Les coups pleuvent au sein de la droite italienne
24 septembre, 2010 @ 3:53 Actu Internationaaaale (+165)

La rivalité entre Silvio Berlusconi et Gianfranco Fini atteint de nouveaux sommets en Italie alors que pleuvent des accusations de calomnies, de mensonges et de coups tordus à l’approche du vote de confiance, la semaine prochaine, au Parlement.

Consommé cet été, le divorce entre les deux co-fondateurs du parti du Peuple de la liberté (PDL) a conduit le gouvernement italien au bord de la dislocation. 

Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés, reproche à Silvio Berlusconi de gérer l’Italie comme l’une de ses entreprises privées. « Il Cavaliere » accuse son ancien allié de trahison et le dit aveuglé par son ambition personnelle.

Avec 34 députés et dix sénateurs lui ayant témoigné leur loyauté, Gianfranco Fini peut théoriquement mettre Silvio Berlusconi en minorité s’il mêle ses voix à celle de l’opposition.

Mais les partisans du président du Conseil, à force de manoeuvres et de rapprochements, disent avoir gagné à leur cause suffisamment d’élus centristes pour mettre en échec toute motion de censure.

Les deux camps pourront se compter mercredi prochain, lorsque Silvio Berlusconi prononcera un discours de politique générale avant de se soumettre à un vote de confiance. Une chose semble pratiquement certaine aujourd’hui: il n’y aura pas de réconciliation d’ici mercredi.

« Reste à voir si, au-delà des chiffres, le centre droit peut réussir à gérer des relations qui se sont dégradées de manière irréparable à un niveau humain », écrit l’éditorialiste du Corriere della Sera.

APPARTEMENT À MONACO

La polémique est montée d’un cran cette semaine, le camp Fini accusant le gouvernement de s’être servi des services de renseignement pour chercher à le discréditer.

« Le problème aujourd’hui concerne la démocratie dans notre pays », a résumé vendredi Italo Bocchino, l’un des plus proches lieutenants de Fini, invité de la chaîne Sky TG24.

Le gouvernement a réagi en dénonçant des propos diffamatoires et irresponsables.

Des affaires de corruption en série impliquant des ministres et d’autres proches de Berlusconi ont donné autant de munitions au camp Fini. Mais les alliés du chef du gouvernement disposent également d’armes dans cette bataille fratricide.

Il Giornale, que dirige le frère de Silvio Berlusconi, publie chaque jour depuis des semaines une série d’articles accusant Fini d’irrégularités au sujet d’un appartement à Monaco légué en 1999 par un partisan de son ancien parti, l’Alliance nationale.

Ce logement aurait été vendu à un prix inférieur au marché à une société off-shore derrière laquelle se trouverait le frère de sa compagne, Elisabetta Tulliani.

Le dernier document en date alimentant cette affaire est une lettre émanant des autorités de l’île de Sainte-Lucie, dans les Caraïbes, censée établir un lien entre le frère de Tulliani et cette société off-shore.

Gianfranco Fini a catégoriquement démenti ces accusations, et affirme que la lettre versée au dossier est un faux produit par un homme d’affaires étroitement lié à Berlusconi.

Henri-Pierre André pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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