Les manifestations dégénèrent en Nouvelle-Calédonie

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Six personnes ont été blessées, mercredi, dont un gendarme touché par des tirs de fusil de chasse. Marie-Luce Penchard, la secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, regrette la «démarche d’affrontement systématique» du syndicat indépendantiste USTKE.

Les manifestations dégénèrent en Nouvelle-Calédonie dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) coeur-

Pas d’apaisement dans le territoire français de Nouvelle-Calédonie. Six personnes, dont deux gendarmes, ont été blessées mercredi, alors que l’archipel est perturbé depuis une dizaine de jours par des manifestations d’un syndicat indépendantiste, l’USTKE.

Les troubles ont eu lieu à la périphérie de Nouméa (voir la carte ci-dessous), la ville principale de ce territoire situé à 1.500 kilomètres de l’Australie et qui jouit d’une large autonomie au sein de la République française. L’un des deux gendarmes blessés a été atteint par des tirs de fusil de chasse, l’autre par un jet de boulon, tandis que quatre manifestants ont été blessés. Vu la tournure des évènements, les forces de l’ordre se sont ensuite repliées. En fin de journée, les émeutiers barraient à nouveau la route et caillassaient les voitures circulant à proximité.

Lundi, de violents affrontements avaient déjà fait une trentaine de blessés parmi les forces de l’ordre. Le lendemain, onze personnes ont été arrêtées. Marie-Luce Penchard, la secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, a regretté «une démarche d’affrontement systématique» du syndicat indépendantiste USTKE, mais estime cependant qu’une solution au conflit entre le syndicat et la compagnie aérienne locale pourrait être trouvée «dans 24 heures».

Soutenu à Paris par l’extrême gauche, l’USTKE multiplie les manifestations et les blocages d’entreprises pour protester contre l’incarcération fin juin de son président, Gérard Jodar, et de cinq adhérents après un coup de force à l’aérodrome local. Les syndicalistes intervenaient alors dans un conflit social au sein de la compagnie aérienne locale Aircal, enlisé depuis mars.

L’USTKE réclame notamment que le protocole d’accord conclu le 10 juin «avec la direction du travail et avalisé par les avocats» de la compagnie, soit signé par la direction. «Tant que ce protocole n’est pas signé, on continue la mobilisation», a annoncé, vice-présidente de l’USTKE, qui s’estime trahi par le président du gouvernement calédonien.

«Aircal est un prétexte. Ce qui est fondamentalement recherché par l’USTKE, c’est de créer de la tension», a déclaré le haut-commissaire, Yves Dassonville. Pour José Bové, le haut-commissaire est au contraire «le premier responsable» de la montée des tensions dans l’archipel. Yves Dassonville «dit ne pas vouloir discuter sous la contrainte, mais la réalité c’est que le dialogue n’existe pas. Et ce, sur fond d’un refus de rééquilibrage de l’emploi en faveur des kanaks et des insulaires», estime le nouvel élu européen d’Europe-Écologie.

-jrdf
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