posts de juillet 2008


La croisade contre l’alcool

noalcool170.jpg

Décidément, notre société s’américanise bel et bien. Le Ministère de la Santé vient de réinventer la prohibition, version mineurs… prédisons-lui le même succès que son aïeul.

En France, disons-le franchement, beaucoup de jeunes se bourrent la gueule, très souvent, très fort, et très tôt. C’est attesté par une foultitude d’études. De plus en plus jeune ? Non. L’alcoolisme juvénile a toujours existé. Dans les cités ouvrières, dans les faubourgs de Paris, à la fin du 19e siècle, tout au long du 20e, et jusqu’à maintenant, les jeunes ont tâté de la bouteille. Comme pour la délinquance, l’alcoolisme chez les mineurs n’a jamais été absent.

C’est sûr, on peut fantasmer sur un âge d’or, durant lequel les adolescents auraient écouté leurs parents, révisé gentiment leurs leçons, et n’auraient pas eu de rapports sexuels avant leur mariage. Seulement, qu’ils aient été en uniformes ou non, les jeunes – et les moins jeunes – se sont toujours drogués, lors de soirées, en solitaire, ou dans les cours d’école.

Les pratiques ont certes évolué, un peu. Mais la colle reste populaire. Le haschich était fumé par nos grands-parents, en moindre quantité peut-être ; ou peut-être pas. Ceci n’est cependant pas un encouragement à se défoncer, en toute impunité… et votre serviteur sait de quoi il parle. La drogue, c’est de la merde. Mais soyons réalistes : Les jeunes de 15, 16, 17, 18 ans voire plus (ou moins), qui fréquenteraient ce blog, sont totalement immunisés à cette leçon de morale. Alors, n’insistons pas. Ce n’est pas le rôle du JRDF.

Les jeunes se droguent, pour de multiples raisons. Ce sont celles-là qu’il faudrait peut-être étudier… pas de misérabilisme, d’abord; l’alcool n’est pas là, seulement pour atténuer leur sentiment d’insécurité face à une grande méchante « société ». Est-ce un rituel initiatique, à l’instar des plantes hallucinogènes chez les amérindiens ? Peut-être. Un test de résistance, un peu comme un bras de fer collectif ? Une occasion pour se marrer ? Encore plus probable.

Le problème, évidemment, c’est que l’alcool n’est pas si drôle que cela. Les OD ne sont pas une légende – les comas éthyliques, pour être plus précis. Le mélange de drogues avec l’alcool est encore plus explosif. « Explosif », c’est peut-être d’ailleurs le terme-clé. Les jeunes veulent un feu d’artifice; un facilitateur de relations sexuelles, d’inconscience, de délire; et puis, il y a la part sombre, la volonté d’anéantissement, l’alcool triste, l’alcool poivrot. Les jeunes ne sont pas moins sensibles que leurs aînés. Ils noient également leurs peines, d’une manière ou d’une autre.

Reste donc la politique, face à cela. Vouloir interdire l’alcool aux mineurs est une illusion. Une posture; Pas forcément « une mauvaise chose », en soi, mais aussi réaliste que d’essayer d’éteindre un feu de forêt en soufflant très fort dessus. Les jeunes sont débrouillards, à l’instar des vélociraptors dans Jurassic Park : ils testent en permanence tous les endroits de la clôture, afin de trouver sa faille.

Donc, il y aura toujours des épiceries pour vendre de l’alcool aux mineurs; ce qui était déjà interdit, d’ailleurs, soit dit en passant. On interdira aux bars de servir des bières à des lycéens… la belle affaire ! Comme si les adeptes du défonçage total allaient dans les bars ! Ils achèteront des bouteilles de vodka merdique au supermarché, ou un pack de 24 bières pour 3. Et ils feront ça chez eux, tandis que les parents sont au boulot, sur leurs heures de cours. Voici la situation actuelle… et elle n’est pas prête de changer. Elle n’est d’ailleurs pas si généralisée qu’on veut bien le prétendre, avec ce tableau noirci des jeunes intégralement alcooliques !

Après tout, ami lecteur, as-tu déjà mis les pieds dans une école de médecine ? Ou d’ingénieurs en informatique ? Rien que des adeptes des concours de boisson, là-dedans – qui parviennent pourtant à opérer, plus tard, à coeur ouvert, ou à pondre des pages de lignes de code qui donneraient des vertiges à l’immense majorité de l’humanité.

Alors, l’alcool ? Comme toute drogue, c’est une question de mesure. Les jeunes l’apprennent, avec le temps. Mais ce n’est pas du goût de l’UMP-j’ordonne et la société doit suivre ! Eh bien, bonne illusion de puissance, cher ministère de la Santé ! Et après, il parait que ce sont les jeunes qui vivent en dehors de la réalité…

 

Une question d’emploi, version UMP

Les discussions sur les prochaines réformes en rapport avec l’emploi se poursuivent, au Parlement, et s’enlisent dans un épais mélange de destruction du code du Travail, et d’illisibilité de l’opposition.

1500 amendements (très majoritairement) déposés à l’encontre du concept d’ »offre valable d’emploi », qui conditionnera dorénavant l’indemnisation des chômeurs. Passées deux de ces offres, c’est l’éjection.

Si le terme est effectivement flou dans sa détermination, et s’accommode de bonnes grosses absurdités (un travail de vendeur dans un stand de supermarché, ou de téléprospecteur, est reconnu valable pour un ingénieur de formation), force est de constater que la gauche devrait arrêter de faire de l’obstruction aussi outrancière.

1500 amendements ! Et tous, ou presque, pour dire la même chose ! Merde ! Et chacun vient à la tribune pour répéter, à quelques variations près, son refus du concept d’ »offre valable », juste avant que son texte soit trappé, dans la minute, par un vote déjà joué d’avance. Le citoyen, lui, qui lit déjà rarement un amendement, sera décontenancé par cette masse de textes à la durée de vie très limitée. C’est le « jeu » parlementaire : tout le monde veut se faire voir. Ce n’est pas démocratique, c’est juste du cirque…

Ceci étant dit, l’avenir s’annonce très sombre pour les travailleurs français. Au nom de la baisse du chômage – dont les chiffres ne ressemblent déjà plus à grand-chose de réel, les RMIstes n’y étant par exemple plus comptabilisés – l’UMP fait passer en force son texte qui augmente (encore) les contingents d’heures supplémentaires. Déjà, la logique de faire travailler plus pour résorber le chômage m’échappe, mais on n’en est plus à cela près…

Il faut regarder les détails. 72% des heures supplémentaires actuelles NE SONT PAS PAYEES aux employés. On veut nous faire croire qu’un mécanisme, qui déjà est très peu utilisé (pas même un tiers du contingent, en moyenne, est utilisé par les employés) et qui sera encore plus compliqué à mettre en place par l’employeur, fera le bonheur des travailleurs… mais, au nom de la « personnalisation », ce sont les accords de branche qui sont abandonnés, au profit d’accords par entreprise. Ainsi, les patrons, petits et grands, pourront faire travailler leurs employés à leur guise. On évoque des cas de 78 heures sur des semaines de six jours !

L’employé, lui, n’est pas consulté. Les « négociations personnalisées » ne le concernent pas… il signera ce qu’on lui demandera de signer. En revanche, il pourra tirer une croix sur son repos compensateur, si telle est la volonté de « l’accord conclu par l’entreprise ». Quant au « bonus » qu’il est censé toucher sur ses heures supplémentaires, pour faire court, il est bien inférieur à ce qu’il perdra en cotisations retraite.

Merveilleux, non ? Le Sarkozy du débat télévisé est bien loin…

Union pour la Méditerranée : Echange honneur contre spectacle (Ecrire à l’Elysée, qui transmettra)

Voilà. La grande collation du Président vient de s’achever. Il y a eu le raout officiel, autour d’une table; puis la détente, face au défilé national, tous ces grands dirigeants unis, côte à côte, y compris le secrétaire de l’ONU invité, autour du Grand Chef de la France, Président actuel de l’Union Européenne – et bientôt, peut-être, de la Méditerranée.

Il faut bien cela, au moins, pour un leader de la trempe de notre Iznogoud – enfin devenu Calife à la place du Calife. Pourquoi pas, dès lors, Grand Sultan d’un continent ?

Au fond, humour mis à part, il y a bien quelques personnes que Mr Sarkozy a oublié d’inviter, au sein de son Soviet Suprême pour le Bien de la Méditerranée; un petit paquet de millions de personnes, en fait – on appelle cela « des peuples » ; C’est vrai que ça aurait coûté cher en invitations, et puis quand on s’apprête à faire revoter un pays insolent (l’Irlande), on peut bien refaire le monde, Carlita pendue à son bras, une bonne pelletée de tyrans (pardon, des dirigeants qui font plus de 80% des voix à chaque élection) accrochés à l’autre.

Certes également, quelques-uns des invités aiment bien shooter des immeubles garnis de soldats français, et imposer le silence à des diplomates, des journalistes, et des premiers ministres de pays limitrophes. Mais enfin, il n faut pas vivre dans le passé ! Tout ça, c’était en 2005 !

Allez, trop de badinage tue le badinage… La fête, reconnaissons-le, s’est bien déroulée. Ces parachutistes ! Ces tanks blancs de l’ONU ! Quelques illuminés ont bien tenté de défiler devant l’ambassade de Syrie – heureusement, la police républicaine du Pays des Droits de l’Homme veillait. Ils ont été priés de bien vouloir défiler chez eux – ou dans un fourgon. Après tout, ça a une sacrée acoustique, les paniers à salade…

Et cette armée, voyons ! On lui prêterait des motifs de grogne… Pft ! « De la mousse », dixit Sarkozy. Une fois les dangereux gauchistes/extrémistes du collectif « Surcouf » identifiés (des militaires qui se plaignent… non mais ils se croient dans une manif étudiante ou quoi ?), vous verrez mon bon monsieur, que l’Armée saura réaliser le génie de la réorganisation sarkozienne.

Revenons à nous moutons. Que penser d’un plan pour unir politiquement tout un tas de pays très différents, avec mutualisation des services de protection de l’environnement, échange d’étudiants, et paix au Proche-Orient à la clé ?

Que sur le papier, c’est bien mignon, sauf lorsque les principaux intéressés, très poliment, arguent que, pourquoi pas, ça leur fera passer le temps avant l’élection de la prochaine administration des USA.

Nonobstant, l’Union pour la Méditerranée joue des coudes pour exister. Kadhafi n’y croit pas (mais il s’est bien marré durant son passage à Paris, à nous faire la leçon en matière de Droits de l’Homme !), et le Roi du Maroc était un poil trop occupé pour venir. L’Europe, elle, a voulu s’incruster dans l’aventure; il faut dire que Sarkozy comptait utiliser ses fonds pour lancer son projet… ceci expliquant sans doute cela.

C’est mal barré, donc ? Nooooon… pour plomber véritablement, à coup sûr, un tel projet politique, il faudrait avoir la géniale idée d’une hiérarchie organisationnelle fixe, qui défierait toue logique représentative des peuples. Par exemple, une présidence arbitrairement adjugée à la France (normal, hein), un secrétariat au Maroc – ou en Turquie, peut-être ? Et puis, encore un autre secrétariat, pour vraiment simplifier les choses…

On y est ?

Ah.

Bon.

Ben, c’était un joli défilé, quand même… Sarkozy a serré plein de mains. Et Carla ! Carla ! Superbe. Très belle. Très digne.

Féminisme, postiches, instrumentalisation…

683789011desfeministescollentdesbarbesauxstatuesdelaplace.jpg

Je voudrais revenir, ami lecteur, sur un évènement de ce 14 juillet. Des féministes du collectif « La Barbe » ont, selon leur méthode devenue traditionnelle, collé des postiches sur les statues féminines, voulant ainsi dénoncer la mainmise masculine sur les institutions de la République.

Les faits sont là, aujourd’hui encore, les femmes sont peu représentées dans nos institutions « démocratiques », pour tout un tas de raisons : machisme véritable, électorat parfois hostile à des candidatures féminines, mais aussi manque de vocation avéré chez les femmes (peut-être tout simplement découragées, mais désolé, ce n’est pas une vue de l’esprit), incompatibilité entre vie familiale et politique (on l’a constaté avec le recul des adjointes et des conseillères municipales aux dernières élections, certaines femmes préférant privilégier leur vie personnelle – ce qui ne signifie pas qu’elles soient « naturellement » prédisposées à materner !). Ce ne sont que de modestes explications, qui valent ce qu’elles valent. On me taxera peut-être de sexisme… la suite de ce post précisera ma pensée.

L’action de ce collectif me semble, bien qu’amusante et originale, contre-productive. Postuler le fait qu’il faille une femme présidente pour abolir le sexisme, me parait être une terrible erreur. Penser qu’une femme ne peut pas discriminer d’autres femmes, revient à penser, par exemple, que les noirs, aux temps de l’esclavage, ne pouvaient pas participer à ce système horrible.

Perdu. Des noirs affranchis sont devenus des esclavagistes, et ont lutté aux côtés des nordistes, aux USA, par exemple. Et des exemples tels que Condoleeza Rice, ou Margaret Thatcher, prouvent que les femmes sont tout aussi capables de tremper dans des magouilles militaires, et de faire preuve de brutalité politique.

Est-on représentatif de son sexe, de sa couleur de peau, ou même de sa religion ? Est-on même représentatif de son affinité politique, sachant toutes les lignes divergentes au sein d’une même formation ? Pour être plus clair, comment peut-on attendre le salut, face à une situation discriminatoire généralisée, par la présence d’une seule personne, fut-ce à la tête d’un pays ?

Cette logique voudrait, également, que les hommes ne puissent pas lutter aux côtés des femmes, tout comme les blancs n’auraient pas pu rejoindre le camp des abolitionnistes. C’est terriblement faux.

Que penser, donc, de ce collectif ? Que leur site Internet est très dépouillé, qu’on n’en apprend pas beaucoup sur eux/elles, qu’il puisse s’agir d’une entreprise pour décrédibiliser la candidature de Royal, par exemple ? Tout cela est possible, même le fait qu’elles soient sincères, même le fait que votre serviteur se plante complètement. Reste que, comme je l’ai déjà écrit de nombreuses fois ici, le sexisme m’insupporte. Qu’on combatte un système discriminatoire, oui ! Et par de lourdes sanctions à l’encontre des tenants de ce système !

Mais qu’on vienne invoquer la mystique selon laquelle les femmes vaudraient mieux que les hommes, ou que leur présence à une quelconque place que ce soit serait un « changement », et abolirait naturellement les discriminations, c’est tout simplement du machisme, de l’autre côté du miroir. Plus précisément, de la mysandrie.

Homme = Femme

Est-ce si compliqué à comprendre ?

Bayrou votera contre la réforme des institutions

La balance penche encore plus fermement en faveur du rejet de cet énième texte piégé de l’UMP…

PARIS – Le président du Mouvement Démocrate François Bayrou a annoncé jeudi qu’il ne voterait pas la réforme des institutions lors du Congrès qui se réunit lundi à Versailles, la qualifiant de « faux-semblant ».

« J’étais prêt à voter un texte s’il avait touché à l’essentiel » a affirmé sur RTL François Bayrou, qui réclame une « loi électorale qui permette d’avoir au Parlement des voix indépendantes, et donc une partie des sièges attribuées non pas en fonction de l’investiture du parti de président ou du grand parti de l’opposition mais en fonction de la représentation des Français. »

« On aurait dû mettre autour de la table les grands courants du pays en regardant ce que sont les problèmes fondamentaux, ces problèmes-là on n’y touche pas, et donc je ne voterais pas ce faux-semblant » a-t-il déclaré.

Le député des Pyrénées-Atlantiques a dénoncé « l’ambiance de marchandage » entretenue par le président de la République qui va « jusqu’à négocier lui-même pour obtenir quelques voix, des nominations, l’arrangement d’affaires, ou bien le fait qu’on pourra faire un groupe parlementaire avec 10 ou 12 ou 15 députés ».

« Ce n’est plus des marchands de tapis devant lesquels on se trouve, c’est des marchands de paillassons », a-t-il ainsi déclaré au sujet des radicaux de gauche, ajoutant que « tout ça ce sont des marchandages qui ne sont pas dignes de ce que la réflexion institutionnelle devrait être ». AP

La phrase à la con du jour

De Nicolas Sarkozy, à propos de sa réforme des institutions (qui a toutes les chances d’être enterrée vu son autisme sur des questions essentielles) :

« La réforme, au fond c’est comme le Bac, il faut l’avoir pour passer de bonnes vacances ».

Ce mec est vraiment plus bas que tout… traiter ainsi une putain de réforme constitutionnelle… c’est grave…

Et maintenant, elle est folle !

segolene2.jpg

Ami lecteur, comment ne pas croire l’UMP lorsque ce parti affirme que Ségolène Royal divague, et accuse à tort, sans aucune preuve, le pouvoir sarkozyste de faire pression sur elle ? Après tout, même Libération (un journal de gauche, appartenant à Rotschild, grand gauchiste reconnu !) l’a affirmé, titrant en une « La gaffitude » !

Oui, Royal est folle, et elle accuse impunément, juste pour faire parler d’elle et pour le plaisir de critiquer Monsieur Nicolas Sarkozy, le pourfendeur de la pensée unique qui se bat contre les conservatismes de la société française ! C’est connu, la gauche ne sait que critiquer ! Après tout, l’appartement de l’effrontée mythomane n’a été mis à sac que deux fois, plus une fois où son fils a mis en fuite des cambrioleurs ! Trois de ses collaborateurs, également visités, sont sans aucun doute, également, atteints de paranoïa hallucinatoire aigüe, tout comme les micros ont tout-à-fait leur place dans les portières de voiture des syndicalistes !

Enfin ! N’est-il pas évident que la police a fait son travail, puisqu’après la sortie polémico-politicienne de Madame Royal, nos forces de l’Ordre viennent de retrouver l’auteur du premier cambriolage, datant de 2006 ? Il s’agirait d’une étrangère originaire d’ex-yougoslavie, encore non localisée et dont l’identité n’a pas été révélée – mais Libération l’affirme, de choeur avec ce pouvoir blanc comme neige : « cette personne n’a rien à voir avec la politique ».

Ouf. Nous voici rassurés. Les étrangères adeptes des mises à sac pour ne rien voler, ou alors juste des ordinateurs portables en pleine campagne électorale, sont retrouvées (enfin, identifiés par des empreintes digitales qui viennent tout juste de se révéler), deux ans après les faits. Ces terribles voleurs non-liés à la politique, qui passent leur temps à ne cambrioler qu’un seul camp politique à plusieurs reprises, n’ont plus qu’à trembler ! La Justice française sera exemplaire !

Et quant aux personnes qui se disent suivies parce qu’elles sont visitées pile-poil aux horaires où elles sont absentes, il faudra qu’elles trouvent mieux, à l’avenir, afin d’exister sur le plan politique ! Tout est dit !

Le clan Sarkozy

Je relaye ici une analyse bien foutue d’une de mes consoeurs blogueuse (http://maiblog.over-blog.com/), qui a pris la peine de retracer les liaisons économiques (connues) entre certains amis du Président et l’Etat. Le constat parle de lui-même… Enjoy !

Le 4 avril 2006, la Caisse des dépôts et consignations – donc de l’argent public – a racheté 7,5% du capital d’EADS au groupe Lagardère pour un total de 2 milliards d’euros.
Arnaud Lagardère, ami de Nicolas Sarkozy, a créé le groupe Lagardère (qui possède à parts égales avec l’Etat une holding, la Sogeade) dont la filiale media (premier groupe media français) possède notamment Europe 1 et Hachette (qui édite Paris Match). Lagardère possède également 49% des NMPP qui distribuent 85% de la presse en France.

La « seconde coupure pub » accordée aux chaînes privées, ce qui va leur permettre de répondre à la demande des annonceurs qui ne pourront plus diffuser leurs spots sur les chaînes publiques. Evidemment, la chaîne qui en bénéficiera le plus sera la plus grosse chaîne privée, à savoir TF1 qui appartient à Martin Bouygues, parrain de Louis Sarkozy. Ce même M. Bouygues qui, après la campagne présidentielle, a pris avec lui à TF1 Laurent Solly, conseiller de Sarkozy. Ce même M. Bouygues qui avait voulu imposer Nicolas Beytout (journaliste au Figaro et sarkozyste déclaré) comme directeur de l’information, ce à quoi s’était opposé PPDA (d’où son éviction ?).

Nicolas Beytout finalement recasé chez LVMH dont le PDG n’est autre que Bernard Arnault, témoin de mariage de Sarkozy et Cécilia.

Le groupe Bouygues construction s’est vu confier, par le ministère de la justice, la construction de trois prisons, à Nantes, Annoeullin et Réau. En octobre 2006, ce même groupe s’était déjà vu confier la construction de quatre prisons (les travaux sont en cours).
Les services à la personne au sein des prisons seront confiés à quatre sociétés privées dont :
– Exprimm, filiale du groupe Bouygues construction
– Sogeres et Idex qui appartiennent au groupe Sodexo où on retrouve notamment au conseil d’administration des élus UMP comme Charles Milhaud.

Ces constructions de prisons sont sous la forme d’une AOT (autorisation temporaire d’occupation). Un partenariat public/privé où le partenaire privé finance et gère un un équipement de service public en contrepartie d’un loyer annuel versé par le partenaire public, en l’occurence l’Etat pour ces prisons. La concession avec le groupe Bouygues court sur 27 ans avec un loyer annuel de 48 millions d’euros.

L’institut de sondage CSA appartient désormais à Vincent Bolloré (fournisseur officiel d’avion pour les vacances de M. Sarkozy), ce qui vient s’ajouter à Opinion Way déjà relais de l’Elysée et à l’Ifop, détenu majoritairement par L. Parisot. Il possède la chaine Direct 8, les deux journaux gratuits Direct Soir et Direct Matin Plus, la SFP (société française de production) et détient, depuis 2005, un quart du capital de la société britannique Aegis, spécialiste de l’achat d’espace publicitaire (on y revient !).

Serge Dassault (sénateur UMP, sarkozyste déclaré et marchand d’armes) détient la Socpresse qui publie le Figaro. Dans le groupe Dassault figure le volet aéronautique, Dassault aviation, dont EADS détient 46%. Serge Dassault est client du cabinet d’avocats auquel est associé Sarkozy. Dassault aviation construit les Falcons, ceux-là même que Sarkozy voulaient acheter (sur le budget de l’armée) pour remplacer une flotte présidentielle qu’il juge vieillissante. Serge Dassault, grand défenseur de l’indépendance de la presse : « Les journaux doivent diffuser des idées saines, nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche » (Le Monde 10 décembre 2004).

Une question de budget

L’UMP, comme il fallait s’y attendre, entre en mode « restriction économique », notamment face à l’obligation faite par l’Europe, d’ici 2012, d’arriver à l’équilibre des comptes publics. La rigueur est donc… de rigueur, ou plutôt, pardon, « des mesures courageuses » pour lutter contre « le conservatisme qui a mené le pays à sa situation actuelle ».

Les débats, à l’Assemblée et au Sénat, sont donc houleux, et je l’avouerais, ami lecteur, particulièrement amusants. Ah bah oui, le malheur, quelque part, c’est toujours drôle. La droite se défend comme elle peut, avec sa rhétorique habituelle, et essaye tant bien que mal de balayer sous le tapis les preuves un peu trop flagrantes de sa mauvaise gestion. En effet, malgré les coupes sombres, le déficit s’accentue. Sans parler d’une croissance qui, euphémisme, ne décolle guère… La Cour des Comptes rappelle ainsi à l’ordre « la majorité », et pointe du doigt certaines techniques de dissimulation, qu’elle ne semble pas précisément goûter.

Plutôt que d’abrutir le lecteur de chiffres, essayons de nous attacher aux méthodes. Certes, le contexte économique est mauvais, reconnaissons-le. Certes, malgré ses charcutages, le gouvernement semble malgré tout tenir certaines de ses promesses, en augmentant le budget de l’enseignement supérieur, ainsi que celui de la Justice – afin de construire et de faire rénover, notamment, des prisons (pas trop tôt !).

Reste que l’UMP, et ses alliés, s’empêtrent dans leurs tours de passe-passe budgétaires, un poil trop voyants. D’abord, il y a la diversion : C’est pas de notre faute, c’est celle des collectivités locales et territoriales – dirigées par d’inconscients socialistes ! Mip ! Mauvaise réponse ! L’Etat doit toujours 2 milliards d’euros aux régions, et transfère toujours plus de compétences vers elles, sans les fonds adéquats ! Avec une belle inflation, reconnaissons à la gauche un certain talent de jonglage gestionnaire ! Même chose concernant la « proposition » de réduire les subventions faites à certaines grandes villes… comme par hasard, tenues par des socialistes !

Ensuite, il y a les dettes non payées. Celle du Crédit Foncier, celle de l’Assurance Maladie, etc… mais surtout, il y a un nouveau joujou de la droite, sur lequel il nous faut revenir plus particulièrement : les PPP – Partenariats Public Privés.

Ce nouveau concept, qui sonne bien, cache un habile trucage des marchés publics, qui fait profiter certains amis de la maison patronale, avec l’inconvénient d’être extrêmement non rentable ! Explication : L’Etat délègue à une société privée la construction, la gestion et l’entretien de bâtiments – par exemple, un hôpital, ou une prison – en échange d’un loyer payé sur de nombreuses années, au terme duquel le bâtiment appartiendra à l’Etat. Le gouvernement actuel s’engage ainsi à laisser des couleurs de béton tels Bouygues gérer des bâtiments pénitenciers (après tout, ils font bien aussi dans la télé… et bientôt dans le nucléaire !), contre un engagement sur dix, quinze, vingt ans mettons, qui coûtera in fine à l’Etat bien plus que s’il s’était chargé lui-même de payer l’addition initiale.

Pour faire simple, l’UMP masque l’accroissement du déficit avec une dette déguisée laissée à ses successeurs, et délègue au privé des compétences inédites, tout cela dans une belle opacité (heureusement qu’ils se proclament libéraux, hein…), croyant ainsi tromper Bruxelles. En vain, d’ailleurs.

Autre technique classique de la droite (UMP/Nouveau Centre) : Faire croire qu’on est d’accord avec l’adversaire. Les voici donc hurlant contre l’iniquité des niches fiscales, dans lesquelles s’évade l’équivalent des rentrées totales annuelles de l’Etat, en stigmatisant d’un air très indigné le fait que « quelqu’un qui touche un million d’euros par an puisse ne pas payer d’impôts ! »

La belle ritournelle. Le problème, est que la droite nous joue ce couplet depuis belle lurette, et ne cesse d’augmenter ces foutues niches fiscales ! Leur parole a donc autant de résonance qu’un Sarkozy fustigeant les patrons-voyous, juste avant de dépénaliser le droit des affaires, ou qu’un même Président du Pouvoir d’Achat en campagne larmoyant face aux parachutes dorés – qu’il n’a pas même effleuré, une fois au pouvoir. Pendant ce temps, les socialos veulent taxer les superprofits des entreprises liées à l’Etat, tel Total, afin de créditer les fonds des retraites – plutôt que d’obliger les gens à bosser pendant plus de 40 ans pour pouvoir se payer leur loyer, une fois mis au rencart par la société… A ce sujet, l’UMP lance un plan « pour aider les travailleurs à quitter le monde du travail le plus tard possible » ; le problème, c’est que déjà 60% des retraités n’ont pas complété leurs annuités !

Il ne suffit donc pas de dire pour faire… certes, tout cela profitera encore aux mutuelles privées – et devinez à qui elles appartiennent ?

 

Mai 68 : révolte socialiste (5)

(Suite et fin du discours, partiellement retranscrit, d’Alain Geismar, lors de son procès, en octobre 1970)

Aucun penseur, fût-il génial et révolutionnaire, ne découvrira aujourd’hui le mode de fonctionnement de la démocratie socialiste. C’est dans la pratique révolutionnaire des masse que naît et se développe la démocratie nouvelle et la liberté du peuple. Notre peuple en lutte n’est pas seulement capable de détruire le vieux monde vermoulu ; il est capable de construire le nouveau.


Chaque coup qu’il frappe au visage des oppresseurs préfigure le pouvoir populaire. Séquestrer un patron, c’est abattre son autorité, ruiner son prestige; c’est en même temps respirer une bouffée de l’air de la liberté qui régnera dans l’usine quand les ouvriers en seront définitivement les maîtres. Chaque soulèvement est une image du monde renversé. Saboter la production, casser les cadences, c’est rejeter le système despotique de la production qui enchaîne ceux qui travaillent pour le profit de ceux qui possèdent ; c’est aussi démontrer la capacité des travailleurs de dominer les outils de travail, de s’en servir aujourd’hui contre les exploiteurs de demain pour le bien être du
peuple.


La liberté de travailler, d’édifier le monde selon ses besoins, ses aspirations, la liberté de se reposer et de se distraire, la liberté de se cultiver, se heurtent au refus de la bourgeoisie. Où qu’il se trouve, le pauvre se retrouve toujours face aux interdit des riches. Chaque jour le pauvre vérifie ce que disait l’évêque d’Arras il n’y a pas une semaine :

« Aucun ouvrier ne possède la garantie de son métier, il peut être mis instantanément à pied sans aucun recours pour n’importe quel motif. Avant d’être embauché il est invité impérieusement à confesser sa vie et à révéler ses convictions et il peut être congédié pour des motifs qui ne regardent que sa conscience. Certains disent aujourd’hui qu’il n’y a pas de classes, d’autres déplorent la lutte des classes.


Je constate qu’il y a au moins deux classes : les hommes qui demandent un emploi qu’ils peuvent perdre du jour au lendemain,les hommes qui ont le pouvoir absolu de les congédier ». Et l’évêque d’Arras continue:


« Voilà qui prouve une fois de plus que toutes les juridictions, fussent-elles gouvernementales, sont impuissantes contre le pouvoir de l’argent. »

Pour avoir demain le droit de respirer l’air pur, il faut balayer aujourd’hui ceux qui ont le droit de le polluer. Il faut prendre le droit de se reposer à l’usine. Le droit de vivre du petit commerçant, il ne le gagne que dans la rue, en s’attaquant aux grandes surfaces. Le droit de s’unir pour le peuple, c’est le droit d’arracher les barrières, de s’insurger. Chaque jour, notre peuple instaure sa loi contre la vôtre, il se façonne un monde à lui qui, pour vivre et se développer, doit abattre le monde qui l’opprime, le monde de la bourgeoisie.

Car c’est dans le concret et dans la vie que deux mondes s’opposent. Le monde que crée le peuple en lutte, il le contrôle intégralement de bas en haut, il le crée chaque jour dans la souffrance de la lutte et par la liberté acquise par cette lutte, il le conçoit, il en invente la philosophie.

Mai 68 : Contre la hausse des prix – Résistance (4)

(Suite du discours d’Alain Geismar, lors de son procès, en octobre 1970)

La révolte de Mai Juin 1968 a permis une augmentation substantielle des salaires et en particulier du S.M.I.G., et pourtant à la reprise du travail, le sentiment profond des masses n’était pas celui d’une victoire mais bien celui d’une défaite, car l’ampleur et la force de soulèvement populaire avaient fait naître l’espoir d’un changement total.


De fait, en quelques mois, tout a été repris aux masses, dévaluation et hausse des prix se sont combinées avec une augmentation des cadences infernales. Une fois encore, comme après 1936 et 1945, les masses ont pu vérifier dans la vie que qui n’a pas le pouvoir n’a rien, qui détient le pouvoir peut tout. Les luttes d’après Mai s’attaquent directement à l’oppression capitaliste et, comme la liberté ne se négocie pas mais se conquiert, les tripatouillages syndicaux ont peu de prise. Ces luttes contre l’oppression menacent directement le pouvoir patronal dans l’usine, le pouvoir d’Etat dans la rue. C’est sur ce terrain que la loi des pauvres se fait respecter contre la loi des riches. Il ne faut pas voir là simplement un appel vers la lutte armée, mais aussi la préfiguration de la lutte du pouvoir rouge contre le pouvoir blanc. La loi actuelle est celle du patron. Qui veut véritablement s’en prendre à lui, ne respecte pas sa loi ; qui respecte sa loi se retrouve à genoux devant le pouvoir bourgeois.

Dans le même coup, la bourgeoisie renforce son arsenal de lois d’exception. Elle place ainsi, de fait, le peuple hors la loi, hors du carcan dans lequel l’insérait le légalisme du Parti Communiste et de la C.G.T. Les objectifs de lutte des masses populaires sont clairs ; pour obtenir l’augmentation générale non hiérarchisée des salaires, il n’y a qu’une méthode, celle des ouvriers de Citroën : « A mauvaise paie, mauvais travail ».

Que sont les salaires quand les prix ne cessent d’augmenter ? Contre la hausse des prix, le peuple lutte ; il forme dans les cités des comités de vigilance qui ne craignent pas de frapper directement les responsables de la vie chère. Contre l’impôt écrasant, nous ne disons pas : « Il faut imposer plus le capitaliste, car on n’impose vraiment le capitaliste que quand on lui met le couteau sur la gorge » ; nous disons : « Il faut lever des impôts sur le capital, récupérer des biens de Fauchon pour les distribuer dans les banlieues ».Par contre nous pouvons et nous devons arracher qu’il n’y ait plus d’impôt pour les travailleurs retraités, qu’il n’y ait plus d’impôt pour les veuves des travailleurs.Pour dénoncer les feuilles d’impôt plus lourdes, notre peuple saura frapper au coeur, dans les perceptions.


Contre la hausse des transports, les travailleurs de Billancourt ont frayé la voie pendant deux mois, ils ont imposé la gratuité du métro. Dans nos logements, ce sera la résistance à la hausse et à l’expulsion, la grève des loyers, comme à Nancy en 1969, mais aussi la réquisition des immenses immeubles des rupins pour régler le relogement des bidonvilles, comme celui d’Argenteuil, ou des foyers prisons, comme celui d’Ivry.

Nos conditions de travail, nous saurons aussi les imposer nous mêmes,les cadences cela se brise, les chefs ça se mate, et contre les assassins d’ouvriers, notre peuple saura créer son Tribunal populaire pour juger, une Cour de Sûreté de la vie du travail où les dirigeants des houillères viendront s’expliquer pourquoi à Fougères ils ont envoyé à la mort, au fond, des mineurs, alors que depuis trois jours ils savaient qu’il y avait du grisou au fond.


Pour lutter contre le chômage, nous imposerons le retour aux 40 heures, le retour des licenciés dans l’usine, le remplacement des parasites, des gardiens, anciens gendarmes et des flics du Ministère de l’Intérieur par des sans travail.

Les gosses et les femmes des chômeurs sauront occuper les mairies et les préfectures, les travailleurs sauront s’attaquer aux responsables, comme l’a constaté le député U.D.R. lynché par la foule.

Pour s’opposer à la ruine, les petits commerçants et les paysans ont montré le chemin qu’ils entendaient poursuivre. L’autobus rouge d’Orly qui a emmené les enfants de la Goutte d’Or à la mer pour la première fois, saura reprendre la route pour faire profiter des vacances les enfants des travailleurs. Quant à l’Université, elle ne sera pas absente, les étudiants continuent de la détruire, pendant que les intellectuels commencent à trouver le chemin des usines et des campagnes pour créer, avec les masses, une nouvelle culture populaire.


Et partout, dans l’usine, dans la rue, dans les campagnes, dans les prisons, la lutte contre le terrorisme s’amplifiera, ne sera plus qu’un seul cri : résistance. C’est dans la vie que la contestation populaire met en oeuvre son programme d’action, qu’elle gagne du terrain, qu’elle se fraie la voie à grand coup de hache. Pour autant nous ne faisons pas preuve de présomption ni de sectarisme ; plus nos succès sont importants, et plus grandes sont nos responsabilités, plus hargneux et plus dangereux nos ennemis. La voie de la contestation ainsi ouverte, tous nos efforts tendent à élargir et à unir tout ce qui peut être uni.

Mai 68 : Les fusils aux mains du peuple (3)

(Suite du discours d’Alain Geismar, lors de son procès, en octobre 1970)

1936, 1945, 1968, à chaque fois de formidables explosions populaires, des conquêtes sans précédent.En 1944, les fusils aux mains du peuple les garantissent à chaque fois ; le syndicalisme qui prétend garantir, élargir les conquêtes, les laisse s’effriter.


A cela, une seule raison : le syndicalisme ne résout pas la question du pouvoir, et qui n’a pas le pouvoir, n’a rien.Le syndicalisme a remplacé à la Libération les comités patriotiques de production, inventés par les masses pour diriger les usines, par des comités d’entreprise ; la réduction des heures de travail n’a pas pu empêcher l’accélération des cadences infernales. La sécurité sociale n’est plus qu’une gigantesque machine bureaucratique aux mains des patrons. Le syndicalisme n’apporte même plus de réponse à l’aspiration profonde d’unité des masses, il isole et cloisonne : il existe un
syndicat à l’usine, une sorte de syndicat pour le logement, une sorte de syndicat pour les étudiants, un autre pour les paysans. D’excellents cadres ouvriers, dévoués aux masses sont devenus prisonniers de cet engrenage sans fin et à la longue, ils ne sont plus imprégnés du besoin des masses mais des exigences du patron.


Seule la lutte pour le pouvoir permet de maintenir les conquêtes, or l’état d’esprit syndicaliste, l’idéologie de gestion, dresse une barrière contre la volonté de lutte ininterrompue. Mai 1968 a permis aux masses de forcer cette barrière. Ce n’est plus aujourd’hui le syndicalisme ou rien, car pendant que ces Messieurs négociaient avec les patrons et restauraient à Grenelle leur autorité bafouée, à Flins et à Sochaux, en affrontant les C.R.S. dans une véritable bataille, le prolétariat a rouvert la voie de la prise du pouvoir, la voie de la résistance, la voie de la contestation prolétarienne. La voie de la contestation née à Flins et à Sochaux, nous ne l’avons pas inventée ; ce n’est pas nous qui séquestrons les patrons, qui occupons les usines et les perceptions, qui labourons les champs des cumulards, qui expulsons les Zamansky, ce sont les masses populaires ; nous ne faisons que systématiser leur expérience qui permet à tous d’apprendre comment les luttes victorieuses sont menées ailleurs.


Ce que nous apportons, nous maoïstes, aux masses, ce sont les mots d’ordre justes, qu’elles mêmes produisent dans leur lutte.C’est la gigantesque révolte des masses de Mai 1968 qui a ouvert cette voie ; la résistance des ouvriers de Flins et de Sochaux a été la première porte enfoncée dans la muraille syndicaliste. En enfonçant ces portes, en abattant les murs de l’usine, en mettant à nu l’oppression, les masses ouvrières ont aussi fourni aux assauts de la jeunesse intellectuelle contre l’autorité académique, sa véritable dimension.

 

En promenant le directeur des usines avec une pancarte au cou :« Je n’ai pas honte de payer un ouvrier 600F par mois », ou en ridiculisant un contremaître, les ouvriers ont brisé le respect dû jusqu’alors au soi disant savoir qui justifiait les fonctions des cadres. La lutte des étudiants n’a pas seulement démontré, en osant affronter l’ennemi de classe, que l’on pouvait vaincre ; en dénonçant la nature de l’enseignement bourgeois, elle a montré aux ouvriers qu’ils n’étaient pas les seuls à penser, en voyant leurs ingénieurs et leurs patrons, que l’Université sort de sinistres couillons myopes et trouillards, coupés de la réalité de la vie.Cette lutte a permis aussi à de nombreux intellectuels de se lier aux masses et, tel Jean Paul Sartre, de se mettre au service de la révolution.

 

Une formidable illusion s’est effondrée comme un château de cartes et la véritable nature de la division entre le travail manuel et intellectuel a été révélée, il est apparu que ce n’est pas un ordre naturel des choses, mais une mystification voulue par la bourgeoisie pour exploiter à son aise la force de travail des prolétaires. L’ingénieur ne gagne pas plus d’argent parce qu’il sait plus de choses, mais parce qu’il exerce une fonction de commandement et d’oppression. Qu’importe qu’il soit incapable de faire le travail qu’il impose à l’ouvrier pourvu que ce travail soit fait ; qu’importe le gaspillage et l’épuisement du travailleur pourvu qu’il produise. Mais à travers la contestation prolétarienne qui s’étend, les travailleurs ont vu que la véritable question n’est pas qui a le savoir, mais bien qui dirige.

 

La véritable question n’est pas d’envoyer le prolétaire à l’Université pour lui faire subir un lavage de cerveau, mais de détruire le système universitaire et despotique en usine, pour briser la division du travail, pour que la classe ouvrière puisse exercer sa direction en tout.

Mai 68 : sabotage (2)

(Suite du discours d’Alain Geismar, lors de son procès, en octobre 1970)

L’information aujourd’hui, c’est la France du fric qui impose silence à la France des pauvres. La dictature c’est encore la dictature du savoir et des spécialistes, c’est l’école coupée de la vie où l’on apprend aux opprimés que le savoir est dans les livres et à l’Université, et que ce n’est pas pour eux. C’est l’Université où l’on n’apprend rien, mais où l’on forme des chiens de garde de la bourgeoisie, c’est la voix unanime des soi-disant spécialistes, ingénieurs, politiciens, économistes,révisionnistes qui clament : tu ne sais rien, tu n’as droit à rien, travaille, tais-toi, on pense pour toi.

Regardez le mineur silicose étouffer à chaque pas, le travailleur à la chaîne sortir brisé de son usine, l’ouvrière du textile ou de la chimie, le visage et les mains rongés par les colorants et les acides,les poumons détruits, regardez les noirs qui crèvent de tuberculose à décharger vos ordures, regardez les bien, ils vont vous décharger leur fusil dans le ventre car ils n’ont que faire de vos larmes, de vos bons sentiments ; ils ne demandent pas qu’on les plaigne, ils se battent pour que ça change, leurs amis sont ceux qui les aident à se battre, leurs ennemis, ceux qui les maintiennent en esclavage ; et la révolte dit : « Vie chère, vie d’esclave, assez ! ».

L’exploitation des travailleurs se heurte à leur résistance car elle n’est pas séparable de l’oppression qu’ils imposent.Une lutte est pleine et victorieuse quand elle parvient à diminuer l’exploitation, à garantir des avantages concrets et matériels (amélioration des salaires, conditions de travail), dans le même temps qu’elle affaiblit l’appareil d’oppression. Une grève n’est pas pleinement victorieuse seulement parce qu’on a arraché 10 % d’augmentation, la question est de savoir si le pouvoir du patron en ressort affaibli, s’il pourra ou non relever la tête, si les travailleurs sont mieux armés pour entamer de nouvelles luttes ou bien au contraire s’ils sont désarmés et contraints à accepter que ce qu’ils viennent d’obtenir leur soit repris immédiatement.

Cela les travailleurs et autour d’eux de larges groupes de notre peuple l’ont compris ; il suffit pour s’en convaincre d’ouvrir les yeux sur les luttes qui déferlent depuis deux ans.Dans les usines rayonnent les initiatives ouvrières ; les plans gouvernementaux sont bousculés, parfois balayés ; les sabotages de la production et des cadences s’étendent massivement ; les séquestrations de patron ne se comptent plus ; les luttes pour faire
payer aux petits despotes leurs exactions sont la règle. Sont entraînés dans cette voie nouvelle les petits commerçants contestataires qui occupent la rue, s’en prennent aux grandes surfaces et aux perceptions.


Les actions de partisans des paysans font trembler les cumulards et les notables ; c’est la levée en masse contre la liquidation des petits par les gros, voulue et orchestrée par le Gouvernement.Dans la marine naissent des grèves, dans les casernes la bourgeoisie parvient difficilement à transformer les soldats en briseurs de grève et en futurs assassins du peuple, et jusque dans les prisons et dans les centres de redressement, gronde la révolte et se prépare la mutinerie.Quant au mouvement de la jeunesse il a retrempé sa vigueur à Nanterre en mars, à Grenoble en avril, le 27 mai à Paris ; plus de 50 actions victorieuses lui ont fait gagner la bataille de l’été chaud.


C’est Mai 1968 qui a permis d’ouvrir cette voie en même temps que les masses découvraient l’état de putréfaction du syndicalisme actuel, car jusqu’en Mai 1968, pour changer le vieux monde insupportable et en construire un nouveau à son image, notre peuple ne disposait que du syndicalisme et de son prolongement, le Parti Communiste Français.

Certes, des militants pouvaient être conscients du blocage systématique des luttes, de la faiblesse, de l’impuissance des méthodes de combat ; mais aussi longtemps qu’une autre voie n’était pas tracée, ils ne pouvaient que suivre en critiquant ou déchirer en pleurant leurs cartes confédérales en attendant que cela change.

Mai 68 : idéologie (1)

Ami lecteur, tu auras remarqué que mes posts consacrés aux évènements sociaux de 68 portaient, pour la plupart, un jugement sévère sur eux ; non point pour leurs raisons, mais pour les méthodes que les soixante-huitards ont employé.

J’ai récemment déniché le compte-rendu du procès d’Alain Geismar, l’un des leaders des luttes de cette période, jugé en Octobre 1970 pour des évènements moins spectaculaires, sur le plan de leur ampleur, mais tout aussi révoltés – voire plus. Son discours est bouleversant. Je ne dis pas qu’il n’est pas truffé de réflexions utopiques, et que son ton très tranché ne mériterait pas quelques nuances salutaires, mais dans l’ensemble je pense, ami lecteur, que cette harangue faite à la société bourgeoise/répressive de l’époque, a gardé très sinistrement toute son actualité.

Ce discours fort intéressant, donc, qui détaille des méthodes bien plus constructives que la bête « grève générale », mérite à mon avis qu’on s’y arrête, et viendra enrichir la section révolutionnaire de ce sit. A noter toutefois, que l’influence maoïste a décliné nettement dans les années 70, lorsque les français ont connu la réalité du régime du « Grand Timonier »…

(Pour resituer les évènements, la Gauche Prolétarienne, parti qui éditait – et édite toujours, d’ailleurs – « La Cause du Peuple », un journal maoïste – a été interdit et forcé d’arrêter le tirage de sa propagande. Tandis que Sartre et Beauvoir continuent, à visage découvert, de distribuer impunément le feuillet révolutionnaire, le leader de la Gauche prolétarienne, lui, se voit condamné à un an de prison)

 

Le 27 mai la bourgeoisie a par deux fois provoqué les masses populaires, elle a prétendu juger les directeurs de la « Cause du Peuple », elle a prononcé la dissolution de la Gauche Prolétarienne.
Face à cette double provocation la riposte a été violente et de masse. Pendant deux jours, des milliers de jeunes ont affronté les hordes policières en plein coeur du dispositif de bouclage. C’est la première fois depuis Mai 1968 qu’un affrontement d’une telle ampleur s’est produit.
Les jeunes qui se sont battus ne l’ont pas fait pour n’importe quelle liberté, de n’importe quelle presse ; pas non plus pour soutenir n’importe quel mouvement. Ils se sont battus parce qu’attaquer les maoïstes, en 1970, c’est attaquer le peuple.

Ce n’est pas Alain Geismar que vous jugez, c’est le dirigeant de la Gauche Prolétarienne. Pourquoi le maoïsme d’aujourd’hui représente-t-il à ce point les aspirations des masses que le Gouvernement cherche à abattre sa direction, c’est cela que j’en tend vous expliquer. Je vais vous dire ce que nous voulons, quel est notre programme et vous saurez ainsi pourquoi vous me condamnez.Des millions de Français, la majorité du pays, sont condamnés à mort sous la loi implacable du profit par 15 000 criminels, 15 000 administrateurs de société.

La France aujourd’hui, ce n’est pas la nouvelle société que nous décrivent les nantis, c’est la France du chômage, de la misère, de l’esclavage ; c’est aussi la France de la révolte au coeur des villes bourgeoises, lieux de débauche et magasins de luxe qui se disputent les places au soleil ; mais le tiers monde commence en banlieue.

Vous comptez vos profits ; mais au profond des cités ouvrières, les travailleurs comptent leurs mutilés du travail, 2000 morts, 110000 incapacités définitives par an ; vous appelez cela des accidents, nous nous disons : assassinats légaux. Qu’importe pour vous qu’un ouvrier meure parce que vous vous foutez des mesures de sécurité ; tout le monde sait bien qu’un ouvrier mort, cela ne coûte pas cher au patron.

Dans vos journaux s’étalent des publicités pour des appartements de luxe, mais des milliers de familles ne trouvent pas de logement parce qu’ils sont hors de prix, mais des milliers de travailleurs, brisés de fatigue par l’usine, sont parqués comme du bétail dans
des cités dortoirs, clapiers ou taudis, mais trois millions de travailleurs émigrés s’entassent dans des bidonvilles, dans la boue et le froid, sans chauffage, sans eau et sans électricité, où les rats s’attaquent en plein jour aux enfants.
Vous vous empiffrez chez Fauchon alors que dans les banlieues de la misère des millions de travailleurs se demandent chaque mois comment nourrir leurs familles avec moins de 800F, des vieillards se suicident ou meurent de faim parce qu’il n’est pas possible de vivre avec les 150 ou 200 F par mois qu’octroient les bien nourris du capital à trois millions de vieillards !

« Marche ou crève », c’est la loi des riches contre les pauvres : nourris Dassault, ou Rothschild avec ta sueur et avec ton sang et quand tu n’en pourras plus, on te jettera au rebut.Ouvrier : la belle voiture que tu montes n’est pas pour toi ; toi tu as droit, après dix heures de travail, à deux heures de transport debout, dans la sueur et la poussière, deux heures de transport que tu paieras au prix fort, une heure trente de boulot pour le prix d’un carnet de métro.

Les bourgeois couvrent les murs d’affiches pour les vacances, Courchevel en hiver, la Grèce au mois d’avril, mais dans la France du fric, le soleil lui-même ne brille pas pour tout le monde : plus de la moitié des Français ne partent en vacances, et ceux qui, à force de travail et d’économie arrivent à partir, ils auront droit aux plages bétaillères, aux rivières polluées, le reste c’est pour les riches, propriété privée !

Ouvrier quand tu travailles, ouvrier quand tu te déplaces, ouvrier quand tu te loges, quand tu te reposes. A Sochaux 30000 ouvriers travaillent chez Peugeot, achètent chez Peugeot, habitent chez Peugeot ; l’exploitation couvre tous les aspects de la vie des masses, le maître est partout. Pour tenter de maintenir les pauvres sous votre dictature, vous avez mis sur pied un formidable appareil de répression :interdiction de discuter, de penser, de s’exprimer, de se révolter;dictature dans l’usine par l’ingénieur et le petit chef flic ; dictature dans la rue ; ils arrêtent qui ils veulent parce qu’il a les cheveux longs, parce qu’il a l’air d’un gauchiste ou d’un travailleur émigré.« II criait liberté pour le peuple, alors j’ai sorti ma matraque » a avoué un flic au Tribunal de Versailles. Et quand des jeunes vont à un bal à Saint Etienne du Rouvray, ils n’ont droit qu’à se faire arrêter et matraquer.

Dictature à l’armée, que vous essayez de transformer en réserve de briseurs de grève et de futurs assassins du peuple. La dictature c’est aussi les lois faites par les riches pour profiter des pauvres, c’est la justice au service du pouvoir, c’est la prison où l’on parque les laissés pour compte de la société capitaliste et ceux qui se révoltent. La dictature c’est aussi la soi-disant information, parce que l’information aujourd’hui c’est Dassault, c’est Boussac, Marcellin pour l’O.R.T.F., Del Duca pour la presse du coeur.

Qu’un journal apparaisse qui dit la vérité sur les masses, qui exprime leurs aspirations : on arrête les directeurs, on essaie par tous les moyens de l’étouffer.

 

Début de justice au Darfour ?

file338971200661.jpg

Omar El-Béchir, le président du Soudan qui, selon toute cohérence, serait l’initiateur du plan de massacre des habitants du Darfour (je vous renvoie à mon post dédié au sujet : http://jrdf.unblog.fr/2007/03/10/le-darfour-le-pays-des-hommes-forts/ ), vient d’être mis en accusation par une Cour Pénale Internationale.

 

Tout n’est cependant pas encore joué, comme nous l’explique Pierre Harzan, spécialiste du droit international.

 

Source : Libération.fr

Pourquoi la Cour pénale internationale (CPI) demande-t-elle l’arrestation du président soudanais ?

Ce n’est pas une surprise. Le procureur Luis Moreno-Ocampo laissait entendre depuis des mois qu’il irait dans ce sens. L’annonce officielle de la demande d’inculpation d’Omar el-Bechir tardait cependant à venir car la CPI ne voulait pas mettre en péril un possible accord de paix entre les milices soudanaises et le gouvernement. C’est le vieux dilemme entre la recherche de paix et celle de la justice: comment inculper des hommes politiques présumés responsables de crimes de masse et vouloir dans le même temps avancer dans la voie de la négociation? En l’occurrence, les négociations étaient dans l’impasse et le procureur de la CPI a aujourd’hui inculpé le président soudanais. L’année dernière, il avait déjà inculpé Ahmad Haroun, un ministre soudanais. Le président Bechir avait traité par le mépris les poursuites de la CPI. Aujourd’hui, c’est lui qui se trouve dans le collimateur de la justice internationale.

 

Quelle va être la réaction du Soudan ?

Le gouvernement soudanais va sûrement considérer qu’il s’agit là d’une ingérence inacceptable de la CPI. Même si cette inculpation constitue essentiellement un acte symbolique, elle redistribue les cartes, en introduisant un nouveau paramètre dans le conflit. Nul ne peut préjuger quel en sera l’effet tant sur les populations du Darfour, que sur la présence onusienne au Soudan,et surtout si le gouvernement soudanais va radicaliser encore ses positions ou au contraire s’ouvrir à des négociations.

 

Concrètement, que risque à présent Omar el-Béchir ?

Il ne peut pas être arrêté pour la simple raison qu’il n’existe pas de police internationale. Il faudrait un changement de régime au Soudan et que celui-ci décide de le remettre aux juges de La Haye afin que Béchir comparaisse un jour devant la cour pénale internationale. On n’en est pas là. Mais rappelons-nous que deux chefs d’Etat en exercice, Slobodan Milosevic et Charles Taylor ont été inculpés par des tribunaux à caractère internationaux et par la suite ont comparu devant leurs juges.

Propos recueillis par Marie Piquemal.

Qui fauche le vent sème la tempête

3080092782boveetlesfaucheursdogmlancentlemouvementdes.jpg

GRIGNY (AFP) – Le leader altermondialiste José Bové a annoncé dimanche le lancement du mouvement des semeurs volontaires, en marge de l’Assemblée générale du collectif des faucheurs volontaires qui se déroule de samedi à lundi à Grigny (Rhône).

« Nous avons décidé de lancer le mouvement des semeurs volontaires, afin d’élargir notre action », a déclaré M. Bové lors d’une conférence de presse organisée sur les bords du Rhône.

« L’objectif est de dénoncer toutes les formes de privatisation du vivant, en permettant des échanges gratuits de semences », a-t-il expliqué.

Actuellement, seules les semences ayant obtenu un certificat sont référencées dans le catalogue des semences et autorisées à la vente. Elles sont généralement fabriquées par des grands groupes, ce que les faucheurs volontaires veulent contrecarrer.

« On va lancer un mouvement d’échanges gratuits et désobéir en plantant dans son champ, dans son potager ou sur son balcon des semences interdites », a indiqué M. Bové en soulignant ne pas savoir à quel type de poursuites son mouvement s’expose.

« Il ne s’agit pas d’un changement d’objectif », a insisté le leader altermondialiste. « S’il y a besoin de faucher, nous continuerons de faucher », a-t-il prévenu, rappelant son opposition à la loi OGM.

« On se bat depuis 11 ans contre les OGM parce qu’ils sont brevetés et qu’à travers ces brevets, les firmes essaient de privatiser le vivant », a-t-il expliqué.

« Aujourd’hui d’autres firmes s’appuient sur les Certificats d’obtention végétale (COV) pour obliger les paysans et tous les gens qui font du jardinage à racheter tous les ans leurs semences », développe-t-il.

« C’est un nouveau hold-up sur les paysans et sur les citoyens qui utilisent des semences », a renchéri M. Bové.

La « privatisation » des semences est apparue au milieu des années 90, « lorsque il a été décidé que les aides publiques devaient être orientées et données uniquement lorsqu’on utilisait des semences du commerce », explique François Dufour, membre du collectif des faucheurs volontaires de la Manche.

« On a fait payer l’ensemble des agriculteurs et une poignée de semenciers s’est approprié le droit de gérer les semences qui étaient inscrites à l’intérieur du catalogue », a-t-il déploré.

Le mouvement des semeurs volontaires devrait connaître un temps fort le 28 octobre prochain à l’occasion de la 15e session du Comité international de bioéthique de l’Unesco à Paris.

« Nous appelons l’ensemble des organisations paysannes, de l’agriculture biologique et des mouvements environnementalistes à coordonner un contre-sommet pour la liberté des semences », a-t-il lancé.

Démago-fascisme, un cran plus haut

La tension s’accroît au sein de France Télévisions. Après plusieurs grèves généralisées de journalistes (celle qui les a vus déposer leurs micros et appareils, en protestation à leurs mauvais traitements, à la sortie d’un Conseil des Ministres, a été effacée des archives des agences de presse, en passant), différents accrochages (menaces contre France 3 parce que Sarkozy n’avait pas une loge de maquillage pour lui tout seul, nouvelles menaces à cause d’un technicien qui ne l’avait pas salué), et dans un climat polémique suite aux déclarations arbitraires du principal intéressé quant à la publicité – déclarations qui ont fait grimper, par un heureux hasard, le cours des actions des chaînes privées – l’escalade de la violence franchit aujourd’hui le niveau de Patrick de Carolis, brandissant un poing métaphorique, à présent convaincu que les torpilles de Sarkozy/TF1 sont lancées à son encontre.

Evidemment, la réplique immédiate, dans notre beau-pays-des-Droits-de-l’homme-tout-ça, émane de Christine Albanel, qui joue son offusquée parce que le patron de France Télévisions a employé les mots « faux » et « stupide ». Si le chef du service public de l’information se met à dire ce qu’il pense, où va-t-on ?

Retour sur les évènements. Suite à la magouille « publicité » orchestrée par Sarkozy (pour flinguer le programme « Horizons de France Télévisions, qui cassait les prix sur la pub et faisait de l’ombre au privé), avec sa fausse naïveté coutumière (mais enfin ! C’est pour faire plaisir aux gens !), le chef de l’Etat a appliqué sa non-moins traditionnelle méthode pour noyer le poisson : il a créé une commission. Votre serviteur s’est tapé le texte de ce machin officiel, ainsi que l’intégralité (oui, je suis courageux) du discours de Son Impérieuse Majesté du Cac 40.

Autant faire court, et relever ce qui m’a fait tiquer, noyé dans une épaisse mélasse de bonnes intentions et de rhétorique si chère à notre bon dictateur. OH ! Un gros mot ? Le JRDF se met au gauchisme alors, à traiter n’importe qui de dictateur fasciste ?

Je persiste et signe. Sarkozy est un putain de fasciste. Je l’ai déjà écrit, je le réitère ici : le fascisme, ce n’est pas le bruit des bottes. C’est d’abord le bon gros mensonge d’Etat, allié à un irrespect total envers des opinions divergentes ; on peut coller les opposants dans des camps ; on peut aussi créer des commissions qui font semblant de prendre en compte leur point de vue. Le résultat final est, évidemment, identique.

Donc, lorsque Sarkozy prend la parole et discourt en promettant un grand service de l’information, il va jusqu’à prétendre qu’en finançant celui-ci à hauteur de 150 millions d’euros, il fait le plus grand geste jamais fait par un chef d’Etat. Vraiment ? La suppression de la publicité fait perdre environ un milliard de recettes à France Télévisions. Sous l’apparence d’un cadeau, Sarkozy vient de réduire par six le budget de ce service public un peu trop dérangeant pour lui, pas assez inféodé à son goût…

On continue ? En voulant nommer un président de France Télévisions, qui chapeauterait donc une direction déjà existante, c’est à une évidente tentative de contrôle total, par l’Elysée, que l’on assiste. Lorsque quelqu’un se fera virer, ce ne sera plus le fait de Sarkozy, mais du « Président de France Télévisions ». Emballez, c’est pesé !

Plus subtil, et tellement révélateur : Dans son discours, Sarkozy évoque la « cohérence » de sa vision, selon le principe rhétorico-nauseux du « on élit quelqu’un pour qu’il prenne des décisions » : Ainsi, s’il accorde à France 3 l’originalité de sa formule déclinée en versions régionales, il ne faut pas, selon lui, que cela « remette en question la cohésion de l’ensemble ». Exit donc, les journaux régionaux. Quant aux autres directions, et surtout rédactions, elles seront fondues dans le « grand » service public futur de l’information. France 2, 3, 4, et 5 ne seront donc plus, in fine, que de jolis panneaux apposés sur une seule rédaction, bien uniforme, et bien à la botte de Narcisse 1er.

Alors, le lecteur avisé me dira : en état de dictature, cher JRDF, tes mots eux-mêmes seraient censurés. Cependant, Internet est encore un flou juridique, dans lequel la liberté d’expression flotte toujours, en apesanteur ; Cependant, le rayonnement de ce blog, ainsi que celui des autres non-alignés (big up au Réseau Voltaire !) est dérisoire face aux mastodontes de l’information officielle. Enfin, même si ces nouvelles étaient largement diffusées, que pourrait faire le peuple ?

Nous sommes, malheureusement, spectateurs face à un régime qui durcit son emprise, fortifie ses alliances avec d’autres systèmes encore moins démocratiques (Berlusconi, Kadhafi…) et semble vouloir battre des records d’illusion démocratique… et de censure.

Ami lecteur, crois-tu que cela me fasse plaisir d’imprimer ces mots ? On ne doit pas prendre à la légère le pouvoir actuel. Les faits sont là, avérés, les actes ont dépassé le symbolique, et le symptomatique… pour entrer dans la destruction. Pure et dure.

Des diamants à base de cadavres

1050278926desmortsquibrillentdetousleursfeux.jpg

Décidément, la science ne cesse de nous surprendre… Maintenant, on pourra recycler les hécatombes produites par les guerres en richesses diamantaires. Cool, non ?

(Sans parler du meurtre qui devient encore nettement plus rentable !)

COIRE (Suisse) (AFP) – La plupart des gens finissent à six pieds sous terre ou partent en fumée, quelques-uns se font congeler ou momifier. Mais de plus en plus de mortels passent leur éternité sous la forme d’un diamant, moyennant finances et une délicate transformation chimique pratiquée notamment en Suisse.

Dans la petite ville de Coire (est), la société Algordanza reçoit chaque mois du monde entier entre 40 et 50 urnes funéraires dont le contenu est patiemment transformé en pierre précieuse.

« Il y a toutes sortes de personnes: ça va du chauffeur routier au prof de philo », observe Rinaldo Willy, un des deux cofondateurs de l’entreprise, dans le laboratoire où une quinzaine de machines fonctionnent en permanence.

Une laborantine, aux yeux protégés par de grosses lunettes en plastique, travaille derrière une ligne jaune et noire que le visiteur n’a pas le droit de franchir, par respect envers les morts.

« Cinq cents grammes de cendres suffisent pour faire un diamant, alors qu’un corps humain laisse en moyenne entre 2,5 et 3 kilos de cendres », explique le jeune Rinaldo Willy (28 ans).

Les cendres sont d’abord métamorphosées en carbone puis en graphite. Soumises à de très hautes pressions et à des températures de 1.700 degrés, elles deviennent des diamants artificiels en l’espace de quatre à six semaines. Dans la nature, le même processus prend des millénaires.

« Chaque diamant est unique: la couleur varie du bleu foncé au presque blanc », assure M. Willy. « C’est un reflet de la personnalité ».

Lire la suite de ‘Des diamants à base de cadavres’ »

L’esprit pratique

Une petite vidéo hilarante, pour nous remonter un peu le moral…

http://www.youtube.com/watch?v=DuR1i36nBj0

En fait, les abeilles meurent spontanément

SAINT-GAUDENS (AFP) – Le procureur de la République de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a requis un non-lieu en faveur des groupes chimiques BASF Agro et Bayer CropScience ayant commercialisé le pesticide Régent TS, accusé par des apiculteurs d’être à l’origine d’une surmortalité d’abeilles, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

« A l’issue des très nombreuses expertises acquises au dossier, il n’était pas envisageable d’affirmer un lien incontestable entre l’utilisation du fipronil (principe actif du Régent) dans l’enrobage des semences et les surmortalités des abeilles constatées à l’occasion des campagnes 2002 et 2003″, estime les réquisitions communiquées aux avocats des différentes parties.

Le procureur Claude Derens demande en conséquence un non-lieu en faveur de BASF et de Bayer et de leurs deux PDG.

Ceux-ci avaient été mis en examen en février 2004 pour « mise en vente de produits agricoles toxiques nuisibles à la santé de l’homme ou de l’animal », à la suite d’une instruction pénale ouverte par le parquet sur le lien éventuel entre le Régent TS et une surmortalité d’abeilles en 2002 et 2003.

Le Régent avait été interdit par le ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard au lendemain des mises en examen.

L’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) a exprimé sa « réprobation devant des réquisitions ausssi caricaturales » alors que la firme BASF s’est au contraire félicitée de la demande de non-lieu.

« L’UNAF mettra tout en oeuvre pour s’opposer à ces réquisitions afin qu’un vrai procès puisse se tenir », affirme l’organisation dans un communiqué, estimant que le procureur « prétend tirer un trait sur cinq années d’instruction pénale exemplaire ».

« Cette affaire est la première en France dans laquelle des responsabilités environnementales sont recherchées au niveau des grands acteurs de l’agrochimie », souligne-t-elle.

BASF a estimé que les réquisitions du procureur « confortent la non-responsabilité du Régent TS dans les mortalités d’abeilles ». BASF « attend sereinement l’ordonnance définitive du juge d’instruction dans les prochaines semaines », indique dans un communiqué le numéro un mondial de la chimie.

« Cette nouvelle reconnaissance de la non-responsabilité du fipronil dans le dépérissement des abeilles doit permettre d’orienter enfin la recherche scientifique apicole vers les véritables causes du phénomène qui dure depuis plus de 15 ans », ajoute le texte.

BASF rappelle enfin que les experts européens ont inscrit, en mars 2007, le fipronil dans la liste des substances actives autorisées à entrer dans la composition des produits phytosanitaires utilisés dans l’Union européenne.

Cette décision a apporté « une nouvelle preuve de l’innocuité du produit pour l’environnement, pour le consommateur et pour l’agriculteur », ajoute la société. Selon l’UNAF, celle-ci a été prise « sous la réserve expresse que chaque Etat membre devra réaliser des études complémentaires sur les risques pour les abeilles ».

Ingrid Bétancourt libérée ?

mediumingridbetancourt.jpg

  La Colombie et le Vénézuéla confirment l’information, mais pas encore la France… en compagnie de onze autres otages, l’ancienne candidate écologiste à la présidentielle aurait été relâchée par les FARC ! L’information est tellement fraîche et inattendue que, pour l’instant, elle ne s’est pas répandue, et à peine quelques entrefilets l’attestent. En espérant que cela ne soit pas une fausse joie, la croisée anticorruption franco-colombienne serait de retour ! Chouette !

Forte hausse des agressions à Paris

  En dehors des phénomènes devenus des classiques – à savoir, les bande de pillards lors des manifs et des fêtes de fin d’étude (notons que l’UMP compte y répondre en interdisant l’alcool lors de ces fêtes… lumineux, non ?) – les derniers chiffres se rapportant aux « atteintes volontaires à l’intégrité physique » sont tout de même carrément flippants.

  En gros, à part le 5e arrondissement, qui enregistre une baisse de 5% (!), le 6e, le 11e et le 9e dont les chiffres oscillent entre +1,2% et +2,4%, dans tous les autres arrondissements de la capitale, c’est le cas de le dire, les chiffres sont violents ! +35% dans le 17e, +32% dans le 20e, +57,6% dans le 3e, avec un record pour le 4e, à +74,8% !

  Il convient, évidemment, de tempérer ces résultats… mais point d’hypocrisie ! Si la gestion du maire de Paris est hors cause (la Police dépend des préfectures, bref du gouvernement, pas des services municipaux), il faut également prendre en compte le fait que ces chiffres reflètent le travail parfois « efficace » de nos forces de l’Ordre; C’est-à-dire qu’ils gonflent avec le nombre d’interpellations… Vaut-il mieux avoir de « bons » chiffres ou des agresseurs interpellés ?

   Pour autant, il faut également creuser ces informations en profondeur… Les violences contre les biens sont en diminution, tandis que celles à l’encontre des personnes augmentent. Les agressions sexuelles frôlent des records de hausse véritablement glaçants dans certains arrondissements : +200% dans le 9e, +125% dans le 2e ! Enfin, le personnel des transports en commun est, également, de plus en plus fréquemment visé.

  Bilan ? Le paysage des violences volontaires à l’encontre des personnes est forcément complexe, mais en tout cas, on ne peut pas dire que les caméras de surveillance aient rendu Paris plus sûre ! Sauf pour les biens matériels, peut-être… A noter que ces conneries de caméras ne sont quasiment jamais utilisées par les services de police, en cas d’agression. Pratique, hein ?

  Pour prendre un peu de hauteur sur cette situation, les violences témoignent d’un état de la société. Cela peut paraître cliché et « bien pensant » comme point de vue, mais l’étude de la criminologie de Paris montre que, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce sont bien les régimes les plus autoritaires qui ont vu fleurir dans Paname les pics les plus effrayants de criminalité. Sous nos deux Empires, par exemple, en particulier le second, malgré une discipline de fer à l’encontre des citoyens et des malfrats, les « coupe-gorge » se sont intensément développés.

  La raison ? Ma théorie vaut ce qu’elle vaut, mais la misère, la folie, l’exclusion à la base de certains phénomènes violents (notamment sexuels) se rajoute, à mon avis, à la criminalité plus « classique », celle des voleurs, des truands « professionnels ». On ne peut pas faire d’angélisme avec le peuple, nous ne vivrons jamais dans le monde des Bisounours ! Mais ce qui est certain, c’est que la pauvreté rajoute une louche de merde sur une situation déjà naturellement instable…

Mururoa : Morts pour la France

essainucleairecanopus01.jpg

Parce qu’il faut bien balayer devant sa porte avant de faire la leçon aux autres (C’est le défaut des français, parait-il, en même temps c’est vrai qu’en défendant les Droits de l’Homme tout en armant les pires régimes du monde…), foin du Zimbabwe et autres pays connaissant, malheureusement, le lot des tyrannies officielles - ou à peine masquées. Intéressons-nous à NOS territoires, nos îles par exemple…

Mururoa ; aussi nommé Moruroa, mais à la limite on s’en fout. Le nom résonne assez facilement dans les têtes, même jeunes, des français d’aujourd’hui. Il évoque des bombes nucléaires, mises en image assez récemment d’ailleurs dans le dernier « Godzilla », et on se doute bien, au fond, que ces machins ne sont pas là pour enrichir la biodiversité et lutter contre la pollution des océans.

Ce qu’on sait moins, c’est que les essais nucléaires de notre beauuuu pays ont impacté, à peine, des dizaines de milliers de vies. Au minimum. Evidemment, par « impacter », il faut entendre « irradier », « cancer de la thyrroïde » et autres joyeusetés.

Cet article voulait s’attacher, de prime abord, à la reprise des essais nucléaires orchestrée par Chirac, à peine quelques temps après son élection, en 1995. Pourtant, il faut bien accorder que cette horreur nucléaire ne date pas de son règne… Le gouvernement français a procédé, en tout, à 210 essais nucléaires, depuis 1960, jusqu’en 1996, avec une interruption en 1991 suite à un engagement international de cesser ces activités. 17 ont eu lieu dans le Sahara (les algériens nous en sont d’ailleurs toujours reconnaissants – rappelons que rien que les premiers essais ont irradié 3500 personnes !). A la suite de l’indépendance des colonies, la France s’est rabattue sur ses îles. 181 essais ont eu lieu, ainsi, en Polynésie, principalement à Mururoa.

Le lecteur mathématicien se dit que le compte n’y est pas – c’est vrai, 12 tests supplémentaires, « de sécurité », sont à ajouter au ragoût nucléaire. Burp.

Après cette longue introduction chiffrée, intéressons-nous au plat de résistance : à savoir, les milliers d’humains qui vivent à proximité de ces zones irradiées (dire que des experts de Mitterrand ont assuré que « la zone était sans risque »… c’est du délire !) ; Entre les essais souterrains, qui ont blanchi d’écume l’eau environnante instantanément (mais n’ont pas libéré de radiations, bien sûr !) et les tests sous terre qui ont enfermé, eux, des masses de gaz mortels dont on estime « officiellement » qu’elles ne s’échapperont « que d’ici 500 à 1000 ans », au final, peu de tests se sont produits à l’air libre, du point de vue habituel disons.

Ils ont néanmoins suffi, pour faire doubler au minimum la proportion de cancers de la thyroïde auprès de plus de 5000 personnes, actuellement. Pour faire battre des records de mortalité infantile et de malformations à la naissance. Pour défoncer tout un écosystème et même, déclencher des émeutes de panique dans les îles environnantes.Tout ça pour quoi ? Mystère… les bombes nucléaires, doivent être le jouet des « Grands de ce Monde ». Les radiations sont pour les gueux…

Les soldats français, qui supervisaient la reprise de ces essais nucléaires, ont d’abord affirmé que ces tests étaient sans danger pour la population. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont évacué (eux seulement, hein) le périmètre environnant, durant ces fameuses explosions. Mais le coq français se doit d’avoir la conscience tranquille ! On a donc construit un cinéma pour les habitants du coin, et on a donné des sucreries aux enfants (sisi, véridique). Des pastilles d’iode auraient peut-être été plus utiles… ou une évacuation totale… mais chut ! Il ne fallait pas « effrayer la population » !

Comme avant, on a donc dit aux habitants qu’ils allaient assister à un joli spectacle. Le champignon était loin, très loin, et les probabilités pour que le vent propulse les retombées dans leur direction étaient très faibles. Le jour dit, le gros pétard n’a pas eu l’effet escompté, il s’est aplati, et devinez dans quel sens le nuage radioactif s’est-il déporté ?

Voilà. Maintenant, l’affaire n’est plus top-secrète, et pourtant elle n’aura fait tomber aucune tête. Chirac pourrait lancer un « oups ! » piteux, hausser les épaules ou même faire un bras d’honneur, au fond ce serait du pareil au même. Comme tous les anciens présidents, il est couvert par l’immunité au regard de toutes les actions commises (perpétrées) durant son mandat.

Les précédents tyrans avaient-ils cela ? L’immunité, les bombes nucléaires ? Aaaah les progrès de la science, et la gloire de nos si précieux Droits de l’Homme !

WADE - Président - |
la vérité |
Mohamed Fouad Barrada |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann
| optiqueslibérales