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ACTION !

  Ami lecteur,

  J’ai vécu ces dernières années à tes côtés, m’informant, recoupant, m’attristant et ouvrant ma grande gueule sur ces pages virtuelles.

  Cela ne me suffit plus, maintenant. Je ne veux plus me contenter de critiquer, je veux agir ! La famine frappe, les Etats se perdent dans la spirale de l’endettement, l’Union Européenne coupe ses aides aux démunis, et surtout, la monde connait actuellement un sursaut de liberté que je ne peux pas laisser passer.

  J’ai donc créé mon parti politique, l’Alliance Confortiste Française, afin de reprendre en main l’économie et la politique par la création d’entreprises éthiques (nous avons une Charte), puis par la promotion de nos idéaux à travers le processus démocratique. Afin que ce monde connaisse une hausse globale du niveau de vie. Afin que personne ne meure de faim. Afin de construire des logements pour tous. Entre autres choses.

  Voilà, trois semaines que le blog de l’ACF est lancé et déjà des retours positifs… c’est encourageant. Voici son URL : acf.revolublog.com

  Je compte y consacrer mon temps, et peut-être revenir sur ce blog lorsque le bébé pourra marcher tout seul. Quoiqu’il en soit, le JRDF reste en ligne. Merci, merci, merci encore pour ces centaines de milliers de connexions, ces milliers de commentaires, ces messages, merci, ami lecteur, d’exister et de nous avoir soutenu. Ce n’est pas un au revoir. C’est un appel ! L’heure est venue, pour nous, d’entrer dans le concret, et de montrer à ces saloperies de pillards et de mafieux qui dirigent maintenant la majorité de l’économie mondiale, et à leurs pions politiques, que le peuple peut penser et s’organiser. Oui, ça fait un peu anar, et alors, hein ? Plus sérieusement, l’ACF est proche du PS et on souhaite à Hollande – s’il se révèle intègre – tout le bonheur du monde dans ses projets présidentiels. Le règne de Sarkozy a encore fait monter la puissance des forces de l’argent.

  Eh bien, récupérons l’argent ! Récupérons le commerce ! Récupérons la politique ! Pour la démocratie, pour un meilleur partage des richesses, et pour un monde plus confortable !

  Salutations !

Revers pour les partisans de l’adoption homosexuelle

NDLR : Pour faire court, le Conseil Constitutionnel se cache derrière le mariage pour refuser, de leur part, une évolution du droit de l’adoption, par des couples homosexuels. 

Le Conseil constitutionnel n’a pas reconnu mercredi le droit aux couples de même sexe de partager l’autorité parentale, renvoyant aux législateurs la question de l’adoption homosexuelle. 

La décision a provoqué la colère des associations gays et lesbiennes pour qui les « Sages » ont créé une « discrimination constitutionnelle ».

Deux femmes vivant ensemble avaient saisi le Conseil constitutionnel sur l’article 365 du code civil qui empêche les couples homosexuels d’exercer sur leurs enfants une autorité parentale pleine et entière.

Le Conseil a jugé cet article conforme à la Constitution et l’a donc validé. L’article 365 du code civil, selon les juges constitutionnels, n’empêche pas « mener une vie familiale normale » qui, elle, « n’implique pas le droit à l’établissement d’un lien de filiation adoptive ».

De plus, « le législateur a estimé que la différence de situation entre les couples mariés et ceux qui ne le sont pas pouvait justifier, dans l’intérêt de l’enfant, une différence de traitement quant à l’établissement de la filiation adoptive à l’égard des enfants mineurs », rappelle le Conseil.

« Il ne lui appartient pas de substituer son appréciation à celle du législateur sur une telle question », souligne le texte, renvoyant la balle au Parlement.

C’est à lui qu’il revient de tirer les conséquences « en matière de filiation et d’autorité parentale, de la situation particulière de l’enfant élevé par deux personnes du même sexe ».

Pour l’association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), cette décision constitutionnalise « le fait que des enfants – 200 000 dans le cas des familles homoparentales – ne puissent pas bénéficier de la protection de deux parents alors même que le droit de la famille est construit autour de la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant ».

« Le principe d’égalité devant la loi est bafoué », dénonce l’APGL, qui demande au gouvernement de mettre un terme à cette « discrimination constitutionnelle ».

De son côté, l’association SOS Homophobie juge que le Conseil constitutionnel se situe « en dehors de la réalité » et dénonce « l’immobilisme total » de l’institution.

« Le mariage ne peut pas, ne doit pas et n’est plus le seul cadre au sein duquel l’intérêt supérieur de l’enfant peut être reconnu », dit-elle dans un communiqué.

SOS homophobie réclame « une fois de plus, que la classe politique gouvernante reconnaisse que les modèles familiaux qu’elle prône ne correspondent plus, aujourd’hui, non seulement à la réalité de la société, mais aussi à l’intérêt de l’enfant ».

Emile Picy et Laure Bretton, édité par Gilles Trequesser

Israël-Palestine : de fausse négociations pour une vraie victoire israélienne

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Source : NPA

Israël-Palestine : de fausse négociations pour une vraie victoire israélienne

Nouvelle pièce du puzzle stratégique israélien, les « négociations » israélo-palestiniennes ne déboucheront sur aucune reconnaissance effective des droits palestiniens. En démarrant, le 2 septembre, une série de rencontres avec l’Autorité palestinienne, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a obtenu ce qu’il voulait : des « négociations » avec ses conditions préalables, notamment la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Pendant ces pourparlers, sur le terrain rien ne change ou pas grand chose.

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Nouvelle donne internationale et européenne: le texte adopté

Le mercredi 8 septembre s’est tenu à huis clos le conseil national du PS. Au programme, le vote du texte de la convention «La nouvelle donne internationale et européenne», qui a été adopté à l’unanimité par le Conseil national, et sera soumis à l’amendement et au vote des militants le 30 septembre.

Le texte adopté

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«Nous demandons la démission du président de l’Assemblée nationale»

«Nous demandons la démission du président de l’Assemblée nationale» dans La vie politique des socialistes (+190) nous-demandons-la-demission-du-president-de-l-assemblee-nationale 

Suite à l’inéquité dont il a fait preuve lors du débat sur les retraites, les députés de gauche demandent la démission du président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, dans une tribune parue dans Le Monde.

Jean-Marc Ayrault (SRC), Yves Cochet, (Gauche démocrate et républicaine), Roland Muzeau, (communistes, républicains et citoyens), Gérard Charasse, (radicaux de gauche) Martine Billard (Parti de gauche) rappellent le devoir d’impartialité du président de l’Assemblée nationale, c’est-à-dire de veiller au respect des droits de tous les députés, quelle que soit leur appartenance politique.

Devoir d’impartialité

Le mercredi 15 septembre, lors du débat sur les retraites à l’Assemblée, les députés de gauche considèrent que Bernard Accoyer «a failli à cet impératif» d’équité. «Sur les 64 heures réservées à ce texte, les députés socialistes se sont exprimés 20 heures», tandis que «les députés de la Gauche démocratique et républicaine n’ont disposé que de 8 heures et 35 minutes», rappellent les députés signataires de la démission de Bernard Accoyer.

Article 49.13

Les députés de gauche considèrent que certains points cruciaux de cette réforme n’ont jamais pu être abordés sérieusement, la retraite des femmes et le travail des seniors en tête, malgré l’enjeu d’un tel débat. Les députés de gauche ont alors demandé à bénéficier d’une explication de vote individuelle, prévue par l’article 49.13 du règlement et assorti d’aucune condition.

«En refusant ce droit aux parlementaires, Bernard Accoyer a pris la grave décision de violer le règlement de l’Assemblée qu’il préside» indiquent les députés. Devant les accusations d’obstruction proférées à leur encontre, les députés de gauche déclarent que «l’usage de l’article 49.13 aurait eu pour seul effet de repousser le vote de quelques heures».

Travail dans l’urgence

Les députés évoquent le travail du Parlement «de plus en plus dans l’urgence» avec un «usage quasi systématique de la procédure accélérée», soit «une seule lecture avant l’adoption définitive» d’un texte. Les députés signataires déplorent de ne plus pouvoir «débattre sereinement des sujets essentiels qui engagent l’avenir de la nation».

«En fin de compte, notre Assemblée est plus que jamais réduite à une Chambre d’enregistrement des exigences présidentielles» concluent les députés.

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LES ASSOCIATIONS HUMANITAIRES S’INQUIÈTENT DE LA MONTÉE DE LA MISÈRE

LES ASSOCIATIONS HUMANITAIRES S'INQUIÈTENT DE LA MONTÉE DE LA MISÈRE dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380)

Source : Reuters – Elizabeth Pineau

Près d’un ménage sur huit vit sous le seuil de pauvreté en France, où la montée de la misère, nourrie par la crise, touche de nouvelles populations et inquiète les associations caritatives.

Selon un rapport de l’Insee portant sur l’année 2008 publié mardi, la vie sous le seuil de pauvreté, établi à 950 euros par mois, concerne 13% de la population et 30% des familles monoparentales.

« On a constaté que la pauvreté grandissait. Nous avons une hausse de fréquentation de 20% dans nos permanences, ce qui est considérable », souligne Henriette Steinberg, secrétaire nationale du Secours populaire.

Cette année dans le Nord-Pas-Calais, son organisation a distribué en colis alimentaires en quatre mois ce qui l’avait été l’année dernière en cinq mois à la même période.

Toutes les régions sont concernées, y compris les zones rurales jusqu’ici plutôt épargnées.

La crise a fait affluer dans les centres d’aide des populations nouvelles: jeunes, retraités financièrement étranglés pour s’être portés caution pour leurs enfants, classes moyennes brusquement confrontées au chômage.

« Travailleurs en CDD et intérimaires ont été victimes dès septembre 2008 des premiers éléments de la crise », témoigne Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. « Des gens dans une grande détresse car confrontés à des codes sociaux qu’ils ne connaissaient pas jusqu’ici ».

Les populations les plus précaires, elles, le sont restées.

« Ceux qui étaient à fleur de l’eau, les mères seules, les employés à temps partiel qui gagnent les deux tiers du smic, ceux-là ne s’en sortent absolument pas », dit Patrick Doutreligne.

PAS DE PERSPECTIVE POUR LES JEUNES

Les jeunes souffrent aussi, à l’heure où 23% des 16-24 ans sont au chômage et où 120.000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplôme.

« Ils vivent non seulement un moment difficile dans leur vie, mais il n’y a pas de perspective », déplore Véronique Davienne, déléguée nationale adjointe d’ATD Quart-Monde.

Elle-même milite pour que les jeunes, souvent traumatisés par leur échec à l’école, se forment en travaillant.

« Si on est dans un atelier de menuiserie et qu’on ne sait pas transformer des centimètres en décimètres, là on peut se dire qu’il y a quelque chose à revoir », souligne-t-elle.

La mise en place l’an dernier du revenu de solidarité active (RSA), dont l’un des objectifs était de faire baisser la pauvreté, ne semble pas avoir bouleversé la donne.

« C’est une politique intéressante en période de développement économique mais là il n’y a même pas de petit boulot », dit Patrick Doutreligne. « Pour une majorité, le RSA n’a fait que remplacer le RMI et une minorité seulement voit une amélioration de ses ressources ».

En outre, « disposer du RSA est une course d’obstacles complexe », note Henriette Steinberg.

« Les dossiers à remplir sont compliqués, intrusifs et les personnes ne les ressentent pas comme un soutien, ils sont plus inquiets qu’autre chose », dit-elle.

Selon la Fondation Abbé Pierre, le coût de la vie a augmenté de 20% en dix ans, les loyers HLM ont été relevés de 29%, et les prix de l’immobilier, de 107%, obligeant certains ménages à consacrer plus de 50% de leurs revenus à leur logement.

Au-delà des chiffres, l’ancrage de la misère dans le pays change le rapport de la population à la détresse économique.

« Il y a une manière de plus en plus décomplexée de parler de personnes en situation de pauvreté », remarque Véronique Davienne. « Les familles se sentent mal perçues, comme si elles y mettaient de la mauvaise volonté. Ces choses-là ne sont pas vraiment dites mais elles sont induites, et c’est pesant ».

L’activité des bénévoles, toujours importante, se teinte d’inquiétude. « Les yeux s’ouvrent et il y a une vigilance sociale qui fait que les gens se demandent: ‘Est-ce que demain, ça ne va pas être moi ?’ », dit Henriette Steinberg.

Edité par Patrick Vignal

Muse est un groupe engagé et le prouve une fois de plus

Muse est un groupe engagé et le prouve une fois de plus au travers d’un nouveau clip visible sur les chaînes du groupe MTV

La Fondation MTV Europe a choisi de dénoncer le trafic des êtres humain et Muse s’est associé à cette campagne sans hésiter. Le groupe de rock britannique succède à The Killers et Radiohead qui, respectivement en 2008 et 2009, avaient choisi de dénoncer les réseaux de prostitution des femmes à travers Goodnight, travel well mais aussi le travail des enfants dans le monde avec All I Need. Cette année, cette campagne sera diffusée dans 170 pays sur les chaînes MTV, MTV Pulse et MTV Idol.

Depuis vendredi, le clip inédit Mk ultra, extrait de leur dernier album The Resistance est diffusé. Quant aux membres de Muse, ils se disent « fier de lutter contre les formes d’esclavage moderne », et considèrent « inacceptable que certains êtres humains voient leurs droits à la liberté bafoués. »

Pour visionner le clip, cliquez ici.

FFF: Le conseil fédéral renversé par les amateurs?

Le conseil fédéral de la Fédération Française de Football qui se tient ce vendredi pourrait voir un putsch du monde amateur sur la FFF.

Le monde amateur pourrait faire tomber le conseil fédéral afin de reprendre la main sur la FFF. C’est ce qu’annonce France Football qui précise que le la réunion de ce vendredi pourrait voir les présidents des districts, des ligues et des clubs amateurs exiger la révocation du conseil fédéral de la 3F. Les amateurs reprochent toujours aux membres de ce conseil la gestion du cas Domenech et post-Mondial 2010.

Ces derniers disposant de 75% des voix, la menace est donc plus que réalisable. Fernand Duchaussoy, le président par intérim de la Fédération, espère plutôt que chacun garde son calme: « Si on veut sortir de la crise, c’est pas à pas, et si l’on veut voir l’horizon 2016 se dégager, ce n’est pas en se payant un deuxième conflit ». Le calendrier voulu par ce dernier est assez différent de celui du monde amateur puisqu’il souhaite que les choses restent en l’état jusqu’aux élections du printemps 2011.  

MMS : Miracle Mineral Solution ou Cheval de Troie ? Votre corps et votre ADN décident

Cet article a d’abord été publié dans le magazine Dot Connector, publication officielle de Sott.net.

Le Miracle Mineral Solution (MMS – Solution Minérale Miracle) est commercialisé fiévreusement comme un traitement alternatif miraculeux pour le SIDA, l’hépatite, la malaria, l’herpès, la tuberculose, le cancer et bien d’autres maladies les plus craintes de l’humanité. La vérité est que MMS est un poison dangereux et, en tant que tel, il n’a aucunement sa place dans l’arène de la santé alternative.

Beaucoup de personnes ne savent pas que MMS est essentiellement un produit javellisant. C’est très efficace pour tuer les bactéries dans les toilettes, mais vous ne devriez certainement pas l’avaler. L’ingrédient actif dans MMS n’est pas un minéral, mais du dioxyde de chlore (chlore oxygéné), qui est formé par la combinaison de chlorite de sodium et d’acide acétique (vinaigre) ou d’acide citrique. MMS en tant que poison tue les germes qui pénètrent dans votre corps, mais il serait naïf de croire qu’il est soigneusement sélectif dans ce qu’il tue et détruit, ou bien de penser que les dommages réalisés n’ont que des conséquences limitées. Il est choquant que MMS soit recommandé si largement, qu’il soit recommandé à des individus déjà affaiblis ET que ce soit recommandé pour un usage à long terme. En vérité, les dangereux effets secondaires potentiels et à long terme de l’utilisation régulière de MMS devraient donner la chair de poule à n’importe qui.

Avant de continuer, une leçon importante sur l’oxydation et les radicaux libres est nécessaire pour nous aider à comprendre les conséquences à long terme de l’utilisation de MMS1 et de son successeur MMS2. Cette information est cruciale pour voir pourquoi MMS n’est PAS une solution médicale alternative.

L’oxygène est un élément essentiel qui soutient la vie, mais au mauvais endroit ou au mauvais moment, l’oxygène peut faire beaucoup de dégâts à nos cellules, causant le cancer, contribuant aux maladies cardio-vasculaires, aux maladies dégénératives, et au vieillissement par un processus appelé oxydation. Vous avez vu les effets de l’oxydation quand vous avez observé une pomme virer au brun et pourrir en étant exposée à l’air ou quand vous voyez la flamme d’une bougie.

Nous utilisons l’oxygène pour prendre des électrons au sucre et aux molécules de graisse que nous utilisons comme carburant. Cependant, les molécules que nous souhaitons garder intactes sont sujettes à l’influence de la combustion de l’oxygène et risquent de perdre aussi des électrons. Le feu de la flamme d’une bougie illustre pertinemment l’oxydation dans laquelle les électrons de la cire de la bougie sont arrachés par l’oxygène dans l’atmosphère avec la libération résultante de lumière et de chaleur. À mesure que l’oxygène fait son chemin à travers le corps, beaucoup de ses molécules perdent un électron. Cela signifie qu’elles deviennent des ions chimiquement instables et hautement réactifs à mesure que sont formés des radicaux libres. Ces sous-produits métaboliques instables de la production d’énergie dans les cellules font tout leur possible pour se stabiliser en « volant » un électron de remplacement de n’importe quelle molécule voisine, laissant encore plus de molécules endommagées dans leur sillage. C’est ainsi que les radicaux libres dans notre corps sont produits et provoquent une inflammation, un processus qui est mieux connu comme le stress oxydatif ou dommage oxydatif. L’oxydation peut même causer des changements débilitants à notre ADN.

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Des lycéens se mobilisent pour le 2 octobre contre les retraites

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L’Union nationale lycéenne (UNL, premier syndicat lycéen) appelle les jeunes à se mobiliser en vue des manifestations du samedi 2 octobre en France contre la réforme des retraites.

Affirmant que de nombreux jeunes ont participé aux défilés syndicaux de jeudi, le syndicat lycéen estime que « la jeunesse et les lycéens peuvent faire plier le gouvernement ».

Au lendemain d’une journée de grèves et de manifestations qui ont réuni trois millions de personnes selon les syndicats et un peu moins d’un million selon l’exécutif, les centrales syndicales ont décidé vendredi de deux nouvelles journées de mobilisation, les 2 et 12 octobre.

Elles n’ont pas caché leur espoir de voir les lycéens et étudiants venir grossir les rangs des opposants à la réforme.

Pour faire monter la pression, l’UNL appelle ses adhérents à organiser des assemblées générales dans toute la France pour préparer les manifestations du 2 octobre. Le syndicat organisera un meeting parisien sur les retraites la veille.

« Alors qu’un million de jeunes sont aujourd’hui au chômage, le gouvernement veut retarder l’âge de départ à la retraite, créant encore plus de difficultés pour leur insertion socioprofessionnelle », explique l’organisation lycéenne.

« Il aggrave la précarité existante plutôt que de trouver les solutions pour y mettre fin », ajoute-t-elle dans un communiqué.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

Nicolas Sarkozy confirme le transfert de grandes écoles à Saclay

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Nicolas Sarkozy a confirmé vendredi le transfert sur le plateau de Saclay de plusieurs grandes écoles, provoquant l’inquiétude du maire de Paris qui craint que ces déménagements « décidés sans concertation » n’affaiblissent la capitale.  

En visite sur le futur campus de Saclay, au sud de Paris, dont il veut faire un pôle scientifique et technologique de classe mondiale, le chef de l’Etat a indiqué que ces transferts lui permettraient d’atteindre la « masse critique » nécessaire.

Sont concernées notamment l’Ecole centrale de Paris, l’Ensae (Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique), l’ensemble Ecole des mines de Paris-Institut des télécoms, l’Ecole normale supérieure de Cachan, l’Agro Paris Tech et un pôle biologie-pharmacie-santé qui s’appuiera sur les équipes de l’université de Paris-Sud.

Le plateau de Saclay, qui accueille déjà Polytechnique et Supelec et des centres de recherche de grands groupes comme Danone, Thalès et bientôt EDF, ambitionne dans le projet gouvernemental d’accueillir à l’horizon 2020 12.000 chercheurs et enseignants et 31.000 étudiants.

Il bénéficie pour cela d’une dotation de 850 millions d’euros du plan campus, qui sera complétée par une autre d’un milliard d’euros au titre des investissements d’avenir financés par le grand emprunt.

Dans un communiqué, le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, dénonce des annonces qui contredisent les projets scientifiques de deux des établissements concernés par les transferts, les Mines de Paris et Télécom.

Ceux-ci prévoyaient, selon lui, des schémas d’implantation bipolaire » avec le maintien d’activités à Paris alors que leurs bâtiments seront en fin de compte vendus « pour financer leur nouvelle installation ».

S’il dit soutenir le développement envisagé à Saclay, Bertrand Delanoë note que donner une nouvelle force à la recherche francilienne ne doit pas se fonder « sur l’affaiblissement des autres pôles de recherche, et notamment Paris ».

Nicolas Sarkozy lui avait répondu par avance en déclarant à Saclay que l’investissement dans la recherche « est un processus cumulatif, et non pas exclusif ».

« Je comprends que les responsables d’universités et de grandes écoles parisiennes puissent être inquiets que Saclay n’absorbe toutes les ressources. Mais je veux leur dire d’ici et aujourd’hui, qu’ils ne seront pas oubliés », a-t-il dit en demandant à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, que « tout soit fait, tout, pour accélérer les chantiers de l’opération campus, notamment à Paris ».

Yann Le Guernigou, édité par Gilles Trequesser

L’aluminium et la maladie d’Alzheimer

Source : http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=19015

Le mois dernier, notre dossier sur la maladie d’Alzheimer évoquait un facteur étiologique possible : l’aluminium absorbé par l’organisme. Cet élément présent dans le sol, l’air, l’eau, les aliments, les ustensiles de cuisine, la pharmacopée serait – en atteignant le cerveau – capable de générer des démences préséniles. Vingt ans après les premiers indices, la fragilité des résultats conduit les scientifiques à évaluer avec précision leurs propres biais d’interprétation.

«Ma mère m’a recommandé de jeter toutes mes casseroles en alu. Je l’ai fait sans savoir vraiment pourquoi. » « Il paraît que l’alu des casseroles contamine les aliments et provoque des sénilités précoces. » « Vous savez, tous mes ustensiles de cuisine sont depuis longtemps en inox. » Les confidences glanées çà et là oscillent entre superstition et militantisme. Quand et comment est née la rumeur ? Difficile de dater un tel phénomène. Toujours est-il qu’au milieu des années 1980 un nombre important de casseroles était déjà passé à la poubelle.

Les médias seraient à l’origine de l’alerte ; ce sont eux qui auraient incité les ménagères à éliminer l’aluminium de la cuisson et de la conservation des aliments. Un conseil d’autant plus difficile à suivre que l’aluminium, abondant dans les sols, les argiles, les minéraux et les roches, a migré dans l’air, l’eau, enfin et surtout dans presque tous les aliments. Au début des années 1990, personne ne parlait plus de l’aluminium. Fin du premier acte.

Janvier 1997 : les médias s’intéressent de nouveau au sujet. L’émission vedette de la télévision belge Autant savoir inaugure l’année avec un reportage intitulé « Aluminium folie(1) ». Tous les éléments semblent réunis pour réanimer l’alerte : primo , une controverse scientifique autour d’un risque (l’aluminium provoque-t-il des lésions cérébrales ?), secundo , de nombreuses victimes potentielles, tertio, un responsable : l’industrie de l’aluminium. Deux scientifiques en blouse blanche nous racontent – rats, microscopes et ordinateurs à l’appui – comment l’aluminium pénètre dans le cerveau et comment on en meurt. Face à eux, le représentant de l’Association européenne des industriels de l’aluminium propose une autre version : « La majorité des chercheurs ne trouve aucun lien causal entre l’absorption d’aluminium et l’apparition de lésions cérébrales ». Moins préparé et donc moins persuasif, l’homme ignore sans doute qu’il s’est fait prendre au piège.

La façon dont le problème de l’aluminium est traité dans ce document destiné à un large public et diffusé à une heure de grande écoute est intéressante. L’objectif affiché est de relancer une alerte et éventuellement la faire basculer dans ce que les spécialistes du risque appellerait volontiers une affaire. Il s’agit avant tout de grossir le risque en évoquant son extension possible à tout un pan de la population (qui n’a jamais cuisiné dans de l’alu ?). Tout compte fait rien de bien original… si un élément supplémentaire n’avait pas retenu notre attention : à en croire le banc-titre, ce reportage a reçu le soutien de l’Union européenne. En 1997, les experts européens auraient-ils donc reconnu la toxicité du métal blanc ? Concernant sa présence dans l’eau de boisson, le discours officiel de la Commission se veut pourtant rassurant. « A la différence du plomb, l’aluminium n’est pas reconnu comme substance toxique, rapporte un agent de la DG XI* . Les ministres européens de l’Environnement se sont accordés récemment sur la valeur limite de 0,2 milligramme par litre sur la base des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais il s’agit d’un paramètre indicateur. Autrement dit, il peut être dépassé . »

Remontons à la source de l’information. Sur le même sujet, la position de l’OMS est ambiguë. « Compte tenu de l’incertitude des résultats sur l’homme, compte tenu des limitations du modèle animal, la valeur guide pour la concentration de l’aluminium ne peut être encore à ce jour établie . » Publié en avril dernier, le rapport(2) est censé réactualiser le Guide de l’OMS sur la qualité de l’eau. Toutes les substances organiques et inorganiques présentes dans l’eau de boisson sont passées en revue. Surprise : l’aluminium est le seul élément inorganique qui ne se voit pas attribuer de valeur guide. Le boron, le cuivre, le nickel, les nitrates et les nitrites, même l’uranium en possède une. L’aluminium est-il toxique pour l’homme ? « Il y a un manque d’informations sur le sujet, reconnaît un des experts de l’OMS, c’est pour cela qu’aucune valeur guide n’a été définie ». « Nous n’avons pas de base scientifique prouvant la toxicité de ce métal. De toute façon au-delà d’une certaine valeur l’eau de distribution devient trouble et le consommateur n’en veut pas » constate Mme Galal-Gorchev, secrétaire de l’OMS à la division Santé publique et environnement.

Existe-t-il une controverse entre experts ? Impossible d’obtenir d’autres informations. Pour en savoir plus, il reste une solution : remonter la rumeur, autrement dit, retourner aux textes originaux, aux articles primaires des équipes travaillant sur le sujet depuis une vingtaine d’années. Fin du deuxième acte.

Dans cette histoire, il y a d’abord une accusation. En 1997, l’aluminium est bien soupçonné par certains scientifiques d’être – lorsqu’il est absorbé par l’organisme – un facteur de risque important des démences séniles et plus particulièrement de la maladie d’Alzheimer (voir l’encadré « Alzheimer : des symptômes aux facteurs de risques »). C’est au milieu des années 1970 qu’apparaît le premier indice. Cela se passe à Créteil au laboratoire de microanalyse de l’INSERM. Des chercheurs découvrent dans le cerveau d’un patient atteint d’une détérioration progressive de ses fonctions cérébrales et mentales de fines concrétions qui ressemblent à des calcifications. L’étude chimique révèle une forte concentration d’aluminium sous forme précipitée et associée à du phosphore(3,4). Le patient décédé à l’âge de 37 ans présente aussi un fort empoussiérage pulmonaire constitué essentiellement de poussière d’aluminium. En 1976, une publication dans le New England Journal of Medecine fait état de taux importants d’aluminium dans le cerveau de malades insuffisants rénaux traités par hémodialyse*.

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La police : « On cherche des Roms, vous en avez combien ? »

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 23/09/2010 | 22H04

Mercredi à Besançon, des agents de la police aux frontières (PAF) se sont présentés dans deux structures d’accueil d’urgence de la ville, avec la même demande : « On veut savoir combien vous avez de Roms. » Révélée dans l’édition locale de L’Est Républicain jeudi, cette affaire provoque une controverse avec le maire socialiste de la ville.

« Faire de la place pour les sans-abris »

Les deux policiers ayant explicitement réclamé des personnes selon leur origine, cette controverse ne devrait pas en rester là. Selon l’article de L’Est Républicain, les agents se sont présentés dans les deux centres (l’un voué à la réinsertion des personnes en difficulté, l’autre à l’accueil d’urgence des SDF) pour savoir s’ils hébergeaient des Roms, et combien, afin de « faire de la place pour les sans-abris » à l’approche de l’hiver.

Interrogé par le quotidien régional, le commissaire Comte a confirmé ce motif, ajoutant avoir été « mandaté » pour cela par le maire de Besançon. Ce que ce dernier, le socialiste Jean-Louis Fousseret, dément formellement.

Joint par Rue89, Jean-Louis Fousseret affirme n’avoir « pas demandé à la PAF de venir faire des contrôles » :

« J’ai vérifié auprès de nos services, personne n’a demandé une intervention de la PAF. Je ne sais absolument pas ce qu’ils sont venus faire dans ces centres. »

Besançon, ville de 120 000 habitants environ (dans une aire urbaine de 230 000 personnes) accueillerait, selon des sources associatives locales, entre 30 et 35 Roms.

Retraites : les femmes piégées par leur carrière

Analyse

Le ministre du Travail a reçu hier la responsable de la délégation femmes au Sénat pour aborder leur sort dans la réforme. 

Par LUC PEILLON, Libération

Des enfants et leur mère le 31 août 2009 devant une école.

Des enfants et leur mère le 31 août 2009 devant une école.

(© AFP Mychele Daniau)  

 

Et les femmes ? Jusqu’ici peu présentes dans le débat sur la réforme des retraites, leurs situations vient de ressurgir dans la perspective de l’examen du texte au Sénat le 4 octobre. Devant la montée du sujet dans les médias, le ministre du Travail, Eric Woerth, s’est même fendu d’une invitation auprès de la responsable de la délégation femmes au Sénat, Michèle André, afin d’aborder, hier matin, leur sort dans le projet de loi. Peu disert, selon cette sénatrice socialiste, «le ministre s’est cependant montré moins fermé que Nadine Morano sur certains points, notamment sur celui du maintien du départ à 65 ans sans décote pour les mères ayant élevé des enfants».

La secrétaire d’Etat à la Famille avait effectivement opposé un niet catégorique, vendredi sur RTL, à cette possibilité de départ à la retraite à taux plein à 65 ans (au lieu de 67 prévu dans la réforme) pour celles qui n’auraient pu réunir toutes leurs annuités, considérant que «le vrai débat ne porte pas sur le calcul des trimestres, mais sur l’égalité salariale». Même la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a mis son grain de sel : dans sa délibération du 13 septembre, elle demande le maintien du départ à taux plein à 65 ans «pour les personnes ayant pris un congé parental ou pour soins apportés à un enfant ou à un parent malade».

Incomplètes. Fermeté d’un côté, «on va réfléchir» de l’autre : une légère hésitation semble gagner le sommet de l’Etat sur le recul de la borne d’âge à 67 ans. Laquelle apparaît au fil du débat comme le point le plus injuste de la réforme, puisqu’il touche tous ceux qui ont eu des carrières incomplètes. A commencer par les femmes. Sur l’ensemble de l’année 2009, les hommes ont ainsi été 13% à avoir liquidé leur retraite à 65 ans, contre 21% pour les femmes.

Problème : le maintien du taux plein à 65 ans pour les mères qui n’auraient pas toutes leurs annuités n’entraînera pas forcément la réduction des inégalités entre hommes et femmes. D’après la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse), si la génération née en 1950 accuse encore, à l’âge de 60 ans, un écart de plus de deux trimestres au détriment de la gente féminine, les choses ont plutôt tendance à évoluer en leur faveur. Dès la génération née en 1954, les femmes pourraient ainsi avoir réuni une durée d’assurance supérieure de près de deux trimestres à celles des hommes. Pour la génération née en 1980, l’écart pourrait même être de 5 trimestres pour les femmes.

Cette évolution, qui tient aussi compte des majorations de trimestres pour interruptions de carrières, est le résultat d’une plus grande insertion professionnelle des salariées. Mais elle reste fragile, puisque conditionnée au maintien des dispositifs de majoration pour celles ayant arrêté leur activité professionnelle dans le but de s’occuper d’un enfant.

Autre preuve que la question des inégalités hommes-femmes face aux retraites ne sera pas réglée par le maintien de la borne du taux plein à 65 ans : les inégalités du niveau des pensions devraient perdurer à l’avenir. En effet, les femmes du secteur privé qui liquident actuellement leur pension de droit direct (générations nées entre 1945 et 1954) toucheront une retraite inférieure de plus de 45% à celles des hommes. Or, même légèrement réduit, cet écart sera encore de 37% pour celles nées entre 1965 et 1974.

Miroir. La persistance des différences dans le niveau des pensions sera avant tout due, à l’avenir, aux inégalités vécues par les femmes au cours de leur carrière, dont la retraite n’est qu’un miroir amplificateur. Discrimination salariale pure, interruption d’activité professionnelle pour élever un enfant, temps partiels subis : ces trois éléments (lire ci-contre) sont la cause d’un revenu d’activité plus faible, conduisant à une retraite moindre. Or, malgré quelques avancées dans le projet de réforme (prise en compte des indemnités journalières de congés maternité dans le calcul, plan d’égalité salariale dans les entreprises), la question reste largement sous-traitée.

Fin effective de l’inégalité salariale, extension des possibilités de garde d’enfant, limitation des temps partiels : c’est essentiellement en amont que l’égalité des retraites entre hommes et femmes doit être traitée. Pas sûr que le gouvernement soit aussi ambitieux.

Le médiateur de la République s’alarme de la «déshumanisation» des administrations

Le médiateur de la République s'alarme de la «déshumanisation» des administrations dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380)

(© AFP Fred Dufour)  

Le médiateur de la République a tapé du poing sur la table vendredi contre les administrations qui confondent la «modernisation», à coups de serveurs vocaux et sites internet, avec une «déshumanisation» préjudiciable aux usagers.

Il demande aux administrations de «repenser l’utilisation des nouvelles technologies» car, pour lui, «le 100% numérique est une chimère».

«Je dis oui aux nouvelles technologies, mais à condition de garder la possibilité d’un contact humain; sinon, ceux qui sont en souffrance se voient ajouter une souffrance supplémentaire», a déclaré le médiateur, Jean-Paul Delevoye, après la diffusion par ses services d’un communiqué intitulé «Administration: quand modernisation rime avec déshumanisation».

«Tout va bien… quand tout va bien»

«Pas un jour, ou presque, sans que le médiateur ne reçoive de réclamation concernant l’utilisation de sites internet ou de serveurs vocaux», précise le texte. Avec ces outils, constate-t-il, «tout va bien quand… tout va bien», mais «n’avoir que les touches proposées par un serveur vocal lorsqu’on est dans une situation complexe est vécu comme un abandon».

«Sur le traitement de masse, les nouvelles technologies ont apporté des avancées, reconnaît Jean-Paul Delevoye. Mais elles peuvent aussi se transformer en galères, surtout quand vous êtes en dehors des clous.»

«Par exemple sur le RSI (régime social des indépendants): une commerçante s’est entendu dire « écoutez Madame, l’informatique nous crée un tel problème qu’on vous conseille de ne pas être malade pendant trois mois, le temps qu’on régularise votre situation »», raconte le Médiateur. Sur le Pôle emploi, on a des gens qui, au bout de 3, 4 ou 5 mois, n’arrivent pas à faire avancer leur dossier.»

«Sur France Télécom, n’en parlons pas»

«On a aussi d’énormes problèmes sur ERDF, témoigne Delevoye. Les Français étaient restés sur l’image d’un service public électrique: on appelle un interlocuteur et on est branché. (…) Maintenant, il y en a trois, ils ne comprennent plus, et en plus ils n’arrivent pas à trouver quelqu’un à qui demander: « mais bon sang de bonsoir, expliquez-moi comment il faut faire! ».»

Et le médiateur de poursuivre: «Sur France Télécom, n’en parlons pas! Dès que vous voulez changer d’abonnement, c’est galère absolue!.»

(Source AFP)

Ségolène Royal perd une bataille contre son ancien ami, Dominique Besnehard…

Source : Purepeople

Les syndicats encouragés par la mobilisation sur les retraites

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Les syndicats français ont estimé jeudi que la mobilisation contre la réforme des retraites était au moins aussi importante que lors de la précédente journée, ce qui obligera selon eux le gouvernement à reculer.

Mais le gouvernement affirme au contraire que les grèves et manifestations sont moins suivies qu’il y a 15 jours et se sent conforté dans ses choix, notamment sur le report de 60 à 62 ans de l’âge légal du départ à la retraite.

A la mi-journée, un peu moins de 410.000 personnes avaient manifesté, contre 450.000 le 7 septembre à la même heure, rapporte ainsi le ministère de l’Intérieur.

L’ambition des huit centrales syndicales qui ont appelé à cette mobilisation est de faire au moins aussi bien que le 7 septembre, quand elles avaient réussi à faire descendre dans la rue de 1,1 à 2,7 millions de personnes, selon les sources.

Pour le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, le pari de l’intersyndicale est tenu quelques jours avant le début, le 5 octobre, de l’examen au Sénat du projet de loi déjà adopté sans grand changement à l’Assemblée nationale.

« Ça veut dire que c’est du même niveau ou plus fort que le 7 septembre », a-t-il dit au début de la manifestation parisienne.

Son homologue de la CFDT, François Chérèque, a estimé qu’il y avait « plus de manifestants que les dernières fois » et Bernard Thibault, le dirigeant de la CGT, a parlé d’une mobilisation « dans les mêmes proportions » que celle du début du mois.

A Marseille, Toulouse ou Nice, villes où les cortèges ont été les premiers à s’ébranler, les Français semblent avoir été nombreux à répondre à l’appel des syndicats.

Début septembre, les organisateurs marseillais avaient fait état de 200.000 personnes dans les rues. La police avait de son côté dénombré 27.000 manifestants sur le Vieux port.

A Toulouse, les syndicats avancent le chiffre de 120.000 manifestants contre 110.000 il y a deux semaines mais la police parle d’une décrue, avec 25.000 personnes dans le cortège contre 32.000 le 7 septembre.

LE MOUVEMENT S’ESSOUFLE SELON LE GOUVERNEMENT

De nombreux arrêts de travail ont eu lieu, notamment à la SNCF et dans la fonction publique, mais dans une mesure légèrement moindre qu’en septembre.

Pour les syndicats, le message est clair.

« Si le gouvernement ne bouge pas, y compris après cette journée, il y aura des suites », a dit Jean-Claude Mailly, faisant allusion à la réunion de l’intersyndicale qui aura lieu vendredi pour débattre des suites à donner au mouvement.

Mais le gouvernement ne l’entend pas de la même oreille.

Dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, on estime que le nombre de manifestants et de grévistes est en baisse partout.

« Cette évolution se justifie soit parce que les gens considèrent que le sujet est déjà très engagé pour permettre une mobilisation plus grande, soit qu’ils adhèrent davantage au projet », a-t-on déclaré.

Le gouvernement table sur la lassitude des Français et sur une certaine division du front syndical sur la suite.

L’éventualité d’une grève reconductible est désormais brandie comme une menace par la CGT et FO, mais la CFDT refuse de radicaliser le mouvement au-delà d’une nouvelle journée de grèves et de manifestations qui serait organisée en octobre.

« Ceux qui veulent radicaliser le mouvement, appeler à la grève générale, souvent veulent rentrer dans une démarche politique, d’opposition globale avec le gouvernement », a dit sur RMC le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque.

Le gouvernement ne semble pas prêt à reculer sur l’essentiel de sa réforme, les mesures d’âge qui prévoient le report de l’âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans pour l’obtention d’une retraite à taux plein.

LES FRANÇAIS NE CROIENT PAS LE PS

Plusieurs ministres du gouvernement ont estimé que ces mesures, qui représentent 20 milliards d’euros de recettes supplémentaires en 2018, moins de la moitié du déficit prévisible du régime, ont fait leur chemin dans les esprits.

Selon deux sondages publiés mercredi, les Français disent en effet ne pas croire à la promesse du Parti socialiste de ramener l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans s’il revient au pouvoir, ce qui conforte le gouvernement.

Mais toutes les portes ne sont pas fermées et le Sénat garde des marges de manoeuvre sur des sujets comme la pénibilité des carrières ou l’égalité hommes-femmes.

La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) a d’ailleurs annoncé avoir averti le gouvernement que le relèvement de l’âge de départ à taux plein de 65 à 67 ans était discriminatoire à l’égard des femmes.

Des voix se sont élevées au Sénat, dont celle de son président, Gérard Larcher, pour réclamer que soit préservé le droit à partir à la retraite à 65 ans sans décote pour les femmes ayant élevé au moins trois enfants.

Même si le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a dit qu’on ne bougerait pas sur ce point au nom de l’équilibre financier de la réforme, le Sénat, où l’UMP n’a pas la majorité à elle seule, pourrait amender le projet là-dessus.

Injections contrôlées

Direct Matin, 23 septembre 2010

Même enterrées par Matignon, les salles de shoot gardent des partisans. Une association d’élus de tous bords, baptisée Elus, Santé publique et Territoires (ESPT), rendra public demain un rapport favorable à l’ouverture de ces salles de consommation de drogue, annonçait hier le Figaro.

Déjà expérimentées dans six pays européens, dont la Suisse et l’Espagne, ces salles sont réservées aux utilisateurs de drogues dures à injection (héroïne, crack). L’objectif est d’offrir un suivi social aux usagers tout en limitant les transmissions de maladies entre toxicomanes. Sur ces bases l’Inserm avait déjà rendu fin juin un rapport favorable à l’expérimentation. et plusieurs ministres, dont Roselyne Bachelot (Santé) et Nadine Morano (Famille), ont marqué leur intérêt pour le dispositif avant que François Fillon ne mette fin au débat.

« La priorité du gouvernement est de réduire la consommation des drogues en France, non de l’accompagner, ni de l’organiser », a-t-il décrété.

Qu’en pensez-vous ? 

Pas un bouton de guêtre !

Paru dans le Canard Enchaîné, 01/09/2010

Alors, on ne se sentait pas fiers d’être français, de voir Sarko lancer à gros coups de menton que « notre sécurité en France repose aussi sur notre engagement là-bas. La France restera en Afghanistan aussi longtemps que nécessaire : » Ce qui ne va pas sans faire quelques victimes.

N’en sont pas surpris ceux qui ont regardé sur Canal Plus dimanche, à l’heure du déjeuner, le documentaire de Camille Le Pomellec : « Armée, où va l’argent ? ». On y découvrait une petite boutique de surplus militaires située vers le boulevard Pasteur quand vous sortez de la Gare Montparnasse, où beaucoup d’engagés pour l’Afghanistan vont faire leurs emplettes d’équipement avant leur départ. Car l’armée française fournit un matériel souvent rudimentaire. Par exemple ses gilets pare-balles possèdent une fente sur le côté qui laisse passer la mort. En outre, ils sont perméables aux munitions perce-blindage qu’utilisent les talibans. C’est de ces gilets qu’étaient équipés les 18 victimes qui ont laissé leur peau là-bas en août 2008.

On comprend que les candidats au casse-pipe prennent leurs précautions. Même si les différentes bricoles à se procurer coûtent pour un lot complet 3000 Euros par parachutiste. Cela ne remplacera pas les hélicoptères d’attaque ni les drones qui font défaut, mais c’est un minimum.

Nous avons bien nos propres drones. Mais ils font un tel bruit de tondeuse qu’on les repère facilement, contrairement aux 150 Predator américains. En plus, ils supportent mal la chaleur et ne sont utilisables qu’à l’aube et au crépuscule. Sans compter les accidents à l’atterrissage, tant ils sont fragiles, si bien qu’il a fallu en racheter aux canadiens. A 13,6 millions d’euros pièce, il existe bien un appareil plus performant mais nous n’avons pas les moyens de le mettre en service. Le GI dispose de 700 000 euros par tête. Un para français de 100 000.

Notre hélico de combat Tigre a fini par arriver avec quinze ans de retard, par la faute d’un micmac politico-financier. Pour les gros porteurs, l’armée US dispose de son Chinhook à 50 places. La France, queston d’indépendance, préfère son Cougar : il ne peut contenir que 10 paras armés. Un tiers de ces engins est en réparation. Dans les coups durs, foin de la doctrine, nous devons faire appel aux américains. Nos finances craquent. Il est vrai que nous avons beaucoup fait joujou avec notre invendable char Leclerc, qui nous coûte un bras. Il reste fragile de la tourelle, des freins, des chenilles, du canon, du viseur, et l’on dit qu’une vingtaine sert de cibles lors d’entraînement.

Sans parler du mythique Rafale à 235 millions d’euros l’unité sans armement ni options, dont même notre meilleur vendeur, Sarko, n’a toujours pas réussi à fourguer concrètement un exemplaire à ses chers amis chefs d’état. Et comme on ne peut pas lésiner sur le « Charles de Gaulle » trop voyant ou sur les sous-marins, on chipote sur les godasses, les gilets pare-balles, les bouchons protecteurs, les duvets ou les gants pour l’hiver.

Ce dont l’encore ministre Morin s’excuse en expliquant que le coût de maintenance a été multiplié par sept avec l’armement moderne. Cela fait une belle jambe aux troufions.

Insuccès encourageant

Paru dans Le Canard Enchaîné, 1 Septembre 2010

Triomphe ! Gros titre sur six colonnes du « Figaro » (26/08) : « le chômage recule pour deux mois consécutifs ». Laurent Wauquiez, le secrétaire d’Etat au chômage, se réjouit, c’est un « succès encourageant ». Certes. A cette nuance près que c’est seulement le nombre de chômeurs de catégorie A qui a baissé en juillet de, attention aux yeux, un énoooorme 0,5%, après avoir baissé en juin, aïe ma tête, de 0,3%.

Mais le nombre total de chômeurs (métropole et outre-mer), toutes catégories confondues, culmine, lui, à pas moins de 4,208 millions. Et sur un an, il a bondi de 8,21%. Mieux, on constate que le nombre de chômeurs longue durée explose, que les chômeurs de plus de 50 ans sot toujours plus nombreux, et que les heures supplémentaires défiscalisées ont connu un boom au deuxième trimestre : 7,5 millions d’heures en plus. Bravo, donc, pour cette belle et efficace mesure, qui a évité la création de 16 000 emplois.

  Et bravo pour cette « embellie » qui réjouira le coeur des plus de 4 millions de chômeurs restants. Oui, vraiment, un « succès encourageant »…

200 médicaments seront moins remboursés en avril !

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Source : 20 minutes.fr

Ils sont jugés «peu efficaces» par la Haute Autorité de santé. Résultat, le gouvernement avait décidé, à l’automne, de diminuer le remboursement d’une série de médicaments. On en connaît désormais la liste, ils sont 200 médicaments, annonce le site des Echos. De 35% de remboursement par la Sécurité sociale, ils vont passer à 15%. 

 

Selon le quotidien économique, cela devrait permettre une économie de 145 millions d’euros cette année.

Concrètement, il va s’agir de traitements comme le Tanakan, qui agit sur les troubles de la mémoire des personnes âgées, ou encore Equanil (un anxiolythique), l’Hexomédine (un antiseptique), et la crème contre l’herpès Zovirax.

Les Echos précise que les laboratoires pharmaceutiques sont actuellement informés des médicaments concernés. «Les décisions, médicament par médicament, paraîtront au « Journal officiel » à partir d’avril», précise le site.

La Fraternité en action

[NDLR : Bien foutu et riche en informations, historiques notamment, je te conseille, ami lecteur, d'y faire un tour !]

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  Chère amie, cher ami,

  En ce début d’année nous avons lancé une plate-forme solidaire, espace interactif  dédié à l’entraide et à la citoyenneté (www.lafraterniteenaction.org). Elle est une des chevilles ouvrières de notre mobilisation collective.

Par ses contenus et sa vocation solidaire, cette plate-forme est une expérience intéressante que je vous invite à rejoindre et enrichir, qu’il s’agisse des échanges de services, de la veille sociale et citoyenne, des parrainages ou des actions de solidarité envers tous les hommes et les femmes qui en ont besoin. Nous pouvons en être fiers car elle a été construite de manière participative par les adhérents de l’association ; le coût total de sa réalisation n’a d’ailleurs été que de 185€.

La Fraternité en action vous permet de mettre en lumière des faits de société, des textes et des vidéos qui font l’éloge de la fraternité. J’ai par exemple été particulièrement touchée par cette magnifique vidéo détaillant la déclaration universelle des droits de l’homme, connue à ce jour par seulement 5% de la population mondiale. Grâce à votre vigilance nous sommes régulièrement informés sur les différentes mobilisations relayées dans la rubrique de veille sociale et citoyenne.

Vous êtes déjà très nombreux à avoir publié des offres ou des demandes ponctuelles dans la rubrique des annonces. L’utilité de cet outil n’est plus à démontrer et c’est pour cela que vous pouvez dès à présent mettre également en partage vos expériences à travers la rubrique des savoir faire.

La fraternité et l’entraide sont des défis que nous devons accompagner dans un esprit gagnant-gagnant pour qu’ils puissent être compris et partagés. C’est pour cela que nous avons créé le réseau social des échanges solidaires. Toute personne fournissant un service à une autre (intervention informatique, covoiturage, aide aux courses …) gagne ainsi un droit au service qu’elle pourra utiliser à son tour quand elle le voudra.

Vous l’aurez bien compris, notre plate-forme solidaire est entièrement participative et conjugue le  respect de toutes  les différences,  la solidarité concrète  et l’action de proximité.

Parce que nous pensons que la transmission de savoirs doit être accompagnée d’une transmission d’expériences, l’association lance une vaste opération de parrainages et tutorats. Chaque jeune qui le souhaite pourra être mis en relation avec un tuteur qui va lui ouvrir les portes de son champ d’expériences, le mettre en relation avec son réseau, lui faire découvrir les coulisses du métier qu’il a choisi d’exercer. Je lancerai prochainement un appel pour recruter un grand nombre de tuteurs au sein de notre réseau.

Avec «La Fraternité en Action» l’ensemble du réseau Désirs d’Avenir met ainsi ses canaux d’informations, son formidable élan fraternel mais aussi ses relais politiques et citoyens à la disposition de toutes celles et tous ceux qui en ont besoin.

Je vous encourage également à continuer de vous mobiliser aux côtés des citoyens et des associations afin de proposer votre aide et concours. L’équipe de la plate-forme solidaire s’est d’ailleurs engagée avec les comités Désirs d’avenir 93 pour assister une association dans l’organisation d’un événement  à Villetaneuse en solidarité pour Haïti. Cette soirée a permis de récolter des fonds reversés à Médecins sans Frontières.

Toutes ces actions sont menées avec humilité, discrétion et hors de toute tentative de récupération politique.

Je compte sur vous comme vous pouvez compter sur moi pour faire vivre avec énergie notre plate-forme solidaire. Je compte particulièrement sur les animateurs des comités locaux pour mobiliser toutes les énergies en solidarité et fraternité.

 

 Amitiés fidèles,

Ségolène Royal Présidente de Désirs d’Avenir
(www.lafraterniteenaction.org)

Une tête de vainqueur : l’Histoire d’Henri Guaino

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Il faut rendre à César, ce qui est à César… l’homme de l’ombre, Talleyrandesque en Diable, qu’est Henri Guaino, mérite bien un peu de lumière. Affublé que nous sommes d’un Président incapable d’écrire ses propres discours, il devient nécessaire d’examiner la main qui tient la plume.

 Source : Wikipédia

Origine, études et famille

Henri Guaino n’a pas connu son père. Il est élevé par sa mère, femme de ménage, et par sa grand-mère.

Après le lycée Ampère à Arles, il obtient une licence d’histoire à Paris IV-Sorbonne. Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po). Il échoue trois fois au concours d’entrée de l’École nationale d’administration (ENA). Il finit avec un DEA de politique économique de Paris IX-Dauphine.

Carrière avant la campagne présidentielle de 2007

Économiste au Crédit lyonnais (1982-1986) et chargé de cours à l’ESCP Europe et à l’École normale supérieure de Saint-Cloud (1984-1987), il devient chargé de mission à la direction du Trésor au ministère des Finances et adjoint au secrétaire général du Club de Paris (1987-1988).

Pendant la campagne de Jacques Chirac pour l’élection présidentielle de 1988, il est chargé par Jean-Marie Messier de réécrire les interviews de Jacques Chirac.

Maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris (1988-2003), il est responsable de la recherche finance au groupe Louis Dreyfus (1989-1990), puis des activités banque d’affaires et gestion des participations et chargé de mission auprès du président-directeur général du groupe Mutuelle d’assurance des artisans de France (1990-1993).

Nommé chargé de mission auprès de Philippe Séguin, président de l’Assemblée nationale (1993), puis conseiller auprès de Charles Pasqua (ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire) (1994-1995), il est promu commissaire général au plan (du 1er septembre 1995 au 4 janvier 1998).

Proche de Philippe Séguin, catalogué comme « gaulliste social », il inspire la campagne présidentielle de Jacques Chirac de 1995, autour de la « fracture sociale » (même si la formule est de Marcel Gauchet, reprise par Emmanuel Todd).

Évincé par Lionel Jospin, alors Premier ministre, qui lui reproche la publication d’un rapport sur le chômage non conforme à l’analyse gouvernementale, il se voit cependant confier par Charles Pasqua l’élaboration d’une charte d’aménagement et de développement du territoire des Hauts-de-Seine (1999-2000). Conseiller scientifique de l’Agence pour la diffusion de l’information technologique (2002-2004), il devient aussi administrateur de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (depuis 2003).

Il s’est présenté à la Mairie du Ve arrondissement en 2001 sur la liste officielle du RPR, lorsque Philippe Séguin se présente à la mairie de Paris. Jean Tibéri s’était constitué en candidat dissident : Guaino a recueilli 9,6 % des voix contre 40 % pour Tibéri.

Il est conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006.
Il a été chroniqueur aux Échos et à La Croix.

Conseiller de Nicolas Sarkozy

Pendant la campagne à l’élection présidentielle de 2007, il est le rédacteur des principaux discours de la campagne de Nicolas Sarkozy (à partir du discours de Nîmes de mai 2006), notamment les discours prononcés à Périgueux et à Agen, avec les évocations de Hugo, Jaurès, Blum et Guy Môquet. Au cours de diverses interventions dans la presse écrite ou à la radio, il est amené à assumer la paternité d’un certain nombre d’autres thèmes de la campagne présidentielle, notamment la « liquidation de Mai 68 » et la fin des repentances.

Après l’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007, il est nommé conseiller spécial du président de la République par Nicolas Sarkozy en mai 2007 et occupe à l’Élysée l’ancien bureau de Valéry Giscard d’Estaing. À nouveau, il assume les idées exprimées dans un certain nombre de discours présidentiels dont il ne nie pas avoir été soit l’inspirateur, soit le rédacteur. Ainsi, après le discours de Dakar prononcé par le président le 26 juillet 2007 et vivement contesté tant en France qu’en Afrique, une polémique s’en était suivie avec Bernard-Henri Lévy qui avait mis en cause ses fondements philosophiques maurrassiens et racistes, à laquelle il avait répondu:

 

« Ce petit con prétentieux ne m’intéresse pas. Qui est-il donc ? Qu’a-t-il fait dans sa vie de si extraordinaire pour se permettre de juger comme ça ? Je n’ai jamais rencontré BHL. Il ne m’aime pas, moi non plus. Il n’aime pas la France, moi si. Il a la bave aux lèvres, avec la haine qui suinte de partout.»

Il est amené ultérieurement à défendre le discours :

 

« [...] Fallait-il vraiment rappeler que le colonisateur a construit des ponts ?
HG : Le discours de Dakar contient le réquisitoire le plus implacable contre la colonisation… Nicolas Sarkozy a dit aux jeunes africains : L’héritage de la colonisation est aussi le vôtre. Il y a tous les crimes, mais il y a aussi les droits de l’homme, l’égalité hommes-femmes, l’universalisme…

On y a vu du paternalisme. Et votre description de l’homme africain enfermé dans l’éternel recommencement est très mal passée.

HG : Le discours de Dakar n’exprime aucun sentiment de supériorité. Il parle aux Africains non comme à des enfants mais comme à des frères… Quant à l’éternel recommencement, c’est un imaginaire commun à toute l’humanité à certains moments de son histoire… Chaque civilisation a fait sa propre synthèse. L’Afrique doit faire la sienne…»

De la même façon, il intervient dans la polémique qui s’est instaurée au cours du mois d’octobre 2007 sur le bien-fondé de prescrire aux enseignants la lecture de la lettre de Guy Môquet le 22 octobre. Le 19 octobre 2007, au micro de RTL, Henri Guaino n’avait pas admis le refus de certains enseignants de lire à leurs élèves le 22 octobre 2007, conformément à l’instruction officielle du 30 août 2007 dans le cadre de la journée commémorative nationale décidée par Nicolas Sarkozy, la lettre de Guy Môquet. Il avait fustigé ces professeurs « dont la nation a payé des études, dont la nation paie le salaire ». Quelques jours plus tard, il s’exprime à nouveau au sujet de la lecture de la lettre de Guy Môquet et revient sur la genèse de l’irruption de Guy Môquet dans la campagne de Sarkozy :

 

« [...] Si vous étiez professeur, que diriez-vous à vos élèves?
HG : …Guy Môquet n’est pas une figure de la résistance de la stature d’un Jean Moulin. Il est communiste comme son père emprisonné. Il résiste à sa façon. Il tombe victime de la barbarie nazie. À ce moment-là, il est un des plus beaux visages de la France.

Pourquoi a-t-il tant touché Sarkozy, ce texte qu’il ne connaissait pas ?

HG : C’est un texte émouvant. Pendant la campagne, on en a lu un passage dans un discours. Ce fut un moment très intense. Peu à peu, c’est devenu une figure familière de la campagne. Il n’y avait aucun calcul….»

L’historien Jean-Pierre Azéma avait précisément opposé la directive relative à la lecture de la lettre de Guy Môquet à la repentance de Jacques Chirac, en juillet 1995, pour l’attitude de l’État, de la France dans la déportation des Juifs de France. Ceci amène Guaino à s’exprimer à nouveau sur la repentance :

 

« [...] La mode, à vous entendre serait à la repentance ?
HG : Le politiquement correct pousse à la repentance. On veut faire expier aux fils les fautes des pères. C’est absurde. Ma France à moi, elle n’était pas à Vichy… Mais il faut résister à cette mode de la repentance qui finit par exprimer la haine de soi, qui débouche souvent sur la haine des autres. »

Suite à la censure de la Loi Création et Internet par le Conseil Constitutionnel, Henri Guaino s’est exprimé dimanche 14 juin sur Europe 1. Sa prestation à cette occasion lui vaut un Prix Busiris sur le blog de Maître Eolas pour avoir déclaré que la déclaration des droits de l’homme et du citoyenphilosophie du droit, que le droit à internet serait mieux défendu que le droit à l’eau ou à l’électricité et qu’en 1789 les révolutionnaires n’ont pas entendu défendre l’accès à internet.

Son salaire annuel est évalué à 290 368,93 euros (source le Canard enchaîné) 132.856,93 euros en tant que conseiller maître de la Cour des comptes, plus « une indemnité de sujétion particulière » de 157.512 euros.. Cette révélation a été qualifié de « de transparence totalitaire, mesquine » par l’intéressé. L’intéressé indique que c’est un salaire de « cadre moyen ». (source le Canard Enchaîné).

Sarkozy refait les programmes scolaires

Source : Canard Enchaîné

  La sortie était passée inaperçue. Auteur, Henri Guaino, invité, le 25 octobre dernier, de l’émission « C Politique » sur France 5. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy y avait exposé, comme le signale l’hebdo « Télé Obs » (53/2), sa vision toute bonapartiste de l’élaboration des programmes scolaires.

  Il s’agit d’un « choix idéologique et politique », s’est emporté Guaino. il ne faut plus que ces programmes soient « traités par des spécialistes, des inspecteurs de l’Education nationale ». Par qui, alors ? Et où ? demande l’interviouveur, Nicolas Demorand. « A l’Assemblée nationale ou à l’Elysée ? » Réponse : « Les deux ! »

  Démonstration trois mois plus tard. La commission d’experts chargée de réformer l’enseignement de l’économie en classe de seconde a découvert que, dans son dos, des consignes venues d’en haut avaient modifié les contenus. Les sujets (qui fâchent) liés à l’emploi, au chômage, aux revenus, aux inégalités seront tout bonnement éliminés des futurs programmes. C’est l’une des raisons pour lesquelles le sociologue François Dubet vient de démissionner de cette commission d’experts. Ce n’est qu’un début….

Régionales IDF : le bilan socialiste (4)

Source : Tract de campagne

1998-2010 : UNE REGION INNOVANTE

  Nous avons accru le budget de la Recherche de 65 à 150 millions d’euros, financé 7 pôles de compétitivité et d’innovation, créé l’Institut du Cerveau et de la Moëlle (ICM), financé le Génopôle et le Canceropôle, créé 14 pôles de recherche (domaines d’intérêt majeurs, DIM), octroyé 1000 bourses doctorales et post-doctorales par an, acheté, 600 000 clés USB pour les lycéens, installé 1 ordinateur pour 3 élèves dans les lycées.

  * 1500 kilomètres de fibre optique.

  * Accès au haut débit dans tous les départements.

  * Soutien à l’industrie du jeu vidéo, 2500 emplois en Ile-de-France

  * Généralisation des espaces numériques de travail.

  * Construction de bibliothèques universitaires.

  * Financement de l’accueil de chercheurs étrangers.

  * Construction des maisons des étudiants.

  * 39 pépinières d’entreprises soutenues  par la Région.

  * Création du Centre Francilien pour l’innovation et du Lieu du Design.

  * L’Île-de-France  au 5ème rang mondial pour la recherche et le développement.

  * Mise en oeuvre des pôles de recherche et  d’enseignement supérieur.

  * 300 contrats régionaux pour l’acquisition des matériels des laboratoires.

  * Financement du SOLEIL, synchrotron de troisième génération.

  * 1 tableau numérique interactif par établissement.

  * 200 allocations de recherche par an pour des jeunes chercheurs.

  * Le chèque TranSport pour les jeunes sportifs.

  * Bourses pour les athlètes olympiques franciliens.

  * 40 millions d’euros pour la construction de piscines.

 

CULTURE

Cinéma :

0 euros en 1998, 14 millions d’euros par an aujourd’hui.  Le cinéma c’est 140 000 emplois  en Île-de-France.

90% des tournages de films français ont lieu aujourd’hui en Île-de-France. 60 films sont aidés chaque année.

 

Arts vivants :

0 euros en 1998, 14 millions d’euros par an aujourd’hui. 230 compagnies d’Île-de-France reçoivent une aide de la Région.

230 compagnies d’Île-de-France reçoivent une aide de la Région.

 

Livres :

0 euros en 1998, 4 millions par an 4 millions par an aujourd’hui.

Aides à toute la filière, libraires, éditeurs et auteurs.

360 projets littéraires ont été financés depuis 20  éditeurs d’être présents au Salon du Livre de Paris tous les ans.

La Région permet à   éditeurs d’être présents au Salon du Livre de Paris tous les ans. En six ans, la Région a consacré 415 millions d’euros à la culture.

Grâce à la Région, Rock en Seine et Solidays existent. Elle en est le premier financier institutionnel.

Régionales IDF : le bilan socialiste (3)

Source : Tract de campagne

1998-2010 : UNE REGION AMBITIEUSE

  Nous avons mobilisé 18 milliards d’euros pour les transport, rendu accessibles 500 millions d’euros de crédit pour les PME, lancé les tramways d’Ile-de-France, créé la carte Imagin’R et le Ticket plus, porté à 100 000 par an le nombre d’apprentis, créé 5000 emplois tremplins.

  * 4 lignes de tramways, la ligne 14, prolongement de lignes (lignes 12…).

  * 1,5 milliards d’euros par an pour les transports.

  * 120 millions d’euros par an de mesures tarifaires pour les usagers.

  * Dispositif PM’up pour les PME créatrices de valeur et d’emplois, 6200 nouveaux emplois attendus.

  * 50 millions d’euros, ces six dernières années, pour sécuriser les parcours professionnels des salariés.

  * 4000 PME soutenues par les plans filières, 24 millions d’euros d’aides.

  * Jusqu’à 300 000 euros d’aide régionale à la disposition des entreprises en difficulté.

  * 5 pactes pour l’emploi, la formation et le développemment économique, soit 180 millions d’euros d’aides.

  * 253 lycées construits ou rénovés.

  * Aide à l’équipement des lycéens professionnels.

  * Mobilité européenne des étudiants et des apprentis (25 000 étudiants et apprentis).

  * Bourse des Contrats d’Apprentissage.

  * Financement de projets franciliens par le Fonds Européen de développement régional.

  * 12 accords de coopération décentralisée  signés dans le monde entier.

  * 7 millions d’euros pour l’hôtellerie indépendante.

  * 1,3 millions de touristes conseillés dans les points d’accueil de la Région.

  * 130 millions d’euros pour le tourisme, 5% de l’emploi direct régional.

Régionales IDF : le bilan socialiste (2)

Source : Tract de campagne

1998-2010 : UNE REGION RESPONSABLE

  Nous avons fait des transports collectifs le premier budget de la Région, créé 10 réserves naturelles régionales et 4 parcs naturels régionaux, évité 172 000 tonnes de CO2 de rejets dans l’atmosphère, aidé l’agriculture bio ou respectueuse des ressources naturelles, dépollué dix usines d’incinération des ordures ménagères, financé les installations solaires des particuliers.

  * Mise en oeuvre de transports propres (tramways, bus verts…)

  * Financement du développement de la voiture électrique francilienne.

  * Protection et gestion directes d’un patrimoine naturel de plus de 12 000 hectares.

  * Soutien financier à la géothermie (160 000 logements chauffés).

  * Financement des politiques environnementales des communes.

  * Lancement du plan régional pour la qualité de l’air.

  * Adoption du plan régional de maîtrise de l’énergie.

  * Développement des réseaux verts et de l’éco-mobilité.

  * Aide aux communes qui luttent contre le bruit.

  * Prévention des crues.

  * Financement de l’agriculture bio.

  * Schéma environnemental des berges.

  * Soutien financier aux démarches innovantes de gestion des déchets.

  * Soutien à la réhabilitation des décharges.

  * Marchés régionaux soumis à des clauses d’éco-conditionnalité.

  * Démarche HQE dans les constructions de la région (lycées, centres de foration des apprentis…)

Régionales IDF : le bilan socialiste (1)

Source : Tract de campagne

1998-2010 : UNE REGION SOLIDAIRE

  Nous avons financé chaque jour 100 logements, instauré la gratuité dans les transports pour les chômeurs et les plus modestes, payé les livres scolaires des lycéens, créé 10 000 emplois dans les aides à la personne, financé 345 établissements pour personnes handicapées et 1000 emplois liés, construit ou réhabilité 45 000 places d’accueil pour les personnes âgées.

  * 240 000 logements créés ou réhabilités ces 6 dernières années.

  * 2400 places d’internat dans les lycées.

  * 20% des lycées accessibles aux personnes handicapées. [NDLR : Mieux... mais pas parfait !]

  * Plate-forme téléphonique « Jeunes Violence Ecoute ».

  * 1800 places d’accueil pour les femmes battues ou en précarité.

  * 4500 places pour les sans-abris.

  * 140 000 jeunes informés chaque année sur les Maladies Sexuellement Transmissibles par les Comité Régional d’Information et e Prévention sur le SIDA (CRIPS).

  * Dispositifs de lutte contre le décrochage scolaire, 4000 élèves chaque année.

  * 8000 places d’accueil pour les personnes handicapées.

  * 22 000 logements créés pour les étudiants et les jeunes travailleurs.

  * 22 000 copropriétaires aidés.

  * 5 millions d’euros par an pour les urgences hospitalières.

  * 2,5 millions d’euros par an pour les centres d’Interruption Volontaire de Grossesse, IVG.

  * 5400 nouvelles places en crèche.

Immensément riche, il décide de se séparer de sa fortune…. pour être heureux !

Source : Closer.fr

Mr Rabeder, 47 ans, un businessman Anglais, a pris une grande décision. Lire la suite l’article

Il a en effet décidé de se séparer du fruit de ses dures années de labeur, à savoir… sa fortune !

 

Ainsi, il a mis en vente sa luxueuse villa (avec lac et vue imprenable sur les Alpes) pour 1,6 millions d’euros, ainsi que : sa résidence de 17 hectares en Provence, estimée à 700 000 euros, ses 6 avions planeurs à 400 000 euros et son Audi A8, cotée à l’argus 50 000 euros.

Ces signes extérieurs de richesse, Mr Rabeder n’en veut plus. « Mon idée principale est de ne plus rien laisser derrière moi. Je me suis rendu compte qu’au final l’argent était contre-productif. Et que pire que tout, il ne m’apportait pas du tout le bonheur… au contraire même » a-t-il déclaré au Daily Telegraph.

Il prévoit même de retourner vivre très modestement, dans un petit studio. L’intégralité de l’argent récolté sera reversée à des associations caritatives, en Amérique Latine.

« Pendant très longtemps, j’ai cru que l’argent ne pouvait apporter que du bonheur. Je viens d’une famille très très pauvre où la valeur ‘travail’ était très importante (…) Mais récemment, j’ai testé un truc fou : dépenser tout ce que je pouvais dépenser pendant trois semaines, dans des voyages à travers le monde. C’est horrible ! Toutes les personnes que j’ai fréquentées n’ont jamais été ‘vraies’ avec moi. J’avais l’impression que nous étions tous, entre privilégiés, des ‘acteurs’. Que rien n’était vrai. Il n’y avait aucune connexion. »

Depuis qu’il a pris cette décision, Mr Rabeder se sent aujourd’hui « plus libre ».

Où est passé James Bond ?

Source : Canard Enchaîné

Il a de quoi être perplexe, Obama. Il vient de découvrir, lui, le big boss, la profondeur du cauchemar américain. C’est ce qui ressort du rare documentaire de James Bamford et Scott C. Willis, diffusé dimanche soir sur Arte, après les formidables « Trois jours du Condor ».

  La National Security Agency (NSA), cette officine de l’ombre dont on n’osait pas davantage prononcer le nom que celui de Dieu dans l’Ancien Testament, fut, à l’origine, créée pour espionner avec les moyens technologiques les plus raffinés le Diable en personne qu’était l’URSS. A la chute du mur de Berlin, il fallut reconvertir cette ténébreuse National Security Agency à l’étude de l’Axe du Mal, c’es-à-dire du terrorisme, une cible petite et très mobile, incarnée par Al-Qaida. Les 20 000 missionnaires, mathématiciens, linguistes, informaticiens de la Shadow Factory du Maryland pointèrent alors leurs antennes sur un ennemi minuscule à l’échelle planétaire : le téléphone portable. Écouter tous les courriels, tous les messages. Décoder tous les codes cryptés sous le couvert de traquer le Malin barbu Ben Laden.

  Ils ne travaillèrent pas si mal. En novembre 1996, lorsque le terroriste se fit acheter un portable en plein New York par un « vrai croyant », ils apprirent aussitôt son numéro et le filèrent en Afghanistan. Où, grâce à leurs longues oreilles, ils écoutaient tout, surtout les appels passés à son adjoint résidant dans une banales maison de Sanaa, au Yémen, chargé d’exécuter les mauvais coups. Si bien que, le 7 août 1998, lorsque deux ambassades des États-Unis sautèrent en Afrique de l’Est, ils étaient au courant qu’il se préparait du grabuge. Mais quoi ? Et où ? Le savaient-ils ? Pas les autres agences, en tout cas.

  Depuis décembre 1999, ils connaissaient minutieusement les déplacements de ceux qui allaient commettre l’attentat du 11-Septembre, y compris leur réunionde Kuala Lumpur, en Malaisie, où tout fut décidé. De son côté, la CIA avait repéré le départ de Djedda pour les États-Unis de l’un d’entre eux, muni d’un visa en règle. [NDLR : ET IL A EU SON VISA ?] Mais que venait-il faire ? Et le FBI, de son côté, quand il détecta la présence de ce facheux client, n’osa rien faire. Puis la CIA vit déferler, le 15 janvier, des suspects sur San Diego et prit note de leurs cours de pilotage : mais ce n’était pas illégal pour des citoyens, même religieux. En outre, la CIA se garda bien de transmettre ses petits secrets aux rivaux du FBI. Pendant ce temps, Ben Laden continuait à passer ses ordres au Yémen et la NSA à le savoir. Bref, chacun croulait sous les informations mais les gardait pour lui. C’est ainsi que le 11 Septembre eut lieu.

  Depuis lors, le monstre a prospéré, s’adaptant aux transmissions à travers les continents par câbles à fibres optiques. En moins d’une seconde, 4 milliards de milliards de bips sont ingurgités par ses gigantesques machines, servies par 35 000 spécialistes depuis 2008. Mais ils ont eu beau sélectionner les associations de vocables suspects sur les messages; On a eu beau leur apprendre en masse l’arabe; Tout cela a beau coûter 26,7 milliards de dollars : ils sont dépassés. Et leur communication interne ne s’est pas améliorée, comme vient de le découvrir Obama avec la tentative d’attentat du 25 Décembre sur le vol Amsterdam-Détroit.

  On en est là. Aéroports envahis de machines à scanner, avions interdits aux « sales gueules » des habitants de 14 pays, passagers examinés à poil. Nous sommes moins libres. Mais plus sécurisés ? On a de quoi, malgré Obama, être perplexes.

Moi, Mustapha Kessous, journaliste au Monde et victime de racisme (2)

Au départ, je me rendais seul dans les agences immobilières. Et pour moi – comme par hasard – il n’y avait pas grand-chose de disponible. Quand des propriétaires me donnent un rendez-vous pour visiter leur appartement, quelle surprise en voyant « M. Kessous » ! Certains m’ont à peine fait visiter les lieux, arguant qu’ils étaient soudainement pressés. J’ai demandé de l’aide à une amie, une grande et belle blonde. Claire se présente comme ma compagne depuis cet été et fait les visites avec moi : nous racontons que nous allons prendre l’appartement à deux. Visiblement, ça rassure.

En tout cas plus que ces vigiles qui se sentent obligés de me suivre dès que je pose un pied dans une boutique ou que ce vendeur d’une grande marque qui ne m’a pas ouvert la porte du magasin. A Marseille, avec deux amis (un Blanc et un Arabe) – producteurs du groupe de rap IAM -, un employé d’un restaurant a refusé de nous servir…

La nuit, l’exclusion est encore plus humiliante et enrageante, surtout quand ce sont des Noirs et des Arabes qui vous refoulent à l’entrée d’une boîte ou d’un bar. Il y a quatre mois, j’ai voulu amener ma soeur fêter ses 40 ans dans un lieu parisien « tendance ». Le videur nous a interdit l’entrée : « Je te connais pas ! » Il aurait pourtant pu se souvenir de ma tête : j’étais déjà venu plusieurs fois ces dernières semaines, mais avec Dida Diafat, un acteur – dont je faisais le portrait pour Le Monde – et son ami, le chanteur Pascal Obispo.

Fin 2003, je porte plainte contre une discothèque lyonnaise pour discrimination. Je me présente avec une amie, une « Française ». Le portier nous assène le rituel « Désolé, y a trop de monde. » Deux minutes plus tard, un groupe de quinze personnes – que des Blancs – entre. Je veux des explications. « Dégage ! », m’expédie le videur. La plainte sera classée sans suite. J’appellerai Xavier Richaud, le procureur de la République de Lyon, qui me racontera qu’il n’y avait pas assez d’« éléments suffisants ».

Que dire des taxis qui après minuit passent sans s’arrêter ? Que dire de la police ? Combien de fois m’a-t-elle contrôlé – y compris avec ma mère, qui a plus de 60 ans -, plaqué contre le capot de la voiture en plein centre-ville, fouillé jusque dans les chaussettes, ceinturé lors d’une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? Je ne compte plus les fois où des agents ont exigé mes papiers, mais pas ceux de la fille qui m’accompagnait : elle était blonde.

En 2004, une nuit à Lyon avec une amie, deux policiers nous croisent : « T’as vu le cul qu’elle a ! », lance l’un d’eux. « C’est quoi votre problème ? » rétorqué-je. Un des agents sort sa matraque et me dit en la caressant : « Il veut quoi le garçon ? » Le lendemain, j’en ai parlé avec Yves Guillot, le préfet délégué à la police : il m’a demandé si j’avais noté la plaque de leur voiture. Non…

En 2007, la brigade anticriminalité, la BAC, m’arrête sur les quais du Rhône à Lyon : j’étais sur un Vélo’v. On me demande si j’ai le ticket, si je ne l’ai pas volé. L’autre jour, je me gare en scooter sur le trottoir devant Le Monde. Je vois débouler une voiture, phares allumés : des policiers, mains sur leurs armes, m’arrêtent. Je leur dis que je travaille là. Troublés, ils me demandent ma carte de presse, mais pas mon permis.

Des histoires comme celles-là, j’en aurais tant d’autres à raconter. On dit de moi que je suis d’origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un « beurgeois », un enfant issu de l’immigration… Mais jamais un Français, Français tout court.

Mustapha Kessous

Moi, Mustapha Kessous, journaliste au Monde et victime de racisme (1)

Brice Hortefeux a trop d’humour. Je le sais, il m’a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l’immigration et de l’identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l’avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : « Vous avez vos papiers ? »

Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain (Loire-Atlantique), je m’approche d’une famille surexcitée par le passage de la caravane, pour bavarder. « Je te parle pas, à toi », me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue Benoît Hopquin n’a aucun souci à discuter avec cette « France profonde ». Il m’avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de l’organisation l’a appelé pour savoir si j’étais bien son… chauffeur.

Je pensais que ma « qualité » de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux « défauts » : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des « crochets » balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet, l’endroit, la population, les préjugés sont poisseux.

J’en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet « apartheid mental », lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n’hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu’« un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde ! »

Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c’est toujours « M. Kessous ». Depuis 2001, depuis que je suis journaliste, à la rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde, « M. Kessous », ça passe mieux : on n’imagine pas que le reporter est « rebeu ». Le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, m’avait avoué, en souriant : « Je croyais que vous étiez de notre communauté. »

J’ai dû amputer une partie de mon identité, j’ai dû effacer ce prénom arabe de mes conversations. Dire Mustapha, c’est prendre le risque de voir votre interlocuteur refuser de vous parler. Je me dis parfois que je suis parano, que je me trompe. Mais ça s’est si souvent produit…

A mon arrivée au journal, en juillet 2004, je pars pour l’île de la Barthelasse, près d’Avignon, couvrir un fait divers. Un gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. Je me retrouve devant la maison où s’est déroulé le drame, je frappe à la porte, et le cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l’enfant en sang, me regarde froidement en me lançant : « J’aime pas les Arabes. » Finalement, il me reçoit chez lui.

On pensait que le meurtrier s’était enfui de l’hôpital psychiatrique de l’endroit : j’appelle la direction, j’ai en ligne la responsable : « Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le Monde… » Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place, la secrétaire lui signale ma présence. Une femme avec des béquilles me passe devant, je lui ouvre la porte, elle me dévisage sans me dire bonjour ni merci. « Il est où le journaliste du Monde ? », lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J’ai alors cru que cette directrice allait s’évanouir. Toujours pas de bonjour. « Vous avez votre carte de presse ?, me demande-t-elle. Vous avez une carte d’identité ? » « La prochaine fois, Madame, demandez qu’on vous faxe l’état civil, on gagnera du temps », riposté-je. Je suis parti, évidemment énervé, forcément désarmé, avant de me faire arrêter plus loin par la police qui croyait avoir… trouvé le suspect.

Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en 2005, un membre du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse Le Monde d’embaucher des fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement l’alibi d’un titre « donneur de leçons ». L’Arabe de service, comme je l’ai si souvent entendu dire. Sur la Toile, des sites d’extrême droite pestent contre « l’immonde » quotidien de référence qui a recruté un « bougnoule  » pour parler des cités.

Et pourtant, s’ils savaient à quel point la banlieue m’était étrangère. J’ai grandi dans un vétuste appartement au coeur des beaux quartiers de Lyon. En 1977, débarquant d’Algérie, ma mère avait eu l’intuition qu’il fallait vivre au centre-ville et non pas à l’extérieur pour espérer s’en sortir : nous étions parmi les rares Maghrébins du quartier Ainay. Pour que la réussite soit de mon côté, j’ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j’ai vécu l’enfer ! « Retourne dans ton pays », « T’es pas chez toi ici », étaient les phrases chéries de certains professeurs et élèves.

Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans une école de journalisme. Lors de l’oral qui clôt cette formation, le jury, composé de professionnels, me pose de drôles de questions : « Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la nomination d’Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c’est parce qu’il leur fallait un Arabe ? »

A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu demander : « Vous êtes le prévenu ? » par l’huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal.

Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen. Depuis plusieurs mois, je cherche un appartement. Ces jours derniers, je contacte un propriétaire et tombe sur une dame à la voix pétillante : « Je m’appelle Françoise et vous ? » « Je suis M. Kessous « , lui répondis-je en usant de mon esquive habituelle. « Et votre prénom ? », enchaîne-t-elle. Je crois qu’elle n’a pas dû faire attention à mon silence. Je n’ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le lui donnais, ça serait foutu, qu’elle me dirait que l’appartement avait déjà été pris. C’est arrivé si souvent. Je n’ai pas le choix. J’hésite, je bégaye : « Euhhhhh… Mus… Mustapha. »

Des dizaines de contrôles ont loupé le plutonium qui traîne à Cadarache

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Source : Le Canard Enchaîné

  Qui a oublié son plutonium dans la boîte à gants ? C’est la question qu’est en droit de poser l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) au Commissariat de l’énergie atomique et au groupe Areva. Plus de 30 kilos de ce produit radioactif – ingrédient de base des bombes atomiques – ont été dans l’ancien atelier de fabrication des MOX (combustible pour les réacteurs), à Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône.

  Ce n’est pourtant pas faute de surveillance. Pour la seule année 2008, le site, qui compte plusieurs installations nucléaires du Commissariat à l’énergie atomique et d’Areva, a fait l’objet de pas moins de 48 inspections de l’ASN ! A l’issue desquelles ladite autorité a indiqué qu’elle « portait un regard assez positif sur l’exploitation » de ces équipements et a noté un « progrès dans l’organisation et le management de la sûreté au sein de Centre de Cadarache ».

BALANCE EN PANNE

Gratifiant, mais alors comment expliquer que, des mois durant, personne ne se soit aperçu de la présence de dizaines de kilos de plutonium en trop dans plus de 200 « boîtes à gants »,ces récipients isolés et pressurisés où s’effectue le mélange avec l’uranum qui donnera le fameux combustible MOX ? Entre autres raisons, indique Monique Séné, physicienne nucléaire, « parce qu’il s’agit d’une poudre qui se dépose partout – recoins et canalisations – si l’on ne fait pas un nettoyage parfait ». [NDLR : !!!!!!!!!!!!!]

  Cela n’excuse pas la négligence des contrôles. Est-ce parce que cet Atelier de technologie plutonium était en cours de démantèlement ? Les précautions n’y étaient pas toujours extrêmes. En novembre 2006, l’ASN avait décrit un « incident significatif » à l’atelier, dû à une panne d’instrument de pesage. Moins flatteuse qu’en 2008, elle dénonçait alors « un manque de culture de sécurité chez les opérateurs, un non-respect des procédures d’exploitation, des dysfonctionnements dans la gestion des matières nucléaires, dans la traçabilité des changements d’équipes et dans la transmission des consignes ». Trois ans plus tard, « sûreté » et « traçabilité » laissaient encore à désirer. Et jettent un doute sur toute la filière : si 30 kilos de plutonium dorment incognito dans un labo, rien ne prouve que d’autres quantités n’ont pas atterri dans d’autres mains. Phénomène inquiétant, désigné sous le nom de « dissémination nucléaire »…

VITRINE RAYONNANTE

C’est peut-être pour éviter ces réprimandes qu’Areva n’a informé l’ASN de la découverte du « plutonium en rab » qu’avec… trois mois de retard. Preuve de son immense respect pour l’organisme de contrôle, le groupe n’en était pas à sa première cachotterie. Durant l’été 2008, il avait attendu près de 24 heures avant de déclarer les rejets radioactifs d’une usine du Tricastin. Plus récemment, les tricheries d’un sous-traitant sur les contrôles de soudures, dans une autre unité du Tricastin, n’ont, elles aussi, été avouées qu’au bout de trois mois.

  On est donc prié de croire sur parole ce loyal industriel lorsqu’il déclare qu’aucun salarié n’a été exposé aux risques présentés par cette poudre fantôme. Même à doses infimes (quelques milligrammes), le plutonium, inhalé ou ingéré, est cancérigène. Concentré en quantités dépassant quelques kilos, il atteint cette fois la « masse critique » qui entraîne une réaction en chaîne spontanée… Phénomène survenu, en 1999, à Tokaïmura (Japon), causant la mort de deux ouvriers et l’irradiation de dix-neuf autres.

  En attendant, l’affaire produit le meilleur effet sur l’image du nucléaire français, vitrine de l’excellence technologique tricolore. On imagine quel accueil serait réservé à des dirigeants iraniens ou nord-coréens affirmant qu’ils ont oublié de comptabiliser quelques kilos de matière radioactive…

Strauss-Kahn « inquiet » de l’augmentation du salaire minimum en Ukraine

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DSK semble s’être bien habitué à sa fonction… Bon, s’il est vrai que des paramètres économiques mal ou hâtivement gérés peuvent engendrer de l’inflation, voire de l’hyper-inflation, cela ne semble pas être précisément la question, sur ce sujet.

  Le FMI, ou l’art d’aider les pays qui sont dans la merde, en leur imposant des conditions encore plus défavorables… J’espère juste, ami lecteur, que Strauss-Kahn restera là où il est pour 2012, car je n’ai pas envie, après un dictateur, que la France se tape un escroc qui menace les pays pauvres de leur couper les vivres, s’ils osent vouloir élever la rémunération des travailleurs !

Source : Le Monde/AFP

Le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn s’est dit vendredi 30 octobre dans un communiqué « inquiet » après la promulgation par le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, d’une loi augmentant le salaire minimum.

« Une mission récente du Fonds en Ukraine a conclu que les politiques dans certains domaines, dont la nouvelle loi sur le salaire minimum, menaçaient [la] stabilité » du pays, a indiqué M. Strauss-Kahn. « Donc, nous sommes inquiets de la promulgation de la loi », a-t-il ajouté, une critique rare de la part du plus haut dirigeant du FMI envers un pays auquel le Fonds prête de l’argent.

Cette loi prévoit d’augmenter le salaire minimum de 11 % au 1er novembre. Le minimum vital doit quant à lui augmenter de 12 % au 1er novembre, puis encore de 18 % au 1er janvier. Le FMI a déjà fortement critiqué cette idée, laissant entendre qu’elle serait de nature à remettre en cause son aide au pays.

L’Ukraine, l’un des pays les plus durement atteints par la crise économique mondiale, a reçu en novembre 2008 un prêt du FMI de 16,4 milliards de dollars, dont elle a reçu jusqu’à présent un total de 10,6 milliards de dollars. Le déblocage d’une quatrième tranche, d’un montant de 3,8 milliards de dollars, est normalement prévu en novembre.

Le sort des enfants clandestins en France

Source : Libération. Par Marie Piquemal :

L’ONG Human rights watch interpelle sur la situation des mineurs étrangers arrivant seuls en France, et retenus dans la zone d’attente de l’aéroport, sans réelle protection.

«Perdus en zone d’attente». Dans un rapport publié ce jeudi (télécharger en pdf ici), l’ONG Human Rights Watch (HRW) alerte sur la situation des mineurs étrangers qui débarquent seuls à l’aéroport de Roissy à Paris et qui se voient refuser l’entrée en France.

Ils se retrouvent alors dans ce qu’on appelle la zone d’attente, enfermés au milieu d’adultes, sans protection particulière. «Ils sont traités comme n’importe quel immigré clandestin, et non comme des enfants. Ils peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine ou dans un pays de transit n’importe quand», explique Simone Troller, auteure de cette étude.

Elle s’insurge contre l’existence même de ces zones d’attente, «fiction juridique permettant à la France de traiter des personnes qui se trouvent physiquement sur son territoire comme si elles étaient à l’extérieur du pays.» Autrement dit, les mineurs isolés qui se retrouvent dans ces zones d’attente aéroportuaires sont soumis à un régime judiciaire très différent (bien moins protecteur) de celui des enfants étrangers qui sont «sur le territoire français».

Contrairement à ce que l’on croit, la zone d’attente ne se limite pas à un centre d’hébergement situé à l’intérieur de l’aéroport. «Vous pouvez aller dans un hôpital, un hôtel ou un tribunal situé à 20 km de l’aéroport sans être considéré d’un point de vue légal comme entré dans le territoire!»

 

«Je n’ai pas pu aller aux toilettes»

 

«La France, comme tout Etat souverain, a le droit de contrôler ses frontières, là n’est pas la question. Mais, elle ne peut pas, au nom de ces contrôles, mettre en danger des enfants!», s’indigne Simone Troller qui rappelle qu’en conservant ces zones d’attentes, la France viole les conventions internationales et en particulier le droit des enfants.

Sur le fond, le rapport d’HRW ne révèle rien de nouveau. La situation des mineurs étrangers isolés, arrivant dans les zones d’attentes, est régulièrement pointée du doigt par des associations de terrain comme l’Anafe, l’association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers.

En revanche, ce nouveau rapport a le mérite de mettre en avant des témoignages d’enfants, particulièrement éclairants. Une jeune fille de 16 ans: «D’abord, ils m’ont enfermée à clé dans une pièce. Il y avait plusieurs personnes, y compris des hommes, peut-être 8 ou 10 au total. J’ai essayé d’appeler la police pour aller aux toilettes mais il n’y avait personne. Je n’ai pas pu aller aux toilettes.»

 

«Nous n’avons pas compris que nous étions en France»

 

Les enfants interrogés se plaignent des menaces et humiliations récurrentes. La police aux frontières les menotteraient fréquemment, et les soumettraient à des fouilles corporelles. Selon HRW, la police contraindrait les enfants, y compris les très jeunes (tout juste six ans), à signer des papiers qu’ils ne sont pas en mesure de comprendre. «Le policier nous a simplement demandé de signer ici, ici et ici. C’est ce qu’on a fait. On avait peur et on a signé. La police ne nous a rien expliqué… On a à peine vu ce qu’on a signé…», témoignent Najib B. et Mohamed A.

Ils racontent encore: «Quand nous sommes arrivés à l’aéroport de Roissy, le passeur nous a dit d’attendre. Nous n’avons pas compris que nous étions en France. Le passeur nous a laissés là, et n’est pas revenu. Nous avons attendu jusqu’à 4 heures du matin puis nous sommes allés voir la police. La police nous a dit de nous asseoir sur des chaises et d’attendre. Nous avons attendu deux jours.»

Selon la police, 1.092 mineurs étrangers auraient ainsi atterri, seuls, à l’aéroport de Roissy en 2008. Human Rights Watch parle de 1.002. Le chiffre est sujet à interprétation pour une raison simple : «il n’existe pas de test fiable pour définir l’âge d’un enfant. Les test actuels (à partir du poids, la taille, et d’une radiographie osseuse) comportent une marge d’erreur de cinq ans.»

Enfin, dernier problème soulevé par l’ONG: que deviennent ces enfants? La durée maximale de placement dans la zone d’attente est de 20 jours. Au delà, s’ils n’obtiennent pas de permission d’«entrer» dans le territoire, ils sont expulsés. «Mais rien ne garantit que ces enfants retrouveront leur famille, ou même leur pays d’origine. On a eu par exemple le cas d’un enfant tchadien renvoyé en Egypte parce que c’était le dernier pays où il avait fait escale…», conclut Simone Troller.

L’avenir de La poste

  Le samedi 3 octobre 2009, le « Comité national contre la privatisation de la Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal » (un nom difficilement ambigu :-) ) inaugurait un nouveau mode d’action : la votation citoyenne.

  La droite, évidemment, n’a pu s’empêcher d’envoyer ses roquets pouffer sur les plateaux télé; reste qu’un peu plus de 2 millions de personnes se sont déplacées pour participer à cette consultation « populaire », et que le résultat est sans appel : plus de 90% des votants rejettent cette liquidation déguisée.

  Notez que « plus de 90% », (score donné sur le site du comité), ce n’est pas non plus extrêmement transparent et clair… mais bon, disons que c’est plutôt l’acte qui comptait, que le résultat exact. Même si, ami lecteur, ceci me fait un peu grincer des dents.

  Quoiqu’il en soit, votre serviteur est allé mener l’enquête…

  Il est intéressant d’observer comment une idée prend de l’ampleur. D’abord simple rumeur en section – « les postiers vont organiser une action contre la privatisation », puis examinée avec circonspection – « on va devoir se balader avec des urnes pour faire voter les gens ? », ce projet de votation, contre toute attente, a su trouver sa cible.

  Quid du modus operandi, donc ? Simple et efficace : les votants allaient voter devant, ou dans les bureaux de Poste, leur identité consignée scrupuleusement sur un registre d’émargement. Et, mis à part un adulte qui a fait voter son enfant, ami lecteur, je dois affirmer qu’à mon niveau, je n’ai pu constater de fraude.

  FRANC JEU

  Effectivement… il est amusant de comparer les dires des sbires de l’UMP – « Opération gauchiste, stalinienne, manipulée par les syndicats et l’extrême-gauche » – et la réalité, sur le terrain.

  Quelle est-elle ?

  Des postiers, des syndicalistes avec des t-shirts « CGT » (entre autres), des socialistes, des communistes (de toutes tendances), et des tracts unitaires se référant à « une cinquantaine d’oganisations » (62, in fine), parmi lesquelles… le PS, le PCF, la LCR, etc…

  Pour y voir quelque de « manipulé », il fallait donc être aveugle, ou ne pas savoir ce que « CGT » signifie.

  L’ambiance, ensuite… fut surprenante. Votre serviteur, occupé avec ses petits tracts, a enregistré un intérêt très fort de la population pour cette question. Si l’on tient compte du fait que le militantisme « de base » se heurte éternellement contre le « je-suis-trop-pressé-ou-ça-m’intéresse-pas », alors force est de constater que cette opération fut un succès, sur le plan de la participation. Les tracts ont tous été distribués, et les échanges avec les habitants furent nombreux. 

  La suite ? La bataille se poursuit au Sénat, actuellement, pour forcer le gouvernement à prendre en compte les résultats de ce vote – certes franchement minoritair, sur un total de 64,8 millions d’habitants, mais qui, tout de même, eut le mérite de se tenir. A comparer avec le « circulez, y’a rien à voir » des autorités ( qui ont d’ailleurs, parfois, empêché la tenue de ces votations citoyennes !)

  Je conclus, ami lecteur, sur certains des arguments avancés par par ce comité, afin de te laisser seul juge de l’utilité de ce combat :

 

  « Que le capital soit détenu à 100% par des capitaux publics ne change rien à l’affaire. Chaque fois que l’Etat a effectué ce type d’opération, il a fait entrer des capitaux privés dans la société anonyme – France Télécom, EDF, GDF… – avec des conséquences immédiates : réduction de la qualité du service, suppressions massives d’emploi, augmentations tarifaires, priorité à la satisfaction des actionnaires.

  La transformation en société anonyme constitue la première étape d’une privatisation programmée de La Poste.

  Gouvernements et direction de La Poste ont dégradé la qualité du service postal en limitant les investissements répondant à l’intérêt général. Depuis 2002, plus de 6000 bureaux de poste sur 17 000 ont été « transformés », et plus de 50 000 emplois supprimés.

  Cela se traduit par l’espacement des tournées, les délais croissants de livraison du courrier, les réductions d’horaires, l’allongement des files d’attente quand le bureau de poste n’a pas été carrément supprimé !

  Un comité national, regroupant plus de 50 organisations a été créé en septembre 2008, autour d’associations, de syndicats et de partis politiques. Il a demandé au président de la République d’organiser un référendum sur l’avenir de La Poste comme il en a la possibilité.

  Sans réponse, à ce jour… »

Bavure dans les Yvelines

Hier matin, les policiers sont intervenus manu militari au domicile d’une famille des Mureaux, dans les Yvelines.

Les policiers intervenaient dans le cadre d’une commission rogatoire d’un juge d’instruction de Versailles.

Le seul problème, c’est que cette commission rogatoire… ne concernait pas cette famille.

Oumoukhary Seck, 28 ans, raconte la scène, digne d’un Rambo dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France :

« A 6h25, une quinzaine de policiers avec des boucliers, des matraques et des gilets pare-balle ont défoncé la porte »Toujours selon son témoignage, elle a été « poussée sans ménagement dans la salle de bains.

Puis son frère a été « menotté » et sa sœur de 23 ans « jetée sur le lit et contrainte de mettre les mains sur la tête ».La mère de famille aurait été obligée de sortir de sa chambre « alors qu’elle n’était pas habillée »

Après cette intervention « musclée », les policiers ont demandé une pièce d’identité. Et c’est ainsi qu’ils « se sont rendus compte de leur méprise » confie la jeune femme.

La sûreté départementale des Yvelines a repris contact dans la journée avec cette famille pour leur « présenter des excuses » indique une source policière.

Une source policière qui explique que de telles erreurs arrivent « de temps en temps »…

Référendum interne au PS – rien que de la joie…

  Un post méfiant, ami lecteur, émanant de ton serviteur; Malgré ma carte au PS, ce référendum, blindé pourtant de bonnes intentions, me laisse un goût amer en bouche.

  C’est une réflexion paradoxale, certes, s’agissant d’un référendum instituant la parité, des primaires élargies, et se voulant défenseur de nouvelles règles éthiques et démocratiques.

  Le problème étant, premièrement, que tout ceci, grosso modo, aurait déjà dû être fait; faux procès donc, forcément, puisque l’équipe Aubry vient tout juste de s’installer sur le fameux trône – bien qu’elle rassemble tous les courants du PS, et donc tous ceux qui, il y a vingt ans, étaient déjà là (traîtres à présent encartés UMP exceptés).

  C’est pourtant une réalité : la démocratie défendant la démocratie peut sentir l’odeur horripilante du foutage de gueule. L’avenir tranchera, comme d’habitude; et pour ne pas commettre les fautes que je dénonce, entrons dans le détail… car c’est bien là que le trouble me vient.

  Examinons les questions :

 

PRIMAIRES OUVERTES

•1.1 « Etes-vous favorables à la désignation du candidat(e) des socialistes par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent participer à la victoire de la gauche? » POUR : 68,34 %  CONTRE : 25,62%  ABST : 6,04 %

 

•1-2 : Donnez vous mandat au Bureau National pour organiser ensemble avec les formations de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d’un rassemblement politique et sur la base d’une plate-forme commune ?

POUR : 70,02 %  CONTRE : 21.64 %  ABST : 8.34 %

 

Jusque là, cela ne pose, apparemment, pas trop de problèmes… On demande aux militants de valider, ou non, une procédure expérimentée dans d’autres pays (En Espagne, notamment…); Le résultat est presque sans appel, et positif. Restent que « l’organisation » de cette procédure n’est pas évoquée de manière précise. Enfin, pour pinailler encore un peu (mais cela viendra, j’en mets ma main à couper), le principe des primaires de ce style, indépendant de la volonté d’Aubry par ailleurs, induit le doute que l’ennemi politique ait pu favoriser le candidat le moins apte à remporter la victoire.

Passons au reste… qui se révèle bien plus croustillant : 

 

NON CUMUL DES MANDATS

•2-1 : Etes-vous favorables, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements un mandat de parlementaire avec une présidence d’exécutif local ou la participation à un exécutif ?

POUR : 71,15 %  CONTRE : 21,29 %  ABST : 7,56 %

 

•2-2 : Êtes-vous favorables à limiter à trois les mandats successifs des présidents d’exécutifs locaux (Maires, Présidents de Conseil Général, de Conseil Régional, et d’Intercommunalité) ?

POUR : 74,90%  CONTRE : 18,94 %  ABST : 6.16 %

Sur ce point, à titre personnel, j’attends de voir, mais cela me semble effectivement une avancée démocratique. Les cas sont très variés (certains électeurs semblent vouloir garder leur politicien jusqu’à la mort)… Cependant, le non-cumul des mandats et le renouvellement induit par leur limitation, sont à mes yeux quelque chose dont tout socialiste peut se sentir fier; et qui disrtinguera le PS des autres partis, moins regardants sur ces questions.

Wait and see, donc…

 

LA PARITÉ, LES DIVERSITÉS, LES OUTREMERS ET LE RENOUVELLEMENT GÉNÉRATIONNEL


•3-1 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du Parti (locales et nationales) ? »

POUR : 71,31 %  CONTRE : 19,10 %  ABST : 9,59 %

 

•3-2 : Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité dans les candidatures pour les élections législatives de 2012 ?

POUR : 71,99 %  CONTRE : 18,57 %  ABST : 9,44 %

 

•3-3 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des diversités de la société française,
et pour cela, en réservant si nécessaire, des
circonscriptions électorales ?


POUR : 61,01 %  CONTRE : 26,48 %  ABST : 12,51 %

 

Cette partie-là du référendum est plus épineuse… sachant que la vieille tactique du PS Je-te-mets-un-Noir-dans-une-circonscription-ingagnable-histoire-de-faire-genre est devenue assez fameuse – n’y voyez pas tout de suite du racisme, dans le sens le plus admis du terme; il s’agit d’une forme de réalisme pratiqué par les décisionnaires… qui ne veulent pas risquer un siège pour faire « sympa ». Allez, pour une fois, je m’y mets, mais autant me mettre à leur niveau : J’ESPERE QUE LA VICTOIRE D’OBAMA LES FERA CHANGER D’AVIS !

Ce petit coup de gueule, je l’espère, est en passe de devenir obsolète. Mais le flou du dispositif, encore une fois, m’interroge. Pour la parité dans les instances, c’est déjà moyennement simple à concevoir (d’un point de vue strict). Pour celle des candidatures, cela l’est plus, si l’on excepte le syndrome du Je-te-mets-une-femme-dans-une-circonscription-ingagnable-parce-que-le-féminisme-c’est-cool.

En revanche (mode humour off), il est intéressant de constater que la question de la représentativité n’a été validée que par 61,01% des militants… et rejetée par plus du quart ! Alors qu’il s’agissait, apparemment, d’un point très consensuel, il semblerait que l’ombre de l’isoloir ait révélé quelques réticences, de ce côté-là… Surprenant, non ?

 Avançons…

 

DÉMOCRATIE INTERNE

•4-1: Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts des règles nouvelles permettant d’ouvrir largement notre parti aux hommes et aux femmes de gauche en réduisant les obstacles à leur adhésion (adhésion directe, adhésion à des sections thématiques, montant des cotisations, modalité d’accueil, adhésion sur Internet…)?

POUR : 73,38 %  CONTRE : 18,12 %  ABST : 8,50 %

 

•4-2 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts, des règles de démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité de nos Congrès et de choisir nos dirigeants en cohérence avec nos orientations politiques ?

POUR : 77,30 %  CONTRE : 13,60 %  ABST : 9,10 %

 

HSSSSS… Cette partie-là m’interloque, et celle qui suit davantage… je défie quiconque de trouver, là-dedans, hormis dans les termes « adhésion sur Internet » et « adhésion directe » (auprès d’une section, et déductible d’impôts… allez savoir pourquoi l’autre ne l’est pas…), quelque chose de précis là-dedans. Il s’agit d’une carte blanche offerte au Bureau National ! Et le meilleur est réservé pour la fin :

 

RÈGLES D’ÉTHIQUE
•5.1: Etes-vous favorables à la création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée, chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit s’imposant à tous les adhérents du Parti Socialiste, disposant des moyens de les faire respecter et tranchant en dernier ressort toute question en rapport avec la violation de nos règles communes ?
POUR : 80.39 %  CONTRE : 10.37 %  ABST : 9.24 %

 

•5.2: Approuvez-vous la mise en œuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité et la fiabilité de nos votes ?
POUR : 86,39%  CONTRE : 5,80%  ABST : 7,81 %

 

…voilà. Pile ou face, ami lecteur ! Le PS sera gardé, dans ses principes éthiques, par un machin absolument indéfini chargé, par ailleurs, de veiller au respect de règles encore non-écrites. La dernière question, qui peut faire office de révolution, n’en reste pas moins grinçante – puisqu’elle sous-entend la généralisation des fraudes lors des scrutins. D’autant que la solution n’est pas évoquée ! La formulation de cette question peut s’entendre ainsi : « En 2009, le PS découvre les principes républicains, et décide que ses scrutins seront sincères et fiables ! »

C’est du délire ! Ce qui est terrible, est que cette question n’aurait jamais du être formulée… et qu’on ne peut pas blâmer l’équipe Aubry de s’y attaquer. Alors, que faire ?

Attendre, peut-être… mais le faible taux de participation (moins d’un adhérent sur deux) illustre la méfiance soulevée par ce référendum. Espérons que la confiance de ceux qui y croient encore (dont votre serviteur – on ne sait jamais…) ne sera pas trahie.

Les policiers municipaux interdits de Täser (officiellement…)

  Ami lecteur, voici une double (voire triple) nouvelle que je me fais joie de relater ici…

  Les pistolets électriques – de marque Täser, pour ce qui regarde la politique française – viennent d’être officiellement interdits de port pour les policiers municipaux.

  On pensera ce qu’on voudra de ces armes « non-léthales », mais les controverses sont bien là; notamment à travers le fait qu’il est difficile de distinguer une personne munie d’un pacemaker, d’une personne qui en est dénuée.

  Hosanna, donc ? Presque. Il faut lire entre les petites lignes du contrat… les policiers municipaux ne pourront plus utiliser le Täser TANT QU’ILS N’AURONT PAS ETE FORMES A SON FONCTIONNEMENT. Formation qui n’est pas encore dispensée…

  Il s’agit donc d’une pause étrange, plutôt que d’une interdiction; d’autant qu’elle révèle le fait que nos chers policiers municipaux, auparavant, pouvaient faire joujou avec un truc qui projette des dizaines de milliers de volts (voire des centaines de milliers) sans avoir, auparavant, été instruits des risques – et même des conditions – de son utilisation.

Une pétition pour une commission parlementaire sur les risques psychosomatiques au travail

Ami lecteur, je relaye ici la pétition d’un de mes contacts, qui me fait part de cette initiative : exiger une réaction complète face au climat de plus en plus délétère du travail, en France.

  Voici le lien vers la pétition :

  http://www.mesopinions.com/Une-commission-parlementaire-sur-les-risques-psychosociaux—halte-aux-suicides-au-travail—petition-petitions-75a55e1dcb2ffbdca1ce211a49010f68.html#signer-petition

  Je copie-colle ici, également, le texte de l’introduction, ainsi que les revendications de ce mouvement :

 France Telecom est le révélateur d’une « maladie honteuse » pour notre économie : on ne sait plus gérer l’humain, alors on le maltraite » jusqu’à n’en plus pouvoir.
Il est faux de dire que les regroupements et les réorganisations répondent à des impératifs de rentabilité. Les nouveaux « gouroux » de la gestion des ressources humaines ont persuadé les dirigeants et les actionnaires qu’il y avait du bon stress.

Le résultat c’est une casse sociale de salariés, gérés comme du bétail, et motivés par le stress et la promotion de l’individualisme.

Nos valeurs et notre système ne supporteront pas longtemps cette gestion d’un autre âge. Il faut « humaniser » la gestion des ressources humaines, et comme pour l’environnement, il faut repenser le modèle d’organisation de l’entreprise. Nous pouvons produire autant, mieux et dans de meilleures conditions de travail. Un malus social est une solution pour motiver les grandes entreprises.

 

Faisons circuler la pétition pour protéger nos emplois, et surtout nos vies de salariés, cadres ou non cadres, le stress cela nous concerne !

Halte aux suicides dans nos entreprises ! Pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, avec une audition d’entreprises témoins sur les risques psychosociaux dans nos entreprises.

Faisons circuler la pétition pour protéger nos emplois, et surtout nos vies de salariés, cadres ou non cadres, le stress cela nous concerne !

1. Un état des lieux sur le sujet : une question notamment, combien ce stress coûte à l’assurance maladie ?

2. Une série d’entreprises témoins à auditer : les cabinets spécialisés et les organisations syndicales ont une liste d’entreprises.

3. Un projet de loi pour inscrire le stress comme maladie professionnelle : il faut responsabiliser les cadres qui gèrent les ressources humaines. Un salarié c’est d’abord un être humain, avec un potentiel qu’il faut développer et non exploiter.

4. Un renforcement des prérogatives des médecins du travail et des C.H.S.C.T; ces derniers devant être généralisés à toutes les entreprises, quelques soient leurs effectifs.

5. Création d’un « malus social » à partir d’un accord obligatoire à signer dans toutes les entreprises, sur le niveau de bien-être social, avec une série d’indicateur à mettre en place à partir des résultats de la commission d’enquête.

Journée de mobilisation pour un travail décent

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[NDLR : Voici la dépêche AFP reprise, peu ou prou, par France 2... A noter, ami lecteur, que selon BVA, 70% DES FRANÇAIS APPROUVENT CETTE MOBILISATION ! ]

Sept syndicats organisent aujourd’hui une journée d’action interprofessionnelle « pour le travail décent »

CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, Solidaires (dont Sud), Unsa (autonomes) et FSU réclament « une autre politique économique et sociale afin de protéger les emplois, s’opposer aux licenciements et défendre les salariés ».

FO, qui souhaitait une grève de 24 heures, ne s’est pas associée au mouvement. Peu de perturbations sont à attendre.

La défection de FO est une première fissure dans l’unité syndicale, qui prévalait depuis un an.

Les autres syndicats ont laissé leur structures locales libres de fixer les modalités d’action. Les associations de défense des chômeurs se sont associées aux initiatives.

A Paris, pas de défilé mais un rassemblement devant le siège du Medef, avec le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault.

Des manifestations sont prévues à Marseille, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Montpellier, Nancy, Saint-Etienne, ainsi que dans quelques villes moyennes comme Amiens, Avignon, Beauvais, Tulle (Corrèze).

Ailleurs sont prévus des pique-niques, des distributions de tracts, des conférences de presse et, surtout, des rassemblements, le plus souvent devant les préfectures, les sièges locaux du Medef et ceux de France Télécom.

Aux yeux des syndicats, la vague de suicides à France Telecom montre la pertinence de la revendication d’un « travail décent ». Le leader de la CFDT François Chérèque a évoqué « des salariés dans un profond état de souffrance ».

Peu de perturbations sont à attendre, les appels à la grève étant rares. Les fédérations CGT, CFDT et CFE-CGC du  transport routier ont toutefois annoncé des « actions ciblées sur tout le territoire »,  consistant à bloquer des sites d’entreprises de transports, pour des revendications salariales. Et chez France Télécom, dès mardi, les syndicats appelaient les salariés à  »agir sous toutes les formes y compris par la grève ».

Les voyageurs de Calais (ont les doigts brûlés)

Source : Canard Enchaîné

Besson « éradique » les « jungles » du Nord, mais ne sait que faire de leurs habitants.

Le grand squat de Calais s’était déjà vidé quand les 600 CRS sont arrivés, le 22 septembre à l’aube. Il y avait même plus de journalistes que de migrants, qui, par centaines, se sont éparpillés un peu partout. A Paris, gare de l’Est, ou planqués ailleurs sur la côte. On se croirait fin 2002, quand, sous les hourras de Jack Lang, Sarko fermait l’immense centre de Sangatte. « Problème réglé ! », se vantait-il. Quel visionnaire…

La semaine passée, le ministre de l’Immigration a fait exprès d’annoncer « l’éradication » à l’avance, « pour que les gens filent avant qu’on les attrape », a-t-il laissé filtrer. Il ne voualit, en effet, voir « ni grandes rafles ni chasse à l’homme ». Quelle humanité ! La preuve, Kouchner a applaudi. en fait, Besson savait très bien que des arrestations massives d’Afghans, Irakiens, Erythréens, Ethiopiens… ne serviraient qu’à montrer sa ridicule impuissance. impossible de tous les emprisonner, de tous les juger, et, surtout, impossible de les renvoyer dans leur pays en guerre…

ABSURDE

Dans l’histoire, tout est absurde. Et Besson orchestre ses coups : à gauche pour le refus des tests ADN ; à droite pour l’éradication des « jungles », justifiée, selon lui, par la traque aux passeurs, « qui ont supplanté, dans le monde, les trafiquants de drogue et d’armes ». Une lutte « sans merci ». Prouvée, ces dernières semaines, dans un campement de Vietnamiens à Angres, attaqué par des mafieux. Résultat ? Les passeurs ont disparu, la police a détruit le camp et arrêté les Vietnamiens. « Ensuite les policiers ont demandé aux bénévoles de venir les reprendre, ils ne savaient qu’en faire », raconte Lily, la présidente de Terre d’Errance, l’association de Norrent-Fontes qui veille sur une trentaine de migrants et compte des tas de gens : retraités ou jeunes, curés ou infirmiers, profs ou chômeurs…

« Entrez ! Un café ? Un thé ? », invite un Erythréen à Norrent-Fontes. Voilà donc ce que Besson va démolir : quatre marches qui descendes du talus vers une suite de cahutes, « résistantes à la pluie », faites de charpentes soutenant des bâches bleues. Au « salon », on s’affale sur un vieux canapé, des fauteuils ou des chaises. Au « mur », un tapis, une icône, des croix de Jésus, une peinture, des placards en larges lattes de pin. Très tendance. A terre, du lino coloré de chambre d’enfant. Une gazinière… Derrière, en enfilade, les « chambres ». Matelas en hauteur, posés sur des palettes de chantier. Une des plus belles « jungles » de la région sera-t-elle « éradiquée » ? Le maire a prévu, en cas de malheur, d’ouvrir une salle. Et, en une semaine, le camp s’est vidé de 17 personnes, passées en Angleterre. « C’est beaucoup plus facile en ce moment, on dirait qu’ils ont relâché les contrôles », remarque Lily.

DOIGTS CRAMES

En attendant, assis sur des bancs au soleil, les habitants de la « jungle » partagent pain, sauce tomate et piment. Leurs doigts sont lisses, leurs paumes aussi. Empreintes effacées, brûlées. C’est à ce prix qu’on évite le renvoi prévu par les accords de Dublin, dans le pays d’Europe où l’on est déjà passé et fiché. Certains « dublinisés » ont ainsi trois, quatre, cinq allers-retours entre la Grèce ou l’Italie et la France.

La technique de gommage est simple : « En Libye, on les a cramés sur du plastique, rapporte un Ethiopien, mais ça colle et ça pue, les flics de Kadhafi l’ont senti tout de suite et nous ont battus ! » Mieux vaut poser ses mains sur un feu de bois ou sur du fer chauffé. Cicatrisation assurée en deux semaines…

L’autre jour, Lily a prévenu un ami : « Bientôt, ils prendront les empreintes des pieds… » – Je brûlerai mes pieds ! – Ils prendront ton oreille, c’est unique aussi… – Je les couperai. » Lily hausse les épaules. « Ils ont traversé des continents, ils sont courageux, on devrait les accueillir à bras ouverts ! Tout ça est minable ! » Mais Besson est grandiose.

par Dominique Simonnot.

Déclaration de Ségolène Royal devant l’Internationale Socialiste à New York

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[NDLR : A mon humble avis, ami lecteur, il s'agit là d'un discours très fort. Applause !]

Voici le discours prononcé par Ségolène Royal à New York, devant l’Internationale Socialiste, réunie le 23 septembre 2009 dans l’enceinte des Nations Unies à New York.

 

Chers amis de l’Internationale Socialiste,

Je voudrais tout d’abord remercier Georges Papandréou, Président de l’Internationale socialiste et Président du PASOK de nous donner l’occasion de nous réunir ici, aux Nations-Unies, en ce lieu si symbolique. Cher Georges, nous espérons chaleureusement que le peuple de Grèce t’accordera sa confiance lors des élections générales qui se tiendront dans quelques jours.

Merci également à Ricardo Lagos, ancien Président du Chili, pour le remarquable rapport qu’il nous a remis, au nom de la Commission pour une société durable. Ricardo, tu me confirmes dans l’idée que nous aurons plus que jamais, nous socialistes de tous les pays, une voix puissante et originale à faire entendre à Copenhague.

Merci également à Jallal Talabani, Président de la République d’Irak d’être à nos côtés cet après-midi.

Comme vous tous ici, je voudrais que les mots que nous prononçons soient déjà des actes. Et que « dire » soit déjà « faire ».

J’étais à Rio en 1992 comme ministre de l’environnement de la France. Je suis à New-York en 2009.

17 ans.

17 longues années.

Et un sentiment qui gronde dans le cœur et l’âme des peuples du monde, un sentiment qui emporte tout, un sentiment que nous connaissons bien, nous, progressistes, parce qu’il est au principe de notre engagement : la colère.

Tout a déjà été dit. Depuis longtemps. Depuis trop longtemps. Trop de mots. Trop de déclarations sans effets. La valeur des engagements s’est émoussée, la valeur des serments s’est érodée.

Les beaux discours sur les tribunes. Les effets de manche. « Notre planète brûle et nous la regardons brûler » ; « nous révolutionnerons le capitalisme financier ».

Et derrière, la petitesse et la rouerie, et tout le monde qui se regarde en chien de faïence, et tout le monde qui regarde son voisin pour savoir s’il ne sera pas mieux traité.

Le bal des hypocrites.

Le bal des cyniques.

Le bal de ceux qui ne comprennent pas que le temps est venu.

Le bal de ceux qui ne voient pas que les peuples sont fatigués des simagrées des puissants.

Alors j’aimerais devant vous ne prononcer qu’un verbe.

Un verbe venu du tréfonds de notre conscience. Un verbe élémentaire. Un verbe clair et sonore, ardent.

Un verbe pour redonner du courage aux millions de réfugiés climatiques.

Un verbe pour dire aux centaines de millions de victimes de la crise financière : « vos vies valent plus que leurs profits »

Ce verbe, c’est le verbe « agir ».

J’ai écouté le Président Obama ce matin devant la tribune de l’Assemblée générale des Nations-Unies. J’ai entendu la force de mots sobres et efficaces. Les mots « actions » et « responsabilité ».

Il a énoncé des règles simples et courageuses. « Donner l’exemple ». « Conjuguer nos forces pour inventer un avenir meilleur ». « Agir sans attendre que d’autres aient fait le premier pas ».

Voilà ce que doit être une politique de générosité et de fraternité mondiale.

Il est des tournures d’esprit avec lesquelles nous devons impérativement rompre : les jeux tactiques sans retours, les stratégies à trois bandes, à cinq bandes, à milles bandes. « Si je fais un pas en avant, l’autre me suivra-t-il ? » ; « si je m’engage, moi, nation du Nord, dans une réduction de 80% de mes émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, les pays émergents n’en profiteront-ils pas ? » « Si je durcis les conditions de rémunération des traders, les autres places financières n’en tireront-elles pas un avantage à mon détriment ? »

Tout cela est fini. Les petits calculs de la realpolitik sont aussi dérisoires que vains lorsque ce qui est en jeu, c’est la survie de l’espèce elle même.

Que cela ne nous empêche pas de raisonner en termes d’intérêt bien compris. Bien sûr. Car loin de nous l’idée d’être des colombes naïves dans un univers d’acier. Mais je vous en conjure, regardons-le avec un peu de hauteur cet intérêt !

Car celui qui gagne, ce n’est pas celui qui ne lâche rien, c’est au contraire celui qui donne l’exemple et fait le premier pas.

Celui qui gagne dans le jeu international, c’est celui qui s’attire l’amitié des peuples, celui qui noue de nouvelles collaborations, celui qui respecte l’intérêt général.

Celui qui respecte contre celui qui méprise.

Celui qui est droit contre celui qui est tortueux et retors.

La nation la plus glorieuse aux yeux des générations futures, c’est celle qui, par la force contagieuse de sa vertu, aura su mettre en mouvement toutes les autres ; c’est celle qui, sans mots dire, par sa seule obstination à agir pour le mieux, aura contraint toutes les autres à se justifier. Et à agir à leur tour.

Regardez nos opinions publiques. Ne croyez-vous pas qu’elles demanderont des comptes à nos gouvernements si elles voient que d’autres vont plus loin, plus vite ?

La perception de notre commune humanité ne doit pas nous conduire à nier les concurrences, les intérêts divergents qui parfois nous opposent. Mais justement : retournons cette émulation, utilisons-la comme un levier d’Archimède, faisons en sorte qu’elle devienne une émulation pour le meilleur et non pour le pire.

***

Chers amis

Il est des moments de l’histoire où tout se cristallise, tout se dessine, tout se noue, tout se joue.

Nous vivons un tel moment.

Nous vivons une époque que les générations futures observeront en se disant : tout s’est décidé au cours de ces quelques mois de l’année 2009.

Tout, c’est d’abord les négociations sur le climat. Et je ne veux pas avoir à dire un jour à mes petits enfants : « Nous n’avons pas été capables d’empêcher une hausse de la température du globe de plus de deux degrés, nous n’avons pas été capables de diminuer chez nous, dans les pays du Nord, nos émissions de plus de 80%. »

Je ne veux pas avoir à confesser un tel échec.

Et je suis sûre qu’aucun de nous ici ne le veut.

Alors la feuille de route est claire : objectifs chiffrés contraignants, étape intermédiaire en 2020 avec une réduction de 20% des rejets de gaz carbonique par rapport à 1990, réduction de 50% en 2050, 80 % pour les pays développés. Agissons enfin.

Tout, c’est ensuite l’avenir du capitalisme mondial. Je ne veux pas avoir à dire un jour à mes petits-enfants : « Nous n’avons pas été capables de prévenir la grande crise mondiale des années 2020. » Je ne le veux pas et je suis sûre que personne ici ne le veut.

D’une certaine manière, nous avons la chance de pouvoir prédire l’avenir : si nous réformons en profondeur le système bancaire, par exemple en séparant banques de dépôts et banque d’affaires, si nous plafonnons les bonus des traders, si nous imposons des limites à la rémunération sans bornes que prélèvent les actionnaires, au détriment des salariés et de l’investissement dans l’entreprise, si nous faisons tout cela alors nous pourrons regarder les générations futures avec la fierté du devoir accompli.

Si nous ne le faisons pas, nous lirons dans leur regard un légitime reproche : celui de n’avoir pas fait tout ce qui était en notre pouvoir pour leur épargner ce dont nous avons été nous même les victimes expiatoires.

Tout, c’est également le désarmement mondial. Il se passe ces jours-ci des évènements inédits. Pendant quelques années, malgré la fin de la guerre froide, malgré la transformation profonde des conflits, nous avons pu croire que la réduction des arsenaux nucléaires marquait un pas. Mise en cause du Traité ABM sur les missiles anti-missiles, projet de bouclier aux marches de la Russie : la course semblait relancée, avec des effets de réverbération mondiaux, en Corée du Nord et en Iran notamment.

Des lueurs d’espoir apparaissent à nouveau. Enfin les Etats-Unis sont prêts à faire, courageusement, le premier pas en faveur d’une réduction. C’est une chance pour le monde entier.

Soutenons ces efforts partout. Ceux qui justifient la prolifération en pointant du doigt les Etats-Unis en seront pour leur frais.

Soyons vertueux partout. Nous n’en serons que plus légitimes pour combattre avec une fermeté et une détermination sans faille toutes les formes de prolifération.

Tout, c’est enfin les inégalités Nord/Sud. Là aussi plus de grands discours. Plus de déclarations. Mais des actes. Un prélèvement sur les transactions de change par exemple, cette fameuse contribution Tobin, dont on reparle à nouveau. Les opinions sont prêtes, aux gouvernements de leur emboîter le pas.

***

Il y a 70 ans éclatait le second conflit mondial. Notre liberté, notre dignité, notre humanité étaient menacées. Des Nations aussi antithétiques que les Etats-Unis d’Amérique et l’Union soviétique se rassemblaient pour vaincre un même péril. Unis face à la même menace, face à la même barbarie. Unis par la même fraternité d’armes.

C’est avec le même esprit d’union internationale que nous devons renouer.

Le temps est à l’action, le temps est à la décision, le temps est la prise de conscience radicalement lucide que tout se joue ces jours ci, ces semaines ci.

Nous avons encore la possibilité de décider librement de notre avenir. Mais nous n’avons plus beaucoup de temps. A nous de faire notre devoir. A nous de faire ce qui est juste. A nous de donner le meilleur de nous pour un monde meilleur.

Les Amis de L’Atelier (maltraitent les personnes handicapées)

 

Source : Le Canard Enchaîné

par Dominique Simonnot


Tribunal de Nanterre

  Le président est connu pour son caractère facétieux : « A l’attaque, monsieur le Procureur ! Banzaï, taïaut ! On commence ! »  C’est une affaire de diffamation, avec plus de dix témoins. « Hélas, nous n’avons aucune salle où vous entasser ! Dommage… Si les témoins meurent étouffés, ça évite de longs débats ! »

  Les trois prévenus s’avancent. La jeune Michèle, qui, sur son blog, racontait les affreuses aventures de Seb, son frère handicapé, dans une maison d’accueil. Les deux autres, un psychiatre et son assistante, virés du centre, ont alimenté le blog.  » Tout va très mal, se plaignait Seb par la voix de Michèle, nous sommes victimes de maltraitance, de manque de surveillance et nous ne pouvons pas parler à cause de notre handicap… »   » Des fois les éducateurs se gênent pas pour parler de choses cochonnes devant nous et se moquent quand on a des érections. »   » On nous a supprimé les kinés, l’orthophoniste, le psychomotricien… »  Et ainsi de suite. Jusqu’à la plainte furieuse des Amis de l’Atelier, qui gèrent une quarantaine de ces centres spécialisés en Ile-de-France.

  Les témoins défilent. Anciens salariés ou parents :  » Les repas étaient infects, avariés. On a trouvé un bout de verre, une vis, des insectes dans les haricots… »   Pas d’eau chaude pendant trois semaines. Les chariots de médicaments traînaient dans les couloirs. Pas assez de médecins ni d’infirmiers. Seb a été blessé sans que nul n’avertisse sa mère, une secrétaire a été licenciée après avoir signalé des violences. » Eh ben ! sifflote le proc’, ça avait l’air joyeux, là-dedans ! »

  Le directeur des Amis de l’Atelier, un homme rond aux yeux bleus, tient absolument à témoigner.  » Levez la main droite, dites je le jure ! »  Le témoin recule, frappé par Satan, il est de religion mennonite :  » Je ne peux pas prêter serment… »  Le voilà qui invoque Saint Mathieu à la rescousse, récite les Saintes Ecritures  » La lumière est lumière… »  – Ca commence bien ! râle le procureur. – Très bien ! Au revoir, monsieur ! » , renchérit le président, accablé. « Les mennonites sont très gentils, tout-à-fait innofensifs, ce sont des descendants des amish… »   rassure à la ronde leur avocat.

   » Nous sommes laïcs ! »  proteste le témoin suivant. D’autres parents sont « très satisfaits des « Amis »" et, selon un rapport de la Ddass, tout serait désormais arrangé.

  Déjà près de cinq heures d’audience, et lors d’une suspension le directeur poursuit le proc’ : « Prenez et lisez, c’est saint Mathieu tout de même ! »   En vain. Le proc’ enrage un requérant : « Mais c’est un autre siècle ! Je suis particulièrement préoccupé de voir ce monsieur à la tête d’une telle association ! »  Le président, un mécréant, en rajoute, remerciant chacun, « sauf un témoin ! » Relaxe générale pour « bonne foi » et « vérité des faits ». Très rare. Que faisait Saint Mathieu ?

  [NDLR : Le genre d'histoires qui me colle une bonne nausée... J'espère que ces fous furieux seront mis hors d'état de nuire.]

Police@hotmail.fr

   Une idée qui aurait pu faire grand bruit, ami lecteur, et bizarrement, qui est passée relativement inaperçue…

  Des policiers de l’Essonne ont, de leur propre initiative, ouvert une boîte email afin de permettre aux citoyens de dénoncer des infractions dont ils auraient été témoins.

  Les libertaires voient là-dedans, d’emblée, une atteinte à l’intimité de la population – avec des mouchards citoyens, couverts par un (relatif, puisqu’on peut toujours tenter de pister un mail, mais bon…) anonymat, rappelant les grandes heures de l’amitié franco-allemande passée.

  Ce qui est un réflexe stupide, à mon humble avis. Pourquoi ? Parce que la marque a déjà été déposée, déjà : RG, citoyens modèles (sisi, rappelez-vous, les espions citoyens de Sarkozy, dont on ne sait pas trop ce qu’ils sont devenus…), police en civil, indics, caméras, etc… on n’a que l’embarras du choix de la surveillance, aujourd’hui.

  Ensuite, parce qu’invoquer la liberté individuelle, en l’opposant à la répression des délits et autres crimes, c’est un jeu crétin qui revient à se coller sur le front un joli sticker « je suis un anarchiste partisan de la voyoucratie », particulièrement apprécié par l’UMP.

  Et puis, de toute façon, Alliance – le syndicat majoritaire et bien de droite des policiers – s’est opposé à l’idée, au titre que : « ça nous ferait trop de boulot à gérer d’aller vérifier tout ça. Circulez, y’a rien à voir, et puis de toute manière on sait déjà ce qui se passe alors hein ! ».

  Faut dire que feu Edvige, et maintenant EDVIRSP, est passé par là, entretemps…

  Différentes idées, soulevées par ce concept, me semblent pourtant intéressantes : en premier lieu, commençons par le laid : cette boîte aux lettres électronique pourrait devenir le théâtre de règlements de comptes bien veuls. Encore que… si la zizanie entre les gangs peut permettre d’arrêter quelques pions, je n’irais pas trop pleurer sur leur sort…

  Non. Le vraiment glauque, serait évidemment de considérer la portée d’une dénonciation calomnieuse, qui donnerait lieu à des injustices du type « Outreau ».

  Et pourtant… j’y reviens, mais tout n’est pas à jeter dans cette idée. Question de modalités d’application, peut-être; dans certains quartiers, les gangs ont leurs propres mouchards, postés devant les postes de police, pour renseigner leurs patrons sur les balances. Dur, donc, de rapporter une infraction, ou de témoigner en tant que victime; Internet eut permis d’éviter ce travers de notre politique sécuritaire. A supposer que cette boîte mail fut reliée à un véritable – et c’est peut-être ICI que réside le problème – système d’enquête, doté d’effectifs suffisants, et surtout sachant garder le recul nécessaire de la présomption d’innocence.

  En résumé, une telle méthode supposerait une politique sécuritaire en adéquation avec les besoins des citoyens, en termes humains et matériels, doublée d’un sens de la distanciation, face à de possibles abus d’autorité.

  Voilà. Je n’ai pas vraiment envie d’être sarcastique, ami lecteur… Qu’en penses-tu ?

L’imposition des indemnités journalières en cas d’accident du travail…

  En ces temps de crise économique, tout est bon pour renflouer les caisses de l’Etat…

  Etat d’urgence oblige, l’UMP râcle donc du côté des revenus de remplacement. L’indemnité journalière en cas d’accident du travail, présentée par notre très cher Copé, avait il y a à peine deux semaines le soutien – pardonnez du peu – de Son Altesse Sérénissime Sarkozy, et du Grand Vizir Fillon.

  « C’est de la coproduction budgétaire, et cela rapportera environ 150 millions d’euros » se félicitait le chef du groupe parlementaire UMP à l’Assemblée.

  Hélas, ami lecteur, nous ne saurons peut-être pas (de sitôt ?) l’ampleur de la mesure envisagée pour faire raquer les accidentés du travail… de manière surprenante, ce n’est pas tant l’aspect moral de cette idée qui a semblé choquer les rangs de la majorité, au point de persuader Sarkozy lui-même de faire marche arrière, un peu dépité; Non ! Imposer ces fameuses indemnités serait jeter, si l’on en croit les parlementaires UMPistes, un fâcheux pavé dans la mare, qui risquerait de ramener l’attention du vil prolétaire soupçonneux sur d’autres types d’indemnités… telles celles des parlementaires, ou des journalistes. Héhé.

  Courage, fuyons ! Les accidentés du travail pourront remercier les privilèges des castes dirigeantes – elles ont sauvé, pour cette fois, une part de leur revenu de remplacement…

Conjoncture, impôts, taxes : ce qui attend les français

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Source : Le Figaro – par Cécile Crouzel

 

• La taxe carbone instaurée

À partir de 2010, les ménages et les entreprises payeront une taxe supplémentaire sur leur consommation de pétrole, de fioul, de gaz et de charbon. Cette taxe est de 17 euros la tonne de carbone en 2010, soit une hausse de 4,11 centimes par litre d’essence. Mais les ménages recevront une compensation, qui réduira leur impôt sur le revenu (IR). Ceux qui ne payent pas d’IR recevront un chèque vert. La compensation sera de 46 euros par un adulte en zone urbaine et de 61 euros en milieu rural. Chaque enfant donnera droit à une majoration de 10 euros.

 

• Le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt resserré

Ceux qui achètent ou construisent leur résidence principale ont droit aujourd’hui à un crédit d’impôt égal à 40 % des intérêts d’emprunt, la première année, et à 20 % les quatre années suivantes. Le durcissement prévu dans le PLF 2010 ne concerne que les logements neufs. Si ces derniers ne respectent pas la norme « bâtiment basse consommation » (BBC), le crédit d’impôt sera de 30 % la première année, puis de 15 % les suivantes pour les acquisitions réalisées en 2010. Pour les acquisitions en 2011, les taux seront respectivement de 25 % et 10 %, puis en 2012 de 15 % et 5 %. En 2013, le crédit d’impôt aura disparu pour l’achat de logements neufs non « BBC ».

 

• Le Scellier moins généreux

Si le logement n’est pas BBC, les contribuables qui acquerront en 2010 un logement neuf en vue de le louer dans le cadre du Scellier ne bénéficieront plus que d’une réduction égale à 20 % du prix d’acquisition, au lieu des 25 % initialement prévus dans le dispositif. Pour les acquisitions de 2011, le taux sera de 15 %. Rien ne change pour les logements acquis en 2009.

 

• Le malus automobile durci

En 2010, le bonus automobile sera maintenu entre 200 et 5 000 euros pour l’achat de véhicule émettant moins de 125 grammes de CO² contre 130 actuellement. Le malus automobile s’appliquera aux véhicules émettant plus de 156 grammes de CO2 contre 160 aujourd’hui. Mais dès 2011, le seuil sera abaissé à 151 grammes.

 

• Le doublement du PTZ prolongé

Le prêt à taux zéro (PTZ) est prolongé jusqu’au 31 décembre 2012. Pour le neuf, le PTZ a été doublé en 2009 : il peut atteindre 65 100 euros. Ce PTZ doublé sera maintenu jusqu’au 30 juin 2010. Puis le plafond sera de 48 750 euros jusqu’au 31 décembre.

 

• La TVA réduite sur les climatiseurs supprimée

Actuellement, les équipements de climatisation bénéficient d’une TVA à 5,5 % lorsqu’ils sont installés dans un logement de plus de deux ans. En 2010, le taux de TVA sera ramené au niveau normal de 19,6 %.

 

• La TIPP rehaussée en région

Les régions seront autorisées à augmenter la taxe intérieure de consommation des produits pétroliers (TIPP), jusqu’à 1,35 euro par hectolitre pour le gazole et 0,73 euro par hectolitre pour l’essence.

 

• Les indemnités de départ à la retraite davantage taxées

Les indemnités de départ volontaire à la retraite, hors plan social, seront soumises à l’IR au 1er euro, et non plus à partir de 3 050 euros.

 

• La taxe professionnelle réformée

Au 1er janvier 2010, la TP sera remplacée par la cotisation économique territoriale (CET). Les entreprises gagneront au change 4,3 milliards d’euros par an et même 11,7 milliards en 2010 (du fait de reliquat de remboursement). Seules les activités financières payeront 1 % d’impôt en plus avec la CET. Et les entreprises de télécoms, d’énergie et du ferroviaire devront s’acquitter d’une nouvelle taxe, l’Ifer pour imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux, à hauteur de 1,5 milliard.

 

 

 


 

L’assurance-vie n’échappera plus à la CSG

Les Français qui utilisent l’assurance-vie pour transmettre un capital à leurs proches vont perdre un petit avantage ! Le gouvernement entend en effet mettre davantage à contribution ce placement pour réduire le déficit de la Sécurité sociale. Aujourd’hui, les gains réalisés sur un contrat d’assurance-vie sont certes déjà soumis aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS…), soit 12,1 %. L’épargnant les paie chaque année s’il dispose d’un contrat «monosupport» en euros. En revanche, il les règle seulement lorsqu’il fait un retrait, s’il détient un contrat «multisupports» (qui offre plusieurs supports d’investissement). Et c’est là que le bât blesse. Car si l’épargnant décède, le capital revient aux bénéficiaires qu’il a désignés, qui, eux, n’ont pas à régler de CSG et autres CRDS. Le contrat s’en trouve ainsi de facto exonéré. (A.B.)

La Politique Agricole Commune, un jackpot pour les industriels !

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Source : Courrier International – par Doreen Carvajal et Stephen Castle

Etonnant mais vrai : les plus gros bénéficiaires de la PAC sont aujourd’hui les géants de l’agroalimentaire… ou même les entreprises de BTP !

  Arids Roma est une dynamique entreprise de BTP catalane qui construit des routes et produit des montagnes de gravier. Pourtant, en 2008, elle a perçu 1,59 million d’euros en subventions agricoles de l’Union Européenne. Le programme communautaire d’aide à l’agriculture est le plus généreux au monde : l’an dernier, il a distribué plus de 50 milliards d’ueros – et pas seulement aux paysans. C’est au titre de sa contribution au développement rural qu’Arids profite de ses largesses. De l’argent bien dépensé, si l’on en croit le gouvernement régional de la Catalogne, qui a demandé ces fonds à l’Europe avant de les transférer à la firme. « Les routes goudronnées qui relient les villages facilitent la mobilité des tracteurs », justifie Georgina Pol Borràs, porte-parole du gouvernement régional. Cette année, pour la première fois, chacun des vingt-sept Etats membres de l’UE était tenu de divulguer sur Internet [http://ec.europa.eu/agriculture/funding/index_fr.htm] – NDLR : après vérification, le site demande, en premier lieu, de renseigner exactement les coordonnées de l’entreprise visée, et ne semble pas fonctionner de toute manière, en France ! -le nom de tous les bénéficiaires de ces aides.

  L’analyse par The New York Times et l’International Herald Tribune des données diffusées par les principaux pays permet de se faire une idée précise des bénéficiaires. Elle montre aussi à quel point le programme a évolué au fil du temps, bien au-delà des objectifs initiaux qui étaient d’accroître la production alimentaire et d »aider les agriculteurs à faire face aux fluctuations du marché, pour mettre davantage l’accent sur le développement rural. Cette évolution s’est accompagnée d’une décentralisation du système, les Etats disposant d’une plus grande marge de manoeuvre pour attribuer les subventions.

  Si les propriétaires fonciers et les agriculteurs se taille toujours la part du lion, avec 37,5 milliards d’euros au total, plusieurs centaines de millions sont allés à des particuliers et à des entreprises qui n’ont pas grand-chose , voire rien à voir avec l’agriculture stricto sensu. Les grands gagnants sont des multinationales comme les conglomérats de l’agroalimentaire, les producteurs de sucre et les distillateurs.

  En France, c’est le groupe Doux, numéro un européen de la volaille, qui a décroché le jackpot avec 62,8 millions d’euos, suivi par une dizaine de sucriers qui ensemble ont engrangé plus de 103 millions d’euros. Le premier exploitant agricole figurant sur la liste est la bannaneraie guadeloupéenne Bois Debout, avec 4,22 millions d’euros.

  Les groupes sucriers ne gèrent pas d’exploitations agricoles et Doux laisse à des milliers de sous-traitants le soin d’élever des poulets. Mais ils ont droit aux restitutions agricoles à l’exportation, remboursements destinés à combler l’écart, pour un produit, entre le prix européen et le prix mondial plus bas. C’est ainsi que le confiseur allemand Haribo a encaissé 332 000 Euros pour le sucre entrant dans la fabrication de ses oursons gélifiés, ou que la société vénitienne Ligabue, spécialisée dans la fourniture de repas aux transporteurs aériens et aux compagnies de luxe, a obtenu 148 000 euros pour les sachets de sucre et de lait en poudre qu’elle a « exportés » dans les estomacs des passagers voyageant hors de l’UE.

  Finalement, estiment les responsables européens, ces subventions profitent aux paysans locaux, puisque sans elles, les entreprises auraient acheté ailleurs des produits agricoles moins chers. Mais les remboursements créent d’énormes distorsions dans le commerce international, en tirant les prix mondiaux à la baisse et en court-circuitant les paysans pauvres des pays tiers, qui voient leurs revenus baisser. C’est une autre forme de soutien des prix, vestige d’un système qui encourageait la surproduction alimentaire, et auquel les autorités européennes espèrent mettre fin à l’horizon 2013.

  Les fonctionnaires européens assurent pour leur part avoir simplement adapté le modèle initial pour soutenir toutes les formes d’agriculture moderne. « Le développement rural ne se limite pas aux exploitations agricoles, il faut également prendre en compte les projets écologiques et soutenir l’économie rurale », plaide Michael Mann, porte-parole de la Commission européenne. « Aussi est-il pleinement justifié de rétribuer des sociétés non agricoles pour un projet générateur d’emplois et de prospérité en zones rurales. »

  Les subventions agricoles représentent un outil économique controversé, une vache sacrée pour la classe politique aux Etats-Unis et en Europe. Bruxelles y consacre 53 milliards d’euros par an, soit plus de la moitié de son budget annuel et quatre fois plus que l’aide totale accordée par Washington aux agriculteurs américains. Elles coûtent à chacun de ses citoyens environ 110 euros par an, selon les calculs de Bruxelles. L’enveloppe est alimentée par les droits de douane, la TVA et une contribution fournie par chaque Etat-membre en fonction de sa richesse. « Les ménages payent deux fois pour leur alimentation », résume Stefan Tangermann, économiste [de l'OCDE] spécialisé da&ns l’agriculture. « Ils paient d’abord plus cher dans les magasins, puis ils sont soumis à des taxes qui financent les subventions. »

  L’Europe renonce peu à peu aux mesures de soutien mises en place dans les années 1960, lorsqu’il fallait accroître l’offre alimentaire et aider des régions agricoles qui se relevaient  à peine des ravages de la Seconde Guerre Mondiale. De réforme en réforme, elle a cessé de lier les subventions à la production, une pratique qui avait engendré des montagnes d’excédents dans les années 1980. Désormais, c’est la surface cultivée qui est prise en compte, et non plus le volume des récoltes.

   Par ailleurs, une part plus importante des fonds est destinée à un plan de développement rural qui a distribué 8,5 milliards d’euros en 2008, en fonction des axes de développementfixés par les directives européennes : agriculture biologique, agrotourisme, infrastructures, énergies renouvelables et activités rurales. Dans ce cadre, les gouvernements nationaux sont pratiquement libres de choisir les bénéficiaires  des aides. C’est ainsi qu’un producteur de gravier comme Arids a pu prétendre à des subventions, ou que le fournisseur espagnol d’électricité Endesa a touché 460 000 Euros pour l’installation de lignes électriques.

  Aussi critiquée soit-elle par des économistes et des dirigeants politiques, cette prodigalité a aussi ses défenseurs. David Blandford, professeur d’économie agricole à l’université d’Etat de Pennsylvanie, aux Etats-Unis, loue la sagesse de la PAC, y compris lorsqu’elle subventionne la construction de routes. « L’essentiel, souligne-t-il, c’est de soutenir l’économie. Dans nombre de zones rurales, l’avenir de l’agriculture et la situation des paysans dépendant en réalité de l’économie dans son ensemble. »

  Si aujourd’hui, la plus grosse part du gâteau va toujours aux paiements directs pour les terres agricoles, cette catégorie de subventions fait elle aussi l’objet de controverses. Du moment que la terre est entretenue dans le respect des normes environnementales, elle ouvre droit à une subvention, même si elle n’est pas exploitée. Il suffit d’en être propriétaire. Plus on est riches, plus les aides sont donc conséquentes. Ainsi la Reine d’Angleterre a -t-elle perçu 473500 livres sterling [550000 euros] pour son domaine de Sandringham, propriété de plus de 8000 hectares qui appartient à la famille royale depuis 1862. Le prince Alberrt de Monaco a quant à lui reçu 507972 eurospour ses champs de blé en France. A titre de comparaison, un petit paysan roumain a touché 400 euros en moyenne.

  Les multinationales, qui peuvent récupérer de l’argent dans tous les pays où elles sont implantées, tirent également fort bien leur épingle du jeu. Par exemple, le géant américain de l’agroalimentaire Cargill, dont le chiffre d’affaires a atteint 120 milliards d’euros en 2008, a collecté au moins 10,5 millions d’euros dans huit Etats membres de l’UE.

  Par souci d’équité, certains économistes suggèrent de fixer un seuilau-delà duquel les particuliers comme les entreprises ne seraient plus éligibles aux aides. « Si l’objection est de fournir un complément de revenu agricole, il faut réserver les subventions aux plus modestes, que ce soit en fonction des revenus ou des bénéfices imposables », avance Catherine Moreddu, économiste de l’OCDE. « Mais, pour l’heure, on en est loin. »

Insultes racistes dans la Gendarmerie (bien graves…)

Source : Le Post/Le Parisien

Six militaires accusent leur hiérarchie de racisme et de discrimination.

Ils font tous partie de la gendarmerie mobile de Versailles-Satory, dans les Yvelines.

Et tous les six, ont envoyé un courrier à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde).

Dans ce courrier, les militaires demandent qu’une enquête soit diligentée.

Les six gendarmes sont parfaitement conscients que leur requête pourrait entrainer des « représailles », selon leur propre terme…

Que s’est-il passé ?

Selon eux, ils se feraient régulièrement traiter de «bougnoule» ou «nègre» et seraient l’objet d’humiliations répétées par certains supérieurs.

Mais encore ?

Selon Le Parisien, lors d’une cérémonie officielle, un capitaine a trempé dans la bière les galons de sous officiers qu’il devait remettre à deux gendarmes de confession musulmane puis leur a demandé d’ouvrir la bouche pour y accueillir les galons imbibés d’alcool.

Le service de communication de la gendarmerie confirmerait que « des propos totalement inappropriés » auraient été tenus par un capitaine.

Un capitaine aurait été «lourdement sanctionné », selon les autorités militaires.

Twitter : contre-pouvoir ou mouchoir de poche ?

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Source : Metro – par Carine Senft-Gouin

Twitter est entré dans l’Histoire en tant qu’acteur de la révolution en Iran. Outil d’informations en temps réel pour certains, de désinformation pour d’autres, son rôle restera quand même à déterminer dans la tournure politique des évènements.

Peu importe. Depuis, Michael Jackson est mort, confortant Twitter dans son rôle de cimetière virtuel géant. Les internautes en deuil ont troqué leurs profils aux couleurs de l’Iran contre le brassard signé King of the Pop. Ambiance « We are the world ». On voudrait nous faire croire que le monde ne fait qu’un, que le web social aurait gagné son pari. Or, il est devenu, comme la télé-réalité, le miroir de nos fantasmes et de notre voyeurisme. On y cherche la mort en direct en Iran, ou dans les eaux sombres où s’échouent les Airbus, on scrute les commentaires des internautes qui pleurent le décès d’un proche, on renifle le dernier souffle du roi de la pop et les détails lugubres de se sexualité.

L’émotion collective n’est pas constructive, elle est trivilae. Les communautés virtuelles se prennent la main en pensant changer le monde. Or elles le maintiennent sous perf en pleine agonie en abreuvant le service peu sophistiqué de messages inaudibles et désarmants.

C’est dommage car, hier encore, Twitter était un lieu unique de partage des connaissances et donc d’enrichissement intellectuel. Il était surtout un canal puissant d’action collective. Rappelons que le service a joué un rôle majeur pour fédérer les Pirates contre Hadopi en France. Cette semaine en Chine, un réseau d’activistes connectés sur un service de microblogging similaire faisait reculer le gouvernement dans l’installation de mouchards dans les ordinateurs. Bizarrement, j’en viens presque à penser que, pour former un véritable contre-pouvoir citoyen, les utilisateurs de Twitter devraient faire preuve d’autocensure.

Nadine Morano surprise en train de jouer à Grand Theft Auto (avec ses enfants !)

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Source : Le Monde.fr

Une photo publiée par Paris Match montre la secrétaire d’État à la famille jouant avec ses enfants à Grand Theft Auto, un jeu dont elle avait dénoncé « l’amoralité ».

C’est une scène familiale classique : dans le reportage qui lui est consacré par Paris Match, on peut voir une photo de Nadine Morano, secrétaire d’État à la famille, qui la montre jouant avec ses enfants à un jeu vidéo. Problème : comme le note le site Arrêt sur Images, il ne s’agit pas de n’importe quel jeu vidéo. La secrétaire d’État et son fils jouent en effet à Grand Theft Auto (GTA), une franchise de Rockstar dans laquelle le joueur incarne un jeune malfrat qui grimpe petit à petit les échelons du crime organisé. Au menu : courses-poursuites en voiture et fusillades.

Or, lors de la sortie du quatrième opus de la série, Nadine Morano avait dénoncé la violence du jeu, qu’elle jugeait « amoral », et avait appelé les parents à la « vigilance » concernant les jeux vidéo utilisés par leurs enfants. Les différents épisodes de GTA sont déconseillés aux moins de 17 ans en Europe et interdits à la vente aux mineurs aux États-Unis. Pourtant, la photo publiée par Paris Match montre que la fille cadette de la secrétaire d’État, âgée de 13 ans, regarde son frère aîné jouer.

Les services de Nadine Morano ont précisé à France Info que, dans cette scène, la secrétaire d’État a justement réuni ses enfants pour les « mettre en garde » et leur expliquer le « bon usage » des jeux vidéo. Interrogée sur France 2, la secrétaire d’État a expliqué que le jeu « avait été prêté à son fils par un ami » et que cette photo illustrait la « mise en pratique de son engagement ».

[NDLR : MORT DE RIRE ! LA CROISEE ANTI-JEUX VIOLENTS PRISE EN FLAG EN TRAIN DE JOUER AU JEU LE PLUS POLEMIQUE AVEC SES ENFANTS, DONT AU MOINS UN MINEUR !]

A partir de 65 ans, les seniors ne trouvent plus de logements…

Source : Sans-Logis N°168

 

Le logement des seniors est l’un des thèmes retenus par le 11e Salon des Seniors. L’occasion d’évoquer un phénomène qui touche cette population : la discrimination à la location.
 
Marie-Claude, 61 ans, reçoit un salaire confortable de 3300 euros net par mois. Elle travaille au Ministère de la Culture. « Je suis célibataire et je ne fais pas de bruit », précise-t-elle, en bonne élève. Marie-Claude doit déménager mi-avril. Elle pensait vraiment trouver une autre location, facilement. Mais, ces dernières emaines, son dossier a été rejeté plusieurs fois. Deux fois pour la même raison : « Trop vieille ». « Je n’aurais jamais imaginé que ce soit possible », dit-elle. Et Marie-Calude de s’inquiéter : « La dernière fois, le bailleur a préféré prendre un couple d’infirimiers qui gagnaient, à deux, la même chose que moi. Je commence à me décourager. »
 
Une pratique très répandue
 
Ouriel Bennaim, directeur d’une agence Orpi connaît bien le problème : « J’ai, en ce moment, une cliente de 68 ans qui a beaucoup de mal à trouver un logement à cause de son âge. » Pierre Moreau, directeur d’une agence immobilière à Paris, renchérit : « Les vieux, c’est comme les personnes de couleur, c’est de plus en plus difficile de leur trouver une location. »
 
La Haute Autorité pour la lutte contre la discrimination (HALDE) commence, elle, tout juste à appréhender le phénomène. « Nous avons mis du temps à réaliser, nous pensions toujours que le rejet était une question de revenus ou d’origine. Mais, cette année, des dossiers très spécifiques sont arrivés. Nous avons découvert que la discrimination des seniors, dès 65 ans, était une pratique très répandue, que tout le monde la connaissait », analyse Fabien Dechavanne, chef du pôle « Biens et services » à la direction juridique de la Hlade. En ce moment, de plus en plus deseniors se disent victimes de cette pratique. « A cause de la crise », s’avance Ouriel Bennaim. Peut-être, aussi, parce qu’il y a de plus en plus de demandes : les seniors bab-boomers sont plus mobiles que leurs parents.
 
Effets pervers de la loi Mermaz
 
Ce n’est pas du « racisme antivieux », explique Fabien Dechavanne [NDLR : C'est juste pour faire du fric, comme l'indique la suite de cet article] : « C’est en fait un effet non voulu de la loi Mermaz, qui date de 1989. » L4article protège les personnes âgées d’une explusion trop brutale. Un locataire âgé de plus de 70 ans qui a de faibles ressources ne peut être délogé que si le propriétaire lui trouve un appartement de remplacement, « situé dans le voisinage ».
 
Cette loi, Fabien Dechavanne la juge bien faite, mais mal interprétée : « Les agences immobilières et les propriétaires comprennent « à partir de 65 ans, l’expulsion n’est plus possible », donc ils refusent de louer. »
 
En cas de discrimination avérée, il faut contacter la Halde, constiutuer un dossier contenant des preuves (témoignages, enregistrements). Si le dossier est assez solide, le locataire peut espérer recevoir des indemnités de l’ordre de trois fois le montant du loyer.

L’Inde fait un grand pas en faveur des homosexuels

 

Source : Métro
 

L’homosexualité a été dépénalisée dans la capitale Delhi

 

 

Le jugement est appelé à faire date en Inde : la Haute Cour de Delhi a rendu en juillet dernier une décision dépénalisant l’homosexualité dans la capitale, qui pourrait apporter plus de liberté aux homosexuels dans ce pays profondément conservateur.
 
Une législation de 1860
 
Cet arrêt historique bat en brèche cent cinquante ans d’une législation héritée du colonisateur britannique, qui considérait l’homosexualité comme un crime. La Haute Cour a estimé hier que l’article 377 du code pénal de 1860, qui criminalise les relationshomosexuelles consenties, constituait une « violation des droits fondamentaux ». Il ne faut pas oublier que la discrimination est l’antithèse de l’égalité qui élève la dignité de tous les individus », ont argumenté les juges.
 
Jusqu’à présent, la loi pénale qualifie l’homosexualité de comportoment « contre la nature » puni d’une amende et de dix ans de prison. L’arrêt de la Haute Cour de Delhi n’a pas de portée jurisprudentielle pour toute l’Inde, « mais son implication est gigantesque et servira de référence aux quatre coins du pays », a assuré un militant homosexuel Gautam Bhan. 
 
Cette annonce « va établir un important précédent dans le monde », a indiqué Susan Timberlake, du Programme commun des Nations Unies sur le VIH (Onusida). La décision de Delhi servira d’exemple pour les pays interdisant les rapports homosexuels, notamment notamment en asie et en Afrique. Surtout, les homosexuels atteints par le VIH pourront désormais plus facilement avoir accès aux soins, a précisé Pradeep Kakkatil, d’Onusida.

Michael Moore appelle à la rébellion (Capitalism : A Love Story)

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Source : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/09/07/michael-moore-lance-son-dernier-film-appel-a-la-revolte-contre-le-systeme_1236945_3476.html

 

Première image : un speaker alerte les spectateurs sur la projection de scènes dont la vision est déconseillée aux personnes sensibles. Suivent des plans, filmés par des caméras de surveillance, de hold-up de banques. Puis un parallèle entre « le pain et les jeux » de la Rome antique, avec extraits de péplums, et la politique de diversion d’un Bush ou d’un Berlusconi. Qui sont ces nouveaux empereurs qui s’octroient le droit de vie ou de mort sur le peuple ? Ceux qui possèdent tout et détroussent ceux qui n’ont rien, les vautours de l’immobilier qui expulsent les endettés du prêt avec l’aide des shériffs ou les entreprises tirant profit de la mort de leurs employés avec la complicité des compagnies d’assurances.
 

 

« J’ai fait ce film comme si c’était le dernier que j’étais autorisé à tourner. » Selon son auteur, Capitalism : A Love Story, le nouveau pamphlet du documentariste américain Michael Moore, est l’aboutissement du combat qu’il mène depuis vingt ans : la dénonciation de l’impact désastreux des puissances financières sur la vie des Américains. Fidèle à son ton, celui d’un cours politique à la fois offensif et drôle, mais comme apaisé d’avoir rempli sa mission, il pose une question : quel prix l’amour du capitalisme fait-il payer à chaque citoyen américain ? Amour qui, aujourd’hui, a transformé un rêve en cauchemar pour toutes ces familles qui ont perdu leur travail (14 000 emplois supprimés chaque jour), leurs maisons. Moore nous invite chez ces gens ordinaires dont les vies ont capoté dans le marasme, et se tourne vers Washington, vers les marionnettistes responsables, pour stigmatiser leurs abus, leurs mensonges, leurs « corruptions ».

« Le boulot des artistes, des cinéastes, n’est pas de se comporter en moutons mais de souligner ce qui ne fonctionne pas dans notre monde. Les politiciens n’ont aucun intérêt à être courageux, à changer les choses, c’est trop risqué pour eux. C’est à nous, au peuple, de les forcer à adopter un nouveau système, à les contraindre à affronter la vérité », dit Michael Moore, qui pointe du doigt les patrons de banque et les institutions financières coupables d’avoir provoqué la crise économique et méritant la prison.

« Scènes de crime »

Mais Capitalism : A Love Story est d’abord une « histoire criminelle, histoire de guerre sur la lutte des classes, histoire de vampires et d’amour abusif », ajoute un Michael Moore dont le précédent film, Sicko (2007), ouvrait le dossier du système de santé américain, qui cause aujourd’hui tant de soucis au président Obama. Le film accuse moins telle personne ou telle entreprise qu’une philosophie. Ce n’est pas tant un film sur la crise que sur un système, celui du libre marché, du culte du profit. « Le capitalisme n’est pas compatible avec les lois de Dieu », scande la voix off, tandis que défilent des images d’un film hollywoodien détourné, où Jésus fustige les évangiles bancaires. Moore téléphone au ministre Paulson et se fait raccrocher au nez, convoque les idéaux de Roosevelt, se fait refouler de quelques immeubles institutionnels autour desquels il déroule un périmètre « interdit d’accès » pour « scènes de crime ».

Son immuable casquette vissée sur le crâne, il explique en conférence de presse que « tout est possible ». « Qui aurait pensé il y a trois ans qu’un président afro-américain serait élu aux Etats-Unis ? On n’osait pas rêver de la chute du mur de Berlin, ni de l’avènement de Mandela en Afrique du Sud. On peut lever la main et défendre ses droits ! La révolte a commencé le 4 novembre dernier (jour de l’élection d’Obama). Soyons des citoyens actifs ! La démocratie n’est pas un sport de spectateurs, il faut y participer ! Faisons en sorte que cesse cette mécanique par laquelle ceux qui travaillent voient leur vie ruinée par ceux qui ne pensent qu’aux intérêts de leurs sociétés. »

Appel qu’ailleurs, incorrigible adepte de la pirouette cynique, il formule autrement, lorsqu’on l’interroge sur ce qu’il espère de son film : « Pop-corn et rébellion. »

Jean-Luc Douin

Crise du lait : actions et revendications

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Source : http://www.ledauphine.com/crise-du-lait-ils-ont-manifeste-hier-devant-la-prefecture-contre-la-chute-du-prix-du-lait-la-colere-des-producteurs-et-eleveurs-deborde-@/index.jspz?article=199129

 

 

Les producteurs de lait du département des Hautes-Alpes sont passés à l’action hier matin, devant la préfecture. Ils étaient une cinquantaine, à l’appel des syndicats Union laitière 05, FDPL 05, Jeunes agriculteurs et FDSEA 05 à vouloir crier leur colère face à la chute du prix du lait.
Ils ont commencé par renverser environ 300 litres de lait devant les grilles d’entrée de la préfecture. Grilles bien gardées par les forces de l’ordre déployées pour la circonstance, empêchant les manifestants d’entrer.
Puis c’est à la chaux et à la sulfateuse que les rosiers et le perron ont été copieusement arrosés.

 

Les manifestants n’en sont pas restés là : ils ont apporté bois et barbecue pour une grillade-party au goût amer, avant de monter un mur en brique de lait, obstruant l’entrée de la préfecture. En début d’après-midi, une délégation de jeunes agriculteurs nouvellement installés ou en cours d’installation était reçue par le sous-préfet.

 

 « Nous n’arrivons plus à payer les charges »

 

Tout au long de cette matinée, l’ambiance était tendue, notamment entre policiers et Crise du lait : actions et revendications dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) manifestants. Il faut dire que la colère monte depuis plusieurs jours chez les producteurs de lait haut-alpins. Une colère teintée d’amertume et de déprime, visible sur les visages de bon nombre d’agriculteurs qui avaient parfois du mal à contrôler leurs émotions.

 

« L’outil de régulation des cours du lait est cassé, résume Sandrine Hauser, présidente des Jeunes agriculteurs des Hautes-Alpes. Une région comme la nôtre ne résistera pas. Toute la production de lait va finir par disparaître. On n’en peut plus. Sans parler de s’octroyer un salaire, nous n’arrivons pas à payer toutes les charges de l’exploitation. Nous sommes plusieurs à devoir aller travailler à côté pour vivre. Jusqu’à présent, nous étions la tête dans le guidon, entre les bêtes à s’occuper et les foins à assurer. Aujourd’hui, nous sommes pris à la gorge car tous les impôts et autres charges tombent ».

 

 « Que le Gouvernement nous rende les 40 € »

 

La présidente des JA poursuit : « Nous nous sommes aperçus que les laiteries n’y étaient pour rien. C’est bien le Gouvernement qui a fait signer des accords où le cours du lait est descendu à 270 € la tonne. Nous demandons donc au Gouvernement de rendre les 40 € perdus. Or, c’est à partir de 300-310 € la tonne que nous pouvons payer les charges d’exploitation. C’est seulement à partir de 350 € que nous pourrons toucher de petits salaires ».

 

Des briques de lait offertes à La Petite Ourse et au Secours catholique

 

L’action des producteurs laitiers s’est conclue par une belle note de solidarité : le millier de briques de lait qui a servi à la construction du mur de protestation devant la préfecture a été offert à deux associations caritatives, La Petite Ourse et le Secours catholique.

 

 

REPÈRES

 

Combien ?

Sur les Hautes-Alpes, on compte 206 points de collecte du lait. Avec les Gaec, ce sont 270 exploitations qui sont installées.

Les revendications des manifestants portent notamment sur le maintien de quotas laitiers pour les zones de montagne en particulier ; ils revendiquent la somme supplémentaire de 40 € par tonne et la suspension des charges et impôts pour l’année 2009.


Par Frédéric FAYS.

Couvrir 1% des déserts de panneaux solaires suffirait à couvrir les besoins énergétiques mondiaux !

Projet Desertec : l’Afrique, gigantesque panneau solaire pour l’Europe
 
Douze entreprises, en majorité allemandes, ont signé lundi un protocole d’accord lançant un projet de 400 milliards d’euros pour construire des centrales solaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient afin d’alimenter l’Europe en énergie « propre ».

 

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 Source : http://www.rtlinfo.be/info/economie/monde/256881/projet-desertec-l-afrique-gigantesque-panneau-solaire-pour-l-europe

 

Douze entreprises, en majorité allemandes, ont signé lundi un protocole d’accord lançant un projet de 400 milliards d’euros pour construire des centrales solaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient afin d’alimenter l’Europe en énergie « propre ». Ce projet pharaonique, nommé « Desertec », pourrait couvrir à terme 15% des besoins énergétiques de l’Europe et une grande partie de ceux des pays producteurs, selon ses promoteurs. « Aujourd’hui, nous avons fait un pas en avant » vers sa réalisation, s’est réjoui Nikolaus von Bomhard, patron du réassureur allemand Munich Re, au siège duquel fut signé le protocole d’accord à Munich (sud de l’Allemagne).

Selon le site anglais du concept Desertec, la quantité d’énergie solaire que l’on pourrait tirer des déserts est colossale: « Tous les ans, chaque km2 de désert reçoit une énergie solaire équivalent à 1,5 million de barils de pétrole. La surface totale des déserts sur la planète entière fournirait plusieurs centaines de fois l’énergie utilisée actuellement dans le monde ».

En d’autres termes, on peut aussi écrire que « pour fournir l’électricité nécessaire à la Terre entière, il suffirait de couvrir de panneaux solaires moins de 1% de la surface des déserts du monde ». Vous pouvez mieux vous rendre compte de ce que nous écrivons en regardant la carte ci-dessous. Celle-ci montre, du plus petit au plus grand carré :

1 (gauche) La portion du Sahara qui serait couverte par les champs solaires du projet Desertec.
2. (milieu) Portion du Sahara à couvrir de champs solaires pour fournir l’électricité nécessaire à l’Europe.
3. (droite) Portion du Sahara nécessaire pour répondre aux besoins électriques du monde entier.

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Comment ça marche ?

Le système concentre l’énergie solaire réceptionnée par des miroirs et la convertit en chaleur. Cette chaleur augmente la vapeur qui fait tourner des turbines et des générateurs qui créent l’électricité. Celle-ci peut ensuite être distribuée en Afrique et vers l’Europe.

 

« Sincère, juste et d’égal à égal »

Torsten Jeworrek, membre du directoire du réassureur, a promis une collaboration « sincère, juste et d’égal à égal » avec les pays producteurs. Ce protocole d’accord prévoit la création d’un bureau d’études au plus tard fin octobre. Il devra aboutir d’ici trois ans à « l’élaboration de plans d’investissement réalisables » pour la création de ce réseau de centrales solaires thermiques, selon un communiqué de presse. 

Parmi les groupes impliqués se trouvent la banque allemande Deutsche Bank, les groupes énergétiques EON et RWE, le conglomérat Siemens ou encore l’espagnol Abengoa Solar et l’algérien Cevital. Des représentants de la fondation à l’origine du projet ainsi que de la Ligue arabe et du ministère égyptien de l’énergie étaient également présents.

 

Réseau de scientifiques et d’ingénieurs à l’origine du projet

La fondation Desertec a été érigée sur les bases d’un réseau international de scientifiques et d’ingénieurs appelé TREC. En association avec le Club de Rome (qu’est-ce que le Club de Rome ?), elle a développé le concept DESERTEC dont l’objectif est d’exploiter les énormes quantités d’énergie solaire et d’énergie éolienne dans les déserts du monde entier.La concrétisation de ce projet permettrait une diminution drastique d’émissions de gaz à effets sans recourir pour autant au nucléaire.

 

Autres bienfaits

Outre l’exploitation de l’énergie du soleil, les immenses champs de panneaux solaires pourraient permettre d’autres applications:

- La chaleur résiduelle perdue dans les gigantesques champs solaires pourrait être récupérée et servir à la désalinisation de l’eau de mer.

- Les zones ombragées situées derrière chaque panneaux solaires pourraient servir à des cultures qui seraient épargnées par les écrasants rayons du soleil et alimentées par l’eau désalinisée.

- Création d’emplois.

- Collaboration entre les peuples.

 

Mélissa Theuriau versus Brice Hortefeux

 

http://www.dailymotion.com/video/xado9b

Source : http://www.purepeople.com/article/melissa-theuriau-a-t-elle-ete-trop-loin-avec-brice-hortefeux-la-police-veut-sa-tete-aie_a39146/1

 

Le baptême du feu de Mélissa Theuriau pour son retour aux commandes du magazine Zone Interdite, après son long congé maternité et de petits pépins de santé, est loin d’avoir été un pétard mouillé : en cause, son « interview » de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, qui a tourné à l’affrontement.

Déjà, les réticences de la compagne de Jamel Debbouze lorsqu’elle avait appris son programme de rentrée laissaient entrevoir un parti-pris et une animosité un peu plus que latents : « Le sujet qu’on diffuse est assez valorisant pour lui car il fait la part belle à la police nationale, avait-elle déploré. Il dépeint parfois les flics comme des super héros face à une délinquance maghrébine hostile. Le reportage a été tourné cet été, avant mon retour. Si j’avais eu le choix, je ne serais pas revenue avec ce sujet.« 

Une posture pas très déontologique qui n’a pas tardé à se traduire en actes sur le plateau, ce 30 août, la jeune femme attaquant l’homme d’Etat – prises de parole incisives, le corps hostilement tendu vers l’avant -, et revenant à la charge avec des arguments discutables pour prendre son interlocuteur en défaut…

Une attitude et des propos qui ont attiré sur Mélissa Theuriau les foudres des policiers, qui ont adressé une lettre au président du directoire du groupe M6, Nicolas de Tavernost, qui conduisait récemment la rentrée des personnels de sa chaîne. Par le biais de son secrétaire général Jean-Claude Delage, le 2e syndicat de gardiens de la paix, Alliance, s’est insurgé contre ce qu’il qualifie de « dérapage verbal« , demandant que M6, au nom du « mécontentement unanime » des policiers, « se désolidarise » de sa journaliste vedette, « condamne son comportement » et « le fasse savoir aux 120 000 policiers choqués » par cet « acte isolé » : « Sans doute aveuglée par une haine non dissimulée de la police, son comportement extrêmement agressif l’a amenée à salir l’ensemble des policiers en énonçant sans discontinuer des accusations mensongères« , stigmatise Jean-Claude Delage.

M6 doit déjà regretter d’avoir envoyé au feu Mélissa Theuriau malgré sa désapprobation affichée. Reste à savoir si la chaîne risquera de se mettre à dos les forces de l’ordre, compromettant la possibilité de futurs reportages, pour soutenir sa journaliste… qui est aussi, et ce n’est sans doute pas par hasard sur ce sujet délicat, l’épouse de Jamel Debbouze … Nous on dit ça, on dit rien !

Des enseignants en quête de nouveaux modes d’action

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Source : http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-35644488.html

Les grèves dans l’éducation nationale ? Un « rituel », moquait Xavier Darcos. Son successeur, Luc Chatel, sachant les difficultés qui se présentent devant lui, se garde de prononcer la moindre parole provocatrice. N’empêche : la causticité de M. Darcos touchait un point sensible, et l’actuelle rentrée est en train de le démontrer.

« Les collègues nous renvoient dans la figure ce côté rituel des journées d’action », constate Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, très réservé vis-à-vis des mots d’ordre qui pourraient venir de la fédération syndicale majoritaire, la FSU. Mais même celle-ci, en cette rentrée, semble hésiter devant un obstacle inédit : annoncer une « action » pourrait ne pas être pris au sérieux. Personne ne croit, dans l’éducation, que les syndicats auraient une capacité de mobilisation rapide. Pourtant, les motifs de mécontentement s’amoncellent, en premier lieu la poursuite des suppressions de postes, présentée comme inexorable par le nouveau ministre.

Les deux principales organisations de la FSU ont tenté, ces derniers jours, d’amorcer une mécanique syndicale classique. Le SNES, dans l’enseignement secondaire, a prôné « une initiative de type grève avant les vacances de la Toussaint ». Le SNUipp, son homologue du primaire, avait laissé entendre qu’une réunion des fédérations de l’éducation pourrait se tenir le 28 août afin d’examiner les « perspectives d’action ».

Non seulement les autres organisations ont fait la sourde oreille, mais la fédération UNSA-Education, par l’intermédiaire du Syndicat des enseignants (SE), a mis les pieds dans le plat. Son secrétaire général, Christian Chevalier, a estimé que « vouloir organiser l’action alors qu’on n’a pas encore rencontré nos collègues dans les établissements » n’avait « pas grand sens, surtout pour se retrouver à vingt manifestants devant chaque inspection académique ». M. Chevalier a admis que le problème était, plus profondément, « la faiblesse du syndicalisme enseignant et la vision caricaturale qu’en ont les collègues ». Pour enfoncer le clou, il a estimé, appelant de ses voeux une « adaptation », que « si le syndicalisme est perçu comme désuet, c’est peut-être qu’il l’est »…

Au-delà d’une querelle anecdotique, ces propos posent la question, déjà présente en filigrane au long des deux précédentes années scolaires, de la capacité du syndicalisme traditionnel à influer sur la réalité. Au rythme de deux ou trois par an, les « journées d’action » ont occasionné une participation intermittente de nombreux enseignants. De ce fait, les syndicats n’ont pu se prévaloir d’une montée en puissance suffisante pour impressionner le gouvernement. A chaque fois, celui-ci a laissé passer l’orage, ne modifiant (presque) en rien sa politique, notamment budgétaire.

Les dernières élections professionnelles dans l’éducation, en décembre 2008, ont pourtant montré, avec une participation de 62,6 %, en hausse de 2 points par rapport au précédent scrutin de 2005, que les syndicats d’enseignants restent représentatifs. L’essoufflement des protestations reflète plutôt le souci de ne pas perdre encore une journée de salaire et surtout de ne pas la perdre en vain.

La critique des actions syndicales comme autant de « coups d’épée dans l’eau » contribue à dissocier les enseignants entre une masse désabusée, de moins en moins disponible pour l’action collective, et une minorité tentée par des formes de protestation radicales, comme actuellement celle des « désobéisseurs », qui refusent ouvertement d’appliquer les réformes. Le climat social dans l’éducation entre dans une logique du tout ou rien. Celle-ci a une dimension manichéenne : pour de nombreux protestataires, le véritable programme politique du gouvernement, soigneusement masqué, est de « détruire » le service public. Comment, dans ces conditions, admettre l’idée de possibles compromis ?

De leur côté, entre le communiqué indigné mais sans impact et la journée de grève qui se retourne contre eux, les syndicats recherchent des chaînons intermédiaires, qui leur permettraient de hausser le ton progressivement. Çà et là, certains militants se livrent à des tentatives, pour l’instant peu concluantes, comme, en guise de grève, verser une journée de salaire à une organisation humanitaire. D’autres, avec plus de succès, s’appliquent à maîtriser la mobilisation « numérique » consistant à monter rapidement un blog ou une pétition sur Internet. Les 284 000 signatures obtenues par la pétition intersyndicale de défense des réseaux d’aide (Rased) à l’école primaire, lancée en octobre 2008, ont montré que cela pouvait payer.

Mais dans l’ensemble, les syndicalistes restent démunis. Dans une vision politique de droite, beaucoup penseront : « bien fait ! » ou « bon débarras ! ». C’est une opinion à courte vue, négligeant d’éventuelles et imprévisibles situations de crise qui, à défaut du rôle de régulateur et d’amortisseur joué par le militantisme syndical « historique », seraient l’heure de gloire de collectifs ou de coordinations imperméables à toute négociation. En somme, il pourrait, un jour, y avoir bien pire que les syndicats d’enseignants : pas de syndicats d’enseignants.

Insulter son patron n’est pas un motif de licenciement en Espagne

Barcelone, Espagne – Un tribunal catalan a jugé qu’insulter son patron n’était pas un motif de licenciement et a ordonné la réintégration d’un employé licencié pour avoir qualifié son responsable de « fils de p*** ».

En 2008, un employé a insulté son patron de « fils de p*** » lors d’un échange houleux concernant une question d’argent. Licencié immédiatement, l’employé a alors porté l’affaire devant les tribunaux, jugeant le motif de licenciement erroné. Après avoir perdu son premier procès et fait appel, l’homme a eu gain de cause. La juge responsable de l’affaire considérant que « la dégradation sociale du langage fait que les expressions utilisées sont devenues couramment utilisées dans certaines circonstances, notamment lors de disputes ».

Le patron insulté a donc reçu l’ordre de réintégrer son employé et de lui verser une compensation de près de 6500 euros.

Distilbene : les victimes sont priées de bien vouloir présenter l’ordonnance de leur mère

 

Source : http://www.lesmotsontunsens.com/distilbene-la-justice-tranche-le-point-flanche-5619

Distilbène. A 15h10, le site Internet du Point publie un article au titre sans appel : « La justice tranche en faveur des laboratoires« . Quatre heures plus tard, le sujet sera finalement republié sous une forme légèrement plus optimiste : « La justice tranche en faveur des victimes« . Cherchez l’erreur. Il n’y en a pas…

 

Rappel des faits

 

Le distilbène, une hormone de synthèse censée prévenir les risques de fausse couche, a été prescrite à des millions de femmes dans le monde entre 1940 et 1977. La molécule a été reconnue responsable de graves pathologies sur les bébés exposés : malformations génitales, cancers précoces du vagin et du col de l’utérus chez les femmes, infertilité chez les hommes. Le médicament a été interdit en 1971 aux Etats-Unis, en 1976 au Canada, puis en 1977 en France.

 

La justice tranche

 

Jeudi, après une quinzaine d’années de procédures acharnées, la Cour de cassation a estimé que les personnes victimes in utero du Distilbène pouvaient prétendre à être indemnisées par les laboratoires, moyennant la présentation des ordonnances de leur mère.

 

Bonne nouvelle : La responsabilité des laboratoires pharmaceutiques UCB Pharma et Novartis est reconnue, retoquant définitivement un jugement d’avril 2008 de la cour d’appel de Versailles. Mauvaise nouvelle : Les victimes du médicament devront présenter les ordonnances de leur mère, ce qui ne parait pas anormal à première vue… sauf que ces ordonnances pouvant dater des années 50, la probabilité de les retrouver dans les archives est plutôt mince. Le nombre de bébés ayant été exposés au produit est (vaguement) estimé à 160 000 pour la première génération (le procès concernait un cas de deuxième génération).

 

Le Point planche, et flanche

 

A 15h10, LePoint.fr publie un article titré « La justice tranche en faveur des laboratoires« , de Louise Cuneo (avec AFP) (cf. lien original et cache Yahoo). Le texte insiste lourdement sur la mauvaise nouvelle. Patatras… il sera retiré quelques minutes plus tard. Et il faudra attendre 19h20 pour pouvoir enfin profiter de la version finale du billet, cette fois-ci intitulé « La justice tranche en faveur des victimes« . Ce nouveau papier, revu et corrigé par Chloé Durand-Parenti, souligne quant à lui la « victoire importante pour toutes les victimes du Distilbène« . Juste une question de Point de vue.

 

Faut pas jouer à cache-cache avec Google…

Distilbene : les victimes sont priées de bien vouloir présenter l'ordonnance de leur mère dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) le-point-distilbene

 

Au Secours Populaire, nous accueillons de plus en plus d’étudiants et de travailleurs pauvres

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/02/au-secours-populaire-nous-accueillons-de-plus-en-plus-d-etudiants-et-de-travailleurs-pauvres_1235012_3224.html

 

D’après Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, la précarité touche de plus en plus les classes moyennes.

Comment vous êtes-vous préparés à la rentrée au Secours populaire ?

 

Les bénévoles du Secours populaire n’ont pas pris de vacances pendant l’été. Pour septembre, nous avons mis en place plusieurs initiatives, notamment envers les étudiants. En partenariat avec la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), nous avons par exemple collecté des tickets pour que les jeunes puissent accéder gratuitement aux restaurants universitaires. Nous avons également organisé des braderies afin que les familles les moins fortunées se procurent tout le matériel scolaire dont leurs enfants ont besoin. Ces initiatives existaient déjà l’année dernière, mais nous devons faire face aujourd’hui à une explosion des demandes.

 

Comment se traduit cette augmentation ?

 

En 2007, le Secours populaire aidait de manière permanente 1,6 million de personnes à se nourrir, se vêtir, avoir accès à la culture et aux loisirs. En 2008, ce chiffre est passé à deux millions et cette année, le nombre de personnes en difficulté venant frapper à notre porte a encore augmenté. C’est un vrai drame que nous rapportent tous les jours les 1 400 permanences d’accueil et de solidarité de l’association présentes dans le pays.

 

Quelles sont ces nouvelles populations touchées par la précarité ?

 

A côté des sans-abri, nous accueillons de plus en plus d’étudiants, de travailleurs pauvres et de personnes âgées. Nos bénévoles qui ont des contacts dans les facultés et observent ces faits au quotidien nous parlent de ces jeunes, de plus en plus nombreux, qui ne mangent pas à leur faim. La plupart viennent pour prendre des repas ou nous demandent conseils pour l’accès au logement. L’année dernière, nous avons distribué 80 millions de repas à travers la France. Parmi les nouveaux visages de la pauvreté, nous croisons aussi beaucoup de travailleurs pauvres. Ces sont des cadres, des artisans ou des petits commerçants. Ils partent bosser sous le regard admiratif de leurs voisins au chômage, mais viennent nous voir le 14 du mois parce que leurs salaires ne leur permettent pas de vivre correctement. Ces gens ne sont pas inscrits aux services sociaux et c’est souvent assez difficile pour eux de s’adresser à nous.

Propos recueillis par Elise Barthet

Scientologie : le Sénat rectifie le tir

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Source : AFP

Après le tollé de la semaine dernière, et la modification législative jugée favorable à la Scientologie, le Sénat pourrait à nouveau permettre la dissolution d’un mouvement sectaire.

Un amendement visant à corriger la disposition législative qui interdit la dissolution de l’Eglise de scientologie a été déposé par le président du groupe centriste du Sénat, Nicolas About, sur le projet de loi sur la formation professionnelle dont l’examen a débuté lundi au Sénat.

La Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a révélé récemment qu’une disposition, votée le 12 mai dans le cadre d’une loi de simplification et de clarification du droit, empêchait la dissolution d’une secte pour escroquerie.

L’amendement du sénateur centriste a été ajouté à l’article 16 bis du projet de loi sur la formation professionnelle, article qui vise à interdire l’activité de formateur aux personnes condamnées pour des activités sectaires.

Il supprime les dispositions contestées, qui ont soulevé un tollé général.

 

Plus fort que les subprimes : les « lifeprimes » !

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Source : http://www.lesmotsontunsens.com/subprimes-les-lifeprimes-5436

Le capitalisme enfin moralisé, les petits génies de Wall Street se remettent au travail. Ils planchent actuellement sur un nouvel investissement d’avenir : des produits complexes basés sur le rachat d’assurances vie d’Américains pauvres et malades… à prix cassés.

D’après le New-York Times, les éminences grises de la finance américaine sont en passe de réaliser une prouesse : remplacer les subprimes par des produits plus rentables et… au moins aussi risqués. Les banquiers prévoient en effet d’acheter comptant des assurances vie au rabais, en ciblant principalement la clientèle malade et modeste. Exemple : un américain qui a économisé toute sa vie pour placer un million de dollars en assurance vie, confronté à des difficultés financières dues à sa maladie et à la crise, pourrait revendre sa police 400 000 dollars. Une sorte de spéculation sur la santé du malade pauvre (ou inversement)…

 

Un « Subprime » de la (mauvaise) santé

 

Les banques imaginent aussi des mécanismes de « titrisation » complexe, qui permettront la revente au sein de paquets financiers opaques et d’obligations à des investisseurs comme les Hedge Funds ou les fonds de pension. Plus les assurés décèderont tôt, plus la banque y gagnera, répercutant ces bénéfices sur les produits financiers imbriqués. Les Subprimes pariaient sur la hausse de l’immobilier, les Lifeprimes parient sur la baisse de l’espérance de vie de la population. L’idée n’en est qu’au stade de l’étude préalable, mais neuf offres sont déjà prêtes, élaborées notamment par le Crédit Suisse et Goldman Sachs. Elles pourraient être commercialisées très rapidement.

 

26 000 milliards de dollars

 

Ce genre de produits comporte des risques très élevés, mais le marché des assurances vie étant estimé à 26 000 milliards de dollars, Wall Street a décidé d’aller vite. Les analystes prévoient que les montants concernés pourraient très rapidement s’élever à 500 milliards de dollars. De quoi compenser les pertes liées aux Subprimes, évaluées à 918 milliards de dollars depuis 2006, selon le bureau d’étude Dealogic. Crédit Suisse est parmi les banques les plus avancées sur le sujet : l’établissement a acheté une société spécialisée dans la revente de polices d’assurances vie et vient de créer un groupe dédié à la commercialisation de ces offres. Goldman Sachs n’est pas en reste, qui mouline des algorithmes mathématiques permettant d’évaluer les profils d’assurés offrant le plus d’opportunités – ceux dont l’espérance de vie est la plus faible.

 

Vers une nouvelle crise financière ?

 

Passons sur l’aspect immoral de la chose… Le risque principal, pour les établissements commercialisant ces produits, est qu’un beau jour, on trouve un remède miracle à une maladie grave et répandue, du genre cancer du poumon, leucémie, etc. La tuile ! C’est ce qu’il s’est passé dans les années 1980 quand les nouveaux traitements contre le SIDA ont permis de rallonger notablement la vie des malades. Dans ce cas, une nouvelle crise financière en cascade serait à redouter. Mais les assurances font chauffer leurs super-ordinateurs pour limiter ce risque, et elles semblent avoir trouvé la solution : proposer le rachat d’assurances vie aux seuls malades présentant plusieurs pathologies graves.

 

Et tout cela à trois semaines d’un nouveau G20 moralisateur, qu’on annonce déjà (encore) « historique »…

Suicides à France Télécom (4) : le cas de Jean-Michel

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Jean-Michel avait 54 ans, il était père de trois enfants. Son domaine, c’étaient les satellites ; il était un technicien aux compétences pointues, et reconnues. Depuis des décennies, il consacrait sa vie à son travail. A France Télécom. Un jour, sa hiérarchie lui a parlé de restructuration. De fermeture de son centre de Bercenay-en-Othe, dans l’Aube. Puis de maintien du site, mais avec une équipe réduite, de redéploiement du personnel au centre d’appel Orange, à Troyes. A Jean-Michel, le chef a dit : « Il faut changer de métier. »

Anne-Marie, déléguée syndicale SUD-Télécom, se souvient de sa bonne volonté : « Il était très positif, il faisait preuve de ténacité. Il voulait s’adapter. Au centre d’appel, il est devenu un numéro lambda à qui on demandait de modifier jusqu’à sa façon d’être : un bon vendeur doit rapporter de l’argent, il faut entendre le sourire, le dynamisme et l’empathie dans sa voix. On exigeait de lui des pratiques commerciales qu’il ne maîtrisait pas. On l’a fait tourner dans les centres de renseignements pour qu’il apprenne. » En vain. Alors Jean-Michel a posé sa candidature un peu partout : les centres techniques de France Télécom et divers secteurs de la fonction publique. Il acceptait la mobilité. Personne n’a voulu de lui. Il a perdu le moral.

 

« De fil en aiguille, il a coulé »

Anne-Marie se rappelle qu’« il était traité comme un boulet que l’on met de côté. J’ai tiré la sonnette d’alarme, j’ai dit : Attention, ce monsieur ne va pas bien, il faut l’aider. Il était possible de lui tendre la main… » Jean-Michel s’est retrouvé au placard et « de fil en aiguille, il a coulé », témoigne la déléguée. « Il a été mis en longue maladie, en attendant de passer devant une commission spécifique qui aurait pu le rediriger vers un autre métier. Mais la réunion n’a pas eu lieu et son dossier est resté ouvert pendant plus de deux ans sans jamais aboutir. » Mercredi 2 juillet 2008, Anne-Marie était à son travail. Le téléphone a sonné. Au bout de la ligne, comme accroché à un fil menaçant de se briser, il y avait Jean-Michel et son désespoir trop lourd à porter. « Il n’y croyait plus. Nous avons longuement parlé. Puis j’ai entendu le train, et c’était fini… » Anne-Marie ne s’est jamais remise du choc, de l’échec : « Il suffisait d’un geste de France Télécom… C’est un échec et c’est aussi ça qui me met en colère. »

Dans la voiture du technicien, les secours ont trouvé des documents à l’attention d’Anne-Marie et les courriers envoyés à droite, à gauche. Tous attestaient de son désarroi. « Il souhaitait que je passe le témoin, que je raconte son histoire. La coordination des syndicats SUD a publié la lettre qu’il m’avait adressée. C’était sa volonté. » « Si seulement mon geste pouvait servir à quelque chose, écrit Jean-Michel. Pardonne-moi d’avoir baissé les bras et encore merci. »

Suicides à France Télécom (3) : le point de vue de la direction

Source : http://www.francesoir.fr/enquete/2009/05/18/suicides-france-telecom-3.html

 

Directeur des relations sociales à France Télécom, Laurent Zylberberg ne minimise pas l’impact des bouleversements sur les fonctionnaires. Il admet que « tous les projets n’ont sans doute pas été menés en parfaite harmonie sociale » mais que l’entreprise prend en compte les risques psychosociaux.

FRANCE-SOIR. Un cadre de l’entreprise s’est suicidé il y a quinze jours à cause, semble-t-il, de ses conditions de travail. Avez-vous été informé de ce drame ?
LAURENT ZYLBERBERG
. Oui, bien entendu, mais vous comprendrez que je ne peux pas m’exprimer publiquement sur un cas individuel. Dans une société qui emploie près de 200.000 personnes dans le monde et environ 100.000 en France, on est logiquement confronté à toutes sortes de situations. S’agissant de cette dame, je ne sais pas si son geste est lié aux conditions de travail, même si j’ai tendance à penser qu’il n’y a jamais une seule raison qui pousse les gens au suicide. Je ne crois pas en la mono causalité.

En juillet 2008, un technicien de l’Aube s’est jeté sous un train. Il a laissé un document accablant sa hiérarchie. Il existe bien là un lien direct de cause à effet ?
J’irai même plus loin : lorsqu’un de nos collaborateurs met fin à ses jours, peu importe qu’il mette ou non en cause sa hiérarchie ; dans tous les cas, je ne peux ni ne veux exclure, a priori, les conditions de travail comme une des raisons possibles de ce geste. Si quelqu’un accuse sa hiérarchie, l’important n’est pas que ce soit vrai ou non, mais qu’il le pense : cela veut dire qu’on a loupé quelque chose. C’est un drame pour sa famille, mais aussi pour l’entreprise.

Procédez-vous, dans ce cas, à des enquêtes ?
Oui, bien sûr, y compris dans le cas d’une tentative de suicide. Dès lors que l’on est informé d’un problème, on demande à ce que la personne voie un médecin du travail, il y en a environ 70 à France Télécom. Le simple cri d’alarme est pris en compte et doit être traité. En 2000, le CNSHSCT (Comité national santé, hygiène, sécurité et conditions de travail) a mis en place une commission stress et, depuis près de deux ans, nous avons ouvert des espaces d’écoute où les salariés peuvent parler avec un médecin, des représentants du management et du personnel. Nous dressons régulièrement le bilan des mesures qui ont pu être prises, tels des changements d’affectation ou des propositions de formation.

Les syndicats évoquent des problèmes liés à la restructuration, notamment en cas de fermeture d’un site et de mutation des personnels…
Nous avons pris l’engagement de systématiquement envisager un volet sur les risques psychosociaux dans nos dossiers de restructuration. On se pose désormais nécessairement la question. C’est un premier pas. Malheureusement, certains métiers ne peuvent plus être exercés partout. Ce n’est pas évident pour qui a travaillé pendant vingt ans dans le même bassin d’emploi, a fortiori s’il a une famille, mais il arrive un moment où l’on doit accepter la mobilité.

Ils dénoncent aussi des méthodes de management très dures afin de réduire les effectifs, pratiques qui génèrent beaucoup de stress. Qu’en pensez-vous ?
Structurellement, comme tous les opérateurs historiques de télécom, nous avons réduit nos effectifs de façon importante. Ces évolutions se sont faites sans licenciements et avec tout un dispositif d’accompagnement de nos salariés. Nous sommes conscients du stress que cela peut induire pour certains collaborateurs. Dans ce cadre, le comité de groupe européen a créé un groupe de travail sur le stress pour recenser les différentes réponses dans nos entités et filiales. Avec les autres opérateurs et les syndicats européens, nous avons déposé un projet intitulé « Good Work, Good Health » (*) pour voir quelles sont les bonnes pratiques à partager. Nous avons demandé à des cabinets extérieurs de former nos managers à la détection des signaux faibles, autrement dit afin qu’ils repèrent les personnes en situation de fragilité.

Justement, des managers sont accusés de « brutalité ». Que répondez-vous ?
Tous nos projets ont-ils été menés en parfaite harmonie sociale ? Sans doute pas. C’est très compliqué car il n’est pas toujours évident pour un salarié de mettre en rapport son travail quotidien et la stratégie de l’entreprise, ainsi que les impératifs économiques. On ne peut pas maintenir des salariés sur des métiers voués à disparaître. Mais il faut effectivement les accompagner dans leur mutation, les former. Il peut y avoir des mises en œuvre ressenties avec brutalité. Je ne mésestime pas l’impact des restructurations.

Dix-sept suicides et tentatives en un an, est-ce un chiffre qui vous préoccupe ?
Je ne tiens pas une comptabilité des suicides. Cependant, quand ce genre de drame se produit, oui, c’est un signal. Je n’exonère pas totalement l’entreprise car, nécessairement, on a un sentiment d’implication. C’est un échec individuel et collectif. C’est une véritable préoccupation que l’on ne dénie pas.

Suicides à France Télécom (2) : Les 50 ans et plus souffrent plus

La création, en 2007, de l’Observatoire du stress et des mobilités forcées de France Télécom relève de l’initiative salariale, inédite en France. Il recense des milliers de témoignages alarmants.


Depuis la privatisation de l’opérateur historique en 1996, les effectifs ont fondu : « Nous sommes passés de 160.000 salariés à 100.000, de nombreux sites ont été fermés, précise Patrick Ackermann, représentant du syndicat SUD-PTT à France Télécom. En cinq ans, il y a eu 70.000 changements de métier, une situation qui a généré beaucoup de stress. Les suicides ou tentatives, dont on ne connaît pas le nombre exact, ne sont que l’aspect émergent du malaise dans l’entreprise. Mais nous avons un sentiment de dépression collective. »

Des médecins du travail ont plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme, en vain, certains ont même démissionné parce que la direction de France Télécom ne tenait pas suffisamment compte des rapports qu’ils lui adressaient. Le phénomène s’est amplifié ces dernières années mais en 2004 déjà, la sénatrice Marie-Claude Beaudeau (Val-d’Oise, Communistes, républicains et citoyens) avait attiré l’attention d’Alain Lambert, ministre délégué au Budget, sur la gravité de « la crise sociale et sanitaire », parlant alors d’un « degré de souffrance qui croît dans des proportions inquiétantes ». A l’époque, la parlementaire avait révélé le récent suicide d’un cadre supérieur à Paris et de neuf autres drames similaires en Corse, à Lyon et en Loire-Atlantique : « Il est impossible de ne pas faire le lien entre ce constat et l’évolution des pratiques de gestion du personnel. »

« C’est ça ou la porte ! »

Depuis sa création, l’Observatoire du stress recueille des témoignages alarmants. Les salariés en détresse savent qu’ils seront écoutés sans être jugés, que les actes relaieront leur parole. « Ils préfèrent s’adresser à nous plutôt qu’aux cellules d’écoute de la société, qui n’offrent aucune garantie de confidentialité, explique Jacques. Faire appel à la cellule d’écoute, c’est obligatoirement se signaler à la DRH et après, on ignore si la personne en situation de fragilité ne sera pas plus vite poussée dehors. Les résultats du questionnaire de l’Observatoire démontrent que les 50 ans et plus souffrent beaucoup. » Affectés par les mutations, la mise en concurrence avec des jeunes et les changements de métier, les anciens de FT s’avouent « démoralisés ».

Selon Patrick Ackermann, « les cadres ne sont pas épargnés, beaucoup d’entre eux sont restés sur le carreau ou ont été contraints d’accepter des postes d’agent d’exécution, préférant subir que partir ». Jacques évoque l’agence de Morlaix (Finistère) délocalisée à Brest : « Cela représente un aller-retour de120 kilomètres par jour pour des salariés qui ont 40, 50 ans, une famille, une maison. On leur dit c’est ça ou la porte. Ce qui me tue, c’est que la direction est dans le déni total des problèmes humains. Le 17 mars, un employé a tenté de se jeter par la fenêtre du 17e étage de la tour Lyon-Bercy à Paris. Son entourage l’a retenu in extremis. Selon la direction, ce n’était pas une tentative de suicide. Puisque le collègue a survécu, il a témoigné. Son geste était bien lié à ses soucis professionnels. L’inspection du travail a rappelé l’entreprise à l’ordre. Point final. »

Suicides à France Télécom (1) : le 17e cas (en mai)

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Source : http://www.francesoir.fr/enquete/2009/05/18/suicides-france-telecom.html

 

L’Observatoire du stress s’inquiète des conditions de travail à France Télécom où l’on recense 17 suicides ou tentatives depuis quinze mois.

 

Il y a quinze jours, Sophie (*), 42 ans, s’est tuée à son domicile en Ile-de-France. La jeune femme, cadre à France Télécom, ne supportait plus ses conditions de travail. Sa famille est certaine qu’elle n’avait aucun autre souci. Sa hiérarchie préfère parler de « drame personnel », sans cependant minimiser la tragédie car c’est une de plus, une de trop. En l’espace de quinze mois, dix-sept salariés de l’entreprise ont tenté de mourir, commettant un geste désespéré qui a été fatal à huit d’entre eux. Dans l’interview qu’il nous a accordée, Laurent Zylberberg, directeur des relations sociales, admet que « c’est un signal », que l’entreprise a « nécessairement un sentiment d’implication ».

A l’Observatoire du stress de France Télécom (FT), créé en 2007 pour analyser les causes de la souffrance au travail, et y remédier, Jacques juge le phénomène « inquiétant » : « Nous en avons assez de compter les personnes décédées et d’entendre toujours le même discours à FT, du style “est-ce qu’il n’était pas alcoolique”, “malade”, ou “en instance de divorce” ? La direction cherche sans cesse un motif personnel pour fuir ses responsabilités. Certes, il peut y avoir débat. Même si nous étions juges, nous aurions du mal à statuer : les causes d’un suicide s’entremêlent parfois. Mais certains gestes sont indéniablement liés au boulot, et la hiérarchie le sait ! »

La douloureuse reconversion des techniciens

Comme ses collègues du CNSHSCT (Comité national santé, hygiène, sécurité et conditions de travail) de l’opérateur et l’ensemble des syndicats, de la CFE-CGC à SUD-PTT, Jacques considère 2008 comme une année noire et déplore l’absence de réactions : « Le silence de notre employeur est terrible. Il nous sidère. Il nous révolte. » Cette année-là, 7 fonctionnaires se sont donné la mort. D’abord, il y a eu Philippe (*), à Amboise (Indre-et-Loire), un technicien muté dans un centre d’appel ; le 19 février, il s’est pendu sur le site. Le 17 mai, à Strasbourg, Marc (*) a lâché prise : sa mutation forcée, ses nouveaux horaires, lui avaient rendu la vie impossible, comme il l’a écrit dans sa lettre. Le 24, un collègue de Longwy, en Meurthe-et-Moselle, s’est supprimé : « Il avait du mal à assimiler les nouvelles techniques », a précisé la CGT. En mai toujours, 2 employés se sont suicidés dans l’Eure, un autre en Vendée. Puis, le 2 juillet, Jean-Michel s’est jeté sous le train. Lui aussi était technicien, lui aussi avait été contraint de changer de métier, d’abandonner ses satellites pour vendre des produits : évoluer, s’adapter, deux mots qu’on lui rabâchait. Il n’a pas réussi.

« Une volonté d’éjecter les fonctionnaires »

« Dans l’entreprise, la moyenne d’âge est de 49 ans, précise Patrick Ackermann, représentant syndical SUD-PTT. Les gens qui avaient le même poste depuis vingt ou trente ans ont vécu des transformations énormes après la privatisation de FT. De 1996 à 2006, 40.000 personnes sont parties dans des conditions relativement positives, notamment grâce à la mobilité dans la fonction publique ou au congé de fin de carrière. Mais depuis, on pousse les gens vers la sortie sans dispositif d’accompagnement sérieux. Aux techniciens de 50 ans, on propose entre quinze et trente mois de salaire. Et après, ils font quoi ? Comment vivent-ils ? Hier, une collègue de 54 ans a cédé : elle dit préférer la pauvreté au harcèlement. On en est là. Nous sommes une société privée en secteur concurrentiel, il faut faire du chiffre et il y a une volonté délibérée d’éjecter les fonctionnaires. » Les anciens sont remplacés par « des jeunes de 20 ans, en CDD, qui ne rechignent pas sur les heures tardives et qui travaillent aussi le samedi, renchérit Anne-Marie, déléguée SUD-Télécom. Nous, nous sommes considérés comme des verrues ».

(*) Tous les prénoms suivis d’un astérisque ont été modifiés.

Renault et PSA refusent d’indemniser les salariés de New Fabris

Par Reuters

PARIS – Renault et PSA refusent de payer les indemnités demandées par les salariés de New Fabris qui menacent de faire exploser leur usine s’ils n’obtiennent pas satisfaction, annoncent des porte-parole des groupes.

Les travailleurs de cet ancien sous-traitant automobile de Châtellerault (Vienne) en liquidation judiciaire ont disposé des bouteilles de gaz reliées entre elles en assurant qu’ils peuvent déclencher une explosion quand ils le désirent.

Ils exigent le versement de 30.000 euros de primes en plus des indemnités légales pour chacun des 336 employés, soit dix millions d’euros au total, d’ici au 31 juillet.

Les deux constructeurs automobiles estiment avoir déjà soutenu leur sous-traitant pendant la période de redressement judiciaire et déclarent qu’ils n’ont pas à prendre en charge les indemnités demandées par des salariés qui ne sont pas les leurs.

« Les primes demandées ne sont pas prévues légalement. Renault n’est pas en leur faveur et de plus ce n’est pas au client de payer », a dit une porte-parole de Renault.

Un porte-parole de PSA a abondé dans le même sens en soulignant que le problème de New Fabris pourrait faire tache d’huile si ces salariés obtiennent gain de cause.

« A quel titre devrait-on payer des indemnités ? New Fabris est un client. On ne peut pas se substituer à l’actionnaire ou à l’Etat », a-t-il dit. « On ne peut pas supporter à nous seuls la restructuration de 12% de l’économie française. »

Le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, a annoncé lundi sur RTL qu’un rendez-vous avait été programmé le 20 juillet à Paris au ministère de l’Industrie avec les représentants du personnel de l’usine désormais fermée.

« C’est notre devoir d’être à l’écoute, d’entretenir le dialogue social, de discuter aussi avec les grands constructeurs que sont Renault et PSA, de voir ce qui est possible et ce qui n’est pas possible, mais on ne peut pas le faire sous la menace », a-t-il déclaré.

« Je dis à ces ouvriers: ‘soyez raisonnables’, parce que notre pays ne peut pas dans cette période de crise que nous traversons subir l’exemple d’une menace aussi puissante et aussi forte que de faire sauter son usine et son entreprise, ce n’est pas l’image de la démocratie et de la République », a-t-il dit.


PSA D’ACCORD POUR RACHETER LES PIÈCES

New Fabris a été placé en redressement judiciaire en novembre 2008 et, après la vaine recherche d’un repreneur, a été mis en liquidation en juin.

Les salariés retiennent un stock de pièces produites et des outils de production qui venaient d’être installés.

Durant la période d’observation fixée par la justice entre novembre et juin, les deux constructeurs disent avoir soutenu la société en maintenant leurs commandes.

PSA est d’accord pour racheter les stocks de pièces au prix normal, ce qui apporterait 1,2 million aux caisses du liquidateur, mais les salariés les retiennent, a dit le porte-parole du groupe.

Les syndicats de New Fabris ont souligné que l’ultimatum avait été initialement fixé au 15 juillet puis repoussé au 31 par une majorité des salariés.

Les employés refusent de laisser les constructeurs récupérer les pièces en stock et les machines encore dans l’usine.

Une délégation de salariés doit se rendre jeudi prochain à la direction de Renault pour tenter de négocier l’octroi des indemnités demandées.

Au printemps, des salariés menacés de licenciement dans une demi-douzaine d’entreprises françaises avaient séquestré des patrons, comme ceux de Caterpillar à Grenoble (Isère), 3M à Pithiviers (Loiret) et Sony (Landes).

Ces actions se sont avérées payantes puisque dans la plupart des cas les entreprises en question ont fait des concessions. A en croire les sondages, une majorité des Français disent comprendre, voire approuver ces stratégies.

Une invasion de criquets repoussée avec du hardrock

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Nevada, États-Unis – Une ville lutte contre une invasion d’insectes en diffusant, à un volume très élevé, des chansons de hard rock.

Les habitants de la ville de Tuscarora ont sorti leurs chaînes stéréo pour les brancher sur la station de radio rock locale, en poussant le volume au maximum. Cette technique serait la seule qu’ils auraient trouvée pour empêcher les insectes de s’arrêter dans leur ville. Tous les ans, en avril, des nuées de criquets traversent l’état à la recherche de nourriture. Malheureusement, quand ils se font écraser, ils sentent très mauvais. C’est pourquoi il fallait trouver une façon de les faire fuir. Selon les habitants, ils auraient essayé différents styles musicaux, mais le hard rock est celui qui fonctionnerait le mieux.

Des policiers ont-ils provoqué des gendarmes, le 1er mai ?

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Source : Le Post

« C’est faux et mensonger. S’il y avait bien des policiers en civil dans cette manifestation, comme dans toutes, d’ailleurs, aucun policier n’a provoqué de gendarme, aucun policier n’était cagoulé, et aucun policier n’a pris la foule a partie » tient à rectifier la préfecture de police de Paris sur Le Post.

C’est Le Canard enchaîné qui le dit.

En fin de cortège, lors des manifestations du 1er mai, à Paris, un groupe d´encagoulés a volontairement provoqué des gendarmes chargés de disperser la foule, selon Le Canard enchaîné. Des interpellations ont eu lieu. Seul ce groupe parvint, bizarrement, à « s´évaporer. » Pourquoi?

Le journal déclare être en possession de clichés de ces « pseudo-manifestants » descendant, deux par deux, de fourgons de police stationnés boulevard Richard-Lenoir.

Vous en apprendrez bien plus en lisant l’article original du Canard enchaîné, comme, par exemple, que la préfecture de police de Paris ne dément pas et que ces groupes seraient voués à se développer partout en France.

 

Cela pose aussi la question plus générale de la stratégie policière, et donc celle du gouvernement: les milieux dit « radicaux » ou « extrêmistes » sont-ils infiltrés ? Quels sont les réels objectifs de ces actions ?

Il est plus que probable que ces groupes n’en soient pas a leur coup d´essai.

Étaient-ils présents lors des manifestations du dernier G20 ?

Et avec la TVA à 5,5%, vous prendrez bien une carte de l’UMP ?

 

Source : Libération

 

Fort d’avoir mené à bien l’abaissement de la TVA dans la restauration, le parti majoritaire a envoyé à la profession des bulletins d’adhésion.

A l’UMP, on ne perd pas le nord. La baisse de la TVA sur la restauration à peine annoncée, les restaurateurs ont eu le plaisir de recevoir dans leur boîte aux lettres un courrier du parti majoritaire ne tarissant pas d’éloge sur la profession, qui «participe au rayonnement de la France dans le monde entier». Courrier accompagné d’un… bulletin d’adhésion à l’UMP, bardé du slogan «TVA à 5,5%, engagement pris, promesse tenue».

La lettre, en date du 5 mai, est signée Xavier Bertrand. Le secrétaire général de l’UMP s’y dit «heureux de pouvoir s’adresser à (cette profession) qui connaît si bien la valeur travail que notre mouvement a placé au cœur de son projet».

Entre 300 et 400 restaurateurs destinataires de la lettre auraient pour l’heure mordu à l’hameçon et adhéré au parti, selon l’UMP. D’autres ont moins apprécié l’initiative, criant au clientélisme. «Si nous avions voulu faire du clientélisme, on aurait aussi ciblé les employés et les clients, puisque la baisse de la TVA va se répercuter sur les prix et les salaires, rétorque-t-on à l’UMP. Ce courrier a une valeur informative, c’est une invitation que nous faisons aux restaurateurs pour leur dire que plus nous sommes forts, plus nous pourrons porter des réformes de cette nature.»

Pour rappel, la profession compte 120.000 restaurateurs, et donc autant d’électeurs.

Augmentation programmée (et dissimulée) des tarifs EDF

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Source : http://www.lesmotsontunsens.com/augmentation-tarifs-edf-petits-arrangements-chiffres-5176

Il y a un mois, le pédégé d’EDF Pierre Gadonneix réclamait une augmentation de 20% des tarifs de l’électricité, sur une période de 3 à 5 ans. Devant la levée de boucliers, la ministre de l’économie a courageusement tapé du poing sur la table. Résultat : une hausse « raisonnable » de 1,9% pour les particuliers et 2,3% en moyenne. C’est mieux. C’est mieux ? Pas vraiment…

D’où vient cette moyenne claironnée de 2,3% ? Nul ne sait. L’augmentation annoncée est de 1,9% pour le tarif bleu (particuliers et petits professionnels), de 4% pour le tarif jaune (pme-pmi) et de 5% pour le tarif vert (grandes entreprises). En tenant compte des volumes consommés par les abonnés aux différents tarifs réglementés, on obtient une hausse moyenne de +2.8% en 2009, contre +3.8% en 2008. L’augmentation baisse. Alors, de quoi se plaint le peuple ? Le hic, c’est qu’en 2008, l’inflation était de 2,8%, tandis qu’en 2009, elle sera à peine positive.

 

Pas si loin des 20% !

 

La charte de service public signée en 2005 entre l’Etat et EDF stipulait pourtant que les hausses ne devaient pas dépasser l’inflation. Qu’à cela ne tienne, cette charte, le gouvernement s’en moque comme de son premier service public. L’important est ailleurs : les retombées pour EDF sont comprises entre 500 millions et un milliard d’euros. Et pour l’Etat : entre 100 et 200 millions d’euros en TVA et à peine moins en dividendes. Non négligeable en période de disette, et pas si loin des 20% sur cinq ans ! Surtout que sur les quatre dernières années, les PME ont vu leur addition s’envoler de 14 % et les grandes entreprises de 17%. Finalement, les demandes de Pierre Gadonneix n’étaient pas si absurdes qu’on a bien voulu le laisser croire. « Quand on veut des étoiles, on demande la lune » avait commenté Christine Lagarde. Et quand on a la lune, on fait quoi ?

 

Opacité du système de calcul

 

D’autre part, les chiffres généralement annoncés dans la presse sont absurdes. Au moins autant que le nouveau système de calcul. La dernière augmentation tarifaire d’août 2008 avait donné lieu à une publication au Journal Officiel  de trois lignes. Trop simple : l’annonce parue au JO de vendredi dernier comporte pas moins de 20 pages ! Des abonnements ont disparu, d’autres ont été créés, fusionnés, recalculés. Du coup, il est rigoureusement impossible de comparer avec la grille précédente. Mediapart a cependant pris le temps d’en étudier les grandes lignes. Et ce n’est pas vraiment rassurant. Un exemple : le prix de l’abonnement pour les plus petites installations (3 kVA) passe de 21 à 58 euros, soit 172% d’augmentation. Ces abonnements ne représentent que 8% de l’électricité consommée, mais tout de même.

 

Les petits priés d’éclairer les gros

 

D’autant que la situation des abonnements pour la puissance supérieure (6kVA, particuliers ne se chauffant pas à l’électricité) n’est guère plus favorable : ils passent de 54 à 67 euros, soit 24% de hausse. Comme le note la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), de façon générale pour les installations de petite et moyenne puissance, les « augmentations de facture [sont] d’autant plus élevées que la consommation du site est faible« . De fait, les abonnements pour des puissances élevées diminuent de 15% quand le prix du kWh augmente à peine. Situation identique pour les PME-PMI, pour lesquelles « les baisses de facture les plus importantes sont concentrées sur les sites ayant de fortes consommations« . Bref, une façon de faire payer les petits pour les gros.

 

Aberrations en série

 

En prévision d’une éventuelle baisse des factures des particuliers liée à l’utilisation de boitiers intelligents permettant d’optimiser leur consommation, la CRE a trouvé une idée géniale : les sociétés impliquées (Voltalis notamment) devront indemniser EDF pour l’énergie « injectée mais non consommée ». Un comble ! Et ce n’est pas tout. Alors qu’EDF est désormais importateur net d’électricité et qu’elle connaît de grandes difficultés à fournir l’ensemble du réseau en périodes de pointe, les « tarifs d’effacement » (EJP) qui permettent d’amortir les chocs en hiver vont être augmentés de 6%… histoire de dissuader les nouveaux candidats ?

 

Vers la fin des tarifs réglementés ?

 

En catimini, le gouvernement instaure une opacité totale sur les grilles tarifaires d’EDF. De telle façon qu’il a « les mains libres pour organiser le marché de l’électricité comme il l’entend. Les appétits privés qui lorgnent sur la rente nucléaire [...] vont pouvoir intensifier leurs pressions. Ils ont toutes les chances d’être satisfaits » conclut Mediapart. Selon toute vraisemblance, le gouvernement souhaite en effet mettre un terme aux tarifs régulés d’ici à 2010, se cachant derrière les réglementations européennes. Sauf que l’Europe n’interdit en rien les tarifs régulés. Elle impose seulement l’existence d’une « libre concurrence », contrairement à ce que prétend le gouvernement.

 

A vos factures, prêts… comptez !

Une histoire d’emprunt national

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  Oyez, oyez, braves internautes qui cherchez désespérément où placer votre argent ! En ces temps de crise, le gouvernement planche sur la question, ou non, d’initier un emprunt national, afin de renflouer les caisses de l’Etat.

  Pour les profanes, il s’agit d’un placement de type obligation (généralement, et apparemment cela va être le cas), soit, pour faire simple, un blocage d’une somme pendant un temps donné, proportionnel aux intérêts reçus. Ici, il s’agira, selon toute probabilité, d’une période s’étalant de 2 à 50 ans (déterminée évidemment par le souscripteur), avec un taux dépassant les 4,5% pour les particuliers.

  Afin de bien vendre le film, l’Etat a soigné l’affiche : l’emprunt (ou Grand Emprunt) sera organisé sous la tutelle de deux anciens Premiers Ministres (oui, madame ! Deux !), à savoir Alain Juppé et Michel Rocard.

  Ce qui est amusant là-dedans, d’une part c’est qu’une commission de deux personnes, ça va, ils vont pas se ruiner en buffet, et d’autre part, c’est que ce Grand Emprunt avait été mis en sourdine, dernièrement, face à des sondages peu enthousiastes.

  Pauvre Michel Rocard, tout juste sorti de son formol, on lui remet son titre (il ne l’avait pas perdu, mais bon…), et zou ! L’affaire lui passe finalement sous le nez.

  Qu’il se rassure ! Et Juppé avec ! L’emprunt est toujours bien prévu, pour 2010 plus précisément, ainsi qu’un site officiel le présente… et il s’appellera « Emprunt Sarkozy ». Bon, Giscard l’avait fait, également, le coup de son nom sur le machin, il y avait aussi la variante du Premier Ministre… quoiqu’il en soit, le choix final, s’il importe peu, surprend tout autant.

  D’ici quelques mois, peut-être, saurons-nous si cet appel aux sousous sera plutôt orienté vers les particuliers, ou vers le marché.

  Blague finale : s’il s’agit de toucher des simples citoyens, le gouvernement a l’arme de prédilection : la chute des taux d’intérêt du Livret A, du CEL, et autres comptes disposant (habituellement) d’un rendement acceptable. En d’autres termes : le fait que les pauvres ne gagnent plus que des cahouètes à placer leur argent sur leur Livret A, par exemple, arrange bien le gouvernement !

  Le monde est bien fait, non ?

http://www.empruntsarkozy.com/grand-emprunt-national.html

Hadopi 2 : le texte fera bien appel à l’ordonnance pénale

  Loin de vouloir, ami lecteur, vouloir ouvrir à nouveau le débat sur la controverse du piratage de la culture – voir mes précédents articles sur le sujet, en attendant vos réactions – force est de constater que le gouvernement, sur ce sujet, use encore de moyens détournés dans ses ambitions coercitives.

  Résumons-nous un peu. La précédente loi Hadopi avait été rejetée par l’Assemblée, suite à un vote certes un peu rocambolesque (des députés de gauche s’étaient cachés, jusqu’au dernier moment, pour faire croire à la majorité qu’ils étaient suffisamment nombreux pour les contrer).

  Evidemment, quelques mois plus tard, le projet de loi est de retour, dans une version modifiée et – c’est là qu’il faut suivre – plus perverse encore.

  En apparence, le volet répressif a été mis de côté, et il est fait appel à une Commission de Protection des Droits, afin de s’assurer que la loi ne soit pas trop dure à l’encontre des « pirates ». Et, si les sanctions ont été écartées – avec un flou, encore, sur la riposte graduée (normalement tuée dans l’oeuf, mais qui sait en attendant… Hadopi 3 !)[qui devrait, si l'on en croit le pouvoir en place, concerner la rémunération des artistes piratés] – si les sanctions, donc, SEMBLENT avoir été rejetées de ce texte, elles sont en réalité attribuées à un juge, qui se prononcera par ordonnance pénale.

  Mais qu’est-ce que l’ordonnance pénale, me direz-vous ? C’est ce que l’excellentissime Maître Eolas, dont j’apprécie particulièrement le blog – et hop ! en lien, tiens ! – se chargera, ci-dessous, de vous détailler :

 

Source : http://maitre-eolas.fr/post/2009/06/18/1452-hadopi-2-le-gouvernement-envisage-le-recours-a-l-ordonnance-penale

On commence à en savoir un peu plus sur la deuxième loi Titanic HADOPI, pour combler les brèches ouvertes par le Conseil constitutionnel. Le volet répressif est abandonné, dans le sens où la future HADOPI, et la Commission de Protection des Droits (CPD) qui est son prophète, n’auront aucun pouvoir de sanction propre. Tout passera par le juge.

Se pose donc un nouveau problème. La justice est engorgée et fonctionne à flux tendu. Lui confier un contentieux de masse crée une menace d’asphyxie, ou suppose l’abandon de poursuites dans d’autres domaines, mais lesquels ? Les violences conjugales, les vols de voiture, le trafic de stupéfiant ? L’hypothèse de fournir à la justice les moyens dont elle a besoin étant naturellement exclue, rien n’étant plus nocif qu’un juge qui a les moyens de juger.

Reste donc la trousse de bricolage, aussi connue sous le nom de : “ ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de méthode. ”

Et le gouvernement a trouvé la rustine idéale à ses yeux : l’ordonnance pénale.

Oui, amis juristes, esclaffez-vous à l’envi : on va juger des affaires de contrefaçon par voie électronique par ordonnance pénale.

Oui, amis mékéskidis, je vais vous expliquer.

L’ordonnance pénale, c’est la technocratie appliquée à la justice. L’idée a d’abord été créée pour faire face aux contentieux de masse posant peu de problèmes de preuve, à savoir : les contraventions routières. Ces contraventions sont matériellement simples (feu rouge grillé, excès de vitesse constaté par un appareil) et obéissent à des règles de preuve qui limitent considérablement les droits de la défense et pour lesquels un extrait du casier judiciaire est suffisant pour que le juge fixe une peine adéquate. Le système est le suivant : le parquet présente le dossier avec ses preuves à un juge, qui soit va le rejeter, auquel cas libre au parquet de faire citer à une audience ordinaire ou de classer sans suite, soit le juge estime que les preuves sont réunies et va rendre une ordonnance pénale déclarant le prévenu qui en l’occurrence n’est pas prévenu qu’il est prévenu (si vous me suivez…) coupable et prononçant une peine. L’ordonnance est ensuite notifiée au condamné qui peut alors au choix ne rien faire, auquel cas l’ordonnance devient définitive, l’amende est due et les points de permis perdus (on peut être frappé de suspension de permis par ordonnance pénale) soit faire opposition dans un délai de 15 jours auquel cas le condamné est convoqué à une audience, au cours de laquelle le juge réduit à néant l’ordonnance pénale (c’est obligatoire) et rejuge l’affaire. Avec à la clef une peine plus forte si la culpabilité est établie, pour des raisons qui je l’avoue m’échappent : je ne vois pas en quoi une personne, fût-elle coupable (toutes ne le sont pas, une grande partie ne peut prouver son innocence, tout simplement), qui souhaite exercer ses droits de la défense mérite une peine plus lourde. Mais c’est un autre débat.

L’ordonnance pénale appliquée aux contraventions a donné des résultats satisfaisants. Pour le ministère s’entend : augmentation, à budget constant, du nombre de condamnations. Que cela se fasse au prix du sacrifice des droits de la défense n’est qu’un dommage collatéral non pris en compte dans les statistiques. Du coup, la procédure a été élargie aux délits par la loi Perben I du 9 septembre 2002. Selon la technique habituelle de l’exception qui s’élargit discrètement, cette procédure, baptisée “ procédure simplifiée ” (la simplification étant de se passer du prévenu et de son avocat…) était réservée aux délits du code de la route, dont une bonne part sont d’anciennes contraventions devenues délits selon la technique dite “ néanderthal ” du législateur, qui pense que pour lutter contre un délit il suffit de taper plus fort.

Puis, peu à peu, on a ajouté des délits à la liste, qui figure à l’article 495 du Code de procédure pénale :

 

 

Peuvent être soumis à la procédure simplifiée prévue à la présente section :

1° Les délits prévus par le code de la route et les contraventions connexes prévues par ce code ;

2° Les délits en matière de réglementations relatives aux transports terrestres ;

3° Les délits prévus au titre IV du livre IV du code de commerce pour lesquels une peine d’emprisonnement n’est pas encourue ;

4° Le délit d’usage de produits stupéfiants prévu par le premier alinéa de l’article L. 3421-1 du code de la santé publique ;

5° Le délit prévu par l’article L. 126-3 du code de la construction et de l’habitation (le fameux délit d’occupation de hall d’immeuble).

La différence étant que le délai pour l’opposition passe de 15 à 45 jours en matière délictuelle et surtout qu’aucune peine de prison ne peut être prononcée par cette voie (la contrefaçon est punie de jusqu’à cinq trois ans d’emprisonnement, et cinq en bande organisée, rappelons-le).

On voit donc l’idée de génie : le juge de l’ordonnance pénale fera le travail de la Commission de Protection des Droits. Il ne reste qu’à ajouter une peine complémentaire de suspension de l’accès à internet et le tour est joué : on a un juge qui suspend l’accès à internet sans avoir à rallonger d’un centime le budget de la justice. Si avec ça, la ministre n’est pas reconduite dans le prochain gouvernement !

Sauf que, vous vous en souvenez, je disais au début de l’article que le juriste s’esclaffe, alors que là, le mékéskidis reste placide, voire morose.

C’est parce que deux points font que cette idée est, pour le moins, très mauvaise. Un point de fait et un point de droit.

Le point de fait est que cette procédure ne peut fonctionner que pour des délits très simples à établir. Conduire sans permis, ou à plus de 180 km/h sur l’autoroute, avoir fumé du cannabis (prouvé par une analyse sanguine ou d’urine), être dans un hall d’immeuble…). La contrefaçon, surtout par voie informatique, c’est autre chose. Il faut que le parquet apporte la preuve : que l’œuvre téléchargée était protégée (on peut télécharger plein d’œuvres libres de droits sur bittorrent ou eMule…), que le téléchargeur savait qu’il téléchargeait une œuvre protégée (les noms de fichiers peuvent être trompeurs quant à leur contenu, et on ne peut savoir ce qu’il y a réellement dans un fichier avant qu’il n’ait été téléchargé), et tout simplement identifier le téléchargeur, ce que l’adresse IP ne suffit pas à établir. Bref, il est à craindre que la plupart des ordonnances pénales demandées sur la base des dossiers montés par la CPD soient refusées par le juge pour preuve non rapportée. Le parquet devra donc ouvrir une enquête de police, ce qui fait perdre tout l’intérêt simplificateur : la police étant le bras séculier du parquet, la faire enquêter sur des contrefaçons l’empêche d’enquêter sur d’autres affaires.

Le point de droit est que cette loi est contraire à l’intérêt des artistes, ce qui est un amusant paradoxe. En effet, l’ordonnance pénale suppose que la victime ne demande pas de dommages-intérêts (article 495 du CPP, al. 9). Donc les ayant droits ne pourront pas demander réparation de leur préjudice. Ils doivent sacrifier leur rémunération à leur soif de répression. Quand on sait que leur motivation dans ce combat est de lutter contre un manque à gagner, on constate qu’il y a pire ennemi des artistes que les pirates : c’est l’État qui veut les protéger.

Ajoutons que l’ordonnance pénale n’est pas applicable aux mineurs (article 495 du CPP alinéa 8) et que lesdits mineurs forment une part non négligeable des équipages de pirates du web, mais que la CPD sera incapable de garantir que l’auteur du téléchargement illicite est majeur, et on sent que la loi HADOPI 2 promet de bons moments de rigolade.

Si elle entre en vigueur.

Car la Némésis d’Albanel, le Conseil constitutionnel, veille. Et le Conseil a eu l’occasion de se prononcer sur la procédure simplifiée appliquée aux délits. Voici ce qu’il en a dit à l’époque (Décision n° 2002-461 DC du 29 août 2002) :

 

 

77. Considérant que, si le législateur peut prévoir des règles de procédure différentes selon les faits, les situations et les personnes auxquelles elles s’appliquent, c’est à la condition que ces différences ne procèdent pas de discriminations injustifiées et que soient assurées aux justiciables des garanties égales, notamment quant au respect du principe des droits de la défense, qui implique en particulier l’existence d’une procédure juste et équitable ;

78. Considérant, en premier lieu, qu’aux termes de l’article 495 du code de procédure pénale, le ministère public ne peut recourir à la procédure simplifiée que  » lorsqu’il résulte de l’enquête de police judiciaire que les faits reprochés au prévenu sont établis et que les renseignements concernant la personnalité de celui-ci, et notamment ses charges et ses ressources, sont suffisants pour permettre la détermination de la peine «  ;

Déjà, il n’y aura pas d’enquête de police judiciaire puisque c’est une autorité administrative qui réunira les preuves. Ensuite, déjà qu’une adresse IP ne permet pas d’identifier l’utilisateur de l’ordinateur, je doute qu’elle permettre de connaître sa personnalité et ses ressources (encore que : le pirate qui télécharge l’intégrale de Marilyn Manson est probablement une jeune fille mineure aux cheveux et ongles noirs, qui aime la mort et les poneys et n’a pas assez d’argent de poche).

 

79. Considérant, en deuxième lieu, que, si l’article 495-1 du même code donne au ministère public le pouvoir de choisir la procédure simplifiée, dans le respect des conditions fixées par l’article 495, c’est en raison du fait que la charge de la poursuite et de la preuve lui incombe ;

80. Considérant, en troisième lieu, que si le président du tribunal estime qu’un débat contradictoire est utile ou qu’une peine d’emprisonnement devrait être prononcée, il doit renvoyer le dossier au ministère public ;

81. Considérant, en dernier lieu, que les dispositions des nouveaux articles 495 à 495-6 du code de procédure pénale apportent à la personne qui fait l’objet d’une ordonnance pénale, quant au respect des droits de la défense, des garanties équivalentes à celles dont elle aurait bénéficié si l’affaire avait été directement portée devant le tribunal correctionnel ; qu’en effet, l’ordonnance doit être motivée ; que le prévenu dispose d’un délai de quarante-cinq jours à compter de la notification de l’ordonnance pour former opposition ; que, dans cette hypothèse, l’affaire fait l’objet devant le tribunal correctionnel d’un débat contradictoire et public au cours duquel l’intéressé a droit à l’assistance d’un avocat ; qu’il doit être informé de ces règles ; que l’ensemble de ces dispositions garantit de façon suffisante l’existence d’un procès juste et équitable ;

Pour résumer : l’ordonnance pénale délictuelle est conforme à la constitution car le ministère public a le choix de recourir ou non à cette procédure, que le président peut refuser de condamner par cette voie, et que le prévenu peut toujours faire opposition, ces trois garanties assurant l’équité de la procédure pour le Conseil.

Il faudra donc que le texte qui sortira des débats parlementaires respectent ces principes. Le problème est que l’idée centrale du projet HADOPI est justement de contourner tous ces principes constitutionnels, qui ne sont, pour le Gouvernement, que des obstacles.

Pourvu que Christine Albanel ne soit pas reconduite dans ses fonctions, pour lui éviter de gravir une troisième fois le golgotha.

Nos enfants nous accuseront

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  Ami lecteur, j’en profite pour revenir sur un débat organisé en présence de Ségolène Royal, sur la question des pesticides, fongicides et autres machins chimiques répandus à tout-va sur ce qui tombe dans nos assiettes.

  A cette occasion, fut projeté le film « Nos enfants nous accuseront » (hélas interrompu pour cause de mauvais timing… mais c’est une autre histoire – grrrr quand même); Ce film de Jean-Paul Jaud, qu’on peut trouver bancal, trop bucolique, ou peu novateur, a tout de même le mérite de présenter, de manière assez exhaustive, le problème.

  A savoir, une époque dans laquelle les agriculteurs se baladent en scaphandriers, avec des enfants malformés, des saignements de nez, des maux de tête et des dépressions redoutables. L’époque de l’agriculture intensive; et parce qu’une image vaut parfois mieux qu’un long discours, je retiens celle d’un paysan bio (le film est une ode à cette méthode de production) comparant son champ avec celui, limitrophe, d’un partisan des pesticides.

  La différence est aussi nette qu’entre le jour et la nuit : la terre du premier est meuble, parcourue par des asticots, molle et marronnâtre; la seconde est sèche, même à 20 centimètres de profondeur, stérile, grise et friable.

  Je conseille donc le visionnage de ce reportage, que l’article suivant détaillera encore un peu, à tous ceux qui se sentent concernés, non seulement par ce qu’ils ingurgitent, mais par leur espérance de vie, tout simplement et par la situation de leurs congénères, dans les zones rurales. Parce que des enfants qui meurent ou se retrouvent handicapés en bas-âge, à cause d’un champ pulvérisé de produits toxiques, c’est peut-être tout sauf drôle.

  A voir, dans la même veine, le stupéfiant reportage « Le Monde selon MonSanto », qui couvre également ce sujet (film plus négatif certes, puisque « Nos enfants nous accuseront » propose certaines solutions), et révèle – délirant voyage – les méandres de cette multinationale responsable de famines, de suicides et de morts par pollution (PCB, dioxine, etc…).

 

http://www.dailymotion.com/video/x6r5g4

 

Source : http://www.cdurable.info/Nos-enfants-nous-accuseront-un-film-de-Jean-Paul-Jaud,1238.html

 

Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement. 70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution et 40% à l’alimentation. Chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants. En France, l’incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l’homme. Dans un petit village français au pied des Cévennes, le maire a décidé de faire face et de réagir en faisant passer la cantine scolaire en Bio. Ici comme ailleurs, la population est confrontée aux angoisses de la pollution agro-chimique. Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.

C’est la première fois, sans doute depuis Le Monde du silence de Jacques Yves Cousteau (Palme d’or du Festival de Cannes 1956), que le cinéma français s’intéresse à un sujet sur l’environnement. Si la préservation de l’univers marin était déjà une cause précieuse, celle de l’alimentation de nos enfants l’est bien plus encore. Pour ne pas dire urgente. Après avoir parcouru les paysages sensoriels français avec sa série des « Quatre Saisons pour… », Jean-Paul Jaud fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique, notamment celle de nos enfants.

Le film « Nos enfants nous accuseront » raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menace une jeune génération exposée aux 76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays, un maire décide de prendre le taureau par les cornes en donnant un exemple d’une politique sans compromission. Alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur les dérives scandaleuses d’un système économique qui fait passer ses profits et ses intérêts avant la santé de la population.

Les différents intervenants du film, enfants, parents, enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus, scientifiques, chercheurs, livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leurs travaux à la caméra. Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposeront des solutions, à condition que les différents organes de décision prennent leurs responsabilités. Des témoignages édifiants et bouleversants sur une réalité qu’il est urgent de maîtriser. Combien de maladies, de tumeurs, d’infirmités, de tragédies humaines sont-elles en train de proliférer sans que l’on ne fasse rien, ou si peu ?

Le film commence à l’Unesco, lors d’un colloque réunissant des sommités mondiales de la médecine, signataires de l’Appel de Paris. Un seul mot d’ordre : Non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas de les avoir abandonnées.

 

Un film au service d’une vérité qui blesse.

 

Le vide juridique des autopsies judiciaires

Source : Le Monde

Une double souffrance », c’est ce qu’a ressenti la mère de Michel (les noms ont été modifiés), décédé le 22 octobre 2008, lorsqu’il est revenu de la morgue sans calotte sur le visage, après une autopsie. « Nous n’avons pas pu assister à la mise en bière, on nous a interdit de le voir. On nous a rendu ses habits car ils n’ont pas pu l’habiller », raconte sa mère.

Agé de 33 ans, Michel a été retrouvé mort au petit matin avec des hématomes sur le corps. La justice a alors décidé de pratiquer une autopsie et a envoyé le corps à la morgue d’Evry. Musicien, divorcé, père d’un petit garçon, Michel a été enterré le 29 octobre 2008, sans que sa mère l’ait revu. « Est-ce que c’était mon gamin dans le cercueil ? », se demande-t-elle, avec une immense douleur. « Le médecin légiste n’a guère pris de précautions, en disant que c’est un chanteur des rues, un drogué, un SDF. C’est une jeune femme commissaire et l’entreprise des pompes funèbres qui m’ont parlé de l’état de mon fils, qui n’a pas été recousu. »

Même s’il devrait l’être, ce cas n’est pas unique. C’est l’un des 10 à 15 dossiers sur la restitution des corps après autopsie qui est arrivé sur les bureaux du médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye. Depuis janvier, un pôle santé et sécurité des soins a été mis en place. Il est dédié à l’information des usagers et à la médiation entre les patients et les professionnels de la santé pour gérer les litiges.

« L’attention du médiateur a été appelée sur les lacunes du régime juridique des autopsies judiciaires et les dysfonctionnements auxquels ce défaut d’encadrement est susceptible d’aboutir », indique le médiateur de la République dans une lettre adressée en juin aux ministres de la justice, de la santé et de l’intérieur. Il existe un réel vide juridique sur les autopsies judiciaires. « Elles ne font l’objet d’aucune disposition particulière dans le code de procédure pénale », écrit le médiateur. « L’autopsie est déjà une atteinte à l’intégrité du cadavre, on ne peut pas ajouter de l’insulte à la blessure », souligne Loïc Ricour, directeur du pôle santé et sécurité des soins. « Le corps est souvent restitué dans des conditions déplorables, choquantes pour les parents, ce qui ajoute à la douleur du décès », ajoute Martine Timsit, conseillère pour les réformes auprès du médiateur.

 

PRÉLÈVEMENTS HUMAINS

 

C’est donc chaque praticien et chaque hôpital qui fait comme il l’entend. Car si la loi du 6 août 2004 relative à la bioéthique a mis en place un encadrement des autopsies médicales, il n’y avait pas un mot sur les autopsies judiciaires. « L’obligation faite aux médecins de s’assurer de la meilleure restauration possible du corps, formulée à l’article L 1232-5 du code de la santé publique, ne s’applique qu’aux autopsies médicales », souligne Mme Timsit. Cette exigence devrait s’appliquer à toutes les autopsies, comme l’a proposé le médiateur. « C’est inadmissible de ne pas rendre un corps présentable », s’insurge Patrick Peton, praticien hospitalier en médecine légale au CHU de Nancy.

Pour éviter ces abus, plusieurs améliorations sont souhaitées. « On demande une bonne pratique médicale. Les manquements à l’éthique médicale peuvent provenir d’un défaut de formation des médecins pratiquant ces autopsies », indique Mme Timsit. Comme le révèle le rapport présenté en janvier 2006 par la mission interministérielle sur la réforme de la médecine médico-légale, de nombreux médecins, pourtant répertoriés dans la rubrique « médecine légale », ne sont pas titulaires d’un diplôme attestant de leur qualification dans ce domaine. Les médecins qui pratiquent les autopsies devraient tous posséder un diplôme attestant de leur qualification, avance le médiateur.

Autre point, « il n’existe pas de dispositions juridiques relatives au principe et aux délais pour la restitution du corps », indique le médiateur. Le corps reste ainsi à disposition de l’autorité judiciaire. En d’autres termes, certains font comme bon leur semble. La morgue de l’hôpital de Lens a été fermée fin 2008, des proches de personnes autopsiées s’étant plaintes de restitution de corps dans des conditions déplorables. « On m’a privé du corps de ma femme, qui a été dépecé », souligne Hervé Louvrié, pompier, dont la femme s’est suicidée le 9 avril 2008. « Son corps a été autopsié à la morgue de Lens, mais il n’a pas été recousu. C’est un crime de civilisation », poursuit cet homme, qui se bat pour que « cela ne se reproduise plus », et qui a saisi le conseil de l’ordre des médecins.

A quel moment le corps peut-il être restitué à la famille ? Les autorités judiciaires françaises attendirent de longs mois avant d’autoriser la restitution du corps d’une petite fille de 4 ans à ses parents à la suite d’une autopsie effectuée dans le cadre d’une enquête pour responsabilité médicale. L’autopsie fut pratiquée le 9 juillet 1996. Ce n’est que le 14 février 1997 que le juge d’instruction délivra le permis d’inhumer. Très affectés, les parents portèrent l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui a condamné la France dans son arrêt Pannullo et Forte du 30 octobre 2001.

Troisième point, que deviennent les organes prélevés ? Là encore, il existe un vide juridique. « Rien n’est dit sur la réponse à apporter à une demande de restitution de ces organes aux fins d’inhumation ou d’incinération, ceux-ci ne pouvant être considérés comme voués à l’abandon », ajoute le médiateur. Dans certains cas, « faute de précision dans les textes, les organes prélevés sont considérés comme des déchets anatomiques et sont dès lors détruits par incinération sans que la famille en soit informée », précise Mme Timsit. Or, cela peut être une grande blessure pour les proches. Les prélèvements humains devraient être dotés d’un statut juridique, selon le médiateur.

Pour l’heure, les ministères n’ont pas répondu. Le médiateur a également saisi la mission bioéthique de ce dossier.

Pascale Santi

Le blé en péril… (Heureusement, la Fondation Rockefeller est là !)

Source : http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article6098

[NDLR : NWO = New World Order. Article tiré d'un site anti-conspirationniste que j'aime bien... à prendre avec du recul donc, mais le fait est que les thèses "domination du monde" ont de sacrés arguments...]

Le monde du blé est sous tension,un spécialiste dit même qu’« il suffira d’une seule mauvaise récolte, et nous aurons une famine de masse sur les bras. Par exemple, cela pourrait arriver s’il gèle en Iowa au mois d’août. » Et qui finance les recherches sur la rouille noir, je vous le donne en mille, la fondation Rockefeller !

Depuis que je suis sûre que l’occident se fait hara kiri, dans une gigantesque opération Soleil Vert, je n’arrête pas de me demander, mais comment vont-ils tuer les autres, les noirs, les arabes, les indiens, les chinois, enfin bref,le reste du monde, parce que si « nos » élites ont décidé de tuer des millions d’occidentaux, il était hors de question que les autres ne subissent pas eux aussi l’extermination, et oui, ce c’est pas un acte de contrition ultime envers ceux que nous avons dominé pendant tant de temps !

Mes questions ont trouvé une réponse, c’était fort simple en réalité.

Toujours la même histoire en plus.

Depuis quelque années, le monde du blé est sous tension, en effet la rouille noir ug99 est capable de détruire quasiment toute une récolte, c’est ce que des tests ont démontré en serre sécurisé.

Maintenant rigolons un peu.

Devinez un peu qui finance les recherches sur la rouille noire ?

Une certaine fondation Rockefeller, et oui, comment faire pour avoir accès aux agents pathogènes du monde entier si ce n’est en finançant les recherches ?…

Dès 2003, Norman Borlaug, le célèbre agronome américain et Prix Nobel de la paix, à l’origine de la plupart des variétés de blé qui ont contribué à la « révolution verte » des années 1960, tire la sonnette d’alarme. Il y a de quoi : lorsqu’elles sont testées sur place, au Kenya, plus de 80 % des variétés de blé cultivées dans le reste du monde se révèlent sensibles aux attaques d’Ug 99…

Avec le soutien de la Fondation Rockefeller, Borlaug fonde la « Global Rust Initiative (GRI, rust signifiant « rouille » en anglais), afin de coordonner la lutte contre le nouveau mutant. Début 2007, la souche est signalée au Yémen et provoque de lourdes pertes dans les récoltes de blé au Kenya et en Éthiopie. « Cette progression était prévuecar un autre champignon, la rouille jaune, a déjà suivi le même itinéraire au début des années 1990, provoquant des dégâts importants jusqu’en Asie du Sud-Est. Mais avec la rouille noire, le danger est autrement plus grave », prévient Ivan Sache.

En janvier de cette année, le mutant crée la surprise : alors qu’on l’attend au Proche-Orient ou en Égypte, il est repéré à l’ouest de l’Iran. « Le risque, ajoute le chercheur, c’est qu’Ug 99 gagne ensuite les pays voisins gros producteurs de blé, comme le Pakistan, le Kazakhstan ou l’Inde. »

Voila tout est dit dans cet article du Figaro de mai 2008, il suffit de savoir lire entre les lignes et de savoir faire des liens.

Il n’y a pas de hasard, surtout aujourd’hui.

La situation est bien trop critique pour croire à des coïncidences.

Après la crise financière et économique mondiale, après la crise de la grippe pandémique, voila la crise du blé et donc du pain de dimension mondial.

Comme c’est étrange que c’est l’Iran qui soit touché, on attendait l’égypte, mais bon le hasard a fait que ce soit l’Iran,la bête noire des impérialistes occidentaux. Le hasard aide souvent l’occident !

Et à cela plusieurs raisons, le véritable empire du millieu, c’est l’Iran, à la croisé des monde chinois, indiens, arabe, turc et slave.

Depuis l’embargo contre l’Irak et le million d’enfants morts,mais justifiés selon cette folle furieuse de Albrigth,ce n’est plus trop à la mode, la relation de cause à effet est trop voyante, et il faut ménager les opinions publique, mais une famine dû à une maladie, cela produit les mêmes effets,et l’opinion n’y voit que du feu,ainsi que les habitants du pays touché, qui ne pourront s’en prendre qu’au gouvernement et non à une puissance étrangère. Bref carton plein !

C’est donc l’endroit idéal pour disséminer un pathogène du blé,et puis entre les nombreuses troupes US dans le secteur, ce doit être assez simple à réaliser.

Et comme le dit l’article,les gros producteurs de blé sont ses voisins,ça tombe bien, pourrir les récoltes africaine,la nature s’en charge (presque naturellement), mais mettre à terre les plus gros producteurs mondiaux de blé, ça c’est une autre histoire,autrement plus rentable(niveau famine).

L’édito des matières premières et des devises est d’une monstruosité incroyable, il dit en gros que la famine est une possibilité, et donne des conseils pour gagner de l’argent.

J’imagine que des traders malsains, genre Enron, qui mettaient le feu pour profiter des coupures et vendre plus cher, vont en arriver à détruire des récoltes exprès, pour faire monter les prix, c’est d’ailleurs ce que dit un spécialistes,en parlant d’accident météorologique, ”Il suffira d’une seule mauvaise récolte, et nous aurons une famine de masse sur les bras. Par exemple, cela pourrait arriver s’il gèle en Iowa au mois d’août.” Je vois comme un conseil caché, mais bon j’ai l’esprit mal tourné…

Et eux c’est juste pour faire de l’argent, rien de stratégique pour une planification mais quand on pense aux Rockefeller, à Bill Gates, à Monsanto, ainsi qu’à tout ces pathogènes qu’ils ont entre les mains et leurs liens avec l’établissement d’un NWO peuplé de moins d’un milliard d’habitant, si ce n’est 500 millions, je n’imagine même pas le résultat tellement c’est horrible.

Mais tout est donc respecté, une mort à la maison tranquille (façon de parler)pour nous les “riches”, et des scènes horrible dans dans ce que l’on appelle tiers monde, se massacrant pour un haricot ou un quignon inmangeable.

Et oui, le spectacle, toujours le spectacle, surtout quand on croit y voir pire que chez soi.

Plus d’infos : http://www.algerie-dz.com/forums/sciences/79078-la-rouille-noir-du-ble-decime-les-recoltes-au-moyen-orient.htm

http://www.edito-matieres-premieres.fr/0931/soft/ble/ug99-etf-lwea.html

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/avec-la-rouille-noire-on-va-59596#forum2186462

Le contrôleur des prisons dénonce une situation « grave »

La maison d'arrêt de Villepinte, en 2006.

Source : Le Figaro

 La maison d’arrêt de Villepinte, en 2006. Crédits photo : Le Figaro

 

[NDLR : C'est sûr qu'un bon gros rapport de 250 pages lu au maximum par une centaine de pékins va vachement arranger ce problème... m'enfin...]

 

Le contrôleur des prisons dénonce une situation

Dans son tout premier rapport, présenté mercredi, Jean-Marie Delarue, le nouveau contrôleur général des lieux privatifs de liberté (prisons, locaux de garde à vue ou de rétention, hôpitaux psychiatriques, etc.), dénonce les nombreuses atteintes à la dignité et à l’intimité faites au nom de la recherche de «sécurité», qu’il compare à «un ogre jamais rassasié qui mange trop de droits de la personne».

«55 000 femmes sont placées chaque année en garde à vue, raconte-t-il, et toutes sont profondément humiliées» : il leur est notamment demandé d’enlever leur soutien-gorge, considéré comme un objet dangereux, et susceptible d’aider au suicide. «Ce n’est pas digne de la France en 2009», insiste le contrôleur, faisant également état de la grande vétusté et de l’absence de nettoyage des locaux de garde à vue, lieux où «l’intimité des personnes est la plus malmenée».

Le volumineux rapport de 250 pages montre du doigt la difficulté à trouver des escortes pour conduire des détenus à l’hôpital, ainsi que la présence de surveillants jusque dans le cabinet médical, ou encore l’absence de médicaments en garde à vue. Dans les prisons, la surpopulation est à l’origine de multiples tensions. La violence, le racket et les menaces sont omniprésents. Les tentatives de suicide se sont multipliées. «Nous sommes dans une situation très mauvaise, et grave», résume le contrôleur nommé en juin dernier, qui a effectué, avec son équipe, 52 visites en 2008. La situation est très différente d’un établissement à l’autre, a encore noté Jean-Marie Delarue.

Les SMS reconnus comme preuves en cas de divorce

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Un récent arrêt de la Cour de cassation permet désormais aux demandeurs de divorce de s’appuyer sur les mini-messages pour étayer leur dossier, notamment afin de prouver un adultère.

Gare aux textos enflammés entre amants : 160 caractères passionnés peuvent désormais avoir d’importantes conséquences devant la justice. Dans un arrêt rendu le 19 juin et relevé par la revue Actualité juridique, la Cour de cassation a décidé de reconnaître aux SMS le statut de «preuve» dans une procédure de divorce.

Selon Le Monde, qui rapporte aujourd’hui l’information, l’arrêt de la Cour de cassation fait suite à la demande d’une femme qui, pour établir l’adultère qu’elle reprochait à son mari, avait transmis à la justice des SMS reçus sur le portable professionnel de celui-ci. La cour d’appel l’avait alors déboutée, estimant que les textos relevaient «de la confidentialité et du secret des correspondances» et que «la lecture de ces courriers à l’insu de leur destinataire constitue une atteinte grave à l’intimité de la personne».

En matière de divorce, des éléments peuvent être apportés dès lors qu’ils ont été «obtenus sans violence et sans fraude». Dans le cas cité par Le Monde, l’épouse trompée affirmait être tombée sur ces textos en retrouvant le téléphone «perdu» par le mari. Une argumentation retenue par la Cour de cassation. Désormais, «ce sera au conjoint de prouver la fraude, de démontrer que sa messagerie ou ses documents étaient protégés par un mot de passe personnel et secret», soulignait récemment Marie-Bénédicte Maizy, juge aux affaires familiales au tribunal de Nanterre. Une mission difficile avec les ordinateurs familiaux sur les échanges d’e-mail, et quasi impossible pour ce qui est des textos, à moins d’entrer son code PIN à chaque utilisation.

 

Les e-mails déjà reconnus comme preuves depuis 2000

 

En 1999, la Cour de cassation avait déjà considéré que la production d’un journal intime pouvait être admis comme preuve d’adultère, toujours à la condition que celui-ci ait été obtenu «sans violence et sans fraude». La loi du 13 mars 2000 avait par ailleurs reconnu le statut de preuve au courrier électronique, à la condition que «puisse être dûment identifiée la personne dont ils émane». Reste désormais à savoir si les mots amoureux échangés entre amants via Facebook, MSN ou Skype subiront le même sort.

Un retraité algérien âgé de 69 ans est décédé durant son interpellation par la police à Argenteuil

Source : ContreInfo

Ali Ziri, retraité algérien, est décédé le 9 juin durant une interpellation par la police, à la suite d’un contrôle d’identité qui a dégénéré. Selon un témoin, M. Ziri aurait été menotté et frappé par les policiers. Transporté à l’hôpital d’Argenteuil pour une prise de sang, les médecins ont constaté son décès à son arrivée.

Un retraité algérien âgé de 69 ans est décédé durant son interpellation par la police à Argenteuil dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) arton2771

Communiqué du Syndicat de Défense des Algériens en Europe, juin 2009

Un retraité Algérien est décédé suite à une intervention de la police d’Argenteuil, Un contrôle d’identité a mal tourné le mardi 9 juin à Argenteuil.

Un Algérien de 69 ans, Ali Ziri, du village d’Ouled Rached commune de Lakseur wilaya de Bouira est décédé à la suite des coups de pied par les 3 policiers du commissariat d’Argenteuil dans la Val d’Oise selon le témoignage de Monsieur K. Arezki.

Selon les premiers témoignages, le mardi 9 juin, vers 20h45, trois policiers, dont une femme, ont arrêté un conducteur d’un véhicule, Monsieur K. Arezki, algérien aussi âgé de 61 ans accompagné de Monsieur Ziri Ali (le défunt) au niveau du carrefour des boulevards Jeanne-d’Arc et Léon-Feix. L’homme, qui selon le rapport de la police était sous l’effet de l’alcool 1.9 g/l selon le rapport de la police), était accompagné de son ami, Ali Ziri, 69 ans, assis du côté passager.

Les trois policiers ont d’abord demandé au conducteur ses papiers, mais celui-ci a eu le tort de ne pas les sortir « assez vite » comme il lui a été demandé. Suivent alors des menaces de l’emmener au poste, puis des insultes « pas toujours très républicaines » et enfin des menottes et des coups, une fois que le conducteur était « arraché » de force de son siège.Jusqu’à cet instant, le passager, Ali Ziri, était assis gentiment sur le siège avant du véhicule.

Voyant son ami, Arezki K., se faire traîner par terre et se faire insulter de tous les noms discriminatoires, il descend du véhicule pour calmer les policiers, en leur adressant cette phrase :

« Laissez-le tranquille, vous n’avez pas le droit de le frapper et de le traîner par terre. Je connais la loi ». C’est alors que les policiers se saisissent de lui et le menottent à son tour.

Les deux individus sont alors traînés et mis avec violence à l’intérieur du véhicule policier.

C’est ici que le drame, ayant traîné la mort du retraité Ali Ziri, s’est apparemment produit.

Selon K. Arezki, le défunt Ali Ziri avait dit ceci aux policiers : « Vous n’avez pas honte de me frapper, je suis une personne âgé. Je connais la loi, je vais vous le faire payer ».

Deux des trois policiers, dont une femme, le rouent, de coups de poings et de pieds jusqu’à ce qu’il s’évanouisse. A chaque coup, les policiers rajoutaient à l’adresse du défunt cette phrase :

« Tu connais la loi sale bougnoule, tiens ceci, etc. ».

Transportés à l’hôpital d’Argenteuil pour subir une prise de sang, les médecins n’ont malheureusement pu que constater que le retraité Ali Ziri était « déjà mort ». Cela s’est passé le mardi, 9 juin vers 20h30 heures à Argenteuil, à quelques mètres de la mairie, alors qu’il faisait encore jour et que les rues étaient remplies de monde.

Mis en garde-à-vue, pendant 24 heures, K. Arezki, n’apprendra le décès de son ami que le jeudi 11 juin par des policiers du commissariat d’Argenteuil qui l’ont convoqué pour lui annoncer la nouvelle. « Mon ami se portait bien, c’est vous qui l’avait tué », leur a-t-il répondu. A l’initiative du Syndicat de Défense des Algériens en Europe, une réunion s’est tenue le dimanche 14 juin au foyer Sonacotra, Les Remparts, (rue Karl Marx à Argenteuil), où résidait le défunt.

Sous le choc encore, les représentants des 300 résidents de cet établissement, dont une majorité de retraités, ont condamné avec force la violence utilisée par les policiers à l’encontre d’une personne « âgée ».

Les participants ont demandé à ce que toute la lumière soit faite pour élucider les circonstances exactes qui ont conduit à la mort de cet Algérien, dont le corps est actuellement en autopsie à l’Institut médico-légal de Paris.

En attendant les résultats, une délégation, formée des proches de la victime et des résidents du Foyer Les Remparts, le SDAE attend les résultats de l’autopsie pour déterminer sa position et engager le cas échéant une procédure judiciaire contre les personnes qui ont été la cause de sa mort.

Les manifestations dégénèrent en Nouvelle-Calédonie

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Six personnes ont été blessées, mercredi, dont un gendarme touché par des tirs de fusil de chasse. Marie-Luce Penchard, la secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, regrette la «démarche d’affrontement systématique» du syndicat indépendantiste USTKE.

Les manifestations dégénèrent en Nouvelle-Calédonie dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) coeur-

Pas d’apaisement dans le territoire français de Nouvelle-Calédonie. Six personnes, dont deux gendarmes, ont été blessées mercredi, alors que l’archipel est perturbé depuis une dizaine de jours par des manifestations d’un syndicat indépendantiste, l’USTKE.

Les troubles ont eu lieu à la périphérie de Nouméa (voir la carte ci-dessous), la ville principale de ce territoire situé à 1.500 kilomètres de l’Australie et qui jouit d’une large autonomie au sein de la République française. L’un des deux gendarmes blessés a été atteint par des tirs de fusil de chasse, l’autre par un jet de boulon, tandis que quatre manifestants ont été blessés. Vu la tournure des évènements, les forces de l’ordre se sont ensuite repliées. En fin de journée, les émeutiers barraient à nouveau la route et caillassaient les voitures circulant à proximité.

Lundi, de violents affrontements avaient déjà fait une trentaine de blessés parmi les forces de l’ordre. Le lendemain, onze personnes ont été arrêtées. Marie-Luce Penchard, la secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, a regretté «une démarche d’affrontement systématique» du syndicat indépendantiste USTKE, mais estime cependant qu’une solution au conflit entre le syndicat et la compagnie aérienne locale pourrait être trouvée «dans 24 heures».

Soutenu à Paris par l’extrême gauche, l’USTKE multiplie les manifestations et les blocages d’entreprises pour protester contre l’incarcération fin juin de son président, Gérard Jodar, et de cinq adhérents après un coup de force à l’aérodrome local. Les syndicalistes intervenaient alors dans un conflit social au sein de la compagnie aérienne locale Aircal, enlisé depuis mars.

L’USTKE réclame notamment que le protocole d’accord conclu le 10 juin «avec la direction du travail et avalisé par les avocats» de la compagnie, soit signé par la direction. «Tant que ce protocole n’est pas signé, on continue la mobilisation», a annoncé, vice-présidente de l’USTKE, qui s’estime trahi par le président du gouvernement calédonien.

«Aircal est un prétexte. Ce qui est fondamentalement recherché par l’USTKE, c’est de créer de la tension», a déclaré le haut-commissaire, Yves Dassonville. Pour José Bové, le haut-commissaire est au contraire «le premier responsable» de la montée des tensions dans l’archipel. Yves Dassonville «dit ne pas vouloir discuter sous la contrainte, mais la réalité c’est que le dialogue n’existe pas. Et ce, sur fond d’un refus de rééquilibrage de l’emploi en faveur des kanaks et des insulaires», estime le nouvel élu européen d’Europe-Écologie.

Dépigmentation : la police a eu la peau du réseau

Source : Libération – par Isabelle Hanne

Gros coup de chance, puis gros coup de filet. Les enquêteurs de la police urbaine de proximité ont participé à un jeu de piste pour faire tomber, un à un, plusieurs acteurs importants d’un réseau de vente de crèmes dépigmentantes, interdites en France.

Pratique à la fois courante et taboue dans la population noire, la dépigmentation volontaire de la peau s’effectue à l’aide de crèmes ou lotions contenant de l’hydroquinone, des dermocorticoïdes et des sels mercuriels mélangés à des crèmes hydratantes pour en faciliter l’application. Des actifs fortement nocifs, interdits sous leur forme cosmétique, largement distribués sous le manteau.

Du quartier parisien de Château-Rouge (XVIIIe), haut lieu de revente de ces crèmes, jusqu’au Val-de-Marne, ce sont des dizaines de milliers de produits qui ont été saisis, et cinq personnes interpellées. L’information judiciaire, toujours en cours, n’a pas encore permis de remonter jusqu’aux fabricants. Mais pour une fois, les interpellations ne concernent pas seulement les petits vendeurs, derniers maillons d’un trafic extrêmement opaque.

Import-export. Le 15 avril, les policiers du XVIIIe arrondissement interpellent une Congolaise de 34 ans en flagrant délit de vente de crèmes dépigmentantes sur la voie publique. 725 produits contenant des «substances vénéneuses», selon la préfecture de police de Paris (PP), sont saisis. Le parquet ouvre une information judiciaire, et la jeune femme est placée en détention provisoire. Elle révèle aux enquêteurs l’identité de son fournisseur. Direction une société d’import-export à Ivry-sur-Seine. L’homme, un Congolais d’une quarantaine d’années, est déjà connu des services de police pour des affaires similaires. Il est interpellé le 7 juillet. Lors de la perquisition de la société, les enquêteurs découvrent 7 000 euros et des documents sur un box en location à Choisy-le-Roi. Là-bas, des «centaines de cartons», selon la PP, tous contenant des produits blanchissants.

Alors que les enquêteurs fouillent le box, un camion s’approche. A la vue des policiers, son chauffeur tente de s’échapper. Ce Congolais de 48 ans est lui aussi interpellé. Il est livreur pour la fameuse société d’import-export. Les enquêteurs découvrent sur lui la clé d’un deuxième local, où dorment près de 84 000 pots et flacons de crème. Valeur marchande : plus d’un million d’euros. Les deux employés reconnaissent les faits, mais chargent aussi leur patronne, alors à l’étranger. Ils sont placés en détention provisoire.

Et la baraka continue pour les enquêteurs : se sachant recherché, un autre employé de la société, âgé de 47 ans, se présente au commissariat du XVIIIe. Il est placé en garde à vue. Son rôle dans le réseau : modifier le conditionnement des produits afin de faire disparaître la mention «contient du mercure». Il révèle aussi l’existence d’un autre stock, à la Plaine-Saint-Denis. La police urbaine de proximité y trouve 18 000 cosmétiques supplémentaires.

Dernier épisode le 21 juillet : la gérante de la société, une Congolaise de 38 ans, est interpellée. Elle reconnaît les faits, est mise en examen et placée sous contrôle judiciaire. Elle et ses complices seront jugés pour «exercice illégal de la pharmacie», «tromperie aggravée», et «détention et transport de substances vénéneuses». Ces produits étaient importés d’Italie, de Chine, de Côte-d’Ivoire et de la république démocratique du Congo. Ils devaient arroser toute l’Ile-de-France, Strasbourg, Orléans, et même l’Italie, l’Espagne, la Suisse et la Belgique.

«Mafieux». «Le trafic de produits dépigmentants fonctionne comme le trafic de drogue : on a affaire à un vrai réseau mafieux», explique Isabelle Mananga-Ossey, présidente de l’association Label beauté noire qui milite en faveur de produits cosmétiques de qualité pour les populations multiculturelles. «Les arrestations, les saisies, c’est très bien. Mais tant qu’il y aura de la demande, tant qu’il y aura des consommatrices prêtes à se cramer la peau, on n’arrivera à rien», ajoute Isabelle Mananga-Ossey.

Les autorités sanitaires et politiques sont restées sourdes e au problème jusqu’à cette année. A la rentrée prochaine, la mairie de Paris lancera une large campagne de prévention. De son côté, l’agence de contrôle des produits sanitaires (AFSSAPS) travaille en collaboration avec la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) pour analyser des produits trouvés sur le marché, ce qui s’accompagnera d’une campagne de sensibilisation.

La France ne veut plus payer pour ses touristes en zone de guerre

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La France ne veut plus payer pour ses touristes en zone de guerre
Les Français se rendant dans des zones dangereuses, malgré les mises en garde, pourraient être amenés à rembourser « tout ou partie des frais » induits par d’éventuelles opérations de secours. C’est ce que souhaite Bernard Kouchner, chef de la diplomatie française, qui prépare un projet de loi dans ce sens.

Ce texte, présenté mercredi, vise à « responsabiliser les ressortissants français qui se rendent sans motif légitime dans des zones dangereuses alors qu’ils ont reçu des mises en garde sur les risques encourus », indique un communiqué du Conseil des ministres. « L’Etat pourra leur demander le remboursement de tout ou partie des frais induits par les opérations de secours. Cette faculté sera également ouverte à l’encontre des opérateurs de transport, compagnies d’assurance et voyagistes, qui auront failli à leurs obligations ».

Au Quai d’Orsay, il est précisé que la nouvelle loi, une fois adoptée par le Parlement, ne devrait concerner que moins de 5% des affaires traitées chaque année par le Centre de crise du ministère.

 

L’évacuation de Français de Thaïlande fin 2008, avec l’affrètement d’un gros porteur, avait coûté à l’Etat plusieurs centaines de milliers d’euros et l’objectif du projet de loi est aussi d’inciter les voyagistes à mieux s’assurer, précise-t-on de même source. Parmi les autres affaires ayant mobilisé des moyens de l’Etat figurent l’enlèvement d’un touriste en mai dans une zone dangereuse au Pakistan et l’intervention en avril pour libérer une famille retenue en mer par des pirates somaliens.

Interrogé pour savoir si le remboursement pourrait aussi concerner le versement d’une rançon, le ministère a répondu qu’« officiellement, la France ne verse pas de rançon pour libérer ses ressortissants ». En France, une loi de 1985 prévoit déjà le remboursement de frais engagés pour une opération de secours en montagne en raison de l’imprudence de promeneurs ou de skieurs. Le nouveau projet de loi est inspiré d’une législation similaire qui existe déjà en Allemagne, a précisé le Quai d’Orsay.

Lien photo: http://www.flickr.com/photos/aheram/2399463971/sizes/l/

Charles Pasqua sera le sixième ministre jugé par la CJR

Source : Nouvel Obs

 

Charles Pasqua sera le sixième ancien ministre à comparaître devant la Cour de Justice de la République au cours de l’année à venir. L’assemblée plénière de la Cour de cassation a en effet validé vendredi le renvoi du sénateur UMP des Hauts-de-Seine devant cette juridiction d’exception pour y être jugé dans trois dossiers remontant à l’époque où il était ministre de l’Intérieur.

La formation la plus solennelle de la Cour de cassation, réunissant notamment tous les présidents de chambres, a juste constaté « qu’aucun moyen n’est produit au soutien du pourvoi », a-t-on indiqué de sources judiciaires. Cela signifie que les avocats de Charles Pasqua n’ont produit ni argumentaire, ni mémoire pour motiver la décision de pourvoi du sénateur UMP des Hauts-de-Seine, âgé de 82 ans.

Le 9 avril dernier, la commission d’instruction de la CJR avait ordonné le renvoi de Charles Pasqua devant la CJR qui est seule compétente pour juger les ministres ou anciens ministres pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions. La CJR est composée de trois magistrats de la Cour de cassation, de six députés et six sénateurs, notamment le député PS André Vallini et les députés UMP Philippe Houillon et Jean-Luc Warsmann.

Elle se réunit au cas par cas en fonction des disponibilités. Le procès de Charles Pasqua pourrait intervenir dans l’année, a-t-on indiqué de sources judiciaires. Elle a jusqu’ici jugé trois anciens ministres dans le dossier du sang contaminé -Laurent Fabius, Georgina Dufoix et Edmond Hervé (les deux premiers relaxés, le 3e condamné avec dispense de peine)- ainsi que Michel Gillibert pour escroquerie (trois ans avec sursis) et Ségolène Royal pour diffamation (relaxe).

M. Pasqua sera jugé pour « complicité et recel d’abus de biens sociaux » dans le dossier concernant le transfert du siège de GEC-Alstom en 1994, pour « corruption passive par une personne dépositaire de l’autorité publique » dans celui concernant la délivrance de l’autorisation d’exploitation du casino d’Annemasse (Haute-Savoie) en 1994 et pour « complicité et recel d’abus de biens sociaux » dans le dossier de la Sofremi, une société dépendant du ministère de l’Intérieur.

Dans le dossier Alstom, les anciens dirigeants de la société ont affirmé avoir versé plus de 750.000 euros à un proche de M. Pasqua pour obtenir de la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (DATAR) l’autorisation de construction du nouveau siège. Son fils, Pierre-Philippe Pasqua, a été définitivement condamné à deux ans dont un an ferme dans ce dossier.

Charles Pasqua est par ailleurs mis en cause pour la délivrance de l’autorisation d’exploitation du casino d’Annemasse (Haute-Savoie). En 1994, Charles Feliciaggi et Michel Tomi ont obtenu du ministre de l’Intérieur, et ce malgré plusieurs avis défavorables, l’autorisation d’exploiter le casino, revendu une année plus tard avec une confortable plus-value. C’est ce volet qui relève de la CJR.

Quatre ans plus tard, une partie de cette plus-value déguisée en prêt de 1,1 million d’euros aurait été reversée à Charles Pasqua par Marthe Mondoloni, fille de Michel Tomi. Dans ce volet de l’affaire, M. Pasqua a été condamné en mars 2008 par le tribunal correctionnel de Paris à 18 mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir utilisé ces fonds pour le « financement illégal » de sa campagne aux élections européennes de 1999. La cour d’appel doit se prononcer le 18 septembre.

Le troisième dossier porte sur la Sofremi. En 1994, des proches de Charles Pasqua auraient bénéficié de commissions à l’occasion de l’obtention de marchés par cette société d’exportation de matériel de police dépendant de la place Beauvau. Le fils de M. Pasqua a également été condamné dans le volet non-ministériel de ce dossier à un an ferme en mai dernier par la cour d’appel de Paris.

Charles Pasqua est mis en examen dans trois autres dossiers: la vente d’armes présumée vers l’Angola pour « trafic d’influence passif » et « recel d’abus de biens sociaux », dans le dossier pétrole contre nourriture et depuis octobre 2005 pour « recel d’abus de biens sociaux » dans le cadre de l’enquête sur des malversations présumées de l’homme d’affaires libanais Iskandar Safa. Le jugement de l’Angolagate est attendu le 27 octobre. AP

Contrôle de la Cour des Comptes à l’Elysée

Source : Le Monde.fr

La Cour des comptes a rendu publics jeudi 16 juillet les résultats d’un contrôle effectué à l’Elysée sur la gestion des services de la présidence en 2008, première enquête concernant les comptes d’un chef de l’Etat dans l’histoire de la République française.

« D’une façon générale, l’application des procédures budgétaires et comptables reste à améliorer. Par ailleurs, sans se prononcer sur l’opportunité des déplacements officiels, la Cour a relevé que des économies seraient possibles dans ce domaine », dit cette institution dans un communiqué.

L’enquête de la Cour des comptes a notamment révélé que des dépenses privées de Nicolas Sarkozy ont été payées par la présidence de la République en 2008. Juste avant la publication du rapport en faisant état, le chef de l’Etat a ainsi remboursé 14 123 euros à l’Elysée.

Nicolas Sarkozy a assuré à l’institution qu’il ignorait que l’Elysée avait pris en charge ces dépenses personnelles. « La Cour vous donne acte que vous avez remboursé la totalité de ces dépenses privées réalisées en 2008 dont vous n’aviez pas connaissance, à hauteur de 14 123 euros », écrit Philippe Séguin, président de la Cour des comptes, dans la lettre à Nicolas Sarkozy qui rend compte de l’enquête.

Il précise que le chef de l’Etat a donné instruction pour qu’on lui remette en mains propres les factures de ses dépenses privées et de celles de sa famille.

La Cour des comptes critique par ailleurs des dépenses d’études et la gestion des domaines immobiliers de la présidence. Elle montre notamment du doigt le coût important de propriétés très peu utilisées, comme le domaine de Souzy-la-Briche, dans l’Essonne.

Dans la réponse publiée avec le rapport, la présidence de la République s’engage à poursuivre l’amélioration des procédures et promet de corriger certaines pratiques.

Cathédrale de Montauban : le sexe des anges divise

 

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Source : Le Post

Montauban. Tarn-et-Garonne. Sur la façade de la cathédrale, on a placardé depuis trois semaines de grandes affiches de l’artiste Ernest Pignon représentant des peintures d’anges. Mais voilà, certains ont voulu essayer de coller des papiers blancs pour qu’on ne voit plus le sexe des angelots…

 

Explication… Ce sont des jeunes d’une vingtaine d’années d’une famille « traditionnaliste » qui sont passés à l’acte la nuit de samedi à dimanche dernier… Ils étaient munis de manches à balais sur lesquels ils avaient scotché les feuilles qui devaient servir à cacher les sexes sur les affiches…

Mais pourquoi font-ils ça? Ils luttent contre « l’impudeur » et considèrent qu’il « s’agit d’une attaque directe de leur lieu de culte », selon La Dépêche.

Ils n’ont réussi à atteindre qu’un angelot sur deux, car la police est arrivée rapidement et les a auditionnés. D’après la fille cadette, elle avait contacté préalablement l’Evêché qui lui avait dit qu’il ne pouvait rien faire parce que les murs de la cathédrale appartiennent à la Mairie… Cette dernière « devait faire passer le message »…Mais ne voyant rien venir, les jeunes « tradis » se sont impatientés…

La jeune fille estime dans La Dépêche que les « anges n’ont pas de sexe » sauf ceux de la chapelle Sixtine qui sont « pudiques »!

 

 

Un autre article sur ce sujet :

Depuis, il faut bien dire, cette affaire a pris de l’ampleur et connaît un écho important en France, suscitant un débat qu’on croyait d’un autre temps, et La Dépêche s’en fait l’écho.

(Source: France 3 / FullHDReady)

Déjà, de nombreux curieux se seraient empressés d’aller voir sur place ce que cela donne, alors que les premiers jours, les anges passaient presque inaperçus.

Ensuite, des personnalités ont pris position…

Ainsi, un libraire de la place nationale de Montauban a dit dans La Dépêche que ces corps (d’anges) mutilés le choquent plus que la nudité. Il y voit « le spectacle d’une expression de peur et d’intolérance primaires » qu’il impute à « des croyances ou des interprétations religieuses ».

Un Abbé, président de la société archéologique et historique de Tarn-et-Garonne, donne la position (officieuse ?) de l’Eglise dans le quotidien:

…« A moins de condamner la nudité et la sexualité comme des réalités abjectes, je ne vois pas ce qui justifie une pareille attitude de la part de jeunes croyants. L’Eglise loue les réalités de la chair (…) et intègre ce message au cœur même de la célébration du sacrement de mariage. Je n’assimile pas l’œuvre d’Ernest Pignon au diable et aux forces maléfiques et son projet n’a rien d’antireligieux. Je me demande quelle éducation à la beauté ont reçu des jeunes et même quelle éducation sexuelle pour jouer les effarouchés et crier au scandale».

Mais les lecteurs du Post et de La Dépêche semblent  avoir un avis plutôt partagé sur la question…

Pour ce qui concerne plus spécialement Le Post, les commentaires sont très libres, sur la religion, sur les anges, sur l’artiste, sur les traditionnalistes etc…

(extraits)

 

Sandradra

Je croyais que les anges n’avaient pas de sexe, on m’aurait menti ??

comme personne n’en a vu de ses yeux, on ne saura pas…

 

Stefard

La représentation des anges telle qu’on la connaît n’est qu’une interprétation graphique humaine, il y a l’école qui montre le zizi et l’autre qui le cache, mais qui a raison alors ? eh, si on se bagarrait pour en décider ?!!

 

TITI

Cherchez pas à Montauban, ils ne sont pas encore passés au 21° siècle……..ils sont coincés dans l’ascenseur au 19° et je n’exagère pas le niveau est au ras des pâquerettes.

 

Le vilain petit canard 66

C’ est l’ artiste qui va être content quelle pub gratos ! Une mignonne histoire de culte….

Pom-pom

Je comprends que l’on s’offusque de l’utilisation des façades d’une cathédrale comme vecteur publicitaire pour promouvoir un artiste.

Sur le site ladépêche.fr, on prend parti plus fermement soit contre les traditionnalistes, soit pour.

(extraits)

Contre… Tantacle

…« Ces gens-là (les jeunes catholiques traditionalistes) sont aussi pires que les intégristes islamiques ! Ils ont encore des pratiques, des pensées du moyen âge. Je suis sûr qu »ils n’hésiteraient pas à brûler sur un bûcher une sorcière (moderne bien sûr) si l’occasion leur en était donnée. »

 

Pour… anne.isette

 

….« Bravo à ces jeunes catholiques »…. « Le blasphème, l’outrage, envers les catholiques et leurs édifices doivent avoir des limites. Ce n’est pas parce que les catholiques sont non-violents qu’on peut les agresser sans cesse. »

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

Anti-casseurs de Vélib’

Source : Sin Chou, Ecotidien

La plaie des Vélib ? Les casseurs ! Rien n’est plus décourageant pour les utilisateurs que de découvrir, une fois délestés de leur caution bancaire, que leur engin a une roue crevée, un frein douteux, un guidon défectueux… Heureusement, des solutions existent: le numéro de téléphone Allo Vélib, les réparateurs, et… une mystérieuse brigade “anti casseurs”.

La vidéo en question : http://www.ecotidien.fr/2009/07/anti-casseurs-de-velib/

 

300 000 ampoules basse consommation distribuées aux foyers modestes par la Mairie de Paris !

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La mairie de Paris distribuera d’ici l’automne prochain 300.000 ampoules basse consommation aux familles modestes. Ces ampoules, plus chères à l’achat, mais plus durables, seront échangées contre des ampoules à incandescence, progressivement retirées du marché d’ici à 2012. Les foyers concernés recevront aussi des conseils pour réduire leur facture énergétique.

« Une distribution de 300.000 ampoules permet de réaliser sur le territoire parisien près de 20 GWh/an d’économie d’énergie, une économie de 1.600 tonnes de CO2/an et 2 millions d’euros au total d’économie financière pour les Parisiens sur leur facture énergétique », précise la mairie de Paris.

Trois à sept fois plus chères à l’achat, les ampoules à basse consommation peuvent se révéler pour certains ménages parisiens difficiles d’accès. La mairie de Paris réfléchit encore sur les modalités d’application de la mesure, mais souhaite aider les foyers aux revenus modestes de la capitale à s’équiper.

Depuis le 30 juin dernier, les ampoules à incandescence de plus de 100 W ont été retirées des rayons, selon un engagement pris durant le Grenelle de l’environnement. En décembre prochain, les ampoules à filament de 75 W suivront, puis, d’ici 2012, ces ampoules auront complètement disparu au profit des ampoules basse consommation.

Ce calendrier de retrait des ampoules à incandescence, « très volontariste », adopté par 23 enseignes de la distribution et du bricolage en octobre dernier, devance celui mis en place par la Commission européenne qui prévoit la fin des ampoules de plus de 100 W pour septembre prochain.

Selon les chiffres présentés par le ministère du Développement durable, 180 millions d’ampoules sont vendues chaque année en France, dont 152 millions à incandescence. En 2007, 68 % des ménages possédaient au moins une ampoule basse consommation.

Loi sur la mobilité des fonctionnaires : in fine

  Rappelons, donc, que la loi sur la mobilité des fonctionnaires laisse le choix de la « mise au rencart » des personnes concernées au CNFPT, le Centre National de la Fonction Publique Territoriale, ainsi qu’à son centre de gestion, dont voici le fonctionnement :

  Source : Wikipedia


Le Centre national de la fonction publique territoriale est régi par le décret no 87-811 du 5 octobre 1987 modifié.

Il est administré par un conseil d’administration composé de 34 membres, 17 élus locaux et 17 fonctionnaires. Parmi les élus, douze représentent les communes, trois les départements et deux les régions. Les représentants des fonctionnaires territoriaux sont désignés par les syndicats. Chaque formation syndicale représentée au Conseil supérieur de la fonction publique territoriale dispose d’un siège, et les autres sont répartis proportionnellement d’après les élections aux comités techniques paritaires.

Le mandat des représentants des communes et des fonctionnaires expire au renouvellement général des conseils municipaux, celui des conseillers généraux ou régionaux au moment du renouvellement des conseils, partiel pour les conseillers généraux (voir élection cantonale française), total pour les conseillers régionaux.

Le président du CNFPT est élu par le conseil d’administration parmi les élus locaux. L’actuel président est François Deluga, élu le 15 avril 2009[1]. Il est assisté de deux vice-présidents, un élu local et un fonctionnaire territorial.

Un directeur assure la gestion ordinaire du centre.

Un conseil d’orientation est chargé d’élaborer les programmes de formation du CNFPT. Il comprend dix élus locaux, dix fonctionnaires et cinq personnalités ayant compétence en matière de formation des adultes.

  Suivent le descriptif des 29 délégations chargées de couvrir le territoire français… LUMINEUX, non ?

A propos de la mobilité des fonctionnaires… et du CNRS 2

Source : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/07/cnrs-loi-sur-les-fonctionnaires-et-machine-a-licencier.html

Ce qui comporte, en clair, le transfert aux « partenaires » de la grande majorité des actuels laboratoires du CNRS. C’est un tel programme, que le CS du CNRS a voté à l’unanimité avec une ou deux remarques. S’opposer à cette politique impliquait de rejeter le contrat d’objectifs. Et c’est, précisément, ce que le CS présidé par un élu syndical a sciemment évité de faire.

Suivent l’article 7 du projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique » et ses compléments, tels qu’ils ont été adoptés par l’Assemblée Nationale le 7 juillet:

http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0312.asp

Article 7

La loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 précitée est ainsi modifiée :

1° Dans l’article 36, après les mots : « statut général », sont insérés les mots : « et sans préjudice du placement en situation de réorientation professionnelle prévue à la sous-section 3 de la présente section » ;

2° La section 1 du chapitre V est complétée par une sous-section 3 ainsi rédigée :

« Sous-section 3

« Réorientation professionnelle

« Art. 44 bis. – En cas de restructuration d’une administration de l’État ou de l’un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d’être supprimé.

« Art. 44 ter. – L’administration établit, après consultation du fonctionnaire placé en situation de réorientation professionnelle, un projet personnalisé d’évolution professionnelle qui a pour objet de faciliter son affectation dans un emploi correspondant à son grade, situé dans son service ou dans une autre administration, ou de lui permettre d’accéder à un autre corps ou cadre d’emplois de niveau au moins équivalent. Le projet peut également avoir pour objet de l’aider à accéder à un emploi dans le secteur privé ou à créer ou reprendre une entreprise.

« Pendant la réorientation, le fonctionnaire est tenu de suivre les actions d’orientation, de formation, d’évaluation et de validation des acquis de l’expérience professionnelle destinées à favoriser sa réorientation et pour lesquelles il est prioritaire. Il bénéficie également d’une priorité pour la période de professionnalisation.

« L’administration lui garantit un suivi individualisé et régulier ainsi qu’un appui dans ses démarches de réorientation. Elle fait diligence pour l’affecter, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa de l’article 60, dans les emplois créés ou vacants correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle.

« Le fonctionnaire peut être appelé à accomplir des missions temporaires pour le compte de son administration ou d’une autre administration. Les missions qui lui sont alors confiées doivent s’insérer dans le projet personnalisé.

« Art. 44 quater. – La réorientation professionnelle prend fin lorsque le fonctionnaire accède à un nouvel emploi.

« Elle peut également prendre fin, à l’initiative de l’administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite.

« Art. 44 quinquies. – Un décret en Conseil d’État détermine les conditions de mise en œuvre de la présente sous-section. » ;

3° L’article 44 bis devient l’article 44 sexies ;

4° La première phrase du second alinéa de l’article 51 est complétée par les mots : « ou dans le cas prévu au second alinéa de l’article 44 quater » ;

(nouveau) Le quatrième alinéa de l’article 60 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Priorité est également donnée aux fonctionnaires placés en situation de réorientation professionnelle pour les emplois correspondant à leur projet personnalisé d’évolution professionnelle. »

 

Article 7 bis (nouveau)

Avant le premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Dès lors qu’un emploi est susceptible d’être supprimé, l’autorité territoriale recherche les possibilités de reclassement du fonctionnaire concerné. »

 

Article 7 ter (nouveau)

La première phrase du premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée est complétée par les mots : « sur la base d’un rapport présenté par la collectivité territoriale ou l’établissement public ».

 

Article 7 quater (nouveau)

Dans la quatrième phrase du premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, après les mots : « à son grade » sont insérés les mots : « dans son cadre d’emplois ou, avec son accord, dans un autre cadre d’emplois ».

 

Article 7 quinquies (nouveau)

Après la sixième phrase du premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, il est inséré une phrase ainsi rédigée :

« Sont également examinées les possibilités d’activité dans une autre collectivité ou établissement que celle ou celui d’origine sur un emploi correspondant à son grade ou un emploi équivalent. »

 

Article 7 sexies (nouveau)

L’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée est ainsi modifié :

1° Après le deuxième alinéa du I, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Pendant la période de prise en charge, le fonctionnaire est tenu de suivre toutes les actions d’orientation, de formation et d’évaluation destinées à favoriser son reclassement. » ;

2° Le III est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« L’offre d’emploi doit être ferme et précise, prenant la forme d’une proposition d’embauche comportant les éléments relatifs à la nature de l’emploi et à la rémunération. Le poste proposé doit correspondre aux fonctions précédemment exercées ou à celles définies dans le statut particulier du cadre d’emplois de l’agent.

« Le fonctionnaire a l’obligation de faire état tous les six mois à l’autorité de gestion de sa recherche active d’emploi, en communiquant en particulier les candidatures auxquelles il a postulé ou auxquelles il s’est présenté spontanément et les attestations d’entretien en vue d’un recrutement. »

 

Article 7 septies (nouveau)

Le II de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le Centre national de la fonction publique territoriale ou le centre de gestion peuvent mettre fin à la prise en charge d’un fonctionnaire qui n’a pas respecté, de manière grave et répétée, les obligations prévues par le présent article, en particulier les actions de suivi et de reclassement mises en œuvre par l’autorité de gestion. Dans ce cas, le fonctionnaire peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite. »

(fin des articles 7 à 7 septies du projet de loi adopté le 7 juillet)

 

A la lecture de l’alinéa :

« En cas de restructuration d’une administration de l’État ou de l’un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d’être supprimé »

on peut se demander quel agent du CNRS ne se trouvera pas dans une situation d’emploi « susceptible d’être supprimé » avec l’application du contrat d’objectifs adopté ce mois de juin. A fortiori, avec le décret qui modifiera bientôt l’organisation et le fonctionnement du Centre, et auquel le Conseil Scientifique du CNRS ne s’est pas, non plus, vraiment opposé. Voir nos articles du 16 juin, du 17 juin et du 26 juin.

Quant à l’issue qui risque d’être fréquente :

« La réorientation (…) peut également prendre fin, à l’initiative de l’administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite »

elle signifie, en clair, le départ forcé à la retraite des agents avec plus de 60 ans et la suppression du traitement pour ceux qui n’ont pas encore atteint cet âge.

Le projet de loi sur les fonctionnaires sera à présent examiné par une commission mixte de sénateurs et de députés avant son adoption définitive.

Malgré l’évidence de ce danger imminent, on ne voit guère passer au sein des administrations de communiqués, de campagnes d’explication ni d’appels à la mobilisation contre cette loi. Un étrange comportement, de la part des organisations syndicales dites « représentatives des personnels ».

Même dans la liste de diffusion de la Coordination nationale dite « des laboratoires en lutte », le silence règne sur cette question et nos propres notes l’évoquant sont censurées. Pourtant, le CNRS semble destiné à être l’un des premiers « clients » de la loi « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique ». Quels intérêts, et quelle politique, sa cachent derrière ce silence syndical ?

 

Voir aussi nos articles :

CNRS : quelle « réforme », quels objectifs ? (I)

Nanotechnologies, recherche, éthique et contrôle citoyen

La recherche peut-elle être une marchandise ?

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (I)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (II)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (III)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (IV)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (V)

La Commission Trilatérale et les services publics français (I)

La Commission Trilatérale et les services publics français (II)

Motion de la quatrième Coordination Nationale des Laboratoires en Lutte

CNRS : les recommandations de la session plenière du Comité National

CNRS, INSERM, INRA, INRIA… notre communiqué du 12 juin

Record d’abstention aux élections du CNRS

CNRS : notre lettre à la présidence et à la direction générale

CNRS : le vote du Conseil Scientifique sur le contrat d’objectifs (I)

CNRS : Non au contrat d’objectifs !

CNRS : un CA « réfugié » en Suisse ?

Réponse de la Coordination Nationale des Universités à Xavier Darcos sur le prétendu « consensus »

Fonction publique, CNRS, universités, services publics… vers la fin des acquis de la Libération ?

UMP, où est ta victoire ? (II)

Sarkozy, G8, Bilderberg, « sortie de crise » rapide et casse sociale

Le CNRS convoque dans la précipitation son Comité Technique Paritaire

Universités, CNRS : notre recours gracieux à Nicolas Sarkozy et François Fillon

CNRS : la Section 03 du Comité National déplore la « délocalisation » à Genève du Conseil d’Administration

CNRS : quelle « réforme », quels objectifs ? (II)

CA du CNRS au CERN (I)

INRA : les réprésentants de la CGT refusent de siéger au Comité Technique Paritaire

Le CNRS aura vécu 70 ans

CNRS : le vote du Conseil Scientifique sur le contrat d’objectifs (II)

Qui a tué le CNRS ? (I)

Le CNRS, Vincent Geisser et le huit centième anniversaire de la Croisade Albigeoise

CNRS : un contrat d’objectifs liquidateur (I)

CNRS et loi de licenciement massif des fonctionnaires

CNRS : un contrat d’objectifs liquidateur (II)

 

Indépendance des Chercheurs

http://www.geocities.com/indep_chercheurs

http://fr.blog.360.yahoo.com/indep_chercheurs

http://science21.blogs.courrierinternational.com

 

Groupes de discussion :

http://groups.yahoo.com/group/problemes_des_scientifiques

 

http://groups.yahoo.com/group/combatconnaissance

A propos de la mobilité des fonctionnaires… et du CNRS 1

  Ami lecteur,

   J’approfondis ici un sujet survolé dernièrement, relatif à la mobilité des fonctionnaires. Arguons du fait, déjà, que contrairement à ce qui est évoqué par le gouvernement, les fonctionnaires ne sont pas tellement « rivés à leur administration » que soumis à des statuts différents, qui leur accordent des missions hors de leur administration d’origine – par exemple – tout en y étant toujours comptabilisés. C’est donc un problème particulièrement complexe… et la longueur des posts qui vont suivre l’illustre parfaitement.

  Une partie du CNRS (Le Centre National de la Recherche Scientifique) se rebiffe contre la loi en question, faussement mesurée – accroissant de un à trois les « postes proposés avant mise au rencart » – et plus probablement, prémice du futur massacre de cette institution… ainsi que d’autres.

  L’objectif est terriblement connu, tellement qu’il en devient ennuyeux : il s’agit de transférer à peu près tout ce qui peut être « juteux » (santé, éducation, recherche, etc…) entre les mains du « privé » – comprendre : les potes de notre génialissime Président.

 

Voici donc la première partie de l’explication fournie par le Collectif : « Indépendance des chercheurs » :

Source : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/07/cnrs-loi-sur-les-fonctionnaires-et-machine-a-licencier.html

Le 7 juillet, l’Assemblée Nationale a adopté en première lecture la loi dite « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique », véritable machine à licencier à peine déguisée. Le même jour, un article de Sylvestre Huet sur son blog dans Libération parle explicitement de « réorientation » du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique). Tout est là : précisément, la nouvelle technique de licenciement de facto des fonctionnaires s’appellera « réorientation professionnelle » et pourra être appliquée à toute administration réputée en« restructuration ». Ce sera inévitablement le cas du CNRS, dans le contexte du contrat d’objectifs 2009-2013 voté à l’unanimité à quelques remarques près par le Conseil Scientifique du Centre, élus syndicaux compris, et adopté ensuite par le Conseil d’Administration de l’établissement. Comment comprendre ce qui a pu se passer au Conseil Scientifique du CNRS il y a trois semaines ?

La « réforme » Pécresse a pour objectif la transformation de la recherche publique française en un ensemble d’activités imbriquées avec celles du secteur privé et dirigées de fait par les multinationales. Tel est le sens de l’Opération Campus et des projets de grands « pôles d’innovation ».

Dans notre article du 5 juillet, nous avions commenté un article du Journal du Dimanche (JDD) intitulé : « Le seigneur des nanos », consacré à un « chercheur-businessman » qui « vend le talent » des chercheurs à des entreprises. La recherche devient une simple marchandise, conformément à la stratégie de Lisbonne.

Tel est le « modèle » qu’applique depuis deux ans Valérie Pécresse, incarné dans l’article du JDD par un « manager très dur, barbare mais humain » dont l’article ne permet pas de bien comprendre quels ont été les travaux scientifiques originaux.

Il va de soi que dans un tel schéma, le CNRS est destiné à disparaître en tant que dirigeant et réalisateur de la recherche, mais aussi à terme en tant que fournisseur de moyens. Rien d’étonnant à ce que les projets de texte (contrat d’objectifs, décret sur l’organisation et le fonctionnement) récemment soumis aux instances du CNRS constituent une liquidation programmée du Centre. Ce qui place également dans le collimateur l’emploi de l’ensemble des personnels de l’établissement, avec un risque réel de licenciements massifs sous couvert de « réconversions non réussies ». Une menace imminente, bien réelle et dans la logique de la « réforme » Pécresse. Voir notre article du 3 juillet.

Les personnels universitaires travaillant dans des laboratoires du CNRS risquent de suivre le même sort que les personnels du CNRS. L’opération lancée par Valérie Pécresse n’épargnera personne, quoi qu’en disent de temps à autre des déclarations gouvernementales de circonstance promettant un bel avenir à la recherche publique et à l’enseignement supérieur français.

On aurait donc pu s’attendre à ce que de tels projets se heurtent à une opposition franche de la part des instances du CNRS. Mais de manière fort étonnante, tel n’a pas été le cas. Même en ce qui concerne le vote des élus syndicaux.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le Conseil Scientifique (CS) du CNRS, qui compte onze élus syndicaux (5 CFDT, 5 FSU et 1 CGT), a voté le 16 juin, à l’unanimité de douze membres présents sur les trente qui forment le Conseil, un contrat d’objectifs qui, par son altération des missions et des prérogatives du CNRS, place le Centre et ses laboratoires dans une situation de restructuration globale et prépare de fait sa fermeture.

Voir nos articles récents sur ce blog, notamment ceux du 17 juin, du 26 juin, du 1er juilletdu 5 juillet. et

Le lendemain du vote du CS du CNRS, le 17 juin, la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale se réunissait pour relancer le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique ».

Au sein du Conseil d’Administration du CNRS, la semaine suivante (le 25 juin, au CERN en territoire suisse), seuls six membres ont voté contre le contrat d’objectifs.

L’article de blog de Sylvestre Huet du 7 juillet n’aborde pas les conséquences pour la grande majorité des personnels de ces votes récents des instances du CNRS, ni n’examine le rôle que la loi sur les fonctionnaires pourra jouer dans l’application du contrat d’objectifs 2009-2013 entre le CNRS et l’Etat.

Sylvestre Huet produit dans le même article un texte d’analyse signé par « Gilles Boëtsch, anthropobiologiste, président du Conseil Scientifique du CNRS », « Rémy Mosseri, physicien, président du Conseil Scientifique du département Mathématiques, Physique, Planète et Univers, du CNRS » et « Philippe Walter, biologiste, président de la Conférence des présidents de section du Comité National de la Recherche Scientifique ». Mais ce texte n’enlève rien dans la pratique au vote à l’unanimité de deux recommandations du Conseil Scientifique du CNRS du 16 juin néfastes pour le Centre et pour ses personnels (recommandations sur le contrat d’objectifs et sur le projet de décret concernant l’organisation et le fonctionnement du CNRS). Il n’examine d’ailleurs pas les implications réelles, très graves pour les personnels, de ces recommandations et de l’approbation par le Conseil d’Administration du contrat d’objectifs.

Les « principales » organisations syndicales semblent également garder le silence sur des questions essentielles.

Par exemple, qui explique aux personnels qu’un directeur de laboratoire pourra faire déclencher une procédure de « réorientation » (de licenciement, dans la pratique) contre des membres de son unité par leur simple exclusion du projet de contrat d’objectifs du laboratoire ?

Ou que l’AERES pourra générer la même procédure en s’opposant au renouvellement de tel ou tel axe de recherche ?

Ou, plus globalement, que le simple changement de tutelle ou de « gestionnaire » d’un laboratoire pourra servir de prétexte à des procédures de réorientation contre ses personnels ?

Voter un texte à l’unanimité, fut-ce avec des réserves, revient à le considérer globalement positif. C’est ce que les élus syndicaux au Conseil Scientifique ont fait avec un texte de liquidation programmée du CNRS qui, par là, met en cause la stabilité d’emploi de l’ensemble de ses personnels. Pourtant, le président du Conseil est un élu SNCS-FSU.

De sucroît, les onze élus syndicaux au Conseil Scientifique du CNRS qui, d’une manière ou d’une autre, ont soutenu le contrat d’objectifs n’ignoraient pas qu’un vote négatif unanime de leur part pouvait bloquer l’approbation de ce texte par le Conseil d’administration du 25 juin.

Mais à l’occasion de cette réunion décisive du Conseil d’administration, le présidence du CNRS a pu se prévaloir du vote favorable du représentant de la Conférence des présidents d’université, le « progressiste » Axel Kahn dont le rôle est également connu depuis des années au sein des coordinations de directeurs de laboratoire. Quels ont été les liens entre ce vote et celui des élus au Conseil Scientifique neuf jours plus tôt ?

Rappelons la première recommandation du Conseil Scientifique (CS) du CNRS du 16 juin :

 

http://www.cnrs.fr/comitenational/cs/recomman.htm#15062009

Sujet : Modifications annexées au vote du Contrat d’objectifs du CNRS avec l’Etat 2009-2013

Le Conseil scientifique vote le Contrat d’objectifs du CNRS avec l’Etat 2009-2013 sous réserve de la prise en compte de deux modifications :

- Le Conseil scientifique demande que soit incorporée dans le Contrat d’objectifs la notion d’unicité du statut des UMR.

- Le Conseil scientifique recommande d’introduire les éléments qui réaffirment que le CNRS conservera son rôle de tutelle scientifique et d’opérateur scientifique auprès des laboratoires, quel que soit l’établissement gestionnaire financier.

 

Vote du Conseil : 12 votants (12 Oui, 0 Non, 0 abstention)

 

(fin de la recommandation)

Le CS vote donc à l’unanimité, avec une ou deux remarques, un contrat d’objectifs dont il ne dénonce point les dangers. Pire, ce vote transforme en unanimité un vote initial du contrat d’objectifs avec six voix pour, cinq contre et deux abstentions (alors que le Conseil compte trente membres dont onze élus syndicaux).

Or, on peut lire notamment dans ce contrat d’objectifs (page 24) :

http://www.cnrs.fr/fr/une/docs/Contrat-CNRS-Etat-20090625…

« Le rôle d’opérateur du CNRS se concentrera sur deux types d’unités dont il continuera à assurer la gestion financière et scientifique :

- Des laboratoires pour lesquels une co-gestion restera souhaitée par le partenaire (université, école, industrie, fondation …) ;

- Des laboratoires structurants au niveau national (…)

(…) »

(fin de citation)

 

Greenpeace dépose un iceberg sur la Seine

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Paris, France – A la veille du sommet du G8 qui s’ouvrira demain en Italie, l’association écologiste Greenpeace a installé un iceberg sur la Seine afin de rappeler à Nicolas Sarkozy l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Ce matin, Greenpeace a déposé un iceberg factice de seize mètres de haut sur la Seine, près de la Tour Eiffel, afin de symboliser l’impact que pourrait avoir le réchauffement climatique sur la planète.

La sculpture grandeur nature auprès de laquelle ont été déposées des pancartes « Sarkozy : climat recherche leader » ou « G8 : climat recherche leader » sera démontée demain, jour de l’ouverture du Sommet du G8 qui se déroulera en Italie jusqu’à vendredi.

Avec dix autres ONG écologistes, humanitaires ou de défense des droits de l’Homme, Greenpeace appelle les Français à signer un « ultimatum climatique » adressé à Nicolas Sarkozy, espérant ainsi récolter au moins un million de signatures.

A cinq mois du Sommet de Copenhague, il revient aux pays les plus industrialisés et les plus pollueurs de « trouver une voie de sortie à la crise climatique annoncée » a déclaré Pascal Husting, directeur de Greenpeace France, avant de déplorer les promesses selon lui non tenues du président français.  »Nicolas Sarkozy, qui multiplie les discours incantatoires et se targue d’être le champion de la lutte contre le dérèglement climatique, n’a toujours pas fait la preuve de sa volonté politique à faire face à la crise climatique » estime-t-il.

Le sommet qui se tiendra à L’Aquila, en Italie, accueillera le G8 élargi à une quarantaine d’autres États et organisations. Jeudi, la question du climat sera au centre d’une réunion du forum des économies majeures qui regroupe 17 pays dont la Chine et l’Inde, deux pays que l’Italie espère pouvoir convaincre d’accepter l’objectif particulièrement ambitieux d’une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

 

[NDLR : MAIS OUI BIEN SÛR !!!! 2050 !!!! Et POURQUOI PAS 2570 ?]

Poursuivre le rassemblement Europe Ecologie (Les Verts)

A tout seigneur, tout honneur… Etant donné la percée électorale des Verts, voici, in extenso, leur dernière motion adoptée à l’unanimité, qui retrace les points-clés de ce scrutin, ainsi que leurs projets d’avenir.

A noter que c’est une motion; comprendre : c’est fatalement un peu aride, et consensuel. Remarquons aussi que ce texte ouvre des portes, mais ne marque pas terriblement des choix. Voilà voilà…

/Mode Chieur off.

Motion du Collège exécutif adoptée à l’unanimité le samedi 13 juin lors du conseil national inter régional des Verts

Les résultats des élections européennes marquent un tournant historique pour l’écologie politique. Les électrices et les électeurs ont fait d’Europe Ecologie la troisième force politique du pays, au coude à coude avec le PS. L’écologie politique qui a obtenu 16,3 % et 2 800 000 voix peut devenir désormais une force incontournable et majeure. Cette campagne, faite en commun avec l’ensemble du Parti Vert Européen a vu une vague verte déferler en Europe de Belgique en Angleterre, d’Allemagne en Grèce. Le groupe Vert au Parlement Européen passe de 41 députés à au moins 53 et devient un groupe charnière pour la construction d’une autre Europe et d’une majorité anti Barroso.

Ce résultat n’est pas un accident électoral. Il est le produit de la rencontre entre une volonté de rassemblement, des candidats aux parcours différents mais complémentaires dont Dany, Eva et José ont été les porte-parole, la construction d’une campagne de longue durée, cohérente fondée sur un projet et un programme de transformation écologiste, un réseau social s’appuyant sur Internet et l’action militantes des groupes de terrain, des initiatives comme celle du collectif Sauvons les Riches. La campagne a montré non seulement un rejet de l’action de la gauche traditionnelle et de l’extrême gauche de témoignage mais aussi un désir d’écologie, un sentiment d’appartenance nouveau de la part des électrices et des électeurs.

Ce résultat signe l’entrée, après la naissance publique de l’Ecologie politique avec René Dumont et la fondation des Verts, après la maturation avec l’entrée de milliers d’élus dans les instances locales et régionales, au Parlement et au gouvernement, de la troisième période de l’écologie politique. L’écologie politique n’est plus un élément marginal du paysage politique mais peut devenir une force politique majeure, autonome, refusant d’être le supplétif de quiconque et aspirant à gouverner pour changer le cours des choses. Nous avons porté lors de cette campagne européenne l’espoir d’une transformation écologiste de la société européenne. Nous devons maintenant le concrétiser en France. Nous avons d’immenses responsabilités pour ne pas décevoir l’électorat qui s’est porté sur Europe Ecologie. L’abstention atteste de la profondeur de la crise de représentation en particulier dans les milieux populaires. S’accompagnant d’une montée des extrême droites en Europe, c’est une situation dangereuse pour la démocratie. Par nos propositions, nos pratiques, nous devons convaincre qu’une autre politique est possible et que l’écologie s’est aussi la prise en compte des problèmes sociaux. . Les urgences écologiques, sociales et démocratiques n’ont jamais été aussi fortes. Les attentes qui en découlent nous appellent à inventer de nouvelles formes d’expression et de structuration politiques de notre famille politique, l’écologie. Construire l’alternative écologiste, en fédérant tout le peuple de l’écologie doit être notre boussole dans la période. Nous devons à tout prix sauvegarder le véritable trésor constitué par les acquis de la campagne d’Europe écologie : Rassemblement, diversité, autonomie, crédibilité.

Dans cette campagne, Les Verts ont été la colonne vertébrale de la mise en œuvre du rassemblement, dont la force provient de la diversité de ses acteurs : associatifs, personnalités de la société civile, initiateurs du Pacte écologique, membres actifs du Grenelle de l’environnement, et les nombreux citoyennes qui ont rejoint les comités locaux… Ils portent ainsi la responsabilité majeure de faire vivre ce rassemblement qui passe par la métamorphose de l’écologie politique. Nous devons bâtir la maison commune des écologistes sans détruire les acquis politiques, organisationnels et programmatiques des Verts. Pour concrétiser cette ambition, nous devons nous donner des repères pour rassembler un arc de forces très larges. Le périmètre de l’écologie politique ne se réduit pas aux militants issus des associations environnementalistes. Il doit s’ouvrir à tous ceux qui partagent le projet de transformation écologique et solidaire de la société. Nous devons faire le pari de la créativité collective fondée sur la richesse des différences des composantes du rassemblement. Nous devons enfin proposer aux dizaines de milliers de membres déjà signataires ou étant susceptibles de participer à ce projet commun, une feuille de route précise avec des rendez vous réguliers ;

En effet, nous devons continuer d’adapter nos modes d’organisation pour que, comme nous avons su le faire lors de cette élection européenne, nos campagnes puissent s’inscrire dans des formes de militantisme dont le mode d’engagement au sein de la mouvance de l’écologie est variable. Cette diversité d’engagement est une des clefs du succès d’Europe Ecologie, nous devons en prendre acte et veiller à sa possibilité même lorsqu’elle s’exerce dans un cadre relativement informel. Ce militantisme n’est pas concurrent des Verts ; il est complémentaire et nous devons continuer à le prendre en compte. Si la porte des Verts est ouverte à ceux et celles qui adhèrent à leurs valeurs et que chacun(e) peut contribuer à l’évolution depuis leur création, les Verts doivent aussi entendre ceux qui préfèrent se tenir à l’écart des engagements partidaires et continuer à œuvrer avec eux. Ce qui nous importe avant tout est la sincérité des engagements et la démocratie des fonctionnements.

Considérant l’urgence de prolonger l’élan de la campagne des européennes, le CNIR propose :

1- de poursuivre, élargir, renforcer, approfondir la dynamique de rassemblement de l’écologie politique. Les 15000 signataires et les 510 comités locaux, les Verts, R&PS, les militants et candidats issus du mouvement associatif, et les eurodéputés nouvellement élus forment le socle de cette dynamique. Un comité d’animation et de pilotage (CAP) du rassemblement issu de ces composantes sera institué pour organiser la journée du 4 juillet 2009 rendez vous militant et festif des comités Europe Ecologie, tirer un bilan de la campagne, définir les attentes vis à vis des députés européens, organiser le suivi citoyen du travail européen, avec le mouvement associatif et de mettre en chantier les initiatives du rassemblement. Le CE et les élus au Parlement européen doteront ce Comité d’animation et de pilotage (CAP) d’un dispositif lui permettant de continuer son travail : site internet, mise à disposition de collaborateurs, financement…

2 -de faire du Rassemblement un des axes majeurs des Journées d’Etés des Verts. Ces Journées d’été des Verts avec Europe Ecologie seront l’occasion d’un approfondissement du rassemblement ouvert à tous les comités locaux d’Europe Ecologie. Elles permettront d’élaborer un bilan collectif, de mettre en commun les attentes à l’égard des eurodéputés et de préparer avec le Parti Vert Européen les prochaines échéances. Une plénière, et d’autres moments de débat, avec la participation des principaux acteurs du rassemblement, seront consacrés à l’avenir de l’écologie politique en France et en Europe.

3 – de charger le comité d’animation et de pilotage du Rassemblement en lien avec le CE de préparer les rendez-vous en mettant sur pied des groupes de travail nationaux associant des acteurs de la campagne, des militants verts et des citoyens engagés dans la mouvance de l’écologie politique : faire de Copenhague le Seattle du Climat ; préparer à la base le Bruxelles de l’emploi, organiser la lutte contre les paradis fiscaux.

4 – d’ouvrir sans tabous en lien avec les partenaires du rassemblement le chantier de l’écologie politique du XXIème siècle. De quels outils nouveaux se doter : Fondation, revue, fête annuelle, liens avec les différents secteurs sociaux, rôle de la Fédération des Elus, contrats de partenariats avec les associations… Les Journées d’Eté de Nîmes seront l’occasion de lancer les travaux. Ce chantier se traduira par une première étape en décembre : le Forum national des 6 h de l’écologie politique

5 – de tenir à l’automne des conventions régionales du rassemblement précédé d’une convention nationale, ouvertes aux acteurs sociaux et chargées de proposer un projet de conversion écologique des territoires et d’organiser la campagne régionale et autonome de listes de rassemblement des écologistes en lien avec les CAR. Cette campagne sera une campagne nationale s’inspirant de la campagne des élections européennes avec des meetings nationaux dans chaque région, une communication nationale et un projet d’écorégion décliné pour chaque liste.

6 – Tout en restant disponibles pour les échanges sur le fond avec leurs partenaires de gauche, les Verts dans cette période ont pour tâche prioritaire de construire l’union des écologistes, de construire ce pôle autonome. Cette construction politique va de pair avec notre stratégie d’alliance visant à créer une majorité de transformation sociale et écologique pour battre la droite en 2012.

7 – de faire au prochain CNIR un bilan sur la tenue de cette feuille de route en présence de nos partenaires du rassemblement

adoptée à l’unanimité

Suppressions de postes chez Michelin (communiqué du PS)

L’annonce par Michelin de 1093 suppressions de postes est un coup de tonnerre pour les salariés et les sous-traitants du groupe.

D’autant plus que l’entreprise Michelin reste rentable, avec des prévisions de marges proches de 10%. Lors de son assemblée générale du 22 mai dernier, l’entreprise a décidé de verser des dividendes confortables à ses actionnaires.

Ces suppressions de postes traduisent avant tout la volonté de Michelin de maintenir la profitabilité du groupe, au détriment de l’emploi.

Le Parti socialiste constate que Michelin a annoncé la mise en œuvre du plan de licenciement sans que les salariés aient pu formuler des contre-propositions. La fermeture du site de Noyelle-lès-Seclin, en particulier, a été décidée sans aucun dialogue préalable avec salariés ou leurs représentants.

Face à cette attitude de l’entreprise, le Parti socialiste demande à l’Etat de faire preuve de la plus grande vigilance dans l’application des mesures de reclassement annoncées.

Il demande aussi le remboursement des aides publiques qui ont été consenties. Cela concerne en particulier le site de Montceau-les-Mines. 477 postes seront supprimés, alors que 4 millions d’euros ont été versés ces dernières années par les collectivités locales et l’Etat pour aider ce site.

Cette annonce est une preuve supplémentaire et dramatique de la destruction du tissu industriel français. Elle est un démenti cinglant aux déclarations récentes du Premier ministre sur l’entrée de la France dans « l’après-crise ».

Par ailleurs, il faut s’occuper du tissu de PME qui est gravement menacé et qui risque d’être durablement déstructuré sans intervention rapide et massive de l’Etat.

Communiqué de
Martine Aubry, Première secrétaire
Alain Vidalies, Secrétaire national à l’emploi et au travail
Guillaume Bachelay, Secrétaire national à l’industrie et aux entreprises

Fonctionnaires : ce qui va changer

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Source : AFP

NDLR : C’est toujours la même histoire… les abus et les absurdités dans la fonction publique ne sont pas des vues de l’esprit; le problème étant qu’au nom de ces dysfonctionnements, il est tout-à-fait possible de les liquider !

Mon avis sur ce texte ? En l’état, il est tout-à-fait rationnel. Reste à voir son application… 

Les députés examinent jeudi et vendredi un projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires, déjà adopté en avril 2008 par le Sénat et contesté par les principaux syndicats qui craignent qu’il ne remette en cause la stabilité de l’emploi et vise à réduire les effectifs.

Examiné en urgence – une seule lecture dans chacune des deux chambres du Parlement – le texte est brocardé par la CGT, qui dénonce «l’introduction du licenciement des fonctionnaires sous une forme à peine déguisée». La CFDT grogne, FO appelle à la grève ce jeudi, la FSU et Solidaires appellent eux à manifester.

Détachement, mise en disponibilité et retraite

La colère des syndicats se focalise sur l’article 7 du texte selon lequel un fonctionnaire dont le poste est supprimé «peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite» s’il «a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel».

Plus largement, le projet de loi facilite par exemple les possibilités de «détachement» des agents, militaires ou civils, auprès d’une autre administration et prévoit leur intégration dans cette administration après cinq ans de détachement.

Le texte «vise à encourager les fonctionnaires qui le souhaitent à passer d’un corps de métier à l’autre: ils pourront revenir ensuite à leurs corps d’origine sans être pénalisé financièrement», explique-t-on au ministère de la Fonction publique, qui rappelle qu’aujourd’hui seulement 5% des fonctionnaires changent de métier en cours de carrière: «Actuellement, la mobilité est surtout réservée à la très haute fonction publique.»

Recours à l’intérim

Autre point sensible: le recours à l’intérim. Il a été vivement discuté par les sénateurs, qui l’ont d’abord supprimé en commission, avant d’opter pour un encadrement de la durée des missions et quatre critères d’autorisation: remplacement momentané, vacance temporaire d’emploi, accroissement temporaire d’activité et besoin occasionnel ou saisonnier.

Dans la fonction publique hospitalière, où l’intérim est pourtant pratiqué, il est en principe actuellement interdit et a déjà fait l’objet d’un contentieux au Conseil d’Etat.

«L’intérim coûte cher, on le sait, mais il est plus protecteur pour le salarié qu’un poste de vacataire», argumente le ministère de l’Emploi.

José Manuel Barroso sous surveillance

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Source : David Crinin, The Guardian – Paru dans Courrier International

Le président de la Commission a reçu le soutien des chefs d’Etats européens pour un second mandat. Mais son maintien suscite bien des réserves chez les partisans d’une Europe plus proche des citoyens.

Bruxelles ne va probablement avoir qu’un seul sujet de conversation pendant les semaines à venir : l’emploi. Ces discussions n’ont pas grand-chose à voir avec la triste litanie des licenciements, si présente dans les médias. Elles tourneront autour des postes qu’une clique arrogante d’hommes (et de deux ou trois femmes) surpayés et ternes aura pu rafler. Les langues vont aller bon train au sujet du sort de José Manuel Barroso, puisqu’il a annoncé son intention de briguer un second mandat à la tête de la Commission Européenne. Barroso a rappelé que sa nomination dépendait de l’approbation des gouvernements [désormais acquise depuis le sommet de Bruxelles des 18 et 19 juin, lorsqu'il a reçu l'appui des dirigeants de l'Union] et des parlementaires européens [NDLR : Procédure compliquée... comme d'hab', quoi], mais je serais surpris qu’il se heurte à une résistance suffisante pour contrecarrer ses ambitions. Et c’est dommage.

Ses partisans estiment que c’est déjà gagné parce qu’il est affilié à un parti de centre droit et que le centre droit a obtenu la majorité des sièges au Parlement européen lors de l’élection du 7 juin. Or aucun des électeurs des 27 pays dee l’Union Européenne (UE) n’a vu le nom de Barroso sur un bulletin de vote. Et, autant que je sache, aucun candidat n’a appelé à voter pour qu’il conserve son poste de président.

SON MEPRIS POUR LA DEMOCRATIE MERITE QU’ON LE VIRE

Dans les rares cas où les citoyens de l’UE ont eu leur mot à dire sur sa politique, Barroso a fait l’objet de critiques. après l’échec des référendums sur la Constitution Européenne, qu’il soutenait, en France et aux Pays-Bas en 2005, il s’est entendu avec les chefs de gouvernement pour la ressortir sous la forme du traité de Lisbonne. Il y a exactement un an, celui-ci a été rejeté en Irlande, le seul pays qui avait soumis le traité à référendum, mais le président de la Commission européenne a refusé d’accepter le non irlandais et a insisté pour qu’on revote.

Le mépris pour la démocratie qu’incarne Barroso constitue à lui seul une excellente raison pour le virer sans cérémonie [NDLR : motion de censure], mais il y a bien d’autres. A l’heure où la résolution des problèmes économiques et écologiques du monde nécessite une combinaison de désintéressement et de nouveauté, le Président de la Commission s’est tourné vers des hommes qui représentent une orthodoxie discréditée et un cupidité insatiable.

Pour l’aider à résoudre la crise financière, il a demandé conseil à Callum McCarthy, l’ancien président de l’autorité britannique des services financiers, qui, en 2007 encore, considérait tout appel à une surveillance accrue du secteur bancaire comme « une exagération d’hystériques ».

Pour le changement climatique, il a fait appel à Peter Sutherland, de BP, une société qui a été accusée en 2005 d’être l’un des dix plus grands pollueurs du monde.

Barroso n’a cessé de faire passer le profit des multinationales avant l’intérêt général. Il a tenté d’ouvrir les services essentiels à la concurrence, s’est associé avec Peter Mandelson pour obliger les pays pauvres à accepter des accords de libre-échange ruineux, a soutenu les produits alimentaires génétiquement modifiés et s’est employé à autoriser la commercialisation de milliers de produits chimiques sans tests.

Il y a cinq ans, il avait du renoncer à nommer Rocco Buttiglione, ami proche de Jean-Paul II, commissaire européen à la Justice parce que l’homophobie de ce dernier scandalisait les députés européens. En réaction, il avait promis de porter une attention toute particulière aux droits fondamentaux. La Commission n’a cependant pas fait grand-chose pour faire passer de nouvelles lois contre la discrimination. Quant  à la question du droit d’asile et de l’immigration, Barroso a suivi un programme radical, en plaidant pour que les déboutés du droit d’asile puissent être emprisonnés pour une durée pouvant aller jusqu’à dix-huit mois.

Si l’on remonte encore plus loin dans le temps, le président de la Commission n’a toujours pas donné d’explication convaincante concernant la participation du Portugal au transfert de prisonniers de la CIA (connu sous le doux euphémisme de « remise extraordinaire ») quand il était Premier Ministre. Les adversaires de la guerre ne devraient jamais lui pardonner d’avoir accueilli en 2003 le sommet des Açores, au cours duquel George W. Bush et Tony Blair avaient mis la dernière touche à un plan d’invasion de l’Irak.

Les députés européens qui viennent d’être élus avaient abondamment promis pendant la campagne de défendre vaillamment les citoyens d’Europe. S’ils sont sincères, ils doivent donner au président un ordre de marche précis.

Résultats du scrutin des élections européennes

  C’est bizarre, chaque fois que j’entends parler de « démocratie européenne », je repense au film « Les douze travaux d’Astérix ». Déjà vu ? Sisisi, je le sais, ami lecteur, que tu l’as déjà vu. C’est forcé.

  Te rappelles-tu la séquence du formulaire 27-B ? Dans la maison de fous (l’administration, pardon) ?

  Ca fonctionne aussi avec Brazil, en passant, ou les tableaux de Escher…

  Bref, l’élection des 736 députés européens (732 avant, 785 depuis l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie, mais non, finalement 736) en attendant la ratification possible du traité de Lisbonne, qui les ramènerait à 750 (théoriquement) puis 754 de manière transitoire, avant un 751 qui doit être le numéro complémentaire…

  …Pour résumer, les 736 types qui n’ont pas vraiment de pouvoir (Le Conseil Européen peut faire voter les lois hors du principe de codécision avec la Commission Européenne, elle-même détentrice du droit d’initiative – pour faire court, sinon on va devoir évoquer les piliers [AU SECOURS !]) viennent d’être élus. Wéééééé ! crient les 40% environ de non-abstentionnistes, au sein de l’Union Européenne

  Résultat ? Ben, la droite domine toujours au Parlement. Le PPE, pardon. Le PSE (les socialos européens) boit la tasse. Les Verts font une percée assez impressionnante. L’extrême-gauche, en termes de scores (au niveau national) s’en tire bien – excepté LO qui continue de sombrer – mais, faute d’alliances évidemment, et par le truchement des listes, le NPA n’obtient pas de sièges

  Voici donc, au niveau national, les scores des partis (principaux) :

liste

nombre
de listes

voix

%
inscrits

%
exprimés
(1)

%
exprimés
(2)

élus

UMPNCGM  4.799.908  10,84  27,88  27,88  29 
PS  2 838 160  06,41  16,48  16,48  14 
Europe – Écologie  2 803 759  06,33  16,28  16,28  14 
MoDem  1 455 841  03,29  08,46  08,46 
Front de Gauche : PCFPG + Alliance des Outre-mers (AOM)  1 115 021  02,52  06,48  06,48  4 + 1 
FN  1 091 691  02,47  06,34  06,47 
NPA  840 833  01,90  04,88  04,98    
Libertas : MPFCPNT  826 357  01,87  04,80  04,80 
Alliance Écologiste Indépendante (AEI)  625 375  01,41  03,63  03,63    
Debout la République (DLR)  304 585  00,69  01,77  01,81    
LO  205 975  00,47  01,20  01,22    
Parti de la France (PDF) + Maison de la Vie et des Libertés (MVL)  87 053  00,20  00,51  01,35    
Parti Anti Sioniste (PAS)  36 374  00,08  00,21  01,30    
Parti Breton – Strollad Breizh (PB-SB)  32 805  00,07  00,19  01,31    
Europe – Démocratie - Espéranto (EDE)  28 945  00,07  00,17  00,17   

  Voici, à présent, les résultats au niveau européen :

  PPE : 26

  PSE : 187

  ADLE (centristes-MoDem, en gros) : 78

  Verts : 55

  ECR (Conservateurs-Réformateurs européens… de la droite, la France n’a pas de député de ce groupe) : 54

  Gauche Unitaire Européenne / Gauche Verte Nordique (Front de Gauche, en France, PCF + une scission du NPA + MRC + CAP) : 32

  ELD (Europe de la Liberté et de la Démocratie… chez nous, Chasse Pêche Nature et Traditions + De Villiers) : 30

  + autres : 40

Sources : Wikipédia, différents sites Internet… des chiffres à traiter avec précaution. Update sous peu, au cas où…

La loi Hadopi est finalement passée…

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  …ou comment recréer une nouvelle affaire Dreyfus…

  Pas simple, ce problème du téléchargement, et de l’accès à la culture. Nombreuses seront les personnes qui trouveront ce projet de loi « tout-à-fait normal »; tant, en apparence, il semble effectivement lutter contre les « méchants pirates », au profit des « bons marchands de culture ».

  Passons déjà sur le fait que cette loi avait été rejetée auparavant, et qu’il a fallu que la droite mobilise toutes ses troupes (pas facile, visiblement, de faire bouger nos cheeeers députés) pour l’entériner; dans un pays qui applique déjà des lois sans les faire voter, et qui en fait voter deux tiers qui ne sont pas appliquées, on n’en est plus à ça près ! =>voir le titre de ce blog, explicité dans « La France d’Après ».

  Le problème, donc, avec Hadopi, c’est que si on veut réglementer à ce point la diffusion de la culture, il va falloir fermer les médiathèques, les bibliothèques, et empêcher les gens de siffloter un air dans la rue. Cela vous semble amusant ? Si le droit d’auteur avait été appliqué à la lettre, Internet n’existerait même pas. 

  On parie que les artistes, eux-mêmes, vont y perdre ? Le « piratage » – je n’encourage absolument pas le fait de vendre quelque chose de piraté, notez bien ! – est aussi un facteur de diffusion d’une oeuvre. Tous les supports ont toujours été piratés. Cela fait également parler d’un film, d’un disque, etc… et lorsqu’un artiste est apprécié, ses fans, ses vrais fans, iront voir ses concerts, ou iront voir ses films au cinéma. Simpliste ?

  Je parie, ami lecteur, que la réaction va être diamétralement opposée à l’effet recherché. Si les sites de streaming, etc… ne permettent plus aux gens de voir ce qu’ils veulent voir, les mafias vont prendre le relais. Elles vendront deux, trois, dix fois moins cher une oeuvre; et cet argent, à quoi servira-t-il ? A financer des trucs bien plus dangereux que des sites de streaming…

  Le gouvernement se fout de ces effets pervers, pourtant aussi connus que la tentative catastrophique de prohibition de l’alcool, aux Etats-Unis…

  Le « piratage » est un mal nécessaire, mais ceux qui ne pensent qu’à leurs profits s’en tapent; tout comme les autorités se fichent bien que la plupart des jeux vidéos commercialisés actuellement – aux alentours de 50 euros, quand même ! – ne soient même pas finalisés, que tous les médias soient pourris de publicité, que la « lutte anti-spams », en France, se compose d’UNE SEULE personne, que le phishing (la vente illégale d’informations sur des clients) ne soit pas combattu, ni l’entente illégale entre les fournisseurs d’accès Internet, qui par ailleurs, ont verrouillé déjà les réseaux pour s’assurer que personne ne viendra les déranger.

  En apparence, donc, rien de plus normal que de combattre le piratage; et pourtant… détruire « l’anarchie Internet » va donner du pouvoir aux VRAIS types dangereux – les mafias – et renforcer encore celui de ces autres mafias qu’on nomme « industriels », et dont le manque de respect envers leurs clients est souvent manifeste.

  Prêter, échanger quelque chose, est donc interdit ? Dans ce cas, les parents devront faire payer leurs conseils à leurs enfants, et il devrait être interdit de laisser conduire sa voiture par quelqu’un d’autre. La question du streaming, du piratage, est liée à la PAUVRETE, à la volonté de connaître des choses, même lorsqu’on n’a pas les moyens d’acheter le droit de pouvoir y accéder; c’est bien pour cette raison que les bibliothèques et les médiathèques sont nées ! C’est même le principe de l’école républicaine ! Les enfants payent-ils pour voir un film, en classe, avec leur professeur ? OU EST LA DIFFERENCE ?

  La différence, dira-t-on, est que des marchands coulent parce que « le piratage s’est répandu, et menace leur activité »; c’est pour cela , ami lecteur, que je ne soutiens pas la VENTE de quelque chose auquel on a pu accéder gratuitement. Il faut protéger les vendeurs, mais les oeuvres, si elles sont verrouillées, ne se diffuseront plus aussi bien, ou alors, sous le manteau et au profit d’organisations généralement bien plus néfastes que des sites tenus, le plus souvent, bénévolement par des internautes.

  HADOPI n’est qu’une étape… vers un verrouillage qui aura des conséquences, à mon humble avis, non seulement contre-productives par rapport à son effet désiré, mais également… obscurantistes. Soit cette réaction est stupide (si tant est qu’elle est applicable, d’ailleurs…), soit elle est, au contraire, tout-à-fait étudiée.

  A quand la fin des bibliothèques, maintenant ?

Crise des prisons françaises : un accord signé qui ne fait pas l’unanimité…

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Source : http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/prisons-accueil-mitige-du-projet-d-accord-07-05-2009-368641.php

Le projet d’accord conclu cette nuit entre la Chancellerie et les deux premiers syndicats de surveillants de prison était diversement accueilli sur le terrain à la mi-journée, rendant incertaine la poursuite du blocage entamé lundi.

Crise des prisons françaises : un accord signé qui ne fait pas l'unanimité... dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380)

Les dix heures de discussions de mardi les avaient laissés insatisfaits.
Ce matin, après sept heures de négociations dont une partie en présence de la garde des Sceaux Rachida Dati, l’Ufap-Unsa et FO-pénitentiaire ont salué de « réelles avancées ». 

La création de 174 emplois nouveaux prévue
La CGT-pénitentiaire, troisième organisation en voix, a en revanche claqué la porte, révélant une première brèche au sein de l’intersyndicale à l’origine de la mobilisation pour de meilleures conditions de travail dans les prisons surpeuplées. 

Le « relevé de conclusions » sur lequel se sont mis d’accord l’Ufap, FO et le ministère de la Justice prévoit la création de 174 emplois supplémentaires, qui s’ajoutent aux 177 promis dès février. 
Ces créations, 60 dès octobre et 114 fin 2010, bénéficieront principalement aux « plus petits » des 194 établissements pénitentiaires, qui obtiendront un quatrième agent pour la surveillance de nuit. 

« Réelles avancées »
« On n’a pas décroché la Lune (…) mais ces avancées non négligeables méritent d’être appréciées par les personnels », a estimé Jean-François Forget, le leader de l’Ufap. Christophe Marquès, de FO, a salué de « réelles avancées ».
Les deux leaders ont demandé aux surveillants de suspendre les blocages le temps que la base se prononce sur le projet d’accord. 

La CGT, par la voix de Céline Verzeletti, a clairement souhaité « le maintien de la mobilisation ». « On ne sait pas d’où tombent les 174 nouveaux emplois et de toute façon, ce n’est pas comme cela qu’on répondra au malaise », a déclaré la responsable cégétiste qui a prévenu les deux autres syndicats que « s’ils signent ce « relevé de conclusions », il n’y a plus d’entente ». 

Vers une sortie de crise ?
Sur le terrain, la situation demeurait incertaine à la mi-journée. Le blocage a été suspendu dans la plupart des prisons de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, ainsi qu’à Strasbourg, Lille, Reims, aux Baumettes à Marseille, à Gradignan (Gironde), Corbas (Rhône), Saint-Quentin-Fallavier (Isère), Meaux (Seine-et-Marne), ainsi qu’à Borgo (Haute-Corse). 
« Je pense qu’on se dirige vers la fin du mouvement », a prédit Alain Guillemet, responsable de l’Ufap-Unsa à Gradignan. 

Poursuite du mouvement  à Lorient et Rennes
La situation était plus confuse à Nice où le blocage a été levé ce matin, mais où l’assemblée générale a rejeté le projet d’accord, le personnel attendant les prochaines consignes syndicales.
A Fresnes (Val-de-Marne), l’AG des surveillants a clairement jugé le projet d’accord « insuffisant » mais le blocage a été suspendu dans l’attente des décisions au niveau national. 

Le mouvement a en revanche été maintenu à Dijon ainsi que dans plusieurs établissements de l’Ouest (Lorient, Angers, Argentan, Caen et Rennes). « 174 postes, ce n’est même pas un surveillant par établissement! », a protesté Eric Lemoine, de la CGT à Rennes. 

A la prison parisienne de la Santé, les surveillants ont voté la poursuite de l’action. L’accès à la prison a été dégagé sans violence par les forces de l’ordre et les manifestants ont été maintenus à distance.
A Fleury-Mérogis (Essonne), la plus grande prison d’Europe avec plus de 4.000 détenus, la prison n’était pas bloquée et une assemblée générale était convoquée à la mi-journée.

Les facs brûlent toujours…

Source : AFP

La situation demeure confuse dans les universités, entre les facs complètement bloquées, celles déclarées «en grève» mais où les cours reprennent et celles qui aménagent le calendrier pour organiser les rattrapages.

Selon l’AFP, une douzaine d’universités (sur 83 au total) sont fortement perturbées. A Paris-IV, une assemblée générale de 200 enseignants-chercheurs et personnels administratifs a voté hier la reconduction de la grève jusqu’à lundi, selon la présidence.

De même à Orléans, où la grève a été votée jusqu’à vendredi (lettres et sciences) – toutefois, les professeurs qui le souhaitent peuvent faire cours ou organiser des rattrapages. De même encore au Havre où la grève (sans blocage) a été votée jusqu’à lundi prochain.

A Reims, les étudiants ont revoté hier en AG le blocage du campus Croix-Rouge (droit, sciences politiques, économie, sciences sociales). Toulouse-II est toujours bloquée, mais le calendrier des examens «tient quoi qu’il arrive», selon la présidence.

A noter encore des blocages ou perturbations partielles à Dijon (lettres et droit), à Besançon (lettres), à Amiens («Campus» et «Arts»), à Lille I, à Paris-Est Marne-la-Vallée, à Aix-Marseille I (le site Saint-Charles, où l’accès au site était normal et le site Schuman, où les cours n’avaient pas repris) ou Grenoble-III.

A Caen, les bâtiments du Campus 1 étaient fermés, après l’évacuation vendredi par la police des occupants.

A Grenoble-III, les étudiants se sont prononcés à bulletin secret pour une neutralisation du semestre (une licence serait obtenue avec 5 semestres et non 6). La présidence devra trancher.
En revanche, les cours ont repris dans plusieurs établissements encore perturbés la semaine dernière et les examens s’organisent.

C’est le cas à Rennes II, université bastion de la lutte contre les réformes universitaires, ou encore à Paris-VIII. Lyon-II était en phase de reprise progressive des cours.

A Lorient, une AG à la faculté de Lettres et sciences humaines de Lorient a voté la reprise des cours à partir de mardi, avec cependant des blocages les lundi et jeudi après-midi. Les examens du deuxième semestre sont calés.

A Toulon, une centaine d’étudiants qui bloquaient les portes du campus depuis une semaine ont été délogés par les forces de l’ordre.

A Bordeaux 3 (arts, lettres, langues), étudiants et personnels ont voté lundi à bulletin secret pour la poursuite du mouvement d’opposition à la réforme de l’enseignement supérieur mais en levant le blocage, a indiqué l’université sur son site internet.

D’autres AG sont prévues mardi à Caen, Poitiers, Paris-VIII, Grenoble-III, Dijon. Et une nouvelle journée de manifestations est par ailleurs organisée jeudi, à l’appel du Snesup-FSU (premier syndicat de l’enseignement supérieur) et de la Coordination nationale des universités.

H1N1 – Ne paniquons pas…

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En ces temps de désastre économique, de crise alimentaire et de guerres interminables, notamment au Moyen-Orient, il fallait bien qu’une bonne grosse épidémie se propage également… non ?

H1N1, c’est son petit nom, ou Grippe A – afin de ne pas dire « grippe porcine » ou « grippe mexicaine », et de ne pas jeter l’opprobre sur les gruik gruik ou sur les mexicains – se répand donc gentiment. Le niveau 5, sur 6, vient d’être atteint ; ce qui signifie que nous sommes au bord d’une pandémie.

Pour mémoire, H1N1 n’en est pas à sa première visite. L’avant-dernière fois (de mémoire d’homme) que nous avons été confrontés à cette souche, c’était en 1918-1919. Elle avait occasionné, selon les estimations, entre 30 et 100 millions de morts ; soit entre trois et dix fois le nombre de morts causés par la Première Guerre Mondiale. Certes, la crise suivante n’avait occasionné « que » 2 millions de morts…

Son retour s’annonce donc, un tantinet, préoccupant ; heureusement que, entretemps, les moyens de lutte et de contenance du virus ont évolué… mais ce n’est pas encore, précisément, la joie.

Quels en sont les symptômes ? Les mêmes qu’une grippe normale – toux, courbatures, fièvre, écoulement nasal, somnolence…

Comment peut-on lutter contre ? En se faisant dépister – le résultat apparaît en 12 heures – et en prenant du Tamiflu et du Relenza. Officiellement, la France dispose de stocks conséquents de ces médicaments. En cas de doute, il faut appeler le 15.

Moins officiellement, votre serviteur, qui se traine une bonne grosse grippe également, a testé les moyens de lutte pour vous, auprès des services d’urgence de son hôpital.

Résultat ? Il n’y aurait AUCUN DANGER, à moins de revenir du Mexique. Super ! La grippe, c’est comme le nuage de Tchernobyl, elle reste tranquillement dans son coin, elle ne voyage pas par voie aérienne (éternuements), elle ne touche que les voyageurs de retour du Mexique ! Et tant pis pour les 29 autre pays touchés par H1N1, actuellement… en France, apparemment, c’est avec du Doliprane qu’on soigne une grippe mortelle ! Sans compter le « numéro d’appel d’urgence » qui est tout juste capable de dire « si vous ne revenez pas de voyage, on ne peut rien pour vous »…

Ne paniquez pas, ne paniquez pas, donc…

Ce serait peut-être plus facile, de ne pas paniquer, si DE REELLES MESURES ETAIENT PRISES, EN FRANCE, POUR CONTENIR CETTE SALOPERIE !

A bon entendeur… Votre serviteur va essayer de ne pas crever. Puissiez-vous en faire de même…  

[Note : Je parie 1000 Euros que cette affaire va se terminer en nouveau scandale... du genre "ah ben oui en fait il y a eu des milliers de morts parce qu'on n'a pas assez vite réagi, désolé !"]

Européennes : points de vue socialistes

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  La bataille électorale européenne, ami lecteur, s’annonce compliquée ; Dans ce post, je vais tenter d’en démêler certains fils, notamment à travers les réflexions de mes camarades de section.

  En premier lieu, force est de constater (c’est le point de vue que j’ai pu émettre, dernièrement, sur ce sujet au sein du PS) que le taux de participation prévisionnel est PARTICULIEREMENT bas. Pour parler clair, environ 60% des électeurs, si on s’en tient aux différents sondages, comptent s’abstenir de voter aux élections européennes.

  Pourquoi ? D’après ce qu’ont pu m’en dire différents citoyens, au cours de mes pérégrinations politiques, ce que j’ai pu lire et voir sur ce sujet, et ce que je puis en penser, je dirais que :

   - Premièrement, le Parlement Européen ne dispose pas de beaucoup de pouvoir. Moins que la Commission Européenne, déjà ; les traités européens en sont la preuve : lorsqu’ils sont rejetés, le Parlement n’est pas fichu de les modifier, afin de pouvoir les représenter au suffrage populaire.

  - Deuxièmement, la politique de l’Union Européenne est très obscure. Sans parler des autres organes, ce qui se trame au Parlement est peu retranscrit par les médias. Le travail des parlementaires – à tort ou à raison – est difficile, de ce fait, à évaluer.

  - Troisièmement, le passif… L’UE compte faire revoter l’Irlande, comme lors du traité de Nice, impose les cultures OGM sous peine de sanctions financières, etc… les directives européennes autoritaires s’entassent, dans des domaines variés, ainsi que des méthodes peu démocratiques (voir comment le traité de Lisbonne a été renégocié entre « princes » et hors de tout cheminement parlementaire) ; Reprocher aux citoyens de rester méfiants à l’égard de l’UE, dans ces conditions, serait d’une mauvaise foi assez épaisse.

  Faut-il, pour autant, rejeter en bloc l’Union Européenne ?

  Ton serviteur, ami lecteur, bien qu’également sur ses gardes, ne peut pourtant arguer que l’Union Européenne n’a pas certains avantages – des atouts parfois très brillants. Parmi ceux-ci, notons :

  * L’Europe de la paix : A l’exception des conflits dans les Balkans, qui ont notamment éclaté sous la pression de Milosevic, et alors que la politique diplomatique européenne n’était pas encore bien « sur les rails », avouons-le, la situation en Europe a rarement été, au cours de notre Histoire, aussi apaisée qu’actuellement – d’un point de vue militaire. Cette paix n’est pas acquise, elle demande du travail ; mais que valent des vies – des centaines, des milliers, des millions de vies – épargnées par les affres de la guerre ?

  * Le marché commun : Critiquable sur certains aspects – augmentation des prix en parallèle de l’introduction de l’euro, balance du commerce extérieur alourdi (paradoxalement) par la force de la monnaie, politique de la BCE – l’Euro présente pourtant des avantages indéniables ; Par exemple, depuis son introduction, les dévaluations catastrophiques et assez fréquentes qu’ont connu, auparavant, les pays de l’Union Européenne, n’ont plus lieu.

  Les autres avantages sont à l’appréciation de chacun, mais déjà, moins de conflits militaires et (pour l’instant) plus de dévaluation massive des monnaies, c’est déjà ça…

 

 

  Voyons, à présent, le point de vue de différents camarades sur les élections européennes, leurs enjeux, l’Union d’une manière générale :

  - L’UE s’est complexifiée depuis les dernières adhésions. L’intégration des pays de l’ancien Bloc de l’Est, qui est un tour de force idéologique et humaniste, s’est doublée d’un changement dans les influences internationales ; les polonais, par exemple, qui ont tendance à se méfier de tout ce qui a l’air, même de loin, russe, idolâtrent souvent les points de vue made in USA. Sincèrement ou non… l’influence des Etats-Unis sur la politique européenne s’accroit donc, et cela pose nombre de problèmes, en termes de souveraineté européenne, notamment…

  - Le Parti Socialiste veut faire des élections européennes un vote-sanction à l’encontre de Sarkozy… nombre de camarades pensent que cette stratégie est dangereuse, et qu’elle se révèlera contre-productive. (Je partage ce point de vue)

  - Nombre d’électeurs peuvent être tentés, dans le contexte actuel, d’orienter leurs votes sur les « extrêmes », donc sur des partis qui n’ont pas la vocation de gouverner, mais seulement de s’opposer (point de vue que je ne partage pas forcément). Pour ce camarade, la crise sociale n’est pas près de s’apaiser, surtout lorsqu’on constate la fréquence des remises en cause de valeurs fondamentales de notre société !

  - Pour une camarade, le désintérêt massif des citoyens européens envers la politique de l’UE, semble plus dangereux encore que la possibilité, pour la gauche, de perdre à nouveau cette élection. [Pour info : Le PPE est le part majoritaire actuellement. C’est une sorte d’UMP européenne.]

  - Les réflexions se sont tournées vers le texte commun des socialistes européens – le « Manifesto » signé par tous les PS (33 partis pour 27 pays). Je t’encourage, ami lecteur, à le lire, pour t’en faire une idée… le problème, avec ce texte, étant qu’il est soutenu, notamment, par Zapatero, qui soutient également… Barroso ! Pour faire simple, la politique libérale (voire plus que libérale) de ce dernier est déjà un sujet de tension – il appartient à la mouvance social-démocrate, en plus d’être au PPE – chez les socialistes ; la gauche, qui veut faire front à peu près commun contre lui, voit donc certains de ses membres le soutenir – Zapatero (premier ministre espagnol), notamment. C’est une source de confusion assez évidente…

  - L’image de Sarkozy, globalement, s’est améliorée après sa présidence de l’UE. Le sujet est vaste, mais en tout cas, il semblerait qu’il ait été perçu comme un « bon » président de l’Union, par une bonne majorité des électeurs. Cela jouera très probablement en sa faveur.

  - La stratégie de l’UMP est pour le moins… déroutante. Normal, c’est le but ! Sarkozy joue la carte de  la dernière minute. A l’heure de la rédaction de ces lignes, les listes UMP pour les européennes n’ont même pas encore été établies définitivement ! La stratégie consistant à éviter les répliques ennemies, et surtout les bisbilles internes, autant que faire se peut. Malin, peut-être, mais sûrement pas très respectueux des électeurs !

  - Plusieurs camarades pensent que la crise économique actuelle, non seulement, mais aussi d’une manière plus générale, que l’Union Européenne ne peut être réformée, d’un point de vue social, en louvoyant. En bref, qu’il ne faut pas avoir peur de traiter les sujets graves avec des mesures fortes ; que le Droit de la concurrence est très sévèrement atteint, et que l’aspect technocratique de l’UE l’a emporté, depuis longtemps, sur l’aspect social…

  - Le traité de Lisbonne fait toujours débat, au sein du PS. Sans défendre, idéologiquement, le protectionnisme, les socialistes, très très très majoritairement, refusent le démantèlement des services publics.

  - La question de savoir si la cotisation des pays au fonctionnement de l’UE doit augmenter ou non (elle est de 1% actuellement) n’est pas réglée ; beaucoup pensent, cependant, qu’il est nécessaire de s’endetter pour investir – en suivant l’exemple d’Obama, notamment. Le taux d’endettement, cependant, au sein comme en dehors de l’UE, est très variable…

  - Sur la question de l’endettement, d’ailleurs, il faut noter que les solutions divergent. Les Etats-Unis et l’Angleterre, notamment, ont préféré encourager l’endettement des particuliers plutôt que celui de l’Etat. On a vu le résultat… la crise actuelle, très fortement liée aux subprimes ! N’oublions pas que cette solution était privilégiée par Sarkozy, également, il n’y a pas si longtemps… Par ailleurs, la politique pré-crise d’austérité de l’Europe peut être vue comme une réaction forcée par rapport à une mauvaise réserve de change, par rapport à nos partenaires étrangers…

 

  Qu’en penses-tu, ami lecteur ? Endetter l’Etat, ou les particuliers ? Réinvestir ou trancher dans le vif, comme toujours, dans le social ?

  Pas simple, tout ça…

La tragédie des « Conti »

  Cet article, ami lecteur, extrait du « Monde », semble bien résumer les tenants et les aboutissants de cette crise. Le point de vue du JRDF, à cet égard, est le suivant :

  1/Il faut considérer l’impact humain de cette affaire – bien abordé dans l’article qui suit – à savoir, l’avenir de travailleurs qui ont dévoué, souvent, des années voire des dizaines d’années à cette marque, et se retrouvent dans une situation critique.

  2/C’est bizarre, mais le « grand défenseur de l’industrie française » actuellement élu n’est pas terriblement présent, sur ce coup-là. Peut-être que l’Elysée a des problèmes de communication… Nous nous déclarons, en conséquence, partisan d’une cotisation collective pour payer un fax à Sarkozy.

  3/Certes, une entreprise n’est pas une oeuvre de charité. Une entreprise doit pouvoir réorganiser ses effectifs à sa convenance; MAIS d’une part, Continental a trahi son engagement – qui promettait de maintenir le site en question jusqu’en 2012 – ET, d’autre part, la société dégage toujours des bénéfices assez faramineux. Plus précisément : une marge de 39% annoncée en 2008, sur un chiffre d’affaires visé de 19,4 milliards d’euros. Soit 8 milliards d’euros, grosso modo.

  Ce conflit, très loin d’être isolé, peut ainsi être vu comme symptomatique :

  * Des dérives très communes du capitalisme financier, particulièrement sensibles, par contraste, en période de crise et alors que Continental dégage de confortables bénéfices.

  * De l’autisme actuel de la classe politique AU POUVOIR (ne pas mettre tous les politicards dans le même sac)

  * De la volonté de résistance qui se dégage au sein du peuple français, caste après caste, cas après cas; un syndicaliste de Continental a déclaré en substance : « Ca y est, nous y sommes, c’est la lutte des classes ! On ne peut plus reculer, sinon on meurt ! »

  Peut-être, n’est-il pas très éloigné de la vérité. En espérant que cette lutte ne prenne pas un tour sordide et inique, amis lecteurs, comme cela est déjà arrivé – DEFENDEZ-VOUS !

  …et essayez de ne pas vous faire trahir…

 

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Source : http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/04/24/les-salaries-de-clairoix-face-aux-actionnaires-de-continental_1184974_1101386.html

Cantonnés derrière un cordon de policiers, ils piétinent depuis quasiment une heure devant la Kuppelsaal, le centre des congrès d’Hanovre. Lorsqu’une personne tirée à quatre épingles sort de ce bâtiment gris et trapu, les noms d’oiseaux fusent : « Actionnaires voyous ! »

Jeudi 23 avril, environ 3 000 personnes, employées par Continental pour l’essentiel, sont venues exprimer leur « colère » devant les actionnaires réunis en assemblée générale (AG). Dans la foule se trouvent 1 000 à 1 200 Français, des salariés de l’usine de Clairoix (Oise) qui ont fait le déplacement, parfois avec leurs proches, dans un train spécialement affrété par le comité d’entreprise.

Il y a aussi des Allemands, qui travaillent dans un établissement de Continental situé sur l’agglomération d’Hanovre. Tous ces salariés ont au moins un point en commun : leur usine va fermer dans quelques mois – en mars 2010, normalement, pour ceux de Clairoix.

Xavier Mathieu, de la CGT, fait partie de la petite délégation qui a pu pénétrer dans le bâtiment. Après de longues palabres, raconte-t-il, elle a obtenu qu’une « motion » soit lue face à « tous ces fils de p… » Dans ce texte, les salariés dénoncent les fermetures de sites qui ne visent qu’à augmenter « les marges bénéficiaires » de Continental. Ils refusent d’« être jetés à la rue » et exigent des mesures garantissant l’emploi. « Avant de partir, nous avons été applaudis par la moitié de la salle (où se déroulait l’AG)« , affirme M. Mathieu.

Mais les salariés de Clairoix ne se font plus aucune illusion. «  »Ils » ne reviendront pas sur leur décision », confie Véronique, 40 ans, employée à la « confection ». Les derniers espoirs ont volé en éclats, mardi 21 avril, lorsque le tribunal de grande instance de Sarreguemines, saisi en référé, a rejeté la demande de suspension du plan social. « La justice leur a donné le droit de tout faire », dit un salarié.

« UNE TRAHISON »

Et l’hypothèse d’une reprise par un accessoiriste automobile basé à Dubaï ? Elle ne suscite que rires ou haussements d’épaules car pour les salariés, il est évident que Continental va récupérer l’intégralité des outils de production à Clairoix. Secrétaire (CFTC) du comité d’entreprise, Antonio da Costa trouve que le gouvernement joue un peu avec le feu en évoquant publiquement une piste incertaine. « Il faut donner du concret, sinon la colère des salariés sera très très grande », juge-t-il.

Aujourd’hui, la principale préoccupation des personnels est de savoir dans quelles conditions ils vont quitter Continental. Embauché en 1971 alors qu’il venait de décrocher son CAP de mécanique générale, Jean-Marie Prayez, 55 ans, explique qu’« il n’a jamais envoyé de CV de sa vie ». « C’est mon père qui m’a fait entrer dans l’usine », indique-t-il. A son âge, il ne se voit pas démarrer une nouvelle carrière. Il espère pouvoir toucher l’assurance-chômage en attendant que « la retraite tombe ».

Le montant des indemnités de licenciement est au coeur de toutes les conversations. Aux yeux des salariés, Continental se doit de signer de gros chèques, puisque le groupe a commis « une trahison » en décidant de fermer Clairoix alors qu’il s’était engagé à maintenir l’activité jusqu’en 2012.

Le dédommagement est aussi crucial pour tous ceux qui se sont endettés afin d’acheter leur logement. William, 32 ans, doit, à ce titre, rembourser 800 euros par mois. L’avenir l’inquiète car il craint de ne pas retrouver un emploi aussi bien rémunéré que celui qu’il occupe chez Continental. Le but des négociations à venir, déclare M. Mathieu, est de donner aux personnels le « parachute » le plus solide possible.

Bertrand Bissuel, envoyé spécial

Durban II : une conférence compliquée

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Source : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/04/durban-ii-ou-comment-la-r%C3%A9publique-tch%C3%A8que-a-abdiqu%C3%A9-la-pr%C3%A9sidence-de-lunion-.html

 

L’histoire est incroyable et sans précédent : lundi soir, à Genève, le premier jour de la conférence de l’ONU contre le racisme, plus connue sous le nom de Durban II, l’ambassadeur de la République tchèque annonce à ses partenaires européens, consternés, qu’il a reçu instruction de Prague de se retirer de la conférence après les propos antisémites du président iranien Mahmoud Ahmadinejad (pendant son discours, les Européens ont quitté la salle comme un seul homme, la Turquie, pourtant candidate, restant à sa place). Les 23 États membres de l’Union européenne présents sont sidérés : « vous ne pouvez pas faire ça unilatéralement, vous exercez la présidence de l’Union », lui font-ils valoir. « Discutons-en avant, ce n’est pas à l’Iran de nous chasser ». Rien à faire. L’ambassadeur tchèque quitte la salle. Tout le monde se retourne alors vers son homologue suédois, dont le pays va assurer la présidence tournante de l’Union à partir du 1er juillet. À la volée, celui-ci accepte de prendre la succession du Tchèque. « Il a coordonné la position européenne et nous avons donc pu faire une déclaration au nom de l’UE », raconte un diplomate.

« La République tchèque a fait comme si elle n’exerçait pas la présidence et s’est comportée comme un pays », s’indigne-t-on au quai d’Orsay. En pleine crise politique, Prague semble donc avoir renoncé à exercer son rôle. « C’est le bordel complet », ajoute-t-on à la Commission : « on ne sait même pas qui va présider les différents sommets à venir hormis celui avec la Russie qui sera présidé par Vaclav Klaus, le président tchèque, ce qui promet. Le problème, c’est moins le changement de gouvernement que la lutte à mort engagée entre Klaus et sa majorité ». « Heureusement que Mahmoud Ahmadinejad a occupé le devant de la scène et a permis de dissimuler ce pataquès », soupire-t-on à Paris…

Ce cafouillage des Européens lors de la conférence de Genève n’est pas le seul : si le boycott de « On l’a apprise la veille du Sommet et on a été mis devant le fait accompli », raconte un diplomate. « Tout semble être parti de l’annonce, par Franco Frattini, le ministre des Affaires étrangères, de son intention de se rendre à Téhéran. Devant le tollé en Israël et au sein de la communauté juive italienne, Frattini a renoncé à son voyage et, dans la foulée, a décidé de boycotter la conférence de Genève », raconte un diplomate français. « Les Italiens ont eu un comportement de gougnafiers », conclut un de ses homologues européens. cette réunion par l’Allemagne, les Pays-Bas et la Pologne, trois pays qui craignaient une mise en cause d’Israël comme celle qui a eu lieu lors de Durban I en 2001, a bien fait l’objet de discussions à vingt-sept, la défection de l’Italie, elle, a pris tout le monde par surprise.

 Ces couacs à répétition sont d’autant plus désolants que, sur le fond, Durban II est un véritable succès de la diplomatie européenne. « Avant la conférence, on est parvenu à se mettre d’accord à 27 sur nos lignes rouges », raconte un diplomate français : pas de mise en cause d’Israël, pas de référence à la notion de « diffamation des religions », pas de restriction à la liberté d’expression. « Ce n’était pas évident, car il s’agit d’une question très difficile pour l’Union qui reste très divisée dès qu’il est question du Moyen-Orient », ajoute-t-il : « l’unité était improbable et nous n’avons pas été surpris que plusieurs pays décident de ne pas assister à la conférence. Mais au moins, on était d’accord sur le fond ». Surtout, à la surprise générale, « le document final, adopté mardi, est dans nos lignes rouges », se réjouit un diplomate européen en poste à Genève. Mais, figure habituelle de la diplomatie européenne, la forme a, encore une fois, dissimulé le fond : quatre pays européens ne sont pas allés à Genève et un cinquième s’en est retiré. Et par n’importe lequel, celui qui exerce la présidence de l’Union : « cette division apparente brouille le message de l’Union », reconnaît-on au quai d’Orsay.

Le Parlement Européen vote un système de contrôle des agences de notation

  [Note de la rédaction : à notre humble avis, il s'agit d'un accord a minima, rendu obligatoire par la situation; un demi-Canadair versé sur l'incendie, donc; ce système de contrôle sera-t-il efficace, même un peu, dans une Europe qui n'a su que déréguler l'économie de marché, ces dernières années ? Qui garantit que les dérives actuelles ne reviendront pas, ou n'empireront pas, une fois le regard des caméras braqué sur d'autres "crises" ?]

Source : Associated Press

 

Le Parlement européen a approuvé jeudi la création d’un système de contrôle des agences de notation de crédit, accusées d’avoir contribué à la crise financière. 

Le texte a été approuvé par 569 voix contre 47 sur la base d’un accord préliminaire conclu avec les pays de l’Union européenne la semaine dernière.

Ce texte instaure un système d’enregistrement légalement contraignant et un régime de contrôle pour les agences de notation dans l’Union européenne. L’objectif est d’éviter les conflits d’intérêts dans le processus de notation et d’améliorer la manière dont ces agences notent les dettes. Le texte demande également aux agences de notation de révéler certaines informations aux autorités de contrôle.

Avec ces nouvelles règles, les investisseurs auront « l’information, l’intégrité et l’impartialité dont ils ont besoin de la part des agences de notation », a affirmé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Un groupe d’organismes de régulation issus des 27 Etats membres de l’UE, le Comité européen des régulateurs des marchés de valeurs mobilières (CESR), supervisera le processus d’enregistrement au cours de la première année. En outre, chaque agence de notation fera l’objet d’une surveillance de la part d’un « collège de superviseurs ». A plus long terme, la Commission européenne proposera une nouvelle instance de régulation des agences de notation.

Ces nouvelles règles représentent des changements importants pour un secteur dominé par les sociétés américaines Standard & Poor’s et Moody’s. Les agences de notation basées hors de l’UE auront deux ans pour se mettre en conformité avec la nouvelle législation.

En vertu du nouveau texte, les agences seraient responsables de leurs avis et pourraient se voir sanctionner en cas de faute professionnelle par le retrait de leur licence leur permettant d’exercer dans l’UE.

Les agences de notation ont été sévèrement critiquées pour avoir attribué de très bonnes notes à des titres qui se sont révélés très risqués, et ainsi avoir contribué à la crise financière. Leurs détracteurs leur reprochent d’être payées par les émetteurs de titres qu’elles notent.

Lors de leur réunion à Londres le 2 avril, les pays du G-20 s’étaient prononcés pour la création d’un code international de bonnes pratiques afin d’en finir avec ces conflits d’intérêts. AP

Sarkozy et l’image de la France dans le monde…

  Ami lecteur, la polémique en rapport avec les propos de notre Très Cher (dans tous les sens du terme) Président a empli les colonnes de nombreux médias, ces derniers jours. Le JRDF, bien que soutenant la démarche de Ségolène Royal en Afrique – une façon bizarre de faire les choses, techniquement assimilable à de la haute trahison, mais probablement justifiée par rapport à l’ignominie du désormais fameux « discours de Dakar » – ne considère pas de la même manière sa tentative de « s’excuser » pour les propos qui font l’objet de cet article.

  Pourquoi ? Parce que ce n’est pas à elle de le faire. Alors que le contre-pied de Dakar, risqué d’un point de vue légal, peut se justifier par une volonté humaniste, la défense de la considération de tout un continent (l’Afrique) ne peut être comparée à quelques avis émis, dans un contexte particulier, en off, par Nicolas Sarkozy.

  Les propos du Président n’engagent donc que lui, étant officieux, et non la France. Ce n’est pas une raison pour ne pas nous y intéresser. Si Sarkozy avait voulu que ces paroles ne fussent pas rapportés par la presse, il ne les aurait pas tenus aussi « ouvertement »; l’article du Monde, qui suit ce point de vue, revient sur la nature exacte de ces déclarations officieuses, mais dont les conséquences sont, et seront sans doute, bien réelles :

 

Barack Obama manque d’expérience, José Luis Zapatero ‘n’est peut-être pas très intelligent’ et José Manuel Barroso brille surtout par son absence. Rapportées par Libération, les considérations assassines du président français, Nicolas Sarkozy, sur ses homologues, lors d’un déjeuner avec des parlementaires, ont déjà fait le tour de la presse internationale. L’Elysée a beau démentir, l’arrogance française a encore frappé. Lire la suite l’article

On le connaissait ‘vantard’, ‘hyperactif’ et ‘familier’, mais, cette fois, Nicolas Sarkozy ‘s’est surpassé’, note le quotidien britannique The Guardian. En l’espace d’un déjeuner, ‘le président français s’est débrouillé pour rabaisser Barack Obama, traiter Angela Merkel avec condescendance et insulter’ le premier ministre espagnol. Seul Silvio Berlusconi a été épargné. Et pour cause : à en croire Nicolas Sarkozy, ‘l’important dans la démocratie, c’est d’être réélu’. Et ‘Berlusconi, il a été réélu trois fois.’

‘Deux fois seulement’ corrige le New York Times. Rappelant ‘le goût de l’action’ du chef de l’Etat, le quotidien américain se borne à un exposé acerbe des prétentions françaises. ‘Dans le monde de Sarko, le président Obama est faible, inexpérimenté et mal informé sur le changement climatique’. C’est ‘la fin de la courte lune de miel franco-américaine’, ironise The Times.

Côté espagnol, la polémique a rapidement pris de l’ampleur. A en croire El Pais, les démentis de l’Elysée n’ont pas convaincu. Beaucoup sont montés au créneau pour défendre le premier ministre socialiste. Même le vice-secrétaire de la communication du PP (Parti populaire, droite), Esteban González Pons, s’est dit gêné. ‘Je ne me réjouis pas de ces déclarations, même s’il a parfois raison. Zapatero est notre chef d’Etat, c’est comme ça, s’il est attaqué, nous devons le défendre.’

 

Le cancer chez les animaux : preuve de l’origine artificielle du cancer ?

Source : http://www.cwhn.ca/network-reseau/10-1f/10-1pg9.html

Des taux de cancer alarmants chez les animaux de compagnie et la faune offrent des indices quant au cancer chez les humains
Des études démontrent que la présence de contaminants chimiques peut nuire au fonctionnement de la thyroïde, causer le cancer du sein en plus d’altérer le sang placentaire et nuire au développement du fœtus

 

 

En mai 2007, la revue de la American Cancer Society’s [Sociécé américaine du cancer], Cancer, a publié une base de données contenant une liste de 216 produits chimiques, identifiés par les chercheurs comme des déclencheurs de cancer mammaire chez les animaux. Or, plusieurs de ces substances sont présentes dans les produits de consommation, les contaminants alimentaires, les polluants atmosphériques et dans nos milieux de travail.

Jusqu’à récemment, on croyait que nos choix de vie et nos choix alimentaires étaient les principaux facteurs causals du cancer. À cela pouvait s’ajouter aussi un peu de malchance héréditaire. Mais cette maladie ne touche pas uniquement les humains. Il existe maintenant des preuves à l’effet qu’elle existe aussi dans le monde animal, et cette donnée, ainsi que de nombreuses autres, changent énormément la vision du public quant aux causes du cancer.

Les bélugas vivent dans les eaux nordiques de la planète depuis des millions d’années, s’alimentant de pieuvres, de crabes et de poissons. Toutefois, dans l’estuaire du Saint-Laurent, certaines de ces baleines souffrent aussi du cancer. Pourtant, elles ne boivent pas, ne fument pas, ne mangent pas de malbouffe ou ne s’étendent pas en plein jour sous les rayons du soleil. Jusqu’à dernièrement, quand on a nettoyé un peu les eaux polluées qui provoquaient chez elles des cancers, les taux de mortalité liée au cancer (une baleine sur quatre) égalaient ceux relevés chez les humains du pays. Cette espèce éprouve également d’importants problèmes de reproduction – tout comme les humains.

Par contre, les scientifiques n’ont trouvé aucune trace de cancer chez les bélugas qui circulent dans les eaux ouvertes de l’Arctique. Alors que se passe-t-il? Les autopsies effectuées sur l’espèce ont révélé la présence d’importants taux d’hydrocarbure aromatique polycyclique, un élément cancérogène qui provenait très probablement d’une aluminerie située en amont.

Les baleines ne sont pas les seules espèces touchées. À Washington DC, à quatre pâtés de la Maison-Blanche, le Registry of Tumors in Lower Animals [Bureau de recensement des tumeurs chez les animaux inférieurs] contient près de 4 000 cas de cancer chez les poissons, amphibiens, reptiles et invertébrés recensés par le Smithsonian Institute et le National Cancer Institute.

Des flambées de cancer du foie ont été repérées chez seize espèces de poissons, sur vingt-cinq sites pollués, des milieux d’eau douce et aussi d’eau salée. Les mêmes tumeurs ont été identifiées chez les poissons de fond, dans des régions industrialisées et urbanisées situées le long des côtes atlantiques et pacifiques du Canada. Dans les eaux canadiennes non polluées, le cancer chez les poissons  est à peu près inexistant.

De plus, des preuves troublantes confirment que le cancer est également présent chez les chiens. Une étude réalisée en 1989 auprès de plus de 8 000 chiens révélait un lien entre le cancer de la vessie canin et le fait que ces animaux vivaient dans des pays industrialisés. La distribution de ce type de cancer était la même que celle recensée chez les humains.

En 1995, l’incidence de cancer de la vessie chez les chiens examinés dans les écoles vétérinaires nord américaines était six fois supérieure à celle identifiée en 1975. Les terriers écossais, les bergers shetland, les fox-terriers à poils durs et les westhighland-terriers affichaient tous un taux de risque plus élevé, comparativement aux races mêlées, ce qui suggérait une prédisposition génétique au cancer chez les terriers, sans toutefois expliquer la raison de cette augmentation.

En interviewant les propriétaires de terriers écossais atteints du cancer de la vessie, les chercheurs ont constaté que les chiens dont les propriétaires avaient arrosé leur pelouse d’herbicides à base d’acide phénoxy étaient quatre à sept fois plus à risque de développer un cancer que les chiens qui n’avaient pas été exposés à ce produit. L’acide phénoxy est un ingrédient actif utilisé dans la fabrication de 2, 4-D, un herbicide très utilisé et lié à divers cancers.

Les études sur le « cancer chez les chiens » révèlent la nature multifactorielle de cette maladie. Le cancer de la vessie chez ces animaux est lié à l’utilisation de produits insecticides pour éliminer les puces et les tiques, mais aussi à l’obésité de l’animal et à la présence d’une autre source de pesticides. Une alimentation préventive est également un facteur important. Dans les études sur les terriers, les chercheurs ont constaté que le risque de cancer diminuait de 90 % chez les terriers écossais qui mangeaient des légumes-feuilles trois fois par semaine.

Le cancer est très rare chez les oiseaux. Par contre, depuis quelques années, des cas de cancer ont été relevés chez les goélands argentés vivant dans les eaux polluées des Grands Lacs, une situation qui démontre la présence du même modèle carcinogenèse multi-phases identifié chez les humains. Les recherches démontrent clairement que les eaux contiennent des produits chimiques polluants identifiés comme des substances cancérogènes.

Jusqu’où devons-nous aller pour investiguer les causes et les effets? La même courbe d’incidence de cancer est présente chez la population de lions de mer des eaux côtières de la Californie, où des polluants organiques persistants ont été jetés dans les eaux dans les années 60 et 70. Un lion de mer sur cinq est atteint de cancer des voies urinaires ou génitales. On retrouve dans leurs graisses des produits chimiques toxiques provenant d’anchois, de calmars, de saumons et de moules dont ils s’alimentent.

Nous, les humains, sommes exposés à la même charge corporelle de contaminants toxiques qui génère des cancers chez les animaux et les poissons. Comment pouvons-nous penser être immunisés aux effets de ces substances ou que nos cancers sont causés par des choix de vie?

Le DDT illustre bien ces propos. Pendant des années, les gens qui se doutaient de l’existence d’un lien entre le DDT et le cancer du sein n’étaient pas pris au sérieux parce qu’aucune étude prouvant leur thèse n’avait été publiée. Toutefois, les auteurs d’une étude récente, publiée dans la revue Environmental Health Perspective, ont cherché des preuves de contamination au DDT en ciblant les années critiques de l’enfance et la première phase de la puberté. Ils ont trouvé des preuves tangibles à l’effet que les filles exposées à des taux élevés de DDT avant l’âge de 14 ans étaient cinq fois plus à risque de développer un cancer mammaire que celles qui ne l’étaient pas. Ils ont également constaté que les participantes qui étaient en plus bas âges au moment de l’exposition affichaient le plus haut taux de risque.

Une autre étude récente, réalisée cette fois-ci en Espagne, a décelé les mêmes taux de PBDE, un produit chimique ignifuge, dans le sang placentaire des nouveaux-nés que ceux relevés dans le sang de travailleurs du recyclage électronique. Or, les études sur les animaux ont identifié les PBDE comme des substances qui dérèglent la thyroïde et inhibent le développement. Il y a donc peut-être un lien avec le cancer et le doute persistera, à moins de mener des études qui examineront l’impact des produits chimiques comme les PBDE lorsqu’il y a exposition à l’étape fœtale ou pendant la première phase de la puberté. En effet, pendant ces étapes, les messages hormonaux circulent rapidement et peuvent facilement être sabotés par la présence d’une substance chimique indésirable. En l’absence d’une telle étude, le danger persistera.

Tout cela est d’autant plus inquiétant à la lumière de la récente analyse menée par l’Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer. L’organisme s’est penché sur la répartition des 500 millions $ que le Canada consacre à la recherche sur le cancer. Il a constaté que seulement 2 % des fonds vont à la prévention, comparativement aux 22 % consacrés à l’amélioration des traitements et aux 56 % acheminés à la recherche scientifique qui étudie la biologie du cancer pour trouver un remède.

Imaginez ce que nous pourrions faire si non seulement 2 % mais 20 % de ces fonds (100 millions $ par année) étaient consacrés à la recherche préventive, avec pour objectif de cerner les multiples effets des produits chimiques polluants pouvant entraîner le cancer et d’élaborer un programme axé sur des solutions de rechange et l’élimination des causes.

Si nous pensons que le taux de cancer ira en diminuant, nous nous leurrons, à moins que le Canada ne s’engage rapidement et vigoureusement à éliminer les polluants de nos eaux, notre air, notre nourriture, et aussi de nos médicaments, cosmétiques et produits de nettoyage.

Poursuivre la recherche pour une cure pharmacologique? Pourquoi pas. Mais il faut aussi observer ce qui se passe chez les animaux et les poissons et poser de toute urgence des gestes pour prévenir le cancer – tant chez les populations animales qu’humaines – en éliminant les substances cancérogènes identifiées comme des éléments déclencheurs.

 

Guy Dauncey signe avec Liz Armstrong et Anne Wordsworth le livre Cancer: 101 Solutions to a Preventable Epidemic (New Society Publishers, 2007), disponible sur le site www.earthfuture.com/cancer. Il est également coprésident de l’organisation Prevent Cancer Now, www.preventcancernow.ca

Michael Gilbertson a travaillé conjointement avec le gouvernement fédéral du Canada pour exercer une surveillance en matière de produits toxiques et réglementer ces substances. Il a œuvré à cette mission pendant 34 ans, dont 16 années à la Commission mixte internationale, et participe à Cancer 2020: Cancer and the Environment Stakeholder Group [Groupe d’intervention en matière de cancer et d’environnement], d’Action cancer Ontario.

Le fond de l’air est rouge : point de vue de Besancenot sur les dernières manifestations

  C’était assez prévisible, tout de même… depuis quelques années, ami lecteur, que je parcours différents mouvements politiques et citoyens, que je parle avec des militants variés… J’ai senti, dix-huit mois auparavant, que la situation portait, en elle, les germes nécessaires pour déraper. Certes, avec l’insurrection populaire en Grèce, et les émeutes de 2005, on ne peut pas dire que ce soit totalement inédit en Europe…

  Aujourd’hui, force est de constater, donc, qu’après un anti-sommet de l’Otan qui s’est terminé en barbecue de douane et d’hôtel, un anti-G20 qui a connu un mort, des Black Blocks de plus en plus déterminés, et une demie douzaine de séquestration de patrons, s’ajoutant aux blocages et aux occupations d’usines… le fond de l’air est rouge, camarade !

  Qu’en penser ? Comme d’habitude, d’une part, que les actions trop radicales, trop violentes, desservent au final une cause – car elles engendrent de la peur chez les citoyens, et que la peur empêche de raisonner. D’autre part, que nombre de ces dérapages sont en fait INITIES par les pouvoirs publics, afin de discréditer un mouvement. Enfin, qu’on apprécie cette radicalité ou non, on ne peut pas vraiment arguer que ces phénomènes fussent sans aucun fondement.

  Le peuple se révolte si peu… lorsqu’il le fait, généralement, il a (au moins) une bonne raison. Le JRDF se montre donc solidaire de ces revendications, mais pas forcément des méthodes employées. La destruction nous semble contre-productive, d’un point de vue révolutionnaire; pourtant, il faut considérer que le peuple, finalement, ne fait que réagir à des pressions violentes, pas terriblement nouvelles, et qui n’ont pas été de son fait, à l’origine.

  Le JRDF rejette la guerre, donc; mais qui a déclaré cette guerre ?

  Ce qui me permet, ami lecteur, de retranscrire ici le dernier passage d’Olivier Besancenot dans Le Grand Journal. Ce blog a souvent été critique à son endroit, non par goût, mais par nécessité. Par honnêteté. Encore une fois, ainsi, je réitère le fait qu’il soit dangereux, à mes yeux, de considérer le leader du NPA comme « le rebelle officiel ». Et qu’il serait intéressant de voir d’autres têtes d’affiche… Néanmoins, Besancenot, indéniablement, se bat depuis longtemps pour les intérêts d’une grande partie du peuple. Et son point de vue sur les évènements récents n’est pas dénué d’intérêt. Ni d’une certaine subtilité, que ses détracteurs refuseront toujours de lui accorder. Voici donc ce qu’il a déclaré, il y a quelques jours :

 

   Denisot : Alors, vous étiez à Strasbourg, parmi les manifestants anti-OTAN… C’est vrai que les actes de violence ont beaucoup retenu l’attention, au risque de masquer la vraie raison. On parle aussi de laxisme des forces de l’ordre. Quel est votre point de vue sur ce qui s’est passé ?

  Besancenot : Ben d’abord, que la manifestation ait eu lieu, ça je pense déjà que c’est un succès, parce que Nicolas Sarkozy,le Ministère de l’Intérieur, et les pouvoirs publics ont tout fait pour qu’elle n’ait pas lieu. Je dis bien « absolument tout » puisque des manifestants ont été maintenus à l’extérieur de la ville. Nous, on a été retenus pendant des heures et des heures… A la dernière minute, la Préfecture a imposé un parcours hors de la ville. Même pour avoir accès au début de ce parcours, ça a été impossible, il a fallu franchir je-ne-sais pas combien de barrages… et puis là, on n’a eu plus aucun interlocuteur avec la Préfecture, on nous a trimballés, voilà, on a changé le parcours à la dernière minute, y’avait une présence policière démentielle, avec des hélicos au-dessus du lieu où devait se tenir le meeting. Tout ça, ça fait un peu d’ambiance, si on veut dissuader les gens de venir manifester tranquillement on fait pas mieux; et là, on a été coincés dans une vraie souricière, ce qu’on…

  Denisot : Et là, y’avait les manifestants dont vous faisiez partie, et les Black Blocks; Est-ce que c’est la même chose ? Est-ce que vous vous montre solidaire de ces Black Blocks ? Est-ce-que vous cautionnez ce qu’a dit Frédérick Lefebvre, porte-parole de l’UMP ? Ecoutez, c’est très court…

  Lefebvre : « Vous savez, pour moi, le NPA et Besancenot, c’est un peu la vitrine légale de ces casseurs… »

  Besancenot : Mouais, est-ce qu’il faut vraiment répondre à ça ? Monsieur Lefebvre est spécialiste des petites phrases, le LKP c’étaient les tontons makoute donc bon… enfin, il fait toujours dans la dentelle… Moi, je désapprouve les actions du Black Block. Je ne les cautionne pas, parce que pour moi, la révolution c’est pas la violence gratuite, ce sont pas les actions minoritaires… Moi, je milite pour une grève générale, pour une action d’ensemble… Maintenant, ce que je condamne, ce sont les raisons pour lesquelles on en est arrivé à ça. Ce que je constate, c’est que ceux qui voulaient aller manifester, on a tout fait pour qu’ils ne puissent pas le faire. Ceux qui voulaient trouver des barres à mine ou des cailloux, en gros ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient… Je rappelle qu’il y avait 11 000 forces de l’ordre à Strasbourg ! Et cette souricière, parce que c’était important, je rappelle qu’on était plusieurs milliers de manifestants, on a été bloqués devant et derrière par les forces de l’ordre, et aspergés de gaz lacrymogène.

  Apathie : Vous pensez que c’était volontaire ?

  Besancenot : Ecoutez, que c’était volontaire, faudra qu’on me dise le contraire… Je ne suis pas dans le secret des dieux. Maintenant, vous imaginez qu’on a organisé quand même quelques manifs… euh, on sait comment on fait une manifestation qui dérape, et une manifestation qui dérape pas, du côté des forces de l’ordre… je ne les porte pas forcément dans mon coeur, mais…

  Apathie : C’est difficile, avec ces énergumènes, dont le constate que vous ne vous sentez pas solidaire, de prévoir si une manifestation va déraper ou non…

  Besancenot : Vous voyez, dans cette séquence, qu’on vient de voir, ça s’est passé dans notre cortège, on était dans une rue, on a demandé à pouvoir en sortir, et là y’avait plus personne… donc pour moi, c’est signé « Furax » : on voulait que cette manifestation dégénère. Et on s’en est donné les moyens, pour effacer le véritable évènement. A ce sommet, des voix se sont élevées contre ce concert unanime, parce que je rappelle qu’on nous présentait le G20 et le sommet de l’Otan comme une ère nouvelle du capitalisme, puisque je rappelle que monsieur Sarkozy a dit que le capitalisme, maintenant, était moralisé…alors que pour moi, il y a une cohérence entre le sommet de l’Otan et le G20; je rappelle cela, parce que ceux qui n’étaient pas à Strasbourg, il peut y avoir un décalage… Barack Obama a pu faire un meeting avec des milliers de jeunes. On avait l’impression que c’était la liberté totale de circulation. Nous, on a fait un meeting la veille, et on a ramé méchamment pour que des militants puissent arriver ! Donc là, y’a deux poids deux mesures… et Barack Obama, c’est vrai qu’il l’a fait avec le sourire, mais dans son discours il a exhorté l’Europe à renforcer son poids militaire. Concrètement, ça veut dire qu’un pays comme la France doit encore augmenter son budget militaire, qui est déjà de 44 milliards d’euros. Ben moi, j’aimerais prendre sur ces milliards d’euros pour financer les besoins sociaux, parce que quitte à faire la guerre, je préfère la faire à la crise économique. Je pense qu’on aurait bien besoin de ça.

  Apathie : A propos des paradis fiscaux, vous ne pouvez pas nier que le G20 a fait un premier pas ?

  Besancenot : Oui, enfin, un premier pas, c’est relatif puisque vous avez suivi cette affaire comme moi… Aujourd’hui donc, il y a les gentils paradis fiscaux, et les méchants paradis fiscaux. Y’a ceux qui n’ont pas d’amis dans le monde – ils sont trois – et ceux qui ont des amis, et qu’on doit laisser tranquille. J’essaie de vous expliquer ce que nous proposons contre cela : levée du secret bancaire, commercial, industriel, pour savoir où passe l’argent, que les pouvoirs publics aient le contrôle sur ça; Deuxièmement, publier les comptes auprès du fisc; et troisièmement, ça passe par une fiscalité européenne. Sachant que les derniers traités demandent l’unanimité sur cette question, ça fait qu’un pays comme le Luxembourg peut s’opposer à cette volonté. 

  Ariane Massenet : Et à propos de la séquestration des patrons ? Vous trouvez que c’est une bonne méthode ?

 Besancenot : Je pense que c’est légitime.

  Massenet : Mais c’est illégal.

  Besancenot : Je pense que c’est légitime. Effectivement, c’est légal dans ce pays d’avoir une entreprise qui licencie quand elle fait des bénéfices, mais quand il y a des travailleurs qui sont pris à la gorge, qui se retrouvent face à une direction qui ne veut rien lâcher, qu’ils la retiennent une nuit pour essayer d’obtenir quelque chose, je pense que c’est légitime.

PS : Détournement de fonds associatifs à Marseille…

  Il n’est pas dit que le JRDF épargnera quiconque; malgré ses accointances réformistes, et son rejet d’une grande partie de la politique (méchamment de droite) actuelle, un voleur est un voleur – fut-il un ponte socialiste.

  Voici donc une transcription du Canard Enchaîné du 25 mars. J’y ajoute, ami lecteur, ma part personnelle de honte, et de désapprobation

 

  Mazette ! A Marseille, le PS a visiblement oublié de doter le conseil régional PACA d’une machine à broyer les documents compromettants. Elle lui aurait pourtant été fort utile. Depuis un an, le vilain juge Landou enquête sur des détournements de fonds au profit d’associations bidons des quartiers nord de Marseille. Des fiefs socialistes que la Région a gavé de subsides pendant des années.

  Le magistrat soupçonne de joyeuses pratiques destinées à « fluidifier » les campagnes électorales (« Le Canard », 11/2). Mais, à en croire Michel Vauzelle, le président de la Région, ses services ont été abusés par des escrocs à la petite semaine. Même son de cloche chez Sylvie Andrieux : la patronne du groupe PS chargée de la « politique de la ville » n’a rien vu, rien entendu et hurle aux « négligences administratives ».

  Seulement voilà : un document passionnant, tombé sous le bec du « Canard », ne plaide pas en leur faveur. Il s’agit d’une note interne plutôt gratinée qu’un cadre avait adressée, dès le 19 juillet 2002, à sa hiérarchie. Dans ce courrier de quatre pages, il dénonce l’existence, au conseil régional, de deux types d’associations.

  D’un côté, celles qui présentent des « dossiers normaux » de demande de subventions. Disséminées dans toute la Région, elles rament pour décrocher quelques poignées d’euros, subissent une batterie de contrôles administratifs, doivent, chaque année, justifier de leurs actions en faveur des quartiers et montrer patte blanche sur leur comptabilité… De l’autre, les associations pistonnées des « dossiers signalés ». Bizarrement concentrées dans certains quartiers marseillais, ces associations-là engrangent des aides « tr.ois à dix fois supérieures », toujours selon cette note incendiaire.

  Leur versement est imposé par les élus desdits quartiers, ui exercent »une pression directe » sur les fonctionnaires. Résultat miraculeux : « La fiabilité de ces associations n’est pas vérifiée » et « aucun contrôle de l’usage des crédits ne peut être effectué », écrit l’insolent. Bref, du bon vieux clientélisme à la papa, particulièrement vigoureux en période électorale : 2,2 millions d’euros, pour 160 « dossiers signalés », ont ainsi été balancés dans la nature rien qu’entre mars et juin 2002, à la veille des élections législatives.

  Problème : dans sa confession écrite, le rédacteur de cette note précise qu’il a alerté en vain, et à trois reprises, le cabinet de Michelle Vauzelle. Lequel répond au « Canard », via son avocat, Me Gilles Gauer, qu’il n’a « jamais eu connaissance de ce courrier ». [NDLR : C'est terrible, ces lettres qui se perdent...]

  A l’époque, il avait pourtant provoqué une petite panique à la Région, ce qui n’avait pas valu une promotion à son auteur : le bavard avait été illico placardisé, sur ordre de Sylvie Andrieux. Celle-là même qui est abondamment citée par plusieurs fonctionnaires qui défilent ces temps-ci chez le juge Landou…

  L’un d’eux se souvient : « Si l’un de nous avait le malheur de lui demander des justificatifs ou d’émettre des doutes sur une associations, ça soufflait sévère ! »

  Au pays du mistral, ça mérite d’être signalé… 

Fin du suspens : le gouvernement dévoile son décret pour « lutter contre les excès du système capitaliste » !

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  Ami lecteur, j’ai écrit précédemment que le JRDF ne se livrerait jamais au procès d’intention. L’idéologie est une chose; La mauvaise foi en est une autre. Nous avons donc attendu que le fameux décret « anti-bonus » paraisse, très officiellement, afin de pouvoir exprimer notre avis à son égard.

  Il est – ô euphémisme ! – pour le moins mitigé. Il s’agit d’un décret qui sera levé « d’ici 2010, si nous sortons de la crise »; une mesure d’un an environ, au final, qui ne comprend la régulation du capitalisme que dans l’optique suivante : « En période dure, le peuple risque de voir qu’on se sucre sur son dos, et de se révolter. Il est donc nécessaire de sauver les apparences. Mais demain, quand ce sera fini, on pourra reprendre exactement comme avant. »

  Comme il est loin, le temps où Sarkozy se réclamait de Jaurès… Résumons-nous : ce décret ne concerne que six banques : Société Générale, Paribas, Crédit Agricole, Banque Populaire, Caisses d’Epargne, Crédit Mutuel, ainsi que les deux groupes automobile Renault et PSA. Pour un pays qui compte des millions de sociétés, et une bonne quinzaine de banques françaises – sans compter les institutions étrangères – c’est un peu court, jeune homme.

  Deuxièmement, ce décret interdisant  les stock-options et les actions gratuites, n’est que provisoire. Il ne remet pas en question ce système, parfaitement « légitime » en cas de non-crise. Quand les caméras ne sont pas braquées dessus, donc.

  Troisièmement, la cerise sur le gâteau : les bonus des chefs d’entreprise (de ces huit sociétés) seront rendus illicites en cas de « licenciements importants ». Pour connaître la définition précise de cette expression, et savoir qui sera chargé d’évaluer cette importance, adressez-votre courrier à :

  LE VIDE

  BOÎTE POSTALE NEANT

  LA-BAS, A GAUCHE APRES L’INFINI

 

  Laurence Parisot, quant à elle, poursuit sa stratégie-fétiche : d’une part, elle voit « une légitimité dans le fait que l’Etat définisse les conditions des prêts et des aides qu’il accorde aux entreprises »; mais laissez-la parler un peu, et elle vous dira que « la loi ne peut cependant pas tout », et que ce qu’elle ne peut pas faire, le code éthique du MEDEF s’en chargera bien volontiers.

  Traduction : Faire appliquer ce que les représentants du peuple ont décidé, par voie de justice notamment, n’a pas autant de poids qu’un texte que les grands patrons ont la liberté d’appliquer, ou non, sans aucune sanction. Lumineux…

  Quant à François Hollande (Martine Aubry semble toujours aux fraises…), il a « répété son opposition à un décret pour encadrer les dirigeants des entreprises aidées et plaidé pour une loi, qui concernerait aussi les autres entreprises, sauf celles qui démarrent. Il est favorable à un plafonnement des salaires des dirigeants à 400.000 euros par an. »

  Le JRDF ne le contredira pas sur ces principes. Dommage que le PS n’ait pas appliqué ces idées, lorsqu’il était au pouvoir…

  En conclusion, le monde financier s’effondre, mais la droite française reste toujours fidèle à elle-même : elle ne bouge son cul que lorsqu’un scandale éclate, et l’éclabousse; elle fait l’apologie du changement tout en n’assurant même pas le minimum requis; et surtout, elle étale une bonne couche de morale sur son système capitalisto-glauque, histoire que ça se voie moins.

  A tout prendre, ce décret n’est donc pas mauvais, en lui-même; un peu comme quelqu’un qui balancerait un seau d’eau sur un immeuble de cinq étages en flammes.

  Pas sûr que cela éteigne l’incendie, en revanche…

Montreuil : Verts contre Rouges

 

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Source : Libération

Maire de Montreuil depuis un an ? Dominique Voynet «domine» la situation, assure-t-elle. «Enfin, dominer ce n’est pas le mot, disons qu’on a trouvé nos marques», corrige la sénatrice. A la tête de cette ville de Seine-Saint-Denis de plus de 100 000 habitants, l’ex-candidate des Verts à la présidentielle vient à peine de «lever le nez du guidon».

C’était il y a un an, «à certains moments j’ai l’impression que c’était hier, à d’autres que je suis restée vissée à mon bureau». A la tête d’une liste rassemblant des Verts, des socialistes dissidents et des acteurs de la société civile, Voynet avait créé la surprise aux municipales en expulsant de son fief Jean-Pierre Brard (apparenté PCF), après vingt-quatre ans de règne et avec plus de 54 % des voix. Et ce, sans le soutien des états-majors du PS et du PCF et même des Verts, avec qui Voynet entretient des relations difficiles.

Pendant la campagne la candidate avait comparé Montreuil, ville communiste depuis soixante-dix-sept ans, à la Roumanie sous Ceausescu. Mais aujourd’hui, quid de la pérestroïka promise ? Pour Voynet, 50 ans, ce n’est pas le moindre des paradoxes de cette première année. En maire de Montreuil, «Dominique la batailleuse», selon ses proches, «l’emmerdeuse», d’après les mêmes, apprend à faire la paix.

Bras de fer. «Montreuil était en guerre avec le monde entier. Brard faisait la leçon à nos voisins. Il a fallu les convaincre qu’on aurait un comportement normal et amical avec eux», explique la maire. Jeudi, une nouvelle communauté d’agglomération va être annoncée. «De Montreuil à Bobigny en passant par Pantin, c’est la plus grosse agglo d’Ile-de-France avec plus de 450 000 habitants. C’est la grande victoire de Dominique», se réjouit Jacques Archimbaud, son directeur de cabinet, fidèle d’entre les fidèles.

Dans cette ville endettée et touchée par la crise, cette structure devrait permettre de cofinancer une piscine et une médiathèque dans le haut-Montreuil populaire. Et réduire la fracture avec le bas-Montreuil, ses bobos et ses bureaux. «Avant, ici, c’était Fort Alamo,Après dix ans de guerre totale, une pacification s’est faite entre la mairie et la population.» En revanche, entre la sénatrice-maire et le député Brard, le bras de fer persiste (1). raconte René, un militant du NPA, le parti d’Olivier Besancenot.

Vendredi 27 mars. Pour leur premier anniversaire, «Dominique» et sa majorité de 41 élus reçoivent dans la salle des fêtes. Sur invitation. Les 400 Montreuillois présents, pour la plupart responsables d’associations et d’organismes publics, ont été triés sur le volet. «On voulait des échanges constructifs, éviter que trois brardistes casse-couilles viennent mettre le boxon», raconte un proche de Voynet. Au micro, cette dernière se montre pugnace. «Un peu cassante. Mais en même temps pour diriger, il ne faut pas être mièvre», juge un habitant. «Elle est franche et directe», estime une autre. En tout cas pas démago quand elle explique que seuls les trottoirs de la rue Allende soulevés par les racines d’arbres seront refaits, pas l’ensemble de la voirie. Le choix de ne pas augmenter les impôts locaux oblige à faire des sacrifices.

Cris d’orfraie. L’ombre de Brard et de ses réseaux, pourtant atrophiés par la défaite, plane encore dans la salle. A plusieurs reprises, Voynet exhorte son auditoire à ne pas «accorder trop d’attention aux cris d’orfraie qui accompagnent chacun de nos mouvements». A surtout ne pas se laisser freiner par «les ragots et les rumeurs débiles» distillées depuis un an par «ceux qui estiment que nous avons usurpé le pouvoir».  

Sous la municipalité précédente, les enfants de chômeurs étaient privés de cantine. A la rentrée, 900 élèves ont été pris en charge par la ville. Pour les intégrer, la question de la rotation des repas s’est posée. «J’ai évoqué les écoliers allemands qui mangent un Brötchen [pain bagnat, ndlr] et des fruits à midi. Et tout de suite, j’ai eu un tract : « Elle va mettre des distributeurs de sandwichs dans les écoles » !» La maire sait que s’obséder avec son prédécesseur, c’est continuer à le faire exister. Et qu’elle ferait mieux de s’adresser aux Montreuillois. Mais elle a du mal à retenir ses coups. Son prédécesseur, il est vrai, la marque constamment à la culotte.

«Immobilisme». «M. Brard est toujours extrêmement présent dans sa circonscription qui se trouve être sa ville. Il est là le 19 mars, le 8 mai, le 11 novembre, pour toutes les manifestations publiques et patriotiques», précise Frédéric Molossi élu (PS) de la minorité. Après avoir taxé la majorité municipale «d’amateurisme», la minorité stigmatise désormais son «immobilisme».«La ville reste endormie», se désole un élu communiste. Beaucoup de lettres de sollicitation et de coups de fil des Montreuillois restent sans réponse. «Il y a un problème de gouvernance, ils ne maîtrisent pas encore bien les services. Des gens leur savonnent encore la planche. Ce qui me surprend le plus c’est qu’ils ne fassent pas plus de nettoyage», s’étonne une responsable associative. Résultat : «La population se plaint de n’être au courant de rien. Ils doivent faire des trucs très bien, mais comme rien n’est encore visible, on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose», ajoute cette habitante. «On est passé du monologue au dialogue, mais les actes se font attendre», s’impatiente Ismaël, un responsable d’association.

«On a semé, ça n’a pas encore levé», admet Archimbaud. Mais Houria, une militante associative, ne voit pas les choses d’un même œil : «La rupture politique, on l’a sentie. Sur les Roms, le syndicat des eaux, les sans-papiers, je suis presque fière d’habiter ici.» Voilà qui devrait conforter la sénatrice-maire.

(1) Jean-Pierre Brard a refusé de répondre aux questions de Libération.

par Matthieu Ecoiffier

Suspens : Sarkozy va-t-il pouvoir réglementer les bonus et les stock-options ?

A la veille du dévoilement du décret en question, annoncé à grands renforts de coups de menton par notre cher Tsar, penchons-nous sur cet intéressant problème de société : Peut-on crasher son entreprise comme une merde, et se barrer avec une grosse partie de la caisse ?

  D’un point de vue légal, la réponse semble être positive. D’un point de vue moral, en revanche, le concept parait faire grincer de nombreuses dents…

  Donc, en attendant (sait-on jamais ?) de constater si notre Président est à la hauteur de ses ambitions avouées, ou s’il faudra définitivement instituer la Fête de l’Impuissance en son honneur, le JRDF copie-colle ici un article bien foutu de la Tribune, qui se permet même de comparer notre situation avec celle de l’Allemagne :

 

La polémique sur la rémunération des dirigeants d’entreprise continue de faire des vagues. Ce dimanche, les réactions syndicales et politiques se poursuivent alors que le gouvernement devrait dévoiler lundi son décret anti-bonus. On apprend dans le même temps, selon le Journal du Dimanche, que le patron du promoteur immobilier Nexity, Alain Dinin, aurait à son tour renoncer à ses bonus et stock-options.

Du côté des socialistes, la mobilisation est toujours de mise sur le débat. Le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a ainsi déclaré samedi sur LCI être « pour la suppression des stock-options, pendant cinq ans, sauf pour les entreprises naissantes ». « Si on ne fait pas ça, le système devient immoral et fou », a-t-il souligné. Le député socialiste s’est également prononcé pour le « plafonnement des salaires des dirigeants pour les entreprises aidées, à 300.000 euros », « sur le modèle de Barak Obama ».

Pour sa part, Ségolène Royal, qui tenait samedi l’assemblée générale de son association Désirs d’avenir, a fustigé les « abus de richissimes prédateurs » de l’économie française, évoquant superbonus et parachutes dorés. « Tous ces abus de richissimes prédateurs sont à la fois le contraire de la justice, du respect et de la fraternité » a-t-elle asséné. Et de s’attaquer au gouvernement : « Le pouvoir en place depuis deux ans oppose à cette prédation sur l’économie française une mollesse, une absence de courage qui me semblent particulièrement coupables », ajoutant que « cet excès de richesses et cette accumulation de pauvreté de l’autre divise et fragilise le pays ».

Sur le front syndical, on appelle le gouvernement à aller plus loin et frapper plus fort sur l’attribution des bonus aux grands patrons. Le secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, estime ainsi ce dimanche dans un entretien publié par le quotidien Sud Ouest Dimanche que les restrictions sur les bonus et les stock-options ne doivent « pas se limiter aux entreprises qui obtiennent le soutien de l’Etat ». « Dans la situation de crise que nous traversons, il serait de la responsabilité du gouvernement de prendre deux décisions », explique-t-il. « Tout d’abord, pourquoi ne pas plafonner les dividendes d’une manière générale? C’est le Parlement qui doit en disposer par une loi. Ensuite, il faut qu’une loi oblige toute entreprise qui bénéficie de soutien public de l’Etat ou des régions, à des contreparties sociales notamment en termes d’emploi ».

Mais si le fond du débat provoque toujours la polémique, la forme -celle d’une réglementation de la rémunération des dirigeants par décret – suscite aussi la critique. Petits actionnaires, patronat et administrateurs doutent ainsi de l’efficacité d’une nouvelle loi ou d’un décret pour encadrer la rémunération des dirigeants, et plaident plutôt pour l’autorégulation sous le contrôle des actionnaires.

« Il ne faut pas qu’une loi fixe les rémunérations . Nous sommes dans un pays libre. C’est aux actionnaires de le faire », estime ainsi Colette Neuville, la présidente de l’Association des actionnaires minoritaires (ADAM). Pour sa part,  l’Institut français des administrateurs (IFA) recommande « la voie consistant à responsabiliser les dirigeants et les administrateurs, sous le contrôle des actionnaires et de l’opinion publique, plutôt que la contrainte par la loi et le règlement », rejoignant ainsi les positions du Medef qui s’est refusé à imposer aux patrons un cadre réglementaire à leur rémunération.

Seul le président de l’UIMM (Union des industries et des métiers de la métallurgie), Frédéric Saint-Geours, s’est montré samedi moins réticent, estimant qu’un décret pourrait contribuer à refermer « la déchirure » entre la société et les entreprises. « Passons par un texte pour éviter que la déchirure ne s’acroisse », a relevé le patron de l’UIMM, en regrettant toutefois que l’Etat n’ait pas clarifié sa position au moment de la conclusion d’accords avec les entreprises concernées.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Ernest-Antoine Seillière, président du conseil de surveillance de Wendel et ancien président du Medef, estime pour sa part que « ce qui doit primer » dans les rémunérations des dirigeants « ce sont des critères de réussite », mais note qu’ »il y a des abus ». « Ce qui est choquant, c’est quand quelqu’un reste bien payé dans une entreprise qui va mal », poursuit-il, en ajoutant que « c’est pour ça qu’ont été conçues les rémunérations variables ».

Le débat sur la rémunération des dirigeants s’est aussi exporté en Allemagne. Ce dimanche, un ex-dirigeant de la Dresdner Bank a annoncé renoncer à ses indemnités. Dans un entretien au quotidien Bild, l’ancien président du directoire de la banque, rachetée par Commerzbank, Herbert Walter, précise qu’il se prive de son indemnité de départ de 3,6 millions d’euros.

« Au vu des conséquences considérables de la crise sur la Dresdner Bank, je renonce à cette indemnité », déclare-t-il au quotidien, tout en insistant sur le fait qu’il avait « légalement droit » à cette indemnité. « Les revenus des dirigeants devraient être davantage liés à la performance de l’entreprise à long terme que ce n’était le cas jusqu’ici », estime Herbert Walter, assurant comprendre « que le système de rémunération des banques provoque l’incompréhension de certains ».

L’ancien dirigeant répond ainsi au souhait du gouvernement qui demandait un tel geste aux neuf anciens membres du directoire de la Dresdner Bank, qui ont perçu l’an dernier 58 millions d’euros de revenus . Dans un entretien au même quotidien Bild mais samedi, le ministre de l’Economie Karl-Theodor zu Guttenberg, estimait ainsi qu’il s’agissait d’une question de « décence que ces manageurs remboursent leurs primes ou qu’au moins ils en fassent don ».

Il faut dire que la Commerzbank, qui a été récemment partiellement nationalisée, a publié une perte nette de 6,6 milliards d’euros en 2008, plombée par sa filiale bancaire.

Le pape… encore et encore

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  Au risque de choquer, à mon tour, ami lecteur, je ne vais pas me ranger du côté des loups hurlant contre Benoît XVI, et vais donc faire court.

  Le dénommé Ratzinger, qui a longtemps fait partie de l’administration de la Congrégation de la Foi, peut-être l’un des offices les plus intégristes du Vatican (un restant de l’Inquisition, pour être plus spécifique), a également oeuvré du côté de l’Index – vous savez, ce service qui décide quel livre est pur, et quel livre mériterait le bûcher, si le Vatican était encore doté d’un pouvoir temporel…

  Alors, ne coupons pas les cheveux en quatre : Benoît XVI est un conservateur aux méthodes expéditives – ainsi qu’en témoigne l’attaque en règle contre l’Islam, ayant failli déclencher une guerre de religions, à peine quelques mois après son arrivée à la tête de l’entreprise J-C incorporated. Ou ses fréquentes allusions au fait que le concile Vatican II, à ses yeux, était un reniement des principes fondamentaux de l’église apostolique, catholique et romaine.

  Donc, ne jouons pas les vierges effarouchées : on le savait déjà, depuis longtemps, que cet homme était potentiellement dangereux.

  Partant de là, excusez-moi, mais les propos tenus par le mîtré Ratzinger, sont presque en-deça de ses records précédemment établis. Qu’on s’offusque de si peu, venant d’un pape, et en particulier de celui-ci, m’interpelle.

   Alors, on reprend : l’Eglise catholique prêche l’abstinence avant le mariage, l’abstinence encore pour lutter contre le SIDA, et l’abstinence toujours au regard de tout ce qui a un rapport avec le sexe, excepté dans le contexte de procréation – dument sanctionnée par un mariage religieux.

  Voilà. Ceux qui attendent qu’un pape passe outre ces dogmes, ont autant de chances d’assister à ce spectacle qu’au retour d’Elvis. Jean-Paul II lui-même, pourtant réformateur, savait qu’il ne pourrait jamais changer cet état de fait. Non qu’il y crut dur comme fer – il a emporté ce secret dans la tombe – mais parce que, s’il le faisait, tout un tas d’intégristes lui seraient tombés dessus à bras raccourcis… Et déjà qu’il avait échappé de peu à un attentat…

  Par contre, quitte à parler d’abstinence, s’il est de fait que rien n’est plus stupide que de demander à un pape ce qu’il pense du préservatif, il serait tout de même agréable que le dignitaire en question s’en tienne aux dogmes de sa boîte, sans en rajouter une couche…

Hervé Novelli négationniste (de son propre passé)

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Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du commerce, des PME, du tourisme, de l’artisanat et des services va porter plainte contre France 3 Centre.

Le candidat en campagne pour l’investiture UMP aux régionales du Centre – opposé à Serge Lepeltier, refuse formellement que les médias évoquent son passé de militant d’extrême droite. Doivent également être passés sous silence ses liens avec la très puissante union des industries et métiers de la métallurgie (IUMM).

Selon Libération, France 3 Centre vient d’être accusé de diffamation à la suite d’un reportage diffusé dans l’édition du 19/20 du 18 mars 2009. «Ce sujet serait sorti un jour ou l’autre», explique le journaliste Xavier Naiz, auteur de l’enquête.

Avant la diffusion de ce reportage, l’avocat d’Hervé Novelli avait fait parvenir un courrier de mise en garde à la direction de France 3 Centre.

Jean-Marc Fedida, le conseil d’Hervé Novelli, précise que «sa fonction de ministre conduira la Garde des Sceaux à lancer elle-même la procédure». Rachida Dati devrait donc dans les prochains jours lancer la procédure pénale pour diffamation.

Le Parlement européen se prononce sur les tarifs des téléphones portables

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STRASBOURG (Reuters) – La commission de l’Industrie du Parlement européen s’est prononcée lundi en faveur du plafonnement des tarifs de gros du roaming pour les messages texte et le transfert de données ainsi que pour la facturation de ces services à la seconde dès la première seconde.

Outre le plafonnement du prix des messages et du transfert des données lorsqu’un consommateur voyage dans un pays tiers au sein de l’UE, le texte préparé par la commissaire en charge de la Société de l’information, Viviane Reding, prévoit une extension du plafonnement actuellement en vigueur sur le prix des appels vocaux.

Le texte sur lequel se sont entendus les Etats membres de l’UE en novembre prévoyait que ce plafonnement soit étendu jusqu’en juin 2013 mais la commission de l’Industrie a préféré fixer l’échéance à juin 2012.

Une nouveauté importante introduite par les eurodéputés consiste dans la facturation à la seconde dès la première seconde, alors que la Commission envisageait de n’appliquer cette règle qu’à partir de la 31e seconde.

Un accord final entre Parlement et Etats membres, qui co-décident sur ce dossier, est attendu en avril, à temps pour être appliqué dès cet été.

Les prix des communications en itinérance sur le territoire communautaire devraient s’établir de la manière suivante :

 

- Message texte : 0,11 euro (hors TVA) pour les prix de détail et 0,04 euro pour les prix de gros.

- Données : la proposition de la Commission européenne prévoyait un plafonnement à 1 euro par Mbit pour les prix de gros, sans consigne pour les prix de détail, mais la commission de l’Industrie s’est prononcée pour 0,50 euro par Mbit.

- Appels vocaux : depuis août 2008, le tarif s’établit à 0,43 euro la minute pour les appels émis et 0,19 euro la minute pour les appels reçus.

 

Dans un communiqué, Viviane Reding a qualifié ce vote de « très bonne nouvelle pour tous les consommateurs à travers l’Europe ».

« Compte tenu de la difficile situation économique actuelle, le Parlement a raison de vouloir renforcer le pouvoir d’achat des consommateurs européens avant l’été, ce qui les encouragera à utiliser encore plus leurs téléphones mobiles », a-t-elle dit.

Julien Toyer

 

Réactions citoyennes face au procès des Tibéri (Chat Libé’)

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Alors que se déroule le procès des époux Tiberi, lâchés chaque jour un peu plus par leurs affidés, Fabrice Tassel, journaliste au service Politiques de Libération, a répondu à vos questions.

 

Provoc. Pourquoi, selon vous, les « proches » des Tiberi à la mairie du Vème sont en train de les lâcher?

Fabrice Tassel.Le temps passe, les pressions du couple sont sans doute un peu moins fortes qu’au début de l’affaire, et surtout l’enquête judiciaire étant achevée, les témoins ont sans sans doute moins de craintes sur les risques pénaux qu’ils encourent eux-mêmes.

 

Tutu. Après toutes ces magouilles je ne comprends pas pourquoi les habitants du Vème ont quand même continué à voter Tiberi? Avez-vous une explication?
C’est l’illustration parfaite de l’efficacité de ce système: les électeurs, en plus de voter pour les Tiberi, se sont vu pour beaucoup d’entre eux « offrir » des accès à des logements, des places en crèche etc. Donc ces avantages matériels importants, a fortiori dans un arrondissement comme le Vè, ont tenu un fort lien entre les Tiberi et ces électeurs.

 

Paris. Comment se comporte le couple Tiberi au procès?
Le couple est très combatif, persuadé d’être innocent en dépit des accusations précises portées par certains anciens fonctionnaires de la mairie. Jean Tiberi est assez roué pour savoir qu’il n’encourt sans doute pas une lourde peine, et qu’en niant jusqu’au bout il risque un peu de prison avec sursis. Globalement le couple n’a jamais rien cédé. Il faut dire qu’ils savent très bien que dans d’autres arrondissements ou villes ces fraudes ont aussi été mises en oeuvre, mais que personne ne les a dénoncées, c’est la rançon de la gloire pour les Tiberi!

 

Jérôme. Pourquoi sont-ils à ce point impunis, après tant d’années ?
Vous avez parfaitement raison de pointer l’extrème lenteur de la Justice dans cette affaire. c’est à mon sens presqu’aussi grave que la fraude en elle-même. Car en travaillant si lentement la Justice a permis que Jean Tiberi se représente à des élections sans que le système qu’il avait mis en place ne soit proscrit. Or, même s’il ne s’agit que de criminalité de bureau, sans réelle « victime », ce sont à mon sens les fondements mêmes de la démocratie qui sont viciés par une fraude électorale. je ne m’explique donc pas pourquoi la Justice n’a pas réagi plus vite et plus fermement.

 

LePognonNaPaDodeur. Ces gens me dégoûtent, ils n’ont même pas le courage de reconnaître leurs actes. Pensez-vous que derrière tout ça, Jacques Chirac est en fait le grand marionnettiste?
Je ne pense pas que Jacques Chirac avait un rôle direct dans la fraude du Vè arrondissement. En revanche, et vous avez vu juste, il a été démontré que la fraude électorale a été institutionnalisée à Paris sous l’ère Chirac. L’an passé a eu lieu un autre procès concernant la fraude électorale dans le IIIè arrondissement: la méthode et les objectifs étaient les mêmes. De nombreux témoins ont expliqué que les ordres venaient directement du cabinet de Jacques Chirac. Il semble que Jean Tiberi ait parfaitement retenu et appliqué la leçon dans son propre fief.

 

Ravachefolle. Peut-on considérer que le « démantèlement » du « système Tiberi » n’a été rendu possible que par le changement de majorité politique à Paris? Et si oui, sommes-nous condamnés à voir le système « Pasqua-Balkany-Sarkozy » durer jusqu’à la fin des temps, sauf tremblement de terre ?
Heureusement, et ce malgré sa lenteur, la Justice s’était mise en marche avant le changement de majorité. Par ailleurs je vois mal Bertrand Delanoë insister auprès de la Justice pour que cette enquête pénale prospère. Plutôt que le système Balkany-Sarkozy, ce procès marque plutôt la fin de pratiques propres à une certaine chiraquie.

 

Lucie. Peut-on envisager que Jean Tiberi soit déclaré par le tribunal inéligible?
Je pense que oui. En fait c’est même le meilleur biais pour la Justice si elle veut se montrer sévère dans cette affaire. Il n’y aura pas de prison ferme, c’est certain, de la prison avec sursis les prévenus ne s’en préoccuperont pas beaucoup; ce genre d’affaire ne se traduit pas par de lourdes amendes; il ne reste donc qu’un moyen de vraiment marquer les esprit: rendre l’élu coupable de fraude électorale inéligible. Au fond c’est logique dans ce type de dossier.

 

Massachusetts. Si les époux Tiberi sont condamnés pour fraude et autre joyeuseté leur sera-t-il possible de faire appel pour suspendre leur sentence?
Bien sûr, et je dirais que c’est plutôt sain que notre système judiciaire permette à toute personne condamnée de faire appel d’un jugement, indépendamment de ce que l’on peut penser de cette affaire.

 

Newton. Est-ce que Jean Tiberi souffre de schizophrénie avec d’un côté un homme calme, sympathique et courtois et de l’autre un cerveau redoutable d’un système machiavélique pour conserver le pouvoir ?
Je ne pense pas que ce soit pathologique: comme beaucoup d’autres hommes politiques, Jean Tiberi manie le cynisme et le double langage avec aisance, c’est sans doute aussi ce qui explique sa longévité politique…

 

Alanking. Si la condamnation s’avérait plutôt sévère, serait-ce un message fort en direction des pratiques de l’actuelle présidence?

Je partage votre avis. Les faits ont beau être très anciens, ils sont à la base de tout fonctionnement démocratique, si on ne peut plus faire confiance dans le résultat des élections, que faire? Alors oui un message ferme serait un signal sain, surtout dans un climat où certaines pratiques politiques semblent laisser entendre que les loi s’appliquent un peu plus à l’égard de certains que d’autres….

 

Alanking. Et Chirac, du coup, une chance de le voir se présenter devant la justice, un jour ?
Peut-être….mais cela n’aura plus beaucoup de sens. Il est impliqué dans trois ou quatre dossiers judiciaires, dans lesquels il a été entendu par des juges. Logiquement cela devrait un jour se traduire pas un procès. Mais, comme dans l’affaire des faux-électeurs ces procès risquent d’arriver si longtemps après les faits que la portée pédagogique de la Justice sera très affaiblie.

Sarkozy face à l’impondérable

  On pourra voir dans cet incident une anecdote purement accessoire… Personnellement, j’y vois un comportement symptomatique du personnage. A noter, que Sarkozy terrifie tellement les équipes de tournage, que personne n’a eu le cran de le couper durant son discours !

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Source : L’Express

Le journaliste médias de L’Express, Renaud Revel, nous rapporte sur son blog un étonnant incident survenu le 18 février dernier, à l’Elysée, après que Nicolas Sarkozy eut organisé le fameux sommet social, et qui précédait sa déclaration diffusée dans les journaux télévisés de TF1 et France 2.

En effet, alors qu’il enregistre son intervention sur la situation sociale du pays, le réalisateur aux manettes ce soir-là – Gilles Amado, l’un des cracks du métier qui officie pour TF1 -, se rend compte que l’enregistrement n’est pas lancé et que le chef d’Etat parle dans le vide depuis plusieurs minutes…

Evidemment, panique générale dans la régie et à l’Elysée, où, Nicolas Sarkozy poursuit son discours, plein de convictions. Gilles Amado tente d’expliquer aux conseillers du président qu’il faut stopper l’enregistrement et recommencer, mais personne ne bouge, alors que Nicolas Sarkozy poursuit son élocution… dans le vide.

Finalement, un très courageux technicien se dévoue. Il avance vers le chef d’Etat, marchant sur des oeufs, et s’en va interrompre le président, toujours en train de déclamer… dans le vide, et lui apprend qu’il y a un petit soucis technique : de tout ce qu’il a dit, rien n’a été enregistré.

Avec la retenue qu’on lui connaît, Nicolas Sarkozy explose, pique un coup de sang de quelques instants et lâche, selon Le Point : « Démerdez-vous ! Je ne la refais pas ! »

Une fois calmé, il se résigne finalement à recommencer la prise. Pas d’autre choix, évidemment. Il est quasiment 20h lorsqu’il termine enfin la seconde prise qui sera la bonne. Les journaux télévisés de TF1 et France 2 auront bien du Sarko au menu !

Mais… l’incident n’en est naturellement pas resté là ! Que nenni ! Toujours au top de l’énervement, Nicolas Sarkozy, qui ne s’est toujours pas remis de cette erreur (humaine ? technique ?), appelle le soir même Jean-Claude Dassier, le patron de l’information de TF1, et lui demande « gentiment » des explications quant à la bourde de son équipe. D’après certaines sources, cet entretien fut bref, mais… très viril !

L’incident, confirmé par la chaîne, s’est finalement clos sur une lettre d’excuses envoyée à l’Elysée par Jean Claude Dassier et Nonce Paolini, le PDG de la chaîne.

Nicolas Sarkozy n’aime décidément pas connaître la panne… 

Hécatombe d’emplois

  Quelques chiffres, ami lecteur, pour ta réflexion personnelle :

  Entre 2005 et 2007, les constructeurs automobiles ont annoncé 10 000 suppressions d’emplois.

  Au cours du dernier mois, plus de 7000 emplois ont été perdus dans ce secteur. La crise touchant également les équipementiers, un effet boule de neige s’est amorcé… Décompte final lorsqu’on ramassera les morceaux.

  En février, les rangs des chômeurs officiels (très sous-évalués) comptaient 79 000 personnes supplémentaires. Le chiffre total officiel, vient de se porter à 2,38 millions.

Pour le plein emploi promis par Sarkozy (d’ailleurs, quitte à promettre des trucs pareils, autant annoncer également qu’on va mettre fin à toutes les guerres, dans le monde), il faudra probablement attendre son second mandat…

L’affaire Pérol, in extenso

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  Aaaaah… elle en aura fait, du bruit, cette nomination ! Pour résumer l’affaire Pérol, ami lecteur, on pourra rappeler que cette personne, proche de Nicolas Sarkozy et ancien officiant du groupe Rothschild, a été parachuté afin de coordonner la fusion des deux structures bancaires de la Caisse d’Epargne, et des Banques Populaires, sur fond de plongée de Natixis (banque de financement et d’investissement commune aux deux groupes).

  Le problème résidant dans le fait que monsieur Pérol a « oublié  » de soumettre sa nomination à la Commission de Déontologie. Illico, le voici donc accusé de prise illégale d’intérêts, et forcé à comparaître devant une Commission d’Enquête.

  Rappelons que la Commission d’Enquête est une sorte de tribunal composé d’élus, chargé d’entendre un politicien, mais ne disposant ni du pouvoir de le sanctionner, ni de celui de l’obliger à répondre à ses questions. Séparation des pouvoirs oblige. Ainsi, Lagardère, durant sa comparution, avait éludé l’une de ces interrogations par la désormais mythique réplique : « Je peux utiliser un Joker ? Je peux appeler un ami ? »

  François Pérol, quant à lui, a adopté il y a quelques jours une stratégie inverse : celle du petit enfant innocent que-c’est-pas-sa-faute-il-a-fait-ce-qu-on-lui-disait-de-faire-et-c’était-déjà-cassé-quand-il-est-arrivé. Le voici donc, répondant d’une voix plus douce que celle du juge Burgaud, aux demandes de ses inquisiteurs. Il commence par planter le décor, en rappelant les chutes des cours des actions des différentes structures bancaires, depuis la crise; un rappel non dénué d’intérêt, certes, mais justifiant le deuxième point de l’argumentaire du monsieur :

  « Nous étions dans l’urgence. » C’est pour ça, qu’il n’a pas pensé à prévenir la Commission de la Déontologie. Et lorsqu’il s’est rappelé que c’était obligatoire, le secrétaire général de l’Elysée lui a dit que non, en fait, ce n’était pas nécessaire. Et pour finir, François Pérol a suivi « les conseils » qu’on lui donnait (devinez qui a bien pu lui donner des instructions…), en se disant que si on lui assurait que ce n’était pas nécessaire, c’est bien que ça l’était.

  Techniquement, il a raison : la Commission de Déontologie, dans ce contexte, a été rendue facultative depuis quelques temps. Mais Jean-Marc Ayrault le coince : Pérol est un récidiviste ! Plusieurs années avant l’introduction de cette loi, l’expert-banquier avait déjà contourné la Commission, dans une affaire similaire ! Et là, pas d’excuse de crise-urgence-conseils-tout-ça-tout-ça.

  François Pérol se défend, à la manière de la droite : 

  1/Il exagère : « Je vous signale, au risque de vous décevoir, que je ne suis pas responsable de l’intégralité du secteur bancaire, en France »; Qui a dit cela, au juste ?

  2/ Il se rebiffe : « J’ai lu que j’étais « l’homme de Rothschild ». Eh bien, non ! J’ai peut-être travaillé pour Rothschild, mais cela ne fait pas de moi l’homme de ce groupe. » Le pauvre, on le diffame… trop dure, la vie… sortez les mouchoirs…

  3/ Il nie les conséquences de ses actes : en effet, François Pérol, auparavant conseiller de Sarkozy, n’a pas émis d’avis sur la situation bancaire DIRECTEMENT aux autorités compétentes.

  Explication : En gros, il n’a pas conseillé le Ministre des Finances, mais seulement le Président de la République, qui nomme le Premier Ministre, lui-même définissant les missions du Ministre des Finances.

  La pantomime se poursuit donc. Loin de moi l’idée de vouloir instruire à charge contre François Pérol : je n’oserais commettre un procès d’intention. Un détail m’a toutefois braqué, lors de cette audition – et a également éveillé la suspicion de nombre d’autres participants à cette Commission d’Enquête : le représentant de l’UMP, l’un des porte-parole du parti, ouvrant son speech par une critique sur le fait que cette procédure fut filmée, et ainsi, rendue publique.

  Une intervention tellement appuyée, et insultante, qu’elle est rapidement coupée par le Président de la Commission, appelant le porte-parole à diriger son intervention sur le fond du sujet. André Vallini, par la suite, déclare se trouver en contradiction avec cette remarque, jugeant qu’il n’y avait « rien à cacher » dans cette affaire.

  Visiblement, ce n’est pas du goût de certains… mais peut-être que le porte-parole de l’UMP, avant de se rendre à cette commission, avait reçu lui aussi des « conseils »…

  Suite au prochain épisode. En jeu : 2 années de prison. Suspens…

Jacques Séguéla et le sens de la vie

Source : Le Post

C’était le 13 février sur le plateau de Télé-Matin. Le publicitaire Jacques Séguéla était l’invité des 4 Vérités.

Le journaliste évoque le « bling bling« , le côté ostentatoire de Nicolas Sarkozy au début de son mandat. Alors, est-ce l’époque qui a changé ou est-ce que c’était une erreur de communication ?, lui demande le journaliste.

La réponse de Séguéla en dit long sur le personnage :

« Comment peut-on reprocher à un président d’avoir une Rolex ? Tout le monde a une Rolex. Si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ! »

 Alors à tout ceux qui ont 50 ans et pas de Rolex…

Sarkozy irrite les indepéndantistes québécois

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Source : Le Point.fr

(Pour faire bonne mesure, rappelons que Royal avait déclenché un scandale, lors de la campagne présidentielle, en soutenant involontairement le point de vue inverse)

Des responsables indépendantistes québécois ont réagi avec colère mardi à des propos jugés peu flatteurs pour eux de Nicolas Sarkozy, accusant le président français « d’ingérence » et de faire preuve d’une « ignorance crasse » du Québec.

« Je trouve que le président Sarkozy a manqué à la fois de dignité et de classe dans ses remarques », a déclaré le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe.

Il réagissait à une déclaration dans laquelle M. Sarkozy a répété son soutien à l’unité du Canada et donné, selon le quotidien québécois Le Soleil, une « gifle aux souverainistes (indépendantistes) ».

M. Sarkozy a tenu ces propos lundi en remettant les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur au Premier ministre québécois Jean Charest, lui-même partisan de l’unité du Canada.

Le président français a répudié la traditionnelle politique de « non-ingérence non indifférence » mise en place par la France après le célèbre « Vive le Québec libre » du général de Gaulle en 1967. « Ni-indifférence ni-ingérence qui a été la règle pendant des années, honnêtement ce n’est pas trop mon truc », a-t-il lancé.

M. Sarkozy, dont les propos ont eu un large écho au Canada, a répété que le Québec faisait partie de la « famille » alors que les Canadiens sont des « amis » et il s’est à nouveau prononcé en faveur de l’unité canadienne, comme il l’avait fait en marge du sommet de la Francophonie en octobre dernier à Québec.

Le président a en outre eu des mots jugés très durs par la presse québécoise contre les indépendantistes, sans toutefois les nommer, parlant de « sectarisme » et « d’enfermement sur soi-même ». « Si notre identité est forte, on n’a pas besoin d’être agressif », a-t-il souligné.

Un quotidien québécois lui avait fait dire à tort « on n’a pas besoin d’être imbécile, on n’a pas besoin d’être agressif », mais M. Sarkozy a seulement répété: « on n’a pas besoin d’être agressif » à deux reprises selon une transcription officielle de ses propos. Le quotidien a publié un erratum mercredi.

« Nous ne haïssons pas le Canada », a répliqué M. Duceppe, qui dirige un parti représentant les intérêts du Québec au parlement fédéral d’Ottawa, se demandant pourquoi, si la souveraineté est bonne pour la France ou le Canada, elle serait « si mauvaise pour les Québécois ».

« Si c’est de nous qu’il parle, je pense qu’il étale de façon éloquente son ignorance crasse de la situation québécoise », a-t-il dit avant d’ajouter: « M. Sarkozy a choisi son camp, il n’est pas indifférent. Il s’ingère ».

« Je crois que le président Sarkozy fait la preuve de sa méconnaissance profonde du Québec », a aussi estimé Louise Beaudoin, ancienne ministre et porte-parole pour les relations internationales du Parti québécois, formation cousine du Bloc, actuellement dans l’opposition dans la province francophone.

Le Premier ministre canadien Stephen Harper a lui aussi évoqué les propos du président en répliquant à M. Duceppe qui lui posait une question au parlement: « C’est bien là le sectarisme dont parle M. Sarkozy ».

Le Québec a connu deux référendums sur la question de son indépendance, en 1980 et 1995. La seconde fois, les Québécois n’avaient rejeté que de justesse l’option indépendantiste. Mais le soutien à l’indépendance a fléchi depuis.

Selon un sondage fin janvier, 43% des Québécois sont actuellement favorables à l’indépendance de la province francophone et 57% contre.

par Philippe Sauvagnargues

Liberté d’expression, libertés informatiques, et presse gratuite (un mauvais cocktail)

Source : Libération

A-t-on le droit de critiquer la RATP dans Direct matin plus, le gratuit distribué dans le métro, suite à un accord entre Bolloré, l’éditeur du journal, et la Régie ? Visiblement, c’est un peu délicat.

Mercredi, ainsi que le raconte Rue89, un article consacré au passe Navigo, qui a succédé à la carte Orange, a été remplacé par une pleine page de pub, alors que le papier était déjà mis en page et titré. L’article, comme plusieurs autres chaque jour dans Direct matin plus, est le fruit d’un partenariat avec le Monde, qui fournit des textes clés en main au gratuit de Bolloré.

Dans le papier en question, l’auteur, Eric Nunès, relaie les critiques, notamment émises par la Cnil , sur le passe Navigo – ce mouchard numérique permettant de tracer les parcours des voyageurs et d’utiliser leurs données personnelles. Mais jeudi, couic, plus de papier. «J’ai été prévenu que la page était retirée, indique Olivier Biffaud, rédacteur en chef à Direct matin plus, en charge des relations avec le Monde et seul à accepter de s’exprimer. Ils ont considéré que le papier était à charge et je déplore ce retrait.» La charte, signée entre le Monde et Bolloré, stipule que le second n’a pas le droit de toucher au moindre mot dans les articles du premier, mais qu’il peut retirer les papiers. Selon Olivier Biffaud, un nouvel article sur les dérives possibles du Navigo devrait être publié cette semaine. Moins à charge ?

De son côté, la Société des rédacteurs du Monde doit aborder le sujet, aujourd’hui, avec sa direction. Déjà, en juin 2007, un article issu de Courrier international (filiale du Monde) et racontant les déboires de musiciens roms avec la police, avait été trappé au motif, avait alors vitupéré Bolloré, qu’«on ne peut pas parler de la sorte de la police française».

Finalement, après que la censure eut été rendue publique, le papier en question avait été publié, accompagné de deux précisions, l’une de Courrier international justifiant la parution de l’article, l’autre de Bolloré dénonçant son caractère«outrancier».

Signez le pacte des libertés numériques !

Bonjour, 

Vous avez déjà échangé des œuvres? Vous avez déjà téléchargé des films, des tubes, mais aussi des œuvres rares, oubliées ou tombées dans le domaine public? Si tel est le cas, la loi Hadopi va bientôt faire de vous un PIRATE

Mais si, comme nous, et comme des millions d’autres citoyens en France, vous pensez qu’il est grand temps de reconnaître ces pratiques d’échange comme inscrites dans la révolution numérique, si vous partagez la conviction qu’Internet nous offre de nouveaux espaces de liberté, et qu’il faut les protéger, nous vous invitons à découvrir et signer le Pacte pour les Libertés numériques en cliquant ici : http://reseaudespirates.net/

Pourquoi signer dès aujourd’hui et rejoindre la communauté des pirates? Parce que, dans moins de 4 jours, le débat sur la loi Création & Internet (Hadopi) reprend à l’Assemblée. Le Pacte totalise à ce jour 8000 signatures. Nous pouvons faire mieux, et atteindre 100 000 signataires dans le week-end! Cliquez ici : http://reseaudespirates.net/?q=/user/register

Au delà de l’actualité  de la loi Hadopi, l’ambition du Pacte est de faire des libertés numériques un élément clé de la campagne des élections européennes de juin prochain… et, plus largement, du débat public, comme Nicolas Hulot l’avait fait pour l’écologie. 

Défendons les libertés numériques : prenez le parti des pirates! http://reseaudespirates.net/?q=/user/register

 

Le réseau des pirates 

 

Ils nous soutiennent : Lepost.fr, Numerama, L’hebdomadaire Vendredi, Agoravox

Et de nombreux signataires, visibles sur le site.

Un internaute dresse l’historique des conflits salariaux en Guadeloupe

A l’heure où le LKP guadeloupéen semble avoir pu imposer ses revendications – à l’issue d’un mouvement social d’un mois et demi faisant déjà suite à des grèves rapportées entre ces pages – et en attendant que l’incendie ne se propage à la métropole, il me semble tout-à-fait opportun d’extraire ce commentaire. Il détaille l’historique des précédents conflits sur l’île, et permet de se rendre compte que ces problèmes ne datent pas d’hier… en espérant qu’ils seront résolus, demain :

 

Il y a quarante ans… Mai 1967… Des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 2,5%. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 87 morts et des centaines de blessés, de nombreuses arrestations, emprisonnements, inculpations pour… atteinte à l’intégrité du territoire national !

En février 1952, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 4 morts et 14 blessés.

En février 1930, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 3 morts.

En février et mars 1910, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 2 francs pour les hommes, 1,50 francs pour les femmes, et 1,25 francs pour les enfants. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 4 morts, 12 blessés et de nombreuses arrestations.

En Février 2009, un siècle plus tard, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 200 euros sur les bas salaires. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées…

Un siècle, qu’inlassablement nous revendiquons ce à quoi nous avons droit ! Un siècle, qu’on nous vole et qu’on nous humilie !

 

Un siècle d’exploitation outrancière, un siècle de « PWOFITASION ».

Alors diffusez ce message à tous vos contacts, à travers le monde entier, afin que notre insularité ne fasse pas obstacle à la proclamation de la vérité !!!

Dites leur que cela fait un siècle que cela dure, que cela fait un siècle qu’il y a des magouilles, que cela fait un siècle que les lois ou arrêtés appuyant et justifiant nos revendications sont bafoués !

 

Dites leur que notre courage n’est plus à démontrer et que nous irons jusqu’au bout, en faisant preuve de CALME et de DETERMINATION !!!

Dites-leur que le 27 mai 1848, nous sommes devenus des hommes, que ce jour – là, en gagnant notre liberté, nous avons gagné le droit au RESPECT et à la DIGNITE auquel à droit tout être humain !

Dites-leur que, aujourd’hui, un peu plus qu’hier, nous sommes FIER(ES) D’ETRE GUADELOUPEEN(NE)S !

Un avis d’un internaute, résistant oenologue

Confondre « répression de l’alcoolisme » et « Vin » c’est comme confondre « répression de la prostitution » et « Amour ».

Peut-être y a t-il 12,5% de prostitution dans l’amour… en ce cas je plains Mme Bachelot pour sa piètre opinion de l’espèce humaine. Il faut résister : tous à ALBAS (Lot) le 23 mai 2009 pour la Fête du Vin de Cahors (à déguster avec modération*). 9 vins à déguster, 18 groupes de musique, 15 € l’entrée.

Programme en PDF sur demande au 0565221910

Luttons!

* selon les termes de la loi Évin, un autre grand humaniste! »

Méfiez vous, c’est un pauvre! » nous prévenait Bernanos en 1933 à propos d’Hitler.

« Méfiez-vous, ce sont des pauvres d’esprit! » peut-on dire aujourd’hui à propos de ces liberticides…

 

Ce commentaire a été déposé sur l’article : http://jrdf.unblog.fr/2008/12/09/lump-veut-interdire-les-degustations-de-vin/

Je réponds à cet internaute : Comme je le laissais présumer dans mon post originel, avec une pointe d’humour évidemment, mais pas seulement, s’il y a bien une chose qui peut pousser des français à la révolte, c’est qu’on touche à leur alcool ! Bon, qu’on ne le prenne pas mal, c’est une boutade, cependant je pense que les français sont attachés au confort de leur mode de vie, et que celui qui s’avise de venir un peu trop les encadrer est bien mal avisé…

Un avis d’un internaute, à propos de l’occupation des locaux de la CGT par un collectif de sans-papiers

« En lisant et relisant le communiqué de la CA, il est difficile de lire que les syndicats, par le biais de la CA, vont procéder à l’expulsion des sans papiers qui occupent la Bourse du Travail. Ce sont des propos malhonnêtes de la part des soutiens ainsi que des responsables des sans papiers. Il n’est nullement cité que la CA et les syndicats vont faire expulser les occupants. Arretez de faire circuler des propos aussi peu fiables… Je ne suis pas contre les sans papiers, mais contre leur occupation… la Bourse du Travail n’est pas un lieu d’occupation, mais un lieu ou plutôt un outil pour les salariés, et aujourd’hui cet outil ne sert pas la cause des salariés, par l’occupation elle ne peut apporter aucun soutien réel, l’occupation n’apporte aucune solution, le gouvernement ce fout complètement de cette situation et préfère laisser pourrir les choses. Cette occupation ne sert en rien la cause des sans papiers, elle fait au contraire mourir cette cause. Le mouvement des sans papiers n’est plus crédible… l’isolement des sans papiers en est la preuve…

 

L’occupation empêche des salariés des syndicats d’exercer leur métier, mais surtout empêche les syndicats de travailler et de pouvoir apporter leur aide. Arrêtez de critiquer les syndicats, ce sont encore eux qui vous aident le plus… et de plus certain des responsables des sans papiers se servent de cette occupation pour soudoyer de l’argent à de pauvres sans papiers qui eux n’ont vraiment rien… est ce normal ? Non. Alors il serait vraiment temps que cette occupation s’arrête, car aucune possibilité ne peut en ressortir. Allez plutôt voir se qui se passe dans les préfectures, peut-être que vous arriverez a comprendre que les dossiers ne sont pas bloqués par les syndicat mais bel et bien par les préfectures. Arrêtez de faire croire que se sont les syndicats qui ont été achetés par le gouvernement… Je pense que certains responsables des sans papiers sont mieux placé pour savoir réellement qui sont les responsables de ce bloquage. Trop d’abus a fait tout simplement pourrir votre cause… »

 

 

Je réponds à cet internaute, sur ce sujet :

 

Pour mémoire, l’article auquel vous faîtes référence est le suivant :

http://jrdf.unblog.fr/2009/01/14/sans-papiers-de-la-bourse-du-travail-divisions-et-enlisement

 

Je rappelle que ce post est une transcription d’un article paru dans Libération. Pour ce qui est de mon avis sur cette question, je l’ai exprimé en tête de cet article. Je suis loin de penser que les syndicats, en France, sont tous corrompus… Qu’il y en ait, qu’il y ait des dysfonctionnements, des guerres de chapelles, ou tout simplement les dérives liées au fait que moins de 10% des salariés français fussent syndiqués, sont des éléments dont on doit tenir compte. Mais je ne me prête pas au jeu du « tous pourris »; au contraire, si la situation était aussi simple, je pense que nous y verrions tous beaucoup plus clair.

 

Par rapport à cette occupation, je suis surpris qu’on me taxe de jeter la pierre aux syndicats, car j’ai essayé de rapporter leur point de vue. En gros : Ils sont déjà bien gentils d’héberger les sans-papiers, il faut quand même prendre en compte le dérangement causé par ces personnes. Je ne puis trancher entre les deux partis, si tant est qu’ils fussent vraiment antagonistes d’ailleurs, par rapport à une situation aussi épineuse.