La croissance française rate la marche et se plante méchamment

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C’est bizarre, on les entend nettement moins pérorer, à droite, à présent, quant à « la relance économique de la France grâce aux heures supplémentaires et au paquet fiscal »…

PARIS (AFP) – La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a estimé vendredi que les prévisions de l’Insee faisant état d’une croissance limitée à 1,6% sur l’ensemble de l’année 2008 étaient « exagérément pessimistes ».

 

« Ces prévisions me paraissent exagérément pessimistes surtout si je compare avec d’autres prévisions d’autres organismes comme le Fonds monétaire international ou l’OCDE ou nos propres prévisions », dont aucune n’est inférieure à 1,7%, a déclaré la ministre, interrogée sur France Info.

 

Alors que le gouvernement prévoit pour l’instant une croissance comprise entre 1,7% et 2,0% cette année, l’Institut national de la statistique estime, dans un rapport publié jeudi dans la nuit, qu’après une hausse inattendue de 0,6% au premier trimestre, le PIB de la France, rattrapée par la crise financière internationale, ne progresserait plus que de 0,2% au deuxième.

 

Il stagnerait ensuite (+0,0%) au troisième, avant de rebondir faiblement (+0,2%) les trois derniers mois de l’année.

 

Un niveau médiocre et de mauvais augure pour la croissance en 2009, que le gouvernement annonce pourtant en légère accélération (entre 1,75% et 2,25%).

 

La principale responsable est l’inflation, attisée par la hausse des prix du pétrole et produits alimentaires, qui devrait rester supérieure à 3% une bonne partie de l’année avec un pic à 3,6% en juillet.

 

Elle devrait ensuite progressivement s’assagir, pour une inflation moyenne de 3,2% sur l’ensemble de 2008 (dont environ 1,2 point lié au prix de l’énergie et 1 point lié aux prix alimentaires). Cela suppose toutefois que le baril de pétrole se maintienne autour de 130 dollars.

 

Dans ses dernières prévisions publiques, le gouvernement français prévoit de son côté une inflation moyenne de 2,2%. Mais avec un baril de Brent à 100 dollars…

 

Quant au pouvoir d’achat « par unité de consommation », qui prend mieux en compte les évolutions démographiques de la société, il devrait même stagner (+0%) sur l’ensemble de l’année.

 

Il s’agit en outre d’une moyenne sur l’ensemble de la population française. Or les carburants et l’alimentation étant les dépenses qui pèsent le plus lourd dans le budget des foyers les plus pauvres, il est vraisemblable que le pouvoir d’achat de ces derniers régressera purement et simplement cette année.

 

Autant de facteurs négatifs qui vont fatalement peser sur la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance française ces dernières années, explique l’Insee. Déjà mal en point au premier trimestre de l’année, cette consommation restera « atone », et la consommation alimentaire devrait même reculer fortement (-1,1%).

 

Autre victime de la crise financière et d’une croissance en berne: l’investissement en logement des ménages, qui devrait reculer. Pour l’Insee, le « retournement » de l’immobilier « est désormais engagé en France », même si son ampleur reste encore incertaine.

 

Dans un environnement mondial moins porteur, le commerce extérieur devrait encore creuser un peu plus son déficit et peser davantage sur la croissance.

 

Laurent Banguet.

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