Crise du lait : actions et revendications

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Source : http://www.ledauphine.com/crise-du-lait-ils-ont-manifeste-hier-devant-la-prefecture-contre-la-chute-du-prix-du-lait-la-colere-des-producteurs-et-eleveurs-deborde-@/index.jspz?article=199129

 

 

Les producteurs de lait du département des Hautes-Alpes sont passés à l’action hier matin, devant la préfecture. Ils étaient une cinquantaine, à l’appel des syndicats Union laitière 05, FDPL 05, Jeunes agriculteurs et FDSEA 05 à vouloir crier leur colère face à la chute du prix du lait.
Ils ont commencé par renverser environ 300 litres de lait devant les grilles d’entrée de la préfecture. Grilles bien gardées par les forces de l’ordre déployées pour la circonstance, empêchant les manifestants d’entrer.
Puis c’est à la chaux et à la sulfateuse que les rosiers et le perron ont été copieusement arrosés.

 

Les manifestants n’en sont pas restés là : ils ont apporté bois et barbecue pour une grillade-party au goût amer, avant de monter un mur en brique de lait, obstruant l’entrée de la préfecture. En début d’après-midi, une délégation de jeunes agriculteurs nouvellement installés ou en cours d’installation était reçue par le sous-préfet.

 

 « Nous n’arrivons plus à payer les charges »

 

Tout au long de cette matinée, l’ambiance était tendue, notamment entre policiers et Crise du lait : actions et revendications dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) manifestants. Il faut dire que la colère monte depuis plusieurs jours chez les producteurs de lait haut-alpins. Une colère teintée d’amertume et de déprime, visible sur les visages de bon nombre d’agriculteurs qui avaient parfois du mal à contrôler leurs émotions.

 

« L’outil de régulation des cours du lait est cassé, résume Sandrine Hauser, présidente des Jeunes agriculteurs des Hautes-Alpes. Une région comme la nôtre ne résistera pas. Toute la production de lait va finir par disparaître. On n’en peut plus. Sans parler de s’octroyer un salaire, nous n’arrivons pas à payer toutes les charges de l’exploitation. Nous sommes plusieurs à devoir aller travailler à côté pour vivre. Jusqu’à présent, nous étions la tête dans le guidon, entre les bêtes à s’occuper et les foins à assurer. Aujourd’hui, nous sommes pris à la gorge car tous les impôts et autres charges tombent ».

 

 « Que le Gouvernement nous rende les 40 € »

 

La présidente des JA poursuit : « Nous nous sommes aperçus que les laiteries n’y étaient pour rien. C’est bien le Gouvernement qui a fait signer des accords où le cours du lait est descendu à 270 € la tonne. Nous demandons donc au Gouvernement de rendre les 40 € perdus. Or, c’est à partir de 300-310 € la tonne que nous pouvons payer les charges d’exploitation. C’est seulement à partir de 350 € que nous pourrons toucher de petits salaires ».

 

Des briques de lait offertes à La Petite Ourse et au Secours catholique

 

L’action des producteurs laitiers s’est conclue par une belle note de solidarité : le millier de briques de lait qui a servi à la construction du mur de protestation devant la préfecture a été offert à deux associations caritatives, La Petite Ourse et le Secours catholique.

 

 

REPÈRES

 

Combien ?

Sur les Hautes-Alpes, on compte 206 points de collecte du lait. Avec les Gaec, ce sont 270 exploitations qui sont installées.

Les revendications des manifestants portent notamment sur le maintien de quotas laitiers pour les zones de montagne en particulier ; ils revendiquent la somme supplémentaire de 40 € par tonne et la suspension des charges et impôts pour l’année 2009.


Par Frédéric FAYS.

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