Dieudonné fait führer au Zénith

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Après ce coup d’éclat, Dieudonné ne pourra plus nier (hahaha) son passage, corps et armes, à l’extrême-droite.

Que dis-je, ami lecteur ? Evidemment, qu’il s’en défendra. Car Dieudonné est un « innocent artiste » qui exerce sa « libre expression », et « aime déranger ».

Tant mieux pour lui. Il faut dire que, ce fameux soir où il a fait remettre un « Prix d’infréquentabilité, etc… » à Robert Faurisson, par un de ses techniciens déguisé en déporté juif (avec l’étoile jaune, donc), Dieudonné avait convié là une sacrée brochette de marrants : La famille Le Pen, Kémi Séba – le gourou qui aime manipuler les gamins noirs avec ses théories communautaristes et, évidemment, racistes, et enfin, des représentants ultras de la cause palestinienne.

Que du rire, donc. Et pas une ombre d’antisémtisme gratuit, nooooooon, que croyez-vous mon bon monsieur, tout ça c’est « pour rire », c’est de la « liberté d’expression ».

Le problème, ami lecteur, n’est pas que Dieudonné fasse un skètche douteux sur Moïse, ou Jésus ; Cela, c’est son problème, et on est dans un pays libre, que je sache… le problème, est qu’un type comme Robert Faurisson, lui, n’est pas une blague. Ce n’est pas une œuvre d’Art ; il s’agit d’un révisionniste, un vrai, et je ne veux pas arguer qu’on ne devrait absolument pas toucher à l’histoire officielle parce-que-sinon-le-ciel-va-nous-tomber-sur-la-tête, évidemment qu’on peut faire des recherches et remettre en question des faits précédemment établis ; C’est quand même le boulot des historiens ; Mais moi, je me suis tapé les travaux de Faurisson. Et leur conclusion, peu importe la pertinence relative de certaines de ses analyses, est pure absolutiste : les chambres à gaz n’ont jamais existé.

Et là, le problème, c’est que ça ne me fait plus rire du tout, ami lecteur. Pourquoi jouer au docteur de la bonne morale ? Parce que c’est mon droit. Dieudonné a le droit de se foutre de qui il veut, j’ai le droit de ne pas trouver ça drôle ; et de voir dans sa discussion, sur scène, pendant trois quatre minutes, avec Faurisson, plus qu’un gag, mais une véritable accointance ; et de trouver que la présence de leaders d’extrême-droite dans la salle, ce soir-là, n’est pas qu’une pure coïncidence, d’autant que Dieudonné finit son spectacle sur le témoignage d’avoir été bastonné, ainsi qu’une vieille dame, par des « miliciens »… Bref, certains verront dans cette pathétique soirée une volonté de faire un coup d’éclat, encore un, à peine plus foireux que les autres ;  Quant à moi, je veux bien m’accorder sur le « foireux », mais pour le reste, ceci ne me semble plus être un amusement… mais de la politique, froide et calculatrice.

Note : Le coup de théâtre final, seule réelle pointe d’humour à mon sens, n’est pas venu de ce qui se passait sur scène… puisque Jean-Marie Le Pen a trouvé « un peu choquant » ce numéro avec un faux déprtéo. Je ne dis pas que le chef frontiste aurait dû se gausser grassement, mais c’est amusant de voir que la tentative de séduction de Dieudonné tombe à plat. Muahaha !

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