Nicolas Sarkozy confirme le transfert de grandes écoles à Saclay

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Nicolas Sarkozy a confirmé vendredi le transfert sur le plateau de Saclay de plusieurs grandes écoles, provoquant l’inquiétude du maire de Paris qui craint que ces déménagements « décidés sans concertation » n’affaiblissent la capitale.  

En visite sur le futur campus de Saclay, au sud de Paris, dont il veut faire un pôle scientifique et technologique de classe mondiale, le chef de l’Etat a indiqué que ces transferts lui permettraient d’atteindre la « masse critique » nécessaire.

Sont concernées notamment l’Ecole centrale de Paris, l’Ensae (Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique), l’ensemble Ecole des mines de Paris-Institut des télécoms, l’Ecole normale supérieure de Cachan, l’Agro Paris Tech et un pôle biologie-pharmacie-santé qui s’appuiera sur les équipes de l’université de Paris-Sud.

Le plateau de Saclay, qui accueille déjà Polytechnique et Supelec et des centres de recherche de grands groupes comme Danone, Thalès et bientôt EDF, ambitionne dans le projet gouvernemental d’accueillir à l’horizon 2020 12.000 chercheurs et enseignants et 31.000 étudiants.

Il bénéficie pour cela d’une dotation de 850 millions d’euros du plan campus, qui sera complétée par une autre d’un milliard d’euros au titre des investissements d’avenir financés par le grand emprunt.

Dans un communiqué, le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, dénonce des annonces qui contredisent les projets scientifiques de deux des établissements concernés par les transferts, les Mines de Paris et Télécom.

Ceux-ci prévoyaient, selon lui, des schémas d’implantation bipolaire » avec le maintien d’activités à Paris alors que leurs bâtiments seront en fin de compte vendus « pour financer leur nouvelle installation ».

S’il dit soutenir le développement envisagé à Saclay, Bertrand Delanoë note que donner une nouvelle force à la recherche francilienne ne doit pas se fonder « sur l’affaiblissement des autres pôles de recherche, et notamment Paris ».

Nicolas Sarkozy lui avait répondu par avance en déclarant à Saclay que l’investissement dans la recherche « est un processus cumulatif, et non pas exclusif ».

« Je comprends que les responsables d’universités et de grandes écoles parisiennes puissent être inquiets que Saclay n’absorbe toutes les ressources. Mais je veux leur dire d’ici et aujourd’hui, qu’ils ne seront pas oubliés », a-t-il dit en demandant à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, que « tout soit fait, tout, pour accélérer les chantiers de l’opération campus, notamment à Paris ».

Yann Le Guernigou, édité par Gilles Trequesser

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