Petit tour d’horizon de la crise, vue par des français

Le Monde publie un intéressant article à ce sujet, que je transmets ici…

Une douzaine de Français ont accepté de répondre à quelques questions sur la crise économique, ce qu’ils en comprennent, ou pas, et l’impact qu’elle a déjà, ou pas, sur leur quotidien. Première conclusion de ce vrai-faux sondage : qu’ils soient jeunes ou âgés, à l’aise financièrement ou dans la difficulté, ces interlocuteurs font preuve de sang-froid face à la tempête boursière. Pour l’heure, leur comportement ne se ressent pas, ou peu, des effets de la crise. En revanche, beaucoup d’entre eux rappellent qu’ils n’ont pas attendu ces dernières semaines pour « faire plus attention » à leur budget. Où l’on reparle souvent du passage à l’euro…

 

ALISSA KLISZOWSKI, 27 ANS, ASSISTANTE RÉALISATRICE

 

Alissa Kliszowski a l’impression d’être redevenue une étudiante. Cette assistante réalisatrice ne sait pas si cette baisse de son pouvoir d’achat est liée à la crise. Mais le sentiment anxiogène qu’elle produit contribue à lui faire faire des sacrifices : « Depuis quelques mois, j’ai moins d’argent. Je m’interdis d’acheter des DVD et des CD, d’aller au resto, de sortir, je fais attention à toutes mes dépenses… comme quand je ne gagnais pas ma vie ! » Elle n’a pas d’emprunt, mais elle sait que si elle devait en demander un à la banque, « soit elle ne me l’accorderait pas, soit elle me prêterait une somme insuffisante ».

Pour cette intermittente du spectacle, les banquiers et les traders « savaient ce qu’ils faisaient ». « Ce qui se passe, c’est le revers de la médaille, ils ont épuisé leur système. Ils sont allés trop loin, notamment avec tous ces revenus indécents. » Et pour trouver des solutions, elle veut que « pour une fois, droite et gauche se réunissent et arrêtent leurs critiques stériles les uns envers les autres ».

Et puis, même si la crise n’a pas encore d’impact sur l’industrie du cinéma, elle craint des conséquences à long terme. « Aujourd’hui, il n’y a pas de différence avec la situation de l’an dernier. Mais je crains qu’au final l’offre de films produits en France ne se tarisse, faute d’investisseurs, que l’on ne fasse que des grosses productions et que les petits films disparaissent. »

 

LÉON GUESNON, 70 ANS, RETRAITÉ

 

Heureusement, il a son potager. Ses carottes, ses betteraves rouges. Tous ses légumes pour l’hiver. « Et même un stock de 100 kg de pommes. » A Potigny (Calvados), Léon Guesnon passe autant de temps à jardiner qu’à suivre l’actualité. « Et beaucoup de Français dans le pétrin devraient faire comme moi ! » Cet ancien mineur ne « pense pas être touché ». Il n’a « que des petits placements » : un Livret A, une assurance-vie, un plan d’épargne populaire. Des endroits où il se dit que ses « billes sont garanties ». Quant à sa maison mitoyenne, achetée en 1981, elle est « remboursée depuis longtemps ».

Il consulte tous les jours sur Internet les résultats de la Bourse et les cours du pétrole. « Et là, c’est en dents de scie, il y a des envolées, des plongées… Dans quel monde on est, vers quel monde on va ? » En 2007, il avait voté pour Nicolas Sarkozy. Mais depuis « son » paquet fiscal, « ce n’est plus mon président ».

Avec la crise, le président de la République, pour lui, se comporte « comme un gamin ». Veut « donner des leçons à tout le monde ». Brasse « du vent ». M. Guesnon n’a plus confiance. Pour lui, il faudrait « mettre un grand coup de torchon dans tout ça ». L’important, ce sont les PME. C’est là, « à leur disposition », que « l’argent devrait être ». Parce qu’elles sont le « poumon de la France ».

 

DANIEL TEMPLON, 63 ANS, GALERISTE

 

Sa clientèle a ses habitudes en Bourse. Alors, la crise financière, Daniel Templon en a presque instantanément ressenti les effets dans sa galerie à Paris. C’était mi-septembre. « Le 15 exactement », jour de la faillite de la banque Lehman Brothers. « La première quinzaine avait été exceptionnelle, on avait vendu plus que tous les mois de septembre précédents. » Et puis « d’un coup », sans aucun signe avant-coureur, « le ralentissement s’est fait sentir ».

Le marché des oeuvres autour de « 20 000 et 30 000 euros » serait sauf. Mais la baisse serait aiguë sur les oeuvres « autour de 100 000 euros ». Les plus chères donc. Analyse de M. Templon : « Le désir d’acquérir est toujours là mais la décision d’achat est remise à plus tard. » Pour preuve, cette brève discussion avec un client brésilien croisé à la Foire internationale d’art contemporain (FIAC) : « Il était très intéressé par une oeuvre, mais il m’a dit « il faut que j’interroge ma banque pour savoir si j’ai perdu 10, 20 ou 30 % ». »

Moins d’extras, plus de sobriété, prévoit-il seulement pour les prochains mois. « Comme beaucoup, on va maintenir les effectifs, mais il va falloir réduire notre train de vie. » Economies sur les catalogues, la publicité. Les cris d’orfraie appelant « à la fin du capitalisme » ? Il en sourit. « Du baratin. » « Il y a eu des excès et ces excès n’ont pas été contrôlés par ceux qui en avaient la charge. » Il croit à une nouvelle régulation. Et « dans cinq ans, ça sera reparti comme avant ».

 

GÉRALDINE EXERTIER, 29 ANS, ENSEIGNANTE

 

La crise, Géraldine Exertier veut y penser le moins possible. Elle travaille en Suisse, comme enseignante, son époux est employé chez un fabricant de cuisines, côté français. « On n’écoute presque plus les informations parce que ça nous démoralise », explique-t-elle. Son conjoint travaille dans un secteur exposé à la crise du bâtiment, mais elle relativise : « Il y en a déjà eu des crises. Et ça nous paraît loin. »

Le couple a aussi un prêt à taux variable. Un prêt souscrit auprès d’une banque suisse pour acheter leur logement, près de Cruseilles (Haute-Savoie), à trente minutes de Genève. Depuis cinq ans, le taux a augmenté de 3 %, mais « ça reste beaucoup moins élevé qu’en France ».

Pour son ménage, la crise aurait presque des avantages. Avec la hausse du franc suisse, le couple a gagné « environ 200 francs suisses de pouvoir d’achat ».

 

BERNARD FAVRE, 82 ANS, RETRAITÉ

 

Ancien cadre dirigeant chez Schneider Electric, Bernard Favre est agacé. Moins pour lui que pour « ses héritiers ». Mais lui qui « lit les cours de Bourse comme on suit la météo » se sent « trop vieux pour avoir de la rancoeur ». Les grâces du système par répartition ont – « comme pour tout le monde » – préservé sa confortable retraite, qu’il partage entre Nice et Mexico. Mais l’épargne qu’il avait placée en Bourse a pris un coup. « Heureusement, je n’avais pas l’intention de m’en servir tout de suite. »

Dans l’immédiat, rien n’a changé dans sa vie. Avec son épouse, il dit toutefois « limiter les extras ». Même si c’est plus par réflexe que par nécessité. « Quand les choses vont bien et qu’on se sent riche, on est plus facilement dépensier. » Contre « ces gens qui ont fait ça », il veut des sanctions : « On ne peut pas jouer avec l’argent des autres sans être puni. C’est comme si un notaire ou un agent du Trésor s’amusait à jouer à la roulette russe. »

 

AMANJEET SINGH, 32 ANS, GÉRANT DE BAR

 

A force, il s’est dit qu’il fallait l’admettre. La crise est là. C’est sûr, elle « doit » être là. Sûrement. Parce que ses clients ne parlent que de ça. L’écran de télévision au-dessus du flipper aussi. Mais lui, Amanjeet Singh, 32 ans, pendjabi d’origine, ne la voit pas vraiment, la crise, là, de derrière son comptoir de bar-PMU, au Blanc-Mesnil. « C’est dans les têtes ! » C’est « comme quand on répète à quelqu’un qu’il est fou, à force, il le devient ». Ses recettes ont baissé de 20 %. « Mais c’est à cause de l’interdiction de fumer. » Pas à cause de la crise, « non, non ». Ses clients ne discutent que de cela, « mais ils consomment comme avant ».

A force, toutefois, il s’est un peu laissé influencer. Il projetait de prendre une autre affaire, puis a renoncé : « Parce qu’il y en a qui disent que c’est le moment d’acheter, d’autres non. » Il n’est pas inquiet. Ou si peu : « Si je l’étais vraiment, j’aurais vendu tout de suite. » Si la crise risque d’arriver pour M. Singh, « c’est en 2009″.

 

BERNARD ALLAMAN, 51 ANS, EXPERT AUTOMOBILE

 

Pour Bernard Allaman et sa PME d’expertise automobile (sept salariés), les conséquences de la crise financière sont douloureuses. Depuis le début de l’année, l’entreprise avait déjà accusé une baisse de 15 % d’activité. Mais M. Allaman a refait les comptes, et c’est 20 % de baisse supplémentaires. « C’est simple, d’ordinaire, je traite environ 500 à 550 dossiers par mois, là il en manque 100″, explique-t-il. Ses principaux mandataires sont les compagnies d’assurances. Mais « les gens n’ont plus les moyens », ils déclarent moins leurs sinistres. Parfois même, « ils ne font plus réparer leur voiture du tout », se désole M. Allaman. Les assureurs, eux, lui réclament de « réduire ses honoraires ».

Pour acheter les murs de son local, il y a quatre ans, M. Allaman a pris un emprunt à taux variable qui a augmenté de 2 %, depuis le début de l’année. Ses confrères licencient à tout-va. Il ne l’envisage pas encore. Mais il sait déjà qu’il va devoir retarder le renouvellement de ses véhicules de service. Même chose pour son parc informatique, qu’il prévoyait de moderniser : « On espérait faire des économies de papier ! »

Il est amer. Contre les Etats-Unis notamment. « On nous a toujours dit que c’étaient les meilleurs. » Et lui, aujourd’hui, « Français lambda », doit « supporter leurs erreurs en pleine poire ».

 

CATHERINE CELLIER, 55 ANS, ENSEIGNANTE

 

Au mot « crise », Catherine Cellier relie spontanément celui de « guerre ». C’est une association d’idées, pas un pronostic. Dans l’immédiat, cette professeure de français du Val-de-Marne est « plus tolérante » envers ceux qui éprouvent des difficultés. « Avant, je ne m’apitoyais pas, je pensais que chacun pouvait se débrouiller. » Aujourd’hui, elle rêve de solidarités nouvelles : « Les gens vont se réveiller, réagir, comprendre qu’ils peuvent se tenir les coudes, monter au créneau, par exemple avec une grève nationale bien tenue. »

« Financièrement, dit-elle, je fais encore plus attention qu’avant car je ne gagne que 2 000 euros par mois alors que je suis célibataire avec un grand fils. » Longtemps maître auxiliaire, titularisée par l’éducation nationale depuis trois ans seulement, comme remplaçante, elle se dit aussi inquiète. « Le travail est physiquement éprouvant, de plus en plus difficile. Ce qui me fait peur c’est de ne pas être capable de continuer assez longtemps pour avoir une retraite convenable. »

 

KARIM MAALIOUN, 36 ANS, AVOCAT

 

Une aubaine. C’est comme ça que Karim Maalioun, avocat spécialisé en droit des sociétés et droit boursier, envisage la crise financière. « Il y a des opportunités à saisir. Il y a de nouveaux marchés à prendre, des réflexions de fond à mener pour investir ailleurs et autrement », explique-t-il. Notamment avec les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, avec qui il travaille et qui ne seront plus forcément « réputés à risques ».

Selon lui, c’est tout un système qui a commis des excès. « Il y a eu des prises de risques inconsidérées et aveugles conjuguées à un défaut de régulation. Tout le monde a sa part de responsabilité, les banquiers, mais aussi les Etats qui n’ont jamais osé légiférer dans le sens de plus de contrôle. » Pour autant, il garde confiance : « Je crois en la solidité du système bancaire et dans la restauration de la solidité du système de crédit. » Si Karim Maalioun, inscrit au barreau de Paris, ne craint pas des conséquences directes pour lui et sa famille, c’est que les avocats d’affaires ne connaissent pas la crise. « Je n’ai pas de craintes à avoir : on a besoin des avocats d’affaires quand ça va bien, pour faire des fusions-acquisitions, et quand ça va mal, pour faire des restructurations. »

 

DANIEL EVAIN, 44 ANS, AGRICULTEUR BIO

 

Ce maraîcher d’Ile-de-France n’est « pas du tout inquiet » pour son activité. « Parce que je produis du bio, je n’ai aucun souci pour écouler ma production », assure-t-il. Comme tous les agriculteurs bio, il a vu la demande excéder l’offre ces dernières années et il ne voit aucune raison pour que ça change. « S’alimenter est une base et depuis quelque temps, les gens font plus attention à ce qu’ils mangent. »

A ses yeux, le problème, c’est « le système », qui « met en valeur celui qui gagne le plus, comme les traders ». « Mais si quelqu’un gagne beaucoup, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui perdent. » Une seule chose l’a frappée, ces dernières semaines : les banquiers insistent depuis peu pour rendre visite aux agriculteurs. « Ils savent qu’on vient de recevoir la prime agricole de l’Union européenne et que pour les maraîchers, les deux dernières récoltes ont été plutôt bonnes. Les banques ont besoin d’argent frais et elles se disent qu’on a des liquidités… » L’autre matin, il a « envoyé promener » le démarcheur qui s’était aventuré chez lui : « Ils n’ont pas à venir nous trouver uniquement parce qu’il y a un pactole à prendre ! »

 

TRISTAN BEIL, 51 ANS, ANALYSTE-QUALITÉ CHEZ PEUGEOT

 

Debout « tous les matins à 6 heures », ce salarié du groupe PSA est actuellement au chômage technique. « C’est quand même pas sain d’être à la maison quand on devrait être au boulot », proteste-t-il du haut de ses trente-quatre ans d’ancienneté. Il perçoit son salaire, grâce à des samedis travaillés auparavant « quand il y avait de l’emploi » et inscrits sur un « compteur plus ». Il est inquiet, « oui et non » : « Tôt ou tard, c’est sûr, on délocalisera. »

Pour lui, sa femme aide-soignante et leurs trois enfants, la réduction de la consommation ne date pas de la crise financière. « Le pouvoir d’achat dégringole depuis le passage à l’euro, c’est clair. » Ils se sont mis aux confitures, aux conserves de sauce tomate. Les sorties au restaurant sont « oubliées depuis longtemps » et ils n’étaient pas partis en vacances depuis sept ans avant un séjour « très reposant » cet été à Bitche (Moselle), payé grâce aux chèques-vacances.

Pour essayer de mieux comprendre les ressorts de l’économie, il a lu quelques livres, Jacques Marseille, Pascal Lainé. Il a même placé un peu d’argent, sur les conseils de son banquier. « Pour le moment, on a perdu un petit peu. » Puisqu’il ne travaille pas en ce moment, il a entamé la lecture du livre posthume de Soeur Emmanuelle, comme elle, il a envie de dire : « Yallah. » (Allons-y, en arabe).

 

JEAN-PIERRE, 60 ANS, AGENT IMMOBILIER

 

Il n’a pas voulu donner son nom, question de discrétion au moment où il veut céder son agence, dit-il. Il possède son agence immobilière dans l’Est parisien, où il exerce depuis trente ans, avec sa femme et un collaborateur. « Bien sûr, j’ai le temps de discuter… puisque je n’ai plus de clients ! », ironise-t-il. Il n’a « pas fait de vente depuis plusieurs semaines », ce qui signifie qu’il n’a engrangé aucun revenu : « Heureusement, j’ai de l’argent de côté, j’ai acheté mon appartement en 1981 et cela fait longtemps que j’ai fini de rembourser mon crédit. Je ne suis pas à plaindre… »

La soixantaine alerte, il s’apprête à prendre sa retraite. « Je pourrai enfin visiter la tour Eiffel et Notre-Dame, faire de la musique… » La crise ? « On la sentait venir depuis dix-huit mois, voire deux ans, mais les dirigeants politiques, l’Etat et les médias n’en parlaient pas. Aujourd’hui, on en parle trop et trop tard ! On a laissé les gens s’endetter sur trente ans pour acheter des logements trop chers, à 6 000 ou 7 000 euros le mètre carré, des prix intenables, juge-t-il. Les établissements de crédit ont prêté n’importe comment, mais les emprunteurs aussi ont abusé du crédit facile. Celui qui s’endette à 80 % sait qu’il va vers le surendettement. Tout le monde est responsable. »

Pour lui, « si les causes de la crise sont obscures, ses conséquences sont claires, graves, profondes et touchent tout le monde ». Premier coupable, à ses yeux, l’euro, avec un indice très personnel mais qui ne trompe pas : « Avant 2001, une partie de baby-foot coûtait 1 franc, puis le prix a grimpé à 50 centimes d’euros, soit trois fois plus cher. »

Au fil de la conversation à laquelle s’est jointe son épouse, le couple admet que les divertissements sont inexistants et les repas au restaurant exceptionnels. « Pour les courses, ça fait longtemps que l’on ne va plus chez les petits commerçants, trop chers. On va remplir le Caddie dans les supermarchés, on n’achète plus de viande rouge, qui est inabordable, sauf de temps en temps, pour notre fils de 14 ans qui mesure 1,90 m et mange comme quatre… En revanche, les vacances c’est sacré. On en a besoin. »

 

EMMANUEL LANNELONGUE, 46 ANS, INGÉNIEUR CHEZ PEUGEOT

 

Pour l’heure, pas d’affolement chez cet ingénieur du groupe PSA. Emmanuel Lannelongue et sa famille (deux enfants) n’ont rien changé à leurs habitudes de vie. Seul impact jusque-là : ils sont dans une position « prudente » au moment de déménager de leur grand appartement du centre de Paris.

Ils ont fait « une proposition à la baisse » pour acquérir un autre logement. Ils partiront comme prévu aux sports d’hiver à Noël. Il se sent « privilégié » : « Je sais que j’ai de la chance. »

Il n’est pas vraiment surpris par le malaise économique actuel, seulement par « son ampleur ». Il pronostique « une énorme récession économique », mais il pense qu’il faudrait « arrêter de mettre le moral dans les pompes des gens » : « La Bourse, c’est devenu le casino, ce n’est plus un indicateur économique d’un pays ! »

Le système échoue, dit-il, parce qu’il est « incapable de favoriser le travail qui a un objet plus éthique que simplement spéculatif. Il faut envisager un certain niveau de régulation, mais aujourd’hui, le mec qui régule au ministère des finances est beaucoup moins bien payé que le petit malin de 30 ans qui vient de trouver une astuce pour contourner le règlement ».

-jrdf
rss 1 réponse
  1. Annecy
    30 septembre, 2009 | 1:21 | #1

    Merci pour ces nombreuses interviews qui donne une idée de ce que ressent la population. Mais bon, un an après (quasiment), il serait intéressant de savoir ce qu’ils en pensent.

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