La tension reste vive entre la Chine et le Japon
25 septembre, 2010 @ 1:50 Actu Internationaaaale (+165)

Les tensions entre le Japon et la Chine n’ont pas été apaisées samedi par la libération du capitaine d’un chalutier chinois détenu pendant deux semaines sur l’archipel nippon, Pékin exigeant des excuses et un dédommagement que lui refuse Tokyo.

Arrêté le 8 septembre après une collision entre son chalutier et deux vedettes de la garde-côte nippone en mer de Chine orientale, près d’îlots revendiqués par les deux pays, le capitaine Zhan Qixiong a pu quitter le Japon samedi pour se rendre à Fuzhou, ville côtière chinoise.

Il y a été accueilli par un représentant du ministère des Affaires étrangères, a rapporté l’agence officielle Chine nouvelle.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a ensuite exprimé sa colère et exigé des excuses et une indemnisation de la part du Japon.

« Ce geste a gravement porté atteinte à la souveraineté chinoise et aux droits d’un ressortissant chinois et le gouvernement chinois proteste vivement », écrit le ministère dans un communiqué publié sur son site internet.

« Le Japon doit des excuses et un dédommagement à la Chine après cet incident », ajoute-t-il.

La Chine souligne en outre que sa revendication sur les îles près desquelles a eu lieu la collision, appelées archipel des Diaoyu par Pékin et îles Senkaku par Tokyo, est « incontestable », ce que le Japon a rejeté.

« Il n’y a aucun différend territorial à régler au sujet des Senkaku », a répliqué le ministère japonais des Affaires étrangères dans un communiqué. « La réclamation par la Chine d’excuses ou de dédommagements est sans fondement et elle est absolument inacceptable. »

FAIBLESSE

Malgré ses exigences, la Chine a aussi invité le Japon à régler leurs contentieux par le dialogue.

Le Premier ministre nippon, Naoto Kan, a lui aussi invité les deux principales puissances économiques d’Asie à nouer des relations saines.

« Il me semble nécessaire que le Japon et la Chine gèrent les choses calmement », a-t-il dit à New York en marge de l’assemblée générale de l’Onu.

Cette crise surgie au coeur d’une zone potentiellement riche en ressources gazières illustre à nouveau la méfiance persistante entre les deux géants asiatiques, notamment depuis l’occupation d’une partie de la Chine par le Japon durant la Seconde Guerre mondiale.

Dans la presse japonaise, certains éditorialistes ont interprété la libération du capitaine du chalutier comme un aveu de faiblesse à l’égard de la Chine.

« Il est possible que cela ait donné l’impression que le Japon cède sous la pression », écrit ainsi Asahi Shimbun, un journal influent.

Pour Sun Cheng, expert en relations sino-japonaises à l’université de sciences politiques de Pékin, il faudra du temps pour améliorer les relations entre les deux pays.

« Que le Japon s’excuse ou dédommage (la Chine), ce n’est pas l’essentiel, il s’agissait surtout de faire comprendre que la Chine ne transigerait pas sur la souveraineté » sur les îles, a-t-il dit.

Peu avant la libération de Zhan, la Chine a interpellé sur son territoire quatre Japonais accusés d’infraction à la législation sur la protection des installations militaires. Le gouvernement japonais a démenti tout lien entre ces deux affaires.

Ces quatre Japonais seraient employés d’une entreprise nippone de travaux publics, Fujita. Une porte-parole de l’entreprise a dit qu’ils étaient en Chine avec un employé chinois dans le cadre d’un projet de récupération d’armes chimiques abandonnées en Chine par l’armée japonaise à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Avec Yoko Nishikawa et Chikako Mogi à Tokyo, Clément Guillou et Bertrand Boucey pour le service français

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