posts du 28 septembre, 2010


«Nous demandons la démission du président de l’Assemblée nationale»

«Nous demandons la démission du président de l’Assemblée nationale» dans La vie politique des socialistes (+190) nous-demandons-la-demission-du-president-de-l-assemblee-nationale 

Suite à l’inéquité dont il a fait preuve lors du débat sur les retraites, les députés de gauche demandent la démission du président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, dans une tribune parue dans Le Monde.

Jean-Marc Ayrault (SRC), Yves Cochet, (Gauche démocrate et républicaine), Roland Muzeau, (communistes, républicains et citoyens), Gérard Charasse, (radicaux de gauche) Martine Billard (Parti de gauche) rappellent le devoir d’impartialité du président de l’Assemblée nationale, c’est-à-dire de veiller au respect des droits de tous les députés, quelle que soit leur appartenance politique.

Devoir d’impartialité

Le mercredi 15 septembre, lors du débat sur les retraites à l’Assemblée, les députés de gauche considèrent que Bernard Accoyer «a failli à cet impératif» d’équité. «Sur les 64 heures réservées à ce texte, les députés socialistes se sont exprimés 20 heures», tandis que «les députés de la Gauche démocratique et républicaine n’ont disposé que de 8 heures et 35 minutes», rappellent les députés signataires de la démission de Bernard Accoyer.

Article 49.13

Les députés de gauche considèrent que certains points cruciaux de cette réforme n’ont jamais pu être abordés sérieusement, la retraite des femmes et le travail des seniors en tête, malgré l’enjeu d’un tel débat. Les députés de gauche ont alors demandé à bénéficier d’une explication de vote individuelle, prévue par l’article 49.13 du règlement et assorti d’aucune condition.

«En refusant ce droit aux parlementaires, Bernard Accoyer a pris la grave décision de violer le règlement de l’Assemblée qu’il préside» indiquent les députés. Devant les accusations d’obstruction proférées à leur encontre, les députés de gauche déclarent que «l’usage de l’article 49.13 aurait eu pour seul effet de repousser le vote de quelques heures».

Travail dans l’urgence

Les députés évoquent le travail du Parlement «de plus en plus dans l’urgence» avec un «usage quasi systématique de la procédure accélérée», soit «une seule lecture avant l’adoption définitive» d’un texte. Les députés signataires déplorent de ne plus pouvoir «débattre sereinement des sujets essentiels qui engagent l’avenir de la nation».

«En fin de compte, notre Assemblée est plus que jamais réduite à une Chambre d’enregistrement des exigences présidentielles» concluent les députés.

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LES ASSOCIATIONS HUMANITAIRES S’INQUIÈTENT DE LA MONTÉE DE LA MISÈRE

LES ASSOCIATIONS HUMANITAIRES S'INQUIÈTENT DE LA MONTÉE DE LA MISÈRE dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380)

Source : Reuters – Elizabeth Pineau

Près d’un ménage sur huit vit sous le seuil de pauvreté en France, où la montée de la misère, nourrie par la crise, touche de nouvelles populations et inquiète les associations caritatives.

Selon un rapport de l’Insee portant sur l’année 2008 publié mardi, la vie sous le seuil de pauvreté, établi à 950 euros par mois, concerne 13% de la population et 30% des familles monoparentales.

« On a constaté que la pauvreté grandissait. Nous avons une hausse de fréquentation de 20% dans nos permanences, ce qui est considérable », souligne Henriette Steinberg, secrétaire nationale du Secours populaire.

Cette année dans le Nord-Pas-Calais, son organisation a distribué en colis alimentaires en quatre mois ce qui l’avait été l’année dernière en cinq mois à la même période.

Toutes les régions sont concernées, y compris les zones rurales jusqu’ici plutôt épargnées.

La crise a fait affluer dans les centres d’aide des populations nouvelles: jeunes, retraités financièrement étranglés pour s’être portés caution pour leurs enfants, classes moyennes brusquement confrontées au chômage.

« Travailleurs en CDD et intérimaires ont été victimes dès septembre 2008 des premiers éléments de la crise », témoigne Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. « Des gens dans une grande détresse car confrontés à des codes sociaux qu’ils ne connaissaient pas jusqu’ici ».

Les populations les plus précaires, elles, le sont restées.

« Ceux qui étaient à fleur de l’eau, les mères seules, les employés à temps partiel qui gagnent les deux tiers du smic, ceux-là ne s’en sortent absolument pas », dit Patrick Doutreligne.

PAS DE PERSPECTIVE POUR LES JEUNES

Les jeunes souffrent aussi, à l’heure où 23% des 16-24 ans sont au chômage et où 120.000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplôme.

« Ils vivent non seulement un moment difficile dans leur vie, mais il n’y a pas de perspective », déplore Véronique Davienne, déléguée nationale adjointe d’ATD Quart-Monde.

Elle-même milite pour que les jeunes, souvent traumatisés par leur échec à l’école, se forment en travaillant.

« Si on est dans un atelier de menuiserie et qu’on ne sait pas transformer des centimètres en décimètres, là on peut se dire qu’il y a quelque chose à revoir », souligne-t-elle.

La mise en place l’an dernier du revenu de solidarité active (RSA), dont l’un des objectifs était de faire baisser la pauvreté, ne semble pas avoir bouleversé la donne.

« C’est une politique intéressante en période de développement économique mais là il n’y a même pas de petit boulot », dit Patrick Doutreligne. « Pour une majorité, le RSA n’a fait que remplacer le RMI et une minorité seulement voit une amélioration de ses ressources ».

En outre, « disposer du RSA est une course d’obstacles complexe », note Henriette Steinberg.

« Les dossiers à remplir sont compliqués, intrusifs et les personnes ne les ressentent pas comme un soutien, ils sont plus inquiets qu’autre chose », dit-elle.

Selon la Fondation Abbé Pierre, le coût de la vie a augmenté de 20% en dix ans, les loyers HLM ont été relevés de 29%, et les prix de l’immobilier, de 107%, obligeant certains ménages à consacrer plus de 50% de leurs revenus à leur logement.

Au-delà des chiffres, l’ancrage de la misère dans le pays change le rapport de la population à la détresse économique.

« Il y a une manière de plus en plus décomplexée de parler de personnes en situation de pauvreté », remarque Véronique Davienne. « Les familles se sentent mal perçues, comme si elles y mettaient de la mauvaise volonté. Ces choses-là ne sont pas vraiment dites mais elles sont induites, et c’est pesant ».

L’activité des bénévoles, toujours importante, se teinte d’inquiétude. « Les yeux s’ouvrent et il y a une vigilance sociale qui fait que les gens se demandent: ‘Est-ce que demain, ça ne va pas être moi ?’ », dit Henriette Steinberg.

Edité par Patrick Vignal

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