Agir contre les violences policières

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  Ami lecteur, le JRDF a déjà, plusieurs fois, laissé la parole aux forces de l’ordre. Nous le répétons : Nous n’avons rien contre la police, et la gendarmerie, en tant que telles. Pourtant, des dérives et des consignes iniques méritent qu’on les examine… ne serait-ce que pour innocenter ceux qui, a contrario, essayent de servir honorablement la Loi, et leur pays.

  En revenant donc d’un forum social, qui se tenait à Nanterre, j’avais les poches pleines de tracts et de pamphlets divers et variés. J’ai choisi, ce soir, de donner la parole à « L’écho des Cités », une organisation vieille de 10 ans, qui s’attache à lutter contre les tragédies couvertes par une justice… un peu trop partiale, souvent.

  Voici, donc, leur édito, que je trouve pour ma part à la fois sensé, et percutant :

  

  Les mobilisations contre les violences policières et/ou crimes policiers menées par des militant-e-s du MIB (Mouvement de l’Immigration et des Banlieues), Bouge qui Bouge, Comité Thomas Claudio, Justice pour Habib, à Mantes-la-Jolie, Dammarie-les-Lys, Toulouse, Lille, Vaux-en Velun, Nîmes nous ont amené à réfléchir au bilan et au devenir de nos luttes.

  Le déroulement politico-judiciaire de ces affaires est quasiment toujours le même : qu’il s’agisse de violences et/ou de crimes policiers, de bavures parfois accidentelles, le scénario se répète souvent. Et quelque soit le quartier touché, la version policière, popularisée par des journaux locaux, devient rapidement la Vérité Médiatico-judiciaire.

  S’enchaînent alors les « émeutes », les arrestations, les manifestations, les « non-lieux »… puis l’oubli. Reste alors, comme image de toute mobilisation, la stigmatisation des fameuses « bandes ethniques », et la « voyoucratie » banlieusarde qui devient, alors, l’ennemi public N°1. Mais ce qui reste aussi, c’est un sentiment de fatalité qui emplit le coeur des quartiers, du plus jeune aux plus ancien… et un sentiment d’impunité à l’égard des policiers.

  Quand ce type de drames frappe nos quartiers, irrémédiablement, c’est un secteur qui vit le bouclage, les contrôles, le sentiment d’insécurité… C’est tout un quartier qui est mis sous régime spécial du reste de la société, tout un quartier qui vit au rythme de dispositifs d’exceptions qui se répètent invariablement : des « couvre-feux » aux « plan banlieues ».

  Pourtant, ça et là, depuis des années, des habitants et des militants s’organisent pour combattre ces traitements discriminants, arbitraires et violents, afin d’obtenir « Justice ». Et de quartier en quartier, on lutte de comité en comité, sans trouver l’issue de l’apaisement, que seule « La Justice et la Vérité » pourrait apporter dans le coeur des habitants.

-jrdf
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