Obama et les pétroliers (suite)

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WASHINGTON (AFP) – Le candidat démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama a proposé dimanche de mettre fin à une exception réglementaire favorisant selon lui la spéculation sur le marché du pétrole, susceptible dit-il de diviser les cours par deux.

« Ces dernières années, notre politique énergétique dans ce pays a été de laisser les intérêts spéciaux faire ce qu’ils voulaient – en ouvrant des exceptions pour les compagnies pétrolières et les spéculateurs pour qu’ils puissent empocher des bénéfices record pendant que nous, on paie quatre dollars le gallon » (3,78 litres) d’essence, a expliqué M. Obama dans un communiqué.

M. Obama a expliqué qu’il voulait mettre fin à « l’exception Enron », du nom du groupe de courtage en énergie qui a fait faillite en 2001.

Selon des conseillers du candidat démocrate, cette mesure a été adoptée à l’initiative de l’ancien sénateur républicain Phil Gramm, aujourd’hui un des principaux conseillers en économie du républicain John McCain. Elle permet aux courtiers en énergie d’échapper aux régulations habituelles des marchés financiers sur des marchés à terme à l’étranger.

M. Obama a avancé cette proposition près d’une semaine après que M. McCain eut présenté ses propres solutions à la crise énergétique, en plaidant notamment en faveur de forages pétroliers en mer.

Le débat sur les cours du pétrole coïncide avec la conférence de Djeddah (Arabie Saoudite), où le rôle de la spéculation financière dans la flambée des cours du pétrole s’est imposé comme l’un des principaux sujets de discorde entre pays producteurs et consommateurs.

L’administration américaine, par la voix du secrétaire à l’Energie, Samuel Bodman, a défendu les marchés financiers en expliquant que « le capital suit la montée du marché du pétrole, ce n’est pas lui qui la conduit ».

Selon le sénateur démocrate de Floride Bill Nelson, le prix réel du pétrole, fixé par l’offre et la demande, devrait avoisiner les 55 dollars le baril, au lieu des presque 140 dollars qui ont cours actuellement.

Le parlementaire démocrate Ed Markey, à la tête d’une sous-commission sur l’indépendance énergétique, a annoncé dimanche sur la chaîne de télévision ABC que des projets de loi allaient prochainement traiter du problème de la spéculation sur le marché du pétrole. « Je n’ai aucun doute qu’il y a actuellement de la spéculation, de la manipulation », a-t-il justifié sur ABC.

Le sénatrice républicaine du Texas Kay Bailey Hutchison a estimé quant à elle qu’il fallait enrayer la spéculation en faisant passer le message que les Etats-Unis entendent diversifier leurs sources d’énergie.

« Ce qu’on devrait faire, pour que les spéculateurs arrêtent de croire que les prix vont (continuer à) grimper, c’est que le Congrès montre que nous avons un plan équilibré, avec des (sources d’énergie) renouvelables, de l’énergie nucléaire, plus de raffineries, le forage et l’exploitation de nos propres ressources », a-t-elle dit sur ABC.

M. McCain de son côté, parallèlement à son plaidoyer pour les forages en mer, avait dénoncé mardi lors d’un discours à Houston (Texas, sud) le rôle de la spéculation dans la crise actuelle.

Il avait promis de « sévèrement punir » les manipulations et de « réformer les lois et réglements régissant le marché à terme du pétrole, pour que les règles soient aussi claires et efficaces que celles qui s’appliquent aux actions, obligations et autres instruments financiers ».

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