de moins qu’avec l’ancien barème, soit une baisse de 130 Euros par mois ! (Source : UNEF)

Une solution pour sauver le monde du réchauffement climatique

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Par Dominique Selse, extrait du site Futura-Sciences : http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/volcanologie/d/le-volcan-qui-a-refroidi-la-terre_8258/

L’augmentation de la température des océans depuis un siècle aurait été plus importante encore sans l’activité des volcans ! Les nuages de cendres et d’aérosols pulvérisés dans la haute atmosphère lors des éruptions ont filtré les rayons solaires et refroidi en conséquence les eaux de surface.

Utilisant de nouveaux modèles climatiques, des chercheurs du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL), en Californie, ont pu démontrer que le réchauffement et la hausse du niveau des océans au XXème siècle (deux données qui sont corrélées) ont été sensiblement réduits par l’éruption volcanique du Krakatoa en 1883, en Indonésie (1) .

Les 26 et 27 août 1883, l’explosion du volcan indonésien déclenchait un tsunami géant. Des vagues de quarante mètres de hauteur entraînèrent la dévastation sur les côtes de Java et de Sumatra. La vague fut ressentie jusque dans la Manche !

L’éruption devait projeter dans les airs une très grande quantité de cendres et de poussières. Les millions de tonnes de dioxyde de soufre libérés par le souffle du volcan ont, par réaction chimique avec l’eau de l’atmosphère, formé des aérosols d’acide sulfurique absorbants et réfléchissants qui provoquèrent une chute de température anormale et rapide à la surface de l’eau.

L’eau étant plus dense autour du volcan, ce refroidissement a pénétré en profondeur dans les couches océaniques, générant un effet durable. La signature du Krakatoa est en effet restée perceptible « plusieurs dizaines d’années » selon Peter Glecker, spécialiste du climat au LLNL. Ce dernier, avec des équipes du National Center for Atmospheric Research, de l’université de Reading et du Hadley Center, a testé les effets du volcan entre 1883 et 2000, en simulant son impact climatique avec plusieurs modèles mathématiques et en comparant les résultats aux observations disponibles. D’autres éléments extérieurs ont été introduits dans les modèles, tels que l’effet de serre et l’irradiance solaire (c’est-à-dire la quantité d’énergie électromagnétique solaire par unité de temps et de surface).

30 millions de tonnes d’aérosols font de l’ombre à la Terre

Rappelons que la température moyenne des océans, en dessous de 300 mètres, a augmenté environ de 3,7 centièmes de degrés C durant les dernières décennies, essentiellement à cause des gaz à effet de serre. Bien que très faible en elle-même, cette augmentation a entraîné une montée des eaux de plusieurs centimètres, à un rythme de 1,8 à 3,2 mm par an à la fin des années 1990. « Elle aurait été plus importante sans l’effet des éruptions volcaniques » a déclaré Peter Glecker à la revue Nature. L’effet « kiss cool » du Krakatoa correspond à un refroidissement long, en profondeur, ce qui a permis d’atténuer l’augmentation des températures dans la durée. Selon le modèle de simulation utilisé, l’impact a pu se prolonger entre 40 et 100 ans.

L’équipe a aussi étudié l’éruption plus récente du Mont Pinatubo. Le 12 juin 1991 au Philippines, une explosion comparable en taille et en intensité (suivie d’autres) dégageait 30 millions de tonnes d’aérosols jusqu’à vingt kilomètres de hauteur dans la stratosphère. Un nuage qui devait faire de l’ombre à la Terre: à un siècle d’intervalle, un refroidissement a aussi été constaté de la même façon à la surface de l’océan. Mais l’effet n’a pas été aussi durable, et la température de l’océan a retrouvé son niveau initial beaucoup plus rapidement.

Il semble que l’effet du Mont Pinatubo, tout comme celui d’autres volcans en éruption à la fin du XXème siècle, soit atténué par l’augmentation de plus en plus rapide de la température de surface due à l’activité humaine.

(1) : Volcanoes and climate : Krakatoa’s signature persists in the ocean, Nature, Frebruary 9, 2006

A propos du chômage et des mensonges gouvernementaux

  Ami lecteur, si tu es un fidèle du JRDF, tu as déjà du lire entre ces pages l’affirmation étayée selon laquelle les chiffres du chômage, en France, sont COMPLETEMENT BIDONS. Ceci dans le but d’annoncer que le gouvernement fait bien son boulot, vous voyez ma bonne dame, le chômage baisse ! En passant, même si c’était vrai, ce ne serait pas forcément grâce aux efforts d’un quelconque gouvernement… mais d’abord grâce à ceux des travailleurs ! Enfin…

  Résumons-nous. Je fais paraître ici un post issu d’un forum Yahoo, que je trouve tout à fait pertinent, en me contentant d’y ajouter quelques touches : Sur les cinq catégories de chômeurs, en France, une seule en comptabilisée par l’INSEE. A l’heure où l’on demande aux gens de faire des efforts, il serait peut-être également louable que le gouvernement prenne enfin en compte les chômeurs non-métropolitains, sans parler du fait que plus de la moitié des demandeurs d’emploi ne sont même plus recensés. Pour le reste, les méthodes de trucage varient entre les radiations (vachement démocratique !) qui se sont à présent durcies, et le déclassement des candidatures d’une catégorie vers l’autre.

  A part ça, l’URSS était un régime injuste et autoritaire, basé sur le trucage des données, et sur la propagande ? Vous m’en direz tant…

http://fr.messages.news.yahoo.com/Actualit%E9s/France/threadview?m=tm&bn=FRN-FR-Chmage&tid=111&mid=111&tof=6&frt=2

En dépit du bon sens, le gouvernement continue de commenter mois après mois les statistiques del’ANPE comme s’il s’agissait de « chiffres du chômage ». Ainsi le site de Matignon annonçait fin décembre que « la baisse du taux de chômage se poursuit, comme l’a annoncé Christine Lagarde le 27 décembre. Le nombre de chômeurs inscrits à l’ANPE en catégorie 1, fin novembre, a diminué de 0,7 % comparé au mois d’octobre (- 12 520 chômeurs) ».

La presse emboîte le pas : « le chômage a reculé de 9,3 % en 2007 » (Le Monde, 1 février 2008), « 195 000 chômeurs de moins en 2007 » (le Figaro, 31/01/ 2008), « le chômage a baissé de 0,5% en décembre » (dépêche AFP, 30/01/2008). Depuis un an, rien n’a changé dans le rituel mensuel des « chiffres du chômage ». Et les journaux télévisés continuent de surenchérir sur « la baisse continue du chômage depuis deux ans ».

Tout continue à se passer comme si les statistiques de l’ANPE étaient un indicateur crédible du chômage; comme si l’Insee n’avait pas dû renoncer à calculer un taux mensuel de chômage BIT calé sur les données de l’ANPE ; comme si la controverse sur les chiffres du chômage n’avait tout simplement pas eu lieu.

Rappelons donc trois évidences, bien établies par des données officielles, mais qui semblent déjà oubliées.

Première évidence: le baromètre mensuel ‘officiel’, les DEFM de catégorie 1, représente moins de la moitié des inscrits à l’ANPE. En décembre 2007, le nombre de personnes inscrites à l’ANPE en catégorie 1 s’élevait à 1 897 000 tandis que le total des inscrits s’élevait, en métropole, à 3 850 000, Sans compter les personnes inscrites à l’ANPE dans les DOM. Car les demandeurs d’emploi inscrits dans les DOM ne sont toujours pas comptabilisés. La loi « TEPA » stipulait pourtant qu’ »avant le 31 décembre 2007, le gouvernement remettra au Parlement un rapport sur les modalités d’intégration des personnes privées d’emploi en Outre-mer dans les statistiques nationales relatives aux chiffres du chômage »: mais ce rapport semble avoir disparu dans le triangle des Bermudes.

Deuxième évidence: le baromètre officiel ne correspond à aucun concept de chômage
internationalement validé, et certainement pas au chômage au sens du BIT. Ainsi à la mi 2007, l’Insee comptabilisait 2,2 millions de chômeurs BIT alors que l’ANPE dénombrait 1,9 million de demandeurs d’emploi de catégorie 1.

Mais surtout, troisième évidence, son évolution est loin de refléter fidèlement les tendances du marché du travail : la variation du nombre d’inscrits à l’ANPE dépend étroitement des politiques de gestion des demandeurs d’emploi que mène l’Agence. Ainsi, entre mi 2005 et mi 2006, les DEFM de catégorie 1 ont baissé de 10% alors que le chômage au sens du BIT augmentait de 3% selon l’enquête Emploi de l’Insee. Plus de 200 000 demandeurs d’emploi ont disparu des listes de l’ANPE tandis que le chômage au sens du BIT augmentait de 57 000 selon l’INSEE.

L’article 2

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PARIS (AFP) (Suzette Bloch) – L’Assemblée nationale a débattu pour la première fois en séance publique mercredi de la place des langues régionales et minoritaires, mettant fin à un sujet quasi tabou en France, à la satisfaction des députés tous partis confondus.

Bretons, Alsaciens, Catalans, Corses, Occitans, Béarnais: une vingtaine d’élus, lors de ce débat inédit, ont revendiqué dans un français parfois teinté d’accent ou dans leur langue régionale la reconnaissance de leur identité régionale, déplorant, parfois avec passion, le déclin « des langues de France ».

« Senyor Ministre, els Catalans son gent orgullosa, honesta i pacifica. La seva llengua es un dret i saben quins son els seus Diras » (M. le ministre, les Catalans sont fiers, honnêtes et paisibles. Leur langue est un droit et ils savent où sont leurs devoirs), a ainsi lancé Daniel Mach (MP).

Interrompu par le vice-président de l’Assemblée, Marc L’affineur (UMP), qui, du haut du perchoir, l’avertissait qu’il était « interdit de s’exprimer autrement qu’en français dans l’hémicycle », le député des Pyrénées-Orientales a tenu à terminer sa phrase en catalan après avoir évoqué « les humiliations historiques pour les Catalans ».

« Bienvenue chez les ch’tis n’est pas un phénomène cinématographique mais un phénomène sociologique », a renchéri Marc Le Fur (UMP, Côtes-d’Armor). « Egalité ne veut pas dire uniformité », a-t-il ajouté, réclamant « du concret sur l’éducation, les médias, internet, la signalétique » et « une belle et grande loi » pour les langues régionales.

M. Le Fur avait mené une fronde d’une trentaine de députés UMP lors de l’examen du texte sur le traité européen en début d’année, tentant en vain par un amendement de modifier la constitution pour permettre la ratification de la Charte européenne sur les langues régionales. Le gouvernement s’était alors engagé à organiser un débat.

La France a signé en mai 1999 cette Charte, dont s’est doté le Conseil de l’Europe en 1992, mais ne l’a jamais ratifiée, le Conseil constitutionnel ayant estimé qu’une telle ratification nécessitait une révision de la Constitution.

Les députés de l’opposition n’ont pas été en reste, rejoignant ceux de la majorité dans leur « fierté de représenter des cultures régionales ». Ils ont réclamé la ratification de la Charte européenne et proposé d’ajouter à l’article 2 de la Constitution (« la langue de la République est le français ») les mots suivants: « dans le respect des langues régionales qui font partie de notre patrimoine ».

« La France, qui a la chance de posséder 75 langues régionales, les laisse s’éteindre peu à peu », a déploré Françoise Olivier-Coupeau (PS, Morbihan), « il est largement temps de vaincre la frilosité des institutions ».

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a confirmé que la France ne ratifierait pas la Charte européenne, « contraire à nos principes ».

Cette ratification « implique la reconnaissance d’un +droit imprescriptible+ de parler une langue régionale, notamment dans la sphère publique », a-t-elle notamment argué.

La ministre s’est cependant engagée à proposer un texte de loi, réclamé par de nombreux députés UMP, sans préciser de calendrier.

Note : Personnellement, je pense que la langue administrative, en France, doit rester le français, mais que rien n’interdit l’étude ni la pratique, bien organisées, d’autres langues dans notre beau pays. Il faut resituer ce fameux second article de la Constitution dans son contexte : Lors de notre Première Révolution, les français ne se comprenaient tout simplement pas d’un coin à l’autre du pays ! Ceci étant notamment du à un illettrisme massif, qui ne favorisait pas l’apprentissage de plusieurs langues – et, tout bonnement d’une volonté du régime de diviser la population. Les temps ont changé… Si l’on garde comme base de référence la langue dite « française », en tant que langue obligatoire, il va également de fait (à mon humble avis) que la mise en valeur de notre patrimoine culturel, notamment au niveau linguistique, contribuera à réduire les tensions entre les communautés – sans parler du terrorisme et du séparatisme, qui se nourrit de ces situations de conflit !

Hillary Clinton remporte l’Oscar de la malchance

LOUISVILLE (AFP) – Hillary Clinton doit se repentir d’avoir recommandé à ses partisans de parier sur l’unique jument participant au prestigieux Derby du Kentucky: l’animal a dû être euthanasié peu après l’arrivée.

La candidate à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine avait conseillé de miser sur Eight Belles, seule jument de la course, mais alors que celle-ci tentait de remporter l’épreuve samedi, elle a été victime d’une fracture aux chevilles des deux antérieurs et a dû être euthanasiée.

La compétition a été remportée par Big Brown, premier vainqueur du célèbre Derby depuis 1915 à avoir couru seulement trois courses auparavant.

(Note : Je sais, c’est horrible, mais ça me fait marrer à chaque fois que je le relis)

Meurtre à TF1

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20/04/2008, article paru dans le JDD 

Le patron de TF1 International s’est retrouvé avec un cadavre sur les bras. Découvert sans vie dans le loft de Patrick Binet, Fabrice Lesueur a été la victime d’une soirée étrange, mêlant « hard« , cocaïne et même GHB, surnommé « la drogue du violeur ». L’homme le plus influent du cinéma français a été mis en examen pour « homicide involontaire ».

Il est l’un des hommes influents du cinéma français. Dans un mois, ce financier avait prévu de se rendre au Festival de Cannes avec le gratin du 7e art. Patron de TF1 International, une filiale de la chaîne qui produit et distribue de nombreux longs métrages, Patrick Binet, 55 ans, a été mis en examen hier après-midi pour « infraction à la législation sur les stupéfiants » et « homicide involontaire« . Placé sous contrôle judiciaire, il est ressorti libre du tribunal de grande instance de Paris. La justice soupçonne ce personnage discret d’être impliqué dans l’overdose dont a été victime jeudi matin Fabrice Lesueur, 40 ans, chef de bureau du cabinet du ministre de la Culture.

De la « drogue du violeur« 

Tout commence par une invitation mercredi à une soirée « hard« . Plusieurs hommes se retrouvent au domicile de Patrick Binet, un superbe loft près de la place de la République. Parmi eux se trouvent notamment, outre Fabrice Lesueur, un Américain d’une quarantaine d’années et un chef de publicité d’un quotidien national. « Vu la tournure de la soirée, un cinquième participant a préféré partir rapidement« , indique une source proche de l’enquête. De la cocaïne et du GHB, un produit baptisé « drogue du violeur » qui désinhibe ceux qui en absorbent, sont consommés lors de cette soirée arrosée. Un mélange apparemment fatal à Fabrice Lesueur, qui décède au petit matin, victime d’un arrêt cardiaque.

Saisis, les enquêteurs de la deuxième division de police judiciaire ont placé en garde à vue les acteurs de la soirée et recueilli leurs témoignages. Contacté par le JDD, Me Philippe Gumery, l’avocat de Patrick Binet, n’a pas souhaité s’exprimer. Cosaisi, le groupe « OD » (overdose) de la brigade des stups doit désormais déterminer la provenance des stupéfiants.

A propos du commerce, et des tactiques du grand patronat

  Je livre ici une réflexion simple – je l’espère – dans sa formulation, mais dont les ramifications sont finalement assez universelles. Quels sont les buts du capitalisme débridé/ultralibéralisme/politique du grand patronat ? J’en propose trois :

  – D’abord, il s’agit de produire au plus faible coût. C’est donc un mélange de bas salaires, d’automatisation, de délocalisations ou tout bêtement d’esclavage (enfants qu’on envoie dans les mines, femmes payées moins chères que les hommes, « étrangers » exploités, etc…) qui est mis en place. La peur, la faiblesse des syndicats, une éducation imparfaite (notamment dans les domaines de la législation sur le Droit du Travail), des lois inappliquées (aaaah… les RTT !) et, d’une manière générale, la toute-puissance du patron face à l’employé, contribuent évidemment à cet étatde fait. La disparition d’une bonne centaine de tribunaux des Prud’Hommes n’est pas faite pour y remédier, ni la récente « réforme » du Code du Travail, qui renvoie en gros le salarié à la négociation en face-à-face devant son employeur. Ceux qui n’ont jamais pu participer à une grève, par exemple, par peur d’être virés, comprendront où je veux en venir…

  – Deuxièmement, il s’agit de forcer la vente d’un article, du moins d’en vendre le plus possible. Dans ce registre, on trouve la publicité, mais aussi les drogues (addictifs dans les clopes, par exemple), « la mode », et surtout la domination des marchés les plus essentiels par les sphères privées : alimentaire, éducation, bâtiment, pharmaceutique et soins médicaux, etc… Le truc, c’est que le « client » sera toujours forcé de manger, de se soigner, ou de disposer d’une bonne éducation. Si on flingue tous les secteurs publics qui y sont traditionnellement afférents, le « consommateur » sera bien forcé de se rabattre sur une production plus capitaliste (cliniques privées, écoles privées, fonds de pension par capitalisation, agroalimentaire chimique, etc…) A ce niveau, évidemment, les gros industriels s’arrangent pour dessouder leurs concurrents les plus faibles (petites entreprises, artisans), souvent avec le concours de politiciens corrompus. Ce genre de magouilles peut donner la loi récente qui avantage très nettement les grandes surfaces, les hyper et les discounters, au nom de la « concurrence » - en pratique, au détriment des petits commerçants. Paix à leur âme.

  – Troisièmement, une fois le marché dominé, le client harponné, et les produits fabriqués dans des pays pauvres et revendus trente fois plus chers dans les pays riches (pour les services, il suffit d’utiliser une main d’oeuvre rendue servile par un marché du travail sans pitié), une fois la concurrence éliminée donc, et les pouvoirs publics rendus inopérants, il reste à spéculer au maximum. Concrètement, il s’agit de vendre le plus cher possible un produit qui est, ou sera rendu nécessaire. C’est là où nous nous trouvons, ami lecteur. Les denrées alimentaires, revendues après un bon gros conditionnement mental du client, dans les centrales de distribution, augmentent alors même que les producteurs, parfois, en font baisser le prix à l’achat. SPECULATION ! Et les cas fourmillent, pas seulement du côté des grandes surfaces d’ailleurs : le prix du gaz, en France, par exemple. Sarkozy s’est récemment répandu à ce sujet, lors d’une interview télévisée blindée de démagogie et de contre-vérités… La réalité est que le prix du gaz n’est pas « indexé sur le prix du baril de pétrole ». Il est régulé par l’Etat. Et depuis trois années, le prix du gaz, à l’achat, a BAISSE. Durant ce même temps, il a AUGMENTE à la vente, l’Etat se chargeant de recouvrir ce tour de passe-passe d’un joli voile de désinformation.

  Voilà une preuve supplémentaire, ami lecteur, que le « capitalisme » (j’aime pas ce mot, beaucoup trop général) nous prend vraiment pour des cons. C’est également une preuve de l’importance fondamentale de la politique; Un bon régime peut utiliser des leviers pour garantir le fameux « pouvoir d’achat » du consommateur. Un régime corrompu s’en fout, se marre, et s’en met plein les poches dans l’intervalle.

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