posts du 3 janvier, 2009


L’illusion d’un toit à 15 Euros par jour

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Source : Libération

 

En lançant aujourd’hui son dispositif «propriétaire de ma maison pour 15 euros par jour» Christine Boutin semble marcher dans les pas de son prédécesseur Jean-Louis Borloo. Fin 2005, lui aussi avait fait rêver des centaines de milliers de futurs accédants à la propriété en annonçant des programmes de «maisons à 100 000 euros». Donc à la portée de (presque) toutes les bourses. Cette opération permit à l’actuel ministre de l’Ecologie et du Développement durable d’occuper l’espace médiatique.

Flop. Mais en terme de politique du logement son bilan est affligeant : en deux ans, seulement 500 maisons à 100 000 euros ont été construites. Une goutte d’eau comparée aux 800 000  transactions immobilières réalisées annuellement par les ménages. «Des maisons à 100 000 euros, beaucoup de gens sont encore en train d’en chercher», ironise Dominique Joly, directeur adjoint de la fédération des coopératives de HLM, acteurs historiques de l’accession sociale à la propriété. Même témoignages d’agents immobiliers ou de constructeurs qui ont eux aussi reçu des visites et des appels téléphoniques de ménages en recherche désespérée de cette introuvable maison à 100 000 euros. Pourquoi la maison Borloo a été un flop ? «Parce qu’elle s’affranchissait des réalités économiques propres à toute opération de construction qui comprend le prix du bâti et celui du foncier», répond un professionnel du secteur. Autrement dit, Borloo faisait simplement de la com. «Les rares maisons à 100 000 euros ont vu le jour dans des communes qui ont fait cadeau des terrains à bâtir.» Ces programmes pas chers ont souvent été réalisés dans des quartiers qui ont bénéficié d’opérations de renouvellement urbain. L’idée étant de retenir sur place les petites couches moyennes dans un objectif de mixité sociale. C’est ce qui a poussé quelques collectivités à offrir le foncier.

Tel n’est pas le cas de «ma maison à 15 euros par jour», ouvragée sur papier au cabinet de Boutin. Ce prix d’affichage comporte bel et bien l’achat de la résidence et de sa parcelle. Ceci figure en toutes lettres dans la «charte pour la primo-accession en maison pour 15 euros par jour» qui sera signée aujourd’hui au ministère par une foule d’acteurs du secteur : constructeurs, promoteurs, aménageurs, lotisseurs. Le logo de la charte est constitué d’une maison : les quatre murs sont illustrés avec un billet de 10 euros, et le toit en pente avec un billet de 5 euros. «Cette déclinaison du 15 euros par jour pour ne pas dire 450 euros par mois est une formule marketing bénie pour les promoteurs et banquiers», pointe une spécialiste du logement. Certes, mais au regard des prix actuels de l’immobilier, comment est-il possible de devenir propriétaire d’une maison en remboursant 450 euros par mois ? Toute l’habileté des services de Boutin a été de développer un concept qui dissocie le coût du bâti et celui du foncier. Les accédants deviennent «propriétaires en deux temps», affirme la charte. Ils remboursent d’abord le bâti. Et lorsqu’ils ont fini, ils commencent à rembourser le prix du terrain. Entre-temps, le portage du foncier est assuré par les organismes collecteurs du 1 % logement, dans le cadre d’un mécanisme appelé le Pass-foncier.

Détail. Le ministère parie sur la signature de 20 000 Pass-foncier par an et donc autant d’opérations d’accession à la propriété en direction «des ménages dont les revenus net sont compris entre 1 500 euros net et 2 000 euros par mois». Les services de Boutin ont élaboré plusieurs fiches techniques (1) montrant qu’il est possible à des ménages gagnant entre 1,5 et 2 smics par mois de devenir propriétaires en payant 15 euros par jour.

Mais, si on lit les fiches dans le détail, on s’aperçoit que l’accédant devra rembourser 450 euros par mois pendant vingt-trois ans pour le bâti. Puis payer encore entre 250 euros et 410 euros pendant quinze ans pour le terrain. Bref, on est vraiment chez soi au bout de trente-huit ans ! Un couple qui se lance à 35 ans, finira de payer à 73 ans. A condition de ne pas divorcer entre-temps. Certains considèrent que «Boutin refait sous une étiquette nouvelle le coup de la maison à 100 000 euros». En remboursant 450 euros par mois pendant vingt-trois ans, ça fait un bâti à 116 000 euros. Reste ensuite le terrain.

Tomino Serafini.

350 000 tonnes de munitions chimiques déversées dans la Mer Baltique

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Aaaaah… La libération de l’Europe, la paix après la seconde guerre mondiale (une fois les japonais lattés), les Alliés triomphant de l’Axe, le Bien écrasant le Mal… Bien sûr, cela n’allait pas empêcher la France de faire exécuter des milliers de personnes à SETIF, ni de reprendre le sale boulot en Indochine. Même chose pour les autres gentils, d’ailleurs.

Pourtant, dans ce joli bouillon de trucs normaux et autres massacres, ami lecteur, il me semble qu’un léger détail échappât à l’histoire officielle. Un tout petit machin de 350 000 tonnes, de gaz sarin et autres joyeux produits mortels, piqués aux nazis qui n’avaient pas eu le temps de s’en servir… et dont, nous dit-on, les Alliés étaient bien en peine de savoir quoi faire.

Alors, un peu moins officiellement, il fut décidé de balancer tout ça dans la Mer Baltique, à 1000 mètres de profondeur au moins. Mais, encore plus officieusement, les bateaux chargés de dégager ces centaines de milliers de tonnes de matos chimique mortel, pour économiser du fric, l’ont plutôt lourdé pas trop loin des côtes, à une quinzaine de mètres de fond environ.

Et pour être bien sûr que tout cela serait légal, les Alliés convinrent qu’on ne devrait plus en reparler avant une cinquantaine d’années; et même, décidèrent les USA lorsque ce délai se rapprochât (satané temps qui s’acharne à s’écouler !), pendant deux bonnes décennies de plus.

Sur ces entrefaites, l’histoire commença tout de même, un peu plus de soixante années après ce forfait environnemental, à faire (précisément) surface. Le creusement d’un gazoduc n’y étant pas pour rien, non plus… et voici votre serviteur, épluchant les rapports des commissions de l’Assemblée, et tombant sur ce petit bijou de surréalisme. En l’occurence, une référence de la commission mixte m’a conduit à étudier ce document émanant du Conseil de l’Europe (un gros machin pas très connu qui sera abordé plus en détail entre ces pages prochainement).

Nan mais, c’est juste pour vous montrer comment ça marche, la démocratie, en matière environnementale :

 

Résolution 1612 (2008)

1. Les Alliés (les Etats-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni, la France et l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS)) ont hérité des munitions chimiques qui n’ont pas été utilisées par l’Allemagne durant la seconde guerre mondiale. Ces stocks représentaient en tout environ 300 000 tonnes, dont à peu près 65 000 tonnes de substances toxiques à usage militaire: 39 % d’ypérite (gaz moutarde), 18 % de tabun (un agent neurotoxique), 11 % de gaz lacrymogène et 9 % de phosgène (un gaz suffocant). Ils contenaient 14 types d’agents chimiques toxiques.

2. Lors de la Conférence de Potsdam (1945), les Alliés ont décidé de transporter ces munitions chimiques dans l’océan Atlantique pour les déverser dans des sites profonds. La tâche a été répartie entre les Alliés en fonction de leurs capacités. Le Royaume-Uni a reçu environ 65 000 tonnes, l’URSS environ 35 000 tonnes, le reste revenant aux Etats-Unis.

3. La clause de l’accord qui prévoyait que les munitions chimiques seraient transportées par bateau dans l’océan Atlantique et déversées à des profondeurs supérieures à 1 000 mètres n’a pas été respectée. On sait maintenant qu’elles ont été déversées en mer du Nord et en mer Baltique, à des profondeurs n’excédant parfois pas quelques dizaines de mètres.

4. Les Alliés sont convenus de classer secrètes les informations à ce sujet et ont décidé qu’elles ne pourraient être rendues publiques avant cinquante ans. En 1997, les ministères de la Défense du Royaume-Uni et des Etats-Unis ont prolongé de vingt ans le secret recouvrant l’information relative aux opérations menées en 1946 et 1947. Il est regrettable qu’actuellement le droit international n’oblige pas les Etats à fournir des indications détaillées sur la localisation des munitions chimiques déversées.

5. Il est, par conséquent, extrêmement difficile de déterminer quel est aujourd’hui l’état de ces munitions chimiques ainsi que les risques qu’elles constituent pour l’environnement marin.

6. L’Assemblée parlementaire rappelle dans ce contexte sa Recommandation 1571 (2002) sur la prévention des risques écologiques par la destruction des armes chimiques et sa Résolution 1295 (2002) sur l’état de l’environnement de la mer Baltique, ces deux textes mentionnant entre autres les munitions chimiques déversées en mer Baltique après la seconde guerre mondiale.

7. Elle rappelle aussi la recommandation de l’Assemblée baltique sur l’observation des munitions chimiques déversées dans la mer Baltique (2003) et sa résolution sur les dangers liés à la construction du gazoduc dans la mer Baltique (2005), ainsi que les appels de la Conférence parlementaire de la mer Baltique, lancés dans le cadre des résolutions adoptées à Reykjavík en 2006 et à Berlin en 2007, à une évaluation transparente et en concordance avec les obligations internationales de la faisabilité du gazoduc, et à la réalisation des études d’évaluation de l’impact environnemental du projet.

8. La contribution la plus importante à l’étude sur l’état actuel des munitions chimiques déversées a été celle de la Commission pour la protection de l’environnement marin de la zone de la mer Baltique (Commission d’Helsinki, HELCOM). Son rapport publié en 1995 analyse les divers types et quantités de munitions déversées, et précise les zones de déversement, les caractéristiques des munitions déversées et leur état, ainsi que les risques sanitaires et environnementaux qu’elles pourraient entraîner. Il contient aussi des lignes directrices et des recommandations à l’intention des pêcheurs sur la conduite à suivre en cas de découverte accidentelle de munitions chimiques en mer.

9. HELCOM est d’avis qu’il ne faut pas récupérer ces munitions chimiques des fonds marins, mais les laisser là où elles se trouvent. Cet avis est d’ailleurs partagé par la plupart des experts ayant étudié le sujet.

 

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Ce qui change au 1er janvier 2009

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Source : AFP

Prestations familiales, prime-transport, coup de pouce à l’achat de logement, Livret A, assurance-chômage… Voici ce qui change début janvier 2009 :

 

FAMILLE

. Augmentation de 3% des prestations familiales: allocations familiales, prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), complément familial, majoration d’aide à la famille pour l’emploi d’une assistante maternelle, allocation d’éducation de l’enfant handicapé, de parent isolé, notamment. Ainsi, une famille de deux enfants touchera 123,92 euros d’allocations familiales, l’allocation mensuelle de base de la Paje passe à 177,95 euros.

. Le plafond du montant des cotisations de l’Aged (allocation de garde d’enfant à domicile) est revalorisé de 1,5%.

. Les aides au logement (allocations de logement, aide personnalisée au logement, forfait charges) sont revalorisées de 2,95%.

 

RETRAITE

. Les salariés du privé ne voulant pas partir à la retraite à 65 ans pourront prolonger leur activité jusqu’à 70 ans, même sans l’accord de leur employeur.

. A compter de 2009, les retraites seront revalorisées le 1er avril et plus le 1er janvier.

 

SECURITE SOCIALE

Le plafond de la Sécurité sociale, utilisé pour le calcul de certaines cotisations sociales (assurance vieillesse, régimes complémentaires de retraite notamment) passera à 2.859 euros par mois, soit une hausse de 3,1%.

 

RMI

Le revenu minimum d’insertion est revalorisé de 1,5% au 1er janvier et atteint 454,63 euros (pour une personne seule sans enfant)

 

EMPLOI, CHOMAGE

. Le 5 janvier, est mis en place le nouvel organisme issu de la fusion entre l’ANPE et les Assedic, Pôle Emploi.

. Les partenaires sociaux se prononcent début janvier sur la réforme de l’assurance chômage, qui modifie les règles d’indemnisation des nouveaux demandeurs d’emploi (à partir du 1er janvier 2009) et prévoit une baisse des cotisations sous conditions (à partir du 1er juillet).

. Au 1er janvier, le chômage partiel sera indemnisé sur la base de 60% du salaire horaire brut, au lieu de 50% (texte à parapher par les partenaires sociaux).

 

BUDGET, FISCALITE

. Taxe de 1,1% sur les revenus du patrimoine, pour financer le revenu de solidarité active (RSA) mis en place le 1er juillet 2009, et remplaçant notamment le RMI. [NDLR : A-HA ! Je le savais ! Ces enfoirés en profitent pour détruire le RMI !]

. Plafonnement global des niches fiscales à 25.000 euros plus 10% du revenu imposable.

. Plafonnement de certaines niches qui offraient auparavant des avantages fiscaux sans limitation (investissement dans les DOM-TOM, location de meublés..). [NDLR : Plus l'investissement dans le patrimoine... précisément les trois niches qui, bien que non limitées, avaient au moins une sorte de justification... les centaines d'autres étant largement plus absurdes...]

. Maintien de la demi-part fiscale accordée à un parent ayant élevé seul un enfant pendant au moins cinq ans, au-delà des 26 ans de l’enfant. La demi-part était accordée auparavant sans la limite des cinq ans. [Faut attendre 31 ans, donc... Sympa pour les jeunes adultes qui vivent avec leur mère ou leur père...]

. La redevance audiovisuelle (116 euros par an), doit être indexée sur l’inflation, et devrait se situer entre 118 et 119 euros.

. Augmentation du prix des passeports, qui deviennent biométriques: de 60 à 89 euros pour les adultes, de 30 à 45 euros pour les 15-18 ans. Gratuit jusqu’à présent pour les moins de 15 ans, il coûtera désormais 20 euros.

 

EPARGNE, BANQUE

Fin du monopole sur le Livret A: le 1er janvier, toutes les banques françaises pourront distribuer le Livret A, réservé jusque-là à la Banque Postale et aux Caisses d’Epargne.

 

ASSURANCES

. Habitation: hausse des tarifs comprise entre 2 et 5%

. Santé: Les mutuelles vont augmenter leurs tarifs en moyenne de 3,5 à 4% pour compenser l’effet d’une nouvelle taxe destinée à financer l’assurance maladie. Les assurances privées augmenteront aussi leurs tarifs.

. Auto: stabilisation, voire recul des tarifs (jusqu’à -4%)

 

LOGEMENT

. Doublement du prêt à taux zéro pour l’achat d’un logement neuf en 2009 (à partir du 15 janvier).

. Réduction d’impôt pour l’achat d’un logement neuf, pour le louer, avant le 31 décembre 2012. La réduction, étalée sur 9 ans, est égale à 20% du prix de revient de l’acquisition.

 

TRANSPORT

. Prime-transport: les employeurs devront prendre en charge la moitié de l’abonnement au transport collectif de leurs salariés pour leur trajet domicile-travail (décret à paraître).

. La SNCF doit annoncer en janvier une carte de réduction pour les familles défavorisées et les familles monoparentales (sous conditions de revenus). [En bref, deux casses sociales du gouvernement vont être remises en place... si on est sages...]

. En Ile-de-France, la « carte orange » disparaît en février, remplacée par le passe Navigo.

 

SECURITE ROUTIERE

. Formation obligatoire de trois heures pour les motocyclettes d’une cylindrée d’au plus 125 cm3 et d’une puissance d’au plus 11 kW (15 ch).

 

ENVIRONNEMENT

. Annualisation du malus écologique sur les voitures les plus polluantes: 160 euros par an pour les véhicules émettant plus de 250 gr de CO2 par kilomètre. Concerne les véhicules acquis et immatriculés pour la première fois en France à partir du 1er janvier 2009.

. Le système bonus-malus à l’achat d’une voiture est maintenu: bonus pour les véhicules neufs émettant moins de 130 gr CO2/km pouvant aller jusqu’à 1.000 euros, malus pour ceux émettant plus de 160 gr CO2/km, dont sont exonérés les handicapés.

. Lancement d’un écoprêt à taux zéro pour aider les particuliers à financer des travaux d’isolation thermique ou de rénovation énergétique de leur résidence principale.

 

TELEVISION PUBLIQUE

Fin de la publicité le 5 janvier pour les chaînes de télévision publique entre 20H00 et 6H00 du matin, avant une suppression complète d’ici fin 2011.

 

UNIVERSITE

Autonomie pour 20 universités pilotes (sur 85) qui vont gérer elles-mêmes leurs budgets. [et disposer d’un Conseil d’Administration caporalisé, dont voici la nouvelle composition :

L’effectif du conseil d’administration passe d’entre 30 et 60 membres à entre 20 à 30 membres.

 

La composition du conseil d’administration subit certaines modifications : il est plus largement composé de personnalités extérieures, dont des représentants des collectivités territoriales (notamment la région), du monde socio-économique et un dirigeant d’entreprise. Cependant, il n’intègre plus obligatoirement de représentants d’organisations syndicales de salariés, des associations scientifiques et culturelles, des organismes du secteur de l’économie sociale et des grands services publics. La communauté universitaire. est moins représentée dans ce conseil. La part minimum des étudiants et des personnels IATOS diminue (respectivement de 20 à 10 % et de 10 à 6,7 %)

avant la loi LRU après la loi LRU[9]
nombre de
membres
de 30 à 60 de 20 à 30
étudiants et personnes en
formation continue
de 20 à 25 % de 3 à 5
(de 10,7% à 22,7 %)
IATOS de 10 à 15 % 2 ou 3
(de 6,9% à 14,3 %)
enseignants chercheurs
et assimilés
de 40 à 45 % de 8 à 14
(de 33,3% à 53,8 %)
personnalités extérieures[10] de 20 à 30 % 7 ou 8
(de 24,1% à 38,1 %)

Le mode d’élection du conseil d’administration change pour les représentants des enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs: s’il s’agit toujours d’un scrutin de liste à un tour avec représentation proportionnelle, une prime majoritaire est introduite (la moitié des sièges à pourvoir est attribuée à la liste majoritaire, le reste étant réparti à la représentation proportionnelle). Le panachage n’est plus permis pour l’élection des représentants des personnels. Enfin, les listes des différentes catégories de personnels enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs peuvent se regrouper autour d’un « projet d’établissement ».

 

Les pouvoirs du conseil d’administration sont élargis. Notamment, il peut directement créer les unités de formation et de recherche, définit les principes généraux de répartition des obligations de service des personnels et propose la nomination des personnels après avis du comité de sélection. Ceci s’accompagne d’une réduction des attributions du conseil scientifique et du conseil des études et de la vie universitaire, qui n’ont plus pour rôle de proposer au conseil d’administration les orientations à adopter (respectivement sur la politique scientifique et sur les enseignements), mais sont simplement consultés sur celles-ci. Ils peuvent cependant émettre des vœux.)

 (Source : Wikipédia)

 

JUSTICE

. Suppression de 55 tribunaux de commerce. [déjà que le cadre de l'instruction y avait supprimé... les petits commerçants vont encore plus douille, en cas de litige concurrentiel avec un gros, par exemple...]

. Tutelles : entrée en vigueur du « mandat de protection future », qui permet de désigner pour soi-même ou pour un enfant handicapé, un ou plusieurs mandataires en cas d’incapacité future. [Waaaah... quelle révolution ! Et les cellules individuelles, c'est pour quand, donc ?]

Pacte européen sur l’immigration : un gros ratage ?

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Interview parue dans le blog « Hexagone », par Catherine Coroller, journaliste à Libération : http://immigration.blogs.liberation.fr/coroller/2008/12/le-pacte-europe.html

 

Il faudrait rajouter à ce constat, fort instructif, du flou des régulations actuelles sarkoziennes, un coût exorbitant pour chaque immigré clandestin expulsé (20 000 Euros si on fait  la moyenne), des méthodes brutales et iniques (le piège de l’entretien pour accorder un visa, qui se transforme en départ forcé, les enfants attendus à la sortie de l’école…), et même, un « rendement » risible : En effet, une bonne part des immigrés clandestins renvoyés de cette manière, sont des roumains ; les nouveaux accords européens avec la Roumanie permettant à ceux-ci de revenir, sans problème, dès qu’ils le voudront…

Quand on pense que la société privée chargée d’évaluer le travail des ministres sarkoziens, malgré une cote de popularité auprès des français en chute libre, décerne un presque sans-faute pour Hortefeux… Aaaah la courtisanerie, ses ors, ses fastes, son détachement complet de la réalité…

 

 

Christophe Bertossi, politologue, directeur du programme de recherche «Migrations, Identités, Citoyenneté» de l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Paris et chercheur associé à l’Université de Warwick (Grande-Bretagne) réagit au Pacte européen sur l’immigration, censé organiser l’immigration légale et lutter contre l’immigration irrégulière. Interview.

 

Brice Hortefeux présente le pacte sur l’immigration comme un succès de la présidence française de l’Union européenne, qu’en pensez-vous?

Je vois ce Pacte européen avant tout comme un signal pour l’opinion publique. Premier signal, les gouvernements admettent que les politiques dites «d’immigration zéro» ne marchent pas, que la crise démographique et les besoins économiques en Europe imposent de faire appel à une nouvelle main-d’œuvre immigrée. Or, après trente années de discours anti-immigration, il n’est pas facile d’expliquer au public que l’on va rouvrir les frontières. C’est ce que dit le Pacte: lutter contre l’immigration irrégulière et organiser l’immigration légale, avec une coordination entre pays européens. C’est là le second signal: les Etats seuls ne peuvent rien. L’immigration étant un phénomène global, c’est au niveau européen que les politiques migratoires peuvent être efficaces. Avec ce Pacte, les Européens entérinent cette idée mais sans rien résoudre. Pour moi, le Pacte est plus un diagnostic qu’une solution, même si on peut considérer que la présidence française de l’UE a été un succès diplomatique en parvenant à un accord avec les 26 autres Etats membres.

 

Pour Hortefeux, ce pacte est un tournant dans la politique d’immigration européenne.

Pour le coup, c’est un rendez-vous manqué. Le document ne donne pas à l’Europe une politique commune. Ce n’est pas un texte contraignant mais une pétition de principes, un compromis politique qui masque des désaccords. Surtout, on part sur de mauvaises bases. L’enjeu aujourd’hui est de donner à l’Europe les moyens de réguler un phénomène global. Les migrations créent une interdépendance entre toutes les régions du globe, avec plus de 200 millions de migrants dans le monde. Une simple politique de contrôle des frontières ne suffit plus. Elle est même contre-productive. Il faut donc travailler, certes en partenariat entre les pays de transit et de départ comme le propose le Pacte, mais surtout sur tous les aspects des migrations. Or ce travail n’a pas lieu car on limite ce partenariat à des objectifs d’abord sécuritaires. Regardez l’insistance sur la lutte contre l’immigration irrégulière. L’immigration reste perçue comme un problème. En même temps, l’Europe comme les pays du Sud ont besoin de cette mobilité. L’argent que les migrants renvoient dans leur pays d’origine dépasse 330 milliards de dollars en 2007.

 

Quelle est la réalité de la pression migratoire subie par les pays développés?

Déjà, il y a une ambiguïté dans le fait de parler de «pression migratoire» car l’Europe a besoin des migrations. Et les ministères en charge de l’immigration en Europe ne savent pas vraiment mesurer l’ampleur de cette soi-disant «pression». Les gouvernements entretiennent l’idée que toute l’Afrique veut venir en Europe. L’Europe est la première destination des migrants dans le monde, c’est vrai, mais si 60% des migrants viennent dans les pays du Nord, 40% restent dans un pays du Sud. Quant aux demandeurs d’asile, les deux tiers restent dans un pays proche du leur. La mobilité internationale n’est pas seulement orientée Sud-Nord mais aussi Sud-Sud.

 

Tout de même, l’immigration irrégulière n’est pas qu’un fantasme.

Quel est le dilemme aujourd’hui? Plus les politiques d’immigration sont restrictives, plus elles produisent des populations en situation irrégulière. Comment expliquer aux opinions publiques que les immigrés irréguliers sont d’abord le résultat de ces politiques? La majeure partie des sans-papiers est arrivée de façon régulière mais a basculé dans l’irrégularité parce que son titre de séjour n’a pas été renouvelé. Selon les estimations, il y aurait entre 3 et 5 millions d’irréguliers en Europe, dont 200 000 à 400 000 en France. Refuser de les régulariser et préférer les expulser ne mène à rien. Lorsque la France reconduit chaque année 25 000 ou 30 000 étrangers, cela veut dire qu’il faudrait entre 8 et 14 ans pour réduire ce seul stock. Or la population d’irréguliers continue d’augmenter, entre 50 000 et 100 000 chaque année. Les expulsions deviennent donc sans effet, mais cette population reste en situation de fragilité juridique et sociale. Aucun Etat n’a intérêt à voir se développer sur son territoire une population en situation irrégulière. En s’enfermant dans une logique d’expulsions, les politiques migratoires n’ont pas pour objet de réguler les migrations mais elles sont surtout destinées à l’opinion publique. Du coup, les gouvernements sont de plus en plus dépendants de la réussite de politiques qu’ils ne peuvent pas réussir. Cela alimente un vote d’extrême-droite. On retrouve cela dans le Pacte, avec le refus de toute régularisation dite «massive et collective» en Europe. C’est irréaliste. On est face à une question fondamentale de responsabilité politique.

 

Lire la suite de ‘Pacte européen sur l’immigration : un gros ratage ?’ »

USA : Barack Obama et les vieux capitalistes pourris

Un autre article du Réseau Voltaire, très intéressant…

Bon, rappelons que l’idéologie de ce média est d’extrême-gauche tendance « tous pourris » et « y’a des complots partout »; ce qui n’est pas nécessairement imprudent de nos jours Innocent, mais bon quand même, il vaut mieux éviter les procès d’intentions systématiques…

Cet article relate donc des relations qui pourraient se concrétiser, une fois l’administration Obamaen place, incluant effectivement certains des pires escrocs du système ultralibéral américain actuel…

Brrrr…

 

 

Obama a déclaré sans équivoque sa volonté de s’attaquer aux échecs politiques du gouvernement Bush, et de « démocratiser » le système financier états-unien. Barack Obama, le président élu, affirme être déterminé à inverser la tendance :

 

« Rappelons-nous que si cette crise financière nous a appris quelque chose, c’est que nous ne pouvons avoir une Wall Street prospère pendant que le commun des mortels souffre. Dans ce pays, nous nous élevons ou chutons en tant que nation, en tant que peuple. » [1]

 

Avec désinvolture, les démocrates reprochent au gouvernement Bush la débâcle financière d’octobre.
Obama a fait savoir qu’il établira un programme politique tout autre, qui servira les intérêts du commun des mortels :

« Demain, vous pourrez tourner la page sur les politiques qui poussent à la cupidité et à l’irresponsabilité de Wall Street devant le dur labeur et le sacrifice des hommes et des femmes de la rue. Demain, vous pourrez choisir les politiques qui investissent dans notre classe moyenne, créent de nouveaux emplois et accroissent cette économie, de sorte que tout le monde ait une chance de réussir, du directeur général à la secrétaire et au concierge, du propriétaire de l’usine aux ­hommes et femmes qui y travaillent. » [2]

Obama est-il engagé dans le « domptage de Wall Street » et dans la « neutralisation des marchés financiers » ?
Ironiquement, cette politique de « cupidité et d’irresponsabilité » fut instaurée sous le gouvernement Clinton.
Le Financial Services Modernization Act (FSMA ou loi de modernisation des services financiers) de 1999 a incité à abroger la Glass-Steagall Act de 1933. La Glass-Steagall Act, ce pilier du « New Deal » du président Roosevelt, fut instaurée en réponse au climat de corruption, de manipulation financière et de « délit d’initié » qui mena à la faillite de plus de 5000 banques dans les années qui suivirent le krach de Wall Street en 1929.
Dans le cadre du Financial Services Modernization Act de 1999, le contrôle effectif de l’ensemble du secteur des services financiers des États-Unis (incluant les compagnies d’assurance, les fonds de pension, les titres, etc.) a été cédé à une poignée de conglomérats financiers et à leurs associés, les fonds spéculatifs (hedge funds).

 

Les instigateurs du désastre financier

 

Qui sont les artisans de cette débâcle ?

Ironie amère, l’équipe de transition du président élu Barack Obama songe à présent aux instigateurs du désastre financier pour le poste de secrétaire au Trésor :

Lawrence Summers [3] a joué un rôle clef dans le lobbying au Congrès pour l’abrogation du Glass Steagall Act. Sa nomination opportune au poste de secrétaire au Trésor par le président Clinton en 1999 a permis de forcer l’adoption du Financial Services Modernization Act en novembre 1999. Au terme de son mandat à la tête des Finances, il est devenu président de l’université de Harvard (2001-2006).

Paul Volker était président de la Réserve fédérale dans les années 1980 de l’ère Reagan. Il a joué un rôle central dans la mise en œuvre de la première phase de déréglementation financière, qui a favorisé la foule de faillites, fusions et acquisitions menant à la crise financière de 1987. Timothy Geithner [4] est directeur général de la Banque de la Réserve fédérale de New York (FRBNY), la plus puissante institution financière privée d’Amérique. Il est aussi ancien fonctionnaire des Finances du gouvernement Clinton. Il a travaillé pour Kissinger Associates et fut aussi en poste au FMI. La FRBNY joue un rôle en coulisses dans la mise au point de la politique financière. Geithner agit pour le compte de puissants financiers derrière la FRBNY. Il est en plus membre du Council on Foreign Relations (CFR).

Jon Corzine, aujourd’hui gouverneur du New Jersey, est un ancien directeur général de Goldman Sachs. Au moment de la rédaction de cet article, le favori d’Obama pour le poste de secrétaire au Trésor était Larry Summers.

Lawrence Summers, professeur d’économie à l’université de Harvard, a servi d’économiste en chef à la Banque mondiale (1991–1993). Il a contribué à la conception des réformes macro-économiques imposées à nombre de pays émergents endettés. Dans le cadre du programme d’ajustement structurel (PAS), parrainé par le FMI et la Banque mondiale, l’impact social et économique de ces réformes a été dévastateur, entraînant une extrême pauvreté.
La période de Larry Summer à la Banque mondiale coïncidait avec l’effondrement de l’Union soviétique et l’imposition de la « médecine économique » mortelle du FMI et de la Banque mondiale en Europe de l’Est, dans les anciennes républiques soviétiques et dans les Balkans.
En 1993, Summers est passé au Trésor des États-Unis. Il a d’abord occupé le poste de sous-secrétaire au Trésor pour les affaires internationales et, plus tard, secrétaire d’État adjoint. En liaison avec ses anciens collègues du FMI et de la Banque mondiale, il a joué un rôle clef dans l’élaboration du « traitement de choc » économique lié au train de réformes imposées à la Corée du Sud, à la Thaïlande et à l’Indonésie, lors de l’apogée de la crise asiatique de 1997.
Les accords de plan de sauvetage négociés avec ces trois pays ont été coordonnés au Trésor par Summers, en liaison avec la Banque de la Réserve fédérale de New York et les institutions de Bretton Woods à Washington. Summers a travaillé en étroite collaboration avec le directeur général adjoint du FMI, Stanley Fischer, nommé ensuite gouverneur de la Banque centrale d’Israël.
Larry Summers est devenu secrétaire du Trésor en juillet 1999. C’est un protégé de David Rockefeller. Ce fut l’un des principaux artisans de l’infâme Financial Services Modernization Act, qui, purement et simplement, légitima le délit d’initié et la manipulation financière.

 

« Mettre le renard à la garde du poulailler »

 

Summers est aujourd’hui consultant pour Goldman Sachs et directeur général de D.E. Shaw Group, un organisme de fonds spéculatifs. En tant que gestionnaire de fonds de spéculation, ses contacts avec les Finances ainsi que Wall Street lui procurent de précieuses informations privilégiées sur le mouvement des marchés financiers. Sous la gouverne de Larry Summers, et en conséquence directe de la crise financière, le D.E. Shaw Group a fait des bénéfices records. A la fin octobre 2008, à l’apogée de la crise financière, le D.E. Shaw Group a annoncé 7 milliards de dollars de revenu, en augmentation de 22% sur l’année précédente, « avec près de trois fois plus d’argent dans la main qu’il y a un an » (2theadvocate.com, 31/10/08).

Mettre un gestionnaire de fonds de spéculation (ayant des liens avec l’establishment financier de Wall Street) en charge des Finances équivaut à placer le renard à la garde du poulailler.

 

Le Consensus de Washington

 

Summers, Geithner, Corzine, Volker, Fischer, Phil Gramm, Bernanke, Hank Paulson, Rubin, sans oublier Alan Greenspan, et autres, sont des copains. Ils jouent au golf ensemble ; ils ont des liens avec le Council on Foreign Relations et les Bilderberg ; ils ­agissent de concert conformément aux intérêts de Wall Street ; ils se rencontrent à huis clos ; ils sont sur la même longueur d’onde ; ils sont démocrates et républicains.

Bien qu’ils puissent être en désaccord sur certaines questions, ils sont fermement attachés au consensus Washington-Wall Street. Ils sont absolument impitoyables dans la gestion de leurs opérations économiques et financières. Leurs actions sont motivées par le profit. En dehors de leur strict intérêt envers le « rendement » des « marchés », ils sont peu concernés par la « vie des êtres humains », par l’impact de l’éventail d’implacables ré­formes macro-économiques et financières sur la vie des gens, réformes qui poussent à la faillite des secteurs entiers de l’activité écono­mique.

Le raisonnement sous-jacent au discours économique néolibéral est souvent cynique et méprisant. A cet égard, le discours économique de Lawrence Summers se distingue. Il est connu chez les écologistes pour avoir proposé de déverser les déchets toxiques dans les pays du tiers monde, car, là-bas, les gens ont la vie plus courte et le coût de main-d’œuvre est extrêmement bas, ce qui signifie essentiellement que la valeur de marché des gens du tiers monde est très inférieure. Selon Summers, cela rend l’exportation des matières dangereuses vers les pays pauvres beaucoup plus « rentable ». En 1991, une note de service controversée de la Banque mondiale, signée par l’économiste en chef Larry Summers, indique ce qui suit (extraits) :

 

« Industries ‹sales› : Juste entre vous et moi, la Banque mondiale ne devrait-elle pas encourager davantage la migration des industries sales vers les pays les moins déve­loppés ? Je pense à trois raisons :
1) La mesure du coût de la pollution altérant la santé dépend des gains prévus de l’augmentation de la morbidité et de la mortalité. […] De ce point de vue une quantité donnée de pollution affectant la santé doit être faite dans le pays ayant les coûts les plus faibles, qui sera le pays dont les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique derrière le déchargement de déchets toxiques dans le pays aux salaires les plus bas est irréprochable et nous devons la regarder en face.
2) Le coût de la pollution est susceptible d’être non linéaire, car l’augmentation initiale de pollution a sans doute un coût très bas. J’ai toujours pensé que les pays sous-peuplés d’Afrique sont infiniment peu pollués, la qualité de leur air est sans doute considérablement peu rentable par rapport à Los Angeles ou Mexico. Ce qui empêche l’amélioration du bien-être mondial du commerce de la pollution de l’air et des déchets, c’est le seul fait déplorable que tant de pollution soit produite par des industries non négociables (transport, production d’électricité), et que le coût unitaire du transport des déchets solides soit si élevé.
3) La demande d’un environnement propre pour des raisons esthétiques et de santé est susceptible d’avoir une très grande élasticité de revenus. [La demande augmente avec le niveau de revenu]. L’inquiétude à propos d’un agent ayant une chance sur un million de provoquer le cancer de la prostate est de toute évidence beaucoup plus élevée dans un pays où les gens sur­vivent au cancer de la prostate que dans un pays où le taux de mortalité des moins de 5 ans est de 20% […]. »
(Date : 12 décembre 1991 – Pour : Distribution – De : Lawrence H. Summers – Objet : GEP [GEP signifie Bonnes Pratiques Environnementales, ndt]) [5]

 

L’attitude de Summers sur l’exportation de la pollution vers les pays émergents a eu un impact marqué sur la politique environne­mentale des États-Unis :
En 1994, « 
pratiquement tous les pays du monde se sont dissociés des réflexions de ‹logique économique› de M. Summers formé à Harvard, sur le déversement des poisons des pays riches chez leurs voisins plus pauvres, et ils ont décidé d’interdire l’exportation des déchets dangereux de l’OCDE vers les pays [émergents] non membres de l’OCDE dans le cadre de la Convention de Bâle. Cinq ans plus tard, les États-Unis sont l’un des rares pays n’ayant toujours ni ratifié la Convention de Bâle ni l’Amendement d’Interdiction de la Convention de Bâle sur l’exportation des déchets dangereux de l’OCDE vers les pays hors OCDE. » [6]

 

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USA : 115 mensonges sur les attentats du 11 Septembre

Le Réseau Voltaire, un ensemble (comme son nom l’indique) de médias « non-alignés », c’est-à-dire indépendants financièrement et carrément d’extrême-gauche idéologiquement, publie un petit résumé des mensonges les plus énormes proférés sur les attentats du 11 Septembre.

ATTENTION ! Comme je l’ai précédemment dit, ami lecteur, dans un précédent article consacré à ce sujet, il convient de ne pas prendre ces infos pour argent comptant, vérité ultime, et autre « oh la la ça y est je viens de découvrir un énormes secret maintenant » ; Il s’agit d’un énonce de faits certes troublants, mais pas forcément TOUS avérés , ou aussi révélateurs qu’il n’y parait…

…malgré tout, bon, en voici 115. Dans le tas, y’a de quoi s’amuser avec les piètres talents falsificateurs des services secrets américains (Mention spéciale pour le fait que l’Air Force One de George W. Bush n’était même pas escorté par des chasseurs lorsqu’il est « revenu de l’école où il était passé, comme ça, par hasard, ce jour-là »).

 

Pour chaque mensonge, on se référera aux analyses du professeur David Ray Griffin dans son ouvrage Omissions et manipulations de la Commission d’enquête. Les chiffres entre parenthèse renvoient aux pages du livre dans son édition originale états-unienne.

1. L’omission de la preuve qu’au moins six des pirates de l’air présumés (dont Waleed al- Shehri, que la Commission accuse d’avoir poignardé une hôtesse de l’air du vol UA11 avant que celui-ci s’écrase sur la tour Nord du World Trade Center) sont toujours vivants (19-20). [NDLR : Avéré, vérifiez… bon, je vais pas annoter les 115 points, à vous de faire vos recherches, mais y’a, à mon avis, pas mal de pertinence là-dedans !]

2. L’omission des preuves concernant Mohamed Atta (comme son penchant signalé pour l’alcool, le porc et les danses érotiques privées – lap dances – ) sont en contradiction avec les affirmations de la Commission selon lesquelles il était devenu un fanatique religieux (20-21).

3. La confusion volontairement créée autour des preuves que Hani Hanjour était un pilote trop incompétent pour amener un avion de ligne à s’écraser sur le Pentagone (21-22).

4. L’omission du fait que les listes des passagers (flight manifests) rendues publiques ne contenaient aucun nom d’Arabe (23).

5. L’omission du fait qu’un incendie n’a jamais causé l’effondrement total d’un bâtiment à structure d’acier, ni avant ni après le 11 Septembre (25).

6. L’omission du fait que les incendies des Tours Jumelles n’étaient ni extrêmement étendus, ni particulièrement intenses, ni même très longs en comparaison avec d’autres incendies dans des gratte-ciels (de structures) similaires, qui eux ne se sont jamais écroulés (25-26).

7. L’omission du fait qu’étant donné l’hypothèse que les effondrements aurait été provoqués par l’incendie, la Tour Sud, touchée plus tard que la Tour Nord et en proie à des flammes de moindre intensité, n’aurait pas dû s’effondrer la première (26).

8. L’omission du fait que le bâtiment n°7 du WTC (qui n’a pas été touché par un avion et qui ne fut le théâtre que de petits incendies localisés) s’est aussi écroulé, un événement que l’Agence Fédérale pour le Traitement des Situations d’Urgence (FEMA) a reconnu ne pouvoir expliquer (26).

9. L’omission du fait que l’effondrement des Tours Jumelles (et du bâtiment n°7) présente au moins 10 caractéristiques d’une démolition contrôlée (26-27). 10. L’assertion que le coeur de la structure de chacune des Tours Jumelles était « un puits d’acier vide », une affirmation qui nie la présence de 47 massives colonnes d’acier qui constituaient en réalité le coeur de chaque tour et qui, selon la théorie de « l’empilement des étages » (the « pancake theory ») explicative des effondrements, aurait dû restées dressées vers le ciel sur de nombreuses dizaines de mètres (27-28).

11. L’omission de la déclaration de Larry Silverstein [le propriétaire du WTC] selon laquelle il décida, en accord avec les pompiers, de « démolir » (to « pull », argot technique) le bâtiment n°7 (28).

12. L’omission du fait que l’acier des bâtiments du WTC fut rapidement déblayé de la scène du crime et embarqué sur des navires à destination de l’étranger AVANT qu’il puisse être analysé pour y déceler des traces d’explosifs (30).

13. L’omission du fait que le bâtiment n°7 ayant été évacué avant son effondrement, la raison officielle invoquée pour le déblaiement rapide de l’acier [sur ce site] (que certaines personnes puissent être encore vivantes sous les décombres) ne faisait aucun sens dans ce cas précis (30).

14. L’omission de la déclaration du maire R. Giuliani selon laquelle il avait été prévenu que le WTC allait s’effondrer (30-31).

15. L’omission du fait que Marvin Bush, le frère du Président, et son cousin Wirt Walker III étaient tous les deux directeurs de la société chargée de la sécurité du WTC (31-32).

16. L’omission du fait que l’aile Ouest du Pentagone [celle effectivement touchée] était la moins susceptible d’être prise pour cible par des terroristes de al-Qaida, pour plusieurs raisons (33- 34).

17. L’omission de toute discussion pour établir si les dommages sur le Pentagone étaient compatibles avec l’impact d’un Boeing 757 se déplaçant à plusieurs centaines de kilomètres/heure (34).

18. L’omission du fait qu’il existe des photos montrant que la façade de l’aile Ouest ne s’est effondrée que 30 minutes après la frappe, et aussi que le trou d’entrée apparaît bien trop petit pour un Boeing 757 (34).

19. L’omission de tout témoignage contradictoire au sujet de la présence ou de l’absence de débris visibles d’un Boeing 757 que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du Pentagone (34-36).

20. L’absence de toute discussion pour établir si le Pentagone disposait d’un système de défense anti-missile capable d’abattre un avion de ligne commercial, bien que la Commission suggéra que les terroristes d’al-Qaida n’attaquèrent pas une centrale nucléaire parce qu’ils assumaient qu’elle serait ainsi défendue (36).

21. L’omission du fait que les images de différentes caméras de surveillance (y compris celles de la station service en face du Pentagone, dont le film fut confisqué par le FBI immédiatement après la frappe) pourraient sans doute donner une réponse à ce qui a réellement percuté le Pentagone (37-38).

22. L’omission de la référence du Ministre de la Défense D. Rumsfeld à « un missile [utilisé] pour endommager [le Pentagone] » (39).

23. L’approbation apparente de la réponse totalement insatisfaisante à la question de savoir pourquoi les agents des Services Secrets permirent au Président Bush de rester dans l’école de Sarasota à un moment où, selon la version officielle, ils auraient dû assumer qu’un avion détourné aurait pu prendre l’école pour cible (41-44).

24. L’échec à expliciter pourquoi les Services Secrets n’ont pas demandé la protection de chasseurs pour [l’avion présidentiel] Air Force One (43-46).

 

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Dieudonné fait führer au Zénith

http://www.dailymotion.com/video/ksuILkKVHo5tLLTr0Y

Après ce coup d’éclat, Dieudonné ne pourra plus nier (hahaha) son passage, corps et armes, à l’extrême-droite.

Que dis-je, ami lecteur ? Evidemment, qu’il s’en défendra. Car Dieudonné est un « innocent artiste » qui exerce sa « libre expression », et « aime déranger ».

Tant mieux pour lui. Il faut dire que, ce fameux soir où il a fait remettre un « Prix d’infréquentabilité, etc… » à Robert Faurisson, par un de ses techniciens déguisé en déporté juif (avec l’étoile jaune, donc), Dieudonné avait convié là une sacrée brochette de marrants : La famille Le Pen, Kémi Séba – le gourou qui aime manipuler les gamins noirs avec ses théories communautaristes et, évidemment, racistes, et enfin, des représentants ultras de la cause palestinienne.

Que du rire, donc. Et pas une ombre d’antisémtisme gratuit, nooooooon, que croyez-vous mon bon monsieur, tout ça c’est « pour rire », c’est de la « liberté d’expression ».

Le problème, ami lecteur, n’est pas que Dieudonné fasse un skètche douteux sur Moïse, ou Jésus ; Cela, c’est son problème, et on est dans un pays libre, que je sache… le problème, est qu’un type comme Robert Faurisson, lui, n’est pas une blague. Ce n’est pas une œuvre d’Art ; il s’agit d’un révisionniste, un vrai, et je ne veux pas arguer qu’on ne devrait absolument pas toucher à l’histoire officielle parce-que-sinon-le-ciel-va-nous-tomber-sur-la-tête, évidemment qu’on peut faire des recherches et remettre en question des faits précédemment établis ; C’est quand même le boulot des historiens ; Mais moi, je me suis tapé les travaux de Faurisson. Et leur conclusion, peu importe la pertinence relative de certaines de ses analyses, est pure absolutiste : les chambres à gaz n’ont jamais existé.

Et là, le problème, c’est que ça ne me fait plus rire du tout, ami lecteur. Pourquoi jouer au docteur de la bonne morale ? Parce que c’est mon droit. Dieudonné a le droit de se foutre de qui il veut, j’ai le droit de ne pas trouver ça drôle ; et de voir dans sa discussion, sur scène, pendant trois quatre minutes, avec Faurisson, plus qu’un gag, mais une véritable accointance ; et de trouver que la présence de leaders d’extrême-droite dans la salle, ce soir-là, n’est pas qu’une pure coïncidence, d’autant que Dieudonné finit son spectacle sur le témoignage d’avoir été bastonné, ainsi qu’une vieille dame, par des « miliciens »… Bref, certains verront dans cette pathétique soirée une volonté de faire un coup d’éclat, encore un, à peine plus foireux que les autres ;  Quant à moi, je veux bien m’accorder sur le « foireux », mais pour le reste, ceci ne me semble plus être un amusement… mais de la politique, froide et calculatrice.

Note : Le coup de théâtre final, seule réelle pointe d’humour à mon sens, n’est pas venu de ce qui se passait sur scène… puisque Jean-Marie Le Pen a trouvé « un peu choquant » ce numéro avec un faux déprtéo. Je ne dis pas que le chef frontiste aurait dû se gausser grassement, mais c’est amusant de voir que la tentative de séduction de Dieudonné tombe à plat. Muahaha !

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