Les français mangent moins souvent au restaurant

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Source : Le Monde.fr

Plus d’apéritif, pas ou peu de vin, un dessert pour deux quand ce n’est pas un plat principal pour deux : la crise et la baisse du pouvoir d’achat qu’elle entraîne modifient désormais sensiblement le comportement de la clientèle des restaurants.

Cette situation n’est pas nouvelle. Au cours de l’été, les différentes études avaient déjà mis en évidence une baisse de la restauration hors foyer. Aujourd’hui cette tendance se confirme avec, toutefois, quelques nuances. Les deux segments les moins touchés seraient, selon les professionnels, le haut de gamme, le très haut de gamme et la restauration rapide. Le magazine professionnel Néorestauration confirme d’ailleurs, entre août 2007 et août 2008, une hausse du chiffre d’affaires de la restauration rapide de 2,64 % et de la restauration collective de 4,6 %. Selon une autre étude du cabinet NPD, la restauration rapide (qui représente déjà près de 7 repas sur 10 pris hors domicile) aurait gagné, en un an, 1,5 point de parts de marché sur la restauration dite « à table ».

En revanche, la brasserie traditionnelle dont le ticket moyen se situe aux alentours de 25 à 30 euros serait la première victime du ralentissement économique.

Guy Lassalle exploite à Paris trois restaurants « tex-mex » à l’enseigne Indiana Café. Il y a plusieurs mois qu’il a relevé ce changement de tendance : « Les clients font de plus en plus attention, et n’hésitent pas à supprimer un élément non indispensable de la commande. En outre, le partage de plats se fait de plus en plus fréquent. Nous proposons à notre carte un « big big burger », 350 grammes de viande hachée pour 18 euros. Il est souvent commandé et partagé par deux personnes », explique M. Lassalle. « Idem pour les menus enfants, ajoute le restaurateur : il n’est pas rare de voir une maman et ses deux enfants partager le menu qui comporte trois petits burgers de 50 grammes. »

Tout cela trouve sa traduction dans le chiffre d’affaires des entreprises. Pour le cabinet d’études Gira Sic Conseil, spécialisé notamment dans la restauration hors foyer, le recul du chiffre d’affaires de ce secteur d’activité cumulé à fin octobre serait de 7 %, et le nombre de repas pris hors foyer serait en baisse de 15 %.

 

CHANGEMENTS DE COMPORTEMENT

Pour Bernard Boutboul, directeur général de Gira Sic, rien de surprenant : « A l’image de ce que l’on constate dans la grande distribution, l’un des premiers postes sur lesquels jouent les ménages est celui de l’alimentation. » Et cette réduction budgétaire, assure M. Boutboul, « touche particulièrement la restauration dite « festive », c’est-à-dire celle du soir et du week-end mais aussi dans une moindre mesure celle du repas de midi. »

M. Boutboul relève aussi d’autres changements de comportement. Selon lui, il n’est plus rare de voir, au sein de la population tertiaire, dans les bureaux des grandes agglomérations, des salariés qui « sautent » des repas le midi. Mieux, on assisterait aujourd’hui au « retour de la gamelle » ou, dans sa version plus chic, du bento à la japonaise. Il avance même un chiffre : près de 12 % de la population active française préparerait à la maison le repas de midi. « Une véritable mutation », constate le patron du Gira, qui assure n’avoir jamais vu un tel changement de comportement en vingt-deux ans d’activité.

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