La Guyane paralysée par des grèves causées par les prix du carburant

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Source : AFP

Dans une lettre au chef de l’Etat rendue publique dimanche, les responsables de huit formations politiques parmi les principales de Guyane demandent au président de la République de prendre « toutes les décisions nécessaires à l’aboutissement de la juste demande du peuple guyanais ».

Parmi les signataires figurent les représentants de l’UMP-Guyane, le Parti socialiste guyanais (PSG), les Verts Guyane, le Mouvement de Décolonisation et d’Emancipation sociale (MDES) et Walwari (Eventail en amérindien, le mouvement de Christiane Taubira).

L’initiative survient au moment où les manifestants, qui réclament une baisse de 50 centimes par litre de carburant, maintiennent les 25 barrages routiers qu’ils ont érigés pour empêcher la circulation dans le département, ne laissant passer que les transports d’urgence.

L’aéroport international de Rochambeau (Cayenne) restait fermé dimanche aux vols commerciaux. Au port, les bateaux étaient à quai. Le prochain tir de la fusée Ariane 5, prévu le 10 décembre, avait dû être reporté vendredi au 16 décembre prochain, du fait de l’impossibilité de circuler pour les personnels de la base spatiale.

Forcé de rester dans l’Hexagone en raison du blocage, le président de l’Association des maires de Guyane, Jean-Pierre Roumillac, a estimé dans un entretien avec l’AFP depuis Cayenne qu’il fallait « négocier » et « ne pas rejeter la proposition de l’Etat ».

Vendredi, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, avait annoncé une baisse de 30 centimes par litre de carburant. Il a demandé aux élus de consentir de leur côté à une baisse de 10 centimes sur les taxes locales, ce qui porterait la réduction des prix à 40 centimes.

Un arrêté du préfet pris samedi a entériné baisse de 30 centimes à la pompe.

Yves Jégo a proposé en outre « de prendre 5 millions d’euros dans le fond exceptionnel d’investissement pour l’outre-mer » pour compenser le manque à gagner des collectivités, le temps qu’une mission d’inspection se prononce sur le prix du carburant.

« Si l’Etat met 5 millions d’euros sur la table, on peut essayer de discuter. D’abord avec le peuple guyanais qui doit décider. Et avec l’Etat afin de vérifier que ces 5 millions ne soient pas pris sur une ligne budgétaire déjà prévue pour la Guyane », a dit M. Roumillac, semblant attester de l’amorce d’une ouverture de dialogue.

A Cayenne, les élus du département se sont réunis à huis clos, sans que rien ne filtre de leurs discussions.

Les manifestants ont reçu le soutien du député (PS) et président du conseil régional de Guadeloupe Victorin Lurel, qui s’est rendu à Cayenne pour dire qu’à ses yeux les événements guyanais étaient « l’élément déclencheur » d’une lutte pour un juste prix du carburant dans les départements d’outre-mer, qu’il situe « entre 1 et 1,20 euros (par litre) ».

Menée par une coalition comprenant des associations de consommateurs et des syndicats professionnels, notamment des transporteurs, soutenue par de nombreux élus, la fronde n’a donné lieu à aucune violence durant le week-end. Les forces de police se tiennent à distance des barrages, formés de véhicules garés en travers des routes et de barrières métalliques.

Frédéric Farine.

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  1. la france en peril
    27 mars, 2017 | 12:43 | #1

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