posts de juin 2008


Zimbabwe : tout ça pour ça

Aaaah… on les a vu défiler, pendant des semaines, les bandeaux informatifs dans les JTs, rapportant les propos intensément inquiets et véhéments des dirigeants du « Monde Libre » à l’encontre du dictateur Mugabe. On en a vu, des caricatures marrantes, et des Bush qui jouent les gardiens de la démocratie sacrée.

Mugabe a été « officiellement » réélu avec 90% des voix, il s’est même donné la peine de laisser quelques bulletins pour son principal adversaire, et voilà. L’ONU « envisage » des sanctions économiques… c’est-à-dire des mesures qui vont encore frapper le peuple, dans un contexte d’inflation de 150 000%. Terrible ! L’OTAN détourne gentiment la tête. L’Union Africaine, quant à elle, enferrée dans ses contradictions (53 dirigeants dont une bonne moitié de dictateurs sanguinaires), laisse le champ libre à une Afrique du Sud partiale, dirigée par Thabo Mbeki, un chef certes talentueux dans certains domaines, mais guère plus démocrate que son « compagnon de lutte anticoloniale » Mugabe.

Donc, on résume : Après trois semaines, au moins, de plastronnage dans les médias, tous les grands leaders démocratiques-tout-ça se pissent bien dessus, à commencer par le nôtre d’ailleurs, incroyablement silencieux sur cette actualité. L’ONU, L’Union Africaine, tout ça, c’est bien… sauf qu’il suffit d’un pays important qui oppose son véto, pour enrayer toute la machine de justice appliquée.

Moralité : Chers dictateurs de pays moyens, ne faîtes pas la même connerie que Taylor ou Milosevic… Ne vous isolez pas, si vous ne voulez pas terminer devant un TPI ! Faîtes comme la Birmanie ou la Biélorussie, sachez vous conserver de bonnes grosses amitiés avec des dictatures tellement énormes que personne ne viendra leur chercher des noises !

63% des français jugent mauvaise la politique économique actuelle

PARIS (AFP) – 63% des Français considèrent que la politique économique du gouvernement est « mauvaise », soit une baisse de 4 points par rapport au mois de mai, selon un sondage BVA pour France Inter et Les Echos à paraître mardi.

Selon l’enquête, 63% des personnes interrogées désapprouvent la politique économique du gouvernement (37% la jugent « plutôt mauvaise » et 26% « très mauvaise »).

Même si selon l’étude, « la politique économique du gouvernement se maintient toujours à un niveau record d’impopularité », le taux n’atteint pas les records des gouvernements Villepin (74% en juin 2006) et Raffarin (69% en avril 2005).

28% des sondés jugent la politique économique actuelle « bonne », dont 25% la jugent « plutôt bonne » et 3% « très bonne », trois chiffres inchangés par rapport au mois dernier.

Les « sans-opinions » ont en revanche augmenté, à 9%, au lieu de 5%.

Par ailleurs, interrogés sur la future présidence française de l’Union européenne à partir du 1er juillet, 61% des Français (contre 32% qui lui font confiance) ne font pas confiance à Nicolas Sarkozy pour favoriser la croissance économique en Europe.

71% d’entre eux (contre 21%) ne lui font pas non plus confiance pour limiter la hausse des prix des matières premières et de l’énergie.

Plus globalement, ils ne lui font pas confiance non plus (57% contre 31%) pour « faire repartir la construction européenne après le vote non des Irlandais » au Traité de Lisbonne.

Ce sondage a été réalisé par l’institut BVA par téléphone les 20 et 21 juin auprès d’un échantillon de 1.008 personnes, représentatif de la population française de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Le Pen accuse Sarkozy de dérive dictatoriale

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Cela faisait un moment que le JRDF ne s’était pas intéressé à notre borgne populiste préféré… Certains verront dans les propos du dirigeant du FN un foutage de gueule dans le plus pur style de l’hosto qui se moque des Restos du Coeur; Pour ma part, je pense que le point de vue de Le Pen n’est hélas pas une grande nouveauté. Le troisième cambriolage de l’appartement parisien de Royal m’incline à penser qu’effectivement, l’UMP entérine un dangereux virage…

 

Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a estimé aujourd’hui que la France prenait les caractéristiques d’un régime de «dictature», avec «contrôle gouvernemental des médias» et «délabrement de l’économie».

Un «contrôle gouvernemental des médias allant de pair avec le délabrement de l’économie, c’est le lot commun des dictatures», a estimé Jean-Marie Le Pen dans un communiqué, au lendemain de l’annonce par Nicolas Sarkozy que le futur président de France Télévisions serait nommé par l’exécutif.

Cette réforme «supprimera toute ambiguïté» sur les chaînes publiques, qui seront «clairement des chaînes de propagande gouvernementale», a déclaré Jean-Marie Le Pen. Elle est «démocratique au sens qu’avait ce mot en Russie soviétique», ironise-t-il également.

Le dirigeant frontiste note que la réforme a été annoncée au moment «où le moral des ménages bat un nouveau record historique à la baisse, et où la Cour des comptes lance un nouveau cri d’alarme sur la situation financière de la France».

Chirac boycotte le 14 juillet

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Pour une fois, je suis d’accord avec la position de l’ancien président : la venue du dictateur syrien, mis à l’honneur en pleine fête nationale, n’est pas un présage très heureux. Evidemment, s’agissant de Chirac, la réaction est sans doute plus liée à son passé personnel (ainsi que l’explique cet article) qu’à un quelconque code d’honneur…

Source : AFP

Jacques Chirac ne participera pas aux cérémonies de la fête nationale du 14 juillet à Paris, a-t-on appris samedi dans l’entourage de l’ancien chef de l’Etat, qui n’a pas précisé les raisons de cette absence.

RTL a affirmé samedi que M. Chirac avait décidé de boycotter les cérémonies du 14 juillet en raison de la présence éventuelle du président syrien Bachar al-Assad, invité par le président Nicolas Sarkozy.

 

M. Assad est invité aux cérémonies du 14 juillet à Paris, comme la quarantaine de dirigeants étrangers qui doivent participer la veille au sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée.

 

Cette invitation a provoqué de vives critiques de l’opposition de gauche en France et de la majorité anti-syrienne au Liban.

 

Interrogé par l’AFP, l’entourage de l’ancien chef de l’Etat français a indiqué que Jacques Chirac « n’ira pas aux cérémonies du 14 juillet », sans en donner la raison.

 

M. Chirac avait coupé les liens avec le régime de Bachar al-Assad après l’assassinat en 2005 de son « ami », l’ex-Premier ministre libanais Rafic Harari, victime d’un attentat pour lequel une commission d’enquête internationale a mis en cause de hauts responsables des services de sécurité syriens. Damas nie toute implication.

 

La secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme, Rama Yade, interrogée sur RTL sur le choix de l’ancien président français de ne pas assister aux cérémonies du 14 juillet, a déclaré: « je peux le comprendre dans la mesure où il a des relations très personnelles avec la famille Hariri ».

 

« Mais la visite de Bachar al-Assad est indépendante du fonctionnement du tribunal qui continue à évoluer selon son agenda habituel et cela n’est absolument pas entravé par cette visite », a-t-elle ajouté, à propos du tribunal international qui doit juger les assassins de Rafic Hariri à la fin des travaux de la commission d’enquête mandatée par l’ONU.

 

« La présence de Bachar al-Assad est la conséquence logique de sa présence au sommet du 13 pour l’Union pour la Méditerranée », a affirmé Rama Yade, en répétant que cette invitation était « une main tendue », mais « pas un quitus, pas un chèque en blanc ».

 

L’invitation de Bachar al-Assad intervient alors que Paris vient de relancer les contacts avec la Syrie et mène à son égard une politique d’ouverture depuis l’élection en mai du président libanais Michel Sleimane, un scrutin longtemps bloqué par les alliés de Damas.

Obama et les pétroliers (suite)

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WASHINGTON (AFP) – Le candidat démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama a proposé dimanche de mettre fin à une exception réglementaire favorisant selon lui la spéculation sur le marché du pétrole, susceptible dit-il de diviser les cours par deux.

« Ces dernières années, notre politique énergétique dans ce pays a été de laisser les intérêts spéciaux faire ce qu’ils voulaient – en ouvrant des exceptions pour les compagnies pétrolières et les spéculateurs pour qu’ils puissent empocher des bénéfices record pendant que nous, on paie quatre dollars le gallon » (3,78 litres) d’essence, a expliqué M. Obama dans un communiqué.

M. Obama a expliqué qu’il voulait mettre fin à « l’exception Enron », du nom du groupe de courtage en énergie qui a fait faillite en 2001.

Selon des conseillers du candidat démocrate, cette mesure a été adoptée à l’initiative de l’ancien sénateur républicain Phil Gramm, aujourd’hui un des principaux conseillers en économie du républicain John McCain. Elle permet aux courtiers en énergie d’échapper aux régulations habituelles des marchés financiers sur des marchés à terme à l’étranger.

M. Obama a avancé cette proposition près d’une semaine après que M. McCain eut présenté ses propres solutions à la crise énergétique, en plaidant notamment en faveur de forages pétroliers en mer.

Le débat sur les cours du pétrole coïncide avec la conférence de Djeddah (Arabie Saoudite), où le rôle de la spéculation financière dans la flambée des cours du pétrole s’est imposé comme l’un des principaux sujets de discorde entre pays producteurs et consommateurs.

L’administration américaine, par la voix du secrétaire à l’Energie, Samuel Bodman, a défendu les marchés financiers en expliquant que « le capital suit la montée du marché du pétrole, ce n’est pas lui qui la conduit ».

Selon le sénateur démocrate de Floride Bill Nelson, le prix réel du pétrole, fixé par l’offre et la demande, devrait avoisiner les 55 dollars le baril, au lieu des presque 140 dollars qui ont cours actuellement.

Le parlementaire démocrate Ed Markey, à la tête d’une sous-commission sur l’indépendance énergétique, a annoncé dimanche sur la chaîne de télévision ABC que des projets de loi allaient prochainement traiter du problème de la spéculation sur le marché du pétrole. « Je n’ai aucun doute qu’il y a actuellement de la spéculation, de la manipulation », a-t-il justifié sur ABC.

Le sénatrice républicaine du Texas Kay Bailey Hutchison a estimé quant à elle qu’il fallait enrayer la spéculation en faisant passer le message que les Etats-Unis entendent diversifier leurs sources d’énergie.

« Ce qu’on devrait faire, pour que les spéculateurs arrêtent de croire que les prix vont (continuer à) grimper, c’est que le Congrès montre que nous avons un plan équilibré, avec des (sources d’énergie) renouvelables, de l’énergie nucléaire, plus de raffineries, le forage et l’exploitation de nos propres ressources », a-t-elle dit sur ABC.

M. McCain de son côté, parallèlement à son plaidoyer pour les forages en mer, avait dénoncé mardi lors d’un discours à Houston (Texas, sud) le rôle de la spéculation dans la crise actuelle.

Il avait promis de « sévèrement punir » les manipulations et de « réformer les lois et réglements régissant le marché à terme du pétrole, pour que les règles soient aussi claires et efficaces que celles qui s’appliquent aux actions, obligations et autres instruments financiers ».

Zimbabwe : de pire en pire

Autant faire court, ami lecteur, vu l’évidence des faits…

Les observateurs de l’élection présidentielle, qui se déroule actuellement au Zimbabwe, doutent « fortement » que le second tour fusse « équitable ». Comprendre : Que l’élection ne soit une tragique mascarade. Le leader de l’opposition, arrivé en tête au premier tour, a été incarcéré, et encourt la peine de mort pour subornation – rien que ça !

Robert Mugabe, ancien héros de l’indépendance, se planque toujours derrière ses arguments racistes. Il affirme lutter pour les droits des Noirs du Zimbabwe, et « ne veut pas quitter le pouvoir tant que toutes les terres ne leur auront pas été restituées ». L’argument serait recevable, d’un point de vue anticolonialiste, si ces terres n’étaient pas en fait « restituées »… uniquement à son clan. Et par « restituées », il faut entendre que leurs précédents propriétaires sont généralement brutalement massacrés. L’inflation, quant à elle, avoisine toujours les 150 000%. Et l’ONU pisse toujours autant dans son froc face à cette caricature de dictateur sanguinaire.

Alors, s’il y a des Zimbabwéens qui visitent ce modeste blog… peut-être serait-il temps de faire le ménage… non ?

La croissance française rate la marche et se plante méchamment

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C’est bizarre, on les entend nettement moins pérorer, à droite, à présent, quant à « la relance économique de la France grâce aux heures supplémentaires et au paquet fiscal »…

PARIS (AFP) – La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a estimé vendredi que les prévisions de l’Insee faisant état d’une croissance limitée à 1,6% sur l’ensemble de l’année 2008 étaient « exagérément pessimistes ».

 

« Ces prévisions me paraissent exagérément pessimistes surtout si je compare avec d’autres prévisions d’autres organismes comme le Fonds monétaire international ou l’OCDE ou nos propres prévisions », dont aucune n’est inférieure à 1,7%, a déclaré la ministre, interrogée sur France Info.

 

Alors que le gouvernement prévoit pour l’instant une croissance comprise entre 1,7% et 2,0% cette année, l’Institut national de la statistique estime, dans un rapport publié jeudi dans la nuit, qu’après une hausse inattendue de 0,6% au premier trimestre, le PIB de la France, rattrapée par la crise financière internationale, ne progresserait plus que de 0,2% au deuxième.

 

Il stagnerait ensuite (+0,0%) au troisième, avant de rebondir faiblement (+0,2%) les trois derniers mois de l’année.

 

Un niveau médiocre et de mauvais augure pour la croissance en 2009, que le gouvernement annonce pourtant en légère accélération (entre 1,75% et 2,25%).

 

La principale responsable est l’inflation, attisée par la hausse des prix du pétrole et produits alimentaires, qui devrait rester supérieure à 3% une bonne partie de l’année avec un pic à 3,6% en juillet.

 

Elle devrait ensuite progressivement s’assagir, pour une inflation moyenne de 3,2% sur l’ensemble de 2008 (dont environ 1,2 point lié au prix de l’énergie et 1 point lié aux prix alimentaires). Cela suppose toutefois que le baril de pétrole se maintienne autour de 130 dollars.

 

Dans ses dernières prévisions publiques, le gouvernement français prévoit de son côté une inflation moyenne de 2,2%. Mais avec un baril de Brent à 100 dollars…

 

Quant au pouvoir d’achat « par unité de consommation », qui prend mieux en compte les évolutions démographiques de la société, il devrait même stagner (+0%) sur l’ensemble de l’année.

 

Il s’agit en outre d’une moyenne sur l’ensemble de la population française. Or les carburants et l’alimentation étant les dépenses qui pèsent le plus lourd dans le budget des foyers les plus pauvres, il est vraisemblable que le pouvoir d’achat de ces derniers régressera purement et simplement cette année.

 

Autant de facteurs négatifs qui vont fatalement peser sur la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance française ces dernières années, explique l’Insee. Déjà mal en point au premier trimestre de l’année, cette consommation restera « atone », et la consommation alimentaire devrait même reculer fortement (-1,1%).

 

Autre victime de la crise financière et d’une croissance en berne: l’investissement en logement des ménages, qui devrait reculer. Pour l’Insee, le « retournement » de l’immobilier « est désormais engagé en France », même si son ampleur reste encore incertaine.

 

Dans un environnement mondial moins porteur, le commerce extérieur devrait encore creuser un peu plus son déficit et peser davantage sur la croissance.

 

Laurent Banguet.

Tibet : 1000 manifestants ont « disparu »

LONDRES – Plus de mille manifestants arrêtés au Tibet en mars pendant les émeutes contre Pékin n’ont pas encore réapparu, a indiqué l’ONG Amnesty international mercredi.

Selon l’organisme de défense des droits de l’Homme, un quart des 4.000 personnes emprisonnées par la police n’ont plus été vues depuis leur arrestation. Les autres ont été relâchées ou officiellement incarcérées.

Le passage de la torche olympique par la capitale tibétaine Lhassa samedi pourrait toutefois attirer l’attention du public sur le sort des disparus et des détenus, a estimé le directeur d’Amnesty pour la région Asie-Pacifique. Plusieurs dizaines de médias étrangers ont en effet été invités à suivre le relais olympique.

« Il y a très peu d’informations qui sortent du Tibet, mais celles que nous avons font état d’une situation affreuse, avec détentions arbitraires et abus sur les détenus », a-t-il expliqué. « Avec le relais de la flamme qui s’apprête à entrer dans les régions tibétaines, on devrait avoir l’opportunité de mettre en lumière la situation là-bas ».

Les moines bouddhistes de Lhassa ont entamé en mars une marche de protestation contre le pouvoir chinois, qui a ensuite grossi et donné lieu à de violents affrontements contre les forces de l’ordre chinoises. Pékin a depuis renforcé son contrôle sur la région et interdit son accès aux touristes étrangers et à la plupart des médias internationaux. AP

Le Mexique bloque ses prix sur l’alimentation

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Comme quoi, certains n’hésitent pas, eux, à passer à l’action pour permettre à leur peuple de se nourrir :

MEXICO – Les industries agro-alimentaires du Mexique ont promis au gouvernement de geler les prix de près de 150 produits pour aider les familles à faire face à la hausse mondiale des prix.

Le président Felipe Calderon a expliqué que le prix de denrées comme les haricots, le thon en boîte, les jus de fruit, le café et les tomates en boîte resterait inchangés jusqu’au 31 décembre.

« C’est une mesure qui va bénéficier positivement et directement aux finances de millions de Mexicains », a assuré le chef d’Etat, entouré de représentants de la chambre de commerce et d’industrie de Mexico.

Felipe Calderon, un conservateur élu en 2006, a déjà pris plusieurs mesures pour enrayer la hausse des prix. Il a supprimé les taxes d’importation sur plusieurs produits alimentaires en mai, passé un accord avec les producteurs de riz pour qu’ils vendent leur récolte 10% en-dessous des cours mondiaux et imposé l’an dernier un prix plafond sur les tortillas, un plat à la base de l’alimentation des Mexicains. AP

Autoritarisme

 

 

On enchaine sur un billet du Contre-Journal, relatant un fait qui peut paraître dérisoire, mais me semble au contraire très symbolique, et alarmant : le début de répression orchestré contre les contestataires de la politique sarkozienne. Quand j’écrivais que ce régime avait un fort parfum de Second Empire…

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/05/sarkozy-la-peur.html

La police est désormais chargée de faire place nette dans les villes visitées par le Président. Les interpellations, fouilles, saisies de tracts font débat sur le Net et sur le site de Libé Lyon. Témoignagnes et discussion.

Christine. «Cela fait maintenant la deuxième fois en moins d’un mois que la police interdit la liberté d’expression dans l’espace public. Derrière le caractère anecdotique des faits (personne ne meurt de se faire arracher un drapeau tibétain ou l’ Huma) se cache une atteinte fondamentale aux principes républicains et démocratiques.»

Jeunes militants viennois. «Il est intéressant de noter que seuls les sympathisants sont invités à l’acclamer désormais. Cela nous amène donc à la superbe chasse aux sorcières orchestrée par les pouvoirs locaux. Plusieurs arrestations sont faites, sur désignation des agents des Renseignements généraux tout d’abord, puis directement celle de toute personne qui ne prendrait pas part à la grande liesse « populaire » entourant le Président. La ville était repeinte en bleu.

 

Un premier cordon fouillait, refoulait, ou non, intimidait, en clair, puis un deuxième se tenait dans les ruelles attenantes à la place où Sarkozy a débarqué, et enfin, des barrières derrière et des barrages de police isolaient le trajet direct de Sarkozy. Une des personnes arrêtées : « J’ai passé deux heures et demie en garde à vue parce que je portais deux affichettes format A4. » A propos de ces arrestations, les policiers n’ont pas été capables de fournir le moindre motif les justifiant. En tout, un peu plus d’une dizaine d’interpellations, dans la limite du possible en secret. Aucun motif réel. A chaque demande, des « on n’a pas à se justifier », à chaque remarque comme quoi transporter des tracts et des affiches n’est pas illégal, des « on connaît la loi, c’est nous qui la faisons respecter », mais quelle loi ? : « On n’a pas à se justifier ! » Triste épilogue, alors que la plupart des arrêtés ont été libérés, certains auront droit à un « rappel à la loi ». Nous lançons donc un appel aux juristes pour qu’ils nous expliquent quelle loi a été violée.»

 

Petermoutarde (lebonnetphrygien.org). «Si je vous dis badges, autocollants, tee-shirts, casquettes, tracts et banderoles soutirés à des manifestants par les forces de l’ordre et surtout interdiction de protester. Vous pensez de suite au passage de la flamme olympique à Paris, aux directives du gouvernement chinois, à l’obsession de ce dernier de donner une image propre et rayonnante au monde entier ? Eh bien vous avez tort. Ce comportement stalinien des forces de l’ordre a eu lieu lors des derniers déplacements de Sarkozy la semaine dernière. Sarkozy souhaite désormais offrir une image généreuse et rayonnante d’un Président bien dans sa fonction, sans « Casse-toi, pauvre con », sans « Descends de là, qu’on s’explique », quand bien même cette image serait entièrement artificielle, comme le meilleur des reportages de TF1.

 

Cette propagande digne de Poutine a donc été entamée cette semaine en minimisant l’action de manifestants militants, en leur soutirant leurs outils de protestation et en refoulant tous ceux qui voulaient protester contre la politique de Nicolas Sarkozy. Un vrai délit d’opinion ! Ces faits gravissimes sont occultés par les journaux télévisés et les rares vidéos qui font le tour du Web ne racontent qu’une partie de l’histoire. Melun, ce n’est pas uniquement la mise en scène très champêtre où Sarkozy plaisante avec une syndicaliste CGT bien gentille. La conversation avait quand même commencé par une remarque de la même CGTiste qui se plaignait que sa casquette avait été saisie par les forces de l’ordre. Vienne, ce n’est pas uniquement un reportage de France 3 Rhône-Alpes, le seul reportage télé qui parle d’un accueil mitigé. Non, Melun et Vienne sont surtout le symbole de l’attitude liberticide des forces de l’ordre avant l’arrivée de Sarkozy ! […] Bienvenue en Sarkochine populaire ! Avez-vous la carte du Parti ?»

500 000 personnes dans la rue

Ami lecteur, je n’illustre pas ce billet, pour une bonne et simple raison… les manifestations se suivent et se ressemblent. Leur effet est toujours aussi dérisoire; 500 000 personnes défilent pour crier leur mécontentement de la politique actuelle, et « défendre les 35 heures ». Est-ce beaucoup ? Peu ? Au fond, il y aurait bien pu y en avoir 100 000, ou 3 millions, quelle différence ? En quoi cela est-il indicatif ?

Loin de moi l’idée de renier l’expression populaire, mais le fait est qu’avec au moins une bonne vingtaine de milieux professionnels et de catégories de la population en grève, en lutte, bref en colère – ambulanciers, pêcheurs, camionneurs, retraités, personnes handicapées, fonctionnaires, personnel de justice, gardiens de prison, policiers, militaires, chômeurs, cheminots, étudiants et j’en passe – le résultat reste identique : la surdité du gouvernement est totale. Pire : Les négociations préalablement entamées avec les syndicats, par exemple sur la question des 35 heures, sont enterrées sitôt signées, et pour parfaire ce chaos d’injustices, on embrouille encore les cartes avec des déclarations contradictoires (Devedjian versus Bertrand, par exemple).

Difficile de faire plus malhonnête et autoritaire ! Donc, la question reste en suspens… comment faire pour que ce gouvernement abandonne son blabla stérile, et tienne au moins ses engagements ? Mystère… mais les mois passent, et le nombre de français grinçant sévèrement des dents, à mon humble avis, s’accumule. Je ne suis personnellement pas, ami lecteur, adepte des solutions violentes. Mais il y a une probabilité, de plus en plus affirmée et aggravée encore par le contexte économique mondial, pour que tout ceci se termine MAL. L’histoire est connue : Une explosion peut déclencher une réaction en chaîne. Ce serait déplorable… car il y a fort à parier que les véritables responsables de ces différents désastres échappent à la vindicte populaire, et comme d’habitude, ce seront les policiers, les civils, rebelles ou non, les véhicules ou les bibliothèques qui affronteront le feu du ressentiment populaire. Voilà… je ne suis pas prophète, et ne souhaite pas l’être, mais j’ai rarement été témoin d’une telle situation de blocage et d’exaspération, en France. Qu’en pensez-vous ?

Le « non » irlandais

Un séisme politique qui me permet d’inaugurer sur ce blog une nouvelle section, consacrée aux affaires européennes. Les fidèles lecteurs du JRDF savent que notre rédaction, qui n’est pas dogmatiquement opposée à l’Europe, n’en est pas moins critique, lorsque cela nous semble nécessaire.

 

Hélas, les occasions récentes de douter de l’aspect positif de l’Union Européenne sur le niveau vie de sa population, ne manquent pas. OGM imposés, traités qu’on essaye de faire passer de force par les parlements, sous couvert de culpabilisation, et surtout, absence de différentes options – c’est ce traité ou rien : Au fond, le « non » irlandais exprime le sentiment de nombreux habitants de l’Union.

 

Il est peut-être temps de revenir sur ce texte, en passe d’être également rejeté par le Parlement de la République Tchèque. Le traité dit « simplifié » de Lisbonne est en fait encore plus incompréhensible que son prédécesseur. Avec son poids de plusieurs centaines de pages, il faut pourtant rappeler qu’il compile, en fait, déjà, de nombreux traités déjà ratifiés et votés. Son côté cryptique n’en est pas moins affirmé : « Belles phrases » qui ne renvoient à rien de précis, tandis que les mentions de « mise en concurrence des services publics » sont nettement plus concrètes, très nombreux articles renvoyant à un Droit Européen encore non défini, préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme finalement retiré (plus explicitement, il y est seulement fait référence), et même danger de communautarisme accru à travers une remise en question de la laïcité au profit d’un renfort des identités religieuses… le constat est sanglant. Sarkozy, qui avait promis un vote sur un texte court, en propose finalement un nettement plus long et plus lourd; lui qui voulait relancer l’Union Européenne à travers ses institutions « qui avaient fait consensus », s’est au contraire embourbé dans les détails, et à vouloir faire passer « son » traité à la sauvette, sans information du grand public, il ne peut guère s’étonner de ce que le seul pays qui ait pu se prononcer par référendum… se soit effectivement prononcé !

 

La suite est encore floue. Certains parlent de ne pas tenir compte de ce rejet, voire même d’éventuels rejets ultérieurs (quelle grande preuve de démocratie !), ou de faire revoter l’Irlande, comme cela a été fait pour le traité de Nice, pour obtenir un résultat plus satisfaisant.

 

Evidemment, personne ne parle de rédiger un autre traité, voire plusieurs autres, afin que les planqués adeptes du lobbying qui parasitent le Parlement Européen aient quelque chose à foutre de leur mandat. Ce n’est pas vraiment un scoop… L’Union Européenne, telle qu’elle est actuellement, nous prend vraiment pour des cons. Cette dernière phrase pourra passer pour une vulgarité stérile de jeune blogueur néophyte… je pense toutefois, ami lecteur, qu’elle exprime l’opinion de nombre d’européens. A chaque fois, on nous refait le même coup : voter contre un traité, c’est être un méchant antieuropéen. Et ne pas tenir compte de l’avis de plusieurs peuples, c’est quoi ? Du fervent européanisme ?

 

La question, encore une fois, est qu’on ne demande pas à des citoyens de choisir entre une seule option. C’est tellement débile, que j’ai honte de vivre au beau milieu d’un continent qui refuse de le voir en face. Demande-t-on de voter pour élire ses représentants, en nous donnant le choix entre une personne ? Un restaurant éditerait-il une carte ne comportant qu’un seul plat ? C’est absurde. Depuis des années, des politiciens un peu plus avisés demandent que les référendums européens s’appliquent à tous les peuples simultanément, et qu’ils permettent de trancher des questions précises – pas de choisir entre un traité de poids et d’intérêt équivalent au bottin téléphonique, et la mauvaise conscience d’être « un vilain antieuropéen pas-beau-du-tout ».

 

Les avancées de ce traité, concernant notamment le passage d’un vote à l’unanimité (difficilement gérable entre 27 pays, certes) à un vote à la majorité tenant compte de la population des pays (pour faire court), cette bonne idée-là, même, est à relativiser. La droite a presque toujours été majoritaire au Parlement européen, et actuellement au moins une douzaine de pays ont une politique extérieure indexée sur celle des USA. Un vote « majoritaire » pourrait donc avantager ce camp politique, sans plus laisser aucune porte de secours possible à ceux qui ne voudraient pas, par exemple, d’un traité… Dans le genre encourageant, on fait tout de même mieux.

 

Sarkozy, mis personnellement en difficulté, réagit donc en se déplaçant en Irlande, avec l’optique d’influencer un éventuel nouveau vote irlandais, tandis qu’il prétend que l’Union ne pourra plus s’élargir afin de tenter de briser les réticences de la République Tchèque (c’est compliqué, c’est par rapport à la Croatie). On voit la logique des choses : Plutôt que d’adapter un texte, il faut adapter le vote… ou les peuples.

 

Désolé, ami lecteur, mais ce n’est décidément ni ma vision de la démocratie, ni celle de la vie dont je rêve, en Europe.

Ottawa s’excuse auprès des Indiens déportés

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Source : Euronews

Entourés de leaders indiens et de la doyenne, âgée de 104 ans, le Premier ministre, Stephen Harper, a présenté ce mercredi des excuses historiques dans le cadre d’un processus de réconciliation.

 

Des excuses satisfaisantes pour la plupart des autochtones qui attendent que le discours soit accompagné d’indemnisations. « Je pense que c’était bien. Il était temps. Nous avons attendu plus d’un siècle pour ça », reconnait une autochtone.

 

Un autre membre de la communauté s’avoue déçu : « Je suis déçu par le fait qu’il ait dit que ‘quelques personnes, quelques enfants sont morts’. Non ! Beaucoup d’enfants sont morts. Des dizaines de milliers ».

 

Tout comme l’Australie, qui a présenté ses excuses aux aborigènes en février, le Canada avait mis en place des centres de « rééducation » pour enfants dès la fin du XIXe siècle et jusqu’aux années 70. Des enfants arrachés à leurs familles. Nombre d’entre eux ont été maltraités, certains ont même été abusés sexuellement.

Révolution en Corée du Sud

Encore un sujet complètement ignoré par nos médias… Une révolution populaire est pourtant en cours en Corée du Sud ! Voici le reportage que l’on doit à l’un des collectifs du nouveau parti de Besancenot (dont je parlerais plus tard, d’ailleurs) :

 

Les réformes du président de Corée de Sud ressemblent étrangement aux réformes françaises de notre cher président. En Corée du Sud, pays industrialisé et « occidentalisé », la grève générale a pour revendication principale la destitution du président, et montre concrètement les « bienfaits » d’une grève d’ensemble.

 

Situation au 9 juin : Amplification et radicalisation

 

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Le mouvement de contestation s’est encore amplifié durant les jours précédents, réunissant régulièrement entre 80.000 et 120.000 personnes suivant les jours et les sources. Le nombre de personnes est tellement important qu’en début de soirée plusieurs cortèges se forment, partant dans des directions opposées. Lorsqu’ils convergent de nouveau, les rues du centre de Seoul se transforment en un squat gigantesque. La circulation est bloquée et les gens vaquent a leurs occupations contestaires en groupes de quelques dizaines a plusieurs dizaines de milliers de personnes. Certains groupes, tels que les personnes affiliées avec le site web « Agora » procèdent par démocratie directe, votant les actions a venir que les individus en accord exécutent. Cependant, il n’est pas exagéré d’affirmer que le reste de la manifestation a une organisation « anarchiste » : occupation de l’espace publique sans hiérarchie, sans chef, sans porte parole, sans processus formel de prise de décision, sans structure de contrôle.

 

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C’est un immense magma effervescent d’individus tissant des liens sociaux et agissant au mieux des possibilités qu’offrent l’environnement physique et social. Personne ne peut avoir une vision claire de l’ensemble des groupes et des actions entreprises. On ne peut que constater au grès de son cheminement leur multiplicité, leur dynamisme, et leur intelligence collective.

 

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Ici, un groupe prend d’assaut un bus de la police. Une vingtaine de personnes arrivent avec des cordes, les attachent aux bus, et commencent a tirer sous les « Ho-hisse ! » du reste de la population, les déplaçant sur plusieurs dizaines de mètres. Alors que la police, pour se justifier, hurle dans les haut-parleurs que « Cette manifestation est illégale » et que « déplacer les bus de police est surement illégal », les fourgons se couvrent d’auto-collants disant « Parking illégal » ou « Vous gênez la circulation des citoyens » ou «Selon le premier article de la constitution, (tout le pouvoir vient du peuple), ces bus peuvent être déplacés par la population ».

 

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Ailleurs, un autre groupe de 10.000 personnes discutent de la stratégie a adopter, en particulier face aux provocations policières. Il semblerait en effet que certaines personnes des plus violentes envers la police soient elles-même des policiers, comme semblent le suggérer certaines photos, montrant ce qui a l’air d’etre les mêmes personnes tantôt du coté de la police, tantôt du coté des manifestant-e-s, et utilisant le même matériel que la police. Ceci n’aurait rien de surprenant et arrive dans beaucoup de manifestations.

 

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La-bas, des centaines de personnes distribuent de la nourriture et de l’eau qu’elles ont acheté après s’être cotisées. Alors que vous vous promenez en zigzaguant parmi les manifestant-e-s joyeux, un paquet de « mochi », ces gâteaux de pâte de riz, échoue entre vos mains. Continuant votre route en redistribuant son contenu au hasard, vous engagez ça et la la conversation.

 

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Puis vous vous arrêterez peut-être devant quelques musiciens, peut-être arracherez-vous une grille de fourgon de police, participerez-vous a un débat, croiserez-vous la « brigade des poussettes », rencontrerez-vous un élu politique du parti des travailleurs ou bien ce critique satirique connu qui émet en broadcasting depuis la manifestation.

Peut-être serez-vous arrêté par un groupe de lycéennes écrivant un article pour leur journal vous demandant ce que vous pensez de tout ceci. Surement vous croiserez quelques groupes de CRS attendant les ordres, assis sur leur casque, parfois criant un « Hou-Hou-Hou » bien viril a la manière de footballeurs américains avant un match. Sans doute passerez-vous votre chemin en souriant.

 

Vous constaterez que la radicalisation se traduit par une prise de conscience politique dans le mouvement, les gens portant une attention particulière à ne pas se faire contrôler ou manipuler, que ce soit par des organisations internes ou par des policiers infiltres. On peut prendre l’exemple de la « brigade militaire », applaudie il y a une dizaine de jours lorsqu’ils se mettaient en formation pour protéger la manifestation, mais contestée a présent. Ce service d’ordre n’a en effet pas tellement de conséquences en terme de sécurité pour la manifestation, il se borne a faire des chaines pour la canaliser, et surtout a se montrer.Après la charge et le « nettoyage » de la rue par la police vers 6h du matin, les gens ne pouvant plus marcher librement créent spontanément une manifestation sur les passage cloutes, traversant au feu vert, puisque c’est « légal ». De façon tout a fait risible, l’un des membres de la « brigade militaire » se met a coté du passage piéton et fait les mêmes gestes qu’aurait fait un policier en charge de la circulation. Ces « brigades militaires » ont été prises a parti par des manifestant-e-s leur demandant «mais c’est quoi la différence entre vous et des flics ? ». La personne interrogée répond de façon un peu penaude « Mais nous on veut juste vous aider ». Réplique des manifestant-e-s : « Si vous voulez nous aider, enlevez votre tenue militaire et venez vous joindre a nous ». Alors que le dialogue continue, les faux militaires répondront « Je ne peux rien dire, il faut que je demande a ma hiérarchie ». Cette référence a une hiérarchie dans un mouvement qui en est totalement dépourvu fit le plus mauvais effet une fois relayée sur internet.

 

 

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Concernant les médias, la chaine MBC est rentrée dans une incroyable guerre ouverte avec le gouvernement, telle qu’on ne pourrait le concevoir en france sur aucune chaine. Les images des violences policières sont diffusées et les remarques de présentateurs sont extrêmement critique. Pour mémoire, c’est cette chaine, dont la privatisation est une volonté de l’actuel gouvernement, qui avait a l’origine diffusé les reportages sur le bœuf américain. Des vidéos montrant une extrême brutalité policière (cf post précédent, la personne se prend des coups de pieds dans la tête au sol) très largement diffusées sur internet ont provoque l’indignation de la population. La police a alors changé de stratégie, prenant d’infinies précautions avant de charger la foule, une voix féminine annonçant pendant plusieurs heures l’imminence de la charge, invitant les journalistes, les vie-ux-illes et les personnes avec des enfants a ne pas rester. Lorsque la charge survient, elle fait peu de blessé-e-s et d’arrestations en comparaison avec les précédentes, l’objectif étant plus de déplacer les manifestant-e-s et de « nettoyer » la rue vers 5h du matin. De plus la police n’utilise pas d’équipement technologique tels que taser, flash-ball ou gaz lacrymogènes : c’est un contrat implicite avec la population, qui en retour n’utilise pas de cocktails molotovs contre la police. Fair enough. Sur les revendications, le président Lee Myong Bak a annoncé qu’il n’était pas possible de renégocier l’accord car la situation économique est très mauvaise et que cela pourrait avoir un effet négatif sur les exportations de voitures et de matériel high-tech. Son frère a déclaré avec mépris que ce mouvement n’était le fait que de « chômeurs, des jeunes qui n’ont plus de poste dans l’entreprise, des couches basses de la population, de PDG de PME dans des situations difficiles [...]. Ce sont des gens désespérés par les problèmes économiques.» En attendant, tous les conseillés de Lee Myong Bak lui ont envoyé leur lettre de démission, et des voix se font entendre dans son parti prédisant la démission prochaine de tous les ministres actuels. De plus, suite a certaines fraudes électorales, un nouveau scrutin a eu lieu pour l’élection de représentants au parlement, cette fois fortement en défaveur du président Lee Myong Bak.


Malgré la fatigue qui commence a se faire sentir, malgré la pluie certains jours, il n’y a jamais moins de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue. Le prochain grand rendez-vous est le dix juin, anniversaire du mouvement social massif qui entraina la chute de la dictature.

Lien d’origine :

http://www.npa31.org/index.php?option=com_content&view=article&id=185:greve-generale-insurectionnelle-en-coree-du-sud&catid=1:latest-news&Itemid=50

Les pratiques militaires des USA en Irak

A noter qu’à l’origine, j’ai trouvé cette information sur le Réseau Voltaire, qui est… fermé sans autre forme d’explication, après que certains de ses collaborateurs aient été emprisonnés, en Allemagne ! Visiblement, cela a un lien avec des accusations de liens entre l’administration américaine et le 11 Septembre… Juste pour dire que lorsque certains se targuent de lutter contre des méchants extrémistes censeurs, leurs méthodes sont loin d’être forcément plus nettes.

Bref, voici le témoignage de Jimmy Massey. Il s’agit d’un ex-soldat de l’armée US, particulièrement versé dans les opérations violentes, et qui s’est décrit comme un « psychopathe légal ». Ce tueur en service commandé n’en a pas moins érté dégoûté de son « métier » par les atrocités perpétrées en Irak. Il a alors retourné sa veste, rejoint le mouvement des vétérans de l’Irak contre la guerre, et livre à présent son témoignage… très impressionnant.

 

 

 

Paru dans Le Courrier en 2006, relayé par « Le Grand Soir » :

Lorsqu’il réclame le retour des boys, Jimmy Massey sait de quoi il parle. Il a vu et participé aux exactions US en Irak. L’ex-sergent-chef sera aujourd’hui au Festival du film sur les droits humains.

 

Son bail chez les Marines aura duré douze ans. Il s’est terminé en avril 2003 dans le bourbier irakien, lorsque le sergent-chef Jimmy Massey, 32 ans, dénonce alors auprès de ses supérieurs les exactions commises par l’armée étasunienne. Rapatrié aux Etats-Unis, il est rendu à la vie civile quelques mois plus tard avec un diagnostic attestant d’un syndrome de stress post-traumatique. « L’armée me paye une pension ainsi que mes médicaments. Moi, je mets tout cet argent dans le mouvement anti-guerre », rigole-t-il. Avec d’autres, l’ex-sergent-chef a fondé les « vétérans d’Irak contre la guerre » (Iraq Veterans against the War). L’association compte 400 membres. Rencontre avec Jimmy Massey en marge du Festival international du film sur les droits humains (FIFDH) et à la veille du troisième anniversaire de l’invasion de l’Irak.

 

 

Le Courrier : Il y a trois ans, vous étiez l’un des premiers soldats à entrer en Irak.

 

Jimmy Massey : Nous avons franchi la frontière koweïtienne le 20 mars. Un ou deux jours plus tard, je ne me souviens pas exactement, notre bataillon subissait la première perte de cette guerre. Un marine a eu la jambe arrachée par une sous-munition d’une bombe à fragmentation lancée par notre propre artillerie. Ce soldat essayait d’éloigner les civils irakiens, car nous avions bombardé une zone habitée.

 


 

Si vous deviez vous souvenir d’une image…

 

- Nous étions à un check point. Une voiture s’est dirigée à toute vitesse vers nous. Comme elle ne s’arrêtait pas, nous avons vidé nos chargeurs contre le véhicule. Trois des occupants étaient mourants. Le quatrième, étrangement indemne, a demandé pourquoi nous avions tiré, parce qu’ils n’étaient pas des terroristes. J’ai ensuite compris que l’une des victimes était le frère du conducteur. Ce dernier m’a regardé et m’a dit : « Pourquoi vous avez tué mon frère ? »

 


 

Avez-vous eu connaissance de bavures similaires ?

 

- La configuration du check-point et des véhicules ne s’arrêtant pas toujours était fréquente en Irak. Lorsque nous sommes arrivés à Bagdad, les renseignements transmis par radio ont commencé à changer. On a entendu parler de fedayin, de soldats de la garde républicaine déguisés en civils, de pilleurs, de kamikazes… Cela faisait de nombreuses raisons d’avoir la gâchette facile. Mais aucun des civils que nous avons tués n’étaient armés, pas plus qu’ils n’avaient sur eux de documents compromettants. A cause de toute cette brutalité, nous avons très rapidement perdu la considération des Irakiens, alors qu’ils nous avaient d’abord accueillis en libérateurs.

 


 

Combien de civils irakiens avez-vous vu mourir ?

 

- En trois mois, ma section, soit une quarantaine d’hommes, a tué plus de 30 civils.

 


 

Qu’imaginiez-vous avant de pénétrer en Irak ?

 

- Bien sûr, je savais que nous allions mener des missions de combat. On nous avait aussi dit qu’on ferait de l’humanitaire, parce que l’Irak se trouvait sous embargo économique depuis des années. En réalité, notre premier objectif a été de sécuriser les champs pétroliers près de Bassora pour « faire économiser beaucoup d’argent aux contribuables américains ».

 

 

 

 

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58 faucheurs volontaires relaxés

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  Rappelons, malgré ce que leur logo et leur nom peut laisser penser, que les Faucheurs n’utilisent ni armes, ni outils, qu’ils agissent à visage découvert, de jour, et en possession de leurs papiers. Ils ne fuient pas face aux forces de l’ordre, n’opposent pas de résistance. L’action la plus violente qu’ils aient entreprise a été le démontage d’un McDonald en construction (plus précisément, elle est liée à Bové), alors qu’ils ont déjà été accueillis… à coups de fusil !

CHARTRES (AFP) – Les 58 militants anti-OGM jugés par le tribunal correctionnel de Chartres pour avoir fauché une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir) ont été relaxés jeudi.

Les faucheurs sont sortis du tribunal aux cris de « On a gagné! On a gagné! »

Le procureur de la République de Chartres avait requis des peines de 3 mois d’emprisonnement avec sursis et 500 euros d’amende à l’encontre des 58 faucheurs anti-OGM. Il avait requis une amende supplémentaire de 300 euros pour 23 des 58 faucheurs qui avaient refusé un prélèvement de leur ADN durant leur garde à vue.

La défense avait plaidé l’acquittement, tandis que les députés votaient à la même heure,à l’Assemblée nationale, le délit de fauchage.

Le parquet n’a pas fait immédiatement savoir s’il comptait faire appel.

Le tribunal a relaxé l’ensemble des prévenus de tous les chefs pour lesquels ils étaient poursuivis, le président du tribunal, Denis Roucou, faisant état d’une « décision largement motivée ».

L’un des avocats des faucheurs, Me Jean-Paul Susini, s’est félicité de la décision de justice, déclarant à l’AFP: « on a bien travaillé, c’est une décision qui va dans le sens de l’histoire, cela va très certainement peser sur le procès qui se tient en ce moment même à Toulouse ».

L’un des faucheurs, Jean-Marie Loury, s’est réjoui de son côté de ce que les « revendications » des faucheurs aient « été reconnues par la justice ». « Nous savons pourquoi nous nous battons et pourquoi nous allons continuer le combat: pour qu’un maximum de citoyens se lève contre les OGM », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, une centaine de militants anti-OGM ont manifesté jeudi matin à Toulouse avant l’ouverture du procès en correctionnelle de 41 faucheurs volontaires, parmi lesquels José Bové, jugés pour avoir détruit du maïs OGM en juillet 2006 en Haute-Garonne, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les 41 prévenus et les manifestants ont défilé dans le calme entre la place du Capitole et le palais de Justice, où l’audience s’est ouverte peu après 09H00.

Aux cris de « Les OGM, on en veut pas: ni dans les champs, ni dans les assiettes », les manifestants ont déployé une banderole avec pour slogan « Relaxe des 41 faucheurs volontaires d’OGM ».

« C’est une journée importante. Le procès était programmé a l’automne 2007 et a été reporté (à deux reprises, ndlr) en raison du Grenelle de l’environnement », a déclaré à l’AFP José Bové, derrière une banderole « Pour des campagnes sans OGM ».

« L’Etat a pris un moratoire, après ma grève de la faim en janvier 2008, et le procès intervient au moment où l’interdiction de ce maïs est effective. Sur le territoire, il n’y a plus d’OGM commercialement planté. Donc, comment les magistrats vont-ils se situer par rapport à ça ? », s’est-il interrogé.

« On va nous reprocher d’avoir eu raison trop tôt, d’avoir eu raison avant tout le monde, avant l’Etat. On a agi pour faire protéger l’intérêt général et maintenant le gouvernement, en ayant lui-même mis en place le moratoire, reconnaît la justesse de nos interventions », a-t-il estimé.

« Une condamnation serait incompréhensible et, bien évidemment, on va plaider pour la relaxe », a-t-il ajouté.

Avant de rejoindre le palais de justice, les prévenus et militants anti-OGM ont distribué des tracts aux passants.

Les 41 faucheurs volontaires, qui seront jugés jeudi et vendredi à Toulouse, sont poursuivis pour destruction de biens pour avoir arraché plusieurs hectares de maïs génétiquement modifié (Mon 810), en juillet 2006, à Ox et Daux (Haute-Garonne).

Dans ces deux affaires, 39 faucheurs sont poursuivis pour avoir arraché des plants dans des parcelles de maïs transgénique à Ox, l’après-midi du 30 juillet 2006, et 5 personnes pour les mêmes faits à Daux, dans la nuit du 30 au 31 juillet, sur un champ d’essais de maïs appartenant au semencier Pioneer. Certains faucheurs sont poursuivis pour avoir participé aux deux opérations.

Durant les deux jours de procès, les militants anti-OGM ont prévu d’installer derrière le palais de justice un Village associatif avec débats et concerts. Un meeting était également prévu jeudi soir, avec José Bové, sur le thème « Citoyens contre agrobusiness ».

Après Toulouse, deux autres procès de faucheurs, où comparaîtra José Bové, sont prévus le 2 juillet à Carcassonne (Aude), pour entrave à la liberté du travail après l’intrusion dans une usine Monsanto à Trèbes (Aude), et le 10 juillet à Bordeaux pour l’arrosage d’un silo de maïs OGM avec du broux de noix à Lugos (Gironde).

Un jugement en délibéré est également attendu ce jour à Chartres, où des peines de 3 mois d’emprisonnement avec sursis et 500 euros d’amende ont été requises à l’encontre de 58 faucheurs anti-OGM, qui avaient détruit une parcelle de maïs transgénique en août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir).

Une affaire de virginité avant le mariage

J’arrive après la bataille, mais comme d’habitude, ami lecteur, ça m’aura permis de faire un peu le tour de la question. Cette histoire de femme rejetée par son mari pour cause de non-virginité le soir de sa nuit de noces, a électrocuté l’opinion au cours de ces derniers jours. J’emploie le mot à dessein : électrocution, et je maintiens. Ce n’était pas l’apitoiement un peu stupide, un peu attendu face aux pauvres gamins dont le bus s’est fait défoncer par un train sur un passage à niveau (et qui a permis à notre cher Lider Maximo de faire une sortie médiatique, tellement il en manque…) ; Ce n’était pas non plus, éducation toujours, la bête altercation entre Darcos/Fillon et des manifestants trop demeurés pour comprendre qu’ils se stigmatisaient en agissant comme des voyous.

Non. C’était plus crade, plus intime, et les réactions ont secoué le net, la presse, les conversations… Pourquoi ? Peut-être, à mon humble avis, parce que cette sordide affaire pose un réel dilemme, un problème de société à l’égal de celui du voile porté à l’école, ce genre de machins brûlants à mi chemin entre les croyances qu’on veut bien tolérer, et une réaction épidermique primaire de rejet. Voir une femme, dans l’enceinte d’une école, dont on ne distingue que les yeux, inspire la défiance, la pitié, l’incompréhension, voire pire à un cerveau « moderne occidental » ; de même, venir nous parler de femme répudiée, en raison d’une tradition musulmane orthodoxe, parce que son vagin n’était pas suffisamment fermé, et qu’elle n’a pas pu saigner sur un drap, provoque un frisson désagréable dans l’échîne des bons blancs majoritaires imprégnés de « l’esprit d’émancipation » que nous sommes.

C’est avoir la mémoire courte. Le voile, les femmes chrétiennes l’ont porté pendant bien longtemps. L’égalité homme-femme avait été promulguée en URSS, qu’en France nos amies à poitrine pointue n’avaient pas le droit de porter des pantalons sous peine de prison (jusqu’en 1920). Quant à cette tradition, qui nous intéresse ici, de virginité avant le mariage, il faut être d’une mauvaise foi épouvantable, ou d’un total manque de discernement, pour ne pas savoir qu’elle est toujours appliquée, en France, chez les bons chrétiens des classes supérieures.

Héééé oui… ce n’est donc pas une question de religion malgré ce qu’en pensent nombre de personnes hostiles au Grand Méchant Islam. Les chrétiens d’aujourd’hui, en France, ne pratiquent peut-être plus le rituel du drap taché, mais voulez-vous savoir la vérité ? Les filles de bonne famille, qui doivent rester vierges, ne se gênent pas pour se faire plaisir dans d’autres… configurations, disons. On en est à ce niveau d’hypocrisie, donc.

Reste le catalyseur de cet évènement. Certes, les traditions et l’esprit « moderne » n’ont jamais fait bon ménage… Au fond, ce qui caractérise cette histoire, c’est bien le fait qu’un juge ait donné son approbation à la rupture du mariage, alors qu’il aurait du débouter la plainte, la juger irrecevable, tout ça. Or, contrairement à ce qu’on peut penser de prime abord, ce juge n’a pas entériné véritablement cette plainte (pour éviter de créer une jurisprudence, notamment), mais a qualifié ce « mensonge sur la virginité » de « perception » partagée par le plaignant, et par sa « future ex-femme ». En gros, ce jugement était une façon de résoudre « à l’amiable » cette affaire, de la balayer vite fait sous le tapis, en l’empêchant de faire des petits.

Manque de bol, la presse s’en est mêlée. Ce qui prouve qu’elle sait faire son travail, quand elle veut. Et ce qui permet également d’analyser, en temps réel, comment réagissent nos gouvernants.

Rachida Dati, d’abord, soutient la procédure, pour ne pas se désolidariser du magistrat mis en cause. Elle argue que « tout est pour le mieux », alors que l’opinion publique s’échauffe. Sarkozy, lui, qui avait tellement tempêté contre « les excisions » et « les moutons qu’on égorge dans la baignoire », bizarrement, on ne l’entend pas. Ce qui montre bien son niveau d’empathie : ce qui est vrai pour le faire élire et râcler les voix du FN, devient inintéressant une fois au pouvoir.

Pendant ce temps, Dati a retourné sa veste. Etonnant qu’il faille autant de temps, de la part d’une femme qui a du subir un mariage forcé… à moins que cela n’en soit la raison, précisément. Bref, dans ce chaos, elle lance des invectives à la gauche, l’accusant de tous les maux, en ayant développé la politique « des grands frères ». La gauche répond par le fait que les filles musulmanes s’en sortent, statistiquement, mieux que les garçons à l’école. Ce qui est peut-être vrai, mais sexiste et hors-sujet.

Quant à notre Président, qui ne voulait pas tolérer les pratiques « barbares » de l’Islam, le voici bien silencieux, tout juste à faire paraître un communiqué dans lequel il se déclare solidaire de sa ministre. En quoi ? Sur quelle opinion ? C’est très vague. Ce qui ne l’est pas, en revanche, est que Sarkozy a lié son destin a celui de Dati, et que ce lien l’intéresse mille fois plus que celui qui unit, qu’on le veuille ou non, les vieilles traditions à notre République.

(Ce lien, c’est tout simplement le peuple qui pratique parfois les unes, et compose l’autre)

EDIT : L’annulation du mariage vient d’être, à son tour… annulée. Elle ne devrait donc pas faire jurisprudence, et renvoyer vers une procédure de divorce. C’est une bonne nouvelle pour la laïcité, dans notre pays.

Météo France se « modernise »

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  Ah ça, entre le commerce qui se modernise (les grandes surfaces avantagées par rapport aux petits commerces), les institutions qui se modernisent (le Président se goinfre les prérogatives du Premier Ministre), et l’enseignement qui se – vous avez compris – modernise (-11200 profs en 2008, -20000 prévus pour 2009), il fallait bien que ça tombe un jour sur Météo France !

  La zone dépressionnaire, en vertu donc de « l’avancée technique », s’apprête à emporter la moitié du personnel. Les trous seront remplacés par des robots. Ca va devenir « Autométéo France ». C’est bête, mais quand on en arive à trancher dans des services aussi basiques rendus au peuple français, je trouve ça très symbolique. Pendant ce temps, on sera ravis de savoir que l’opération Licorne coûte 138 millions d’euros au contribuable par mois, à rien foutre au mieux, à défendre un dictateur au pire…

   Plus de détails : http://fr.news.yahoo.com/afp/20080603/video/vfr-plus-de-la-moiti-des-centres-mto-fer-3837155.html

Début d’incendie européen

  Cette flambée des prix des carburants a décidément des conséquences exponentielles… Les marins, les routiers, les taxis et les autoécoles manifestent leur colère. La question de la TIPP (qui, dans sa version dite « flottante », détruite par la droite, ajustait les taxes sur les carburants et permettait ainsi de parer à ces problèmes de hausses, ou au moins de les atténuer) devient centrale. Pourtant, nos chers maîtres européens – qui sont, comme chacun le sait, les plus sages et les moins corrompus des politiciens – ne sont pas emballés par l’idée de faire payer le carburant moins cher, même en réduisant les taxes qui y sont associées. Bien que ceci ne résolve pas le problème pour certaines corporations (les marins, agriculteurs, et d’autres professions ne payent pas ces taxes, en partie ou en totalité), l’initiative présente un intérêt certain, au moins pour le consommateur lambda.

  La réponse de nos chers chefs européens ? La hausse des prix sur le carburant est une bonne chose, car elle nous permettra d’entrer dans l’après-pétrole (Genre quoi ? Biocarburants polluants qui squattent les terres cultivables et provoquent des famines mondiales ?), et puis surtout, ma bonne dame, ce n’est pas qu’une question de laisser des pétroliers se faire des bénéfices encore un peu plus colossaux. Nooooooon… Qu’allez-vous chercher là ?

  Donc, à un moment, ça pète. Enfin, des éléments de corporations déjà habituées aux coups durs, décident de frapper là où ça fait mal – et vont toquer à la porte des institutions européennes :

  BRUXELLES – Des heurts ont éclaté mercredi entre des policiers et quelque 400 pêcheurs français, italiens, espagnols et portugais qui protestaient contre la flambée des prix du carburant devant le siège de l’Union européenne à Bruxelles.

Après plusieurs heures d’un rassemblement sans incident, les manifestants ont lancé des pierres, des pétards et des fusées éclairantes sur les policiers qui ont donné la charge et usé des canons à eau et matraques. Des protestataires ont réussi à pénétrer dans des bâtiments de l’UE dont ils ont brisé des vitres. Ils en ont sorti des drapeaux et autres objets rassemblés dans la rue puis incendiés. Au moins une voiture a été renversée et des poubelles ont été brûlées.

Une délégation de pêcheurs s’est brièvement entretenue avec de hauts responsables européens devant la Commission européenne mercredi pour exprimer ses doléances et demander une aide d’urgence. « Pour avoir une pêche durable, nous avons besoin de prix du gazole moins élevés. C’est impossible de travailler avec ces prix-là », a expliqué Pierre D’Acunto, représentant des pêcheurs de Sète, dans le Sud de la France.

Patrick Tabone, l’un des principaux collaborateurs du commissaire européen à la Pêche Joe Borg, a appelé les pêcheurs à accepter la restructuration de cette industrie en Europe. « Nous devons nous assurer que les réponses que nous trouvons aident vraiment le secteur, non seulement à court terme, mais aussi à long terme », a-t-il insisté.

Pierre D’Acunto a déclaré que les marins-pêcheurs continueraient de manifester dans toute l’Europe et de faire le piquet pendant la réunion des ministres européens de l’Agriculture et de la Pêche prévue ce mois-ci à Luxembourg. AP

Sarkozy et les militaires… triste…

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Source : Secret Défense (un blog de libération)

Le ministère de la Défense vient de mettre en ligne sur son site internet un reportage télé consacré à la prise d’armes présidée par le Chef de l’Etat, le 21 mai aux Invalides, « en hommage aux trente ans des opérations extérieures » et de Kolwezi. On peut également écouter l’intégrale du discours prononcé par le président de la République sur le site de l’Elysée. (Photo: Elysée)

Ce que vous ne verrez pas sur ces vidéos, c’est le cafouillage de cette cérémonie et la désinvolture avec laquelle l’Elysée a traité une partie des anciens combattants et de leurs familles. Depuis le 21 mai, les témoignages accablés et les regrets attristés se multiplient. Voici comment les choses se sont (mal) passées.

L’idée de la cérémonie, à l’occasion du trentième anniversaire de l’opération de Kolwezi, était d’évoquer trente ans d’opex au travers de sept « tableaux ». La Présidence se demanda d’abord s’il était vraiment judicieux d’y inclure l’Afghanistan « étant donné le contexte« … Finalement, on choisit de le faire, mais il aurait peut-être mieux valu s’en abstenir ! La cérémonie était un peu longue: à chaque tableau, une section entrait dans le cour d’honneur des Invalides en chantant. La majesté d’une cérémonie militaire nécessitant plus de temps qu’un clip, les conseillers de l’Elysée s’impatientèrent. Ils demandèrent aux organisateurs d’accélerer le tempo, passant à la trappe des évocations et demandant aux troupes de faire vite. Du coup, le chant des uns s’emmêla à celui des autres…

Le chef de l’Etat devait ensuite remettre des décorations à d’anciens combattants. Il expédia la chose, sans un mot de sympathie. L’un d’eux – dont nous avons eu le témoignage – se demanda sur le moment « pourquoi le président lui en voulait personnellement… Je n’ai jamais croisé son regard. » Il était enfin prévu que le Président aille voir les familles de morts ou de blessés dans les Opex, qui étaient regroupées à l’angle Nord-Est de la cour. Las ! « D’un pas pressé vers la sortie« , raconte un témoin, « il est passé devant elles sans un regard ». Certaines familles étaient venues de province, à leur frais. Un officier de haut rang, qui assistait à cette prise d’armes avoue en est reparti « déçu et consterné« .

Ce cafouillage – qui peut s’expliquer par des contraintes d’emploi du temps et le zèle de conseillers – n’est malheureusement pas une première. Lors de son déplacement aux Glières, le 18 mars dernier, le comportement du président de la République a surpris de nombreux participants. S’adressant à d’anciens maquisards au garde-à-vous devant lui, il leur parla de son épouse Carla… Enfin, alors que la question des médailles (très délicate dans ce milieu) était évoquée par une personnalité locale qui demandait l’attribution d’une dizaine de Légion d’honneur à d’anciens résistants, Nicolas Sarkozy lâcha, souriant : « Je vous en donne quinze. Vous êtes content? » Fermez le ban.

 

A noter : Les réactions consternées s’accumulent, de la part des militaires. Ce n’est pas un acte isolé… Pour mémoire, on peut consulter cet article du Canard Enchaîné reproduit par Les Moutons Rebelles, intitulé « L’homme qui riait au cimetière » : http://moutons.rebelles.free.fr/sarkozy/cimetiere/cimetiere.jpg

Hillary c’est fini

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Source : Nouvel Observateur

La défaite d’Hillary Clinton, que tout le monde considérait comme largement favorite de la primaire démocrate avant janvier dernier, ne tient pas qu’au charisme de Barack Obama, son challenger. La sénatrice de l’Etat de New York, qui n’a pas concédé sa défaite hier et s’est donné quelques jours pour prendre une décision, a également commis des erreurs.

Selon les observateurs de la campagne d’Hillary Clinton, son équipe de campagne n’a pas été assez unie et a mal appréhendé le fonctionnement des primaires démocrates, son message a été mal calibré et l’influence de Bill Clinton, qui a fait une campagne active pour sa femme, s’est révélée plutôt néfaste.

Certainement trop confiante, l’équipe de campagne a d’abord subi un choc difficile à encaisser lorsque Clinton se classa seulement troisième lors de la première primaire de l’Iowa. Dès le 8 janvier, le jour de la primaire du New Hampshire, Hillary Clinton fit savoir qu’elle voulait se séparer de son manager de campagne, Solis Doyle, notamment sous la pression des généreux donateurs croyant aux chances de la sénatrice de New York.

Selon le Wall Street Journal, cet épisode, mal accepté par une partie de ses équipes, fut suivi d’une période de flottement jusqu’au Super Tuesday le 5 février. Beaucoup au sein du camp Clinton se plaignait de la présence trop importante prise par Mark Penn, le stratège qui avait permis la réélection de Bill Clinton en 1996.

L’équipe de campagne a été ensuite lente à s’organiser à une course qui se révélait plus longue que ce qu’elle attendait, notent certains observateurs. Les Clinton comptaient gagner vite en remportant les grands Etats. Mais après le Super Tuesday, Hillary Clinton a ainsi subi une série de 11 défaites de suite dans des Etats plus secondaires.

Hillary Clinton s’est en outre présentée comme la candidate la plus sûre. Il est vrai que les mid-terms de 2006 ont donné l’impression que les candidats démocrates les plus centristes et les plus solides du parti avaient le mieux combattu leur opposant républicain. Cependant les électeurs ont semblé cette année donner leur voix au candidats représentant le plus le changement. Les démocrates de la base du parti auraient peut-être également aimé que Clinton se présente sous un jour plus humain. La larme qu’elle a versée avant les primaires du New Hampshire est finalement plutôt bien passée.

Enfin beaucoup critiquent l’influence de Bill Clinton. Il était un héros avant cette campagne, ce qui explique qu’il ait été mis en avant. Mais il a fait plusieurs déclarations, par exemple en comparant avec mépris Obama à Jesse Jackson, un ancien prétendant noir à l’investiture démocrate, que beaucoup ont jugé déplacées. Son image est sans doute ternie pour longtemps.

S’il a bien compris que la primaire se jouerait en labourant tous les Etats alors que Clinton a négligé les plus petits, le camp Barack Obama a quand même également eu de la chance. D’abord que John Edwards, un autre candidat crédible, empêche Clinton de gagner dans l’Iowa. Ensuite que les primaires de Floride et du Michigan, où il n’était pas favori, n’aient pas entièrement compté, et enfin que la primaire démocrate se joue à la proportionnelle. Avec les règles du parti républicain – le gagnant du scrutin remporte tous les grands électeurs de l’Etat -, Clinton l’aurait emporté.

Nicolas Madelaine (à New York)

Bayrou insatisfait par la réforme des institutions

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PARIS (Reuters) – François Bayrou annonce son intention de voter contre la réforme des institutions lors du vote prévu à l’Assemblée nationale dans l’après-midi.

« Je voterai non parce que ce texte ne touche pas à l’essentiel (…) la soumission du Parlement à l’égard de l’exécutif et du président de la République », a déclaré le président du MoDem sur LCI.

« Je ne participe pas à des opérations d’intox, à des opérations qui sont des leurres pour faire croire qu’on fait quelque chose alors qu’on ne fait rien », a-t-il ajouté.

Lors de la réunion du Congrès, en juillet, « je voterai non et beaucoup de mes amis aussi », a-t-il poursuivi tout en soulignant que la liberté de vote était la règle au sein du parti centriste.

Loin de constituer une avancée, cette réforme « va un peu en arrière » selon François Bayrou, notamment sur le référendum d’initiative populaire qui sera désormais subordonné à la signature de 184 députés et sénateurs.

« On fait un pas vers une bipolarisation » politique, a déploré l’ancien candidat à l’élection présidentielle.

De même, la possibilité offerte au chef de l’Etat de s’exprimer devant les députés et sénateurs sans débat est « une marque de plus du mépris dans lequel on tient en France la représentation nationale », a-t-il estimé.

Laure Bretton

Rachida Dati se ridiculise

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PARIS (AFP) – La garde des Sceaux Rachida Dati qui, à ce titre, a défendu la réforme des institutions devant l’Assemblée nationale, a été malmenée plusieurs fois pendant les débats, par l’opposition mais aussi par sa propre majorité.

Fait exceptionnel, c’est François Fillon en personne qui a présenté le projet de révision constitutionnelle aux députés, en ouverture des débats. C’est encore lui qui a répondu, à la fin de la discussion générale, aux orateurs.

Selon les hebdomadaires Le Canard enchaîné et le Nouvel Observateur, l’ex-Premier ministre Balladur, président du comité sur la réforme, aurait en effet insisté pour que Mme Dati ne défende pas elle-même le texte.

Dans un climat souvent tendu, cette dernière –très encadrée par son collègue Roger Karoutchi (Parlement) et Jean-Luc Warsmann, président UMP de la commission des Lois– a dû subir à plusieurs reprises des réflexions peu amènes.

Souvent sur leur faim après les réponses lapidaires de la ministre, « qui se contentait selon des parlementaires de ponctuer les arguments de M. Warsmann d’un +même avis+ », des députés ont, comme Jean-Pierre Brard (PCF), appuyé là où ça fait mal.

« On croirait être un disque rayé à devoir répéter nos questions », a-t-il lâché dans l’hémicycle, exhortant ensuite Mme Dati à « faire mentir un journal du soir », Le Monde, selon lequel elle était « dépassée ».

Mardi soir, la ministre a provoqué la « consternation » à gauche et des grincements de dents à droite en lançant, sur l’article 16 relatif aux pleins pouvoirs présidentiels: « on n’est pas à l’abri de circonstances particulières, notamment dans un contexte lié au terrorisme ».

Or l’article 16 ne peut, selon la Constitution, être invoqué pour des menaces terroristes. Il peut l’être pour contrer, comme en 1961 en pleine guerre d’Algérie, des tentatives de coups d’Etat.

Le même jour, Mme Dati a subi un revers avec le vote, contre son propre avis, d’un amendement de l’UMP inscrivant la parité professionnelle homme-femme dans la Constitution.

Fait inhabituel, quelques minutes plus tard, elle a même été interrompue par le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer (UMP): « Non, madame la ministre, tout le monde suit le texte depuis le début, on ne va pas reprendre dix fois les mêmes explications ».

Si, dans la majorité, les députés ont préféré se plaindre en coulisses des « faiblesses » de la ministre, Arnaud Montebourg (PS) a dressé un constat sévère.

« Pour une garde des Sceaux, gardienne de la Constitution, elle a été absente des débats », a-t-il dit à l’AFP, en dénonçant « la désinvolture » de Mme Dati, « qui exaspérait jusque dans ses propres rangs », ainsi que « son indifférence aux conséquences de ce qu’elle pouvait dire ».

L’ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, n’a guère été plus tendre en considérant que la réforme « partait dans tous les sens » et qu’il n’était « pas loin de partager » l’avis selon lequel Mme Dati faisait « mal son boulot ».

Béatrix BACONNIER-MARTIN

Les poissons empoisonnés

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Note : Le PCB, rappelons-le, est une autre belle invention de cette notre chère multinationale préférée… MonSanto !

MARSEILLE (Reuters) – Le risque sanitaire serait quatre à cinq fois supérieur à la normale pour les consommateurs de poissons du Rhône, en raison d’une pollution persistante du fleuve au PCB, selon une enquête publiée par une association provençale.

L’Association santé environnement Provence (ASEP) a rendu publics les résultats de la première enquête d’imprégnation aux polychlorobiphényles (PCB) réalisée en France.

Les PCB, interdits à la vente en France depuis 1987, sont des dérivés chimiques chlorés plus connus sous le nom de pyralènes, qui furent utilisés dans l’industrie et comme composants d’huiles, d’adhésifs, de peintures et de papiers autocopiants.

Leur utilisation est actuellement limitée jusqu’en 2010 aux anciens systèmes clos comme les condensateurs électriques et les transformateurs.

« Tout le monde a du PCB en lui, mais ce taux est quatre à cinq fois supérieur chez ceux qui ont mangé du poisson », a dit à la presse le docteur Pierre Souvet, président de l’ASEP.

« Il faut briser le culte du secret. C’est une contamination sérieuse que les pouvoirs publics ne doivent pas minimiser », a-t-il ajouté.

Des volontaires consommant au moins une fois du poisson par semaine, examinés en mars et avril, présentent en moyenne un taux de 70 pico-grammes dans les prélèvements sanguins. Le taux normal se situe entre 5 et 15 pico-grammes, selon les médecins.

« Ces taux révèlent un problème de santé publique. Sans vouloir dramatiser, ces données nous mettent en garde », a dit le docteur Patrice Halimi, secrétaire général de l’ASEP.

Les deux médecins ont évoqué les risques liés selon eux à l’exposition aux PCB : cancers du fois, du colon, du sein et du pancréas, effets neurotoxiques chez les enfants avec des troubles du développement cérébral, baisse du système immunitaire et troubles de la reproduction.

La préfecture du Rhône a annoncé par ailleurs cette semaine le lancement au plan national d’une étude sur l’imprégnation aux PCB chez les consommateurs de poissons d’eau douce, qui commencera en octobre et durera deux ans.

Jean-François Rosnoblet

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