Shirin Ebadi censurée en Iran
13 janvier, 2009 @ 3:10 Actu Internationaaaale (+165)

  Ce n’est guère surprenant, ami lecteur, mais le mouvement défendant les Droits de l’Homme de Shirin Ebadi, vient d’être fermé en Iran, témoignant encore de la vision conservatrice du régime, malgré ses dirigeants… En effet, qu’on en doute ou non, l’Iran est bel et bien une démocratie. Ses élections sont influencées, certes, mais le peuple a déjà réussi à imposer des dirigeants plus « tolérants » et « ouverts » que d’autres; Seulement, les conservateurs – des soi-disant religieux défendant surtout leurs intérêts – même lorsqu’ils sont mis en minorité, continuent à imposer leur loi… au travers des assassinats, par exemple.

  Shirin Ebadi a lutté contre ce système. Il y a quelques semaines, son mouvement a été démantelé, c’est-à-dire que son local a été saisi par les autorités iraniennes.Dernièrement, le harcèlement à son encontre a empiré, allant jusqu’à des accusations de haute trahison de la part des « révolutionnaires » iraniens :

Source : Chroniques orientales (blog du Figaro)

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  Les ennuis se poursuivent pour le Prix Nobel de la paix. Jeudi, environ 150 manifestants s’en sont, cette fois-ci, pris à son domicile. Après l’avoir encerclé, ils ont commencé à saccager la façade du petit bâtiment, en arrachant la plaque de cuivre de son cabinet d’avocat, niché au rez-de-chaussée de l’immeuble, tout en scandant des slogans l’accusant de « soutenir l’intervention militaire israélienne ».

Une semaine après la fermeture forcée du Cercle de défenseurs des Droits de l’homme, dont elle membre, la juriste iranienne avait déjà reçu, il y a quelques jours, une étrange visite : celle de soit disant « inspecteurs des impôts », qui auraient exigé d’avoir accès aux fichiers de ses ordinateurs.

Un peu plus tard dans la journée, l’agence de presse Mehr avait rapporté que Shirin Ebadi était accusée de ne pas avoir payé ses taxes…. Une accusation absurde quand on sait que cette militante pour la démocratie travaille souvent bénévolement pour ses clients qui n’en ont pas les moyens, – étudiants sous pression, prisonniers politiques, etc.

En fait, le message est clair. Shirin Ebadi dérange. Au cours de ces derniers mois, elle n’a pas hésité à dénoncer ouvertement l’aggravation de la situation des droits de l’homme dans son pays. Du coup, ses détracteurs veulent la faire taire. A tout prix.

Avant-hier, un nouveau site d’information iranien, le Students News Network, apparemment proche du Ministère des renseignements iraniens, écrivait :

« Une des activités anti-étatique du Centre consistait à fournir des informations diverses de l’intérieur du pays aux Nations Unies, dans le but d’une résolution sur la situation des droits de l’homme contre l’Iran. Mr Ban Ki-Moon a mentionné explicitement l’importance de ces rapports dans les préparatifs d’une telle résolution…. Ce genre de comportement n’est-il pas semblable au transfert et à la vente d’information aux étrangers ? ».

En hommage au combat de Shirin, ami lecteur, je poste ici une part de sa biographie sur Wikipédia.

La liberté vaincra !

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Shirine Ebadi (en persan : شیرین عبادی, Shirin ‘Ebādi) (née le 21 juin 1947 à Hamadan en Iran), est une avocate iranienne, défenseur active des droits de l’homme. Elle a reçu le Prix Nobel de la paix en 2003 pour son action en faveur des droits de l’homme et de la démocratie. C’est la première femme musulmane et la première iranienne à recevoir ce prix.

Elle fut aussi la première femme en 1974 à être juge en Iran. Elle a dû abandonner son poste en 1979 à cause de la révolution iranienne lorsque des religieux conservateurs ont pris en main le pays et fortement limité le rôle des femmes.

Elle enseigne actuellement le droit à l’Université de Téhéran et œuvre pour la défense des droits des enfants et des femmes.

Elle est la porte-parole officieuse des femmes iraniennes qui ont joué un rôle clé dans la campagne présidentielle de Mohammad Khatami et depuis elle se bat pour que les femmes aient un plus grand rôle dans la vie publique.

Elle est aussi connue pour prendre la défense des dissidents de premier plan comme celle de la famille de Dariush Farouhar et de son épouse qui ont été retrouvés battus à mort. Il s’agit d’intellectuels menacés par des extrémistes opposés à la politique de Khatami qui a libéré le droit d’expression.

En 2000, Ebadi a été accusée d’avoir distribué une cassette vidéo montrant un de ces extrémistes religieux révélant que des dirigeants conservateurs sont à l’origine de ces violences. Elle a été condamnée pour cela à une peine d’emprisonnement et une interdiction d’exercer. Ceci a attiré l’attention du monde sur les violations des droits de l’homme en Iran.

Assadollah Badamchian, un politicien conservateur iranien, a qualifié le prix Nobelrécompensée pour les services rendus à l’oppression et au colonialisme occidentaux. d »infamie » ajoutant que Chirine Ebadi avait été récompensée pour les services rendus à l’oppression et au colonialisme occidentaux.

Elle fait partie de la direction de l’Organisation iranienne de protection des droits de l’enfant et de l’Association des défenseurs des droits de l’Homme en Iran. Pour ses actions politique, elle a obtenu le prix Rafto en 2001 avant d’obtenir en 2003 le Prix Nobel de la paix.

En juillet 2004, elle est devenue la marraine de la promotion 2004 de l’école nationale de la magistrature. En novembre 2006, elle a reçu de Jacques Chirac les insignes de commandeur de la Légion d’honneur.

En octobre 2007, elle intervient au Forum Mondial de l’Economie Responsable qui se tient à Lille sur le thème de la diversité.

-jrdf
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