Régénérer notre Monde 1

Nicolas Chelay

REGENERER NOTRE MONDE
Edité par Edilivre en 2014, réédité gratuitement par l’auteur en 2020.

I.

J’écris ce livre comme je jetterais une bouteille à la mer, victime du naufrage de notre société – avec l’espoir de trouver quelqu’un qui partage mon point de vue.
Je m’appelle Nicolas Chelay, et j’ai trente ans. Depuis plus de dix années, je milite dans des organisations dites « de gauche ». En 2007, notamment, j’ai rejoint la démocratie participative de Ségolène Royal, j’ai participé à des assemblées, et j’ai réussi à faire remonter quelques idées. [Notes de l’édition 2020 : Le point 99, quant au renforcement des gardiens d’immeuble, du Pacte Présidentiel de 2007, est de mon fait.] J’ai intégré une section du Parti Socialiste, ainsi que le Mouvement des Jeunes Socialistes. Je cherchais, juste, la réponse à une question : Quel est le poids réel, l’influence réelle, d’un citoyen engagé ? Ainsi, j’ai participé à différentes élections, et ai intégré la Commission Administrative de ma section.
Quel est ce poids, alors ? Il est réel ! Il faut croire en la politique ! Loin de vouloir cracher sur mes camarades d’alors, j’atteste que le Parti Socialiste jouit d’une véritable démocratie interne !
Pourtant, constatant que le commerce éthique, la taxation de la finance, et la lutte contre la faim dans le monde n’étaient pas des grandes préoccupations de cette structure, je la quittai en 2011, doutant du fait que François Hollande puisse faire un bon Président, et montai avec ma mère et quelques amis mon mouvement – L’Alliance Confortiste Française. Nous étions dans la recherche de l’optimum de confort pour tous, à travers les actions humanitaires, l’Economie Sociale et Solidaire (qui représente tout de même, actuellement, un dixième de toute l’Economie française), une structure bâtie sur la démocratie participative, telle que Ségolène Royal avait pu me la faire découvrir, sans cotisation, et où l’on ne pourrait entrer qu’en produisant un travail intellectuel mis en commun, afin que chacun puisse apporter sa pierre à l’édifice confortiste !
J’étudiais les utopies (il en existe des dictionnaires entiers), les micronations, et plus encore, la social-démocratie scandinave, qui fournit un si haut niveau de vie, à notre sens, à ses citoyens, tel qu’il squatte le podium de l’Indicateur de Développement Humain, chaque année, depuis trois décennies ! Nous militions donc pour une économie de hauts salaires, la syndicalisation de masse des travailleurs (nécessaire pour rééquilibrer le rapport de force face au patronat), les modèles de sociétés autogérés, le développement par le biais de l’écologie…
De ces premiers temps, naquit une charte, que je reproduis ici, afin de donner au lecteur une idée plus précise de nos aspirations :

CHARTE DU CONFORTISME

I. La compétence, le potentiel et l’assiduité des travailleurs sont les seuls critères de recrutement, au sein d’une entreprise confortiste. A travail égal, salaire égal, sous l’égide d’une même représentation. Toute forme de discrimination est passible de bannissement.

II. Toute personne ou toute structure ayant été bannie du Confortisme, se voit retirer le droit d’utiliser ce nom – hormis le droit de formuler des critiques à son encontre. Le Siège Central du Confortisme se réserve le droit de juger, de bannir et de réintégrer des membres en fonction des preuves, des témoignages et de tout élément, récent ou non, découvert ou présenté.

III. Tous les membres d’une structure incriminée sont jugés séparément. Si un seul membre banni par le Confortisme subsiste dans l’entreprise, passé ce jugement, l’entreprise n’est plus considérée comme confortiste. Les recours auprès du Siège Central, afin de modifier ce jugement, sont toujours accordés en cas de présentation de nouveaux éléments – mais durant ce processus, l’entreprise ne peut se déclarer confortiste.

IV. La qualité a un coût, mais elle n’a pas de prix ! La satisfaction des clients est vitale. Les travaux de recherche et de développement sont encouragés, et peuvent être financés par le mutualisme confortiste.

V. Le Confortisme doit toujours utiliser le procédé, et les matériaux les moins polluants. La recherche de la qualité d’un produit se double donc d’une conscience aigue de l’impact de sa production, de son transport, de sa vente et de son utilisation sur l’environnement. Toute utilisation consciente de matériaux ou de procédés néfastes pour la santé des clients, des travailleurs, ou d’une tierce personne, est passible de bannissement.

VI. A mauvaise paye, mauvais travail ! Les salaires et conditions de travail de chacun sont déterminés par le processus démocratique confortiste, dans le respect de la législation existante. Outrepasser ce processus est synonyme de bannissement.

VII. La créativité des travailleurs est une composante essentielle de l’idéologie confortiste. Au sein du processus décisionnel, tout travailleur peut s’exprimer, afin d’améliorer l’activité de l’entreprise. Chaque remarque prononcée doit être enregistrée, et consignée. Le mutualisme confortiste favorise également la création de nouvelles structures.

VIII. Le Confortisme n’est pas une organisation syndicale. La syndicalisation des travailleurs est encouragée. Le point de vue syndical est pris en compte, au même titre que celui émanant d’une personne non-syndiquée, ou s’exprimant en tant qu’individu.

FIN DU PREMIER CHAPITRE

Une Réponse à “Régénérer notre Monde 1”

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