Nos enfants nous accuseront

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  Ami lecteur, j’en profite pour revenir sur un débat organisé en présence de Ségolène Royal, sur la question des pesticides, fongicides et autres machins chimiques répandus à tout-va sur ce qui tombe dans nos assiettes.

  A cette occasion, fut projeté le film « Nos enfants nous accuseront » (hélas interrompu pour cause de mauvais timing… mais c’est une autre histoire – grrrr quand même); Ce film de Jean-Paul Jaud, qu’on peut trouver bancal, trop bucolique, ou peu novateur, a tout de même le mérite de présenter, de manière assez exhaustive, le problème.

  A savoir, une époque dans laquelle les agriculteurs se baladent en scaphandriers, avec des enfants malformés, des saignements de nez, des maux de tête et des dépressions redoutables. L’époque de l’agriculture intensive; et parce qu’une image vaut parfois mieux qu’un long discours, je retiens celle d’un paysan bio (le film est une ode à cette méthode de production) comparant son champ avec celui, limitrophe, d’un partisan des pesticides.

  La différence est aussi nette qu’entre le jour et la nuit : la terre du premier est meuble, parcourue par des asticots, molle et marronnâtre; la seconde est sèche, même à 20 centimètres de profondeur, stérile, grise et friable.

  Je conseille donc le visionnage de ce reportage, que l’article suivant détaillera encore un peu, à tous ceux qui se sentent concernés, non seulement par ce qu’ils ingurgitent, mais par leur espérance de vie, tout simplement et par la situation de leurs congénères, dans les zones rurales. Parce que des enfants qui meurent ou se retrouvent handicapés en bas-âge, à cause d’un champ pulvérisé de produits toxiques, c’est peut-être tout sauf drôle.

  A voir, dans la même veine, le stupéfiant reportage « Le Monde selon MonSanto », qui couvre également ce sujet (film plus négatif certes, puisque « Nos enfants nous accuseront » propose certaines solutions), et révèle – délirant voyage – les méandres de cette multinationale responsable de famines, de suicides et de morts par pollution (PCB, dioxine, etc…).

 

http://www.dailymotion.com/video/x6r5g4

 

Source : http://www.cdurable.info/Nos-enfants-nous-accuseront-un-film-de-Jean-Paul-Jaud,1238.html

 

Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement. 70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution et 40% à l’alimentation. Chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants. En France, l’incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l’homme. Dans un petit village français au pied des Cévennes, le maire a décidé de faire face et de réagir en faisant passer la cantine scolaire en Bio. Ici comme ailleurs, la population est confrontée aux angoisses de la pollution agro-chimique. Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.

C’est la première fois, sans doute depuis Le Monde du silence de Jacques Yves Cousteau (Palme d’or du Festival de Cannes 1956), que le cinéma français s’intéresse à un sujet sur l’environnement. Si la préservation de l’univers marin était déjà une cause précieuse, celle de l’alimentation de nos enfants l’est bien plus encore. Pour ne pas dire urgente. Après avoir parcouru les paysages sensoriels français avec sa série des « Quatre Saisons pour… », Jean-Paul Jaud fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique, notamment celle de nos enfants.

Le film « Nos enfants nous accuseront » raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menace une jeune génération exposée aux 76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays, un maire décide de prendre le taureau par les cornes en donnant un exemple d’une politique sans compromission. Alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur les dérives scandaleuses d’un système économique qui fait passer ses profits et ses intérêts avant la santé de la population.

Les différents intervenants du film, enfants, parents, enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus, scientifiques, chercheurs, livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leurs travaux à la caméra. Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposeront des solutions, à condition que les différents organes de décision prennent leurs responsabilités. Des témoignages édifiants et bouleversants sur une réalité qu’il est urgent de maîtriser. Combien de maladies, de tumeurs, d’infirmités, de tragédies humaines sont-elles en train de proliférer sans que l’on ne fasse rien, ou si peu ?

Le film commence à l’Unesco, lors d’un colloque réunissant des sommités mondiales de la médecine, signataires de l’Appel de Paris. Un seul mot d’ordre : Non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas de les avoir abandonnées.

 

Un film au service d’une vérité qui blesse.

 

-jrdf
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