Royal et les manifestants de la CAMIF

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Source : AFP

Venus en autocars de Niort, le siège du groupe, les manifestants étaient massés derrière une banderole proclamant « retrait du plan de licenciements », devant le ministère des Finances, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont scandé des slogans hostiles à Jean Gasol, ex-dirigeant du groupe.

La Camif, numéro trois français de la vente à distance, doit licencier encore 900 salariés, dont les 780 de la vente par catalogue, sa principale filiale mise en liquidation.

Elle comptait 2.000 salariés avant les restructurations de 2005 et 2007, qui ont ramené l’effectif à 1.400 personnes, pour un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros et une perte nette de 4 millions d’euros.

« Niort est une petite ville (70.000 habitants). Le bassin d’emplois est vide. Nos ex-collègues licenciés n’ont pas retrouvé de travail. Nos salariés, déjà formés, n’ont aucune chance de pouvoir utiliser le dispositif de reclassement », a déclaré Jocelyne Baussant, déléguée FO.

Parmi les manifestants, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes (où se trouve Niort), a demandé « à l’Etat d’investir 20 millions d’euros » dans la Camif.

Selon elle, le groupe « est viable si les 20 millions d’euros sont débloqués rapidement, si le plan de reprise proposé par la région, en partenariat avec les salariés, se met rapidement en place. Sinon, les prédateurs, les fonds d’investissement vont reprendre la Camif pour un euro », a-t-elle lancé.

Le groupe « risque d’être reprise sous la forme d’une nouvelle société, car les stocks sont très importants, mais reste à savoir par qui et sur quel périmètre », a expliqué Jacky Bara, secrétaire général de FO, majoritaire.

Selon lui, le nom du repreneur évoqué par « la rumeur » inquiète les salariés.

« Le groupe a simplement besoin de 4 millions d’euros pour passer d’hiver. L’Etat annonce des centaines de milliards pour les banques, nous ne demandons que des millions », a déclaré Jacky Bara.

Le président du tribunal de commerce a évoqué un passif de 105 millions d’euros, mais selon les syndicats, une partie est simplement de la dette aux fournisseurs, habituelle dans la distribution.

La survie du groupe est vitale pour ces fournisseurs, selon Marie-Magdeleine Robin, commerciale de 53 ans dont 34 passés dans le groupe, et déléguée CGT.

« Dans l’ameublement, nous vendons à la demande, avec 80 fournisseurs, dont beaucoup de PME. Elles ont du mal en ce moment. Une faillite de la Camif aggraverait leurs difficultés immédiates », dit Mme Robin.

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