Rachida Dati se ridiculise

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PARIS (AFP) – La garde des Sceaux Rachida Dati qui, à ce titre, a défendu la réforme des institutions devant l’Assemblée nationale, a été malmenée plusieurs fois pendant les débats, par l’opposition mais aussi par sa propre majorité.

Fait exceptionnel, c’est François Fillon en personne qui a présenté le projet de révision constitutionnelle aux députés, en ouverture des débats. C’est encore lui qui a répondu, à la fin de la discussion générale, aux orateurs.

Selon les hebdomadaires Le Canard enchaîné et le Nouvel Observateur, l’ex-Premier ministre Balladur, président du comité sur la réforme, aurait en effet insisté pour que Mme Dati ne défende pas elle-même le texte.

Dans un climat souvent tendu, cette dernière –très encadrée par son collègue Roger Karoutchi (Parlement) et Jean-Luc Warsmann, président UMP de la commission des Lois– a dû subir à plusieurs reprises des réflexions peu amènes.

Souvent sur leur faim après les réponses lapidaires de la ministre, « qui se contentait selon des parlementaires de ponctuer les arguments de M. Warsmann d’un +même avis+ », des députés ont, comme Jean-Pierre Brard (PCF), appuyé là où ça fait mal.

« On croirait être un disque rayé à devoir répéter nos questions », a-t-il lâché dans l’hémicycle, exhortant ensuite Mme Dati à « faire mentir un journal du soir », Le Monde, selon lequel elle était « dépassée ».

Mardi soir, la ministre a provoqué la « consternation » à gauche et des grincements de dents à droite en lançant, sur l’article 16 relatif aux pleins pouvoirs présidentiels: « on n’est pas à l’abri de circonstances particulières, notamment dans un contexte lié au terrorisme ».

Or l’article 16 ne peut, selon la Constitution, être invoqué pour des menaces terroristes. Il peut l’être pour contrer, comme en 1961 en pleine guerre d’Algérie, des tentatives de coups d’Etat.

Le même jour, Mme Dati a subi un revers avec le vote, contre son propre avis, d’un amendement de l’UMP inscrivant la parité professionnelle homme-femme dans la Constitution.

Fait inhabituel, quelques minutes plus tard, elle a même été interrompue par le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer (UMP): « Non, madame la ministre, tout le monde suit le texte depuis le début, on ne va pas reprendre dix fois les mêmes explications ».

Si, dans la majorité, les députés ont préféré se plaindre en coulisses des « faiblesses » de la ministre, Arnaud Montebourg (PS) a dressé un constat sévère.

« Pour une garde des Sceaux, gardienne de la Constitution, elle a été absente des débats », a-t-il dit à l’AFP, en dénonçant « la désinvolture » de Mme Dati, « qui exaspérait jusque dans ses propres rangs », ainsi que « son indifférence aux conséquences de ce qu’elle pouvait dire ».

L’ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, n’a guère été plus tendre en considérant que la réforme « partait dans tous les sens » et qu’il n’était « pas loin de partager » l’avis selon lequel Mme Dati faisait « mal son boulot ».

Béatrix BACONNIER-MARTIN

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