posts du 30 juin, 2008


Zimbabwe : tout ça pour ça

Aaaah… on les a vu défiler, pendant des semaines, les bandeaux informatifs dans les JTs, rapportant les propos intensément inquiets et véhéments des dirigeants du « Monde Libre » à l’encontre du dictateur Mugabe. On en a vu, des caricatures marrantes, et des Bush qui jouent les gardiens de la démocratie sacrée.

Mugabe a été « officiellement » réélu avec 90% des voix, il s’est même donné la peine de laisser quelques bulletins pour son principal adversaire, et voilà. L’ONU « envisage » des sanctions économiques… c’est-à-dire des mesures qui vont encore frapper le peuple, dans un contexte d’inflation de 150 000%. Terrible ! L’OTAN détourne gentiment la tête. L’Union Africaine, quant à elle, enferrée dans ses contradictions (53 dirigeants dont une bonne moitié de dictateurs sanguinaires), laisse le champ libre à une Afrique du Sud partiale, dirigée par Thabo Mbeki, un chef certes talentueux dans certains domaines, mais guère plus démocrate que son « compagnon de lutte anticoloniale » Mugabe.

Donc, on résume : Après trois semaines, au moins, de plastronnage dans les médias, tous les grands leaders démocratiques-tout-ça se pissent bien dessus, à commencer par le nôtre d’ailleurs, incroyablement silencieux sur cette actualité. L’ONU, L’Union Africaine, tout ça, c’est bien… sauf qu’il suffit d’un pays important qui oppose son véto, pour enrayer toute la machine de justice appliquée.

Moralité : Chers dictateurs de pays moyens, ne faîtes pas la même connerie que Taylor ou Milosevic… Ne vous isolez pas, si vous ne voulez pas terminer devant un TPI ! Faîtes comme la Birmanie ou la Biélorussie, sachez vous conserver de bonnes grosses amitiés avec des dictatures tellement énormes que personne ne viendra leur chercher des noises !

63% des français jugent mauvaise la politique économique actuelle

PARIS (AFP) – 63% des Français considèrent que la politique économique du gouvernement est « mauvaise », soit une baisse de 4 points par rapport au mois de mai, selon un sondage BVA pour France Inter et Les Echos à paraître mardi.

Selon l’enquête, 63% des personnes interrogées désapprouvent la politique économique du gouvernement (37% la jugent « plutôt mauvaise » et 26% « très mauvaise »).

Même si selon l’étude, « la politique économique du gouvernement se maintient toujours à un niveau record d’impopularité », le taux n’atteint pas les records des gouvernements Villepin (74% en juin 2006) et Raffarin (69% en avril 2005).

28% des sondés jugent la politique économique actuelle « bonne », dont 25% la jugent « plutôt bonne » et 3% « très bonne », trois chiffres inchangés par rapport au mois dernier.

Les « sans-opinions » ont en revanche augmenté, à 9%, au lieu de 5%.

Par ailleurs, interrogés sur la future présidence française de l’Union européenne à partir du 1er juillet, 61% des Français (contre 32% qui lui font confiance) ne font pas confiance à Nicolas Sarkozy pour favoriser la croissance économique en Europe.

71% d’entre eux (contre 21%) ne lui font pas non plus confiance pour limiter la hausse des prix des matières premières et de l’énergie.

Plus globalement, ils ne lui font pas confiance non plus (57% contre 31%) pour « faire repartir la construction européenne après le vote non des Irlandais » au Traité de Lisbonne.

Ce sondage a été réalisé par l’institut BVA par téléphone les 20 et 21 juin auprès d’un échantillon de 1.008 personnes, représentatif de la population française de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Le Pen accuse Sarkozy de dérive dictatoriale

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Cela faisait un moment que le JRDF ne s’était pas intéressé à notre borgne populiste préféré… Certains verront dans les propos du dirigeant du FN un foutage de gueule dans le plus pur style de l’hosto qui se moque des Restos du Coeur; Pour ma part, je pense que le point de vue de Le Pen n’est hélas pas une grande nouveauté. Le troisième cambriolage de l’appartement parisien de Royal m’incline à penser qu’effectivement, l’UMP entérine un dangereux virage…

 

Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a estimé aujourd’hui que la France prenait les caractéristiques d’un régime de «dictature», avec «contrôle gouvernemental des médias» et «délabrement de l’économie».

Un «contrôle gouvernemental des médias allant de pair avec le délabrement de l’économie, c’est le lot commun des dictatures», a estimé Jean-Marie Le Pen dans un communiqué, au lendemain de l’annonce par Nicolas Sarkozy que le futur président de France Télévisions serait nommé par l’exécutif.

Cette réforme «supprimera toute ambiguïté» sur les chaînes publiques, qui seront «clairement des chaînes de propagande gouvernementale», a déclaré Jean-Marie Le Pen. Elle est «démocratique au sens qu’avait ce mot en Russie soviétique», ironise-t-il également.

Le dirigeant frontiste note que la réforme a été annoncée au moment «où le moral des ménages bat un nouveau record historique à la baisse, et où la Cour des comptes lance un nouveau cri d’alarme sur la situation financière de la France».

Chirac boycotte le 14 juillet

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Pour une fois, je suis d’accord avec la position de l’ancien président : la venue du dictateur syrien, mis à l’honneur en pleine fête nationale, n’est pas un présage très heureux. Evidemment, s’agissant de Chirac, la réaction est sans doute plus liée à son passé personnel (ainsi que l’explique cet article) qu’à un quelconque code d’honneur…

Source : AFP

Jacques Chirac ne participera pas aux cérémonies de la fête nationale du 14 juillet à Paris, a-t-on appris samedi dans l’entourage de l’ancien chef de l’Etat, qui n’a pas précisé les raisons de cette absence.

RTL a affirmé samedi que M. Chirac avait décidé de boycotter les cérémonies du 14 juillet en raison de la présence éventuelle du président syrien Bachar al-Assad, invité par le président Nicolas Sarkozy.

 

M. Assad est invité aux cérémonies du 14 juillet à Paris, comme la quarantaine de dirigeants étrangers qui doivent participer la veille au sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée.

 

Cette invitation a provoqué de vives critiques de l’opposition de gauche en France et de la majorité anti-syrienne au Liban.

 

Interrogé par l’AFP, l’entourage de l’ancien chef de l’Etat français a indiqué que Jacques Chirac « n’ira pas aux cérémonies du 14 juillet », sans en donner la raison.

 

M. Chirac avait coupé les liens avec le régime de Bachar al-Assad après l’assassinat en 2005 de son « ami », l’ex-Premier ministre libanais Rafic Harari, victime d’un attentat pour lequel une commission d’enquête internationale a mis en cause de hauts responsables des services de sécurité syriens. Damas nie toute implication.

 

La secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme, Rama Yade, interrogée sur RTL sur le choix de l’ancien président français de ne pas assister aux cérémonies du 14 juillet, a déclaré: « je peux le comprendre dans la mesure où il a des relations très personnelles avec la famille Hariri ».

 

« Mais la visite de Bachar al-Assad est indépendante du fonctionnement du tribunal qui continue à évoluer selon son agenda habituel et cela n’est absolument pas entravé par cette visite », a-t-elle ajouté, à propos du tribunal international qui doit juger les assassins de Rafic Hariri à la fin des travaux de la commission d’enquête mandatée par l’ONU.

 

« La présence de Bachar al-Assad est la conséquence logique de sa présence au sommet du 13 pour l’Union pour la Méditerranée », a affirmé Rama Yade, en répétant que cette invitation était « une main tendue », mais « pas un quitus, pas un chèque en blanc ».

 

L’invitation de Bachar al-Assad intervient alors que Paris vient de relancer les contacts avec la Syrie et mène à son égard une politique d’ouverture depuis l’élection en mai du président libanais Michel Sleimane, un scrutin longtemps bloqué par les alliés de Damas.

Obama et les pétroliers (suite)

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WASHINGTON (AFP) – Le candidat démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama a proposé dimanche de mettre fin à une exception réglementaire favorisant selon lui la spéculation sur le marché du pétrole, susceptible dit-il de diviser les cours par deux.

« Ces dernières années, notre politique énergétique dans ce pays a été de laisser les intérêts spéciaux faire ce qu’ils voulaient – en ouvrant des exceptions pour les compagnies pétrolières et les spéculateurs pour qu’ils puissent empocher des bénéfices record pendant que nous, on paie quatre dollars le gallon » (3,78 litres) d’essence, a expliqué M. Obama dans un communiqué.

M. Obama a expliqué qu’il voulait mettre fin à « l’exception Enron », du nom du groupe de courtage en énergie qui a fait faillite en 2001.

Selon des conseillers du candidat démocrate, cette mesure a été adoptée à l’initiative de l’ancien sénateur républicain Phil Gramm, aujourd’hui un des principaux conseillers en économie du républicain John McCain. Elle permet aux courtiers en énergie d’échapper aux régulations habituelles des marchés financiers sur des marchés à terme à l’étranger.

M. Obama a avancé cette proposition près d’une semaine après que M. McCain eut présenté ses propres solutions à la crise énergétique, en plaidant notamment en faveur de forages pétroliers en mer.

Le débat sur les cours du pétrole coïncide avec la conférence de Djeddah (Arabie Saoudite), où le rôle de la spéculation financière dans la flambée des cours du pétrole s’est imposé comme l’un des principaux sujets de discorde entre pays producteurs et consommateurs.

L’administration américaine, par la voix du secrétaire à l’Energie, Samuel Bodman, a défendu les marchés financiers en expliquant que « le capital suit la montée du marché du pétrole, ce n’est pas lui qui la conduit ».

Selon le sénateur démocrate de Floride Bill Nelson, le prix réel du pétrole, fixé par l’offre et la demande, devrait avoisiner les 55 dollars le baril, au lieu des presque 140 dollars qui ont cours actuellement.

Le parlementaire démocrate Ed Markey, à la tête d’une sous-commission sur l’indépendance énergétique, a annoncé dimanche sur la chaîne de télévision ABC que des projets de loi allaient prochainement traiter du problème de la spéculation sur le marché du pétrole. « Je n’ai aucun doute qu’il y a actuellement de la spéculation, de la manipulation », a-t-il justifié sur ABC.

Le sénatrice républicaine du Texas Kay Bailey Hutchison a estimé quant à elle qu’il fallait enrayer la spéculation en faisant passer le message que les Etats-Unis entendent diversifier leurs sources d’énergie.

« Ce qu’on devrait faire, pour que les spéculateurs arrêtent de croire que les prix vont (continuer à) grimper, c’est que le Congrès montre que nous avons un plan équilibré, avec des (sources d’énergie) renouvelables, de l’énergie nucléaire, plus de raffineries, le forage et l’exploitation de nos propres ressources », a-t-elle dit sur ABC.

M. McCain de son côté, parallèlement à son plaidoyer pour les forages en mer, avait dénoncé mardi lors d’un discours à Houston (Texas, sud) le rôle de la spéculation dans la crise actuelle.

Il avait promis de « sévèrement punir » les manipulations et de « réformer les lois et réglements régissant le marché à terme du pétrole, pour que les règles soient aussi claires et efficaces que celles qui s’appliquent aux actions, obligations et autres instruments financiers ».

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