posts dans la catégorie 'Europe, ton univers impitoyable'


ACTION !

  Ami lecteur,

  J’ai vécu ces dernières années à tes côtés, m’informant, recoupant, m’attristant et ouvrant ma grande gueule sur ces pages virtuelles.

  Cela ne me suffit plus, maintenant. Je ne veux plus me contenter de critiquer, je veux agir ! La famine frappe, les Etats se perdent dans la spirale de l’endettement, l’Union Européenne coupe ses aides aux démunis, et surtout, la monde connait actuellement un sursaut de liberté que je ne peux pas laisser passer.

  J’ai donc créé mon parti politique, l’Alliance Confortiste Française, afin de reprendre en main l’économie et la politique par la création d’entreprises éthiques (nous avons une Charte), puis par la promotion de nos idéaux à travers le processus démocratique. Afin que ce monde connaisse une hausse globale du niveau de vie. Afin que personne ne meure de faim. Afin de construire des logements pour tous. Entre autres choses.

  Voilà, trois semaines que le blog de l’ACF est lancé et déjà des retours positifs… c’est encourageant. Voici son URL : acf.revolublog.com

  Je compte y consacrer mon temps, et peut-être revenir sur ce blog lorsque le bébé pourra marcher tout seul. Quoiqu’il en soit, le JRDF reste en ligne. Merci, merci, merci encore pour ces centaines de milliers de connexions, ces milliers de commentaires, ces messages, merci, ami lecteur, d’exister et de nous avoir soutenu. Ce n’est pas un au revoir. C’est un appel ! L’heure est venue, pour nous, d’entrer dans le concret, et de montrer à ces saloperies de pillards et de mafieux qui dirigent maintenant la majorité de l’économie mondiale, et à leurs pions politiques, que le peuple peut penser et s’organiser. Oui, ça fait un peu anar, et alors, hein ? Plus sérieusement, l’ACF est proche du PS et on souhaite à Hollande – s’il se révèle intègre – tout le bonheur du monde dans ses projets présidentiels. Le règne de Sarkozy a encore fait monter la puissance des forces de l’argent.

  Eh bien, récupérons l’argent ! Récupérons le commerce ! Récupérons la politique ! Pour la démocratie, pour un meilleur partage des richesses, et pour un monde plus confortable !

  Salutations !

Le sort des enfants clandestins en France

Source : Libération. Par Marie Piquemal :

L’ONG Human rights watch interpelle sur la situation des mineurs étrangers arrivant seuls en France, et retenus dans la zone d’attente de l’aéroport, sans réelle protection.

«Perdus en zone d’attente». Dans un rapport publié ce jeudi (télécharger en pdf ici), l’ONG Human Rights Watch (HRW) alerte sur la situation des mineurs étrangers qui débarquent seuls à l’aéroport de Roissy à Paris et qui se voient refuser l’entrée en France.

Ils se retrouvent alors dans ce qu’on appelle la zone d’attente, enfermés au milieu d’adultes, sans protection particulière. «Ils sont traités comme n’importe quel immigré clandestin, et non comme des enfants. Ils peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine ou dans un pays de transit n’importe quand», explique Simone Troller, auteure de cette étude.

Elle s’insurge contre l’existence même de ces zones d’attente, «fiction juridique permettant à la France de traiter des personnes qui se trouvent physiquement sur son territoire comme si elles étaient à l’extérieur du pays.» Autrement dit, les mineurs isolés qui se retrouvent dans ces zones d’attente aéroportuaires sont soumis à un régime judiciaire très différent (bien moins protecteur) de celui des enfants étrangers qui sont «sur le territoire français».

Contrairement à ce que l’on croit, la zone d’attente ne se limite pas à un centre d’hébergement situé à l’intérieur de l’aéroport. «Vous pouvez aller dans un hôpital, un hôtel ou un tribunal situé à 20 km de l’aéroport sans être considéré d’un point de vue légal comme entré dans le territoire!»

 

«Je n’ai pas pu aller aux toilettes»

 

«La France, comme tout Etat souverain, a le droit de contrôler ses frontières, là n’est pas la question. Mais, elle ne peut pas, au nom de ces contrôles, mettre en danger des enfants!», s’indigne Simone Troller qui rappelle qu’en conservant ces zones d’attentes, la France viole les conventions internationales et en particulier le droit des enfants.

Sur le fond, le rapport d’HRW ne révèle rien de nouveau. La situation des mineurs étrangers isolés, arrivant dans les zones d’attentes, est régulièrement pointée du doigt par des associations de terrain comme l’Anafe, l’association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers.

En revanche, ce nouveau rapport a le mérite de mettre en avant des témoignages d’enfants, particulièrement éclairants. Une jeune fille de 16 ans: «D’abord, ils m’ont enfermée à clé dans une pièce. Il y avait plusieurs personnes, y compris des hommes, peut-être 8 ou 10 au total. J’ai essayé d’appeler la police pour aller aux toilettes mais il n’y avait personne. Je n’ai pas pu aller aux toilettes.»

 

«Nous n’avons pas compris que nous étions en France»

 

Les enfants interrogés se plaignent des menaces et humiliations récurrentes. La police aux frontières les menotteraient fréquemment, et les soumettraient à des fouilles corporelles. Selon HRW, la police contraindrait les enfants, y compris les très jeunes (tout juste six ans), à signer des papiers qu’ils ne sont pas en mesure de comprendre. «Le policier nous a simplement demandé de signer ici, ici et ici. C’est ce qu’on a fait. On avait peur et on a signé. La police ne nous a rien expliqué… On a à peine vu ce qu’on a signé…», témoignent Najib B. et Mohamed A.

Ils racontent encore: «Quand nous sommes arrivés à l’aéroport de Roissy, le passeur nous a dit d’attendre. Nous n’avons pas compris que nous étions en France. Le passeur nous a laissés là, et n’est pas revenu. Nous avons attendu jusqu’à 4 heures du matin puis nous sommes allés voir la police. La police nous a dit de nous asseoir sur des chaises et d’attendre. Nous avons attendu deux jours.»

Selon la police, 1.092 mineurs étrangers auraient ainsi atterri, seuls, à l’aéroport de Roissy en 2008. Human Rights Watch parle de 1.002. Le chiffre est sujet à interprétation pour une raison simple : «il n’existe pas de test fiable pour définir l’âge d’un enfant. Les test actuels (à partir du poids, la taille, et d’une radiographie osseuse) comportent une marge d’erreur de cinq ans.»

Enfin, dernier problème soulevé par l’ONG: que deviennent ces enfants? La durée maximale de placement dans la zone d’attente est de 20 jours. Au delà, s’ils n’obtiennent pas de permission d’«entrer» dans le territoire, ils sont expulsés. «Mais rien ne garantit que ces enfants retrouveront leur famille, ou même leur pays d’origine. On a eu par exemple le cas d’un enfant tchadien renvoyé en Egypte parce que c’était le dernier pays où il avait fait escale…», conclut Simone Troller.

Les voyageurs de Calais (ont les doigts brûlés)

Source : Canard Enchaîné

Besson « éradique » les « jungles » du Nord, mais ne sait que faire de leurs habitants.

Le grand squat de Calais s’était déjà vidé quand les 600 CRS sont arrivés, le 22 septembre à l’aube. Il y avait même plus de journalistes que de migrants, qui, par centaines, se sont éparpillés un peu partout. A Paris, gare de l’Est, ou planqués ailleurs sur la côte. On se croirait fin 2002, quand, sous les hourras de Jack Lang, Sarko fermait l’immense centre de Sangatte. « Problème réglé ! », se vantait-il. Quel visionnaire…

La semaine passée, le ministre de l’Immigration a fait exprès d’annoncer « l’éradication » à l’avance, « pour que les gens filent avant qu’on les attrape », a-t-il laissé filtrer. Il ne voualit, en effet, voir « ni grandes rafles ni chasse à l’homme ». Quelle humanité ! La preuve, Kouchner a applaudi. en fait, Besson savait très bien que des arrestations massives d’Afghans, Irakiens, Erythréens, Ethiopiens… ne serviraient qu’à montrer sa ridicule impuissance. impossible de tous les emprisonner, de tous les juger, et, surtout, impossible de les renvoyer dans leur pays en guerre…

ABSURDE

Dans l’histoire, tout est absurde. Et Besson orchestre ses coups : à gauche pour le refus des tests ADN ; à droite pour l’éradication des « jungles », justifiée, selon lui, par la traque aux passeurs, « qui ont supplanté, dans le monde, les trafiquants de drogue et d’armes ». Une lutte « sans merci ». Prouvée, ces dernières semaines, dans un campement de Vietnamiens à Angres, attaqué par des mafieux. Résultat ? Les passeurs ont disparu, la police a détruit le camp et arrêté les Vietnamiens. « Ensuite les policiers ont demandé aux bénévoles de venir les reprendre, ils ne savaient qu’en faire », raconte Lily, la présidente de Terre d’Errance, l’association de Norrent-Fontes qui veille sur une trentaine de migrants et compte des tas de gens : retraités ou jeunes, curés ou infirmiers, profs ou chômeurs…

« Entrez ! Un café ? Un thé ? », invite un Erythréen à Norrent-Fontes. Voilà donc ce que Besson va démolir : quatre marches qui descendes du talus vers une suite de cahutes, « résistantes à la pluie », faites de charpentes soutenant des bâches bleues. Au « salon », on s’affale sur un vieux canapé, des fauteuils ou des chaises. Au « mur », un tapis, une icône, des croix de Jésus, une peinture, des placards en larges lattes de pin. Très tendance. A terre, du lino coloré de chambre d’enfant. Une gazinière… Derrière, en enfilade, les « chambres ». Matelas en hauteur, posés sur des palettes de chantier. Une des plus belles « jungles » de la région sera-t-elle « éradiquée » ? Le maire a prévu, en cas de malheur, d’ouvrir une salle. Et, en une semaine, le camp s’est vidé de 17 personnes, passées en Angleterre. « C’est beaucoup plus facile en ce moment, on dirait qu’ils ont relâché les contrôles », remarque Lily.

DOIGTS CRAMES

En attendant, assis sur des bancs au soleil, les habitants de la « jungle » partagent pain, sauce tomate et piment. Leurs doigts sont lisses, leurs paumes aussi. Empreintes effacées, brûlées. C’est à ce prix qu’on évite le renvoi prévu par les accords de Dublin, dans le pays d’Europe où l’on est déjà passé et fiché. Certains « dublinisés » ont ainsi trois, quatre, cinq allers-retours entre la Grèce ou l’Italie et la France.

La technique de gommage est simple : « En Libye, on les a cramés sur du plastique, rapporte un Ethiopien, mais ça colle et ça pue, les flics de Kadhafi l’ont senti tout de suite et nous ont battus ! » Mieux vaut poser ses mains sur un feu de bois ou sur du fer chauffé. Cicatrisation assurée en deux semaines…

L’autre jour, Lily a prévenu un ami : « Bientôt, ils prendront les empreintes des pieds… » – Je brûlerai mes pieds ! – Ils prendront ton oreille, c’est unique aussi… – Je les couperai. » Lily hausse les épaules. « Ils ont traversé des continents, ils sont courageux, on devrait les accueillir à bras ouverts ! Tout ça est minable ! » Mais Besson est grandiose.

par Dominique Simonnot.

La Politique Agricole Commune, un jackpot pour les industriels !

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Source : Courrier International – par Doreen Carvajal et Stephen Castle

Etonnant mais vrai : les plus gros bénéficiaires de la PAC sont aujourd’hui les géants de l’agroalimentaire… ou même les entreprises de BTP !

  Arids Roma est une dynamique entreprise de BTP catalane qui construit des routes et produit des montagnes de gravier. Pourtant, en 2008, elle a perçu 1,59 million d’euros en subventions agricoles de l’Union Européenne. Le programme communautaire d’aide à l’agriculture est le plus généreux au monde : l’an dernier, il a distribué plus de 50 milliards d’ueros – et pas seulement aux paysans. C’est au titre de sa contribution au développement rural qu’Arids profite de ses largesses. De l’argent bien dépensé, si l’on en croit le gouvernement régional de la Catalogne, qui a demandé ces fonds à l’Europe avant de les transférer à la firme. « Les routes goudronnées qui relient les villages facilitent la mobilité des tracteurs », justifie Georgina Pol Borràs, porte-parole du gouvernement régional. Cette année, pour la première fois, chacun des vingt-sept Etats membres de l’UE était tenu de divulguer sur Internet [http://ec.europa.eu/agriculture/funding/index_fr.htm] – NDLR : après vérification, le site demande, en premier lieu, de renseigner exactement les coordonnées de l’entreprise visée, et ne semble pas fonctionner de toute manière, en France ! -le nom de tous les bénéficiaires de ces aides.

  L’analyse par The New York Times et l’International Herald Tribune des données diffusées par les principaux pays permet de se faire une idée précise des bénéficiaires. Elle montre aussi à quel point le programme a évolué au fil du temps, bien au-delà des objectifs initiaux qui étaient d’accroître la production alimentaire et d »aider les agriculteurs à faire face aux fluctuations du marché, pour mettre davantage l’accent sur le développement rural. Cette évolution s’est accompagnée d’une décentralisation du système, les Etats disposant d’une plus grande marge de manoeuvre pour attribuer les subventions.

  Si les propriétaires fonciers et les agriculteurs se taille toujours la part du lion, avec 37,5 milliards d’euros au total, plusieurs centaines de millions sont allés à des particuliers et à des entreprises qui n’ont pas grand-chose , voire rien à voir avec l’agriculture stricto sensu. Les grands gagnants sont des multinationales comme les conglomérats de l’agroalimentaire, les producteurs de sucre et les distillateurs.

  En France, c’est le groupe Doux, numéro un européen de la volaille, qui a décroché le jackpot avec 62,8 millions d’euos, suivi par une dizaine de sucriers qui ensemble ont engrangé plus de 103 millions d’euros. Le premier exploitant agricole figurant sur la liste est la bannaneraie guadeloupéenne Bois Debout, avec 4,22 millions d’euros.

  Les groupes sucriers ne gèrent pas d’exploitations agricoles et Doux laisse à des milliers de sous-traitants le soin d’élever des poulets. Mais ils ont droit aux restitutions agricoles à l’exportation, remboursements destinés à combler l’écart, pour un produit, entre le prix européen et le prix mondial plus bas. C’est ainsi que le confiseur allemand Haribo a encaissé 332 000 Euros pour le sucre entrant dans la fabrication de ses oursons gélifiés, ou que la société vénitienne Ligabue, spécialisée dans la fourniture de repas aux transporteurs aériens et aux compagnies de luxe, a obtenu 148 000 euros pour les sachets de sucre et de lait en poudre qu’elle a « exportés » dans les estomacs des passagers voyageant hors de l’UE.

  Finalement, estiment les responsables européens, ces subventions profitent aux paysans locaux, puisque sans elles, les entreprises auraient acheté ailleurs des produits agricoles moins chers. Mais les remboursements créent d’énormes distorsions dans le commerce international, en tirant les prix mondiaux à la baisse et en court-circuitant les paysans pauvres des pays tiers, qui voient leurs revenus baisser. C’est une autre forme de soutien des prix, vestige d’un système qui encourageait la surproduction alimentaire, et auquel les autorités européennes espèrent mettre fin à l’horizon 2013.

  Les fonctionnaires européens assurent pour leur part avoir simplement adapté le modèle initial pour soutenir toutes les formes d’agriculture moderne. « Le développement rural ne se limite pas aux exploitations agricoles, il faut également prendre en compte les projets écologiques et soutenir l’économie rurale », plaide Michael Mann, porte-parole de la Commission européenne. « Aussi est-il pleinement justifié de rétribuer des sociétés non agricoles pour un projet générateur d’emplois et de prospérité en zones rurales. »

  Les subventions agricoles représentent un outil économique controversé, une vache sacrée pour la classe politique aux Etats-Unis et en Europe. Bruxelles y consacre 53 milliards d’euros par an, soit plus de la moitié de son budget annuel et quatre fois plus que l’aide totale accordée par Washington aux agriculteurs américains. Elles coûtent à chacun de ses citoyens environ 110 euros par an, selon les calculs de Bruxelles. L’enveloppe est alimentée par les droits de douane, la TVA et une contribution fournie par chaque Etat-membre en fonction de sa richesse. « Les ménages payent deux fois pour leur alimentation », résume Stefan Tangermann, économiste [de l'OCDE] spécialisé da&ns l’agriculture. « Ils paient d’abord plus cher dans les magasins, puis ils sont soumis à des taxes qui financent les subventions. »

  L’Europe renonce peu à peu aux mesures de soutien mises en place dans les années 1960, lorsqu’il fallait accroître l’offre alimentaire et aider des régions agricoles qui se relevaient  à peine des ravages de la Seconde Guerre Mondiale. De réforme en réforme, elle a cessé de lier les subventions à la production, une pratique qui avait engendré des montagnes d’excédents dans les années 1980. Désormais, c’est la surface cultivée qui est prise en compte, et non plus le volume des récoltes.

   Par ailleurs, une part plus importante des fonds est destinée à un plan de développement rural qui a distribué 8,5 milliards d’euros en 2008, en fonction des axes de développementfixés par les directives européennes : agriculture biologique, agrotourisme, infrastructures, énergies renouvelables et activités rurales. Dans ce cadre, les gouvernements nationaux sont pratiquement libres de choisir les bénéficiaires  des aides. C’est ainsi qu’un producteur de gravier comme Arids a pu prétendre à des subventions, ou que le fournisseur espagnol d’électricité Endesa a touché 460 000 Euros pour l’installation de lignes électriques.

  Aussi critiquée soit-elle par des économistes et des dirigeants politiques, cette prodigalité a aussi ses défenseurs. David Blandford, professeur d’économie agricole à l’université d’Etat de Pennsylvanie, aux Etats-Unis, loue la sagesse de la PAC, y compris lorsqu’elle subventionne la construction de routes. « L’essentiel, souligne-t-il, c’est de soutenir l’économie. Dans nombre de zones rurales, l’avenir de l’agriculture et la situation des paysans dépendant en réalité de l’économie dans son ensemble. »

  Si aujourd’hui, la plus grosse part du gâteau va toujours aux paiements directs pour les terres agricoles, cette catégorie de subventions fait elle aussi l’objet de controverses. Du moment que la terre est entretenue dans le respect des normes environnementales, elle ouvre droit à une subvention, même si elle n’est pas exploitée. Il suffit d’en être propriétaire. Plus on est riches, plus les aides sont donc conséquentes. Ainsi la Reine d’Angleterre a -t-elle perçu 473500 livres sterling [550000 euros] pour son domaine de Sandringham, propriété de plus de 8000 hectares qui appartient à la famille royale depuis 1862. Le prince Alberrt de Monaco a quant à lui reçu 507972 eurospour ses champs de blé en France. A titre de comparaison, un petit paysan roumain a touché 400 euros en moyenne.

  Les multinationales, qui peuvent récupérer de l’argent dans tous les pays où elles sont implantées, tirent également fort bien leur épingle du jeu. Par exemple, le géant américain de l’agroalimentaire Cargill, dont le chiffre d’affaires a atteint 120 milliards d’euros en 2008, a collecté au moins 10,5 millions d’euros dans huit Etats membres de l’UE.

  Par souci d’équité, certains économistes suggèrent de fixer un seuilau-delà duquel les particuliers comme les entreprises ne seraient plus éligibles aux aides. « Si l’objection est de fournir un complément de revenu agricole, il faut réserver les subventions aux plus modestes, que ce soit en fonction des revenus ou des bénéfices imposables », avance Catherine Moreddu, économiste de l’OCDE. « Mais, pour l’heure, on en est loin. »

Augmentation programmée (et dissimulée) des tarifs EDF

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Source : http://www.lesmotsontunsens.com/augmentation-tarifs-edf-petits-arrangements-chiffres-5176

Il y a un mois, le pédégé d’EDF Pierre Gadonneix réclamait une augmentation de 20% des tarifs de l’électricité, sur une période de 3 à 5 ans. Devant la levée de boucliers, la ministre de l’économie a courageusement tapé du poing sur la table. Résultat : une hausse « raisonnable » de 1,9% pour les particuliers et 2,3% en moyenne. C’est mieux. C’est mieux ? Pas vraiment…

D’où vient cette moyenne claironnée de 2,3% ? Nul ne sait. L’augmentation annoncée est de 1,9% pour le tarif bleu (particuliers et petits professionnels), de 4% pour le tarif jaune (pme-pmi) et de 5% pour le tarif vert (grandes entreprises). En tenant compte des volumes consommés par les abonnés aux différents tarifs réglementés, on obtient une hausse moyenne de +2.8% en 2009, contre +3.8% en 2008. L’augmentation baisse. Alors, de quoi se plaint le peuple ? Le hic, c’est qu’en 2008, l’inflation était de 2,8%, tandis qu’en 2009, elle sera à peine positive.

 

Pas si loin des 20% !

 

La charte de service public signée en 2005 entre l’Etat et EDF stipulait pourtant que les hausses ne devaient pas dépasser l’inflation. Qu’à cela ne tienne, cette charte, le gouvernement s’en moque comme de son premier service public. L’important est ailleurs : les retombées pour EDF sont comprises entre 500 millions et un milliard d’euros. Et pour l’Etat : entre 100 et 200 millions d’euros en TVA et à peine moins en dividendes. Non négligeable en période de disette, et pas si loin des 20% sur cinq ans ! Surtout que sur les quatre dernières années, les PME ont vu leur addition s’envoler de 14 % et les grandes entreprises de 17%. Finalement, les demandes de Pierre Gadonneix n’étaient pas si absurdes qu’on a bien voulu le laisser croire. « Quand on veut des étoiles, on demande la lune » avait commenté Christine Lagarde. Et quand on a la lune, on fait quoi ?

 

Opacité du système de calcul

 

D’autre part, les chiffres généralement annoncés dans la presse sont absurdes. Au moins autant que le nouveau système de calcul. La dernière augmentation tarifaire d’août 2008 avait donné lieu à une publication au Journal Officiel  de trois lignes. Trop simple : l’annonce parue au JO de vendredi dernier comporte pas moins de 20 pages ! Des abonnements ont disparu, d’autres ont été créés, fusionnés, recalculés. Du coup, il est rigoureusement impossible de comparer avec la grille précédente. Mediapart a cependant pris le temps d’en étudier les grandes lignes. Et ce n’est pas vraiment rassurant. Un exemple : le prix de l’abonnement pour les plus petites installations (3 kVA) passe de 21 à 58 euros, soit 172% d’augmentation. Ces abonnements ne représentent que 8% de l’électricité consommée, mais tout de même.

 

Les petits priés d’éclairer les gros

 

D’autant que la situation des abonnements pour la puissance supérieure (6kVA, particuliers ne se chauffant pas à l’électricité) n’est guère plus favorable : ils passent de 54 à 67 euros, soit 24% de hausse. Comme le note la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), de façon générale pour les installations de petite et moyenne puissance, les « augmentations de facture [sont] d’autant plus élevées que la consommation du site est faible« . De fait, les abonnements pour des puissances élevées diminuent de 15% quand le prix du kWh augmente à peine. Situation identique pour les PME-PMI, pour lesquelles « les baisses de facture les plus importantes sont concentrées sur les sites ayant de fortes consommations« . Bref, une façon de faire payer les petits pour les gros.

 

Aberrations en série

 

En prévision d’une éventuelle baisse des factures des particuliers liée à l’utilisation de boitiers intelligents permettant d’optimiser leur consommation, la CRE a trouvé une idée géniale : les sociétés impliquées (Voltalis notamment) devront indemniser EDF pour l’énergie « injectée mais non consommée ». Un comble ! Et ce n’est pas tout. Alors qu’EDF est désormais importateur net d’électricité et qu’elle connaît de grandes difficultés à fournir l’ensemble du réseau en périodes de pointe, les « tarifs d’effacement » (EJP) qui permettent d’amortir les chocs en hiver vont être augmentés de 6%… histoire de dissuader les nouveaux candidats ?

 

Vers la fin des tarifs réglementés ?

 

En catimini, le gouvernement instaure une opacité totale sur les grilles tarifaires d’EDF. De telle façon qu’il a « les mains libres pour organiser le marché de l’électricité comme il l’entend. Les appétits privés qui lorgnent sur la rente nucléaire [...] vont pouvoir intensifier leurs pressions. Ils ont toutes les chances d’être satisfaits » conclut Mediapart. Selon toute vraisemblance, le gouvernement souhaite en effet mettre un terme aux tarifs régulés d’ici à 2010, se cachant derrière les réglementations européennes. Sauf que l’Europe n’interdit en rien les tarifs régulés. Elle impose seulement l’existence d’une « libre concurrence », contrairement à ce que prétend le gouvernement.

 

A vos factures, prêts… comptez !

José Manuel Barroso sous surveillance

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Source : David Crinin, The Guardian – Paru dans Courrier International

Le président de la Commission a reçu le soutien des chefs d’Etats européens pour un second mandat. Mais son maintien suscite bien des réserves chez les partisans d’une Europe plus proche des citoyens.

Bruxelles ne va probablement avoir qu’un seul sujet de conversation pendant les semaines à venir : l’emploi. Ces discussions n’ont pas grand-chose à voir avec la triste litanie des licenciements, si présente dans les médias. Elles tourneront autour des postes qu’une clique arrogante d’hommes (et de deux ou trois femmes) surpayés et ternes aura pu rafler. Les langues vont aller bon train au sujet du sort de José Manuel Barroso, puisqu’il a annoncé son intention de briguer un second mandat à la tête de la Commission Européenne. Barroso a rappelé que sa nomination dépendait de l’approbation des gouvernements [désormais acquise depuis le sommet de Bruxelles des 18 et 19 juin, lorsqu'il a reçu l'appui des dirigeants de l'Union] et des parlementaires européens [NDLR : Procédure compliquée... comme d'hab', quoi], mais je serais surpris qu’il se heurte à une résistance suffisante pour contrecarrer ses ambitions. Et c’est dommage.

Ses partisans estiment que c’est déjà gagné parce qu’il est affilié à un parti de centre droit et que le centre droit a obtenu la majorité des sièges au Parlement européen lors de l’élection du 7 juin. Or aucun des électeurs des 27 pays dee l’Union Européenne (UE) n’a vu le nom de Barroso sur un bulletin de vote. Et, autant que je sache, aucun candidat n’a appelé à voter pour qu’il conserve son poste de président.

SON MEPRIS POUR LA DEMOCRATIE MERITE QU’ON LE VIRE

Dans les rares cas où les citoyens de l’UE ont eu leur mot à dire sur sa politique, Barroso a fait l’objet de critiques. après l’échec des référendums sur la Constitution Européenne, qu’il soutenait, en France et aux Pays-Bas en 2005, il s’est entendu avec les chefs de gouvernement pour la ressortir sous la forme du traité de Lisbonne. Il y a exactement un an, celui-ci a été rejeté en Irlande, le seul pays qui avait soumis le traité à référendum, mais le président de la Commission européenne a refusé d’accepter le non irlandais et a insisté pour qu’on revote.

Le mépris pour la démocratie qu’incarne Barroso constitue à lui seul une excellente raison pour le virer sans cérémonie [NDLR : motion de censure], mais il y a bien d’autres. A l’heure où la résolution des problèmes économiques et écologiques du monde nécessite une combinaison de désintéressement et de nouveauté, le Président de la Commission s’est tourné vers des hommes qui représentent une orthodoxie discréditée et un cupidité insatiable.

Pour l’aider à résoudre la crise financière, il a demandé conseil à Callum McCarthy, l’ancien président de l’autorité britannique des services financiers, qui, en 2007 encore, considérait tout appel à une surveillance accrue du secteur bancaire comme « une exagération d’hystériques ».

Pour le changement climatique, il a fait appel à Peter Sutherland, de BP, une société qui a été accusée en 2005 d’être l’un des dix plus grands pollueurs du monde.

Barroso n’a cessé de faire passer le profit des multinationales avant l’intérêt général. Il a tenté d’ouvrir les services essentiels à la concurrence, s’est associé avec Peter Mandelson pour obliger les pays pauvres à accepter des accords de libre-échange ruineux, a soutenu les produits alimentaires génétiquement modifiés et s’est employé à autoriser la commercialisation de milliers de produits chimiques sans tests.

Il y a cinq ans, il avait du renoncer à nommer Rocco Buttiglione, ami proche de Jean-Paul II, commissaire européen à la Justice parce que l’homophobie de ce dernier scandalisait les députés européens. En réaction, il avait promis de porter une attention toute particulière aux droits fondamentaux. La Commission n’a cependant pas fait grand-chose pour faire passer de nouvelles lois contre la discrimination. Quant  à la question du droit d’asile et de l’immigration, Barroso a suivi un programme radical, en plaidant pour que les déboutés du droit d’asile puissent être emprisonnés pour une durée pouvant aller jusqu’à dix-huit mois.

Si l’on remonte encore plus loin dans le temps, le président de la Commission n’a toujours pas donné d’explication convaincante concernant la participation du Portugal au transfert de prisonniers de la CIA (connu sous le doux euphémisme de « remise extraordinaire ») quand il était Premier Ministre. Les adversaires de la guerre ne devraient jamais lui pardonner d’avoir accueilli en 2003 le sommet des Açores, au cours duquel George W. Bush et Tony Blair avaient mis la dernière touche à un plan d’invasion de l’Irak.

Les députés européens qui viennent d’être élus avaient abondamment promis pendant la campagne de défendre vaillamment les citoyens d’Europe. S’ils sont sincères, ils doivent donner au président un ordre de marche précis.

Résultats du scrutin des élections européennes

  C’est bizarre, chaque fois que j’entends parler de « démocratie européenne », je repense au film « Les douze travaux d’Astérix ». Déjà vu ? Sisisi, je le sais, ami lecteur, que tu l’as déjà vu. C’est forcé.

  Te rappelles-tu la séquence du formulaire 27-B ? Dans la maison de fous (l’administration, pardon) ?

  Ca fonctionne aussi avec Brazil, en passant, ou les tableaux de Escher…

  Bref, l’élection des 736 députés européens (732 avant, 785 depuis l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie, mais non, finalement 736) en attendant la ratification possible du traité de Lisbonne, qui les ramènerait à 750 (théoriquement) puis 754 de manière transitoire, avant un 751 qui doit être le numéro complémentaire…

  …Pour résumer, les 736 types qui n’ont pas vraiment de pouvoir (Le Conseil Européen peut faire voter les lois hors du principe de codécision avec la Commission Européenne, elle-même détentrice du droit d’initiative – pour faire court, sinon on va devoir évoquer les piliers [AU SECOURS !]) viennent d’être élus. Wéééééé ! crient les 40% environ de non-abstentionnistes, au sein de l’Union Européenne

  Résultat ? Ben, la droite domine toujours au Parlement. Le PPE, pardon. Le PSE (les socialos européens) boit la tasse. Les Verts font une percée assez impressionnante. L’extrême-gauche, en termes de scores (au niveau national) s’en tire bien – excepté LO qui continue de sombrer – mais, faute d’alliances évidemment, et par le truchement des listes, le NPA n’obtient pas de sièges

  Voici donc, au niveau national, les scores des partis (principaux) :

liste

nombre
de listes

voix

%
inscrits

%
exprimés
(1)

%
exprimés
(2)

élus

UMPNCGM  4.799.908  10,84  27,88  27,88  29 
PS  2 838 160  06,41  16,48  16,48  14 
Europe – Écologie  2 803 759  06,33  16,28  16,28  14 
MoDem  1 455 841  03,29  08,46  08,46 
Front de Gauche : PCFPG + Alliance des Outre-mers (AOM)  1 115 021  02,52  06,48  06,48  4 + 1 
FN  1 091 691  02,47  06,34  06,47 
NPA  840 833  01,90  04,88  04,98    
Libertas : MPFCPNT  826 357  01,87  04,80  04,80 
Alliance Écologiste Indépendante (AEI)  625 375  01,41  03,63  03,63    
Debout la République (DLR)  304 585  00,69  01,77  01,81    
LO  205 975  00,47  01,20  01,22    
Parti de la France (PDF) + Maison de la Vie et des Libertés (MVL)  87 053  00,20  00,51  01,35    
Parti Anti Sioniste (PAS)  36 374  00,08  00,21  01,30    
Parti Breton – Strollad Breizh (PB-SB)  32 805  00,07  00,19  01,31    
Europe – Démocratie - Espéranto (EDE)  28 945  00,07  00,17  00,17   

  Voici, à présent, les résultats au niveau européen :

  PPE : 26

  PSE : 187

  ADLE (centristes-MoDem, en gros) : 78

  Verts : 55

  ECR (Conservateurs-Réformateurs européens… de la droite, la France n’a pas de député de ce groupe) : 54

  Gauche Unitaire Européenne / Gauche Verte Nordique (Front de Gauche, en France, PCF + une scission du NPA + MRC + CAP) : 32

  ELD (Europe de la Liberté et de la Démocratie… chez nous, Chasse Pêche Nature et Traditions + De Villiers) : 30

  + autres : 40

Sources : Wikipédia, différents sites Internet… des chiffres à traiter avec précaution. Update sous peu, au cas où…

Européennes : points de vue socialistes

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  La bataille électorale européenne, ami lecteur, s’annonce compliquée ; Dans ce post, je vais tenter d’en démêler certains fils, notamment à travers les réflexions de mes camarades de section.

  En premier lieu, force est de constater (c’est le point de vue que j’ai pu émettre, dernièrement, sur ce sujet au sein du PS) que le taux de participation prévisionnel est PARTICULIEREMENT bas. Pour parler clair, environ 60% des électeurs, si on s’en tient aux différents sondages, comptent s’abstenir de voter aux élections européennes.

  Pourquoi ? D’après ce qu’ont pu m’en dire différents citoyens, au cours de mes pérégrinations politiques, ce que j’ai pu lire et voir sur ce sujet, et ce que je puis en penser, je dirais que :

   - Premièrement, le Parlement Européen ne dispose pas de beaucoup de pouvoir. Moins que la Commission Européenne, déjà ; les traités européens en sont la preuve : lorsqu’ils sont rejetés, le Parlement n’est pas fichu de les modifier, afin de pouvoir les représenter au suffrage populaire.

  - Deuxièmement, la politique de l’Union Européenne est très obscure. Sans parler des autres organes, ce qui se trame au Parlement est peu retranscrit par les médias. Le travail des parlementaires – à tort ou à raison – est difficile, de ce fait, à évaluer.

  - Troisièmement, le passif… L’UE compte faire revoter l’Irlande, comme lors du traité de Nice, impose les cultures OGM sous peine de sanctions financières, etc… les directives européennes autoritaires s’entassent, dans des domaines variés, ainsi que des méthodes peu démocratiques (voir comment le traité de Lisbonne a été renégocié entre « princes » et hors de tout cheminement parlementaire) ; Reprocher aux citoyens de rester méfiants à l’égard de l’UE, dans ces conditions, serait d’une mauvaise foi assez épaisse.

  Faut-il, pour autant, rejeter en bloc l’Union Européenne ?

  Ton serviteur, ami lecteur, bien qu’également sur ses gardes, ne peut pourtant arguer que l’Union Européenne n’a pas certains avantages – des atouts parfois très brillants. Parmi ceux-ci, notons :

  * L’Europe de la paix : A l’exception des conflits dans les Balkans, qui ont notamment éclaté sous la pression de Milosevic, et alors que la politique diplomatique européenne n’était pas encore bien « sur les rails », avouons-le, la situation en Europe a rarement été, au cours de notre Histoire, aussi apaisée qu’actuellement – d’un point de vue militaire. Cette paix n’est pas acquise, elle demande du travail ; mais que valent des vies – des centaines, des milliers, des millions de vies – épargnées par les affres de la guerre ?

  * Le marché commun : Critiquable sur certains aspects – augmentation des prix en parallèle de l’introduction de l’euro, balance du commerce extérieur alourdi (paradoxalement) par la force de la monnaie, politique de la BCE – l’Euro présente pourtant des avantages indéniables ; Par exemple, depuis son introduction, les dévaluations catastrophiques et assez fréquentes qu’ont connu, auparavant, les pays de l’Union Européenne, n’ont plus lieu.

  Les autres avantages sont à l’appréciation de chacun, mais déjà, moins de conflits militaires et (pour l’instant) plus de dévaluation massive des monnaies, c’est déjà ça…

 

 

  Voyons, à présent, le point de vue de différents camarades sur les élections européennes, leurs enjeux, l’Union d’une manière générale :

  - L’UE s’est complexifiée depuis les dernières adhésions. L’intégration des pays de l’ancien Bloc de l’Est, qui est un tour de force idéologique et humaniste, s’est doublée d’un changement dans les influences internationales ; les polonais, par exemple, qui ont tendance à se méfier de tout ce qui a l’air, même de loin, russe, idolâtrent souvent les points de vue made in USA. Sincèrement ou non… l’influence des Etats-Unis sur la politique européenne s’accroit donc, et cela pose nombre de problèmes, en termes de souveraineté européenne, notamment…

  - Le Parti Socialiste veut faire des élections européennes un vote-sanction à l’encontre de Sarkozy… nombre de camarades pensent que cette stratégie est dangereuse, et qu’elle se révèlera contre-productive. (Je partage ce point de vue)

  - Nombre d’électeurs peuvent être tentés, dans le contexte actuel, d’orienter leurs votes sur les « extrêmes », donc sur des partis qui n’ont pas la vocation de gouverner, mais seulement de s’opposer (point de vue que je ne partage pas forcément). Pour ce camarade, la crise sociale n’est pas près de s’apaiser, surtout lorsqu’on constate la fréquence des remises en cause de valeurs fondamentales de notre société !

  - Pour une camarade, le désintérêt massif des citoyens européens envers la politique de l’UE, semble plus dangereux encore que la possibilité, pour la gauche, de perdre à nouveau cette élection. [Pour info : Le PPE est le part majoritaire actuellement. C’est une sorte d’UMP européenne.]

  - Les réflexions se sont tournées vers le texte commun des socialistes européens – le « Manifesto » signé par tous les PS (33 partis pour 27 pays). Je t’encourage, ami lecteur, à le lire, pour t’en faire une idée… le problème, avec ce texte, étant qu’il est soutenu, notamment, par Zapatero, qui soutient également… Barroso ! Pour faire simple, la politique libérale (voire plus que libérale) de ce dernier est déjà un sujet de tension – il appartient à la mouvance social-démocrate, en plus d’être au PPE – chez les socialistes ; la gauche, qui veut faire front à peu près commun contre lui, voit donc certains de ses membres le soutenir – Zapatero (premier ministre espagnol), notamment. C’est une source de confusion assez évidente…

  - L’image de Sarkozy, globalement, s’est améliorée après sa présidence de l’UE. Le sujet est vaste, mais en tout cas, il semblerait qu’il ait été perçu comme un « bon » président de l’Union, par une bonne majorité des électeurs. Cela jouera très probablement en sa faveur.

  - La stratégie de l’UMP est pour le moins… déroutante. Normal, c’est le but ! Sarkozy joue la carte de  la dernière minute. A l’heure de la rédaction de ces lignes, les listes UMP pour les européennes n’ont même pas encore été établies définitivement ! La stratégie consistant à éviter les répliques ennemies, et surtout les bisbilles internes, autant que faire se peut. Malin, peut-être, mais sûrement pas très respectueux des électeurs !

  - Plusieurs camarades pensent que la crise économique actuelle, non seulement, mais aussi d’une manière plus générale, que l’Union Européenne ne peut être réformée, d’un point de vue social, en louvoyant. En bref, qu’il ne faut pas avoir peur de traiter les sujets graves avec des mesures fortes ; que le Droit de la concurrence est très sévèrement atteint, et que l’aspect technocratique de l’UE l’a emporté, depuis longtemps, sur l’aspect social…

  - Le traité de Lisbonne fait toujours débat, au sein du PS. Sans défendre, idéologiquement, le protectionnisme, les socialistes, très très très majoritairement, refusent le démantèlement des services publics.

  - La question de savoir si la cotisation des pays au fonctionnement de l’UE doit augmenter ou non (elle est de 1% actuellement) n’est pas réglée ; beaucoup pensent, cependant, qu’il est nécessaire de s’endetter pour investir – en suivant l’exemple d’Obama, notamment. Le taux d’endettement, cependant, au sein comme en dehors de l’UE, est très variable…

  - Sur la question de l’endettement, d’ailleurs, il faut noter que les solutions divergent. Les Etats-Unis et l’Angleterre, notamment, ont préféré encourager l’endettement des particuliers plutôt que celui de l’Etat. On a vu le résultat… la crise actuelle, très fortement liée aux subprimes ! N’oublions pas que cette solution était privilégiée par Sarkozy, également, il n’y a pas si longtemps… Par ailleurs, la politique pré-crise d’austérité de l’Europe peut être vue comme une réaction forcée par rapport à une mauvaise réserve de change, par rapport à nos partenaires étrangers…

 

  Qu’en penses-tu, ami lecteur ? Endetter l’Etat, ou les particuliers ? Réinvestir ou trancher dans le vif, comme toujours, dans le social ?

  Pas simple, tout ça…

La tragédie des « Conti »

  Cet article, ami lecteur, extrait du « Monde », semble bien résumer les tenants et les aboutissants de cette crise. Le point de vue du JRDF, à cet égard, est le suivant :

  1/Il faut considérer l’impact humain de cette affaire – bien abordé dans l’article qui suit – à savoir, l’avenir de travailleurs qui ont dévoué, souvent, des années voire des dizaines d’années à cette marque, et se retrouvent dans une situation critique.

  2/C’est bizarre, mais le « grand défenseur de l’industrie française » actuellement élu n’est pas terriblement présent, sur ce coup-là. Peut-être que l’Elysée a des problèmes de communication… Nous nous déclarons, en conséquence, partisan d’une cotisation collective pour payer un fax à Sarkozy.

  3/Certes, une entreprise n’est pas une oeuvre de charité. Une entreprise doit pouvoir réorganiser ses effectifs à sa convenance; MAIS d’une part, Continental a trahi son engagement – qui promettait de maintenir le site en question jusqu’en 2012 – ET, d’autre part, la société dégage toujours des bénéfices assez faramineux. Plus précisément : une marge de 39% annoncée en 2008, sur un chiffre d’affaires visé de 19,4 milliards d’euros. Soit 8 milliards d’euros, grosso modo.

  Ce conflit, très loin d’être isolé, peut ainsi être vu comme symptomatique :

  * Des dérives très communes du capitalisme financier, particulièrement sensibles, par contraste, en période de crise et alors que Continental dégage de confortables bénéfices.

  * De l’autisme actuel de la classe politique AU POUVOIR (ne pas mettre tous les politicards dans le même sac)

  * De la volonté de résistance qui se dégage au sein du peuple français, caste après caste, cas après cas; un syndicaliste de Continental a déclaré en substance : « Ca y est, nous y sommes, c’est la lutte des classes ! On ne peut plus reculer, sinon on meurt ! »

  Peut-être, n’est-il pas très éloigné de la vérité. En espérant que cette lutte ne prenne pas un tour sordide et inique, amis lecteurs, comme cela est déjà arrivé – DEFENDEZ-VOUS !

  …et essayez de ne pas vous faire trahir…

 

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Source : http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/04/24/les-salaries-de-clairoix-face-aux-actionnaires-de-continental_1184974_1101386.html

Cantonnés derrière un cordon de policiers, ils piétinent depuis quasiment une heure devant la Kuppelsaal, le centre des congrès d’Hanovre. Lorsqu’une personne tirée à quatre épingles sort de ce bâtiment gris et trapu, les noms d’oiseaux fusent : « Actionnaires voyous ! »

Jeudi 23 avril, environ 3 000 personnes, employées par Continental pour l’essentiel, sont venues exprimer leur « colère » devant les actionnaires réunis en assemblée générale (AG). Dans la foule se trouvent 1 000 à 1 200 Français, des salariés de l’usine de Clairoix (Oise) qui ont fait le déplacement, parfois avec leurs proches, dans un train spécialement affrété par le comité d’entreprise.

Il y a aussi des Allemands, qui travaillent dans un établissement de Continental situé sur l’agglomération d’Hanovre. Tous ces salariés ont au moins un point en commun : leur usine va fermer dans quelques mois – en mars 2010, normalement, pour ceux de Clairoix.

Xavier Mathieu, de la CGT, fait partie de la petite délégation qui a pu pénétrer dans le bâtiment. Après de longues palabres, raconte-t-il, elle a obtenu qu’une « motion » soit lue face à « tous ces fils de p… » Dans ce texte, les salariés dénoncent les fermetures de sites qui ne visent qu’à augmenter « les marges bénéficiaires » de Continental. Ils refusent d’« être jetés à la rue » et exigent des mesures garantissant l’emploi. « Avant de partir, nous avons été applaudis par la moitié de la salle (où se déroulait l’AG)« , affirme M. Mathieu.

Mais les salariés de Clairoix ne se font plus aucune illusion. «  »Ils » ne reviendront pas sur leur décision », confie Véronique, 40 ans, employée à la « confection ». Les derniers espoirs ont volé en éclats, mardi 21 avril, lorsque le tribunal de grande instance de Sarreguemines, saisi en référé, a rejeté la demande de suspension du plan social. « La justice leur a donné le droit de tout faire », dit un salarié.

« UNE TRAHISON »

Et l’hypothèse d’une reprise par un accessoiriste automobile basé à Dubaï ? Elle ne suscite que rires ou haussements d’épaules car pour les salariés, il est évident que Continental va récupérer l’intégralité des outils de production à Clairoix. Secrétaire (CFTC) du comité d’entreprise, Antonio da Costa trouve que le gouvernement joue un peu avec le feu en évoquant publiquement une piste incertaine. « Il faut donner du concret, sinon la colère des salariés sera très très grande », juge-t-il.

Aujourd’hui, la principale préoccupation des personnels est de savoir dans quelles conditions ils vont quitter Continental. Embauché en 1971 alors qu’il venait de décrocher son CAP de mécanique générale, Jean-Marie Prayez, 55 ans, explique qu’« il n’a jamais envoyé de CV de sa vie ». « C’est mon père qui m’a fait entrer dans l’usine », indique-t-il. A son âge, il ne se voit pas démarrer une nouvelle carrière. Il espère pouvoir toucher l’assurance-chômage en attendant que « la retraite tombe ».

Le montant des indemnités de licenciement est au coeur de toutes les conversations. Aux yeux des salariés, Continental se doit de signer de gros chèques, puisque le groupe a commis « une trahison » en décidant de fermer Clairoix alors qu’il s’était engagé à maintenir l’activité jusqu’en 2012.

Le dédommagement est aussi crucial pour tous ceux qui se sont endettés afin d’acheter leur logement. William, 32 ans, doit, à ce titre, rembourser 800 euros par mois. L’avenir l’inquiète car il craint de ne pas retrouver un emploi aussi bien rémunéré que celui qu’il occupe chez Continental. Le but des négociations à venir, déclare M. Mathieu, est de donner aux personnels le « parachute » le plus solide possible.

Bertrand Bissuel, envoyé spécial

Durban II : une conférence compliquée

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Source : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/04/durban-ii-ou-comment-la-r%C3%A9publique-tch%C3%A8que-a-abdiqu%C3%A9-la-pr%C3%A9sidence-de-lunion-.html

 

L’histoire est incroyable et sans précédent : lundi soir, à Genève, le premier jour de la conférence de l’ONU contre le racisme, plus connue sous le nom de Durban II, l’ambassadeur de la République tchèque annonce à ses partenaires européens, consternés, qu’il a reçu instruction de Prague de se retirer de la conférence après les propos antisémites du président iranien Mahmoud Ahmadinejad (pendant son discours, les Européens ont quitté la salle comme un seul homme, la Turquie, pourtant candidate, restant à sa place). Les 23 États membres de l’Union européenne présents sont sidérés : « vous ne pouvez pas faire ça unilatéralement, vous exercez la présidence de l’Union », lui font-ils valoir. « Discutons-en avant, ce n’est pas à l’Iran de nous chasser ». Rien à faire. L’ambassadeur tchèque quitte la salle. Tout le monde se retourne alors vers son homologue suédois, dont le pays va assurer la présidence tournante de l’Union à partir du 1er juillet. À la volée, celui-ci accepte de prendre la succession du Tchèque. « Il a coordonné la position européenne et nous avons donc pu faire une déclaration au nom de l’UE », raconte un diplomate.

« La République tchèque a fait comme si elle n’exerçait pas la présidence et s’est comportée comme un pays », s’indigne-t-on au quai d’Orsay. En pleine crise politique, Prague semble donc avoir renoncé à exercer son rôle. « C’est le bordel complet », ajoute-t-on à la Commission : « on ne sait même pas qui va présider les différents sommets à venir hormis celui avec la Russie qui sera présidé par Vaclav Klaus, le président tchèque, ce qui promet. Le problème, c’est moins le changement de gouvernement que la lutte à mort engagée entre Klaus et sa majorité ». « Heureusement que Mahmoud Ahmadinejad a occupé le devant de la scène et a permis de dissimuler ce pataquès », soupire-t-on à Paris…

Ce cafouillage des Européens lors de la conférence de Genève n’est pas le seul : si le boycott de « On l’a apprise la veille du Sommet et on a été mis devant le fait accompli », raconte un diplomate. « Tout semble être parti de l’annonce, par Franco Frattini, le ministre des Affaires étrangères, de son intention de se rendre à Téhéran. Devant le tollé en Israël et au sein de la communauté juive italienne, Frattini a renoncé à son voyage et, dans la foulée, a décidé de boycotter la conférence de Genève », raconte un diplomate français. « Les Italiens ont eu un comportement de gougnafiers », conclut un de ses homologues européens. cette réunion par l’Allemagne, les Pays-Bas et la Pologne, trois pays qui craignaient une mise en cause d’Israël comme celle qui a eu lieu lors de Durban I en 2001, a bien fait l’objet de discussions à vingt-sept, la défection de l’Italie, elle, a pris tout le monde par surprise.

 Ces couacs à répétition sont d’autant plus désolants que, sur le fond, Durban II est un véritable succès de la diplomatie européenne. « Avant la conférence, on est parvenu à se mettre d’accord à 27 sur nos lignes rouges », raconte un diplomate français : pas de mise en cause d’Israël, pas de référence à la notion de « diffamation des religions », pas de restriction à la liberté d’expression. « Ce n’était pas évident, car il s’agit d’une question très difficile pour l’Union qui reste très divisée dès qu’il est question du Moyen-Orient », ajoute-t-il : « l’unité était improbable et nous n’avons pas été surpris que plusieurs pays décident de ne pas assister à la conférence. Mais au moins, on était d’accord sur le fond ». Surtout, à la surprise générale, « le document final, adopté mardi, est dans nos lignes rouges », se réjouit un diplomate européen en poste à Genève. Mais, figure habituelle de la diplomatie européenne, la forme a, encore une fois, dissimulé le fond : quatre pays européens ne sont pas allés à Genève et un cinquième s’en est retiré. Et par n’importe lequel, celui qui exerce la présidence de l’Union : « cette division apparente brouille le message de l’Union », reconnaît-on au quai d’Orsay.

Le Parlement Européen vote un système de contrôle des agences de notation

  [Note de la rédaction : à notre humble avis, il s'agit d'un accord a minima, rendu obligatoire par la situation; un demi-Canadair versé sur l'incendie, donc; ce système de contrôle sera-t-il efficace, même un peu, dans une Europe qui n'a su que déréguler l'économie de marché, ces dernières années ? Qui garantit que les dérives actuelles ne reviendront pas, ou n'empireront pas, une fois le regard des caméras braqué sur d'autres "crises" ?]

Source : Associated Press

 

Le Parlement européen a approuvé jeudi la création d’un système de contrôle des agences de notation de crédit, accusées d’avoir contribué à la crise financière. 

Le texte a été approuvé par 569 voix contre 47 sur la base d’un accord préliminaire conclu avec les pays de l’Union européenne la semaine dernière.

Ce texte instaure un système d’enregistrement légalement contraignant et un régime de contrôle pour les agences de notation dans l’Union européenne. L’objectif est d’éviter les conflits d’intérêts dans le processus de notation et d’améliorer la manière dont ces agences notent les dettes. Le texte demande également aux agences de notation de révéler certaines informations aux autorités de contrôle.

Avec ces nouvelles règles, les investisseurs auront « l’information, l’intégrité et l’impartialité dont ils ont besoin de la part des agences de notation », a affirmé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Un groupe d’organismes de régulation issus des 27 Etats membres de l’UE, le Comité européen des régulateurs des marchés de valeurs mobilières (CESR), supervisera le processus d’enregistrement au cours de la première année. En outre, chaque agence de notation fera l’objet d’une surveillance de la part d’un « collège de superviseurs ». A plus long terme, la Commission européenne proposera une nouvelle instance de régulation des agences de notation.

Ces nouvelles règles représentent des changements importants pour un secteur dominé par les sociétés américaines Standard & Poor’s et Moody’s. Les agences de notation basées hors de l’UE auront deux ans pour se mettre en conformité avec la nouvelle législation.

En vertu du nouveau texte, les agences seraient responsables de leurs avis et pourraient se voir sanctionner en cas de faute professionnelle par le retrait de leur licence leur permettant d’exercer dans l’UE.

Les agences de notation ont été sévèrement critiquées pour avoir attribué de très bonnes notes à des titres qui se sont révélés très risqués, et ainsi avoir contribué à la crise financière. Leurs détracteurs leur reprochent d’être payées par les émetteurs de titres qu’elles notent.

Lors de leur réunion à Londres le 2 avril, les pays du G-20 s’étaient prononcés pour la création d’un code international de bonnes pratiques afin d’en finir avec ces conflits d’intérêts. AP

Le Parlement européen se prononce sur les tarifs des téléphones portables

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STRASBOURG (Reuters) – La commission de l’Industrie du Parlement européen s’est prononcée lundi en faveur du plafonnement des tarifs de gros du roaming pour les messages texte et le transfert de données ainsi que pour la facturation de ces services à la seconde dès la première seconde.

Outre le plafonnement du prix des messages et du transfert des données lorsqu’un consommateur voyage dans un pays tiers au sein de l’UE, le texte préparé par la commissaire en charge de la Société de l’information, Viviane Reding, prévoit une extension du plafonnement actuellement en vigueur sur le prix des appels vocaux.

Le texte sur lequel se sont entendus les Etats membres de l’UE en novembre prévoyait que ce plafonnement soit étendu jusqu’en juin 2013 mais la commission de l’Industrie a préféré fixer l’échéance à juin 2012.

Une nouveauté importante introduite par les eurodéputés consiste dans la facturation à la seconde dès la première seconde, alors que la Commission envisageait de n’appliquer cette règle qu’à partir de la 31e seconde.

Un accord final entre Parlement et Etats membres, qui co-décident sur ce dossier, est attendu en avril, à temps pour être appliqué dès cet été.

Les prix des communications en itinérance sur le territoire communautaire devraient s’établir de la manière suivante :

 

- Message texte : 0,11 euro (hors TVA) pour les prix de détail et 0,04 euro pour les prix de gros.

- Données : la proposition de la Commission européenne prévoyait un plafonnement à 1 euro par Mbit pour les prix de gros, sans consigne pour les prix de détail, mais la commission de l’Industrie s’est prononcée pour 0,50 euro par Mbit.

- Appels vocaux : depuis août 2008, le tarif s’établit à 0,43 euro la minute pour les appels émis et 0,19 euro la minute pour les appels reçus.

 

Dans un communiqué, Viviane Reding a qualifié ce vote de « très bonne nouvelle pour tous les consommateurs à travers l’Europe ».

« Compte tenu de la difficile situation économique actuelle, le Parlement a raison de vouloir renforcer le pouvoir d’achat des consommateurs européens avant l’été, ce qui les encouragera à utiliser encore plus leurs téléphones mobiles », a-t-elle dit.

Julien Toyer

 

Substances toxiques… dans nos veines

Source : Le Canard Enchaîné

Au printemps 2004, l’ONG écolo WWF voulait attirer l’attention sur toutes les cochonneries chimiques qu’à notre insu nous absorbons. L’opération Détox consistait à demander à 39 députés européens de se laisser prélever quelques gouttes de sang au creux du bras. Bilan : une moyenne de 41 produits chimiques par député.

Petits bouts de télévision (retardateurs de flammes bromés), parcelles de poêle antiadhésive (PFOA), miettes de tongs (phtalates) ou débris des cinq fruits et légumes par jour (pesticides) : on trouve de tout, chez les élus. Les retardateurs de flammes perturbent le développement du cerveau. Le PFOA est classé cancérigène probable aux Etats-Unis. Les phtalates sont toxiques pour la reproduction. Les pesticides sont soupçonnés des méfaits les plus divers [NDLR : Avec les additifs alimentaires...] allant du cancer à une baisse de la fertilité. Et puis il y a toutes ces autres molécules dont on ne sait presque rien. 

  Pour 99% des 100 000 substances chimiques mises sur le marché depuis un siècle, les données de toxicité sont « rudimentaires » – ce qui est embêtant. [NDLR : Ce qui signifie qu'on connait à peu près que dalle sur 99% des trucs chimiques qu'on nous fait bouffer ou dont on nous environne...]

  Quatre ans après l’opération Détox, on commence tout juste à rectifier le tir. La réglementation européenne sur les produits chimiques (Reach) est en place depuis juin 2008. L’enjeu : rattraper ces décennies d’incurie et contraindre les industriels à répertorier et à tester leurs substances. Mais le processus s’échelonne jusqu’en 2018. En attendant, personne n’a la moindre idée du nombre de polluants que contiennent les Français.

  Pour en avoir le coeur net, on peut éventuellement demander un prélèvement sanguin à son médecin. Un taux de plomb ? facile. Prévoir une quinzaine d’euros. Sinon, autant se lever de bonne heure pour dégotter un laboratoire capable de mesurer les taux de polluants ordinairement très faibles. En France, la toxicologie est un secteur tellement désolé que les organismes de recherche publics doivent envoyer certains de leurs échantillons à l’étranger : les dosages de pesticides et de phtalates en Allemagne, ceux de mercure au Canada.

  Sans compter que les analyses, qui se font par familles de produits, coûtent un oeil. Prenons les PCB, dont sont truffés les poissons du Rhône et de la Seine. Comme ils sont 209, on mesure en moyenne 7 PCB indicateurs, plus les 12 PCB de type dioxine les plus indicatifs. 200 Euros le lot. Tant qu’on y est, prenez aussi les dioxines : elles ont le même genre d’effets. Entre 100 et 200 Euros. Ah… la Sécu ne rembourse que le plomb. Pas grave ! Personne ne sait vraiment à partir de quelle dose ces polluants peuvent poser problème…

  Et si les pouvoirs publics se préoccupaient de la composition réelle de notre sang, tout bonnement ? En Europe, plusieurs pays, y compris la petite République tchèque, possèdent des programmes de « biosurveillance ». Les Allemands, par exemple, ont ainsi pu constater que les trois quarts de leurs enfants avaient des taux de phtalate bien supérieurs aux seuils nocifs. Et on ne parle même pas des Etats-Unis, qui cherchent dans leur population la présence de pas moins de 148 polluants.

  La France, elle, est à la ramasse. Alors, quand le ministère de la Santé accueille, début novembre et en grande pompe, un colloque sur la biosurveillance, forcément, ça ricane un peu dans les travées. Singulièrement insensible à la problématique, la France n’a jamais été fichue de mettre en place une enquête de grande ampleur.

  Mais le flegme et la paperasse n’ont pas réussi à dissoudre toutes les bonnes volontés. De hardis chercheurs spécialisés dans divers domaines planchent depuis des années pour mettre en place l’une des plus importantes enquêtes au monde. L’Etude Longitudinale Française depuis l’Enfance (ELFE) a pour ambition de suivre 20 000 nouveaux-nés jusqu’à l’âge adulte. Des prélèvements devraient être faits chaque année, en commençant par le sang du cordon ombilical. Une occasion exceptionnelle de faire le lien entre l’exposition à des polluants environnementaux et l’apparition des maladies. Avec, notamment, cette question en arrière-fond : Dis, papa, comment on fait les cancers ?

  Cela vaut bien 26 millions d’euros pour les six premières années d’étude. Les ministères ont assuré le financement pour 2009; mais font mine de ne pas comprendre que l’étude ne peut pas démarrer s’il s’agit de mendier les crédits d’une année sur l’autre. Les 60 équipes de recherche sont suspendues à ces tergiversations bureaucratiques. [NDLR : Et un paquet d'industriels sans scrupules se frottent les mains]

350 000 tonnes de munitions chimiques déversées dans la Mer Baltique

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Aaaaah… La libération de l’Europe, la paix après la seconde guerre mondiale (une fois les japonais lattés), les Alliés triomphant de l’Axe, le Bien écrasant le Mal… Bien sûr, cela n’allait pas empêcher la France de faire exécuter des milliers de personnes à SETIF, ni de reprendre le sale boulot en Indochine. Même chose pour les autres gentils, d’ailleurs.

Pourtant, dans ce joli bouillon de trucs normaux et autres massacres, ami lecteur, il me semble qu’un léger détail échappât à l’histoire officielle. Un tout petit machin de 350 000 tonnes, de gaz sarin et autres joyeux produits mortels, piqués aux nazis qui n’avaient pas eu le temps de s’en servir… et dont, nous dit-on, les Alliés étaient bien en peine de savoir quoi faire.

Alors, un peu moins officiellement, il fut décidé de balancer tout ça dans la Mer Baltique, à 1000 mètres de profondeur au moins. Mais, encore plus officieusement, les bateaux chargés de dégager ces centaines de milliers de tonnes de matos chimique mortel, pour économiser du fric, l’ont plutôt lourdé pas trop loin des côtes, à une quinzaine de mètres de fond environ.

Et pour être bien sûr que tout cela serait légal, les Alliés convinrent qu’on ne devrait plus en reparler avant une cinquantaine d’années; et même, décidèrent les USA lorsque ce délai se rapprochât (satané temps qui s’acharne à s’écouler !), pendant deux bonnes décennies de plus.

Sur ces entrefaites, l’histoire commença tout de même, un peu plus de soixante années après ce forfait environnemental, à faire (précisément) surface. Le creusement d’un gazoduc n’y étant pas pour rien, non plus… et voici votre serviteur, épluchant les rapports des commissions de l’Assemblée, et tombant sur ce petit bijou de surréalisme. En l’occurence, une référence de la commission mixte m’a conduit à étudier ce document émanant du Conseil de l’Europe (un gros machin pas très connu qui sera abordé plus en détail entre ces pages prochainement).

Nan mais, c’est juste pour vous montrer comment ça marche, la démocratie, en matière environnementale :

 

Résolution 1612 (2008)

1. Les Alliés (les Etats-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni, la France et l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS)) ont hérité des munitions chimiques qui n’ont pas été utilisées par l’Allemagne durant la seconde guerre mondiale. Ces stocks représentaient en tout environ 300 000 tonnes, dont à peu près 65 000 tonnes de substances toxiques à usage militaire: 39 % d’ypérite (gaz moutarde), 18 % de tabun (un agent neurotoxique), 11 % de gaz lacrymogène et 9 % de phosgène (un gaz suffocant). Ils contenaient 14 types d’agents chimiques toxiques.

2. Lors de la Conférence de Potsdam (1945), les Alliés ont décidé de transporter ces munitions chimiques dans l’océan Atlantique pour les déverser dans des sites profonds. La tâche a été répartie entre les Alliés en fonction de leurs capacités. Le Royaume-Uni a reçu environ 65 000 tonnes, l’URSS environ 35 000 tonnes, le reste revenant aux Etats-Unis.

3. La clause de l’accord qui prévoyait que les munitions chimiques seraient transportées par bateau dans l’océan Atlantique et déversées à des profondeurs supérieures à 1 000 mètres n’a pas été respectée. On sait maintenant qu’elles ont été déversées en mer du Nord et en mer Baltique, à des profondeurs n’excédant parfois pas quelques dizaines de mètres.

4. Les Alliés sont convenus de classer secrètes les informations à ce sujet et ont décidé qu’elles ne pourraient être rendues publiques avant cinquante ans. En 1997, les ministères de la Défense du Royaume-Uni et des Etats-Unis ont prolongé de vingt ans le secret recouvrant l’information relative aux opérations menées en 1946 et 1947. Il est regrettable qu’actuellement le droit international n’oblige pas les Etats à fournir des indications détaillées sur la localisation des munitions chimiques déversées.

5. Il est, par conséquent, extrêmement difficile de déterminer quel est aujourd’hui l’état de ces munitions chimiques ainsi que les risques qu’elles constituent pour l’environnement marin.

6. L’Assemblée parlementaire rappelle dans ce contexte sa Recommandation 1571 (2002) sur la prévention des risques écologiques par la destruction des armes chimiques et sa Résolution 1295 (2002) sur l’état de l’environnement de la mer Baltique, ces deux textes mentionnant entre autres les munitions chimiques déversées en mer Baltique après la seconde guerre mondiale.

7. Elle rappelle aussi la recommandation de l’Assemblée baltique sur l’observation des munitions chimiques déversées dans la mer Baltique (2003) et sa résolution sur les dangers liés à la construction du gazoduc dans la mer Baltique (2005), ainsi que les appels de la Conférence parlementaire de la mer Baltique, lancés dans le cadre des résolutions adoptées à Reykjavík en 2006 et à Berlin en 2007, à une évaluation transparente et en concordance avec les obligations internationales de la faisabilité du gazoduc, et à la réalisation des études d’évaluation de l’impact environnemental du projet.

8. La contribution la plus importante à l’étude sur l’état actuel des munitions chimiques déversées a été celle de la Commission pour la protection de l’environnement marin de la zone de la mer Baltique (Commission d’Helsinki, HELCOM). Son rapport publié en 1995 analyse les divers types et quantités de munitions déversées, et précise les zones de déversement, les caractéristiques des munitions déversées et leur état, ainsi que les risques sanitaires et environnementaux qu’elles pourraient entraîner. Il contient aussi des lignes directrices et des recommandations à l’intention des pêcheurs sur la conduite à suivre en cas de découverte accidentelle de munitions chimiques en mer.

9. HELCOM est d’avis qu’il ne faut pas récupérer ces munitions chimiques des fonds marins, mais les laisser là où elles se trouvent. Cet avis est d’ailleurs partagé par la plupart des experts ayant étudié le sujet.

 

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Pacte européen sur l’immigration : un gros ratage ?

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Interview parue dans le blog « Hexagone », par Catherine Coroller, journaliste à Libération : http://immigration.blogs.liberation.fr/coroller/2008/12/le-pacte-europe.html

 

Il faudrait rajouter à ce constat, fort instructif, du flou des régulations actuelles sarkoziennes, un coût exorbitant pour chaque immigré clandestin expulsé (20 000 Euros si on fait  la moyenne), des méthodes brutales et iniques (le piège de l’entretien pour accorder un visa, qui se transforme en départ forcé, les enfants attendus à la sortie de l’école…), et même, un « rendement » risible : En effet, une bonne part des immigrés clandestins renvoyés de cette manière, sont des roumains ; les nouveaux accords européens avec la Roumanie permettant à ceux-ci de revenir, sans problème, dès qu’ils le voudront…

Quand on pense que la société privée chargée d’évaluer le travail des ministres sarkoziens, malgré une cote de popularité auprès des français en chute libre, décerne un presque sans-faute pour Hortefeux… Aaaah la courtisanerie, ses ors, ses fastes, son détachement complet de la réalité…

 

 

Christophe Bertossi, politologue, directeur du programme de recherche «Migrations, Identités, Citoyenneté» de l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Paris et chercheur associé à l’Université de Warwick (Grande-Bretagne) réagit au Pacte européen sur l’immigration, censé organiser l’immigration légale et lutter contre l’immigration irrégulière. Interview.

 

Brice Hortefeux présente le pacte sur l’immigration comme un succès de la présidence française de l’Union européenne, qu’en pensez-vous?

Je vois ce Pacte européen avant tout comme un signal pour l’opinion publique. Premier signal, les gouvernements admettent que les politiques dites «d’immigration zéro» ne marchent pas, que la crise démographique et les besoins économiques en Europe imposent de faire appel à une nouvelle main-d’œuvre immigrée. Or, après trente années de discours anti-immigration, il n’est pas facile d’expliquer au public que l’on va rouvrir les frontières. C’est ce que dit le Pacte: lutter contre l’immigration irrégulière et organiser l’immigration légale, avec une coordination entre pays européens. C’est là le second signal: les Etats seuls ne peuvent rien. L’immigration étant un phénomène global, c’est au niveau européen que les politiques migratoires peuvent être efficaces. Avec ce Pacte, les Européens entérinent cette idée mais sans rien résoudre. Pour moi, le Pacte est plus un diagnostic qu’une solution, même si on peut considérer que la présidence française de l’UE a été un succès diplomatique en parvenant à un accord avec les 26 autres Etats membres.

 

Pour Hortefeux, ce pacte est un tournant dans la politique d’immigration européenne.

Pour le coup, c’est un rendez-vous manqué. Le document ne donne pas à l’Europe une politique commune. Ce n’est pas un texte contraignant mais une pétition de principes, un compromis politique qui masque des désaccords. Surtout, on part sur de mauvaises bases. L’enjeu aujourd’hui est de donner à l’Europe les moyens de réguler un phénomène global. Les migrations créent une interdépendance entre toutes les régions du globe, avec plus de 200 millions de migrants dans le monde. Une simple politique de contrôle des frontières ne suffit plus. Elle est même contre-productive. Il faut donc travailler, certes en partenariat entre les pays de transit et de départ comme le propose le Pacte, mais surtout sur tous les aspects des migrations. Or ce travail n’a pas lieu car on limite ce partenariat à des objectifs d’abord sécuritaires. Regardez l’insistance sur la lutte contre l’immigration irrégulière. L’immigration reste perçue comme un problème. En même temps, l’Europe comme les pays du Sud ont besoin de cette mobilité. L’argent que les migrants renvoient dans leur pays d’origine dépasse 330 milliards de dollars en 2007.

 

Quelle est la réalité de la pression migratoire subie par les pays développés?

Déjà, il y a une ambiguïté dans le fait de parler de «pression migratoire» car l’Europe a besoin des migrations. Et les ministères en charge de l’immigration en Europe ne savent pas vraiment mesurer l’ampleur de cette soi-disant «pression». Les gouvernements entretiennent l’idée que toute l’Afrique veut venir en Europe. L’Europe est la première destination des migrants dans le monde, c’est vrai, mais si 60% des migrants viennent dans les pays du Nord, 40% restent dans un pays du Sud. Quant aux demandeurs d’asile, les deux tiers restent dans un pays proche du leur. La mobilité internationale n’est pas seulement orientée Sud-Nord mais aussi Sud-Sud.

 

Tout de même, l’immigration irrégulière n’est pas qu’un fantasme.

Quel est le dilemme aujourd’hui? Plus les politiques d’immigration sont restrictives, plus elles produisent des populations en situation irrégulière. Comment expliquer aux opinions publiques que les immigrés irréguliers sont d’abord le résultat de ces politiques? La majeure partie des sans-papiers est arrivée de façon régulière mais a basculé dans l’irrégularité parce que son titre de séjour n’a pas été renouvelé. Selon les estimations, il y aurait entre 3 et 5 millions d’irréguliers en Europe, dont 200 000 à 400 000 en France. Refuser de les régulariser et préférer les expulser ne mène à rien. Lorsque la France reconduit chaque année 25 000 ou 30 000 étrangers, cela veut dire qu’il faudrait entre 8 et 14 ans pour réduire ce seul stock. Or la population d’irréguliers continue d’augmenter, entre 50 000 et 100 000 chaque année. Les expulsions deviennent donc sans effet, mais cette population reste en situation de fragilité juridique et sociale. Aucun Etat n’a intérêt à voir se développer sur son territoire une population en situation irrégulière. En s’enfermant dans une logique d’expulsions, les politiques migratoires n’ont pas pour objet de réguler les migrations mais elles sont surtout destinées à l’opinion publique. Du coup, les gouvernements sont de plus en plus dépendants de la réussite de politiques qu’ils ne peuvent pas réussir. Cela alimente un vote d’extrême-droite. On retrouve cela dans le Pacte, avec le refus de toute régularisation dite «massive et collective» en Europe. C’est irréaliste. On est face à une question fondamentale de responsabilité politique.

 

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Que fait la BCE ?

  Simple question, lancée dans la blogosphère… Elle fout quoi, la Banque Centrale Européenne ? C’est quand même elle qui est censée pouvoir prêter de l’argent aux banques, pas les Etats…

  Elle a une gastro, ou quoi ? Faut pas être si timide, madame la BCE…

360 putain de MILLIARDS pour la France ! 1700 pour toute l’Europe !

  Fidèle à son credo, le JRDF attend de voir comment les choses tournent, avant de projeter son encre, tel un petit poulpe prudent.

  Voici donc la facture : La France va s’endetter à hauteur de 360 miliards pour « relancer les marchés financiers »; L’Italie également – alors qu’elle a déjà franchi depuis longtemps la zone rouge.

  Résultat, donc ?

  1/ La Bourse s’envole, permettant à des spéculateurs qui auront acheté à la baisse, d’empocher leurs gains à présent.

  2/ L’Europe est ruinée. Mais vraiment.

  Donc, toute cette « crise » était encore une arnaque préparée à l’avance. La théorie bancaire des fluctuations extrêmes vient d’être appliquée; elle a ruiné les Etats, nombre de petits épargnants, et va remplir les poches de ceux qui avaient déjà abusé de leur pouvoir, précédemment.

L’Europe autorise jusqu’à 40 fois plus de pesticides

Cet article, du site « Notre Planète », fait très bien le point sur ces questions de pesticides, déjà évoquées entre ces pages d’ailleurs. Pour faire simple, une situation sanitaire déjà très lourde (on sait que les pesticides sont à l’origine du cancer du sein, par exemple) est en passe de s’aggraver, mais la Commission Européenne répond : « Ne vous inquiétez pas, on a des données scientifiques qui prouvent que ce n’est pas dangereux. » Une question : Peut-on les voir, s’il vous plaît ?

Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1752.php

Depuis le 1er septembre, de nouvelles règles harmonisent, dans toute l’Union Européenne (UE), les limites appliquées aux résidus de pesticides présents dans l’alimentation. Pourtant, ce souci de cohérence s’accompagne de nouvelles limites jugées dangereuses par les ONG qui dénoncent une régression par rapport à certaines normes nationales en vigueur.

Quelques notions sur les pesticides et leur surveillance

Rappelons que dans une logique productiviste, l’agriculture emploie massivement des pesticides, qui sont des produits chimiques dangereux destinés à repousser ou tuer les rongeurs, champignons, maladies, insectes et « mauvaises herbes » jugés nocifs.
Le recours à ces produits dits phytopharmaceutiques peut notamment nuire à la santé des consommateurs qui se nourissent des aliments traités. C’est pourquoi, tous les pesticides commercialisés doivent indiquer une limite maximale de résidus ou LMR. Celle-ci correspond à « la quantité maximale de résidus d’un pesticide attendue dans un végétal lorsque les bonnes pratiques agricoles sont respectées ». Jusqu’alors fixée au niveau français, européen et international selon le cas, elle s’exprime en milligrammes de substance de pesticide par kilogramme de végétal. Une LMR ne doit pas entraîner un dépassement de la dose journalière admissible (DJA) du pesticide. Cette DJA représente la quantité qu’un être humain peut ingérer quotidiennement durant toute sa vie sans que cela ait une influence sur sa santé.
Notons que la présence de résidus de pesticides dans les aliments ne signifie pas automatiquement qu’il y a un risque pour la santé humaine. En revanche, elle indique que les bonnes pratiques agricoles n’ont pas été respectées.

 

Au total, 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l’UE. 45,7% des produits alimentaires testés contiennent des pesticides. Plus de 25% de fruits, légumes et céréales contiennent deux ou plusieurs pesticides différents, tandis que plus de 5% de fruits, légumes et céréales contiennent 5 ou plus de pesticides différents.

Un nouveau réglement européen pour davantage de cohérence

En vigueur depuis le 1er septembre 2008, un nouveau règlement européen fixe les nouveaux plafonds autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments.
Ce nouveau règlement européen couvre environ 1 100 pesticides utilisés dans l’agriculture, au sein et hors de l’UE. Il répertorie les limites maximales de résidus pour une large variété de produits : de la viande au lait en passant par les légumes, les fruits, les noix, les épices et les aliments pour animaux. Ces limites s’appliquent aussi bien aux produits frais qu’aux produits transformés. Pour ces derniers, il est tenu compte des opérations de dilution ou de concentration lors de la transformation.

Jusqu’ici, les limites étaient fixées par l’UE ou par les États membres, selon le type de pesticides. Ainsi, une même quantité de résidus pouvait être jugée acceptable dans un pays, et excessive dans un autre. Enfin, certains pesticides n’étaient soumis à aucune limite. Selon la commission européenne, « ce manque d’uniformité était source de confusion, pour les opérateurs comme pour les consommateurs. » De plus, « les nouvelles limites tiennent compte des besoins des groupes les plus vulnérables, comme les bébés et les enfants, et reposent sur un principe fondamental : la sécurité alimentaire prime sur la protection des végétaux. »

Si l’initiative est certainement louable pour certains pays européens dont la réglementation est déficiante ou trop laxiste, celle-ci pourrait pénaliser la santé des consommateurs de pays où la législation nationale demeure beaucoup plus sévère. En effet, ces nouveaux seuils, qui harmonisent les normes européennes en la matière, doivent remplacer les limites fixées actuellement au niveau national pour chaque pays.

De nouvelles limites jugées « dangereuses »

Plusieurs ONG ont vivement dénoncé cette nouvelle réglementation qui pourrait entraîner une augmentation « spectaculaire » des limites existantes : « la Commission européenne nous entraîne vers une contamination toujours plus importante par de plus en plus de pesticides dans les aliments. L’UE doit revoir immédiatement ces limites que nous jugeons dangereuses », alerte Ulrike Kallee, experte en produits chimiques pour Greenpeace.

Selon une analyse conjointe de Greenpeace et de l’ONG environnementale autrichienne Global 2000, « plusieurs centaines de limites maximales en résidus deviennent désormais dangereuses pour les consommateurs », et ce « au regard même des normes d’analyse et des méthodes d’analyses fixées par l’UE ». Or, « pour chaque pesticide, la Commission a identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes », explique Hans Muilerman, porte-parole de l’ONG néerlandaise Natuur en Milieu. « Les consommateurs européens vont donc être moins bien protégés en étant exposés à plus de 200 pesticides différents à des niveaux importants », ajoute-t-il.
Ainsi, par exemple, « pour un enfant pesant 16,5 kilos, la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 grammes de raisin (soit 5 à 7 grains), 40 grammes de pomme ou 50 grammes de prunes », affirme le biochimiste Helmut Burtscher, cité par Global 2000.

Dans certains pays étudiés, comme l’Allemagne ou l’Autriche, le changement serait très préoccupant, selon ces associations.
En Autriche par exemple, 65% des pesticides utilisés verront leur taux maximal augmenter, pour certains jusqu’à 1 000 fois, alors que seuls 4% verront leur taux baisser, affirme Global 2000.

 » Ainsi, après analyse et comparaison avec certaines LMR nationales aujourd’hui en vigueur en France et celles prévues par l’UE, nous avons pu constater qu’un consommateur risquait, à l’avenir, de consommer certaines molécules à des taux plus élevées. Par exemple, pour les agrumes, la molécule fénoxycarbe, considérée comme cancérigène probable et perturbateur endocrinien possible, serait tolérée à des taux 40 fois supérieurs par rapport à la valeur actuelle! En effet, cette LMR spécifique passerait de 0,0500 mg/kg à 2 mg/kg!  » précise François Veillerette, Président du MDRGF et administrateur de PAN (Pesticide Action Network) Europe dans un communiqué.

Au final, pour les associations, la Commission européenne « n’a pas rempli son obligation de fixer des limites légales les plus basses possibles », comme le prévoyait un précédent règlement de 2005, dénonce Elliott Cannell, coordinateur du réseau environnemental PAN Europe.

Les ONG intentent un procès à la Commission Européenne

Dès le 10 avril 2008, Natuur en Milieu et PAN Europe ont écrit au Commissaire européen de la santé pour demander officiellement un réexamen interne (dans le cadre du règlement 1367/2006 de la Convention d’Aarhus) du règlement 149/2008 qui établit les Limites Maximales en Résidus (LMR) en matière de pesticides des produits alimentaires. La lettre des ONG fait état du fait que le règlement 149/2008 pose problème pour plusieurs raisons et devrait être réexaminé d’urgence.
Malheureusement, le 1er Juillet 2008, la DG SANCO a répondu au nom du Commissaire à la santé en faisant valoir que la demande de PAN Europe était irrecevable d’un point de vue juridique.
C’est pourquoi, le 11 août 2008, Natuur en Milieu et PAN Europe ont formé un recours auprès du Tribunal de première instance contestant la décision de la Commission qui refusait ce réexamen interne.
Maintenant, Natuur en Milieu et PAN Europe attendent que la Commission fournisse à la Cour une copie de sa position officielle dans les trois prochains mois. La Cour pourrait alors donner un avis début 2009.

En attendant que cette nouvelle bataille juridique trouve un dénouement heureux pour la santé des consommateurs, l’agriculture biologique qui se caractérise notamment par la non utilisation des produits chimiques de synthèse démontre une nouvelle fois son intérêt.

Union pour la Méditerranée : Echange honneur contre spectacle (Ecrire à l’Elysée, qui transmettra)

Voilà. La grande collation du Président vient de s’achever. Il y a eu le raout officiel, autour d’une table; puis la détente, face au défilé national, tous ces grands dirigeants unis, côte à côte, y compris le secrétaire de l’ONU invité, autour du Grand Chef de la France, Président actuel de l’Union Européenne – et bientôt, peut-être, de la Méditerranée.

Il faut bien cela, au moins, pour un leader de la trempe de notre Iznogoud – enfin devenu Calife à la place du Calife. Pourquoi pas, dès lors, Grand Sultan d’un continent ?

Au fond, humour mis à part, il y a bien quelques personnes que Mr Sarkozy a oublié d’inviter, au sein de son Soviet Suprême pour le Bien de la Méditerranée; un petit paquet de millions de personnes, en fait – on appelle cela « des peuples » ; C’est vrai que ça aurait coûté cher en invitations, et puis quand on s’apprête à faire revoter un pays insolent (l’Irlande), on peut bien refaire le monde, Carlita pendue à son bras, une bonne pelletée de tyrans (pardon, des dirigeants qui font plus de 80% des voix à chaque élection) accrochés à l’autre.

Certes également, quelques-uns des invités aiment bien shooter des immeubles garnis de soldats français, et imposer le silence à des diplomates, des journalistes, et des premiers ministres de pays limitrophes. Mais enfin, il n faut pas vivre dans le passé ! Tout ça, c’était en 2005 !

Allez, trop de badinage tue le badinage… La fête, reconnaissons-le, s’est bien déroulée. Ces parachutistes ! Ces tanks blancs de l’ONU ! Quelques illuminés ont bien tenté de défiler devant l’ambassade de Syrie – heureusement, la police républicaine du Pays des Droits de l’Homme veillait. Ils ont été priés de bien vouloir défiler chez eux – ou dans un fourgon. Après tout, ça a une sacrée acoustique, les paniers à salade…

Et cette armée, voyons ! On lui prêterait des motifs de grogne… Pft ! « De la mousse », dixit Sarkozy. Une fois les dangereux gauchistes/extrémistes du collectif « Surcouf » identifiés (des militaires qui se plaignent… non mais ils se croient dans une manif étudiante ou quoi ?), vous verrez mon bon monsieur, que l’Armée saura réaliser le génie de la réorganisation sarkozienne.

Revenons à nous moutons. Que penser d’un plan pour unir politiquement tout un tas de pays très différents, avec mutualisation des services de protection de l’environnement, échange d’étudiants, et paix au Proche-Orient à la clé ?

Que sur le papier, c’est bien mignon, sauf lorsque les principaux intéressés, très poliment, arguent que, pourquoi pas, ça leur fera passer le temps avant l’élection de la prochaine administration des USA.

Nonobstant, l’Union pour la Méditerranée joue des coudes pour exister. Kadhafi n’y croit pas (mais il s’est bien marré durant son passage à Paris, à nous faire la leçon en matière de Droits de l’Homme !), et le Roi du Maroc était un poil trop occupé pour venir. L’Europe, elle, a voulu s’incruster dans l’aventure; il faut dire que Sarkozy comptait utiliser ses fonds pour lancer son projet… ceci expliquant sans doute cela.

C’est mal barré, donc ? Nooooon… pour plomber véritablement, à coup sûr, un tel projet politique, il faudrait avoir la géniale idée d’une hiérarchie organisationnelle fixe, qui défierait toue logique représentative des peuples. Par exemple, une présidence arbitrairement adjugée à la France (normal, hein), un secrétariat au Maroc – ou en Turquie, peut-être ? Et puis, encore un autre secrétariat, pour vraiment simplifier les choses…

On y est ?

Ah.

Bon.

Ben, c’était un joli défilé, quand même… Sarkozy a serré plein de mains. Et Carla ! Carla ! Superbe. Très belle. Très digne.

63% des français jugent mauvaise la politique économique actuelle

PARIS (AFP) – 63% des Français considèrent que la politique économique du gouvernement est « mauvaise », soit une baisse de 4 points par rapport au mois de mai, selon un sondage BVA pour France Inter et Les Echos à paraître mardi.

Selon l’enquête, 63% des personnes interrogées désapprouvent la politique économique du gouvernement (37% la jugent « plutôt mauvaise » et 26% « très mauvaise »).

Même si selon l’étude, « la politique économique du gouvernement se maintient toujours à un niveau record d’impopularité », le taux n’atteint pas les records des gouvernements Villepin (74% en juin 2006) et Raffarin (69% en avril 2005).

28% des sondés jugent la politique économique actuelle « bonne », dont 25% la jugent « plutôt bonne » et 3% « très bonne », trois chiffres inchangés par rapport au mois dernier.

Les « sans-opinions » ont en revanche augmenté, à 9%, au lieu de 5%.

Par ailleurs, interrogés sur la future présidence française de l’Union européenne à partir du 1er juillet, 61% des Français (contre 32% qui lui font confiance) ne font pas confiance à Nicolas Sarkozy pour favoriser la croissance économique en Europe.

71% d’entre eux (contre 21%) ne lui font pas non plus confiance pour limiter la hausse des prix des matières premières et de l’énergie.

Plus globalement, ils ne lui font pas confiance non plus (57% contre 31%) pour « faire repartir la construction européenne après le vote non des Irlandais » au Traité de Lisbonne.

Ce sondage a été réalisé par l’institut BVA par téléphone les 20 et 21 juin auprès d’un échantillon de 1.008 personnes, représentatif de la population française de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Le « non » irlandais

Un séisme politique qui me permet d’inaugurer sur ce blog une nouvelle section, consacrée aux affaires européennes. Les fidèles lecteurs du JRDF savent que notre rédaction, qui n’est pas dogmatiquement opposée à l’Europe, n’en est pas moins critique, lorsque cela nous semble nécessaire.

 

Hélas, les occasions récentes de douter de l’aspect positif de l’Union Européenne sur le niveau vie de sa population, ne manquent pas. OGM imposés, traités qu’on essaye de faire passer de force par les parlements, sous couvert de culpabilisation, et surtout, absence de différentes options – c’est ce traité ou rien : Au fond, le « non » irlandais exprime le sentiment de nombreux habitants de l’Union.

 

Il est peut-être temps de revenir sur ce texte, en passe d’être également rejeté par le Parlement de la République Tchèque. Le traité dit « simplifié » de Lisbonne est en fait encore plus incompréhensible que son prédécesseur. Avec son poids de plusieurs centaines de pages, il faut pourtant rappeler qu’il compile, en fait, déjà, de nombreux traités déjà ratifiés et votés. Son côté cryptique n’en est pas moins affirmé : « Belles phrases » qui ne renvoient à rien de précis, tandis que les mentions de « mise en concurrence des services publics » sont nettement plus concrètes, très nombreux articles renvoyant à un Droit Européen encore non défini, préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme finalement retiré (plus explicitement, il y est seulement fait référence), et même danger de communautarisme accru à travers une remise en question de la laïcité au profit d’un renfort des identités religieuses… le constat est sanglant. Sarkozy, qui avait promis un vote sur un texte court, en propose finalement un nettement plus long et plus lourd; lui qui voulait relancer l’Union Européenne à travers ses institutions « qui avaient fait consensus », s’est au contraire embourbé dans les détails, et à vouloir faire passer « son » traité à la sauvette, sans information du grand public, il ne peut guère s’étonner de ce que le seul pays qui ait pu se prononcer par référendum… se soit effectivement prononcé !

 

La suite est encore floue. Certains parlent de ne pas tenir compte de ce rejet, voire même d’éventuels rejets ultérieurs (quelle grande preuve de démocratie !), ou de faire revoter l’Irlande, comme cela a été fait pour le traité de Nice, pour obtenir un résultat plus satisfaisant.

 

Evidemment, personne ne parle de rédiger un autre traité, voire plusieurs autres, afin que les planqués adeptes du lobbying qui parasitent le Parlement Européen aient quelque chose à foutre de leur mandat. Ce n’est pas vraiment un scoop… L’Union Européenne, telle qu’elle est actuellement, nous prend vraiment pour des cons. Cette dernière phrase pourra passer pour une vulgarité stérile de jeune blogueur néophyte… je pense toutefois, ami lecteur, qu’elle exprime l’opinion de nombre d’européens. A chaque fois, on nous refait le même coup : voter contre un traité, c’est être un méchant antieuropéen. Et ne pas tenir compte de l’avis de plusieurs peuples, c’est quoi ? Du fervent européanisme ?

 

La question, encore une fois, est qu’on ne demande pas à des citoyens de choisir entre une seule option. C’est tellement débile, que j’ai honte de vivre au beau milieu d’un continent qui refuse de le voir en face. Demande-t-on de voter pour élire ses représentants, en nous donnant le choix entre une personne ? Un restaurant éditerait-il une carte ne comportant qu’un seul plat ? C’est absurde. Depuis des années, des politiciens un peu plus avisés demandent que les référendums européens s’appliquent à tous les peuples simultanément, et qu’ils permettent de trancher des questions précises – pas de choisir entre un traité de poids et d’intérêt équivalent au bottin téléphonique, et la mauvaise conscience d’être « un vilain antieuropéen pas-beau-du-tout ».

 

Les avancées de ce traité, concernant notamment le passage d’un vote à l’unanimité (difficilement gérable entre 27 pays, certes) à un vote à la majorité tenant compte de la population des pays (pour faire court), cette bonne idée-là, même, est à relativiser. La droite a presque toujours été majoritaire au Parlement européen, et actuellement au moins une douzaine de pays ont une politique extérieure indexée sur celle des USA. Un vote « majoritaire » pourrait donc avantager ce camp politique, sans plus laisser aucune porte de secours possible à ceux qui ne voudraient pas, par exemple, d’un traité… Dans le genre encourageant, on fait tout de même mieux.

 

Sarkozy, mis personnellement en difficulté, réagit donc en se déplaçant en Irlande, avec l’optique d’influencer un éventuel nouveau vote irlandais, tandis qu’il prétend que l’Union ne pourra plus s’élargir afin de tenter de briser les réticences de la République Tchèque (c’est compliqué, c’est par rapport à la Croatie). On voit la logique des choses : Plutôt que d’adapter un texte, il faut adapter le vote… ou les peuples.

 

Désolé, ami lecteur, mais ce n’est décidément ni ma vision de la démocratie, ni celle de la vie dont je rêve, en Europe.

Début d’incendie européen

  Cette flambée des prix des carburants a décidément des conséquences exponentielles… Les marins, les routiers, les taxis et les autoécoles manifestent leur colère. La question de la TIPP (qui, dans sa version dite « flottante », détruite par la droite, ajustait les taxes sur les carburants et permettait ainsi de parer à ces problèmes de hausses, ou au moins de les atténuer) devient centrale. Pourtant, nos chers maîtres européens – qui sont, comme chacun le sait, les plus sages et les moins corrompus des politiciens – ne sont pas emballés par l’idée de faire payer le carburant moins cher, même en réduisant les taxes qui y sont associées. Bien que ceci ne résolve pas le problème pour certaines corporations (les marins, agriculteurs, et d’autres professions ne payent pas ces taxes, en partie ou en totalité), l’initiative présente un intérêt certain, au moins pour le consommateur lambda.

  La réponse de nos chers chefs européens ? La hausse des prix sur le carburant est une bonne chose, car elle nous permettra d’entrer dans l’après-pétrole (Genre quoi ? Biocarburants polluants qui squattent les terres cultivables et provoquent des famines mondiales ?), et puis surtout, ma bonne dame, ce n’est pas qu’une question de laisser des pétroliers se faire des bénéfices encore un peu plus colossaux. Nooooooon… Qu’allez-vous chercher là ?

  Donc, à un moment, ça pète. Enfin, des éléments de corporations déjà habituées aux coups durs, décident de frapper là où ça fait mal – et vont toquer à la porte des institutions européennes :

  BRUXELLES – Des heurts ont éclaté mercredi entre des policiers et quelque 400 pêcheurs français, italiens, espagnols et portugais qui protestaient contre la flambée des prix du carburant devant le siège de l’Union européenne à Bruxelles.

Après plusieurs heures d’un rassemblement sans incident, les manifestants ont lancé des pierres, des pétards et des fusées éclairantes sur les policiers qui ont donné la charge et usé des canons à eau et matraques. Des protestataires ont réussi à pénétrer dans des bâtiments de l’UE dont ils ont brisé des vitres. Ils en ont sorti des drapeaux et autres objets rassemblés dans la rue puis incendiés. Au moins une voiture a été renversée et des poubelles ont été brûlées.

Une délégation de pêcheurs s’est brièvement entretenue avec de hauts responsables européens devant la Commission européenne mercredi pour exprimer ses doléances et demander une aide d’urgence. « Pour avoir une pêche durable, nous avons besoin de prix du gazole moins élevés. C’est impossible de travailler avec ces prix-là », a expliqué Pierre D’Acunto, représentant des pêcheurs de Sète, dans le Sud de la France.

Patrick Tabone, l’un des principaux collaborateurs du commissaire européen à la Pêche Joe Borg, a appelé les pêcheurs à accepter la restructuration de cette industrie en Europe. « Nous devons nous assurer que les réponses que nous trouvons aident vraiment le secteur, non seulement à court terme, mais aussi à long terme », a-t-il insisté.

Pierre D’Acunto a déclaré que les marins-pêcheurs continueraient de manifester dans toute l’Europe et de faire le piquet pendant la réunion des ministres européens de l’Agriculture et de la Pêche prévue ce mois-ci à Luxembourg. AP

Le dévoiement de la Politique Agricole Commune

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   Commençons par exhumer cette honte-ci du mandat de Jacques Chirac…

  Notre cher président, en effet, jouit auprès du public d’une image assez « écolo », plutôt « rurale »; il l’avait du moins en 1995, et en 2002.

  Or, quelles ont été les mesures des gouvernements de droite qui ont agi sous Chirac ? Ils ont dévoyé la Politique Agricole Commune, comme la droite l’a d’ailleurs fait au niveau européen, mais en France nous avons eu droit à un traitement particulièrement gratiné.

  Déjà, la question des OGMs. Quelle question des OGMs ? Voilà, c’est à peu près la seule défense des gros labos alliés à l’agroalimentaire, et à la grande distribution. L’Europe n’a-t-elle pas à se soucier de la santé de ses citoyens, et à veiller d’abord à ne pas les exposer à un processus non-testé et très peu contrôlé, qui consiste à créer génétiquement de nouvelles espèces animales et végétales ?

  La situation est inverse : La France est non seulement déjà envahie d’OGMs, mais l’Europe ultralibérale l’a déjà condamné à de nombreuses amendes, pour lui faire accélérer le pas.

  La situation de la PAC est encore plus simple : seuls les très gros agriculteurs, donc ceux-là même dont nous parlions plus haut, sont financés à de très hauts niveaux, alors qu’ils sont également les plus pollueurs, et les moins vecteurs d’emploi.

  Sous les ministères de Nelly Ollin et de Roselyne Bachelot, les lois sur les niveaux minimals de pureté de l’eau ont été abrogées, et l’emploi de pesticides encouragé par les financements. Les plafonds des déjections animales des gigantesques complexes d’abattage, qui polluent les sols, ont été augmentés.

  Voici la France agricole que nous laisse Chirac : Infestée par les OGMs, polluée, avec des agriculteurs ruinés d’un côté, encouragés à faire baisser leur niveau de qualité, et quelques gros groupes industriels qui n’ont aucune contrainte, et sont encore favorisés par les financements.

  Moi, je connais des vaches qui doivent avoir honte de s’être fait toucher le cul par un pareil adepte du double discours…

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