posts du 14 décembre, 2008


Grèce : l’insurrection faiblit

  Encore un évènement impressionnant… Décidément, ami lecteur, l’actualité se fait de plus en plus explosive…

  Le JRDF, fidèle à son credo, a patienté jusqu’au moment où des données fiables pourraient être recueillies sur ce mouvement violent, clairement destructeur, qui a embrasé la Grèce – et même une école grecque, en France ! – à la suite de la mort d’un adolescent de quinze ans, tué par un tir d’un policier.

  Revenons donc sur cet élément déclencheur, en premier lieu. C’est bien connu : la mort d’un ou de plusieurs jeune(s) est un terreau psychologique idéal pour initier une révolte. On pense au mouvement de guérilla urbaine et de pillage de 2005, en France; Mais pas seulement; Souvenons-nous que notre troisième révolution, celle de 1848, localisée sur Paris mais plus brutalement concentrée, et plus soudaine que celle de 1789, avait également eu lieu après que Guizot eut donné l’ordre de tirer sur des manifestants désarmés, principalement étudiants (Wikipédia parle d’un « tir malheureux »… Tu parles ! Il a fait entasser les cadavres des gamins qui l’avaient insulté sous sa fenêtre dans des charrettes, et leur a fait faire le tour de Paris !)

  Donc, un adolescent de quinze ans est mort, il y a de cela une semaine maintenant, et cela a constitué une allumette efficace pour faire partir un bon gros brasier… qui est allé jusqu’à faire partir en fumée, entre autres, deux ministères !

  Mais quelles sont les conditions exactes de ce tir de la police grecque ? Évidemment, les versions divergent fortement, entre celle des autorités qui évoquent « une trentaine de jeunes leur lançant des cocktails Molotov » et celle des anarchistes auquel appartenait la victime, qui n’en reconnaissent qu’une dizaine, et affirment n’avoir jeté que des pierres sur la voiture de police…

  Reste qu’à une dizaine, même en prenant l’estimatiob la plus basse, ce sont les jeunes qui ont agressé les policiers; cela ne méritait sans doute pas trois balles tirées directement sur les agresseurs, sans sommation, et un mort au final, mais on peut arguer que les policiers ont pu paniquer, et surtout qu’ils ont été provoqués…

  Nonobstant, l’allumette était là, elle a été utilisée… et la révolte a éclaté. Mais de quelle révolte s’agit-il ? D’un point de vue populaire, il est clair qu’une bonne partie du peuple grec, principalement sa population la plus jeune, ne peut plus piffer un gouvernement arrogant, antisocial et ultralibéral. L’équivalent de Sarkozy ici, mais en plus ferme encore – et dire que ça se prétend de « centre-droit »… mais un gouvernement légitimement élu, donc représentant fatalement le point de vue d’une autre partie de la population, dont la proportion est indéterminée, évidemment…

  Tout ça pour dire qu’il ne s’agit, a priori, pas d’une révolution, et que ce mouvement violent est en passe de s’éteindre – justement, parce qu’il était excessivement violent d’ailleurs. Ce qui est tout-à-fait louche, en passant… Quand on sait que Berlusconi emploie des casseurs pour discréditer des manifestants, et que Sarkozy fait de même, il est tout-à-fait envisageable qu’en Grèce aussi, le gouvernement mette de l’huile sur le feu afin de jouer au « Mais regardez ! Ce sont des sauvages ! On ne peut que leur envoyer des policiers, ils ne font que casser ! »; même si le Premier Ministre en question, surtout visé par cette révolte, a fait le distingo entre les « étudiants » et les « extrémistes ».

  Cela n’empêche pas, et en France ce genre de conneries s’amorce également, qu’aller piller des commerces, brûler des machins et balancer des cocktails Molotov sur les policiers, ça aboutit à ça :

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Et, pour la fin de l’histoire, je te laisse, ami lecteur, éplucher cet article de Libération :

 

Plusieurs manifestations se sont déroulées samedi à Athènes et Salonique, sans heurts, pour protester contre la mort il y a une semaine d’un adolescent tué par un policier, qui a déclenché une vague de violences urbaines en Grèce.

En début d’après-midi, quelque 300 lycéens ont organisé sur la place centrale de Syntagma à Athènes un rassemblement assis et pacifique pour honorer la mémoire de l’adolescent, Alexis Grigoropoulos, 15 ans.

Les jeunes, dont certains portaient des fleurs, ont déployé devant le Parlement deux grandes banderoles sur lesquelles était inscrit «On condamne la violence, il faut désarmer la police» et «06/12/08, Alexis Grigoropoulos, je n’oublie pas».

Quelques heures plus tard, environ 2.000 étudiants se sont regroupés sur la place et massés devant la tombe du soldat inconnu protégée par un cordon policier, en invectivant les forces de l’ordre.

Un face-à-face tendu a duré plus d’une heure avant que les étudiants ne se dispersent, laissant une centaine d’autonomes sur la place.

La plupart des manifestants étaient des étudiants de l’école Polytechnique et de la faculté de Droit occupées. Ils portaient des banderoles sur lesquelles était inscrit «L’Etat assassine» et «Assassins».

Un tract d’un comité de coordination lycéens-étudiants distribué sur place annonçait de nouvelles manifestations lundi devant la direction de la police et une grande manifestation générale des secteurs de l’éducation jeudi prochain devant le parlement.

Un rassemblement qui devait être organisé dans la soirée à Exarchia, le centre contestataire d’Athènes, a été reporté pour dimanche en fin d’après-midi pour rendre hommage au jeune Alexis, une semaine après sa mort dans le quartier.

A Salonique, deuxième ville de Grèce, dans le nord du pays, de légers incidents ont émaillé une manifestation qui a réuni quelque 2.000 personnes samedi après-midi.

Des groupes d’autonomes qui avaient rejoint une manifestation pacifique de lycéens et d’étudiants de gauche ont renversé des poubelles, endommagé une voiture, inscrit des slogans sur l’évêché et détruit une caméra de surveillance d’une banque dans le centre-ville.

Il n’y a pas eu de heurts avec les forces de l’ordre qui suivaient discrètement le cortège.

Dans la nuit, une série de mini-attentats à l’explosif ont secoué Athènes, mais aucun affrontement n’a été signalé en Grèce entre jeunes et forces de l’ordre, après sept jours de violences urbaines qui ont bouleversé le pays.

Les attentats, qui n’ont pas été revendiqués, ont visé cinq banques, quatre grecques et une américaine, et un bureau local du parti conservateur au pouvoir Nouvelle Démocratie (ND) dans deux quartiers de la capitale. Un supermarché et une boutique de l’Office des télécommunications (OTE) qui jouxtaient deux des banques touchées ont aussi subi des dégâts.

Ces attentats n’ont pas fait de victimes mais seulement provoqué des dégâts matériels et des départ d’incendies qui ont été rapidement maîtrisés par les pompiers.

Deux voitures ont par ailleurs été incendiées par des inconnus dans deux quartiers de la capitale, à Guizi et à Exarchia, le centre contestataire d’Athènes.

La police a fait état depuis deux jours d’«une baisse de tension» par rapport au début de la semaine, où de violentes échauffourées avaient secoué Athènes et les principales villes grecques.

Sur le plan politique, le Premier ministre Costas Caramanlis, mis à mal par la crise, a exclu vendredi de se retirer ou d’organiser des élections législatives anticipées.

«Comme je l’ai dit dans le passé, il est trop tôt pour que je prenne ma retraite», a-t-il dit à des journalistes en marge d’une réunion à Bruxelles des chefs d’Etat et de gouvernement européens.

Le discours du commandant Massoud devant le Sénat des Etats-Unis

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  En ces temps de guerres et d’enlisement subséquent de l’armée des Etats-Unis en Irak, en Afghanistan et bientôt – très probablement – au Pakistan, il peut être utile de réexaminer plus attentivement la pensée d’un grand rebelle qui nous a hélas quitté, assassiné lors d’une interview-embuscade, le commandant Massoud.

  Ici, en France, la vision qu’on porte à ce chef militaire est souvent ambigue; Parce qu’il était, techniquement, islamiste, de nombreux médias de gauche et d’extrême-gauche se sont méfiés de lui, pensant que même s’il était arrivé à chasser, en son temps, les talibans du pouvoir, son régime n’aurait pas été bien meilleur, à l’égard des femmes notamment.

  Ce discours les détrompera peut-être, sur cette idée; Personne ne pourra dire ce que Massoud serait devenu, s’il avait pu gouverner l’Afghanistan, évidemment; Mais oralement du moins, il a exprimé en ce mois d’octobre 1998, et devant ceux qui – ironie tragique – avaient collaboré à installer des extrémistes religieux pour contrebalancer le risque d’une autre invasion soviétique, cet homme donc, a indéniablement montré un visage humaniste, et presque libertaire.

  Islamiste, au sens strict du terme donc, musulman pour faire simple, Massoud ne considérait pas le sort de la moitié du peuple qu’il voulait libérer comme devant être opprimé, à l’instar des talibans; Mais, ami lecteur, je fais silence, et par-delà son tombeau, je le laisse s’exprimer ici, entre ces pages :

 

Monsieur le président, Messieurs les honorables représentants du peuple et des Etats-Unis d’Amérique,


Au nom de Dieu,


Je vous envoie ce message aujourd’hui au nom de l’amour pour la liberté et la paix du peuple d’Afghanistan, au nom des Moudjahidine combattants de la liberté qui ont résisté et battu le communisme soviétique, des hommes et des femmes qui résistent toujours à l’oppression et à l’hégémonie étrangère, et au nom de plus d’un million et demi de martyrs afghans qui ont sacrifié leurs vies pour soutenir quelques unes des valeurs et idéaux communs à bien des Américains et des Afghans. Nous sommes à un moment crucial et unique de l’histoire de l’Afghanistan et du monde, un moment où l’Afghanistan traverse encore un autre seuil et connaît une nouvelle période de lutte et de résistance pour assurer sa survie en tant que nation libre et État indépendant.

J’ai passé ces vingt dernières années, la plupart de ma vie d’adolescent et d’adulte, aux côtés de mes compatriotes, au service de la nation afghane, à mener une dure bataille pour préserver notre liberté, notre indépendance, notre droit à l’auto-détermination et à la dignité. Les Afghans ont combattu pour Dieu et leur pays, seuls parfois, avec l’aide de la communauté internationale à d’autres moments. Contre toute attente, nous, le monde libre et les Afghans, avons arrêté et contrecarré l’expansionnisme soviétique il y a de cela dix ans. Mais les habitants attaqués de mon pays n’ont pu savourer les fruits de la victoire. Au lieu de cela, ils furent jetés dans un tourbillon d’intrigues étrangères, de supercheries gigantesques, et de querelles intestines. Notre pays et notre noble peuple furent brutalisés et victimes d’une avidité qui n’avait pas lieu d’être, d’intentions hégémoniques et de l’ignorance. Nous, Afghans, avons aussi fait des erreurs. Nos défauts sont des conséquences de notre innocence politique, de notre inexpérience, notre vulnérabilité, des représailles, des querelles et d’hommes bouffis d’orgueil. Mais cela ne justifie en aucune façon ce que certains de nos prétendus alliés de la guerre froide ont fait pour saper cette juste victoire et déclencher leurs plans diaboliques de destruction et d’assujettissement de l’Afghanistan.

Aujourd’hui, le monde voit et perçoit clairement les résultats de méfaits aussi inconsidérés. Le Sud de l’Asie Centrale est plongée dans les troubles, et des pays sont au bord de la guerre. La production illégale de la drogue, les activités et les organisations terroristes y sont en hausse. Des massacres de masses à motivation ethnique ou religieuse, des déplacements forcés de populations ont lieu, et les droits de l’homme et de la femme les plus élémentaires sont violés sans vergogne. Le pays a été graduellement occupé par des fanatiques, des extrémistes, des terroristes, des mercenaires, des mafias de la drogue, et des assassins professionnels. Une faction, les Taliban, qui ne représente en aucune manière l’Islam, l’Afghanistan ou notre héritage culturel vieux de plusieurs siècles, a exacerbé cette situation explosive. Ils refusent obstinément de parler ou d’obtenir un compromis avec la moindre autre partie afghane.

Malheureusement, cette sombre réalisation n’aurait pu se matérialiser sans l’aide et l’implication directe de cercles gouvernementaux et non-gouvernementaux influents au Pakistan. En dehors de l’aide logistique, du fuel et des armes reçues du Pakistan, nos services de renseignement indiquent que plus de 28 000 citoyens Pakistanais, incluant du personnel paramilitaire et des conseillers militaires sont parties prenantes dans l’occupation des Taliban dans plusieurs régions d’Afghanistan. Actuellement, nous tenons dans nos camps de prisonniers de guerre plus de 500 citoyens pakistanais incluant du personnel militaire. Trois problèmes majeurs – le terrorisme, la drogue et la question des droits de l’homme – ont leur origine dans les zones tenues par les Taliban, mais furent engendrés à l’instigation du Pakistan, formant ainsi imbriqués les angles d’un triangle funeste. Pour beaucoup d’Afghans de toutes ethnie ou religion, l’Afghanistan est un pays à nouveau occupé, pour la deuxième fois en dix ans.

Laissez-moi corriger un certain nombre d’affirmations fallacieuses propagées par les commanditaires des Taliban et leurs lobbies à travers le monde. Dans le court et le long terme cette situation ne profitera à personne, même en cas de contrôle total par les Taliban. Il n’en résultera pas la stabilité, la paix et la prospérité de la région. Le peuple d’Afghanistan n’acceptera pas un régime si répressif. Les pays de la région ne se sentiront jamais en sécurité. La résistance ne cessera pas en Afghanistan. Elle prendra au contraire une nouvelle dimension nationale, englobant les Afghans de toutes les ethnies et de toutes les strates sociales.

Le but est clair. Les Afghans veulent regagner leur droit à l’autodétermination au moyen d’un processus démocratique ou traditionnel acceptable pour notre peuple. Aucun groupe, aucune faction, ni aucun individu n’ont le droit de dicter ou d’imposer leur volonté par la force ou la procuration sur les autres. Mais, d’abord, les obstacles doivent être repoussés, la guerre doit cesser, une paix juste doit être établie ainsi qu’une administration de transition visant à former un gouvernement représentatif.

Nous voulons tendre vers ce noble but. Nous considérons comme de notre devoir de défendre l’humanité contre le fléau de l’intolérance, de la violence et du fanatisme. Mais la communauté internationale et les démocraties du monde ne devraient pas perdre un temps qui est précieux, et devraient jouer leur rôle critique pour aider de toutes les manières possibles le valeureux peuple d’Afghanistan à venir à bout des obstacles qui existent sur le chemin de la liberté, de la paix, de la stabilité et de la prospérité.

Une pression effective devrait être exercée sur les pays qui se dressent contre les aspirations du peuple d’Afghanistan. Je vous convie instamment à engager des discussions constructives et substantielles avec nos représentants et tous les Afghans qui peuvent et veulent s’entendre dans un large consensus en faveur de la paix et de la liberté pour l’Afghanistan.


Avec l’assurance de tout mon respect et mes meilleurs vœux pour le gouvernement et le peuple des Etats-Unis.

 

Ahmad Shah MASSOUD,

Ministre de la Défense, État Islamique d’Afghanistan

Buffet, encore et toujours

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  Un petit point sur la situation du parti des cocos officiels français…

  Le congrès du PCF vient de s’achever, et comme il fallait s’y attendre, la motion soutenue par Buffet l’a emporté avec une large majorité. Comme c’est une question de délégués envoyés par sections et fédérations, on ne reviendra pas trop dessus, mais dégager une majorité en verrouillant les petites structures, c’est vraiment pas si compliqué… comme bourrer les urnes avec des collectifs fantômes pour arranger un vote « unitaire » des antilibéraux en 2007, hein Marijo ? D’autant que, ce coup-ci, l’ancienne Ministre de la Jeunesse et des Sports avait eu une prémonition : « Vous allez voir que ma motion va dégager une large majorité ».

 Donc la majorité PCF reste majoritaire. A plus de 68%. C’est marrant, parce que (je tiens tout de même à dire que je ne suis pas anticommuniste, mais je n’en perds pas pour autant mon esprit critique) depuis la fondation des premiers partis communistes jusqu’à maintenant, je doute qu’on puisse trouver un congrès qui ne parle pas de « rénovation », de « transformation », de « rajeunissement » et tout et tout… sauf que bizarrement, ce sont toujours les mêmes qui en parlent.

  Tradition oblige donc, le congrès du PCF s’est voulu « sans tabou » (petit clin d’oeil aux historiens), mais a tout de même gommé la proposition d’inclure le mot « métamorphose » dans son texte final. On va donc se contenter d’une « force unissant les progressistes »(derrière le PCF) et d’un »rajeunissement » (avec toujours Buffet en tête d’affiche).

  De toute manière, au PCF, c’est le Conseil des Vieux Cocos Officiels, qu’on ne voit jamais, qui prend les décisions. Buffet ayant autant d’influence qu’un G20 dédié à résoudre la crise du climat… Au besoin, le CVCO saura tirer un petit jeune – ou une petite jeunette, ça fait toujours mieux, une femme – afin d’ »incarner le changement ».

  Allez, trêve de plaisanteries; Faut savoir que le PCF, c’est compliqué, y’a plein d’écoles de pensée là-dedans, entre ceux qui veulent se rapprocher de la LCR, ceux qui veulent attirer la LCR, ceux qui sont ok pour une alliance avec le PS, ceux qui sont sont ok pour une alliance avec le PS, mais juste pour les élections, ceux qui veulent changer de nom et ceux qui sont partisans d’assumer loute l’histoire du communisme, Union Soviétique comprise mais sans les partis asiatiques… ça en fait, des dissensions…

  Les militants, ami lecteur, je n’ai rien contre eux, remarque bien. Bon, c’est un peu le genre de trucs énervants qu’on sort sur les gays et les arabes, mais j’ai de très bons amis cocos officiels. Ce qui me dérange plus, par exemple, c’est une manifestation, il y a de cela un mois et demi, censée aller du siège du MEDEF à l’Elysée, mais qui finalement (je sais, j’en étais), ne fait ni l’un ni l’autre, s’arrête en bout de course sans même s’être fait stopper par un barrage de police; et qui montre, devant les caméras, MGB affirmant le contraire. Chez moi, ça, ce n’est pas exactement une manifestation « choc », ça s’appellerait plutôt… une promenade.

  Donc oui, j’ai du mal avec Buffet, et vu ses derniers scores, avant de tomber en-dessous de 1% à la prochaine présidentielle, ou de se faire doubler par Schivardi, ce serait bien que le PCF se secoue un peu, et pas qu’en paroles; En espérant que Robert Hue avait tort de partie en déclarant que le PCF n’était « plus réformable »… mais pour l’instant, l’Histoire semble lui donner raison, comme on dit…

Etat des lieux de la gauche, socialiste et plus-à-gauche-encore

  Le JRDF a laissé passer un peu de temps, comme à son habitude, ami lecteur, pour voir comment l’affrontement Aubristes/Royalistes allait tourner; Nous avions, précédemment, donné notre point de vue sur la situation : Bien que non exempt de défauts, le clan Royal a au moins les avantages d’être uni derrière un programme, et clairement plus progressiste dans sa ligne administrative du parti, que le conglomérat d’Aubry, trainant derrière lui tous les porte-flingues des courants, qui chauffent la place en attendant 2012 pour reprendre les batailles internes entre Fabiusiens, Strauss-Kahniens, clan Jospin/Delanoë, Hamonistes, Hollandiens et… sans doute, Aubristes, même.

  Une unité de façade, donc, doublée d’un hypocrite appel aux partisans de Royal, alors qu’in facto, ceux-ci sont clairement exclus du processus décisionnel du Parti Socialiste. La haine couve entre les deux chefs de file, évidemment, mais franchement les combats de boxe, ça me gave alors je préfère évoquer de véritables différences, sur le plan  programmatique. Nous reviendrons donc, prochainement, sur la motion Aubry, pour dénicher ce qui peut faire sa spécificité, et surtout, nous examinerons ses futurs actes, en tant que « Première Secrétaire »…

  Mélenchon s’est finalement barré, d’ailleurs; Lui qui avait copiné avec l’extrême-gauche pendant la campagne de 2007, avant de rejoindre le train Royal en marche, in extremis, suite à la panade des comités « unitaires » antilibéraux, le voilà qui menace de tailler sa route si Royal arrive à la tête du PS; Met sa menace à exécution avant le vote; Perdu, ce n’est pas Royal, mais le voilà quand même avec son parti « plus à gauche que la gauche », et tout dédié à son illustre gloire, évidemment. Qui croira qu’il s’est cassé sur un coup de tête ? C’est très clairement un coup préparé depuis longtemps. Quoique, quand on voit le nom qu’il a choisi, « Parti de Gauche », on se dit que le brainstorming n’a pas du être trop épuisant.

  Ce qui nous fait, en passant, un « Nouveau Parti Anticapitaliste » et un « Parti de Gauche ». Décidément, la politique française devient de plus en plus prosaïque… Sauf à droite, évidemment, cf. « Gauche moderne », et « Nouveau Centre », deux belles marques d’humour tout de même. J’oubliais « Les progressistes » aussi…

  Je suis mauvaise langue ? Faut dire que je me le suis tapé, presque en intégralité, le congrès fondateur du « Parti de Gauche ». Ben pour le coup, c’est marrant mais oui, ça fait clairement extrême-gauche… dans le style oratoire. Franchement, tous les intervenants auraient pu être interprétés par Besancenot himself. Du discours « en langage courant », avec des pointes d’hystérie pour faire « je suis pas un politicien professionnel », du poing qui tape sur la table… avec une touche très « PCF » / PS : Les hiérarques, en fond de scène, bien alignés sur deux rangs, et attendant sagement leur tour à la tribune. Bien sûr, Mélenchon apparait en dernier, très humble « non non s’il vous plaît, ne m’applaudissez pas autant, je ne suis pas un sauveur, je ne suis qu’un homme », et tartine un discours d’une bonne demie heure, trois fois plus long que ses congénères…

  Pendant ce temps, au PS, Royal rumine toujours sa colère – avec un peu de recul, c’est vrai qu’Aubry a tout de même beaucoup plus triché qu’elle, donc « elle aurait du gagner »… Le JRDF ne reconnait toujours pas cette élection, d’ailleurs, comme cela a pu être précisé précédemment; Aubry, elle, commence à peaufiner sa belle statue; Finis les vêtements de « gens » et les écharpes horribles, le style se fait plus sobre, à présent; et le visage, plus dur. Aubry a clairement montré, au cours de son « ascension » – on va dire un gros consensus qui s’est imposé en jetant les royalistes dehors – qu’elle avait des dents de requin. Mais au sein d’un « gouvernement » composé également de squales, ne risque-t-elle pas, au final, de pâtir de la future guerre interne socialiste à venir ?

Le FN sur la pente glissante du népotisme…

 

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Source : Libération

Pour son petit noël, Marine Le Pen trouvera au pied du sapin le cadeau tant convoité, le parti fondé par son père, bien enrubanné. Mais, à peine le jouet en main, l’héritière s’emploie à le casser. «Elle hérite, mais de quoi ? Et pour faire quoi de ce parti ?» s’interroge un ancien cadre du FN.

Tensions. Les revers électoraux et leurs conséquences financières laissent la petite boutique lepéniste fondée en 1972 dans un sale état. Le conseil national du parti d’extrême droite va se tenir dans ses nouveaux locaux, dimanche à Nanterre (Hauts-de-Seine), sur fond de crise, sans doute la plus grave depuis la scission mégretiste de 1998.

L’annonce par Le Pen, en septembre, de son retrait de la vie politique en 2010 et son choix déclaré en faveur de sa fille pour lui succéder ont avivé les tensions. Les effectifs militants s’effritent, les conseillers régionaux prennent leur distance avec le FN, tout en continuant à siéger sans étiquette au sein de ces instances. «Et, s’insurge un permanent sous couvert d’anonymat, comme si cela ne suffisait pas, Marine Le Pen met au rancard les cadres historiques du Front», comme Jean-Claude Martinez, le pourvoyeur d’idées du FN et Carl Lang, l’ancien secrétaire général du Front. «En 1998, deux conceptions différentes du parti et de son positionnement s’affrontaient. Avec la scission, les cadres et les militants ont choisi leur camp. Cette fois, il n’y a pas de complot. Les gens s’en vont sur la pointe des pieds. Ça se délite», analyse un cadre du mouvement.

Dernier exemple en date, Martial Bild qui, lors de la dernière réunion du bureau politique, le 24 novembre, a démissionné de toutes ses fonctions, sans tambour ni trompettes. «Vu tes résultats à Paris, tu ne nous manqueras pas», a lancé Le Pen à l’ancien responsable de la fédération frontiste de Paris. En solidarité, Carl Lang, exclu de fait pour avoir décidé de présenter une liste dans la circonscription Nord-Ouest face à Marine Le Pen, propose aussisa démission, tout en précisant que «le président n’est pas obligé de l’accepter». «Je ne comprends pas, tu démissionnes ou pas ?» lui demande Jean-Lin Lacapelle, secrétaire départemental FN du Loiret et soutien inconditionnel de Marine Le Pen.

«Les amis de Carl Lang ne l’ont pas suivi. Son opération a avorté», tranche Louis Aliot, le secrétaire général du parti et autre proche de Marine Le Pen. De son côté, Lang dénonce «la création d’un Front familial» et accuse la vice-présidente du FN «de chercher à éliminer tous ceux qui ne lui font pas allégeance. Je n’ai aucune confiance en elle». «Le père et la fille répondent aux interrogations des responsables historiques du mouvement par l’anathème», se désole un secrétaire départemental du Sud-Ouest.

Longévité. Du coup, si Le Pen père a réussi à faire vivre ensemble, pendant près de trente ans, les différentes chapelles de l’extrême droite au sein du Front national, la même longévité sera loin d’être assurée avec la fille. «Elle ne veut plus du FN ancien modèle», soupire Lang, prêt à rebâtir un courant de droite nationale ailleurs.

Torture par décibels à Guantanamo : les artistes protestent

Source : Associated Press

 

Du rock diffusé à plein volume pendant des jours dans des cellules. Cette pratique utilisée par l’armée américaine en Irak, en Afghanistan et à Guantanamo pour briser psychologiquement des détenus est dénoncée non seulement par les prisonniers mais aussi par des musiciens qui ne veulent plus que leurs compositions soient utilisées comme instrument de torture.

Une campagne de protestation lancée mercredi réunit ainsi des groupes et artistes de renom, dont Massive Attack.

Donald Vance, un entrepreneur de Chicago qui travaillait avec l’armée américaine a subi ce traitement pendant des semaines lors de sa détention en Irak. Soupçonné de vente d’armes à des insurgés, il a été enfermé dans une cellule glaciale de 2,3m x 2,3m, où un haut-parleur protégé par une grille métallique déversait 20 heures par jour un torrent de décibels.

M. Vance, qui clame son innocence, a raconté à l’Associated Press que s’il avait pu, il se serait suicidé pour échapper à cet enfer. Il portait une combinaison et des tongs et n’avait rien pour se protéger du froid. « Je n’avais ni couverture ni drap », dit-il. « Si j’en avais eu, j’aurais probablement tenté de me suicider. »

Outre le haut-parleur placé dans sa cellule, deux autres, de grande taille, étaient installés dans le couloir à l’extérieur, explique-t-il. La musique était quasi-permanente, précise-t-il. Il s’agissait essentiellement de hard rock.

Pendant plusieurs mois, M. Vance a subi cette agression sonore menée à coups de chansons d’AC/DC, Nine Inch Nails, Queen, Pantera… « Je ne peux pas vous dire combien de fois j’ai entendu ‘We Will Rock You’ de Queen », dit-il.

Cette pratique a été courante dans la guerre menée par les Etats-Unis contre le terrorisme. Elle a été autorisée le 14 septembre 2003 par le général Ricardo Sanchez, alors commandant de l’armée américaine en Irak, pour « créer la peur, désorienter (…) et prolonger le choc de la capture ».

M. Vance était au moins familier de la musique rock, contrairement à de nombreux détenus en Afghanistan, où l’armée américaine a commencé à utiliser cette technique. Binyam Mohammed, aujourd’hui prisonnier à Guantanamo Bay, raconte que les hommes avec qui il était enfermé dans la « prison noire » de la CIA (Milan: CIA.MI – actualité) en Afghanistan finissaient par hurler et à se frapper la tête contre les murs, incapables d’en supporter davantage.

Aujourd’hui, des musiciens se rassemblent pour demander à l’armée de cesser d’utiliser leurs compositions contre des détenus. La campagne lancée mercredi réunit Massive Attack et d’autres groupes, et des musiciens comme Tom Morello, un ancien membre de Rage Against the Machine et Audioslave, qui mène aujourd’hui une carrière solo.

Elle se traduira par des minutes de silence lors de concerts et de festivals, explique Chloe Davis, de l’association juridique britannique Reprieve, qui défend des dizaines de détenus de Guantanamo et organise la campagne.

Selon le contre-amiral David Thomas, commandant de la prison de Guantanamo, cette pratique n’a pas été utilisée depuis son arrivée il y a environ six mois. Le commandant Pauline Storum, porte-parole du centre de détention, a refusé de préciser quand et comment cette technique y avait été employée auparavant.

Des agents du FBI à Guantanamo ont rapporté de nombreux cas d’exposition de détenus aux décibels, une pratique dont on leur avait dit qu’elle était « courante ici ». Selon une note de service du FBI, un chargé d’interrogatoire de Guantanamo s’est vanté de pouvoir « briser » quelqu’un en quatre jours, en l’exposant alternativement à 16 heures de musique et de lumières et quatre heures de silence et d’obscurité.

Il n’y a pas que du hard rock, voire du rap, qui est utilisé contre les détenus. Christopher Cerf, qui a écrit des chansons pour l’émission de télévision pour enfants « Sesame Street » (« 1, rue Sésame » en français), a été horrifié d’apprendre que certaines avaient été employées dans ce but par l’armée.

L’épreuve aura duré plusieurs mois pour M. Vance, finalement libéré au bout de 97 jours, il y a deux ans. Lorsqu’on lui demande de décrire ce qu’il a subi, il répond: « vous n’êtes plus vous-même. Vous ne pouvez plus formuler vos propres pensées dans un tel environnement. » Cela peut rendre fou, assure-t-il. AP

Les français mangent moins souvent au restaurant

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Source : Le Monde.fr

Plus d’apéritif, pas ou peu de vin, un dessert pour deux quand ce n’est pas un plat principal pour deux : la crise et la baisse du pouvoir d’achat qu’elle entraîne modifient désormais sensiblement le comportement de la clientèle des restaurants.

Cette situation n’est pas nouvelle. Au cours de l’été, les différentes études avaient déjà mis en évidence une baisse de la restauration hors foyer. Aujourd’hui cette tendance se confirme avec, toutefois, quelques nuances. Les deux segments les moins touchés seraient, selon les professionnels, le haut de gamme, le très haut de gamme et la restauration rapide. Le magazine professionnel Néorestauration confirme d’ailleurs, entre août 2007 et août 2008, une hausse du chiffre d’affaires de la restauration rapide de 2,64 % et de la restauration collective de 4,6 %. Selon une autre étude du cabinet NPD, la restauration rapide (qui représente déjà près de 7 repas sur 10 pris hors domicile) aurait gagné, en un an, 1,5 point de parts de marché sur la restauration dite « à table ».

En revanche, la brasserie traditionnelle dont le ticket moyen se situe aux alentours de 25 à 30 euros serait la première victime du ralentissement économique.

Guy Lassalle exploite à Paris trois restaurants « tex-mex » à l’enseigne Indiana Café. Il y a plusieurs mois qu’il a relevé ce changement de tendance : « Les clients font de plus en plus attention, et n’hésitent pas à supprimer un élément non indispensable de la commande. En outre, le partage de plats se fait de plus en plus fréquent. Nous proposons à notre carte un « big big burger », 350 grammes de viande hachée pour 18 euros. Il est souvent commandé et partagé par deux personnes », explique M. Lassalle. « Idem pour les menus enfants, ajoute le restaurateur : il n’est pas rare de voir une maman et ses deux enfants partager le menu qui comporte trois petits burgers de 50 grammes. »

Tout cela trouve sa traduction dans le chiffre d’affaires des entreprises. Pour le cabinet d’études Gira Sic Conseil, spécialisé notamment dans la restauration hors foyer, le recul du chiffre d’affaires de ce secteur d’activité cumulé à fin octobre serait de 7 %, et le nombre de repas pris hors foyer serait en baisse de 15 %.

 

CHANGEMENTS DE COMPORTEMENT

Pour Bernard Boutboul, directeur général de Gira Sic, rien de surprenant : « A l’image de ce que l’on constate dans la grande distribution, l’un des premiers postes sur lesquels jouent les ménages est celui de l’alimentation. » Et cette réduction budgétaire, assure M. Boutboul, « touche particulièrement la restauration dite « festive », c’est-à-dire celle du soir et du week-end mais aussi dans une moindre mesure celle du repas de midi. »

M. Boutboul relève aussi d’autres changements de comportement. Selon lui, il n’est plus rare de voir, au sein de la population tertiaire, dans les bureaux des grandes agglomérations, des salariés qui « sautent » des repas le midi. Mieux, on assisterait aujourd’hui au « retour de la gamelle » ou, dans sa version plus chic, du bento à la japonaise. Il avance même un chiffre : près de 12 % de la population active française préparerait à la maison le repas de midi. « Une véritable mutation », constate le patron du Gira, qui assure n’avoir jamais vu un tel changement de comportement en vingt-deux ans d’activité.

Obama veut relancer la culture aux USA… et à la Maison Blanche !

Source : Associated Press

Le président-élu américain, Barack Obama et sa femme, Michelle, ont des projets pour une transformation culturelle de la Maison Blanche: inviter des scientifiques, des musiciens et des poètes à la « Maison du peuple », pour inspirer les jeunes Américains en ces temps difficiles, a expliqué Barack Obama, dimanche, sur la chaîne de TV NBC.

« Ce que nous voulons faire, c’est ouvrir la Maison Blanche et rappeler aux gens… que c’est la Maison du peuple », a déclaré Barack Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier.

« Ce qui rend l’Amérique spéciale », ce sont l’art, la culture et la science du pays et « nous voulons autant que possible les faire entrer à la Maison Blanche », a ajouté Barack Obama. AP

 

Le Père Noël déclenche une émeute…

  Allez, un petit peu d’humour pour nous remonter le moral… Ca se passe en Angleterre, et franchement, ça m’a bien fait marrer !

  Le pire parc de Noël :

  http://www.rtl.fr/fiche/2666929/en-angleterre-castagne-a-tous-les-etages-avec-le-pere-noel.html

Sarkozy se bouge les fesses (parait-il…)

  Comme toujours, le JRDF n’a pas de politique dogmatique… Si l’UMP fait de « bonnes » choses, nous ne nous gênerons pas pour en parler.

  Donc le voilà, ce fameux plan de relance de l’économie. 160 milliards d’euros au total; Un chiffre impressionnant, qui pourra tout aussi bien se retourner contre son auteur d’ailleurs, puisqu’il aura du mal à justifier, par la suite, le fait de ne pas pouvoir trouver les quelques malheureux milliards nécessaires pour réellement sortir nombre de quartiers de la ghettoïsation dans laquelle ils se trouvent (je pense à des coins dans lesquels il n’y a, à part une école, un collège, un lycée et une ANPE, pas un cinéma ni une boîte de nuit, et des tonnes de petits commerces qui ont fait faillite…).

  M’enfin, c’est tout de même un effort « positif »… en apparence, du moins. Car cette relance, un peu sociale mais surtout économique, s’accompagnera d’un processus de libéralisation. Certes, certains secteurs vont être soutenus (l’automobile, notamment), mais en échange, ils vont tomber dans l’escarcelle de grands patrons, soit étrangers, soit proches du Président. C’est donc loin d’être la panacée…

  Ceci étant dit, voici un résumé des mesures à venir, de source AFP. Nous y reviendrons plus tard, sûrement… ne serait-ce que pour constater la réalité des promesses annoncées ici.

  Note : Par rapport aux centres sociaux, et à l’hébergement d’urgence, c’est bien gentil de dire que « 100 000 places sont disponibles » pour accueillir les sans-domicile fixe, mais franchement, si c’est pour les parquer dans un gymnase sans surveillance contre les vols et les agressions, et sans réels lieux d’hygiène, il serait peut-être plus utile d’en avoir deux fois moins, mais mieux encadrées… se faire voler ses affaires, quand on n’en a déjà pas beaucoup, c’est glauque, non ?

 

Il a annoncé que les pensions de réversion « pour les couples les plus modestes » seraient portées à 60% en 2010, ce qui correspond à « 80 euros supplémentaires par mois pour les 600.000 personnes ».

Ce montant de 80 euros est « un montant maximal », a-t-on précisé au ministère du Travail.

L’objectif affiché jusque-là par le gouvernement était de porter la pension de réversion de 54% de la retraite du conjoint disparu à 60% en 2011.

Autre annonce: une enveloppe de 160 millions d’euros allouée par l’Etat pour l’amélioration des centres d’hébergement, et la création de mille nouvelles places d’accueil pour sans domicile fixe. Ce qui porte à plus de 100.000 celles disponibles, selon la présidence.

Concernant l’accès au logement, « la forte augmentation de la création de logements sociaux par le plan de relance répond » à ce problème, selon l’Elysée. Cette augmentation « permettra en particulier d’augmenter les formes de logement HLM les plus sociales et celles destinées aux personnes fragiles (ex : les maisons-relais) ».

Quant à la question de la mise à l’abri obligatoire, le Premier ministre François Fillon « ouvrira une discussion avec les principales associations qui devra aboutir à un accord sur des lignes directrices », a rappelé l’Elysée.

M. Sarkozy a par ailleurs annoncé une enveloppe de 20 M EUR en 2009 pour les associations qui distribuent de l’aide alimentaire, afin de leur permettre d’ »améliorer la qualité de leurs entrepôts » et « d’informatiser le suivi de leur volume d’activité et la traçabilité des denrées ».

M. Sarkozy a précisé qu’en région parisienne, le ministère de la Défense allait mettre à disposition 4.000 m2 d’entrepôts pour l’aide alimentaire (notamment à Brétigny-sur-Orge et Paris).

Un « partenariat avec les entreprises pour inciter l’industrie agro-alimentaire, les producteurs agricoles et la grande distribution à orienter plus largement les denrées disponibles vers l’aide alimentaire » va également être mis en place.

Concernant les questions de crédit et d’endettement, le président charge sa ministre des Finances Christine Lagarde de « présenter rapidement une réforme pour encadrer le crédit à risque (« revolving ») et surveiller les pratiques des sociétés de rachat de crédit et gestion de crédit dont les dérives peuvent être importantes en période de crise ».

Mme Lagarde devra « réunir tous les acteurs afin qu’ils s’engagent sur un +code de bonne conduite+ pour les mois à venir ».

Enfin, Mme Lagarde et Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, ont été chargés de réfléchir à « une réforme des procédures de surendettement » d’ici à la fin du premier semestre 2009.

« Elle portera sur la réduction de l’hétérogénéité des pratiques selon les départements, la durée des procédures et l’amélioration du recours à la procédure de rétablissement personnel afin d’en faire une réelle +seconde chance+ », selon l’Elysée.

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