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ACTION !

  Ami lecteur,

  J’ai vécu ces dernières années à tes côtés, m’informant, recoupant, m’attristant et ouvrant ma grande gueule sur ces pages virtuelles.

  Cela ne me suffit plus, maintenant. Je ne veux plus me contenter de critiquer, je veux agir ! La famine frappe, les Etats se perdent dans la spirale de l’endettement, l’Union Européenne coupe ses aides aux démunis, et surtout, la monde connait actuellement un sursaut de liberté que je ne peux pas laisser passer.

  J’ai donc créé mon parti politique, l’Alliance Confortiste Française, afin de reprendre en main l’économie et la politique par la création d’entreprises éthiques (nous avons une Charte), puis par la promotion de nos idéaux à travers le processus démocratique. Afin que ce monde connaisse une hausse globale du niveau de vie. Afin que personne ne meure de faim. Afin de construire des logements pour tous. Entre autres choses.

  Voilà, trois semaines que le blog de l’ACF est lancé et déjà des retours positifs… c’est encourageant. Voici son URL : acf.revolublog.com

  Je compte y consacrer mon temps, et peut-être revenir sur ce blog lorsque le bébé pourra marcher tout seul. Quoiqu’il en soit, le JRDF reste en ligne. Merci, merci, merci encore pour ces centaines de milliers de connexions, ces milliers de commentaires, ces messages, merci, ami lecteur, d’exister et de nous avoir soutenu. Ce n’est pas un au revoir. C’est un appel ! L’heure est venue, pour nous, d’entrer dans le concret, et de montrer à ces saloperies de pillards et de mafieux qui dirigent maintenant la majorité de l’économie mondiale, et à leurs pions politiques, que le peuple peut penser et s’organiser. Oui, ça fait un peu anar, et alors, hein ? Plus sérieusement, l’ACF est proche du PS et on souhaite à Hollande – s’il se révèle intègre – tout le bonheur du monde dans ses projets présidentiels. Le règne de Sarkozy a encore fait monter la puissance des forces de l’argent.

  Eh bien, récupérons l’argent ! Récupérons le commerce ! Récupérons la politique ! Pour la démocratie, pour un meilleur partage des richesses, et pour un monde plus confortable !

  Salutations !

Revers pour les partisans de l’adoption homosexuelle

NDLR : Pour faire court, le Conseil Constitutionnel se cache derrière le mariage pour refuser, de leur part, une évolution du droit de l’adoption, par des couples homosexuels. 

Le Conseil constitutionnel n’a pas reconnu mercredi le droit aux couples de même sexe de partager l’autorité parentale, renvoyant aux législateurs la question de l’adoption homosexuelle. 

La décision a provoqué la colère des associations gays et lesbiennes pour qui les « Sages » ont créé une « discrimination constitutionnelle ».

Deux femmes vivant ensemble avaient saisi le Conseil constitutionnel sur l’article 365 du code civil qui empêche les couples homosexuels d’exercer sur leurs enfants une autorité parentale pleine et entière.

Le Conseil a jugé cet article conforme à la Constitution et l’a donc validé. L’article 365 du code civil, selon les juges constitutionnels, n’empêche pas « mener une vie familiale normale » qui, elle, « n’implique pas le droit à l’établissement d’un lien de filiation adoptive ».

De plus, « le législateur a estimé que la différence de situation entre les couples mariés et ceux qui ne le sont pas pouvait justifier, dans l’intérêt de l’enfant, une différence de traitement quant à l’établissement de la filiation adoptive à l’égard des enfants mineurs », rappelle le Conseil.

« Il ne lui appartient pas de substituer son appréciation à celle du législateur sur une telle question », souligne le texte, renvoyant la balle au Parlement.

C’est à lui qu’il revient de tirer les conséquences « en matière de filiation et d’autorité parentale, de la situation particulière de l’enfant élevé par deux personnes du même sexe ».

Pour l’association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), cette décision constitutionnalise « le fait que des enfants – 200 000 dans le cas des familles homoparentales – ne puissent pas bénéficier de la protection de deux parents alors même que le droit de la famille est construit autour de la notion de l’intérêt supérieur de l’enfant ».

« Le principe d’égalité devant la loi est bafoué », dénonce l’APGL, qui demande au gouvernement de mettre un terme à cette « discrimination constitutionnelle ».

De son côté, l’association SOS Homophobie juge que le Conseil constitutionnel se situe « en dehors de la réalité » et dénonce « l’immobilisme total » de l’institution.

« Le mariage ne peut pas, ne doit pas et n’est plus le seul cadre au sein duquel l’intérêt supérieur de l’enfant peut être reconnu », dit-elle dans un communiqué.

SOS homophobie réclame « une fois de plus, que la classe politique gouvernante reconnaisse que les modèles familiaux qu’elle prône ne correspondent plus, aujourd’hui, non seulement à la réalité de la société, mais aussi à l’intérêt de l’enfant ».

Emile Picy et Laure Bretton, édité par Gilles Trequesser

LES ASSOCIATIONS HUMANITAIRES S’INQUIÈTENT DE LA MONTÉE DE LA MISÈRE

LES ASSOCIATIONS HUMANITAIRES S'INQUIÈTENT DE LA MONTÉE DE LA MISÈRE dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380)

Source : Reuters – Elizabeth Pineau

Près d’un ménage sur huit vit sous le seuil de pauvreté en France, où la montée de la misère, nourrie par la crise, touche de nouvelles populations et inquiète les associations caritatives.

Selon un rapport de l’Insee portant sur l’année 2008 publié mardi, la vie sous le seuil de pauvreté, établi à 950 euros par mois, concerne 13% de la population et 30% des familles monoparentales.

« On a constaté que la pauvreté grandissait. Nous avons une hausse de fréquentation de 20% dans nos permanences, ce qui est considérable », souligne Henriette Steinberg, secrétaire nationale du Secours populaire.

Cette année dans le Nord-Pas-Calais, son organisation a distribué en colis alimentaires en quatre mois ce qui l’avait été l’année dernière en cinq mois à la même période.

Toutes les régions sont concernées, y compris les zones rurales jusqu’ici plutôt épargnées.

La crise a fait affluer dans les centres d’aide des populations nouvelles: jeunes, retraités financièrement étranglés pour s’être portés caution pour leurs enfants, classes moyennes brusquement confrontées au chômage.

« Travailleurs en CDD et intérimaires ont été victimes dès septembre 2008 des premiers éléments de la crise », témoigne Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. « Des gens dans une grande détresse car confrontés à des codes sociaux qu’ils ne connaissaient pas jusqu’ici ».

Les populations les plus précaires, elles, le sont restées.

« Ceux qui étaient à fleur de l’eau, les mères seules, les employés à temps partiel qui gagnent les deux tiers du smic, ceux-là ne s’en sortent absolument pas », dit Patrick Doutreligne.

PAS DE PERSPECTIVE POUR LES JEUNES

Les jeunes souffrent aussi, à l’heure où 23% des 16-24 ans sont au chômage et où 120.000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplôme.

« Ils vivent non seulement un moment difficile dans leur vie, mais il n’y a pas de perspective », déplore Véronique Davienne, déléguée nationale adjointe d’ATD Quart-Monde.

Elle-même milite pour que les jeunes, souvent traumatisés par leur échec à l’école, se forment en travaillant.

« Si on est dans un atelier de menuiserie et qu’on ne sait pas transformer des centimètres en décimètres, là on peut se dire qu’il y a quelque chose à revoir », souligne-t-elle.

La mise en place l’an dernier du revenu de solidarité active (RSA), dont l’un des objectifs était de faire baisser la pauvreté, ne semble pas avoir bouleversé la donne.

« C’est une politique intéressante en période de développement économique mais là il n’y a même pas de petit boulot », dit Patrick Doutreligne. « Pour une majorité, le RSA n’a fait que remplacer le RMI et une minorité seulement voit une amélioration de ses ressources ».

En outre, « disposer du RSA est une course d’obstacles complexe », note Henriette Steinberg.

« Les dossiers à remplir sont compliqués, intrusifs et les personnes ne les ressentent pas comme un soutien, ils sont plus inquiets qu’autre chose », dit-elle.

Selon la Fondation Abbé Pierre, le coût de la vie a augmenté de 20% en dix ans, les loyers HLM ont été relevés de 29%, et les prix de l’immobilier, de 107%, obligeant certains ménages à consacrer plus de 50% de leurs revenus à leur logement.

Au-delà des chiffres, l’ancrage de la misère dans le pays change le rapport de la population à la détresse économique.

« Il y a une manière de plus en plus décomplexée de parler de personnes en situation de pauvreté », remarque Véronique Davienne. « Les familles se sentent mal perçues, comme si elles y mettaient de la mauvaise volonté. Ces choses-là ne sont pas vraiment dites mais elles sont induites, et c’est pesant ».

L’activité des bénévoles, toujours importante, se teinte d’inquiétude. « Les yeux s’ouvrent et il y a une vigilance sociale qui fait que les gens se demandent: ‘Est-ce que demain, ça ne va pas être moi ?’ », dit Henriette Steinberg.

Edité par Patrick Vignal

Des lycéens se mobilisent pour le 2 octobre contre les retraites

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L’Union nationale lycéenne (UNL, premier syndicat lycéen) appelle les jeunes à se mobiliser en vue des manifestations du samedi 2 octobre en France contre la réforme des retraites.

Affirmant que de nombreux jeunes ont participé aux défilés syndicaux de jeudi, le syndicat lycéen estime que « la jeunesse et les lycéens peuvent faire plier le gouvernement ».

Au lendemain d’une journée de grèves et de manifestations qui ont réuni trois millions de personnes selon les syndicats et un peu moins d’un million selon l’exécutif, les centrales syndicales ont décidé vendredi de deux nouvelles journées de mobilisation, les 2 et 12 octobre.

Elles n’ont pas caché leur espoir de voir les lycéens et étudiants venir grossir les rangs des opposants à la réforme.

Pour faire monter la pression, l’UNL appelle ses adhérents à organiser des assemblées générales dans toute la France pour préparer les manifestations du 2 octobre. Le syndicat organisera un meeting parisien sur les retraites la veille.

« Alors qu’un million de jeunes sont aujourd’hui au chômage, le gouvernement veut retarder l’âge de départ à la retraite, créant encore plus de difficultés pour leur insertion socioprofessionnelle », explique l’organisation lycéenne.

« Il aggrave la précarité existante plutôt que de trouver les solutions pour y mettre fin », ajoute-t-elle dans un communiqué.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

Nicolas Sarkozy confirme le transfert de grandes écoles à Saclay

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Nicolas Sarkozy a confirmé vendredi le transfert sur le plateau de Saclay de plusieurs grandes écoles, provoquant l’inquiétude du maire de Paris qui craint que ces déménagements « décidés sans concertation » n’affaiblissent la capitale.  

En visite sur le futur campus de Saclay, au sud de Paris, dont il veut faire un pôle scientifique et technologique de classe mondiale, le chef de l’Etat a indiqué que ces transferts lui permettraient d’atteindre la « masse critique » nécessaire.

Sont concernées notamment l’Ecole centrale de Paris, l’Ensae (Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique), l’ensemble Ecole des mines de Paris-Institut des télécoms, l’Ecole normale supérieure de Cachan, l’Agro Paris Tech et un pôle biologie-pharmacie-santé qui s’appuiera sur les équipes de l’université de Paris-Sud.

Le plateau de Saclay, qui accueille déjà Polytechnique et Supelec et des centres de recherche de grands groupes comme Danone, Thalès et bientôt EDF, ambitionne dans le projet gouvernemental d’accueillir à l’horizon 2020 12.000 chercheurs et enseignants et 31.000 étudiants.

Il bénéficie pour cela d’une dotation de 850 millions d’euros du plan campus, qui sera complétée par une autre d’un milliard d’euros au titre des investissements d’avenir financés par le grand emprunt.

Dans un communiqué, le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, dénonce des annonces qui contredisent les projets scientifiques de deux des établissements concernés par les transferts, les Mines de Paris et Télécom.

Ceux-ci prévoyaient, selon lui, des schémas d’implantation bipolaire » avec le maintien d’activités à Paris alors que leurs bâtiments seront en fin de compte vendus « pour financer leur nouvelle installation ».

S’il dit soutenir le développement envisagé à Saclay, Bertrand Delanoë note que donner une nouvelle force à la recherche francilienne ne doit pas se fonder « sur l’affaiblissement des autres pôles de recherche, et notamment Paris ».

Nicolas Sarkozy lui avait répondu par avance en déclarant à Saclay que l’investissement dans la recherche « est un processus cumulatif, et non pas exclusif ».

« Je comprends que les responsables d’universités et de grandes écoles parisiennes puissent être inquiets que Saclay n’absorbe toutes les ressources. Mais je veux leur dire d’ici et aujourd’hui, qu’ils ne seront pas oubliés », a-t-il dit en demandant à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, que « tout soit fait, tout, pour accélérer les chantiers de l’opération campus, notamment à Paris ».

Yann Le Guernigou, édité par Gilles Trequesser

La police : « On cherche des Roms, vous en avez combien ? »

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 23/09/2010 | 22H04

Mercredi à Besançon, des agents de la police aux frontières (PAF) se sont présentés dans deux structures d’accueil d’urgence de la ville, avec la même demande : « On veut savoir combien vous avez de Roms. » Révélée dans l’édition locale de L’Est Républicain jeudi, cette affaire provoque une controverse avec le maire socialiste de la ville.

« Faire de la place pour les sans-abris »

Les deux policiers ayant explicitement réclamé des personnes selon leur origine, cette controverse ne devrait pas en rester là. Selon l’article de L’Est Républicain, les agents se sont présentés dans les deux centres (l’un voué à la réinsertion des personnes en difficulté, l’autre à l’accueil d’urgence des SDF) pour savoir s’ils hébergeaient des Roms, et combien, afin de « faire de la place pour les sans-abris » à l’approche de l’hiver.

Interrogé par le quotidien régional, le commissaire Comte a confirmé ce motif, ajoutant avoir été « mandaté » pour cela par le maire de Besançon. Ce que ce dernier, le socialiste Jean-Louis Fousseret, dément formellement.

Joint par Rue89, Jean-Louis Fousseret affirme n’avoir « pas demandé à la PAF de venir faire des contrôles » :

« J’ai vérifié auprès de nos services, personne n’a demandé une intervention de la PAF. Je ne sais absolument pas ce qu’ils sont venus faire dans ces centres. »

Besançon, ville de 120 000 habitants environ (dans une aire urbaine de 230 000 personnes) accueillerait, selon des sources associatives locales, entre 30 et 35 Roms.

Retraites : les femmes piégées par leur carrière

Analyse

Le ministre du Travail a reçu hier la responsable de la délégation femmes au Sénat pour aborder leur sort dans la réforme. 

Par LUC PEILLON, Libération

Des enfants et leur mère le 31 août 2009 devant une école.

Des enfants et leur mère le 31 août 2009 devant une école.

(© AFP Mychele Daniau)  

 

Et les femmes ? Jusqu’ici peu présentes dans le débat sur la réforme des retraites, leurs situations vient de ressurgir dans la perspective de l’examen du texte au Sénat le 4 octobre. Devant la montée du sujet dans les médias, le ministre du Travail, Eric Woerth, s’est même fendu d’une invitation auprès de la responsable de la délégation femmes au Sénat, Michèle André, afin d’aborder, hier matin, leur sort dans le projet de loi. Peu disert, selon cette sénatrice socialiste, «le ministre s’est cependant montré moins fermé que Nadine Morano sur certains points, notamment sur celui du maintien du départ à 65 ans sans décote pour les mères ayant élevé des enfants».

La secrétaire d’Etat à la Famille avait effectivement opposé un niet catégorique, vendredi sur RTL, à cette possibilité de départ à la retraite à taux plein à 65 ans (au lieu de 67 prévu dans la réforme) pour celles qui n’auraient pu réunir toutes leurs annuités, considérant que «le vrai débat ne porte pas sur le calcul des trimestres, mais sur l’égalité salariale». Même la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a mis son grain de sel : dans sa délibération du 13 septembre, elle demande le maintien du départ à taux plein à 65 ans «pour les personnes ayant pris un congé parental ou pour soins apportés à un enfant ou à un parent malade».

Incomplètes. Fermeté d’un côté, «on va réfléchir» de l’autre : une légère hésitation semble gagner le sommet de l’Etat sur le recul de la borne d’âge à 67 ans. Laquelle apparaît au fil du débat comme le point le plus injuste de la réforme, puisqu’il touche tous ceux qui ont eu des carrières incomplètes. A commencer par les femmes. Sur l’ensemble de l’année 2009, les hommes ont ainsi été 13% à avoir liquidé leur retraite à 65 ans, contre 21% pour les femmes.

Problème : le maintien du taux plein à 65 ans pour les mères qui n’auraient pas toutes leurs annuités n’entraînera pas forcément la réduction des inégalités entre hommes et femmes. D’après la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse), si la génération née en 1950 accuse encore, à l’âge de 60 ans, un écart de plus de deux trimestres au détriment de la gente féminine, les choses ont plutôt tendance à évoluer en leur faveur. Dès la génération née en 1954, les femmes pourraient ainsi avoir réuni une durée d’assurance supérieure de près de deux trimestres à celles des hommes. Pour la génération née en 1980, l’écart pourrait même être de 5 trimestres pour les femmes.

Cette évolution, qui tient aussi compte des majorations de trimestres pour interruptions de carrières, est le résultat d’une plus grande insertion professionnelle des salariées. Mais elle reste fragile, puisque conditionnée au maintien des dispositifs de majoration pour celles ayant arrêté leur activité professionnelle dans le but de s’occuper d’un enfant.

Autre preuve que la question des inégalités hommes-femmes face aux retraites ne sera pas réglée par le maintien de la borne du taux plein à 65 ans : les inégalités du niveau des pensions devraient perdurer à l’avenir. En effet, les femmes du secteur privé qui liquident actuellement leur pension de droit direct (générations nées entre 1945 et 1954) toucheront une retraite inférieure de plus de 45% à celles des hommes. Or, même légèrement réduit, cet écart sera encore de 37% pour celles nées entre 1965 et 1974.

Miroir. La persistance des différences dans le niveau des pensions sera avant tout due, à l’avenir, aux inégalités vécues par les femmes au cours de leur carrière, dont la retraite n’est qu’un miroir amplificateur. Discrimination salariale pure, interruption d’activité professionnelle pour élever un enfant, temps partiels subis : ces trois éléments (lire ci-contre) sont la cause d’un revenu d’activité plus faible, conduisant à une retraite moindre. Or, malgré quelques avancées dans le projet de réforme (prise en compte des indemnités journalières de congés maternité dans le calcul, plan d’égalité salariale dans les entreprises), la question reste largement sous-traitée.

Fin effective de l’inégalité salariale, extension des possibilités de garde d’enfant, limitation des temps partiels : c’est essentiellement en amont que l’égalité des retraites entre hommes et femmes doit être traitée. Pas sûr que le gouvernement soit aussi ambitieux.

Le médiateur de la République s’alarme de la «déshumanisation» des administrations

Le médiateur de la République s'alarme de la «déshumanisation» des administrations dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380)

(© AFP Fred Dufour)  

Le médiateur de la République a tapé du poing sur la table vendredi contre les administrations qui confondent la «modernisation», à coups de serveurs vocaux et sites internet, avec une «déshumanisation» préjudiciable aux usagers.

Il demande aux administrations de «repenser l’utilisation des nouvelles technologies» car, pour lui, «le 100% numérique est une chimère».

«Je dis oui aux nouvelles technologies, mais à condition de garder la possibilité d’un contact humain; sinon, ceux qui sont en souffrance se voient ajouter une souffrance supplémentaire», a déclaré le médiateur, Jean-Paul Delevoye, après la diffusion par ses services d’un communiqué intitulé «Administration: quand modernisation rime avec déshumanisation».

«Tout va bien… quand tout va bien»

«Pas un jour, ou presque, sans que le médiateur ne reçoive de réclamation concernant l’utilisation de sites internet ou de serveurs vocaux», précise le texte. Avec ces outils, constate-t-il, «tout va bien quand… tout va bien», mais «n’avoir que les touches proposées par un serveur vocal lorsqu’on est dans une situation complexe est vécu comme un abandon».

«Sur le traitement de masse, les nouvelles technologies ont apporté des avancées, reconnaît Jean-Paul Delevoye. Mais elles peuvent aussi se transformer en galères, surtout quand vous êtes en dehors des clous.»

«Par exemple sur le RSI (régime social des indépendants): une commerçante s’est entendu dire « écoutez Madame, l’informatique nous crée un tel problème qu’on vous conseille de ne pas être malade pendant trois mois, le temps qu’on régularise votre situation »», raconte le Médiateur. Sur le Pôle emploi, on a des gens qui, au bout de 3, 4 ou 5 mois, n’arrivent pas à faire avancer leur dossier.»

«Sur France Télécom, n’en parlons pas»

«On a aussi d’énormes problèmes sur ERDF, témoigne Delevoye. Les Français étaient restés sur l’image d’un service public électrique: on appelle un interlocuteur et on est branché. (…) Maintenant, il y en a trois, ils ne comprennent plus, et en plus ils n’arrivent pas à trouver quelqu’un à qui demander: « mais bon sang de bonsoir, expliquez-moi comment il faut faire! ».»

Et le médiateur de poursuivre: «Sur France Télécom, n’en parlons pas! Dès que vous voulez changer d’abonnement, c’est galère absolue!.»

(Source AFP)

Les syndicats encouragés par la mobilisation sur les retraites

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Les syndicats français ont estimé jeudi que la mobilisation contre la réforme des retraites était au moins aussi importante que lors de la précédente journée, ce qui obligera selon eux le gouvernement à reculer.

Mais le gouvernement affirme au contraire que les grèves et manifestations sont moins suivies qu’il y a 15 jours et se sent conforté dans ses choix, notamment sur le report de 60 à 62 ans de l’âge légal du départ à la retraite.

A la mi-journée, un peu moins de 410.000 personnes avaient manifesté, contre 450.000 le 7 septembre à la même heure, rapporte ainsi le ministère de l’Intérieur.

L’ambition des huit centrales syndicales qui ont appelé à cette mobilisation est de faire au moins aussi bien que le 7 septembre, quand elles avaient réussi à faire descendre dans la rue de 1,1 à 2,7 millions de personnes, selon les sources.

Pour le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, le pari de l’intersyndicale est tenu quelques jours avant le début, le 5 octobre, de l’examen au Sénat du projet de loi déjà adopté sans grand changement à l’Assemblée nationale.

« Ça veut dire que c’est du même niveau ou plus fort que le 7 septembre », a-t-il dit au début de la manifestation parisienne.

Son homologue de la CFDT, François Chérèque, a estimé qu’il y avait « plus de manifestants que les dernières fois » et Bernard Thibault, le dirigeant de la CGT, a parlé d’une mobilisation « dans les mêmes proportions » que celle du début du mois.

A Marseille, Toulouse ou Nice, villes où les cortèges ont été les premiers à s’ébranler, les Français semblent avoir été nombreux à répondre à l’appel des syndicats.

Début septembre, les organisateurs marseillais avaient fait état de 200.000 personnes dans les rues. La police avait de son côté dénombré 27.000 manifestants sur le Vieux port.

A Toulouse, les syndicats avancent le chiffre de 120.000 manifestants contre 110.000 il y a deux semaines mais la police parle d’une décrue, avec 25.000 personnes dans le cortège contre 32.000 le 7 septembre.

LE MOUVEMENT S’ESSOUFLE SELON LE GOUVERNEMENT

De nombreux arrêts de travail ont eu lieu, notamment à la SNCF et dans la fonction publique, mais dans une mesure légèrement moindre qu’en septembre.

Pour les syndicats, le message est clair.

« Si le gouvernement ne bouge pas, y compris après cette journée, il y aura des suites », a dit Jean-Claude Mailly, faisant allusion à la réunion de l’intersyndicale qui aura lieu vendredi pour débattre des suites à donner au mouvement.

Mais le gouvernement ne l’entend pas de la même oreille.

Dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, on estime que le nombre de manifestants et de grévistes est en baisse partout.

« Cette évolution se justifie soit parce que les gens considèrent que le sujet est déjà très engagé pour permettre une mobilisation plus grande, soit qu’ils adhèrent davantage au projet », a-t-on déclaré.

Le gouvernement table sur la lassitude des Français et sur une certaine division du front syndical sur la suite.

L’éventualité d’une grève reconductible est désormais brandie comme une menace par la CGT et FO, mais la CFDT refuse de radicaliser le mouvement au-delà d’une nouvelle journée de grèves et de manifestations qui serait organisée en octobre.

« Ceux qui veulent radicaliser le mouvement, appeler à la grève générale, souvent veulent rentrer dans une démarche politique, d’opposition globale avec le gouvernement », a dit sur RMC le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque.

Le gouvernement ne semble pas prêt à reculer sur l’essentiel de sa réforme, les mesures d’âge qui prévoient le report de l’âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans pour l’obtention d’une retraite à taux plein.

LES FRANÇAIS NE CROIENT PAS LE PS

Plusieurs ministres du gouvernement ont estimé que ces mesures, qui représentent 20 milliards d’euros de recettes supplémentaires en 2018, moins de la moitié du déficit prévisible du régime, ont fait leur chemin dans les esprits.

Selon deux sondages publiés mercredi, les Français disent en effet ne pas croire à la promesse du Parti socialiste de ramener l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans s’il revient au pouvoir, ce qui conforte le gouvernement.

Mais toutes les portes ne sont pas fermées et le Sénat garde des marges de manoeuvre sur des sujets comme la pénibilité des carrières ou l’égalité hommes-femmes.

La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) a d’ailleurs annoncé avoir averti le gouvernement que le relèvement de l’âge de départ à taux plein de 65 à 67 ans était discriminatoire à l’égard des femmes.

Des voix se sont élevées au Sénat, dont celle de son président, Gérard Larcher, pour réclamer que soit préservé le droit à partir à la retraite à 65 ans sans décote pour les femmes ayant élevé au moins trois enfants.

Même si le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a dit qu’on ne bougerait pas sur ce point au nom de l’équilibre financier de la réforme, le Sénat, où l’UMP n’a pas la majorité à elle seule, pourrait amender le projet là-dessus.

Injections contrôlées

Direct Matin, 23 septembre 2010

Même enterrées par Matignon, les salles de shoot gardent des partisans. Une association d’élus de tous bords, baptisée Elus, Santé publique et Territoires (ESPT), rendra public demain un rapport favorable à l’ouverture de ces salles de consommation de drogue, annonçait hier le Figaro.

Déjà expérimentées dans six pays européens, dont la Suisse et l’Espagne, ces salles sont réservées aux utilisateurs de drogues dures à injection (héroïne, crack). L’objectif est d’offrir un suivi social aux usagers tout en limitant les transmissions de maladies entre toxicomanes. Sur ces bases l’Inserm avait déjà rendu fin juin un rapport favorable à l’expérimentation. et plusieurs ministres, dont Roselyne Bachelot (Santé) et Nadine Morano (Famille), ont marqué leur intérêt pour le dispositif avant que François Fillon ne mette fin au débat.

« La priorité du gouvernement est de réduire la consommation des drogues en France, non de l’accompagner, ni de l’organiser », a-t-il décrété.

Qu’en pensez-vous ? 

Pas un bouton de guêtre !

Paru dans le Canard Enchaîné, 01/09/2010

Alors, on ne se sentait pas fiers d’être français, de voir Sarko lancer à gros coups de menton que « notre sécurité en France repose aussi sur notre engagement là-bas. La France restera en Afghanistan aussi longtemps que nécessaire : » Ce qui ne va pas sans faire quelques victimes.

N’en sont pas surpris ceux qui ont regardé sur Canal Plus dimanche, à l’heure du déjeuner, le documentaire de Camille Le Pomellec : « Armée, où va l’argent ? ». On y découvrait une petite boutique de surplus militaires située vers le boulevard Pasteur quand vous sortez de la Gare Montparnasse, où beaucoup d’engagés pour l’Afghanistan vont faire leurs emplettes d’équipement avant leur départ. Car l’armée française fournit un matériel souvent rudimentaire. Par exemple ses gilets pare-balles possèdent une fente sur le côté qui laisse passer la mort. En outre, ils sont perméables aux munitions perce-blindage qu’utilisent les talibans. C’est de ces gilets qu’étaient équipés les 18 victimes qui ont laissé leur peau là-bas en août 2008.

On comprend que les candidats au casse-pipe prennent leurs précautions. Même si les différentes bricoles à se procurer coûtent pour un lot complet 3000 Euros par parachutiste. Cela ne remplacera pas les hélicoptères d’attaque ni les drones qui font défaut, mais c’est un minimum.

Nous avons bien nos propres drones. Mais ils font un tel bruit de tondeuse qu’on les repère facilement, contrairement aux 150 Predator américains. En plus, ils supportent mal la chaleur et ne sont utilisables qu’à l’aube et au crépuscule. Sans compter les accidents à l’atterrissage, tant ils sont fragiles, si bien qu’il a fallu en racheter aux canadiens. A 13,6 millions d’euros pièce, il existe bien un appareil plus performant mais nous n’avons pas les moyens de le mettre en service. Le GI dispose de 700 000 euros par tête. Un para français de 100 000.

Notre hélico de combat Tigre a fini par arriver avec quinze ans de retard, par la faute d’un micmac politico-financier. Pour les gros porteurs, l’armée US dispose de son Chinhook à 50 places. La France, queston d’indépendance, préfère son Cougar : il ne peut contenir que 10 paras armés. Un tiers de ces engins est en réparation. Dans les coups durs, foin de la doctrine, nous devons faire appel aux américains. Nos finances craquent. Il est vrai que nous avons beaucoup fait joujou avec notre invendable char Leclerc, qui nous coûte un bras. Il reste fragile de la tourelle, des freins, des chenilles, du canon, du viseur, et l’on dit qu’une vingtaine sert de cibles lors d’entraînement.

Sans parler du mythique Rafale à 235 millions d’euros l’unité sans armement ni options, dont même notre meilleur vendeur, Sarko, n’a toujours pas réussi à fourguer concrètement un exemplaire à ses chers amis chefs d’état. Et comme on ne peut pas lésiner sur le « Charles de Gaulle » trop voyant ou sur les sous-marins, on chipote sur les godasses, les gilets pare-balles, les bouchons protecteurs, les duvets ou les gants pour l’hiver.

Ce dont l’encore ministre Morin s’excuse en expliquant que le coût de maintenance a été multiplié par sept avec l’armement moderne. Cela fait une belle jambe aux troufions.

Insuccès encourageant

Paru dans Le Canard Enchaîné, 1 Septembre 2010

Triomphe ! Gros titre sur six colonnes du « Figaro » (26/08) : « le chômage recule pour deux mois consécutifs ». Laurent Wauquiez, le secrétaire d’Etat au chômage, se réjouit, c’est un « succès encourageant ». Certes. A cette nuance près que c’est seulement le nombre de chômeurs de catégorie A qui a baissé en juillet de, attention aux yeux, un énoooorme 0,5%, après avoir baissé en juin, aïe ma tête, de 0,3%.

Mais le nombre total de chômeurs (métropole et outre-mer), toutes catégories confondues, culmine, lui, à pas moins de 4,208 millions. Et sur un an, il a bondi de 8,21%. Mieux, on constate que le nombre de chômeurs longue durée explose, que les chômeurs de plus de 50 ans sot toujours plus nombreux, et que les heures supplémentaires défiscalisées ont connu un boom au deuxième trimestre : 7,5 millions d’heures en plus. Bravo, donc, pour cette belle et efficace mesure, qui a évité la création de 16 000 emplois.

  Et bravo pour cette « embellie » qui réjouira le coeur des plus de 4 millions de chômeurs restants. Oui, vraiment, un « succès encourageant »…

200 médicaments seront moins remboursés en avril !

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Source : 20 minutes.fr

Ils sont jugés «peu efficaces» par la Haute Autorité de santé. Résultat, le gouvernement avait décidé, à l’automne, de diminuer le remboursement d’une série de médicaments. On en connaît désormais la liste, ils sont 200 médicaments, annonce le site des Echos. De 35% de remboursement par la Sécurité sociale, ils vont passer à 15%. 

 

Selon le quotidien économique, cela devrait permettre une économie de 145 millions d’euros cette année.

Concrètement, il va s’agir de traitements comme le Tanakan, qui agit sur les troubles de la mémoire des personnes âgées, ou encore Equanil (un anxiolythique), l’Hexomédine (un antiseptique), et la crème contre l’herpès Zovirax.

Les Echos précise que les laboratoires pharmaceutiques sont actuellement informés des médicaments concernés. «Les décisions, médicament par médicament, paraîtront au « Journal officiel » à partir d’avril», précise le site.

Une tête de vainqueur : l’Histoire d’Henri Guaino

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Il faut rendre à César, ce qui est à César… l’homme de l’ombre, Talleyrandesque en Diable, qu’est Henri Guaino, mérite bien un peu de lumière. Affublé que nous sommes d’un Président incapable d’écrire ses propres discours, il devient nécessaire d’examiner la main qui tient la plume.

 Source : Wikipédia

Origine, études et famille

Henri Guaino n’a pas connu son père. Il est élevé par sa mère, femme de ménage, et par sa grand-mère.

Après le lycée Ampère à Arles, il obtient une licence d’histoire à Paris IV-Sorbonne. Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po). Il échoue trois fois au concours d’entrée de l’École nationale d’administration (ENA). Il finit avec un DEA de politique économique de Paris IX-Dauphine.

Carrière avant la campagne présidentielle de 2007

Économiste au Crédit lyonnais (1982-1986) et chargé de cours à l’ESCP Europe et à l’École normale supérieure de Saint-Cloud (1984-1987), il devient chargé de mission à la direction du Trésor au ministère des Finances et adjoint au secrétaire général du Club de Paris (1987-1988).

Pendant la campagne de Jacques Chirac pour l’élection présidentielle de 1988, il est chargé par Jean-Marie Messier de réécrire les interviews de Jacques Chirac.

Maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris (1988-2003), il est responsable de la recherche finance au groupe Louis Dreyfus (1989-1990), puis des activités banque d’affaires et gestion des participations et chargé de mission auprès du président-directeur général du groupe Mutuelle d’assurance des artisans de France (1990-1993).

Nommé chargé de mission auprès de Philippe Séguin, président de l’Assemblée nationale (1993), puis conseiller auprès de Charles Pasqua (ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire) (1994-1995), il est promu commissaire général au plan (du 1er septembre 1995 au 4 janvier 1998).

Proche de Philippe Séguin, catalogué comme « gaulliste social », il inspire la campagne présidentielle de Jacques Chirac de 1995, autour de la « fracture sociale » (même si la formule est de Marcel Gauchet, reprise par Emmanuel Todd).

Évincé par Lionel Jospin, alors Premier ministre, qui lui reproche la publication d’un rapport sur le chômage non conforme à l’analyse gouvernementale, il se voit cependant confier par Charles Pasqua l’élaboration d’une charte d’aménagement et de développement du territoire des Hauts-de-Seine (1999-2000). Conseiller scientifique de l’Agence pour la diffusion de l’information technologique (2002-2004), il devient aussi administrateur de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (depuis 2003).

Il s’est présenté à la Mairie du Ve arrondissement en 2001 sur la liste officielle du RPR, lorsque Philippe Séguin se présente à la mairie de Paris. Jean Tibéri s’était constitué en candidat dissident : Guaino a recueilli 9,6 % des voix contre 40 % pour Tibéri.

Il est conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006.
Il a été chroniqueur aux Échos et à La Croix.

Conseiller de Nicolas Sarkozy

Pendant la campagne à l’élection présidentielle de 2007, il est le rédacteur des principaux discours de la campagne de Nicolas Sarkozy (à partir du discours de Nîmes de mai 2006), notamment les discours prononcés à Périgueux et à Agen, avec les évocations de Hugo, Jaurès, Blum et Guy Môquet. Au cours de diverses interventions dans la presse écrite ou à la radio, il est amené à assumer la paternité d’un certain nombre d’autres thèmes de la campagne présidentielle, notamment la « liquidation de Mai 68 » et la fin des repentances.

Après l’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007, il est nommé conseiller spécial du président de la République par Nicolas Sarkozy en mai 2007 et occupe à l’Élysée l’ancien bureau de Valéry Giscard d’Estaing. À nouveau, il assume les idées exprimées dans un certain nombre de discours présidentiels dont il ne nie pas avoir été soit l’inspirateur, soit le rédacteur. Ainsi, après le discours de Dakar prononcé par le président le 26 juillet 2007 et vivement contesté tant en France qu’en Afrique, une polémique s’en était suivie avec Bernard-Henri Lévy qui avait mis en cause ses fondements philosophiques maurrassiens et racistes, à laquelle il avait répondu:

 

« Ce petit con prétentieux ne m’intéresse pas. Qui est-il donc ? Qu’a-t-il fait dans sa vie de si extraordinaire pour se permettre de juger comme ça ? Je n’ai jamais rencontré BHL. Il ne m’aime pas, moi non plus. Il n’aime pas la France, moi si. Il a la bave aux lèvres, avec la haine qui suinte de partout.»

Il est amené ultérieurement à défendre le discours :

 

« [...] Fallait-il vraiment rappeler que le colonisateur a construit des ponts ?
HG : Le discours de Dakar contient le réquisitoire le plus implacable contre la colonisation… Nicolas Sarkozy a dit aux jeunes africains : L’héritage de la colonisation est aussi le vôtre. Il y a tous les crimes, mais il y a aussi les droits de l’homme, l’égalité hommes-femmes, l’universalisme…

On y a vu du paternalisme. Et votre description de l’homme africain enfermé dans l’éternel recommencement est très mal passée.

HG : Le discours de Dakar n’exprime aucun sentiment de supériorité. Il parle aux Africains non comme à des enfants mais comme à des frères… Quant à l’éternel recommencement, c’est un imaginaire commun à toute l’humanité à certains moments de son histoire… Chaque civilisation a fait sa propre synthèse. L’Afrique doit faire la sienne…»

De la même façon, il intervient dans la polémique qui s’est instaurée au cours du mois d’octobre 2007 sur le bien-fondé de prescrire aux enseignants la lecture de la lettre de Guy Môquet le 22 octobre. Le 19 octobre 2007, au micro de RTL, Henri Guaino n’avait pas admis le refus de certains enseignants de lire à leurs élèves le 22 octobre 2007, conformément à l’instruction officielle du 30 août 2007 dans le cadre de la journée commémorative nationale décidée par Nicolas Sarkozy, la lettre de Guy Môquet. Il avait fustigé ces professeurs « dont la nation a payé des études, dont la nation paie le salaire ». Quelques jours plus tard, il s’exprime à nouveau au sujet de la lecture de la lettre de Guy Môquet et revient sur la genèse de l’irruption de Guy Môquet dans la campagne de Sarkozy :

 

« [...] Si vous étiez professeur, que diriez-vous à vos élèves?
HG : …Guy Môquet n’est pas une figure de la résistance de la stature d’un Jean Moulin. Il est communiste comme son père emprisonné. Il résiste à sa façon. Il tombe victime de la barbarie nazie. À ce moment-là, il est un des plus beaux visages de la France.

Pourquoi a-t-il tant touché Sarkozy, ce texte qu’il ne connaissait pas ?

HG : C’est un texte émouvant. Pendant la campagne, on en a lu un passage dans un discours. Ce fut un moment très intense. Peu à peu, c’est devenu une figure familière de la campagne. Il n’y avait aucun calcul….»

L’historien Jean-Pierre Azéma avait précisément opposé la directive relative à la lecture de la lettre de Guy Môquet à la repentance de Jacques Chirac, en juillet 1995, pour l’attitude de l’État, de la France dans la déportation des Juifs de France. Ceci amène Guaino à s’exprimer à nouveau sur la repentance :

 

« [...] La mode, à vous entendre serait à la repentance ?
HG : Le politiquement correct pousse à la repentance. On veut faire expier aux fils les fautes des pères. C’est absurde. Ma France à moi, elle n’était pas à Vichy… Mais il faut résister à cette mode de la repentance qui finit par exprimer la haine de soi, qui débouche souvent sur la haine des autres. »

Suite à la censure de la Loi Création et Internet par le Conseil Constitutionnel, Henri Guaino s’est exprimé dimanche 14 juin sur Europe 1. Sa prestation à cette occasion lui vaut un Prix Busiris sur le blog de Maître Eolas pour avoir déclaré que la déclaration des droits de l’homme et du citoyenphilosophie du droit, que le droit à internet serait mieux défendu que le droit à l’eau ou à l’électricité et qu’en 1789 les révolutionnaires n’ont pas entendu défendre l’accès à internet.

Son salaire annuel est évalué à 290 368,93 euros (source le Canard enchaîné) 132.856,93 euros en tant que conseiller maître de la Cour des comptes, plus « une indemnité de sujétion particulière » de 157.512 euros.. Cette révélation a été qualifié de « de transparence totalitaire, mesquine » par l’intéressé. L’intéressé indique que c’est un salaire de « cadre moyen ». (source le Canard Enchaîné).

Sarkozy refait les programmes scolaires

Source : Canard Enchaîné

  La sortie était passée inaperçue. Auteur, Henri Guaino, invité, le 25 octobre dernier, de l’émission « C Politique » sur France 5. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy y avait exposé, comme le signale l’hebdo « Télé Obs » (53/2), sa vision toute bonapartiste de l’élaboration des programmes scolaires.

  Il s’agit d’un « choix idéologique et politique », s’est emporté Guaino. il ne faut plus que ces programmes soient « traités par des spécialistes, des inspecteurs de l’Education nationale ». Par qui, alors ? Et où ? demande l’interviouveur, Nicolas Demorand. « A l’Assemblée nationale ou à l’Elysée ? » Réponse : « Les deux ! »

  Démonstration trois mois plus tard. La commission d’experts chargée de réformer l’enseignement de l’économie en classe de seconde a découvert que, dans son dos, des consignes venues d’en haut avaient modifié les contenus. Les sujets (qui fâchent) liés à l’emploi, au chômage, aux revenus, aux inégalités seront tout bonnement éliminés des futurs programmes. C’est l’une des raisons pour lesquelles le sociologue François Dubet vient de démissionner de cette commission d’experts. Ce n’est qu’un début….

Le sort des enfants clandestins en France

Source : Libération. Par Marie Piquemal :

L’ONG Human rights watch interpelle sur la situation des mineurs étrangers arrivant seuls en France, et retenus dans la zone d’attente de l’aéroport, sans réelle protection.

«Perdus en zone d’attente». Dans un rapport publié ce jeudi (télécharger en pdf ici), l’ONG Human Rights Watch (HRW) alerte sur la situation des mineurs étrangers qui débarquent seuls à l’aéroport de Roissy à Paris et qui se voient refuser l’entrée en France.

Ils se retrouvent alors dans ce qu’on appelle la zone d’attente, enfermés au milieu d’adultes, sans protection particulière. «Ils sont traités comme n’importe quel immigré clandestin, et non comme des enfants. Ils peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine ou dans un pays de transit n’importe quand», explique Simone Troller, auteure de cette étude.

Elle s’insurge contre l’existence même de ces zones d’attente, «fiction juridique permettant à la France de traiter des personnes qui se trouvent physiquement sur son territoire comme si elles étaient à l’extérieur du pays.» Autrement dit, les mineurs isolés qui se retrouvent dans ces zones d’attente aéroportuaires sont soumis à un régime judiciaire très différent (bien moins protecteur) de celui des enfants étrangers qui sont «sur le territoire français».

Contrairement à ce que l’on croit, la zone d’attente ne se limite pas à un centre d’hébergement situé à l’intérieur de l’aéroport. «Vous pouvez aller dans un hôpital, un hôtel ou un tribunal situé à 20 km de l’aéroport sans être considéré d’un point de vue légal comme entré dans le territoire!»

 

«Je n’ai pas pu aller aux toilettes»

 

«La France, comme tout Etat souverain, a le droit de contrôler ses frontières, là n’est pas la question. Mais, elle ne peut pas, au nom de ces contrôles, mettre en danger des enfants!», s’indigne Simone Troller qui rappelle qu’en conservant ces zones d’attentes, la France viole les conventions internationales et en particulier le droit des enfants.

Sur le fond, le rapport d’HRW ne révèle rien de nouveau. La situation des mineurs étrangers isolés, arrivant dans les zones d’attentes, est régulièrement pointée du doigt par des associations de terrain comme l’Anafe, l’association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers.

En revanche, ce nouveau rapport a le mérite de mettre en avant des témoignages d’enfants, particulièrement éclairants. Une jeune fille de 16 ans: «D’abord, ils m’ont enfermée à clé dans une pièce. Il y avait plusieurs personnes, y compris des hommes, peut-être 8 ou 10 au total. J’ai essayé d’appeler la police pour aller aux toilettes mais il n’y avait personne. Je n’ai pas pu aller aux toilettes.»

 

«Nous n’avons pas compris que nous étions en France»

 

Les enfants interrogés se plaignent des menaces et humiliations récurrentes. La police aux frontières les menotteraient fréquemment, et les soumettraient à des fouilles corporelles. Selon HRW, la police contraindrait les enfants, y compris les très jeunes (tout juste six ans), à signer des papiers qu’ils ne sont pas en mesure de comprendre. «Le policier nous a simplement demandé de signer ici, ici et ici. C’est ce qu’on a fait. On avait peur et on a signé. La police ne nous a rien expliqué… On a à peine vu ce qu’on a signé…», témoignent Najib B. et Mohamed A.

Ils racontent encore: «Quand nous sommes arrivés à l’aéroport de Roissy, le passeur nous a dit d’attendre. Nous n’avons pas compris que nous étions en France. Le passeur nous a laissés là, et n’est pas revenu. Nous avons attendu jusqu’à 4 heures du matin puis nous sommes allés voir la police. La police nous a dit de nous asseoir sur des chaises et d’attendre. Nous avons attendu deux jours.»

Selon la police, 1.092 mineurs étrangers auraient ainsi atterri, seuls, à l’aéroport de Roissy en 2008. Human Rights Watch parle de 1.002. Le chiffre est sujet à interprétation pour une raison simple : «il n’existe pas de test fiable pour définir l’âge d’un enfant. Les test actuels (à partir du poids, la taille, et d’une radiographie osseuse) comportent une marge d’erreur de cinq ans.»

Enfin, dernier problème soulevé par l’ONG: que deviennent ces enfants? La durée maximale de placement dans la zone d’attente est de 20 jours. Au delà, s’ils n’obtiennent pas de permission d’«entrer» dans le territoire, ils sont expulsés. «Mais rien ne garantit que ces enfants retrouveront leur famille, ou même leur pays d’origine. On a eu par exemple le cas d’un enfant tchadien renvoyé en Egypte parce que c’était le dernier pays où il avait fait escale…», conclut Simone Troller.

L’avenir de La poste

  Le samedi 3 octobre 2009, le « Comité national contre la privatisation de la Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal » (un nom difficilement ambigu :-) ) inaugurait un nouveau mode d’action : la votation citoyenne.

  La droite, évidemment, n’a pu s’empêcher d’envoyer ses roquets pouffer sur les plateaux télé; reste qu’un peu plus de 2 millions de personnes se sont déplacées pour participer à cette consultation « populaire », et que le résultat est sans appel : plus de 90% des votants rejettent cette liquidation déguisée.

  Notez que « plus de 90% », (score donné sur le site du comité), ce n’est pas non plus extrêmement transparent et clair… mais bon, disons que c’est plutôt l’acte qui comptait, que le résultat exact. Même si, ami lecteur, ceci me fait un peu grincer des dents.

  Quoiqu’il en soit, votre serviteur est allé mener l’enquête…

  Il est intéressant d’observer comment une idée prend de l’ampleur. D’abord simple rumeur en section – « les postiers vont organiser une action contre la privatisation », puis examinée avec circonspection – « on va devoir se balader avec des urnes pour faire voter les gens ? », ce projet de votation, contre toute attente, a su trouver sa cible.

  Quid du modus operandi, donc ? Simple et efficace : les votants allaient voter devant, ou dans les bureaux de Poste, leur identité consignée scrupuleusement sur un registre d’émargement. Et, mis à part un adulte qui a fait voter son enfant, ami lecteur, je dois affirmer qu’à mon niveau, je n’ai pu constater de fraude.

  FRANC JEU

  Effectivement… il est amusant de comparer les dires des sbires de l’UMP – « Opération gauchiste, stalinienne, manipulée par les syndicats et l’extrême-gauche » – et la réalité, sur le terrain.

  Quelle est-elle ?

  Des postiers, des syndicalistes avec des t-shirts « CGT » (entre autres), des socialistes, des communistes (de toutes tendances), et des tracts unitaires se référant à « une cinquantaine d’oganisations » (62, in fine), parmi lesquelles… le PS, le PCF, la LCR, etc…

  Pour y voir quelque de « manipulé », il fallait donc être aveugle, ou ne pas savoir ce que « CGT » signifie.

  L’ambiance, ensuite… fut surprenante. Votre serviteur, occupé avec ses petits tracts, a enregistré un intérêt très fort de la population pour cette question. Si l’on tient compte du fait que le militantisme « de base » se heurte éternellement contre le « je-suis-trop-pressé-ou-ça-m’intéresse-pas », alors force est de constater que cette opération fut un succès, sur le plan de la participation. Les tracts ont tous été distribués, et les échanges avec les habitants furent nombreux. 

  La suite ? La bataille se poursuit au Sénat, actuellement, pour forcer le gouvernement à prendre en compte les résultats de ce vote – certes franchement minoritair, sur un total de 64,8 millions d’habitants, mais qui, tout de même, eut le mérite de se tenir. A comparer avec le « circulez, y’a rien à voir » des autorités ( qui ont d’ailleurs, parfois, empêché la tenue de ces votations citoyennes !)

  Je conclus, ami lecteur, sur certains des arguments avancés par par ce comité, afin de te laisser seul juge de l’utilité de ce combat :

 

  « Que le capital soit détenu à 100% par des capitaux publics ne change rien à l’affaire. Chaque fois que l’Etat a effectué ce type d’opération, il a fait entrer des capitaux privés dans la société anonyme – France Télécom, EDF, GDF… – avec des conséquences immédiates : réduction de la qualité du service, suppressions massives d’emploi, augmentations tarifaires, priorité à la satisfaction des actionnaires.

  La transformation en société anonyme constitue la première étape d’une privatisation programmée de La Poste.

  Gouvernements et direction de La Poste ont dégradé la qualité du service postal en limitant les investissements répondant à l’intérêt général. Depuis 2002, plus de 6000 bureaux de poste sur 17 000 ont été « transformés », et plus de 50 000 emplois supprimés.

  Cela se traduit par l’espacement des tournées, les délais croissants de livraison du courrier, les réductions d’horaires, l’allongement des files d’attente quand le bureau de poste n’a pas été carrément supprimé !

  Un comité national, regroupant plus de 50 organisations a été créé en septembre 2008, autour d’associations, de syndicats et de partis politiques. Il a demandé au président de la République d’organiser un référendum sur l’avenir de La Poste comme il en a la possibilité.

  Sans réponse, à ce jour… »

Les policiers municipaux interdits de Täser (officiellement…)

  Ami lecteur, voici une double (voire triple) nouvelle que je me fais joie de relater ici…

  Les pistolets électriques – de marque Täser, pour ce qui regarde la politique française – viennent d’être officiellement interdits de port pour les policiers municipaux.

  On pensera ce qu’on voudra de ces armes « non-léthales », mais les controverses sont bien là; notamment à travers le fait qu’il est difficile de distinguer une personne munie d’un pacemaker, d’une personne qui en est dénuée.

  Hosanna, donc ? Presque. Il faut lire entre les petites lignes du contrat… les policiers municipaux ne pourront plus utiliser le Täser TANT QU’ILS N’AURONT PAS ETE FORMES A SON FONCTIONNEMENT. Formation qui n’est pas encore dispensée…

  Il s’agit donc d’une pause étrange, plutôt que d’une interdiction; d’autant qu’elle révèle le fait que nos chers policiers municipaux, auparavant, pouvaient faire joujou avec un truc qui projette des dizaines de milliers de volts (voire des centaines de milliers) sans avoir, auparavant, été instruits des risques – et même des conditions – de son utilisation.

Une pétition pour une commission parlementaire sur les risques psychosomatiques au travail

Ami lecteur, je relaye ici la pétition d’un de mes contacts, qui me fait part de cette initiative : exiger une réaction complète face au climat de plus en plus délétère du travail, en France.

  Voici le lien vers la pétition :

  http://www.mesopinions.com/Une-commission-parlementaire-sur-les-risques-psychosociaux—halte-aux-suicides-au-travail—petition-petitions-75a55e1dcb2ffbdca1ce211a49010f68.html#signer-petition

  Je copie-colle ici, également, le texte de l’introduction, ainsi que les revendications de ce mouvement :

 France Telecom est le révélateur d’une « maladie honteuse » pour notre économie : on ne sait plus gérer l’humain, alors on le maltraite » jusqu’à n’en plus pouvoir.
Il est faux de dire que les regroupements et les réorganisations répondent à des impératifs de rentabilité. Les nouveaux « gouroux » de la gestion des ressources humaines ont persuadé les dirigeants et les actionnaires qu’il y avait du bon stress.

Le résultat c’est une casse sociale de salariés, gérés comme du bétail, et motivés par le stress et la promotion de l’individualisme.

Nos valeurs et notre système ne supporteront pas longtemps cette gestion d’un autre âge. Il faut « humaniser » la gestion des ressources humaines, et comme pour l’environnement, il faut repenser le modèle d’organisation de l’entreprise. Nous pouvons produire autant, mieux et dans de meilleures conditions de travail. Un malus social est une solution pour motiver les grandes entreprises.

 

Faisons circuler la pétition pour protéger nos emplois, et surtout nos vies de salariés, cadres ou non cadres, le stress cela nous concerne !

Halte aux suicides dans nos entreprises ! Pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, avec une audition d’entreprises témoins sur les risques psychosociaux dans nos entreprises.

Faisons circuler la pétition pour protéger nos emplois, et surtout nos vies de salariés, cadres ou non cadres, le stress cela nous concerne !

1. Un état des lieux sur le sujet : une question notamment, combien ce stress coûte à l’assurance maladie ?

2. Une série d’entreprises témoins à auditer : les cabinets spécialisés et les organisations syndicales ont une liste d’entreprises.

3. Un projet de loi pour inscrire le stress comme maladie professionnelle : il faut responsabiliser les cadres qui gèrent les ressources humaines. Un salarié c’est d’abord un être humain, avec un potentiel qu’il faut développer et non exploiter.

4. Un renforcement des prérogatives des médecins du travail et des C.H.S.C.T; ces derniers devant être généralisés à toutes les entreprises, quelques soient leurs effectifs.

5. Création d’un « malus social » à partir d’un accord obligatoire à signer dans toutes les entreprises, sur le niveau de bien-être social, avec une série d’indicateur à mettre en place à partir des résultats de la commission d’enquête.

Journée de mobilisation pour un travail décent

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[NDLR : Voici la dépêche AFP reprise, peu ou prou, par France 2... A noter, ami lecteur, que selon BVA, 70% DES FRANÇAIS APPROUVENT CETTE MOBILISATION ! ]

Sept syndicats organisent aujourd’hui une journée d’action interprofessionnelle « pour le travail décent »

CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, Solidaires (dont Sud), Unsa (autonomes) et FSU réclament « une autre politique économique et sociale afin de protéger les emplois, s’opposer aux licenciements et défendre les salariés ».

FO, qui souhaitait une grève de 24 heures, ne s’est pas associée au mouvement. Peu de perturbations sont à attendre.

La défection de FO est une première fissure dans l’unité syndicale, qui prévalait depuis un an.

Les autres syndicats ont laissé leur structures locales libres de fixer les modalités d’action. Les associations de défense des chômeurs se sont associées aux initiatives.

A Paris, pas de défilé mais un rassemblement devant le siège du Medef, avec le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault.

Des manifestations sont prévues à Marseille, Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Montpellier, Nancy, Saint-Etienne, ainsi que dans quelques villes moyennes comme Amiens, Avignon, Beauvais, Tulle (Corrèze).

Ailleurs sont prévus des pique-niques, des distributions de tracts, des conférences de presse et, surtout, des rassemblements, le plus souvent devant les préfectures, les sièges locaux du Medef et ceux de France Télécom.

Aux yeux des syndicats, la vague de suicides à France Telecom montre la pertinence de la revendication d’un « travail décent ». Le leader de la CFDT François Chérèque a évoqué « des salariés dans un profond état de souffrance ».

Peu de perturbations sont à attendre, les appels à la grève étant rares. Les fédérations CGT, CFDT et CFE-CGC du  transport routier ont toutefois annoncé des « actions ciblées sur tout le territoire »,  consistant à bloquer des sites d’entreprises de transports, pour des revendications salariales. Et chez France Télécom, dès mardi, les syndicats appelaient les salariés à  »agir sous toutes les formes y compris par la grève ».

Les voyageurs de Calais (ont les doigts brûlés)

Source : Canard Enchaîné

Besson « éradique » les « jungles » du Nord, mais ne sait que faire de leurs habitants.

Le grand squat de Calais s’était déjà vidé quand les 600 CRS sont arrivés, le 22 septembre à l’aube. Il y avait même plus de journalistes que de migrants, qui, par centaines, se sont éparpillés un peu partout. A Paris, gare de l’Est, ou planqués ailleurs sur la côte. On se croirait fin 2002, quand, sous les hourras de Jack Lang, Sarko fermait l’immense centre de Sangatte. « Problème réglé ! », se vantait-il. Quel visionnaire…

La semaine passée, le ministre de l’Immigration a fait exprès d’annoncer « l’éradication » à l’avance, « pour que les gens filent avant qu’on les attrape », a-t-il laissé filtrer. Il ne voualit, en effet, voir « ni grandes rafles ni chasse à l’homme ». Quelle humanité ! La preuve, Kouchner a applaudi. en fait, Besson savait très bien que des arrestations massives d’Afghans, Irakiens, Erythréens, Ethiopiens… ne serviraient qu’à montrer sa ridicule impuissance. impossible de tous les emprisonner, de tous les juger, et, surtout, impossible de les renvoyer dans leur pays en guerre…

ABSURDE

Dans l’histoire, tout est absurde. Et Besson orchestre ses coups : à gauche pour le refus des tests ADN ; à droite pour l’éradication des « jungles », justifiée, selon lui, par la traque aux passeurs, « qui ont supplanté, dans le monde, les trafiquants de drogue et d’armes ». Une lutte « sans merci ». Prouvée, ces dernières semaines, dans un campement de Vietnamiens à Angres, attaqué par des mafieux. Résultat ? Les passeurs ont disparu, la police a détruit le camp et arrêté les Vietnamiens. « Ensuite les policiers ont demandé aux bénévoles de venir les reprendre, ils ne savaient qu’en faire », raconte Lily, la présidente de Terre d’Errance, l’association de Norrent-Fontes qui veille sur une trentaine de migrants et compte des tas de gens : retraités ou jeunes, curés ou infirmiers, profs ou chômeurs…

« Entrez ! Un café ? Un thé ? », invite un Erythréen à Norrent-Fontes. Voilà donc ce que Besson va démolir : quatre marches qui descendes du talus vers une suite de cahutes, « résistantes à la pluie », faites de charpentes soutenant des bâches bleues. Au « salon », on s’affale sur un vieux canapé, des fauteuils ou des chaises. Au « mur », un tapis, une icône, des croix de Jésus, une peinture, des placards en larges lattes de pin. Très tendance. A terre, du lino coloré de chambre d’enfant. Une gazinière… Derrière, en enfilade, les « chambres ». Matelas en hauteur, posés sur des palettes de chantier. Une des plus belles « jungles » de la région sera-t-elle « éradiquée » ? Le maire a prévu, en cas de malheur, d’ouvrir une salle. Et, en une semaine, le camp s’est vidé de 17 personnes, passées en Angleterre. « C’est beaucoup plus facile en ce moment, on dirait qu’ils ont relâché les contrôles », remarque Lily.

DOIGTS CRAMES

En attendant, assis sur des bancs au soleil, les habitants de la « jungle » partagent pain, sauce tomate et piment. Leurs doigts sont lisses, leurs paumes aussi. Empreintes effacées, brûlées. C’est à ce prix qu’on évite le renvoi prévu par les accords de Dublin, dans le pays d’Europe où l’on est déjà passé et fiché. Certains « dublinisés » ont ainsi trois, quatre, cinq allers-retours entre la Grèce ou l’Italie et la France.

La technique de gommage est simple : « En Libye, on les a cramés sur du plastique, rapporte un Ethiopien, mais ça colle et ça pue, les flics de Kadhafi l’ont senti tout de suite et nous ont battus ! » Mieux vaut poser ses mains sur un feu de bois ou sur du fer chauffé. Cicatrisation assurée en deux semaines…

L’autre jour, Lily a prévenu un ami : « Bientôt, ils prendront les empreintes des pieds… » – Je brûlerai mes pieds ! – Ils prendront ton oreille, c’est unique aussi… – Je les couperai. » Lily hausse les épaules. « Ils ont traversé des continents, ils sont courageux, on devrait les accueillir à bras ouverts ! Tout ça est minable ! » Mais Besson est grandiose.

par Dominique Simonnot.

Police@hotmail.fr

   Une idée qui aurait pu faire grand bruit, ami lecteur, et bizarrement, qui est passée relativement inaperçue…

  Des policiers de l’Essonne ont, de leur propre initiative, ouvert une boîte email afin de permettre aux citoyens de dénoncer des infractions dont ils auraient été témoins.

  Les libertaires voient là-dedans, d’emblée, une atteinte à l’intimité de la population – avec des mouchards citoyens, couverts par un (relatif, puisqu’on peut toujours tenter de pister un mail, mais bon…) anonymat, rappelant les grandes heures de l’amitié franco-allemande passée.

  Ce qui est un réflexe stupide, à mon humble avis. Pourquoi ? Parce que la marque a déjà été déposée, déjà : RG, citoyens modèles (sisi, rappelez-vous, les espions citoyens de Sarkozy, dont on ne sait pas trop ce qu’ils sont devenus…), police en civil, indics, caméras, etc… on n’a que l’embarras du choix de la surveillance, aujourd’hui.

  Ensuite, parce qu’invoquer la liberté individuelle, en l’opposant à la répression des délits et autres crimes, c’est un jeu crétin qui revient à se coller sur le front un joli sticker « je suis un anarchiste partisan de la voyoucratie », particulièrement apprécié par l’UMP.

  Et puis, de toute façon, Alliance – le syndicat majoritaire et bien de droite des policiers – s’est opposé à l’idée, au titre que : « ça nous ferait trop de boulot à gérer d’aller vérifier tout ça. Circulez, y’a rien à voir, et puis de toute manière on sait déjà ce qui se passe alors hein ! ».

  Faut dire que feu Edvige, et maintenant EDVIRSP, est passé par là, entretemps…

  Différentes idées, soulevées par ce concept, me semblent pourtant intéressantes : en premier lieu, commençons par le laid : cette boîte aux lettres électronique pourrait devenir le théâtre de règlements de comptes bien veuls. Encore que… si la zizanie entre les gangs peut permettre d’arrêter quelques pions, je n’irais pas trop pleurer sur leur sort…

  Non. Le vraiment glauque, serait évidemment de considérer la portée d’une dénonciation calomnieuse, qui donnerait lieu à des injustices du type « Outreau ».

  Et pourtant… j’y reviens, mais tout n’est pas à jeter dans cette idée. Question de modalités d’application, peut-être; dans certains quartiers, les gangs ont leurs propres mouchards, postés devant les postes de police, pour renseigner leurs patrons sur les balances. Dur, donc, de rapporter une infraction, ou de témoigner en tant que victime; Internet eut permis d’éviter ce travers de notre politique sécuritaire. A supposer que cette boîte mail fut reliée à un véritable – et c’est peut-être ICI que réside le problème – système d’enquête, doté d’effectifs suffisants, et surtout sachant garder le recul nécessaire de la présomption d’innocence.

  En résumé, une telle méthode supposerait une politique sécuritaire en adéquation avec les besoins des citoyens, en termes humains et matériels, doublée d’un sens de la distanciation, face à de possibles abus d’autorité.

  Voilà. Je n’ai pas vraiment envie d’être sarcastique, ami lecteur… Qu’en penses-tu ?

L’imposition des indemnités journalières en cas d’accident du travail…

  En ces temps de crise économique, tout est bon pour renflouer les caisses de l’Etat…

  Etat d’urgence oblige, l’UMP râcle donc du côté des revenus de remplacement. L’indemnité journalière en cas d’accident du travail, présentée par notre très cher Copé, avait il y a à peine deux semaines le soutien – pardonnez du peu – de Son Altesse Sérénissime Sarkozy, et du Grand Vizir Fillon.

  « C’est de la coproduction budgétaire, et cela rapportera environ 150 millions d’euros » se félicitait le chef du groupe parlementaire UMP à l’Assemblée.

  Hélas, ami lecteur, nous ne saurons peut-être pas (de sitôt ?) l’ampleur de la mesure envisagée pour faire raquer les accidentés du travail… de manière surprenante, ce n’est pas tant l’aspect moral de cette idée qui a semblé choquer les rangs de la majorité, au point de persuader Sarkozy lui-même de faire marche arrière, un peu dépité; Non ! Imposer ces fameuses indemnités serait jeter, si l’on en croit les parlementaires UMPistes, un fâcheux pavé dans la mare, qui risquerait de ramener l’attention du vil prolétaire soupçonneux sur d’autres types d’indemnités… telles celles des parlementaires, ou des journalistes. Héhé.

  Courage, fuyons ! Les accidentés du travail pourront remercier les privilèges des castes dirigeantes – elles ont sauvé, pour cette fois, une part de leur revenu de remplacement…

Conjoncture, impôts, taxes : ce qui attend les français

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Source : Le Figaro – par Cécile Crouzel

 

• La taxe carbone instaurée

À partir de 2010, les ménages et les entreprises payeront une taxe supplémentaire sur leur consommation de pétrole, de fioul, de gaz et de charbon. Cette taxe est de 17 euros la tonne de carbone en 2010, soit une hausse de 4,11 centimes par litre d’essence. Mais les ménages recevront une compensation, qui réduira leur impôt sur le revenu (IR). Ceux qui ne payent pas d’IR recevront un chèque vert. La compensation sera de 46 euros par un adulte en zone urbaine et de 61 euros en milieu rural. Chaque enfant donnera droit à une majoration de 10 euros.

 

• Le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt resserré

Ceux qui achètent ou construisent leur résidence principale ont droit aujourd’hui à un crédit d’impôt égal à 40 % des intérêts d’emprunt, la première année, et à 20 % les quatre années suivantes. Le durcissement prévu dans le PLF 2010 ne concerne que les logements neufs. Si ces derniers ne respectent pas la norme « bâtiment basse consommation » (BBC), le crédit d’impôt sera de 30 % la première année, puis de 15 % les suivantes pour les acquisitions réalisées en 2010. Pour les acquisitions en 2011, les taux seront respectivement de 25 % et 10 %, puis en 2012 de 15 % et 5 %. En 2013, le crédit d’impôt aura disparu pour l’achat de logements neufs non « BBC ».

 

• Le Scellier moins généreux

Si le logement n’est pas BBC, les contribuables qui acquerront en 2010 un logement neuf en vue de le louer dans le cadre du Scellier ne bénéficieront plus que d’une réduction égale à 20 % du prix d’acquisition, au lieu des 25 % initialement prévus dans le dispositif. Pour les acquisitions de 2011, le taux sera de 15 %. Rien ne change pour les logements acquis en 2009.

 

• Le malus automobile durci

En 2010, le bonus automobile sera maintenu entre 200 et 5 000 euros pour l’achat de véhicule émettant moins de 125 grammes de CO² contre 130 actuellement. Le malus automobile s’appliquera aux véhicules émettant plus de 156 grammes de CO2 contre 160 aujourd’hui. Mais dès 2011, le seuil sera abaissé à 151 grammes.

 

• Le doublement du PTZ prolongé

Le prêt à taux zéro (PTZ) est prolongé jusqu’au 31 décembre 2012. Pour le neuf, le PTZ a été doublé en 2009 : il peut atteindre 65 100 euros. Ce PTZ doublé sera maintenu jusqu’au 30 juin 2010. Puis le plafond sera de 48 750 euros jusqu’au 31 décembre.

 

• La TVA réduite sur les climatiseurs supprimée

Actuellement, les équipements de climatisation bénéficient d’une TVA à 5,5 % lorsqu’ils sont installés dans un logement de plus de deux ans. En 2010, le taux de TVA sera ramené au niveau normal de 19,6 %.

 

• La TIPP rehaussée en région

Les régions seront autorisées à augmenter la taxe intérieure de consommation des produits pétroliers (TIPP), jusqu’à 1,35 euro par hectolitre pour le gazole et 0,73 euro par hectolitre pour l’essence.

 

• Les indemnités de départ à la retraite davantage taxées

Les indemnités de départ volontaire à la retraite, hors plan social, seront soumises à l’IR au 1er euro, et non plus à partir de 3 050 euros.

 

• La taxe professionnelle réformée

Au 1er janvier 2010, la TP sera remplacée par la cotisation économique territoriale (CET). Les entreprises gagneront au change 4,3 milliards d’euros par an et même 11,7 milliards en 2010 (du fait de reliquat de remboursement). Seules les activités financières payeront 1 % d’impôt en plus avec la CET. Et les entreprises de télécoms, d’énergie et du ferroviaire devront s’acquitter d’une nouvelle taxe, l’Ifer pour imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux, à hauteur de 1,5 milliard.

 

 

 


 

L’assurance-vie n’échappera plus à la CSG

Les Français qui utilisent l’assurance-vie pour transmettre un capital à leurs proches vont perdre un petit avantage ! Le gouvernement entend en effet mettre davantage à contribution ce placement pour réduire le déficit de la Sécurité sociale. Aujourd’hui, les gains réalisés sur un contrat d’assurance-vie sont certes déjà soumis aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS…), soit 12,1 %. L’épargnant les paie chaque année s’il dispose d’un contrat «monosupport» en euros. En revanche, il les règle seulement lorsqu’il fait un retrait, s’il détient un contrat «multisupports» (qui offre plusieurs supports d’investissement). Et c’est là que le bât blesse. Car si l’épargnant décède, le capital revient aux bénéficiaires qu’il a désignés, qui, eux, n’ont pas à régler de CSG et autres CRDS. Le contrat s’en trouve ainsi de facto exonéré. (A.B.)

Nadine Morano surprise en train de jouer à Grand Theft Auto (avec ses enfants !)

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Source : Le Monde.fr

Une photo publiée par Paris Match montre la secrétaire d’État à la famille jouant avec ses enfants à Grand Theft Auto, un jeu dont elle avait dénoncé « l’amoralité ».

C’est une scène familiale classique : dans le reportage qui lui est consacré par Paris Match, on peut voir une photo de Nadine Morano, secrétaire d’État à la famille, qui la montre jouant avec ses enfants à un jeu vidéo. Problème : comme le note le site Arrêt sur Images, il ne s’agit pas de n’importe quel jeu vidéo. La secrétaire d’État et son fils jouent en effet à Grand Theft Auto (GTA), une franchise de Rockstar dans laquelle le joueur incarne un jeune malfrat qui grimpe petit à petit les échelons du crime organisé. Au menu : courses-poursuites en voiture et fusillades.

Or, lors de la sortie du quatrième opus de la série, Nadine Morano avait dénoncé la violence du jeu, qu’elle jugeait « amoral », et avait appelé les parents à la « vigilance » concernant les jeux vidéo utilisés par leurs enfants. Les différents épisodes de GTA sont déconseillés aux moins de 17 ans en Europe et interdits à la vente aux mineurs aux États-Unis. Pourtant, la photo publiée par Paris Match montre que la fille cadette de la secrétaire d’État, âgée de 13 ans, regarde son frère aîné jouer.

Les services de Nadine Morano ont précisé à France Info que, dans cette scène, la secrétaire d’État a justement réuni ses enfants pour les « mettre en garde » et leur expliquer le « bon usage » des jeux vidéo. Interrogée sur France 2, la secrétaire d’État a expliqué que le jeu « avait été prêté à son fils par un ami » et que cette photo illustrait la « mise en pratique de son engagement ».

[NDLR : MORT DE RIRE ! LA CROISEE ANTI-JEUX VIOLENTS PRISE EN FLAG EN TRAIN DE JOUER AU JEU LE PLUS POLEMIQUE AVEC SES ENFANTS, DONT AU MOINS UN MINEUR !]

A partir de 65 ans, les seniors ne trouvent plus de logements…

Source : Sans-Logis N°168

 

Le logement des seniors est l’un des thèmes retenus par le 11e Salon des Seniors. L’occasion d’évoquer un phénomène qui touche cette population : la discrimination à la location.
 
Marie-Claude, 61 ans, reçoit un salaire confortable de 3300 euros net par mois. Elle travaille au Ministère de la Culture. « Je suis célibataire et je ne fais pas de bruit », précise-t-elle, en bonne élève. Marie-Claude doit déménager mi-avril. Elle pensait vraiment trouver une autre location, facilement. Mais, ces dernières emaines, son dossier a été rejeté plusieurs fois. Deux fois pour la même raison : « Trop vieille ». « Je n’aurais jamais imaginé que ce soit possible », dit-elle. Et Marie-Calude de s’inquiéter : « La dernière fois, le bailleur a préféré prendre un couple d’infirimiers qui gagnaient, à deux, la même chose que moi. Je commence à me décourager. »
 
Une pratique très répandue
 
Ouriel Bennaim, directeur d’une agence Orpi connaît bien le problème : « J’ai, en ce moment, une cliente de 68 ans qui a beaucoup de mal à trouver un logement à cause de son âge. » Pierre Moreau, directeur d’une agence immobilière à Paris, renchérit : « Les vieux, c’est comme les personnes de couleur, c’est de plus en plus difficile de leur trouver une location. »
 
La Haute Autorité pour la lutte contre la discrimination (HALDE) commence, elle, tout juste à appréhender le phénomène. « Nous avons mis du temps à réaliser, nous pensions toujours que le rejet était une question de revenus ou d’origine. Mais, cette année, des dossiers très spécifiques sont arrivés. Nous avons découvert que la discrimination des seniors, dès 65 ans, était une pratique très répandue, que tout le monde la connaissait », analyse Fabien Dechavanne, chef du pôle « Biens et services » à la direction juridique de la Hlade. En ce moment, de plus en plus deseniors se disent victimes de cette pratique. « A cause de la crise », s’avance Ouriel Bennaim. Peut-être, aussi, parce qu’il y a de plus en plus de demandes : les seniors bab-boomers sont plus mobiles que leurs parents.
 
Effets pervers de la loi Mermaz
 
Ce n’est pas du « racisme antivieux », explique Fabien Dechavanne [NDLR : C'est juste pour faire du fric, comme l'indique la suite de cet article] : « C’est en fait un effet non voulu de la loi Mermaz, qui date de 1989. » L4article protège les personnes âgées d’une explusion trop brutale. Un locataire âgé de plus de 70 ans qui a de faibles ressources ne peut être délogé que si le propriétaire lui trouve un appartement de remplacement, « situé dans le voisinage ».
 
Cette loi, Fabien Dechavanne la juge bien faite, mais mal interprétée : « Les agences immobilières et les propriétaires comprennent « à partir de 65 ans, l’expulsion n’est plus possible », donc ils refusent de louer. »
 
En cas de discrimination avérée, il faut contacter la Halde, constiutuer un dossier contenant des preuves (témoignages, enregistrements). Si le dossier est assez solide, le locataire peut espérer recevoir des indemnités de l’ordre de trois fois le montant du loyer.

Crise du lait : actions et revendications

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Source : http://www.ledauphine.com/crise-du-lait-ils-ont-manifeste-hier-devant-la-prefecture-contre-la-chute-du-prix-du-lait-la-colere-des-producteurs-et-eleveurs-deborde-@/index.jspz?article=199129

 

 

Les producteurs de lait du département des Hautes-Alpes sont passés à l’action hier matin, devant la préfecture. Ils étaient une cinquantaine, à l’appel des syndicats Union laitière 05, FDPL 05, Jeunes agriculteurs et FDSEA 05 à vouloir crier leur colère face à la chute du prix du lait.
Ils ont commencé par renverser environ 300 litres de lait devant les grilles d’entrée de la préfecture. Grilles bien gardées par les forces de l’ordre déployées pour la circonstance, empêchant les manifestants d’entrer.
Puis c’est à la chaux et à la sulfateuse que les rosiers et le perron ont été copieusement arrosés.

 

Les manifestants n’en sont pas restés là : ils ont apporté bois et barbecue pour une grillade-party au goût amer, avant de monter un mur en brique de lait, obstruant l’entrée de la préfecture. En début d’après-midi, une délégation de jeunes agriculteurs nouvellement installés ou en cours d’installation était reçue par le sous-préfet.

 

 « Nous n’arrivons plus à payer les charges »

 

Tout au long de cette matinée, l’ambiance était tendue, notamment entre policiers et Crise du lait : actions et revendications dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) manifestants. Il faut dire que la colère monte depuis plusieurs jours chez les producteurs de lait haut-alpins. Une colère teintée d’amertume et de déprime, visible sur les visages de bon nombre d’agriculteurs qui avaient parfois du mal à contrôler leurs émotions.

 

« L’outil de régulation des cours du lait est cassé, résume Sandrine Hauser, présidente des Jeunes agriculteurs des Hautes-Alpes. Une région comme la nôtre ne résistera pas. Toute la production de lait va finir par disparaître. On n’en peut plus. Sans parler de s’octroyer un salaire, nous n’arrivons pas à payer toutes les charges de l’exploitation. Nous sommes plusieurs à devoir aller travailler à côté pour vivre. Jusqu’à présent, nous étions la tête dans le guidon, entre les bêtes à s’occuper et les foins à assurer. Aujourd’hui, nous sommes pris à la gorge car tous les impôts et autres charges tombent ».

 

 « Que le Gouvernement nous rende les 40 € »

 

La présidente des JA poursuit : « Nous nous sommes aperçus que les laiteries n’y étaient pour rien. C’est bien le Gouvernement qui a fait signer des accords où le cours du lait est descendu à 270 € la tonne. Nous demandons donc au Gouvernement de rendre les 40 € perdus. Or, c’est à partir de 300-310 € la tonne que nous pouvons payer les charges d’exploitation. C’est seulement à partir de 350 € que nous pourrons toucher de petits salaires ».

 

Des briques de lait offertes à La Petite Ourse et au Secours catholique

 

L’action des producteurs laitiers s’est conclue par une belle note de solidarité : le millier de briques de lait qui a servi à la construction du mur de protestation devant la préfecture a été offert à deux associations caritatives, La Petite Ourse et le Secours catholique.

 

 

REPÈRES

 

Combien ?

Sur les Hautes-Alpes, on compte 206 points de collecte du lait. Avec les Gaec, ce sont 270 exploitations qui sont installées.

Les revendications des manifestants portent notamment sur le maintien de quotas laitiers pour les zones de montagne en particulier ; ils revendiquent la somme supplémentaire de 40 € par tonne et la suspension des charges et impôts pour l’année 2009.


Par Frédéric FAYS.

Mélissa Theuriau versus Brice Hortefeux

 

http://www.dailymotion.com/video/xado9b

Source : http://www.purepeople.com/article/melissa-theuriau-a-t-elle-ete-trop-loin-avec-brice-hortefeux-la-police-veut-sa-tete-aie_a39146/1

 

Le baptême du feu de Mélissa Theuriau pour son retour aux commandes du magazine Zone Interdite, après son long congé maternité et de petits pépins de santé, est loin d’avoir été un pétard mouillé : en cause, son « interview » de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, qui a tourné à l’affrontement.

Déjà, les réticences de la compagne de Jamel Debbouze lorsqu’elle avait appris son programme de rentrée laissaient entrevoir un parti-pris et une animosité un peu plus que latents : « Le sujet qu’on diffuse est assez valorisant pour lui car il fait la part belle à la police nationale, avait-elle déploré. Il dépeint parfois les flics comme des super héros face à une délinquance maghrébine hostile. Le reportage a été tourné cet été, avant mon retour. Si j’avais eu le choix, je ne serais pas revenue avec ce sujet.« 

Une posture pas très déontologique qui n’a pas tardé à se traduire en actes sur le plateau, ce 30 août, la jeune femme attaquant l’homme d’Etat – prises de parole incisives, le corps hostilement tendu vers l’avant -, et revenant à la charge avec des arguments discutables pour prendre son interlocuteur en défaut…

Une attitude et des propos qui ont attiré sur Mélissa Theuriau les foudres des policiers, qui ont adressé une lettre au président du directoire du groupe M6, Nicolas de Tavernost, qui conduisait récemment la rentrée des personnels de sa chaîne. Par le biais de son secrétaire général Jean-Claude Delage, le 2e syndicat de gardiens de la paix, Alliance, s’est insurgé contre ce qu’il qualifie de « dérapage verbal« , demandant que M6, au nom du « mécontentement unanime » des policiers, « se désolidarise » de sa journaliste vedette, « condamne son comportement » et « le fasse savoir aux 120 000 policiers choqués » par cet « acte isolé » : « Sans doute aveuglée par une haine non dissimulée de la police, son comportement extrêmement agressif l’a amenée à salir l’ensemble des policiers en énonçant sans discontinuer des accusations mensongères« , stigmatise Jean-Claude Delage.

M6 doit déjà regretter d’avoir envoyé au feu Mélissa Theuriau malgré sa désapprobation affichée. Reste à savoir si la chaîne risquera de se mettre à dos les forces de l’ordre, compromettant la possibilité de futurs reportages, pour soutenir sa journaliste… qui est aussi, et ce n’est sans doute pas par hasard sur ce sujet délicat, l’épouse de Jamel Debbouze … Nous on dit ça, on dit rien !

Distilbene : les victimes sont priées de bien vouloir présenter l’ordonnance de leur mère

 

Source : http://www.lesmotsontunsens.com/distilbene-la-justice-tranche-le-point-flanche-5619

Distilbène. A 15h10, le site Internet du Point publie un article au titre sans appel : « La justice tranche en faveur des laboratoires« . Quatre heures plus tard, le sujet sera finalement republié sous une forme légèrement plus optimiste : « La justice tranche en faveur des victimes« . Cherchez l’erreur. Il n’y en a pas…

 

Rappel des faits

 

Le distilbène, une hormone de synthèse censée prévenir les risques de fausse couche, a été prescrite à des millions de femmes dans le monde entre 1940 et 1977. La molécule a été reconnue responsable de graves pathologies sur les bébés exposés : malformations génitales, cancers précoces du vagin et du col de l’utérus chez les femmes, infertilité chez les hommes. Le médicament a été interdit en 1971 aux Etats-Unis, en 1976 au Canada, puis en 1977 en France.

 

La justice tranche

 

Jeudi, après une quinzaine d’années de procédures acharnées, la Cour de cassation a estimé que les personnes victimes in utero du Distilbène pouvaient prétendre à être indemnisées par les laboratoires, moyennant la présentation des ordonnances de leur mère.

 

Bonne nouvelle : La responsabilité des laboratoires pharmaceutiques UCB Pharma et Novartis est reconnue, retoquant définitivement un jugement d’avril 2008 de la cour d’appel de Versailles. Mauvaise nouvelle : Les victimes du médicament devront présenter les ordonnances de leur mère, ce qui ne parait pas anormal à première vue… sauf que ces ordonnances pouvant dater des années 50, la probabilité de les retrouver dans les archives est plutôt mince. Le nombre de bébés ayant été exposés au produit est (vaguement) estimé à 160 000 pour la première génération (le procès concernait un cas de deuxième génération).

 

Le Point planche, et flanche

 

A 15h10, LePoint.fr publie un article titré « La justice tranche en faveur des laboratoires« , de Louise Cuneo (avec AFP) (cf. lien original et cache Yahoo). Le texte insiste lourdement sur la mauvaise nouvelle. Patatras… il sera retiré quelques minutes plus tard. Et il faudra attendre 19h20 pour pouvoir enfin profiter de la version finale du billet, cette fois-ci intitulé « La justice tranche en faveur des victimes« . Ce nouveau papier, revu et corrigé par Chloé Durand-Parenti, souligne quant à lui la « victoire importante pour toutes les victimes du Distilbène« . Juste une question de Point de vue.

 

Faut pas jouer à cache-cache avec Google…

Distilbene : les victimes sont priées de bien vouloir présenter l'ordonnance de leur mère dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) le-point-distilbene

 

Au Secours Populaire, nous accueillons de plus en plus d’étudiants et de travailleurs pauvres

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/02/au-secours-populaire-nous-accueillons-de-plus-en-plus-d-etudiants-et-de-travailleurs-pauvres_1235012_3224.html

 

D’après Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, la précarité touche de plus en plus les classes moyennes.

Comment vous êtes-vous préparés à la rentrée au Secours populaire ?

 

Les bénévoles du Secours populaire n’ont pas pris de vacances pendant l’été. Pour septembre, nous avons mis en place plusieurs initiatives, notamment envers les étudiants. En partenariat avec la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), nous avons par exemple collecté des tickets pour que les jeunes puissent accéder gratuitement aux restaurants universitaires. Nous avons également organisé des braderies afin que les familles les moins fortunées se procurent tout le matériel scolaire dont leurs enfants ont besoin. Ces initiatives existaient déjà l’année dernière, mais nous devons faire face aujourd’hui à une explosion des demandes.

 

Comment se traduit cette augmentation ?

 

En 2007, le Secours populaire aidait de manière permanente 1,6 million de personnes à se nourrir, se vêtir, avoir accès à la culture et aux loisirs. En 2008, ce chiffre est passé à deux millions et cette année, le nombre de personnes en difficulté venant frapper à notre porte a encore augmenté. C’est un vrai drame que nous rapportent tous les jours les 1 400 permanences d’accueil et de solidarité de l’association présentes dans le pays.

 

Quelles sont ces nouvelles populations touchées par la précarité ?

 

A côté des sans-abri, nous accueillons de plus en plus d’étudiants, de travailleurs pauvres et de personnes âgées. Nos bénévoles qui ont des contacts dans les facultés et observent ces faits au quotidien nous parlent de ces jeunes, de plus en plus nombreux, qui ne mangent pas à leur faim. La plupart viennent pour prendre des repas ou nous demandent conseils pour l’accès au logement. L’année dernière, nous avons distribué 80 millions de repas à travers la France. Parmi les nouveaux visages de la pauvreté, nous croisons aussi beaucoup de travailleurs pauvres. Ces sont des cadres, des artisans ou des petits commerçants. Ils partent bosser sous le regard admiratif de leurs voisins au chômage, mais viennent nous voir le 14 du mois parce que leurs salaires ne leur permettent pas de vivre correctement. Ces gens ne sont pas inscrits aux services sociaux et c’est souvent assez difficile pour eux de s’adresser à nous.

Propos recueillis par Elise Barthet

Scientologie : le Sénat rectifie le tir

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Source : AFP

Après le tollé de la semaine dernière, et la modification législative jugée favorable à la Scientologie, le Sénat pourrait à nouveau permettre la dissolution d’un mouvement sectaire.

Un amendement visant à corriger la disposition législative qui interdit la dissolution de l’Eglise de scientologie a été déposé par le président du groupe centriste du Sénat, Nicolas About, sur le projet de loi sur la formation professionnelle dont l’examen a débuté lundi au Sénat.

La Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a révélé récemment qu’une disposition, votée le 12 mai dans le cadre d’une loi de simplification et de clarification du droit, empêchait la dissolution d’une secte pour escroquerie.

L’amendement du sénateur centriste a été ajouté à l’article 16 bis du projet de loi sur la formation professionnelle, article qui vise à interdire l’activité de formateur aux personnes condamnées pour des activités sectaires.

Il supprime les dispositions contestées, qui ont soulevé un tollé général.

 

Renault et PSA refusent d’indemniser les salariés de New Fabris

Par Reuters

PARIS – Renault et PSA refusent de payer les indemnités demandées par les salariés de New Fabris qui menacent de faire exploser leur usine s’ils n’obtiennent pas satisfaction, annoncent des porte-parole des groupes.

Les travailleurs de cet ancien sous-traitant automobile de Châtellerault (Vienne) en liquidation judiciaire ont disposé des bouteilles de gaz reliées entre elles en assurant qu’ils peuvent déclencher une explosion quand ils le désirent.

Ils exigent le versement de 30.000 euros de primes en plus des indemnités légales pour chacun des 336 employés, soit dix millions d’euros au total, d’ici au 31 juillet.

Les deux constructeurs automobiles estiment avoir déjà soutenu leur sous-traitant pendant la période de redressement judiciaire et déclarent qu’ils n’ont pas à prendre en charge les indemnités demandées par des salariés qui ne sont pas les leurs.

« Les primes demandées ne sont pas prévues légalement. Renault n’est pas en leur faveur et de plus ce n’est pas au client de payer », a dit une porte-parole de Renault.

Un porte-parole de PSA a abondé dans le même sens en soulignant que le problème de New Fabris pourrait faire tache d’huile si ces salariés obtiennent gain de cause.

« A quel titre devrait-on payer des indemnités ? New Fabris est un client. On ne peut pas se substituer à l’actionnaire ou à l’Etat », a-t-il dit. « On ne peut pas supporter à nous seuls la restructuration de 12% de l’économie française. »

Le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, a annoncé lundi sur RTL qu’un rendez-vous avait été programmé le 20 juillet à Paris au ministère de l’Industrie avec les représentants du personnel de l’usine désormais fermée.

« C’est notre devoir d’être à l’écoute, d’entretenir le dialogue social, de discuter aussi avec les grands constructeurs que sont Renault et PSA, de voir ce qui est possible et ce qui n’est pas possible, mais on ne peut pas le faire sous la menace », a-t-il déclaré.

« Je dis à ces ouvriers: ‘soyez raisonnables’, parce que notre pays ne peut pas dans cette période de crise que nous traversons subir l’exemple d’une menace aussi puissante et aussi forte que de faire sauter son usine et son entreprise, ce n’est pas l’image de la démocratie et de la République », a-t-il dit.


PSA D’ACCORD POUR RACHETER LES PIÈCES

New Fabris a été placé en redressement judiciaire en novembre 2008 et, après la vaine recherche d’un repreneur, a été mis en liquidation en juin.

Les salariés retiennent un stock de pièces produites et des outils de production qui venaient d’être installés.

Durant la période d’observation fixée par la justice entre novembre et juin, les deux constructeurs disent avoir soutenu la société en maintenant leurs commandes.

PSA est d’accord pour racheter les stocks de pièces au prix normal, ce qui apporterait 1,2 million aux caisses du liquidateur, mais les salariés les retiennent, a dit le porte-parole du groupe.

Les syndicats de New Fabris ont souligné que l’ultimatum avait été initialement fixé au 15 juillet puis repoussé au 31 par une majorité des salariés.

Les employés refusent de laisser les constructeurs récupérer les pièces en stock et les machines encore dans l’usine.

Une délégation de salariés doit se rendre jeudi prochain à la direction de Renault pour tenter de négocier l’octroi des indemnités demandées.

Au printemps, des salariés menacés de licenciement dans une demi-douzaine d’entreprises françaises avaient séquestré des patrons, comme ceux de Caterpillar à Grenoble (Isère), 3M à Pithiviers (Loiret) et Sony (Landes).

Ces actions se sont avérées payantes puisque dans la plupart des cas les entreprises en question ont fait des concessions. A en croire les sondages, une majorité des Français disent comprendre, voire approuver ces stratégies.

Des policiers ont-ils provoqué des gendarmes, le 1er mai ?

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Source : Le Post

« C’est faux et mensonger. S’il y avait bien des policiers en civil dans cette manifestation, comme dans toutes, d’ailleurs, aucun policier n’a provoqué de gendarme, aucun policier n’était cagoulé, et aucun policier n’a pris la foule a partie » tient à rectifier la préfecture de police de Paris sur Le Post.

C’est Le Canard enchaîné qui le dit.

En fin de cortège, lors des manifestations du 1er mai, à Paris, un groupe d´encagoulés a volontairement provoqué des gendarmes chargés de disperser la foule, selon Le Canard enchaîné. Des interpellations ont eu lieu. Seul ce groupe parvint, bizarrement, à « s´évaporer. » Pourquoi?

Le journal déclare être en possession de clichés de ces « pseudo-manifestants » descendant, deux par deux, de fourgons de police stationnés boulevard Richard-Lenoir.

Vous en apprendrez bien plus en lisant l’article original du Canard enchaîné, comme, par exemple, que la préfecture de police de Paris ne dément pas et que ces groupes seraient voués à se développer partout en France.

 

Cela pose aussi la question plus générale de la stratégie policière, et donc celle du gouvernement: les milieux dit « radicaux » ou « extrêmistes » sont-ils infiltrés ? Quels sont les réels objectifs de ces actions ?

Il est plus que probable que ces groupes n’en soient pas a leur coup d´essai.

Étaient-ils présents lors des manifestations du dernier G20 ?

Et avec la TVA à 5,5%, vous prendrez bien une carte de l’UMP ?

 

Source : Libération

 

Fort d’avoir mené à bien l’abaissement de la TVA dans la restauration, le parti majoritaire a envoyé à la profession des bulletins d’adhésion.

A l’UMP, on ne perd pas le nord. La baisse de la TVA sur la restauration à peine annoncée, les restaurateurs ont eu le plaisir de recevoir dans leur boîte aux lettres un courrier du parti majoritaire ne tarissant pas d’éloge sur la profession, qui «participe au rayonnement de la France dans le monde entier». Courrier accompagné d’un… bulletin d’adhésion à l’UMP, bardé du slogan «TVA à 5,5%, engagement pris, promesse tenue».

La lettre, en date du 5 mai, est signée Xavier Bertrand. Le secrétaire général de l’UMP s’y dit «heureux de pouvoir s’adresser à (cette profession) qui connaît si bien la valeur travail que notre mouvement a placé au cœur de son projet».

Entre 300 et 400 restaurateurs destinataires de la lettre auraient pour l’heure mordu à l’hameçon et adhéré au parti, selon l’UMP. D’autres ont moins apprécié l’initiative, criant au clientélisme. «Si nous avions voulu faire du clientélisme, on aurait aussi ciblé les employés et les clients, puisque la baisse de la TVA va se répercuter sur les prix et les salaires, rétorque-t-on à l’UMP. Ce courrier a une valeur informative, c’est une invitation que nous faisons aux restaurateurs pour leur dire que plus nous sommes forts, plus nous pourrons porter des réformes de cette nature.»

Pour rappel, la profession compte 120.000 restaurateurs, et donc autant d’électeurs.

Augmentation programmée (et dissimulée) des tarifs EDF

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Source : http://www.lesmotsontunsens.com/augmentation-tarifs-edf-petits-arrangements-chiffres-5176

Il y a un mois, le pédégé d’EDF Pierre Gadonneix réclamait une augmentation de 20% des tarifs de l’électricité, sur une période de 3 à 5 ans. Devant la levée de boucliers, la ministre de l’économie a courageusement tapé du poing sur la table. Résultat : une hausse « raisonnable » de 1,9% pour les particuliers et 2,3% en moyenne. C’est mieux. C’est mieux ? Pas vraiment…

D’où vient cette moyenne claironnée de 2,3% ? Nul ne sait. L’augmentation annoncée est de 1,9% pour le tarif bleu (particuliers et petits professionnels), de 4% pour le tarif jaune (pme-pmi) et de 5% pour le tarif vert (grandes entreprises). En tenant compte des volumes consommés par les abonnés aux différents tarifs réglementés, on obtient une hausse moyenne de +2.8% en 2009, contre +3.8% en 2008. L’augmentation baisse. Alors, de quoi se plaint le peuple ? Le hic, c’est qu’en 2008, l’inflation était de 2,8%, tandis qu’en 2009, elle sera à peine positive.

 

Pas si loin des 20% !

 

La charte de service public signée en 2005 entre l’Etat et EDF stipulait pourtant que les hausses ne devaient pas dépasser l’inflation. Qu’à cela ne tienne, cette charte, le gouvernement s’en moque comme de son premier service public. L’important est ailleurs : les retombées pour EDF sont comprises entre 500 millions et un milliard d’euros. Et pour l’Etat : entre 100 et 200 millions d’euros en TVA et à peine moins en dividendes. Non négligeable en période de disette, et pas si loin des 20% sur cinq ans ! Surtout que sur les quatre dernières années, les PME ont vu leur addition s’envoler de 14 % et les grandes entreprises de 17%. Finalement, les demandes de Pierre Gadonneix n’étaient pas si absurdes qu’on a bien voulu le laisser croire. « Quand on veut des étoiles, on demande la lune » avait commenté Christine Lagarde. Et quand on a la lune, on fait quoi ?

 

Opacité du système de calcul

 

D’autre part, les chiffres généralement annoncés dans la presse sont absurdes. Au moins autant que le nouveau système de calcul. La dernière augmentation tarifaire d’août 2008 avait donné lieu à une publication au Journal Officiel  de trois lignes. Trop simple : l’annonce parue au JO de vendredi dernier comporte pas moins de 20 pages ! Des abonnements ont disparu, d’autres ont été créés, fusionnés, recalculés. Du coup, il est rigoureusement impossible de comparer avec la grille précédente. Mediapart a cependant pris le temps d’en étudier les grandes lignes. Et ce n’est pas vraiment rassurant. Un exemple : le prix de l’abonnement pour les plus petites installations (3 kVA) passe de 21 à 58 euros, soit 172% d’augmentation. Ces abonnements ne représentent que 8% de l’électricité consommée, mais tout de même.

 

Les petits priés d’éclairer les gros

 

D’autant que la situation des abonnements pour la puissance supérieure (6kVA, particuliers ne se chauffant pas à l’électricité) n’est guère plus favorable : ils passent de 54 à 67 euros, soit 24% de hausse. Comme le note la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), de façon générale pour les installations de petite et moyenne puissance, les « augmentations de facture [sont] d’autant plus élevées que la consommation du site est faible« . De fait, les abonnements pour des puissances élevées diminuent de 15% quand le prix du kWh augmente à peine. Situation identique pour les PME-PMI, pour lesquelles « les baisses de facture les plus importantes sont concentrées sur les sites ayant de fortes consommations« . Bref, une façon de faire payer les petits pour les gros.

 

Aberrations en série

 

En prévision d’une éventuelle baisse des factures des particuliers liée à l’utilisation de boitiers intelligents permettant d’optimiser leur consommation, la CRE a trouvé une idée géniale : les sociétés impliquées (Voltalis notamment) devront indemniser EDF pour l’énergie « injectée mais non consommée ». Un comble ! Et ce n’est pas tout. Alors qu’EDF est désormais importateur net d’électricité et qu’elle connaît de grandes difficultés à fournir l’ensemble du réseau en périodes de pointe, les « tarifs d’effacement » (EJP) qui permettent d’amortir les chocs en hiver vont être augmentés de 6%… histoire de dissuader les nouveaux candidats ?

 

Vers la fin des tarifs réglementés ?

 

En catimini, le gouvernement instaure une opacité totale sur les grilles tarifaires d’EDF. De telle façon qu’il a « les mains libres pour organiser le marché de l’électricité comme il l’entend. Les appétits privés qui lorgnent sur la rente nucléaire [...] vont pouvoir intensifier leurs pressions. Ils ont toutes les chances d’être satisfaits » conclut Mediapart. Selon toute vraisemblance, le gouvernement souhaite en effet mettre un terme aux tarifs régulés d’ici à 2010, se cachant derrière les réglementations européennes. Sauf que l’Europe n’interdit en rien les tarifs régulés. Elle impose seulement l’existence d’une « libre concurrence », contrairement à ce que prétend le gouvernement.

 

A vos factures, prêts… comptez !

Une histoire d’emprunt national

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  Oyez, oyez, braves internautes qui cherchez désespérément où placer votre argent ! En ces temps de crise, le gouvernement planche sur la question, ou non, d’initier un emprunt national, afin de renflouer les caisses de l’Etat.

  Pour les profanes, il s’agit d’un placement de type obligation (généralement, et apparemment cela va être le cas), soit, pour faire simple, un blocage d’une somme pendant un temps donné, proportionnel aux intérêts reçus. Ici, il s’agira, selon toute probabilité, d’une période s’étalant de 2 à 50 ans (déterminée évidemment par le souscripteur), avec un taux dépassant les 4,5% pour les particuliers.

  Afin de bien vendre le film, l’Etat a soigné l’affiche : l’emprunt (ou Grand Emprunt) sera organisé sous la tutelle de deux anciens Premiers Ministres (oui, madame ! Deux !), à savoir Alain Juppé et Michel Rocard.

  Ce qui est amusant là-dedans, d’une part c’est qu’une commission de deux personnes, ça va, ils vont pas se ruiner en buffet, et d’autre part, c’est que ce Grand Emprunt avait été mis en sourdine, dernièrement, face à des sondages peu enthousiastes.

  Pauvre Michel Rocard, tout juste sorti de son formol, on lui remet son titre (il ne l’avait pas perdu, mais bon…), et zou ! L’affaire lui passe finalement sous le nez.

  Qu’il se rassure ! Et Juppé avec ! L’emprunt est toujours bien prévu, pour 2010 plus précisément, ainsi qu’un site officiel le présente… et il s’appellera « Emprunt Sarkozy ». Bon, Giscard l’avait fait, également, le coup de son nom sur le machin, il y avait aussi la variante du Premier Ministre… quoiqu’il en soit, le choix final, s’il importe peu, surprend tout autant.

  D’ici quelques mois, peut-être, saurons-nous si cet appel aux sousous sera plutôt orienté vers les particuliers, ou vers le marché.

  Blague finale : s’il s’agit de toucher des simples citoyens, le gouvernement a l’arme de prédilection : la chute des taux d’intérêt du Livret A, du CEL, et autres comptes disposant (habituellement) d’un rendement acceptable. En d’autres termes : le fait que les pauvres ne gagnent plus que des cahouètes à placer leur argent sur leur Livret A, par exemple, arrange bien le gouvernement !

  Le monde est bien fait, non ?

http://www.empruntsarkozy.com/grand-emprunt-national.html

Hadopi 2 : le texte fera bien appel à l’ordonnance pénale

  Loin de vouloir, ami lecteur, vouloir ouvrir à nouveau le débat sur la controverse du piratage de la culture – voir mes précédents articles sur le sujet, en attendant vos réactions – force est de constater que le gouvernement, sur ce sujet, use encore de moyens détournés dans ses ambitions coercitives.

  Résumons-nous un peu. La précédente loi Hadopi avait été rejetée par l’Assemblée, suite à un vote certes un peu rocambolesque (des députés de gauche s’étaient cachés, jusqu’au dernier moment, pour faire croire à la majorité qu’ils étaient suffisamment nombreux pour les contrer).

  Evidemment, quelques mois plus tard, le projet de loi est de retour, dans une version modifiée et – c’est là qu’il faut suivre – plus perverse encore.

  En apparence, le volet répressif a été mis de côté, et il est fait appel à une Commission de Protection des Droits, afin de s’assurer que la loi ne soit pas trop dure à l’encontre des « pirates ». Et, si les sanctions ont été écartées – avec un flou, encore, sur la riposte graduée (normalement tuée dans l’oeuf, mais qui sait en attendant… Hadopi 3 !)[qui devrait, si l'on en croit le pouvoir en place, concerner la rémunération des artistes piratés] – si les sanctions, donc, SEMBLENT avoir été rejetées de ce texte, elles sont en réalité attribuées à un juge, qui se prononcera par ordonnance pénale.

  Mais qu’est-ce que l’ordonnance pénale, me direz-vous ? C’est ce que l’excellentissime Maître Eolas, dont j’apprécie particulièrement le blog – et hop ! en lien, tiens ! – se chargera, ci-dessous, de vous détailler :

 

Source : http://maitre-eolas.fr/post/2009/06/18/1452-hadopi-2-le-gouvernement-envisage-le-recours-a-l-ordonnance-penale

On commence à en savoir un peu plus sur la deuxième loi Titanic HADOPI, pour combler les brèches ouvertes par le Conseil constitutionnel. Le volet répressif est abandonné, dans le sens où la future HADOPI, et la Commission de Protection des Droits (CPD) qui est son prophète, n’auront aucun pouvoir de sanction propre. Tout passera par le juge.

Se pose donc un nouveau problème. La justice est engorgée et fonctionne à flux tendu. Lui confier un contentieux de masse crée une menace d’asphyxie, ou suppose l’abandon de poursuites dans d’autres domaines, mais lesquels ? Les violences conjugales, les vols de voiture, le trafic de stupéfiant ? L’hypothèse de fournir à la justice les moyens dont elle a besoin étant naturellement exclue, rien n’étant plus nocif qu’un juge qui a les moyens de juger.

Reste donc la trousse de bricolage, aussi connue sous le nom de : “ ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de méthode. ”

Et le gouvernement a trouvé la rustine idéale à ses yeux : l’ordonnance pénale.

Oui, amis juristes, esclaffez-vous à l’envi : on va juger des affaires de contrefaçon par voie électronique par ordonnance pénale.

Oui, amis mékéskidis, je vais vous expliquer.

L’ordonnance pénale, c’est la technocratie appliquée à la justice. L’idée a d’abord été créée pour faire face aux contentieux de masse posant peu de problèmes de preuve, à savoir : les contraventions routières. Ces contraventions sont matériellement simples (feu rouge grillé, excès de vitesse constaté par un appareil) et obéissent à des règles de preuve qui limitent considérablement les droits de la défense et pour lesquels un extrait du casier judiciaire est suffisant pour que le juge fixe une peine adéquate. Le système est le suivant : le parquet présente le dossier avec ses preuves à un juge, qui soit va le rejeter, auquel cas libre au parquet de faire citer à une audience ordinaire ou de classer sans suite, soit le juge estime que les preuves sont réunies et va rendre une ordonnance pénale déclarant le prévenu qui en l’occurrence n’est pas prévenu qu’il est prévenu (si vous me suivez…) coupable et prononçant une peine. L’ordonnance est ensuite notifiée au condamné qui peut alors au choix ne rien faire, auquel cas l’ordonnance devient définitive, l’amende est due et les points de permis perdus (on peut être frappé de suspension de permis par ordonnance pénale) soit faire opposition dans un délai de 15 jours auquel cas le condamné est convoqué à une audience, au cours de laquelle le juge réduit à néant l’ordonnance pénale (c’est obligatoire) et rejuge l’affaire. Avec à la clef une peine plus forte si la culpabilité est établie, pour des raisons qui je l’avoue m’échappent : je ne vois pas en quoi une personne, fût-elle coupable (toutes ne le sont pas, une grande partie ne peut prouver son innocence, tout simplement), qui souhaite exercer ses droits de la défense mérite une peine plus lourde. Mais c’est un autre débat.

L’ordonnance pénale appliquée aux contraventions a donné des résultats satisfaisants. Pour le ministère s’entend : augmentation, à budget constant, du nombre de condamnations. Que cela se fasse au prix du sacrifice des droits de la défense n’est qu’un dommage collatéral non pris en compte dans les statistiques. Du coup, la procédure a été élargie aux délits par la loi Perben I du 9 septembre 2002. Selon la technique habituelle de l’exception qui s’élargit discrètement, cette procédure, baptisée “ procédure simplifiée ” (la simplification étant de se passer du prévenu et de son avocat…) était réservée aux délits du code de la route, dont une bonne part sont d’anciennes contraventions devenues délits selon la technique dite “ néanderthal ” du législateur, qui pense que pour lutter contre un délit il suffit de taper plus fort.

Puis, peu à peu, on a ajouté des délits à la liste, qui figure à l’article 495 du Code de procédure pénale :

 

 

Peuvent être soumis à la procédure simplifiée prévue à la présente section :

1° Les délits prévus par le code de la route et les contraventions connexes prévues par ce code ;

2° Les délits en matière de réglementations relatives aux transports terrestres ;

3° Les délits prévus au titre IV du livre IV du code de commerce pour lesquels une peine d’emprisonnement n’est pas encourue ;

4° Le délit d’usage de produits stupéfiants prévu par le premier alinéa de l’article L. 3421-1 du code de la santé publique ;

5° Le délit prévu par l’article L. 126-3 du code de la construction et de l’habitation (le fameux délit d’occupation de hall d’immeuble).

La différence étant que le délai pour l’opposition passe de 15 à 45 jours en matière délictuelle et surtout qu’aucune peine de prison ne peut être prononcée par cette voie (la contrefaçon est punie de jusqu’à cinq trois ans d’emprisonnement, et cinq en bande organisée, rappelons-le).

On voit donc l’idée de génie : le juge de l’ordonnance pénale fera le travail de la Commission de Protection des Droits. Il ne reste qu’à ajouter une peine complémentaire de suspension de l’accès à internet et le tour est joué : on a un juge qui suspend l’accès à internet sans avoir à rallonger d’un centime le budget de la justice. Si avec ça, la ministre n’est pas reconduite dans le prochain gouvernement !

Sauf que, vous vous en souvenez, je disais au début de l’article que le juriste s’esclaffe, alors que là, le mékéskidis reste placide, voire morose.

C’est parce que deux points font que cette idée est, pour le moins, très mauvaise. Un point de fait et un point de droit.

Le point de fait est que cette procédure ne peut fonctionner que pour des délits très simples à établir. Conduire sans permis, ou à plus de 180 km/h sur l’autoroute, avoir fumé du cannabis (prouvé par une analyse sanguine ou d’urine), être dans un hall d’immeuble…). La contrefaçon, surtout par voie informatique, c’est autre chose. Il faut que le parquet apporte la preuve : que l’œuvre téléchargée était protégée (on peut télécharger plein d’œuvres libres de droits sur bittorrent ou eMule…), que le téléchargeur savait qu’il téléchargeait une œuvre protégée (les noms de fichiers peuvent être trompeurs quant à leur contenu, et on ne peut savoir ce qu’il y a réellement dans un fichier avant qu’il n’ait été téléchargé), et tout simplement identifier le téléchargeur, ce que l’adresse IP ne suffit pas à établir. Bref, il est à craindre que la plupart des ordonnances pénales demandées sur la base des dossiers montés par la CPD soient refusées par le juge pour preuve non rapportée. Le parquet devra donc ouvrir une enquête de police, ce qui fait perdre tout l’intérêt simplificateur : la police étant le bras séculier du parquet, la faire enquêter sur des contrefaçons l’empêche d’enquêter sur d’autres affaires.

Le point de droit est que cette loi est contraire à l’intérêt des artistes, ce qui est un amusant paradoxe. En effet, l’ordonnance pénale suppose que la victime ne demande pas de dommages-intérêts (article 495 du CPP, al. 9). Donc les ayant droits ne pourront pas demander réparation de leur préjudice. Ils doivent sacrifier leur rémunération à leur soif de répression. Quand on sait que leur motivation dans ce combat est de lutter contre un manque à gagner, on constate qu’il y a pire ennemi des artistes que les pirates : c’est l’État qui veut les protéger.

Ajoutons que l’ordonnance pénale n’est pas applicable aux mineurs (article 495 du CPP alinéa 8) et que lesdits mineurs forment une part non négligeable des équipages de pirates du web, mais que la CPD sera incapable de garantir que l’auteur du téléchargement illicite est majeur, et on sent que la loi HADOPI 2 promet de bons moments de rigolade.

Si elle entre en vigueur.

Car la Némésis d’Albanel, le Conseil constitutionnel, veille. Et le Conseil a eu l’occasion de se prononcer sur la procédure simplifiée appliquée aux délits. Voici ce qu’il en a dit à l’époque (Décision n° 2002-461 DC du 29 août 2002) :

 

 

77. Considérant que, si le législateur peut prévoir des règles de procédure différentes selon les faits, les situations et les personnes auxquelles elles s’appliquent, c’est à la condition que ces différences ne procèdent pas de discriminations injustifiées et que soient assurées aux justiciables des garanties égales, notamment quant au respect du principe des droits de la défense, qui implique en particulier l’existence d’une procédure juste et équitable ;

78. Considérant, en premier lieu, qu’aux termes de l’article 495 du code de procédure pénale, le ministère public ne peut recourir à la procédure simplifiée que  » lorsqu’il résulte de l’enquête de police judiciaire que les faits reprochés au prévenu sont établis et que les renseignements concernant la personnalité de celui-ci, et notamment ses charges et ses ressources, sont suffisants pour permettre la détermination de la peine «  ;

Déjà, il n’y aura pas d’enquête de police judiciaire puisque c’est une autorité administrative qui réunira les preuves. Ensuite, déjà qu’une adresse IP ne permet pas d’identifier l’utilisateur de l’ordinateur, je doute qu’elle permettre de connaître sa personnalité et ses ressources (encore que : le pirate qui télécharge l’intégrale de Marilyn Manson est probablement une jeune fille mineure aux cheveux et ongles noirs, qui aime la mort et les poneys et n’a pas assez d’argent de poche).

 

79. Considérant, en deuxième lieu, que, si l’article 495-1 du même code donne au ministère public le pouvoir de choisir la procédure simplifiée, dans le respect des conditions fixées par l’article 495, c’est en raison du fait que la charge de la poursuite et de la preuve lui incombe ;

80. Considérant, en troisième lieu, que si le président du tribunal estime qu’un débat contradictoire est utile ou qu’une peine d’emprisonnement devrait être prononcée, il doit renvoyer le dossier au ministère public ;

81. Considérant, en dernier lieu, que les dispositions des nouveaux articles 495 à 495-6 du code de procédure pénale apportent à la personne qui fait l’objet d’une ordonnance pénale, quant au respect des droits de la défense, des garanties équivalentes à celles dont elle aurait bénéficié si l’affaire avait été directement portée devant le tribunal correctionnel ; qu’en effet, l’ordonnance doit être motivée ; que le prévenu dispose d’un délai de quarante-cinq jours à compter de la notification de l’ordonnance pour former opposition ; que, dans cette hypothèse, l’affaire fait l’objet devant le tribunal correctionnel d’un débat contradictoire et public au cours duquel l’intéressé a droit à l’assistance d’un avocat ; qu’il doit être informé de ces règles ; que l’ensemble de ces dispositions garantit de façon suffisante l’existence d’un procès juste et équitable ;

Pour résumer : l’ordonnance pénale délictuelle est conforme à la constitution car le ministère public a le choix de recourir ou non à cette procédure, que le président peut refuser de condamner par cette voie, et que le prévenu peut toujours faire opposition, ces trois garanties assurant l’équité de la procédure pour le Conseil.

Il faudra donc que le texte qui sortira des débats parlementaires respectent ces principes. Le problème est que l’idée centrale du projet HADOPI est justement de contourner tous ces principes constitutionnels, qui ne sont, pour le Gouvernement, que des obstacles.

Pourvu que Christine Albanel ne soit pas reconduite dans ses fonctions, pour lui éviter de gravir une troisième fois le golgotha.

Le contrôleur des prisons dénonce une situation « grave »

La maison d'arrêt de Villepinte, en 2006.

Source : Le Figaro

 La maison d’arrêt de Villepinte, en 2006. Crédits photo : Le Figaro

 

[NDLR : C'est sûr qu'un bon gros rapport de 250 pages lu au maximum par une centaine de pékins va vachement arranger ce problème... m'enfin...]

 

Le contrôleur des prisons dénonce une situation

Dans son tout premier rapport, présenté mercredi, Jean-Marie Delarue, le nouveau contrôleur général des lieux privatifs de liberté (prisons, locaux de garde à vue ou de rétention, hôpitaux psychiatriques, etc.), dénonce les nombreuses atteintes à la dignité et à l’intimité faites au nom de la recherche de «sécurité», qu’il compare à «un ogre jamais rassasié qui mange trop de droits de la personne».

«55 000 femmes sont placées chaque année en garde à vue, raconte-t-il, et toutes sont profondément humiliées» : il leur est notamment demandé d’enlever leur soutien-gorge, considéré comme un objet dangereux, et susceptible d’aider au suicide. «Ce n’est pas digne de la France en 2009», insiste le contrôleur, faisant également état de la grande vétusté et de l’absence de nettoyage des locaux de garde à vue, lieux où «l’intimité des personnes est la plus malmenée».

Le volumineux rapport de 250 pages montre du doigt la difficulté à trouver des escortes pour conduire des détenus à l’hôpital, ainsi que la présence de surveillants jusque dans le cabinet médical, ou encore l’absence de médicaments en garde à vue. Dans les prisons, la surpopulation est à l’origine de multiples tensions. La violence, le racket et les menaces sont omniprésents. Les tentatives de suicide se sont multipliées. «Nous sommes dans une situation très mauvaise, et grave», résume le contrôleur nommé en juin dernier, qui a effectué, avec son équipe, 52 visites en 2008. La situation est très différente d’un établissement à l’autre, a encore noté Jean-Marie Delarue.

Un retraité algérien âgé de 69 ans est décédé durant son interpellation par la police à Argenteuil

Source : ContreInfo

Ali Ziri, retraité algérien, est décédé le 9 juin durant une interpellation par la police, à la suite d’un contrôle d’identité qui a dégénéré. Selon un témoin, M. Ziri aurait été menotté et frappé par les policiers. Transporté à l’hôpital d’Argenteuil pour une prise de sang, les médecins ont constaté son décès à son arrivée.

Un retraité algérien âgé de 69 ans est décédé durant son interpellation par la police à Argenteuil dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) arton2771

Communiqué du Syndicat de Défense des Algériens en Europe, juin 2009

Un retraité Algérien est décédé suite à une intervention de la police d’Argenteuil, Un contrôle d’identité a mal tourné le mardi 9 juin à Argenteuil.

Un Algérien de 69 ans, Ali Ziri, du village d’Ouled Rached commune de Lakseur wilaya de Bouira est décédé à la suite des coups de pied par les 3 policiers du commissariat d’Argenteuil dans la Val d’Oise selon le témoignage de Monsieur K. Arezki.

Selon les premiers témoignages, le mardi 9 juin, vers 20h45, trois policiers, dont une femme, ont arrêté un conducteur d’un véhicule, Monsieur K. Arezki, algérien aussi âgé de 61 ans accompagné de Monsieur Ziri Ali (le défunt) au niveau du carrefour des boulevards Jeanne-d’Arc et Léon-Feix. L’homme, qui selon le rapport de la police était sous l’effet de l’alcool 1.9 g/l selon le rapport de la police), était accompagné de son ami, Ali Ziri, 69 ans, assis du côté passager.

Les trois policiers ont d’abord demandé au conducteur ses papiers, mais celui-ci a eu le tort de ne pas les sortir « assez vite » comme il lui a été demandé. Suivent alors des menaces de l’emmener au poste, puis des insultes « pas toujours très républicaines » et enfin des menottes et des coups, une fois que le conducteur était « arraché » de force de son siège.Jusqu’à cet instant, le passager, Ali Ziri, était assis gentiment sur le siège avant du véhicule.

Voyant son ami, Arezki K., se faire traîner par terre et se faire insulter de tous les noms discriminatoires, il descend du véhicule pour calmer les policiers, en leur adressant cette phrase :

« Laissez-le tranquille, vous n’avez pas le droit de le frapper et de le traîner par terre. Je connais la loi ». C’est alors que les policiers se saisissent de lui et le menottent à son tour.

Les deux individus sont alors traînés et mis avec violence à l’intérieur du véhicule policier.

C’est ici que le drame, ayant traîné la mort du retraité Ali Ziri, s’est apparemment produit.

Selon K. Arezki, le défunt Ali Ziri avait dit ceci aux policiers : « Vous n’avez pas honte de me frapper, je suis une personne âgé. Je connais la loi, je vais vous le faire payer ».

Deux des trois policiers, dont une femme, le rouent, de coups de poings et de pieds jusqu’à ce qu’il s’évanouisse. A chaque coup, les policiers rajoutaient à l’adresse du défunt cette phrase :

« Tu connais la loi sale bougnoule, tiens ceci, etc. ».

Transportés à l’hôpital d’Argenteuil pour subir une prise de sang, les médecins n’ont malheureusement pu que constater que le retraité Ali Ziri était « déjà mort ». Cela s’est passé le mardi, 9 juin vers 20h30 heures à Argenteuil, à quelques mètres de la mairie, alors qu’il faisait encore jour et que les rues étaient remplies de monde.

Mis en garde-à-vue, pendant 24 heures, K. Arezki, n’apprendra le décès de son ami que le jeudi 11 juin par des policiers du commissariat d’Argenteuil qui l’ont convoqué pour lui annoncer la nouvelle. « Mon ami se portait bien, c’est vous qui l’avait tué », leur a-t-il répondu. A l’initiative du Syndicat de Défense des Algériens en Europe, une réunion s’est tenue le dimanche 14 juin au foyer Sonacotra, Les Remparts, (rue Karl Marx à Argenteuil), où résidait le défunt.

Sous le choc encore, les représentants des 300 résidents de cet établissement, dont une majorité de retraités, ont condamné avec force la violence utilisée par les policiers à l’encontre d’une personne « âgée ».

Les participants ont demandé à ce que toute la lumière soit faite pour élucider les circonstances exactes qui ont conduit à la mort de cet Algérien, dont le corps est actuellement en autopsie à l’Institut médico-légal de Paris.

En attendant les résultats, une délégation, formée des proches de la victime et des résidents du Foyer Les Remparts, le SDAE attend les résultats de l’autopsie pour déterminer sa position et engager le cas échéant une procédure judiciaire contre les personnes qui ont été la cause de sa mort.

Les manifestations dégénèrent en Nouvelle-Calédonie

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Six personnes ont été blessées, mercredi, dont un gendarme touché par des tirs de fusil de chasse. Marie-Luce Penchard, la secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, regrette la «démarche d’affrontement systématique» du syndicat indépendantiste USTKE.

Les manifestations dégénèrent en Nouvelle-Calédonie dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380) coeur-

Pas d’apaisement dans le territoire français de Nouvelle-Calédonie. Six personnes, dont deux gendarmes, ont été blessées mercredi, alors que l’archipel est perturbé depuis une dizaine de jours par des manifestations d’un syndicat indépendantiste, l’USTKE.

Les troubles ont eu lieu à la périphérie de Nouméa (voir la carte ci-dessous), la ville principale de ce territoire situé à 1.500 kilomètres de l’Australie et qui jouit d’une large autonomie au sein de la République française. L’un des deux gendarmes blessés a été atteint par des tirs de fusil de chasse, l’autre par un jet de boulon, tandis que quatre manifestants ont été blessés. Vu la tournure des évènements, les forces de l’ordre se sont ensuite repliées. En fin de journée, les émeutiers barraient à nouveau la route et caillassaient les voitures circulant à proximité.

Lundi, de violents affrontements avaient déjà fait une trentaine de blessés parmi les forces de l’ordre. Le lendemain, onze personnes ont été arrêtées. Marie-Luce Penchard, la secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, a regretté «une démarche d’affrontement systématique» du syndicat indépendantiste USTKE, mais estime cependant qu’une solution au conflit entre le syndicat et la compagnie aérienne locale pourrait être trouvée «dans 24 heures».

Soutenu à Paris par l’extrême gauche, l’USTKE multiplie les manifestations et les blocages d’entreprises pour protester contre l’incarcération fin juin de son président, Gérard Jodar, et de cinq adhérents après un coup de force à l’aérodrome local. Les syndicalistes intervenaient alors dans un conflit social au sein de la compagnie aérienne locale Aircal, enlisé depuis mars.

L’USTKE réclame notamment que le protocole d’accord conclu le 10 juin «avec la direction du travail et avalisé par les avocats» de la compagnie, soit signé par la direction. «Tant que ce protocole n’est pas signé, on continue la mobilisation», a annoncé, vice-présidente de l’USTKE, qui s’estime trahi par le président du gouvernement calédonien.

«Aircal est un prétexte. Ce qui est fondamentalement recherché par l’USTKE, c’est de créer de la tension», a déclaré le haut-commissaire, Yves Dassonville. Pour José Bové, le haut-commissaire est au contraire «le premier responsable» de la montée des tensions dans l’archipel. Yves Dassonville «dit ne pas vouloir discuter sous la contrainte, mais la réalité c’est que le dialogue n’existe pas. Et ce, sur fond d’un refus de rééquilibrage de l’emploi en faveur des kanaks et des insulaires», estime le nouvel élu européen d’Europe-Écologie.

La France ne veut plus payer pour ses touristes en zone de guerre

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La France ne veut plus payer pour ses touristes en zone de guerre
Les Français se rendant dans des zones dangereuses, malgré les mises en garde, pourraient être amenés à rembourser « tout ou partie des frais » induits par d’éventuelles opérations de secours. C’est ce que souhaite Bernard Kouchner, chef de la diplomatie française, qui prépare un projet de loi dans ce sens.

Ce texte, présenté mercredi, vise à « responsabiliser les ressortissants français qui se rendent sans motif légitime dans des zones dangereuses alors qu’ils ont reçu des mises en garde sur les risques encourus », indique un communiqué du Conseil des ministres. « L’Etat pourra leur demander le remboursement de tout ou partie des frais induits par les opérations de secours. Cette faculté sera également ouverte à l’encontre des opérateurs de transport, compagnies d’assurance et voyagistes, qui auront failli à leurs obligations ».

Au Quai d’Orsay, il est précisé que la nouvelle loi, une fois adoptée par le Parlement, ne devrait concerner que moins de 5% des affaires traitées chaque année par le Centre de crise du ministère.

 

L’évacuation de Français de Thaïlande fin 2008, avec l’affrètement d’un gros porteur, avait coûté à l’Etat plusieurs centaines de milliers d’euros et l’objectif du projet de loi est aussi d’inciter les voyagistes à mieux s’assurer, précise-t-on de même source. Parmi les autres affaires ayant mobilisé des moyens de l’Etat figurent l’enlèvement d’un touriste en mai dans une zone dangereuse au Pakistan et l’intervention en avril pour libérer une famille retenue en mer par des pirates somaliens.

Interrogé pour savoir si le remboursement pourrait aussi concerner le versement d’une rançon, le ministère a répondu qu’« officiellement, la France ne verse pas de rançon pour libérer ses ressortissants ». En France, une loi de 1985 prévoit déjà le remboursement de frais engagés pour une opération de secours en montagne en raison de l’imprudence de promeneurs ou de skieurs. Le nouveau projet de loi est inspiré d’une législation similaire qui existe déjà en Allemagne, a précisé le Quai d’Orsay.

Lien photo: http://www.flickr.com/photos/aheram/2399463971/sizes/l/

Contrôle de la Cour des Comptes à l’Elysée

Source : Le Monde.fr

La Cour des comptes a rendu publics jeudi 16 juillet les résultats d’un contrôle effectué à l’Elysée sur la gestion des services de la présidence en 2008, première enquête concernant les comptes d’un chef de l’Etat dans l’histoire de la République française.

« D’une façon générale, l’application des procédures budgétaires et comptables reste à améliorer. Par ailleurs, sans se prononcer sur l’opportunité des déplacements officiels, la Cour a relevé que des économies seraient possibles dans ce domaine », dit cette institution dans un communiqué.

L’enquête de la Cour des comptes a notamment révélé que des dépenses privées de Nicolas Sarkozy ont été payées par la présidence de la République en 2008. Juste avant la publication du rapport en faisant état, le chef de l’Etat a ainsi remboursé 14 123 euros à l’Elysée.

Nicolas Sarkozy a assuré à l’institution qu’il ignorait que l’Elysée avait pris en charge ces dépenses personnelles. « La Cour vous donne acte que vous avez remboursé la totalité de ces dépenses privées réalisées en 2008 dont vous n’aviez pas connaissance, à hauteur de 14 123 euros », écrit Philippe Séguin, président de la Cour des comptes, dans la lettre à Nicolas Sarkozy qui rend compte de l’enquête.

Il précise que le chef de l’Etat a donné instruction pour qu’on lui remette en mains propres les factures de ses dépenses privées et de celles de sa famille.

La Cour des comptes critique par ailleurs des dépenses d’études et la gestion des domaines immobiliers de la présidence. Elle montre notamment du doigt le coût important de propriétés très peu utilisées, comme le domaine de Souzy-la-Briche, dans l’Essonne.

Dans la réponse publiée avec le rapport, la présidence de la République s’engage à poursuivre l’amélioration des procédures et promet de corriger certaines pratiques.

Loi sur la mobilité des fonctionnaires : in fine

  Rappelons, donc, que la loi sur la mobilité des fonctionnaires laisse le choix de la « mise au rencart » des personnes concernées au CNFPT, le Centre National de la Fonction Publique Territoriale, ainsi qu’à son centre de gestion, dont voici le fonctionnement :

  Source : Wikipedia


Le Centre national de la fonction publique territoriale est régi par le décret no 87-811 du 5 octobre 1987 modifié.

Il est administré par un conseil d’administration composé de 34 membres, 17 élus locaux et 17 fonctionnaires. Parmi les élus, douze représentent les communes, trois les départements et deux les régions. Les représentants des fonctionnaires territoriaux sont désignés par les syndicats. Chaque formation syndicale représentée au Conseil supérieur de la fonction publique territoriale dispose d’un siège, et les autres sont répartis proportionnellement d’après les élections aux comités techniques paritaires.

Le mandat des représentants des communes et des fonctionnaires expire au renouvellement général des conseils municipaux, celui des conseillers généraux ou régionaux au moment du renouvellement des conseils, partiel pour les conseillers généraux (voir élection cantonale française), total pour les conseillers régionaux.

Le président du CNFPT est élu par le conseil d’administration parmi les élus locaux. L’actuel président est François Deluga, élu le 15 avril 2009[1]. Il est assisté de deux vice-présidents, un élu local et un fonctionnaire territorial.

Un directeur assure la gestion ordinaire du centre.

Un conseil d’orientation est chargé d’élaborer les programmes de formation du CNFPT. Il comprend dix élus locaux, dix fonctionnaires et cinq personnalités ayant compétence en matière de formation des adultes.

  Suivent le descriptif des 29 délégations chargées de couvrir le territoire français… LUMINEUX, non ?

A propos de la mobilité des fonctionnaires… et du CNRS 2

Source : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/07/cnrs-loi-sur-les-fonctionnaires-et-machine-a-licencier.html

Ce qui comporte, en clair, le transfert aux « partenaires » de la grande majorité des actuels laboratoires du CNRS. C’est un tel programme, que le CS du CNRS a voté à l’unanimité avec une ou deux remarques. S’opposer à cette politique impliquait de rejeter le contrat d’objectifs. Et c’est, précisément, ce que le CS présidé par un élu syndical a sciemment évité de faire.

Suivent l’article 7 du projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique » et ses compléments, tels qu’ils ont été adoptés par l’Assemblée Nationale le 7 juillet:

http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0312.asp

Article 7

La loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 précitée est ainsi modifiée :

1° Dans l’article 36, après les mots : « statut général », sont insérés les mots : « et sans préjudice du placement en situation de réorientation professionnelle prévue à la sous-section 3 de la présente section » ;

2° La section 1 du chapitre V est complétée par une sous-section 3 ainsi rédigée :

« Sous-section 3

« Réorientation professionnelle

« Art. 44 bis. – En cas de restructuration d’une administration de l’État ou de l’un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d’être supprimé.

« Art. 44 ter. – L’administration établit, après consultation du fonctionnaire placé en situation de réorientation professionnelle, un projet personnalisé d’évolution professionnelle qui a pour objet de faciliter son affectation dans un emploi correspondant à son grade, situé dans son service ou dans une autre administration, ou de lui permettre d’accéder à un autre corps ou cadre d’emplois de niveau au moins équivalent. Le projet peut également avoir pour objet de l’aider à accéder à un emploi dans le secteur privé ou à créer ou reprendre une entreprise.

« Pendant la réorientation, le fonctionnaire est tenu de suivre les actions d’orientation, de formation, d’évaluation et de validation des acquis de l’expérience professionnelle destinées à favoriser sa réorientation et pour lesquelles il est prioritaire. Il bénéficie également d’une priorité pour la période de professionnalisation.

« L’administration lui garantit un suivi individualisé et régulier ainsi qu’un appui dans ses démarches de réorientation. Elle fait diligence pour l’affecter, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa de l’article 60, dans les emplois créés ou vacants correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle.

« Le fonctionnaire peut être appelé à accomplir des missions temporaires pour le compte de son administration ou d’une autre administration. Les missions qui lui sont alors confiées doivent s’insérer dans le projet personnalisé.

« Art. 44 quater. – La réorientation professionnelle prend fin lorsque le fonctionnaire accède à un nouvel emploi.

« Elle peut également prendre fin, à l’initiative de l’administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite.

« Art. 44 quinquies. – Un décret en Conseil d’État détermine les conditions de mise en œuvre de la présente sous-section. » ;

3° L’article 44 bis devient l’article 44 sexies ;

4° La première phrase du second alinéa de l’article 51 est complétée par les mots : « ou dans le cas prévu au second alinéa de l’article 44 quater » ;

(nouveau) Le quatrième alinéa de l’article 60 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Priorité est également donnée aux fonctionnaires placés en situation de réorientation professionnelle pour les emplois correspondant à leur projet personnalisé d’évolution professionnelle. »

 

Article 7 bis (nouveau)

Avant le premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Dès lors qu’un emploi est susceptible d’être supprimé, l’autorité territoriale recherche les possibilités de reclassement du fonctionnaire concerné. »

 

Article 7 ter (nouveau)

La première phrase du premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée est complétée par les mots : « sur la base d’un rapport présenté par la collectivité territoriale ou l’établissement public ».

 

Article 7 quater (nouveau)

Dans la quatrième phrase du premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, après les mots : « à son grade » sont insérés les mots : « dans son cadre d’emplois ou, avec son accord, dans un autre cadre d’emplois ».

 

Article 7 quinquies (nouveau)

Après la sixième phrase du premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, il est inséré une phrase ainsi rédigée :

« Sont également examinées les possibilités d’activité dans une autre collectivité ou établissement que celle ou celui d’origine sur un emploi correspondant à son grade ou un emploi équivalent. »

 

Article 7 sexies (nouveau)

L’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée est ainsi modifié :

1° Après le deuxième alinéa du I, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Pendant la période de prise en charge, le fonctionnaire est tenu de suivre toutes les actions d’orientation, de formation et d’évaluation destinées à favoriser son reclassement. » ;

2° Le III est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« L’offre d’emploi doit être ferme et précise, prenant la forme d’une proposition d’embauche comportant les éléments relatifs à la nature de l’emploi et à la rémunération. Le poste proposé doit correspondre aux fonctions précédemment exercées ou à celles définies dans le statut particulier du cadre d’emplois de l’agent.

« Le fonctionnaire a l’obligation de faire état tous les six mois à l’autorité de gestion de sa recherche active d’emploi, en communiquant en particulier les candidatures auxquelles il a postulé ou auxquelles il s’est présenté spontanément et les attestations d’entretien en vue d’un recrutement. »

 

Article 7 septies (nouveau)

Le II de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le Centre national de la fonction publique territoriale ou le centre de gestion peuvent mettre fin à la prise en charge d’un fonctionnaire qui n’a pas respecté, de manière grave et répétée, les obligations prévues par le présent article, en particulier les actions de suivi et de reclassement mises en œuvre par l’autorité de gestion. Dans ce cas, le fonctionnaire peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite. »

(fin des articles 7 à 7 septies du projet de loi adopté le 7 juillet)

 

A la lecture de l’alinéa :

« En cas de restructuration d’une administration de l’État ou de l’un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d’être supprimé »

on peut se demander quel agent du CNRS ne se trouvera pas dans une situation d’emploi « susceptible d’être supprimé » avec l’application du contrat d’objectifs adopté ce mois de juin. A fortiori, avec le décret qui modifiera bientôt l’organisation et le fonctionnement du Centre, et auquel le Conseil Scientifique du CNRS ne s’est pas, non plus, vraiment opposé. Voir nos articles du 16 juin, du 17 juin et du 26 juin.

Quant à l’issue qui risque d’être fréquente :

« La réorientation (…) peut également prendre fin, à l’initiative de l’administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite »

elle signifie, en clair, le départ forcé à la retraite des agents avec plus de 60 ans et la suppression du traitement pour ceux qui n’ont pas encore atteint cet âge.

Le projet de loi sur les fonctionnaires sera à présent examiné par une commission mixte de sénateurs et de députés avant son adoption définitive.

Malgré l’évidence de ce danger imminent, on ne voit guère passer au sein des administrations de communiqués, de campagnes d’explication ni d’appels à la mobilisation contre cette loi. Un étrange comportement, de la part des organisations syndicales dites « représentatives des personnels ».

Même dans la liste de diffusion de la Coordination nationale dite « des laboratoires en lutte », le silence règne sur cette question et nos propres notes l’évoquant sont censurées. Pourtant, le CNRS semble destiné à être l’un des premiers « clients » de la loi « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique ». Quels intérêts, et quelle politique, sa cachent derrière ce silence syndical ?

 

Voir aussi nos articles :

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INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (I)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (II)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (III)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (IV)

INSERM, CNRS et recherche fédérale aux USA (V)

La Commission Trilatérale et les services publics français (I)

La Commission Trilatérale et les services publics français (II)

Motion de la quatrième Coordination Nationale des Laboratoires en Lutte

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CNRS : notre lettre à la présidence et à la direction générale

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CNRS : Non au contrat d’objectifs !

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Le CNRS aura vécu 70 ans

CNRS : le vote du Conseil Scientifique sur le contrat d’objectifs (II)

Qui a tué le CNRS ? (I)

Le CNRS, Vincent Geisser et le huit centième anniversaire de la Croisade Albigeoise

CNRS : un contrat d’objectifs liquidateur (I)

CNRS et loi de licenciement massif des fonctionnaires

CNRS : un contrat d’objectifs liquidateur (II)

 

Indépendance des Chercheurs

http://www.geocities.com/indep_chercheurs

http://fr.blog.360.yahoo.com/indep_chercheurs

http://science21.blogs.courrierinternational.com

 

Groupes de discussion :

http://groups.yahoo.com/group/problemes_des_scientifiques

 

http://groups.yahoo.com/group/combatconnaissance

A propos de la mobilité des fonctionnaires… et du CNRS 1

  Ami lecteur,

   J’approfondis ici un sujet survolé dernièrement, relatif à la mobilité des fonctionnaires. Arguons du fait, déjà, que contrairement à ce qui est évoqué par le gouvernement, les fonctionnaires ne sont pas tellement « rivés à leur administration » que soumis à des statuts différents, qui leur accordent des missions hors de leur administration d’origine – par exemple – tout en y étant toujours comptabilisés. C’est donc un problème particulièrement complexe… et la longueur des posts qui vont suivre l’illustre parfaitement.

  Une partie du CNRS (Le Centre National de la Recherche Scientifique) se rebiffe contre la loi en question, faussement mesurée – accroissant de un à trois les « postes proposés avant mise au rencart » – et plus probablement, prémice du futur massacre de cette institution… ainsi que d’autres.

  L’objectif est terriblement connu, tellement qu’il en devient ennuyeux : il s’agit de transférer à peu près tout ce qui peut être « juteux » (santé, éducation, recherche, etc…) entre les mains du « privé » – comprendre : les potes de notre génialissime Président.

 

Voici donc la première partie de l’explication fournie par le Collectif : « Indépendance des chercheurs » :

Source : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/07/07/cnrs-loi-sur-les-fonctionnaires-et-machine-a-licencier.html

Le 7 juillet, l’Assemblée Nationale a adopté en première lecture la loi dite « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique », véritable machine à licencier à peine déguisée. Le même jour, un article de Sylvestre Huet sur son blog dans Libération parle explicitement de « réorientation » du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique). Tout est là : précisément, la nouvelle technique de licenciement de facto des fonctionnaires s’appellera « réorientation professionnelle » et pourra être appliquée à toute administration réputée en« restructuration ». Ce sera inévitablement le cas du CNRS, dans le contexte du contrat d’objectifs 2009-2013 voté à l’unanimité à quelques remarques près par le Conseil Scientifique du Centre, élus syndicaux compris, et adopté ensuite par le Conseil d’Administration de l’établissement. Comment comprendre ce qui a pu se passer au Conseil Scientifique du CNRS il y a trois semaines ?

La « réforme » Pécresse a pour objectif la transformation de la recherche publique française en un ensemble d’activités imbriquées avec celles du secteur privé et dirigées de fait par les multinationales. Tel est le sens de l’Opération Campus et des projets de grands « pôles d’innovation ».

Dans notre article du 5 juillet, nous avions commenté un article du Journal du Dimanche (JDD) intitulé : « Le seigneur des nanos », consacré à un « chercheur-businessman » qui « vend le talent » des chercheurs à des entreprises. La recherche devient une simple marchandise, conformément à la stratégie de Lisbonne.

Tel est le « modèle » qu’applique depuis deux ans Valérie Pécresse, incarné dans l’article du JDD par un « manager très dur, barbare mais humain » dont l’article ne permet pas de bien comprendre quels ont été les travaux scientifiques originaux.

Il va de soi que dans un tel schéma, le CNRS est destiné à disparaître en tant que dirigeant et réalisateur de la recherche, mais aussi à terme en tant que fournisseur de moyens. Rien d’étonnant à ce que les projets de texte (contrat d’objectifs, décret sur l’organisation et le fonctionnement) récemment soumis aux instances du CNRS constituent une liquidation programmée du Centre. Ce qui place également dans le collimateur l’emploi de l’ensemble des personnels de l’établissement, avec un risque réel de licenciements massifs sous couvert de « réconversions non réussies ». Une menace imminente, bien réelle et dans la logique de la « réforme » Pécresse. Voir notre article du 3 juillet.

Les personnels universitaires travaillant dans des laboratoires du CNRS risquent de suivre le même sort que les personnels du CNRS. L’opération lancée par Valérie Pécresse n’épargnera personne, quoi qu’en disent de temps à autre des déclarations gouvernementales de circonstance promettant un bel avenir à la recherche publique et à l’enseignement supérieur français.

On aurait donc pu s’attendre à ce que de tels projets se heurtent à une opposition franche de la part des instances du CNRS. Mais de manière fort étonnante, tel n’a pas été le cas. Même en ce qui concerne le vote des élus syndicaux.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le Conseil Scientifique (CS) du CNRS, qui compte onze élus syndicaux (5 CFDT, 5 FSU et 1 CGT), a voté le 16 juin, à l’unanimité de douze membres présents sur les trente qui forment le Conseil, un contrat d’objectifs qui, par son altération des missions et des prérogatives du CNRS, place le Centre et ses laboratoires dans une situation de restructuration globale et prépare de fait sa fermeture.

Voir nos articles récents sur ce blog, notamment ceux du 17 juin, du 26 juin, du 1er juilletdu 5 juillet. et

Le lendemain du vote du CS du CNRS, le 17 juin, la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale se réunissait pour relancer le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique ».

Au sein du Conseil d’Administration du CNRS, la semaine suivante (le 25 juin, au CERN en territoire suisse), seuls six membres ont voté contre le contrat d’objectifs.

L’article de blog de Sylvestre Huet du 7 juillet n’aborde pas les conséquences pour la grande majorité des personnels de ces votes récents des instances du CNRS, ni n’examine le rôle que la loi sur les fonctionnaires pourra jouer dans l’application du contrat d’objectifs 2009-2013 entre le CNRS et l’Etat.

Sylvestre Huet produit dans le même article un texte d’analyse signé par « Gilles Boëtsch, anthropobiologiste, président du Conseil Scientifique du CNRS », « Rémy Mosseri, physicien, président du Conseil Scientifique du département Mathématiques, Physique, Planète et Univers, du CNRS » et « Philippe Walter, biologiste, président de la Conférence des présidents de section du Comité National de la Recherche Scientifique ». Mais ce texte n’enlève rien dans la pratique au vote à l’unanimité de deux recommandations du Conseil Scientifique du CNRS du 16 juin néfastes pour le Centre et pour ses personnels (recommandations sur le contrat d’objectifs et sur le projet de décret concernant l’organisation et le fonctionnement du CNRS). Il n’examine d’ailleurs pas les implications réelles, très graves pour les personnels, de ces recommandations et de l’approbation par le Conseil d’Administration du contrat d’objectifs.

Les « principales » organisations syndicales semblent également garder le silence sur des questions essentielles.

Par exemple, qui explique aux personnels qu’un directeur de laboratoire pourra faire déclencher une procédure de « réorientation » (de licenciement, dans la pratique) contre des membres de son unité par leur simple exclusion du projet de contrat d’objectifs du laboratoire ?

Ou que l’AERES pourra générer la même procédure en s’opposant au renouvellement de tel ou tel axe de recherche ?

Ou, plus globalement, que le simple changement de tutelle ou de « gestionnaire » d’un laboratoire pourra servir de prétexte à des procédures de réorientation contre ses personnels ?

Voter un texte à l’unanimité, fut-ce avec des réserves, revient à le considérer globalement positif. C’est ce que les élus syndicaux au Conseil Scientifique ont fait avec un texte de liquidation programmée du CNRS qui, par là, met en cause la stabilité d’emploi de l’ensemble de ses personnels. Pourtant, le président du Conseil est un élu SNCS-FSU.

De sucroît, les onze élus syndicaux au Conseil Scientifique du CNRS qui, d’une manière ou d’une autre, ont soutenu le contrat d’objectifs n’ignoraient pas qu’un vote négatif unanime de leur part pouvait bloquer l’approbation de ce texte par le Conseil d’administration du 25 juin.

Mais à l’occasion de cette réunion décisive du Conseil d’administration, le présidence du CNRS a pu se prévaloir du vote favorable du représentant de la Conférence des présidents d’université, le « progressiste » Axel Kahn dont le rôle est également connu depuis des années au sein des coordinations de directeurs de laboratoire. Quels ont été les liens entre ce vote et celui des élus au Conseil Scientifique neuf jours plus tôt ?

Rappelons la première recommandation du Conseil Scientifique (CS) du CNRS du 16 juin :

 

http://www.cnrs.fr/comitenational/cs/recomman.htm#15062009

Sujet : Modifications annexées au vote du Contrat d’objectifs du CNRS avec l’Etat 2009-2013

Le Conseil scientifique vote le Contrat d’objectifs du CNRS avec l’Etat 2009-2013 sous réserve de la prise en compte de deux modifications :

- Le Conseil scientifique demande que soit incorporée dans le Contrat d’objectifs la notion d’unicité du statut des UMR.

- Le Conseil scientifique recommande d’introduire les éléments qui réaffirment que le CNRS conservera son rôle de tutelle scientifique et d’opérateur scientifique auprès des laboratoires, quel que soit l’établissement gestionnaire financier.

 

Vote du Conseil : 12 votants (12 Oui, 0 Non, 0 abstention)

 

(fin de la recommandation)

Le CS vote donc à l’unanimité, avec une ou deux remarques, un contrat d’objectifs dont il ne dénonce point les dangers. Pire, ce vote transforme en unanimité un vote initial du contrat d’objectifs avec six voix pour, cinq contre et deux abstentions (alors que le Conseil compte trente membres dont onze élus syndicaux).

Or, on peut lire notamment dans ce contrat d’objectifs (page 24) :

http://www.cnrs.fr/fr/une/docs/Contrat-CNRS-Etat-20090625…

« Le rôle d’opérateur du CNRS se concentrera sur deux types d’unités dont il continuera à assurer la gestion financière et scientifique :

- Des laboratoires pour lesquels une co-gestion restera souhaitée par le partenaire (université, école, industrie, fondation …) ;

- Des laboratoires structurants au niveau national (…)

(…) »

(fin de citation)

 

Suppressions de postes chez Michelin (communiqué du PS)

L’annonce par Michelin de 1093 suppressions de postes est un coup de tonnerre pour les salariés et les sous-traitants du groupe.

D’autant plus que l’entreprise Michelin reste rentable, avec des prévisions de marges proches de 10%. Lors de son assemblée générale du 22 mai dernier, l’entreprise a décidé de verser des dividendes confortables à ses actionnaires.

Ces suppressions de postes traduisent avant tout la volonté de Michelin de maintenir la profitabilité du groupe, au détriment de l’emploi.

Le Parti socialiste constate que Michelin a annoncé la mise en œuvre du plan de licenciement sans que les salariés aient pu formuler des contre-propositions. La fermeture du site de Noyelle-lès-Seclin, en particulier, a été décidée sans aucun dialogue préalable avec salariés ou leurs représentants.

Face à cette attitude de l’entreprise, le Parti socialiste demande à l’Etat de faire preuve de la plus grande vigilance dans l’application des mesures de reclassement annoncées.

Il demande aussi le remboursement des aides publiques qui ont été consenties. Cela concerne en particulier le site de Montceau-les-Mines. 477 postes seront supprimés, alors que 4 millions d’euros ont été versés ces dernières années par les collectivités locales et l’Etat pour aider ce site.

Cette annonce est une preuve supplémentaire et dramatique de la destruction du tissu industriel français. Elle est un démenti cinglant aux déclarations récentes du Premier ministre sur l’entrée de la France dans « l’après-crise ».

Par ailleurs, il faut s’occuper du tissu de PME qui est gravement menacé et qui risque d’être durablement déstructuré sans intervention rapide et massive de l’Etat.

Communiqué de
Martine Aubry, Première secrétaire
Alain Vidalies, Secrétaire national à l’emploi et au travail
Guillaume Bachelay, Secrétaire national à l’industrie et aux entreprises

Fonctionnaires : ce qui va changer

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Source : AFP

NDLR : C’est toujours la même histoire… les abus et les absurdités dans la fonction publique ne sont pas des vues de l’esprit; le problème étant qu’au nom de ces dysfonctionnements, il est tout-à-fait possible de les liquider !

Mon avis sur ce texte ? En l’état, il est tout-à-fait rationnel. Reste à voir son application… 

Les députés examinent jeudi et vendredi un projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires, déjà adopté en avril 2008 par le Sénat et contesté par les principaux syndicats qui craignent qu’il ne remette en cause la stabilité de l’emploi et vise à réduire les effectifs.

Examiné en urgence – une seule lecture dans chacune des deux chambres du Parlement – le texte est brocardé par la CGT, qui dénonce «l’introduction du licenciement des fonctionnaires sous une forme à peine déguisée». La CFDT grogne, FO appelle à la grève ce jeudi, la FSU et Solidaires appellent eux à manifester.

Détachement, mise en disponibilité et retraite

La colère des syndicats se focalise sur l’article 7 du texte selon lequel un fonctionnaire dont le poste est supprimé «peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite» s’il «a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel».

Plus largement, le projet de loi facilite par exemple les possibilités de «détachement» des agents, militaires ou civils, auprès d’une autre administration et prévoit leur intégration dans cette administration après cinq ans de détachement.

Le texte «vise à encourager les fonctionnaires qui le souhaitent à passer d’un corps de métier à l’autre: ils pourront revenir ensuite à leurs corps d’origine sans être pénalisé financièrement», explique-t-on au ministère de la Fonction publique, qui rappelle qu’aujourd’hui seulement 5% des fonctionnaires changent de métier en cours de carrière: «Actuellement, la mobilité est surtout réservée à la très haute fonction publique.»

Recours à l’intérim

Autre point sensible: le recours à l’intérim. Il a été vivement discuté par les sénateurs, qui l’ont d’abord supprimé en commission, avant d’opter pour un encadrement de la durée des missions et quatre critères d’autorisation: remplacement momentané, vacance temporaire d’emploi, accroissement temporaire d’activité et besoin occasionnel ou saisonnier.

Dans la fonction publique hospitalière, où l’intérim est pourtant pratiqué, il est en principe actuellement interdit et a déjà fait l’objet d’un contentieux au Conseil d’Etat.

«L’intérim coûte cher, on le sait, mais il est plus protecteur pour le salarié qu’un poste de vacataire», argumente le ministère de l’Emploi.

La loi Hadopi est finalement passée…

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  …ou comment recréer une nouvelle affaire Dreyfus…

  Pas simple, ce problème du téléchargement, et de l’accès à la culture. Nombreuses seront les personnes qui trouveront ce projet de loi « tout-à-fait normal »; tant, en apparence, il semble effectivement lutter contre les « méchants pirates », au profit des « bons marchands de culture ».

  Passons déjà sur le fait que cette loi avait été rejetée auparavant, et qu’il a fallu que la droite mobilise toutes ses troupes (pas facile, visiblement, de faire bouger nos cheeeers députés) pour l’entériner; dans un pays qui applique déjà des lois sans les faire voter, et qui en fait voter deux tiers qui ne sont pas appliquées, on n’en est plus à ça près ! =>voir le titre de ce blog, explicité dans « La France d’Après ».

  Le problème, donc, avec Hadopi, c’est que si on veut réglementer à ce point la diffusion de la culture, il va falloir fermer les médiathèques, les bibliothèques, et empêcher les gens de siffloter un air dans la rue. Cela vous semble amusant ? Si le droit d’auteur avait été appliqué à la lettre, Internet n’existerait même pas. 

  On parie que les artistes, eux-mêmes, vont y perdre ? Le « piratage » – je n’encourage absolument pas le fait de vendre quelque chose de piraté, notez bien ! – est aussi un facteur de diffusion d’une oeuvre. Tous les supports ont toujours été piratés. Cela fait également parler d’un film, d’un disque, etc… et lorsqu’un artiste est apprécié, ses fans, ses vrais fans, iront voir ses concerts, ou iront voir ses films au cinéma. Simpliste ?

  Je parie, ami lecteur, que la réaction va être diamétralement opposée à l’effet recherché. Si les sites de streaming, etc… ne permettent plus aux gens de voir ce qu’ils veulent voir, les mafias vont prendre le relais. Elles vendront deux, trois, dix fois moins cher une oeuvre; et cet argent, à quoi servira-t-il ? A financer des trucs bien plus dangereux que des sites de streaming…

  Le gouvernement se fout de ces effets pervers, pourtant aussi connus que la tentative catastrophique de prohibition de l’alcool, aux Etats-Unis…

  Le « piratage » est un mal nécessaire, mais ceux qui ne pensent qu’à leurs profits s’en tapent; tout comme les autorités se fichent bien que la plupart des jeux vidéos commercialisés actuellement – aux alentours de 50 euros, quand même ! – ne soient même pas finalisés, que tous les médias soient pourris de publicité, que la « lutte anti-spams », en France, se compose d’UNE SEULE personne, que le phishing (la vente illégale d’informations sur des clients) ne soit pas combattu, ni l’entente illégale entre les fournisseurs d’accès Internet, qui par ailleurs, ont verrouillé déjà les réseaux pour s’assurer que personne ne viendra les déranger.

  En apparence, donc, rien de plus normal que de combattre le piratage; et pourtant… détruire « l’anarchie Internet » va donner du pouvoir aux VRAIS types dangereux – les mafias – et renforcer encore celui de ces autres mafias qu’on nomme « industriels », et dont le manque de respect envers leurs clients est souvent manifeste.

  Prêter, échanger quelque chose, est donc interdit ? Dans ce cas, les parents devront faire payer leurs conseils à leurs enfants, et il devrait être interdit de laisser conduire sa voiture par quelqu’un d’autre. La question du streaming, du piratage, est liée à la PAUVRETE, à la volonté de connaître des choses, même lorsqu’on n’a pas les moyens d’acheter le droit de pouvoir y accéder; c’est bien pour cette raison que les bibliothèques et les médiathèques sont nées ! C’est même le principe de l’école républicaine ! Les enfants payent-ils pour voir un film, en classe, avec leur professeur ? OU EST LA DIFFERENCE ?

  La différence, dira-t-on, est que des marchands coulent parce que « le piratage s’est répandu, et menace leur activité »; c’est pour cela , ami lecteur, que je ne soutiens pas la VENTE de quelque chose auquel on a pu accéder gratuitement. Il faut protéger les vendeurs, mais les oeuvres, si elles sont verrouillées, ne se diffuseront plus aussi bien, ou alors, sous le manteau et au profit d’organisations généralement bien plus néfastes que des sites tenus, le plus souvent, bénévolement par des internautes.

  HADOPI n’est qu’une étape… vers un verrouillage qui aura des conséquences, à mon humble avis, non seulement contre-productives par rapport à son effet désiré, mais également… obscurantistes. Soit cette réaction est stupide (si tant est qu’elle est applicable, d’ailleurs…), soit elle est, au contraire, tout-à-fait étudiée.

  A quand la fin des bibliothèques, maintenant ?

Crise des prisons françaises : un accord signé qui ne fait pas l’unanimité…

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Source : http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/prisons-accueil-mitige-du-projet-d-accord-07-05-2009-368641.php

Le projet d’accord conclu cette nuit entre la Chancellerie et les deux premiers syndicats de surveillants de prison était diversement accueilli sur le terrain à la mi-journée, rendant incertaine la poursuite du blocage entamé lundi.

Crise des prisons françaises : un accord signé qui ne fait pas l'unanimité... dans La ploutocratie oligarchique du Tsar Közy (+380)

Les dix heures de discussions de mardi les avaient laissés insatisfaits.
Ce matin, après sept heures de négociations dont une partie en présence de la garde des Sceaux Rachida Dati, l’Ufap-Unsa et FO-pénitentiaire ont salué de « réelles avancées ». 

La création de 174 emplois nouveaux prévue
La CGT-pénitentiaire, troisième organisation en voix, a en revanche claqué la porte, révélant une première brèche au sein de l’intersyndicale à l’origine de la mobilisation pour de meilleures conditions de travail dans les prisons surpeuplées. 

Le « relevé de conclusions » sur lequel se sont mis d’accord l’Ufap, FO et le ministère de la Justice prévoit la création de 174 emplois supplémentaires, qui s’ajoutent aux 177 promis dès février. 
Ces créations, 60 dès octobre et 114 fin 2010, bénéficieront principalement aux « plus petits » des 194 établissements pénitentiaires, qui obtiendront un quatrième agent pour la surveillance de nuit. 

« Réelles avancées »
« On n’a pas décroché la Lune (…) mais ces avancées non négligeables méritent d’être appréciées par les personnels », a estimé Jean-François Forget, le leader de l’Ufap. Christophe Marquès, de FO, a salué de « réelles avancées ».
Les deux leaders ont demandé aux surveillants de suspendre les blocages le temps que la base se prononce sur le projet d’accord. 

La CGT, par la voix de Céline Verzeletti, a clairement souhaité « le maintien de la mobilisation ». « On ne sait pas d’où tombent les 174 nouveaux emplois et de toute façon, ce n’est pas comme cela qu’on répondra au malaise », a déclaré la responsable cégétiste qui a prévenu les deux autres syndicats que « s’ils signent ce « relevé de conclusions », il n’y a plus d’entente ». 

Vers une sortie de crise ?
Sur le terrain, la situation demeurait incertaine à la mi-journée. Le blocage a été suspendu dans la plupart des prisons de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, ainsi qu’à Strasbourg, Lille, Reims, aux Baumettes à Marseille, à Gradignan (Gironde), Corbas (Rhône), Saint-Quentin-Fallavier (Isère), Meaux (Seine-et-Marne), ainsi qu’à Borgo (Haute-Corse). 
« Je pense qu’on se dirige vers la fin du mouvement », a prédit Alain Guillemet, responsable de l’Ufap-Unsa à Gradignan. 

Poursuite du mouvement  à Lorient et Rennes
La situation était plus confuse à Nice où le blocage a été levé ce matin, mais où l’assemblée générale a rejeté le projet d’accord, le personnel attendant les prochaines consignes syndicales.
A Fresnes (Val-de-Marne), l’AG des surveillants a clairement jugé le projet d’accord « insuffisant » mais le blocage a été suspendu dans l’attente des décisions au niveau national. 

Le mouvement a en revanche été maintenu à Dijon ainsi que dans plusieurs établissements de l’Ouest (Lorient, Angers, Argentan, Caen et Rennes). « 174 postes, ce n’est même pas un surveillant par établissement! », a protesté Eric Lemoine, de la CGT à Rennes. 

A la prison parisienne de la Santé, les surveillants ont voté la poursuite de l’action. L’accès à la prison a été dégagé sans violence par les forces de l’ordre et les manifestants ont été maintenus à distance.
A Fleury-Mérogis (Essonne), la plus grande prison d’Europe avec plus de 4.000 détenus, la prison n’était pas bloquée et une assemblée générale était convoquée à la mi-journée.

Les facs brûlent toujours…

Source : AFP

La situation demeure confuse dans les universités, entre les facs complètement bloquées, celles déclarées «en grève» mais où les cours reprennent et celles qui aménagent le calendrier pour organiser les rattrapages.

Selon l’AFP, une douzaine d’universités (sur 83 au total) sont fortement perturbées. A Paris-IV, une assemblée générale de 200 enseignants-chercheurs et personnels administratifs a voté hier la reconduction de la grève jusqu’à lundi, selon la présidence.

De même à Orléans, où la grève a été votée jusqu’à vendredi (lettres et sciences) – toutefois, les professeurs qui le souhaitent peuvent faire cours ou organiser des rattrapages. De même encore au Havre où la grève (sans blocage) a été votée jusqu’à lundi prochain.

A Reims, les étudiants ont revoté hier en AG le blocage du campus Croix-Rouge (droit, sciences politiques, économie, sciences sociales). Toulouse-II est toujours bloquée, mais le calendrier des examens «tient quoi qu’il arrive», selon la présidence.

A noter encore des blocages ou perturbations partielles à Dijon (lettres et droit), à Besançon (lettres), à Amiens («Campus» et «Arts»), à Lille I, à Paris-Est Marne-la-Vallée, à Aix-Marseille I (le site Saint-Charles, où l’accès au site était normal et le site Schuman, où les cours n’avaient pas repris) ou Grenoble-III.

A Caen, les bâtiments du Campus 1 étaient fermés, après l’évacuation vendredi par la police des occupants.

A Grenoble-III, les étudiants se sont prononcés à bulletin secret pour une neutralisation du semestre (une licence serait obtenue avec 5 semestres et non 6). La présidence devra trancher.
En revanche, les cours ont repris dans plusieurs établissements encore perturbés la semaine dernière et les examens s’organisent.

C’est le cas à Rennes II, université bastion de la lutte contre les réformes universitaires, ou encore à Paris-VIII. Lyon-II était en phase de reprise progressive des cours.

A Lorient, une AG à la faculté de Lettres et sciences humaines de Lorient a voté la reprise des cours à partir de mardi, avec cependant des blocages les lundi et jeudi après-midi. Les examens du deuxième semestre sont calés.

A Toulon, une centaine d’étudiants qui bloquaient les portes du campus depuis une semaine ont été délogés par les forces de l’ordre.

A Bordeaux 3 (arts, lettres, langues), étudiants et personnels ont voté lundi à bulletin secret pour la poursuite du mouvement d’opposition à la réforme de l’enseignement supérieur mais en levant le blocage, a indiqué l’université sur son site internet.

D’autres AG sont prévues mardi à Caen, Poitiers, Paris-VIII, Grenoble-III, Dijon. Et une nouvelle journée de manifestations est par ailleurs organisée jeudi, à l’appel du Snesup-FSU (premier syndicat de l’enseignement supérieur) et de la Coordination nationale des universités.

La tragédie des « Conti »

  Cet article, ami lecteur, extrait du « Monde », semble bien résumer les tenants et les aboutissants de cette crise. Le point de vue du JRDF, à cet égard, est le suivant :

  1/Il faut considérer l’impact humain de cette affaire – bien abordé dans l’article qui suit – à savoir, l’avenir de travailleurs qui ont dévoué, souvent, des années voire des dizaines d’années à cette marque, et se retrouvent dans une situation critique.

  2/C’est bizarre, mais le « grand défenseur de l’industrie française » actuellement élu n’est pas terriblement présent, sur ce coup-là. Peut-être que l’Elysée a des problèmes de communication… Nous nous déclarons, en conséquence, partisan d’une cotisation collective pour payer un fax à Sarkozy.

  3/Certes, une entreprise n’est pas une oeuvre de charité. Une entreprise doit pouvoir réorganiser ses effectifs à sa convenance; MAIS d’une part, Continental a trahi son engagement – qui promettait de maintenir le site en question jusqu’en 2012 – ET, d’autre part, la société dégage toujours des bénéfices assez faramineux. Plus précisément : une marge de 39% annoncée en 2008, sur un chiffre d’affaires visé de 19,4 milliards d’euros. Soit 8 milliards d’euros, grosso modo.

  Ce conflit, très loin d’être isolé, peut ainsi être vu comme symptomatique :

  * Des dérives très communes du capitalisme financier, particulièrement sensibles, par contraste, en période de crise et alors que Continental dégage de confortables bénéfices.

  * De l’autisme actuel de la classe politique AU POUVOIR (ne pas mettre tous les politicards dans le même sac)

  * De la volonté de résistance qui se dégage au sein du peuple français, caste après caste, cas après cas; un syndicaliste de Continental a déclaré en substance : « Ca y est, nous y sommes, c’est la lutte des classes ! On ne peut plus reculer, sinon on meurt ! »

  Peut-être, n’est-il pas très éloigné de la vérité. En espérant que cette lutte ne prenne pas un tour sordide et inique, amis lecteurs, comme cela est déjà arrivé – DEFENDEZ-VOUS !

  …et essayez de ne pas vous faire trahir…

 

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Source : http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/04/24/les-salaries-de-clairoix-face-aux-actionnaires-de-continental_1184974_1101386.html

Cantonnés derrière un cordon de policiers, ils piétinent depuis quasiment une heure devant la Kuppelsaal, le centre des congrès d’Hanovre. Lorsqu’une personne tirée à quatre épingles sort de ce bâtiment gris et trapu, les noms d’oiseaux fusent : « Actionnaires voyous ! »

Jeudi 23 avril, environ 3 000 personnes, employées par Continental pour l’essentiel, sont venues exprimer leur « colère » devant les actionnaires réunis en assemblée générale (AG). Dans la foule se trouvent 1 000 à 1 200 Français, des salariés de l’usine de Clairoix (Oise) qui ont fait le déplacement, parfois avec leurs proches, dans un train spécialement affrété par le comité d’entreprise.

Il y a aussi des Allemands, qui travaillent dans un établissement de Continental situé sur l’agglomération d’Hanovre. Tous ces salariés ont au moins un point en commun : leur usine va fermer dans quelques mois – en mars 2010, normalement, pour ceux de Clairoix.

Xavier Mathieu, de la CGT, fait partie de la petite délégation qui a pu pénétrer dans le bâtiment. Après de longues palabres, raconte-t-il, elle a obtenu qu’une « motion » soit lue face à « tous ces fils de p… » Dans ce texte, les salariés dénoncent les fermetures de sites qui ne visent qu’à augmenter « les marges bénéficiaires » de Continental. Ils refusent d’« être jetés à la rue » et exigent des mesures garantissant l’emploi. « Avant de partir, nous avons été applaudis par la moitié de la salle (où se déroulait l’AG)« , affirme M. Mathieu.

Mais les salariés de Clairoix ne se font plus aucune illusion. «  »Ils » ne reviendront pas sur leur décision », confie Véronique, 40 ans, employée à la « confection ». Les derniers espoirs ont volé en éclats, mardi 21 avril, lorsque le tribunal de grande instance de Sarreguemines, saisi en référé, a rejeté la demande de suspension du plan social. « La justice leur a donné le droit de tout faire », dit un salarié.

« UNE TRAHISON »

Et l’hypothèse d’une reprise par un accessoiriste automobile basé à Dubaï ? Elle ne suscite que rires ou haussements d’épaules car pour les salariés, il est évident que Continental va récupérer l’intégralité des outils de production à Clairoix. Secrétaire (CFTC) du comité d’entreprise, Antonio da Costa trouve que le gouvernement joue un peu avec le feu en évoquant publiquement une piste incertaine. « Il faut donner du concret, sinon la colère des salariés sera très très grande », juge-t-il.

Aujourd’hui, la principale préoccupation des personnels est de savoir dans quelles conditions ils vont quitter Continental. Embauché en 1971 alors qu’il venait de décrocher son CAP de mécanique générale, Jean-Marie Prayez, 55 ans, explique qu’« il n’a jamais envoyé de CV de sa vie ». « C’est mon père qui m’a fait entrer dans l’usine », indique-t-il. A son âge, il ne se voit pas démarrer une nouvelle carrière. Il espère pouvoir toucher l’assurance-chômage en attendant que « la retraite tombe ».

Le montant des indemnités de licenciement est au coeur de toutes les conversations. Aux yeux des salariés, Continental se doit de signer de gros chèques, puisque le groupe a commis « une trahison » en décidant de fermer Clairoix alors qu’il s’était engagé à maintenir l’activité jusqu’en 2012.

Le dédommagement est aussi crucial pour tous ceux qui se sont endettés afin d’acheter leur logement. William, 32 ans, doit, à ce titre, rembourser 800 euros par mois. L’avenir l’inquiète car il craint de ne pas retrouver un emploi aussi bien rémunéré que celui qu’il occupe chez Continental. Le but des négociations à venir, déclare M. Mathieu, est de donner aux personnels le « parachute » le plus solide possible.

Bertrand Bissuel, envoyé spécial

Sarkozy et l’image de la France dans le monde…

  Ami lecteur, la polémique en rapport avec les propos de notre Très Cher (dans tous les sens du terme) Président a empli les colonnes de nombreux médias, ces derniers jours. Le JRDF, bien que soutenant la démarche de Ségolène Royal en Afrique – une façon bizarre de faire les choses, techniquement assimilable à de la haute trahison, mais probablement justifiée par rapport à l’ignominie du désormais fameux « discours de Dakar » – ne considère pas de la même manière sa tentative de « s’excuser » pour les propos qui font l’objet de cet article.

  Pourquoi ? Parce que ce n’est pas à elle de le faire. Alors que le contre-pied de Dakar, risqué d’un point de vue légal, peut se justifier par une volonté humaniste, la défense de la considération de tout un continent (l’Afrique) ne peut être comparée à quelques avis émis, dans un contexte particulier, en off, par Nicolas Sarkozy.

  Les propos du Président n’engagent donc que lui, étant officieux, et non la France. Ce n’est pas une raison pour ne pas nous y intéresser. Si Sarkozy avait voulu que ces paroles ne fussent pas rapportés par la presse, il ne les aurait pas tenus aussi « ouvertement »; l’article du Monde, qui suit ce point de vue, revient sur la nature exacte de ces déclarations officieuses, mais dont les conséquences sont, et seront sans doute, bien réelles :

 

Barack Obama manque d’expérience, José Luis Zapatero ‘n’est peut-être pas très intelligent’ et José Manuel Barroso brille surtout par son absence. Rapportées par Libération, les considérations assassines du président français, Nicolas Sarkozy, sur ses homologues, lors d’un déjeuner avec des parlementaires, ont déjà fait le tour de la presse internationale. L’Elysée a beau démentir, l’arrogance française a encore frappé. Lire la suite l’article

On le connaissait ‘vantard’, ‘hyperactif’ et ‘familier’, mais, cette fois, Nicolas Sarkozy ‘s’est surpassé’, note le quotidien britannique The Guardian. En l’espace d’un déjeuner, ‘le président français s’est débrouillé pour rabaisser Barack Obama, traiter Angela Merkel avec condescendance et insulter’ le premier ministre espagnol. Seul Silvio Berlusconi a été épargné. Et pour cause : à en croire Nicolas Sarkozy, ‘l’important dans la démocratie, c’est d’être réélu’. Et ‘Berlusconi, il a été réélu trois fois.’

‘Deux fois seulement’ corrige le New York Times. Rappelant ‘le goût de l’action’ du chef de l’Etat, le quotidien américain se borne à un exposé acerbe des prétentions françaises. ‘Dans le monde de Sarko, le président Obama est faible, inexpérimenté et mal informé sur le changement climatique’. C’est ‘la fin de la courte lune de miel franco-américaine’, ironise The Times.

Côté espagnol, la polémique a rapidement pris de l’ampleur. A en croire El Pais, les démentis de l’Elysée n’ont pas convaincu. Beaucoup sont montés au créneau pour défendre le premier ministre socialiste. Même le vice-secrétaire de la communication du PP (Parti populaire, droite), Esteban González Pons, s’est dit gêné. ‘Je ne me réjouis pas de ces déclarations, même s’il a parfois raison. Zapatero est notre chef d’Etat, c’est comme ça, s’il est attaqué, nous devons le défendre.’

 

Le fond de l’air est rouge : point de vue de Besancenot sur les dernières manifestations

  C’était assez prévisible, tout de même… depuis quelques années, ami lecteur, que je parcours différents mouvements politiques et citoyens, que je parle avec des militants variés… J’ai senti, dix-huit mois auparavant, que la situation portait, en elle, les germes nécessaires pour déraper. Certes, avec l’insurrection populaire en Grèce, et les émeutes de 2005, on ne peut pas dire que ce soit totalement inédit en Europe…

  Aujourd’hui, force est de constater, donc, qu’après un anti-sommet de l’Otan qui s’est terminé en barbecue de douane et d’hôtel, un anti-G20 qui a connu un mort, des Black Blocks de plus en plus déterminés, et une demie douzaine de séquestration de patrons, s’ajoutant aux blocages et aux occupations d’usines… le fond de l’air est rouge, camarade !

  Qu’en penser ? Comme d’habitude, d’une part, que les actions trop radicales, trop violentes, desservent au final une cause – car elles engendrent de la peur chez les citoyens, et que la peur empêche de raisonner. D’autre part, que nombre de ces dérapages sont en fait INITIES par les pouvoirs publics, afin de discréditer un mouvement. Enfin, qu’on apprécie cette radicalité ou non, on ne peut pas vraiment arguer que ces phénomènes fussent sans aucun fondement.

  Le peuple se révolte si peu… lorsqu’il le fait, généralement, il a (au moins) une bonne raison. Le JRDF se montre donc solidaire de ces revendications, mais pas forcément des méthodes employées. La destruction nous semble contre-productive, d’un point de vue révolutionnaire; pourtant, il faut considérer que le peuple, finalement, ne fait que réagir à des pressions violentes, pas terriblement nouvelles, et qui n’ont pas été de son fait, à l’origine.

  Le JRDF rejette la guerre, donc; mais qui a déclaré cette guerre ?

  Ce qui me permet, ami lecteur, de retranscrire ici le dernier passage d’Olivier Besancenot dans Le Grand Journal. Ce blog a souvent été critique à son endroit, non par goût, mais par nécessité. Par honnêteté. Encore une fois, ainsi, je réitère le fait qu’il soit dangereux, à mes yeux, de considérer le leader du NPA comme « le rebelle officiel ». Et qu’il serait intéressant de voir d’autres têtes d’affiche… Néanmoins, Besancenot, indéniablement, se bat depuis longtemps pour les intérêts d’une grande partie du peuple. Et son point de vue sur les évènements récents n’est pas dénué d’intérêt. Ni d’une certaine subtilité, que ses détracteurs refuseront toujours de lui accorder. Voici donc ce qu’il a déclaré, il y a quelques jours :

 

   Denisot : Alors, vous étiez à Strasbourg, parmi les manifestants anti-OTAN… C’est vrai que les actes de violence ont beaucoup retenu l’attention, au risque de masquer la vraie raison. On parle aussi de laxisme des forces de l’ordre. Quel est votre point de vue sur ce qui s’est passé ?

  Besancenot : Ben d’abord, que la manifestation ait eu lieu, ça je pense déjà que c’est un succès, parce que Nicolas Sarkozy,le Ministère de l’Intérieur, et les pouvoirs publics ont tout fait pour qu’elle n’ait pas lieu. Je dis bien « absolument tout » puisque des manifestants ont été maintenus à l’extérieur de la ville. Nous, on a été retenus pendant des heures et des heures… A la dernière minute, la Préfecture a imposé un parcours hors de la ville. Même pour avoir accès au début de ce parcours, ça a été impossible, il a fallu franchir je-ne-sais pas combien de barrages… et puis là, on n’a eu plus aucun interlocuteur avec la Préfecture, on nous a trimballés, voilà, on a changé le parcours à la dernière minute, y’avait une présence policière démentielle, avec des hélicos au-dessus du lieu où devait se tenir le meeting. Tout ça, ça fait un peu d’ambiance, si on veut dissuader les gens de venir manifester tranquillement on fait pas mieux; et là, on a été coincés dans une vraie souricière, ce qu’on…

  Denisot : Et là, y’avait les manifestants dont vous faisiez partie, et les Black Blocks; Est-ce que c’est la même chose ? Est-ce que vous vous montre solidaire de ces Black Blocks ? Est-ce-que vous cautionnez ce qu’a dit Frédérick Lefebvre, porte-parole de l’UMP ? Ecoutez, c’est très court…

  Lefebvre : « Vous savez, pour moi, le NPA et Besancenot, c’est un peu la vitrine légale de ces casseurs… »

  Besancenot : Mouais, est-ce qu’il faut vraiment répondre à ça ? Monsieur Lefebvre est spécialiste des petites phrases, le LKP c’étaient les tontons makoute donc bon… enfin, il fait toujours dans la dentelle… Moi, je désapprouve les actions du Black Block. Je ne les cautionne pas, parce que pour moi, la révolution c’est pas la violence gratuite, ce sont pas les actions minoritaires… Moi, je milite pour une grève générale, pour une action d’ensemble… Maintenant, ce que je condamne, ce sont les raisons pour lesquelles on en est arrivé à ça. Ce que je constate, c’est que ceux qui voulaient aller manifester, on a tout fait pour qu’ils ne puissent pas le faire. Ceux qui voulaient trouver des barres à mine ou des cailloux, en gros ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient… Je rappelle qu’il y avait 11 000 forces de l’ordre à Strasbourg ! Et cette souricière, parce que c’était important, je rappelle qu’on était plusieurs milliers de manifestants, on a été bloqués devant et derrière par les forces de l’ordre, et aspergés de gaz lacrymogène.

  Apathie : Vous pensez que c’était volontaire ?

  Besancenot : Ecoutez, que c’était volontaire, faudra qu’on me dise le contraire… Je ne suis pas dans le secret des dieux. Maintenant, vous imaginez qu’on a organisé quand même quelques manifs… euh, on sait comment on fait une manifestation qui dérape, et une manifestation qui dérape pas, du côté des forces de l’ordre… je ne les porte pas forcément dans mon coeur, mais…

  Apathie : C’est difficile, avec ces énergumènes, dont le constate que vous ne vous sentez pas solidaire, de prévoir si une manifestation va déraper ou non…

  Besancenot : Vous voyez, dans cette séquence, qu’on vient de voir, ça s’est passé dans notre cortège, on était dans une rue, on a demandé à pouvoir en sortir, et là y’avait plus personne… donc pour moi, c’est signé « Furax » : on voulait que cette manifestation dégénère. Et on s’en est donné les moyens, pour effacer le véritable évènement. A ce sommet, des voix se sont élevées contre ce concert unanime, parce que je rappelle qu’on nous présentait le G20 et le sommet de l’Otan comme une ère nouvelle du capitalisme, puisque je rappelle que monsieur Sarkozy a dit que le capitalisme, maintenant, était moralisé…alors que pour moi, il y a une cohérence entre le sommet de l’Otan et le G20; je rappelle cela, parce que ceux qui n’étaient pas à Strasbourg, il peut y avoir un décalage… Barack Obama a pu faire un meeting avec des milliers de jeunes. On avait l’impression que c’était la liberté totale de circulation. Nous, on a fait un meeting la veille, et on a ramé méchamment pour que des militants puissent arriver ! Donc là, y’a deux poids deux mesures… et Barack Obama, c’est vrai qu’il l’a fait avec le sourire, mais dans son discours il a exhorté l’Europe à renforcer son poids militaire. Concrètement, ça veut dire qu’un pays comme la France doit encore augmenter son budget militaire, qui est déjà de 44 milliards d’euros. Ben moi, j’aimerais prendre sur ces milliards d’euros pour financer les besoins sociaux, parce que quitte à faire la guerre, je préfère la faire à la crise économique. Je pense qu’on aurait bien besoin de ça.

  Apathie : A propos des paradis fiscaux, vous ne pouvez pas nier que le G20 a fait un premier pas ?

  Besancenot : Oui, enfin, un premier pas, c’est relatif puisque vous avez suivi cette affaire comme moi… Aujourd’hui donc, il y a les gentils paradis fiscaux, et les méchants paradis fiscaux. Y’a ceux qui n’ont pas d’amis dans le monde – ils sont trois – et ceux qui ont des amis, et qu’on doit laisser tranquille. J’essaie de vous expliquer ce que nous proposons contre cela : levée du secret bancaire, commercial, industriel, pour savoir où passe l’argent, que les pouvoirs publics aient le contrôle sur ça; Deuxièmement, publier les comptes auprès du fisc; et troisièmement, ça passe par une fiscalité européenne. Sachant que les derniers traités demandent l’unanimité sur cette question, ça fait qu’un pays comme le Luxembourg peut s’opposer à cette volonté. 

  Ariane Massenet : Et à propos de la séquestration des patrons ? Vous trouvez que c’est une bonne méthode ?

 Besancenot : Je pense que c’est légitime.

  Massenet : Mais c’est illégal.

  Besancenot : Je pense que c’est légitime. Effectivement, c’est légal dans ce pays d’avoir une entreprise qui licencie quand elle fait des bénéfices, mais quand il y a des travailleurs qui sont pris à la gorge, qui se retrouvent face à une direction qui ne veut rien lâcher, qu’ils la retiennent une nuit pour essayer d’obtenir quelque chose, je pense que c’est légitime.

Fin du suspens : le gouvernement dévoile son décret pour « lutter contre les excès du système capitaliste » !

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  Ami lecteur, j’ai écrit précédemment que le JRDF ne se livrerait jamais au procès d’intention. L’idéologie est une chose; La mauvaise foi en est une autre. Nous avons donc attendu que le fameux décret « anti-bonus » paraisse, très officiellement, afin de pouvoir exprimer notre avis à son égard.

  Il est – ô euphémisme ! – pour le moins mitigé. Il s’agit d’un décret qui sera levé « d’ici 2010, si nous sortons de la crise »; une mesure d’un an environ, au final, qui ne comprend la régulation du capitalisme que dans l’optique suivante : « En période dure, le peuple risque de voir qu’on se sucre sur son dos, et de se révolter. Il est donc nécessaire de sauver les apparences. Mais demain, quand ce sera fini, on pourra reprendre exactement comme avant. »

  Comme il est loin, le temps où Sarkozy se réclamait de Jaurès… Résumons-nous : ce décret ne concerne que six banques : Société Générale, Paribas, Crédit Agricole, Banque Populaire, Caisses d’Epargne, Crédit Mutuel, ainsi que les deux groupes automobile Renault et PSA. Pour un pays qui compte des millions de sociétés, et une bonne quinzaine de banques françaises – sans compter les institutions étrangères – c’est un peu court, jeune homme.

  Deuxièmement, ce décret interdisant  les stock-options et les actions gratuites, n’est que provisoire. Il ne remet pas en question ce système, parfaitement « légitime » en cas de non-crise. Quand les caméras ne sont pas braquées dessus, donc.

  Troisièmement, la cerise sur le gâteau : les bonus des chefs d’entreprise (de ces huit sociétés) seront rendus illicites en cas de « licenciements importants ». Pour connaître la définition précise de cette expression, et savoir qui sera chargé d’évaluer cette importance, adressez-votre courrier à :

  LE VIDE

  BOÎTE POSTALE NEANT

  LA-BAS, A GAUCHE APRES L’INFINI

 

  Laurence Parisot, quant à elle, poursuit sa stratégie-fétiche : d’une part, elle voit « une légitimité dans le fait que l’Etat définisse les conditions des prêts et des aides qu’il accorde aux entreprises »; mais laissez-la parler un peu, et elle vous dira que « la loi ne peut cependant pas tout », et que ce qu’elle ne peut pas faire, le code éthique du MEDEF s’en chargera bien volontiers.

  Traduction : Faire appliquer ce que les représentants du peuple ont décidé, par voie de justice notamment, n’a pas autant de poids qu’un texte que les grands patrons ont la liberté d’appliquer, ou non, sans aucune sanction. Lumineux…

  Quant à François Hollande (Martine Aubry semble toujours aux fraises…), il a « répété son opposition à un décret pour encadrer les dirigeants des entreprises aidées et plaidé pour une loi, qui concernerait aussi les autres entreprises, sauf celles qui démarrent. Il est favorable à un plafonnement des salaires des dirigeants à 400.000 euros par an. »

  Le JRDF ne le contredira pas sur ces principes. Dommage que le PS n’ait pas appliqué ces idées, lorsqu’il était au pouvoir…

  En conclusion, le monde financier s’effondre, mais la droite française reste toujours fidèle à elle-même : elle ne bouge son cul que lorsqu’un scandale éclate, et l’éclabousse; elle fait l’apologie du changement tout en n’assurant même pas le minimum requis; et surtout, elle étale une bonne couche de morale sur son système capitalisto-glauque, histoire que ça se voie moins.

  A tout prendre, ce décret n’est donc pas mauvais, en lui-même; un peu comme quelqu’un qui balancerait un seau d’eau sur un immeuble de cinq étages en flammes.

  Pas sûr que cela éteigne l’incendie, en revanche…

Suspens : Sarkozy va-t-il pouvoir réglementer les bonus et les stock-options ?

A la veille du dévoilement du décret en question, annoncé à grands renforts de coups de menton par notre cher Tsar, penchons-nous sur cet intéressant problème de société : Peut-on crasher son entreprise comme une merde, et se barrer avec une grosse partie de la caisse ?

  D’un point de vue légal, la réponse semble être positive. D’un point de vue moral, en revanche, le concept parait faire grincer de nombreuses dents…

  Donc, en attendant (sait-on jamais ?) de constater si notre Président est à la hauteur de ses ambitions avouées, ou s’il faudra définitivement instituer la Fête de l’Impuissance en son honneur, le JRDF copie-colle ici un article bien foutu de la Tribune, qui se permet même de comparer notre situation avec celle de l’Allemagne :

 

La polémique sur la rémunération des dirigeants d’entreprise continue de faire des vagues. Ce dimanche, les réactions syndicales et politiques se poursuivent alors que le gouvernement devrait dévoiler lundi son décret anti-bonus. On apprend dans le même temps, selon le Journal du Dimanche, que le patron du promoteur immobilier Nexity, Alain Dinin, aurait à son tour renoncer à ses bonus et stock-options.

Du côté des socialistes, la mobilisation est toujours de mise sur le débat. Le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a ainsi déclaré samedi sur LCI être « pour la suppression des stock-options, pendant cinq ans, sauf pour les entreprises naissantes ». « Si on ne fait pas ça, le système devient immoral et fou », a-t-il souligné. Le député socialiste s’est également prononcé pour le « plafonnement des salaires des dirigeants pour les entreprises aidées, à 300.000 euros », « sur le modèle de Barak Obama ».

Pour sa part, Ségolène Royal, qui tenait samedi l’assemblée générale de son association Désirs d’avenir, a fustigé les « abus de richissimes prédateurs » de l’économie française, évoquant superbonus et parachutes dorés. « Tous ces abus de richissimes prédateurs sont à la fois le contraire de la justice, du respect et de la fraternité » a-t-elle asséné. Et de s’attaquer au gouvernement : « Le pouvoir en place depuis deux ans oppose à cette prédation sur l’économie française une mollesse, une absence de courage qui me semblent particulièrement coupables », ajoutant que « cet excès de richesses et cette accumulation de pauvreté de l’autre divise et fragilise le pays ».

Sur le front syndical, on appelle le gouvernement à aller plus loin et frapper plus fort sur l’attribution des bonus aux grands patrons. Le secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, estime ainsi ce dimanche dans un entretien publié par le quotidien Sud Ouest Dimanche que les restrictions sur les bonus et les stock-options ne doivent « pas se limiter aux entreprises qui obtiennent le soutien de l’Etat ». « Dans la situation de crise que nous traversons, il serait de la responsabilité du gouvernement de prendre deux décisions », explique-t-il. « Tout d’abord, pourquoi ne pas plafonner les dividendes d’une manière générale? C’est le Parlement qui doit en disposer par une loi. Ensuite, il faut qu’une loi oblige toute entreprise qui bénéficie de soutien public de l’Etat ou des régions, à des contreparties sociales notamment en termes d’emploi ».

Mais si le fond du débat provoque toujours la polémique, la forme -celle d’une réglementation de la rémunération des dirigeants par décret – suscite aussi la critique. Petits actionnaires, patronat et administrateurs doutent ainsi de l’efficacité d’une nouvelle loi ou d’un décret pour encadrer la rémunération des dirigeants, et plaident plutôt pour l’autorégulation sous le contrôle des actionnaires.

« Il ne faut pas qu’une loi fixe les rémunérations . Nous sommes dans un pays libre. C’est aux actionnaires de le faire », estime ainsi Colette Neuville, la présidente de l’Association des actionnaires minoritaires (ADAM). Pour sa part,  l’Institut français des administrateurs (IFA) recommande « la voie consistant à responsabiliser les dirigeants et les administrateurs, sous le contrôle des actionnaires et de l’opinion publique, plutôt que la contrainte par la loi et le règlement », rejoignant ainsi les positions du Medef qui s’est refusé à imposer aux patrons un cadre réglementaire à leur rémunération.

Seul le président de l’UIMM (Union des industries et des métiers de la métallurgie), Frédéric Saint-Geours, s’est montré samedi moins réticent, estimant qu’un décret pourrait contribuer à refermer « la déchirure » entre la société et les entreprises. « Passons par un texte pour éviter que la déchirure ne s’acroisse », a relevé le patron de l’UIMM, en regrettant toutefois que l’Etat n’ait pas clarifié sa position au moment de la conclusion d’accords avec les entreprises concernées.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Ernest-Antoine Seillière, président du conseil de surveillance de Wendel et ancien président du Medef, estime pour sa part que « ce qui doit primer » dans les rémunérations des dirigeants « ce sont des critères de réussite », mais note qu’ »il y a des abus ». « Ce qui est choquant, c’est quand quelqu’un reste bien payé dans une entreprise qui va mal », poursuit-il, en ajoutant que « c’est pour ça qu’ont été conçues les rémunérations variables ».

Le débat sur la rémunération des dirigeants s’est aussi exporté en Allemagne. Ce dimanche, un ex-dirigeant de la Dresdner Bank a annoncé renoncer à ses indemnités. Dans un entretien au quotidien Bild, l’ancien président du directoire de la banque, rachetée par Commerzbank, Herbert Walter, précise qu’il se prive de son indemnité de départ de 3,6 millions d’euros.

« Au vu des conséquences considérables de la crise sur la Dresdner Bank, je renonce à cette indemnité », déclare-t-il au quotidien, tout en insistant sur le fait qu’il avait « légalement droit » à cette indemnité. « Les revenus des dirigeants devraient être davantage liés à la performance de l’entreprise à long terme que ce n’était le cas jusqu’ici », estime Herbert Walter, assurant comprendre « que le système de rémunération des banques provoque l’incompréhension de certains ».

L’ancien dirigeant répond ainsi au souhait du gouvernement qui demandait un tel geste aux neuf anciens membres du directoire de la Dresdner Bank, qui ont perçu l’an dernier 58 millions d’euros de revenus . Dans un entretien au même quotidien Bild mais samedi, le ministre de l’Economie Karl-Theodor zu Guttenberg, estimait ainsi qu’il s’agissait d’une question de « décence que ces manageurs remboursent leurs primes ou qu’au moins ils en fassent don ».

Il faut dire que la Commerzbank, qui a été récemment partiellement nationalisée, a publié une perte nette de 6,6 milliards d’euros en 2008, plombée par sa filiale bancaire.

Hervé Novelli négationniste (de son propre passé)

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Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du commerce, des PME, du tourisme, de l’artisanat et des services va porter plainte contre France 3 Centre.

Le candidat en campagne pour l’investiture UMP aux régionales du Centre – opposé à Serge Lepeltier, refuse formellement que les médias évoquent son passé de militant d’extrême droite. Doivent également être passés sous silence ses liens avec la très puissante union des industries et métiers de la métallurgie (IUMM).

Selon Libération, France 3 Centre vient d’être accusé de diffamation à la suite d’un reportage diffusé dans l’édition du 19/20 du 18 mars 2009. «Ce sujet serait sorti un jour ou l’autre», explique le journaliste Xavier Naiz, auteur de l’enquête.

Avant la diffusion de ce reportage, l’avocat d’Hervé Novelli avait fait parvenir un courrier de mise en garde à la direction de France 3 Centre.

Jean-Marc Fedida, le conseil d’Hervé Novelli, précise que «sa fonction de ministre conduira la Garde des Sceaux à lancer elle-même la procédure». Rachida Dati devrait donc dans les prochains jours lancer la procédure pénale pour diffamation.

Sarkozy face à l’impondérable

  On pourra voir dans cet incident une anecdote purement accessoire… Personnellement, j’y vois un comportement symptomatique du personnage. A noter, que Sarkozy terrifie tellement les équipes de tournage, que personne n’a eu le cran de le couper durant son discours !

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Source : L’Express

Le journaliste médias de L’Express, Renaud Revel, nous rapporte sur son blog un étonnant incident survenu le 18 février dernier, à l’Elysée, après que Nicolas Sarkozy eut organisé le fameux sommet social, et qui précédait sa déclaration diffusée dans les journaux télévisés de TF1 et France 2.

En effet, alors qu’il enregistre son intervention sur la situation sociale du pays, le réalisateur aux manettes ce soir-là – Gilles Amado, l’un des cracks du métier qui officie pour TF1 -, se rend compte que l’enregistrement n’est pas lancé et que le chef d’Etat parle dans le vide depuis plusieurs minutes…

Evidemment, panique générale dans la régie et à l’Elysée, où, Nicolas Sarkozy poursuit son discours, plein de convictions. Gilles Amado tente d’expliquer aux conseillers du président qu’il faut stopper l’enregistrement et recommencer, mais personne ne bouge, alors que Nicolas Sarkozy poursuit son élocution… dans le vide.

Finalement, un très courageux technicien se dévoue. Il avance vers le chef d’Etat, marchant sur des oeufs, et s’en va interrompre le président, toujours en train de déclamer… dans le vide, et lui apprend qu’il y a un petit soucis technique : de tout ce qu’il a dit, rien n’a été enregistré.

Avec la retenue qu’on lui connaît, Nicolas Sarkozy explose, pique un coup de sang de quelques instants et lâche, selon Le Point : « Démerdez-vous ! Je ne la refais pas ! »

Une fois calmé, il se résigne finalement à recommencer la prise. Pas d’autre choix, évidemment. Il est quasiment 20h lorsqu’il termine enfin la seconde prise qui sera la bonne. Les journaux télévisés de TF1 et France 2 auront bien du Sarko au menu !

Mais… l’incident n’en est naturellement pas resté là ! Que nenni ! Toujours au top de l’énervement, Nicolas Sarkozy, qui ne s’est toujours pas remis de cette erreur (humaine ? technique ?), appelle le soir même Jean-Claude Dassier, le patron de l’information de TF1, et lui demande « gentiment » des explications quant à la bourde de son équipe. D’après certaines sources, cet entretien fut bref, mais… très viril !

L’incident, confirmé par la chaîne, s’est finalement clos sur une lettre d’excuses envoyée à l’Elysée par Jean Claude Dassier et Nonce Paolini, le PDG de la chaîne.

Nicolas Sarkozy n’aime décidément pas connaître la panne… 

Hécatombe d’emplois

  Quelques chiffres, ami lecteur, pour ta réflexion personnelle :

  Entre 2005 et 2007, les constructeurs automobiles ont annoncé 10 000 suppressions d’emplois.

  Au cours du dernier mois, plus de 7000 emplois ont été perdus dans ce secteur. La crise touchant également les équipementiers, un effet boule de neige s’est amorcé… Décompte final lorsqu’on ramassera les morceaux.

  En février, les rangs des chômeurs officiels (très sous-évalués) comptaient 79 000 personnes supplémentaires. Le chiffre total officiel, vient de se porter à 2,38 millions.

Pour le plein emploi promis par Sarkozy (d’ailleurs, quitte à promettre des trucs pareils, autant annoncer également qu’on va mettre fin à toutes les guerres, dans le monde), il faudra probablement attendre son second mandat…

L’affaire Pérol, in extenso

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  Aaaaah… elle en aura fait, du bruit, cette nomination ! Pour résumer l’affaire Pérol, ami lecteur, on pourra rappeler que cette personne, proche de Nicolas Sarkozy et ancien officiant du groupe Rothschild, a été parachuté afin de coordonner la fusion des deux structures bancaires de la Caisse d’Epargne, et des Banques Populaires, sur fond de plongée de Natixis (banque de financement et d’investissement commune aux deux groupes).

  Le problème résidant dans le fait que monsieur Pérol a « oublié  » de soumettre sa nomination à la Commission de Déontologie. Illico, le voici donc accusé de prise illégale d’intérêts, et forcé à comparaître devant une Commission d’Enquête.

  Rappelons que la Commission d’Enquête est une sorte de tribunal composé d’élus, chargé d’entendre un politicien, mais ne disposant ni du pouvoir de le sanctionner, ni de celui de l’obliger à répondre à ses questions. Séparation des pouvoirs oblige. Ainsi, Lagardère, durant sa comparution, avait éludé l’une de ces interrogations par la désormais mythique réplique : « Je peux utiliser un Joker ? Je peux appeler un ami ? »

  François Pérol, quant à lui, a adopté il y a quelques jours une stratégie inverse : celle du petit enfant innocent que-c’est-pas-sa-faute-il-a-fait-ce-qu-on-lui-disait-de-faire-et-c’était-déjà-cassé-quand-il-est-arrivé. Le voici donc, répondant d’une voix plus douce que celle du juge Burgaud, aux demandes de ses inquisiteurs. Il commence par planter le décor, en rappelant les chutes des cours des actions des différentes structures bancaires, depuis la crise; un rappel non dénué d’intérêt, certes, mais justifiant le deuxième point de l’argumentaire du monsieur :

  « Nous étions dans l’urgence. » C’est pour ça, qu’il n’a pas pensé à prévenir la Commission de la Déontologie. Et lorsqu’il s’est rappelé que c’était obligatoire, le secrétaire général de l’Elysée lui a dit que non, en fait, ce n’était pas nécessaire. Et pour finir, François Pérol a suivi « les conseils » qu’on lui donnait (devinez qui a bien pu lui donner des instructions…), en se disant que si on lui assurait que ce n’était pas nécessaire, c’est bien que ça l’était.

  Techniquement, il a raison : la Commission de Déontologie, dans ce contexte, a été rendue facultative depuis quelques temps. Mais Jean-Marc Ayrault le coince : Pérol est un récidiviste ! Plusieurs années avant l’introduction de cette loi, l’expert-banquier avait déjà contourné la Commission, dans une affaire similaire ! Et là, pas d’excuse de crise-urgence-conseils-tout-ça-tout-ça.

  François Pérol se défend, à la manière de la droite : 

  1/Il exagère : « Je vous signale, au risque de vous décevoir, que je ne suis pas responsable de l’intégralité du secteur bancaire, en France »; Qui a dit cela, au juste ?

  2/ Il se rebiffe : « J’ai lu que j’étais « l’homme de Rothschild ». Eh bien, non ! J’ai peut-être travaillé pour Rothschild, mais cela ne fait pas de moi l’homme de ce groupe. » Le pauvre, on le diffame… trop dure, la vie… sortez les mouchoirs…

  3/ Il nie les conséquences de ses actes : en effet, François Pérol, auparavant conseiller de Sarkozy, n’a pas émis d’avis sur la situation bancaire DIRECTEMENT aux autorités compétentes.

  Explication : En gros, il n’a pas conseillé le Ministre des Finances, mais seulement le Président de la République, qui nomme le Premier Ministre, lui-même définissant les missions du Ministre des Finances.

  La pantomime se poursuit donc. Loin de moi l’idée de vouloir instruire à charge contre François Pérol : je n’oserais commettre un procès d’intention. Un détail m’a toutefois braqué, lors de cette audition – et a également éveillé la suspicion de nombre d’autres participants à cette Commission d’Enquête : le représentant de l’UMP, l’un des porte-parole du parti, ouvrant son speech par une critique sur le fait que cette procédure fut filmée, et ainsi, rendue publique.

  Une intervention tellement appuyée, et insultante, qu’elle est rapidement coupée par le Président de la Commission, appelant le porte-parole à diriger son intervention sur le fond du sujet. André Vallini, par la suite, déclare se trouver en contradiction avec cette remarque, jugeant qu’il n’y avait « rien à cacher » dans cette affaire.

  Visiblement, ce n’est pas du goût de certains… mais peut-être que le porte-parole de l’UMP, avant de se rendre à cette commission, avait reçu lui aussi des « conseils »…

  Suite au prochain épisode. En jeu : 2 années de prison. Suspens…

Jacques Séguéla et le sens de la vie

Source : Le Post

C’était le 13 février sur le plateau de Télé-Matin. Le publicitaire Jacques Séguéla était l’invité des 4 Vérités.

Le journaliste évoque le « bling bling« , le côté ostentatoire de Nicolas Sarkozy au début de son mandat. Alors, est-ce l’époque qui a changé ou est-ce que c’était une erreur de communication ?, lui demande le journaliste.

La réponse de Séguéla en dit long sur le personnage :

« Comment peut-on reprocher à un président d’avoir une Rolex ? Tout le monde a une Rolex. Si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ! »

 Alors à tout ceux qui ont 50 ans et pas de Rolex…

Sarkozy irrite les indepéndantistes québécois

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Source : Le Point.fr

(Pour faire bonne mesure, rappelons que Royal avait déclenché un scandale, lors de la campagne présidentielle, en soutenant involontairement le point de vue inverse)

Des responsables indépendantistes québécois ont réagi avec colère mardi à des propos jugés peu flatteurs pour eux de Nicolas Sarkozy, accusant le président français « d’ingérence » et de faire preuve d’une « ignorance crasse » du Québec.

« Je trouve que le président Sarkozy a manqué à la fois de dignité et de classe dans ses remarques », a déclaré le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe.

Il réagissait à une déclaration dans laquelle M. Sarkozy a répété son soutien à l’unité du Canada et donné, selon le quotidien québécois Le Soleil, une « gifle aux souverainistes (indépendantistes) ».

M. Sarkozy a tenu ces propos lundi en remettant les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur au Premier ministre québécois Jean Charest, lui-même partisan de l’unité du Canada.

Le président français a répudié la traditionnelle politique de « non-ingérence non indifférence » mise en place par la France après le célèbre « Vive le Québec libre » du général de Gaulle en 1967. « Ni-indifférence ni-ingérence qui a été la règle pendant des années, honnêtement ce n’est pas trop mon truc », a-t-il lancé.

M. Sarkozy, dont les propos ont eu un large écho au Canada, a répété que le Québec faisait partie de la « famille » alors que les Canadiens sont des « amis » et il s’est à nouveau prononcé en faveur de l’unité canadienne, comme il l’avait fait en marge du sommet de la Francophonie en octobre dernier à Québec.

Le président a en outre eu des mots jugés très durs par la presse québécoise contre les indépendantistes, sans toutefois les nommer, parlant de « sectarisme » et « d’enfermement sur soi-même ». « Si notre identité est forte, on n’a pas besoin d’être agressif », a-t-il souligné.

Un quotidien québécois lui avait fait dire à tort « on n’a pas besoin d’être imbécile, on n’a pas besoin d’être agressif », mais M. Sarkozy a seulement répété: « on n’a pas besoin d’être agressif » à deux reprises selon une transcription officielle de ses propos. Le quotidien a publié un erratum mercredi.

« Nous ne haïssons pas le Canada », a répliqué M. Duceppe, qui dirige un parti représentant les intérêts du Québec au parlement fédéral d’Ottawa, se demandant pourquoi, si la souveraineté est bonne pour la France ou le Canada, elle serait « si mauvaise pour les Québécois ».

« Si c’est de nous qu’il parle, je pense qu’il étale de façon éloquente son ignorance crasse de la situation québécoise », a-t-il dit avant d’ajouter: « M. Sarkozy a choisi son camp, il n’est pas indifférent. Il s’ingère ».

« Je crois que le président Sarkozy fait la preuve de sa méconnaissance profonde du Québec », a aussi estimé Louise Beaudoin, ancienne ministre et porte-parole pour les relations internationales du Parti québécois, formation cousine du Bloc, actuellement dans l’opposition dans la province francophone.

Le Premier ministre canadien Stephen Harper a lui aussi évoqué les propos du président en répliquant à M. Duceppe qui lui posait une question au parlement: « C’est bien là le sectarisme dont parle M. Sarkozy ».

Le Québec a connu deux référendums sur la question de son indépendance, en 1980 et 1995. La seconde fois, les Québécois n’avaient rejeté que de justesse l’option indépendantiste. Mais le soutien à l’indépendance a fléchi depuis.

Selon un sondage fin janvier, 43% des Québécois sont actuellement favorables à l’indépendance de la province francophone et 57% contre.

par Philippe Sauvagnargues

Liberté d’expression, libertés informatiques, et presse gratuite (un mauvais cocktail)

Source : Libération

A-t-on le droit de critiquer la RATP dans Direct matin plus, le gratuit distribué dans le métro, suite à un accord entre Bolloré, l’éditeur du journal, et la Régie ? Visiblement, c’est un peu délicat.

Mercredi, ainsi que le raconte Rue89, un article consacré au passe Navigo, qui a succédé à la carte Orange, a été remplacé par une pleine page de pub, alors que le papier était déjà mis en page et titré. L’article, comme plusieurs autres chaque jour dans Direct matin plus, est le fruit d’un partenariat avec le Monde, qui fournit des textes clés en main au gratuit de Bolloré.

Dans le papier en question, l’auteur, Eric Nunès, relaie les critiques, notamment émises par la Cnil , sur le passe Navigo – ce mouchard numérique permettant de tracer les parcours des voyageurs et d’utiliser leurs données personnelles. Mais jeudi, couic, plus de papier. «J’ai été prévenu que la page était retirée, indique Olivier Biffaud, rédacteur en chef à Direct matin plus, en charge des relations avec le Monde et seul à accepter de s’exprimer. Ils ont considéré que le papier était à charge et je déplore ce retrait.» La charte, signée entre le Monde et Bolloré, stipule que le second n’a pas le droit de toucher au moindre mot dans les articles du premier, mais qu’il peut retirer les papiers. Selon Olivier Biffaud, un nouvel article sur les dérives possibles du Navigo devrait être publié cette semaine. Moins à charge ?

De son côté, la Société des rédacteurs du Monde doit aborder le sujet, aujourd’hui, avec sa direction. Déjà, en juin 2007, un article issu de Courrier international (filiale du Monde) et racontant les déboires de musiciens roms avec la police, avait été trappé au motif, avait alors vitupéré Bolloré, qu’«on ne peut pas parler de la sorte de la police française».

Finalement, après que la censure eut été rendue publique, le papier en question avait été publié, accompagné de deux précisions, l’une de Courrier international justifiant la parution de l’article, l’autre de Bolloré dénonçant son caractère«outrancier».

Un internaute dresse l’historique des conflits salariaux en Guadeloupe

A l’heure où le LKP guadeloupéen semble avoir pu imposer ses revendications – à l’issue d’un mouvement social d’un mois et demi faisant déjà suite à des grèves rapportées entre ces pages – et en attendant que l’incendie ne se propage à la métropole, il me semble tout-à-fait opportun d’extraire ce commentaire. Il détaille l’historique des précédents conflits sur l’île, et permet de se rendre compte que ces problèmes ne datent pas d’hier… en espérant qu’ils seront résolus, demain :

 

Il y a quarante ans… Mai 1967… Des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 2,5%. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 87 morts et des centaines de blessés, de nombreuses arrestations, emprisonnements, inculpations pour… atteinte à l’intégrité du territoire national !

En février 1952, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 4 morts et 14 blessés.

En février 1930, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 3 morts.

En février et mars 1910, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 2 francs pour les hommes, 1,50 francs pour les femmes, et 1,25 francs pour les enfants. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées : bilan 4 morts, 12 blessés et de nombreuses arrestations.

En Février 2009, un siècle plus tard, des travailleurs guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 200 euros sur les bas salaires. En guise de réponse à leurs revendications, les forces de l’ordre sont appelées…

Un siècle, qu’inlassablement nous revendiquons ce à quoi nous avons droit ! Un siècle, qu’on nous vole et qu’on nous humilie !

 

Un siècle d’exploitation outrancière, un siècle de « PWOFITASION ».

Alors diffusez ce message à tous vos contacts, à travers le monde entier, afin que notre insularité ne fasse pas obstacle à la proclamation de la vérité !!!

Dites leur que cela fait un siècle que cela dure, que cela fait un siècle qu’il y a des magouilles, que cela fait un siècle que les lois ou arrêtés appuyant et justifiant nos revendications sont bafoués !

 

Dites leur que notre courage n’est plus à démontrer et que nous irons jusqu’au bout, en faisant preuve de CALME et de DETERMINATION !!!

Dites-leur que le 27 mai 1848, nous sommes devenus des hommes, que ce jour – là, en gagnant notre liberté, nous avons gagné le droit au RESPECT et à la DIGNITE auquel à droit tout être humain !

Dites-leur que, aujourd’hui, un peu plus qu’hier, nous sommes FIER(ES) D’ETRE GUADELOUPEEN(NE)S !

Le danger du vote électronique s’étend

  Voici la retranscription d’un commentaire d’un visiteur. Après vérification, malheureusement, il semble que ses informations soient confirmées. Je ne peux qu’enjoindre le visiteur à signer la pétition en question :

 

Attention, le vote électronique s’étend dangereusement : il y a de nombreuses communes qui continuent à utiliser les ordinateurs de vote (Brest, Le Mans, Le Havre, Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Marignane, Orange, Bourges, Mulhouse, Epernay, Lorient, Alençon, Courbevoie, Bagnolet, etc.) le vote par internet a été utilisé pour les prud’hommes à Paris, il a été imposé pour l’élection des membres du conseil de l’ordre des infirmiers, il est autorisé pour les élections des représentants des CE dans les entreprises, il va l’être pour des élections politiques : le Conseil Supérieur des Français de l’Etranger (qui ensuite élit 12 sénateurs).

Restons vigilants.

Signer et FAIRE SIGNER la pétition nationale pour le maintien du vote papier (déjà plus de cent mille signatures), c’est important !
http://www.ordinateurs-de-vote.org/Comment-agir.html

Bienvenue dans la France d’après (ou d’avant)

Désespoir…

Désespoir, ami lecteur ; et sans hyperbole.

Le JRDF, initialement Journal d’1 Révolution Démocratique Française, soutenait la gauche lors des élections de 2007. En 2008, il est devenu le Journal d’1 Révoltante Démocratie Française, sous le joug de l’UMP.

2009 apporte sa nouvelle identité à ce blog : évoquer le mot de « démocratie » serait faire injure à l’Histoire. La France était déjà une ploutocratie vaguement élective et parlementaire ; elle devient aujourd’hui une caricature d’empire ultralibéral.

Non pas une dictature, note bien : celle-ci, ayant encore généralement l’avantage d’être plus directement visible. La France, sous le règne de Sarkozy, est devenue un despotisme. Une forme si ancienne de régime autoritaire, sans vision, sans amour ; un monde cloisonné, entre les clans des palais, et le reste de la population ; entre les grands amis des types qui squattent les palais, et les citoyens censés être « souverains ».

  Connerie, putain. Putain de connerie. Presque deux mois de mouvement social dans les Antilles, et Sarkozy-le-matador qui en profite pour se payer des vacances aux quatre coins du monde.

  Des accords avec les syndicats, présentés devant la caméra, dans un joli cadre doré, et piétinés le lendemain même.

  Des lois appliquées avant d’être votées – telle la réforme de la télévision publique. QUI OSERA PARLER DE DEMOCRATIE ? QUI OSERA POSTER ICI UN MESSAGE DETROMPANT L’EQUIPE DU JRDF, lorsque les nominations se font au doigt mouillé dans des entreprises publiques, lorsque l’indépendance des juges d’instruction est supprimée au profit de « juges de l’instruction » qui ne jugent plus, et qui sont directement reliés au Ministère de la Justice ?

  Les élections internes, au sein de l’UMP, sont truquées. Les photos, dans les magazines suce-UMP, sont truquées. Les chiffres du chômage sont aussi faux que ceux de la délinquance. Rassure-toi, ami lecteur : pour 2012, les bureaux de vote seront blindés de machines à voter.

  Qui parlera de l’augmentation des salaires promise, et des mesures en faveur du pouvoir d’achat, lorsque les milliards sont balancés par brassées à des grands patrons, et à des banquiers ? CE N’EST PAS DE LA DEMAGOGIE ! Comment peut-on espérer sortir un pays d’une crise financière, en filant de l’argent à des constructeurs de voitures, alors que les gens ont de moins en moins les moyens de s’en payer une ? Et dire que ça se prétend libéral… Lorsqu’ils sont dans la merde, les capitalistes sont plus socialistes que Lénine… ils sont seulement beaucoup moins talentueux, et ils font tomber des sacs d’argent par-ci, par-là ;

  Ces milliards, s’ils ne sont pas détournés, ne dureront peut-être même pas un an ; la dette qu’ils auront creusé, pèsera, elle, sur l’avenir des générations futures. L’UMP soutient des entreprises en crise – banques, constructeurs – mais pas leurs clients. Et les entreprises richissimes, elles, dégraissent à tour de bras.

  On connait la technique : un de ces pantins, Parisot ou Sarkozy, ira pleurer et tempêter que les usines ne doivent pas fermer, en France. Ouais ; Et puis le week-end d’après, ils iront bouffer au restaurant avec les dirigeants de ces sociétés.

  Tous ces patrons-voyous, gavés de subventions de l’Etat, je suis prêt à le parier, ami lecteur, sont dans le répertoire du téléphone portable de Sarkozy. Il lui suffirait de passer quelques coups de fil. C’est d’ailleurs pour cela que la France élit des types de droite : elle croit qu’ils vont utiliser leurs réseaux industriels et financiers pour gouverner, au plus près des rapaces.

  Et c’est également pour cela, qu’une fois le type de droite élu, la France se plaint : Parce qu’elle réalise que ce mec va passer son temps à se prélasser dans des palaces aux frais du contribuable, entouré par tous ses potes richissimes, qui viennent implorer les faveurs du prince afin d’entasser encore un peu plus de pognon ; la guerre des classes… vous croyez vraiment qu’elle se joue entre les pauvres et les riches ?

  Mais les riches, sont très contents d’avoir des pauvres ! Quand ils ne se révoltent pas (ce qui est très rare), ils font du bétail de choix pour leurs abattoirs ! Et ils achètent même leurs produits ! Les riches, les vraiment TRES riches, n’ont au fond qu’un seul véritable ennemi : les bourgeois. L’Ancien Régime est toujours là : les nobles ne partagent pas, et ils utilisent leur aristocratie financière, un mélange de Bourse et d’Elysée, pour asseoir leur pouvoir. Les bourgeois, sont la proie des nobles, qui ne font qu’appauvrir la société ; et, dans leur appétit autodestructeur, ils en viennent même à flinguer leurs propres entreprises, à force de rogner sur la part du peuple – bourgeois compris.

  Ils vous vendent des aliments qui, au minimum, ont fait doubler les allergies en dix ans. Ils vous ont fait bouffer tellement de pesticides que la fécondité chute de plusieurs pourcent chaque année. Ils prêchent la paix et la liberté, tout en produisant pour que dalle des aliments monoculturés qui polluent les sols des pays pauvres, puis jouent sur les prix afin de vous les revendre à prix d’or. Ils jouent avec les jours d’ouverture des magasins, pour faire couler les petites enseignes ; ils polluent votre corps, ils vous payent une misère, et parasitent l’Etat, en détournant ce qui pourrait atténuer les blessures du peuple afin de se faire construire des villas dans des pays ensoleillés. Ils envoient leurs émissaires conquérir les mairies, les départements, les régions, l’Assemblée, le Sénat, et la Présidence.

  Surtout, ils vous mentent. Pour Sarkozy, la politique est un jeu : il faut donner les bonnes réponses, faire des jolis discours, du genre spontané, homme de la rue, les yeux dans les yeux. Ces types vendent des armes à des terroristes, cachent des accidents nucléaires, misent sur la famine et ne savent répandre que la peur et la confusion pour maintenir leur emprise, lorsqu’ils ne truquent pas la légitimité du système – la Démocratie ; la Justice ; le Droit d’Expression.

  Le JRDF, n’aurait pas assez des majeurs tombés en poussière de tous les humains s’étant succédé sur cette Terre, pour répondre à ces insultes. Des dizaines de milliards de doigts d’honneur, seraient muets face au danger, tout-à-fait réel, de la situation actuelle.

 

  Ami lecteur, ami français ; Sartre écrivit que les français n’avaient jamais été aussi libres, que lors de l’Occupation – parce que les nazis avaient forcé les gens à faire des choix.

  A présent, internaute inconnu et que j’aime pourtant, peu importe tes convictions, si tu prends le temps de t’informer, la bonne nouvelle est que tu es libre.

  La mauvaise, est qu’il va falloir décider de ce que tu vas faire, maintenant.

Les médias sous coupe réglée (Sarkozy parachève son chenil)

  Ami lecteur, tu remarqueras que dernièrement, mes articles sont plutôt incisifs… C’est vrai que ce qui touche à la liberté d’expression, et donc à la démocratie, me tient particulièrement à coeur. Evidemment, Sarkozy n’a pas pu s’empêcher de sortir une formule équivalente, des trémollos dans la voix, en jurant ses grands dieux que, pour lui, il ne pouvait concevoir de système démocratique sans des syndicats forts, des partis politiques puissants, et des médias stables financièrement.

  Pour les syndicats, on a vu le résultat : il liquide les petits, en gouvernant avec les gros (ceux qui collaborent, s’entend), sous le prétexte de la « représentativité ».

  Pour les partis politiques, quelqu’un qui est à l’origine du parti-fantôme « Nouveau Centre » ferait peut-être mieux de mettre une pédale douce sur ce sujet…

  Quant aux médias, ben c’est comme d’hab’; Quelques arbres pour cacher la forêt : Des aides pour le portage, un abonnement gratuit pour les jeunes de 18 ans à un quotidien, et surtout des mois de palabres et un « Livre vert » pour faire bien démocratique. Pendant ce temps, la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, à 20 heures, est passée sans même que la loi n’ait été votée, ni même complètement examinée… histoire de donner le ton…

  Autre détail amusant : Ces Etats Généraux de la Presse (Sarkozy a le sens du mot ronflant, pas de doute là-dessus), s’achèvent sans même que les journalistes présents ne puissent poser une question ! On a donc droit à un one-man-show de plus d’une heure, en face caméra, ce qui est particulièrement inhabituel… non ?

  Et derrière tous ces beaux discours et ces quelques petites paillettes collées ici et là, une réalité bien plus grinçante se profile : D’abord, le doublement de la publicité gouvernementale dans la presse. C’est vrai qu’on n’en avait déjà pas assez… Ensuite, la fin de l’interdiction, pour un groupe, de cumuler plus de deux des trois médias admis (presse écrite/radio/télévision). Quant à la transposition des droits d’auteur sur la plateforme numérique, ami lecteur, elle signifie peut-être la mort de ce blog – et de bien d’autres ! – à long terme, sous l’écrasement des procès qui pourront en résulter.

  J’ai même failli m’étouffer de rire, quand j’ai entendu Sarkozy parler de la « déontologie de la presse ». Parmi ses 90 mesures, qui ne sont pas toutes connues actuellement, figure donc cette volonté de former plus grandement à la déontologie les journalistes. Quand on voit ce qui arrive à ceux qui font paraître des photos déplaisant à notre cher Tsar, c’est sûr que quelques cours sur la liberté de la presse et le devoir d’informer le public, hein…

  Oubliée, la perquisition au Canard Enchaîné ?

  Oubliée, la campagne Médiapart censurée ?

  Oubliée, l’arrestation musclée d’un rédacteur de Libération ?

  Oubliés, les sondages défavorables passés à la trappe par les amis du futur Président, pendant la campagne, les déclarations mensongères de Bolloré affirmant n’être aucunement en affaire avec l’Etat, les bourrelets et la bague Photoshopées, les ministres en couverture des magazines people comme-par-hasard et la presse gratuite qui ne peut pas tenir deux pages sans louer les réformes gouvernementales ?

  Oubliées, toutes ces infâmies à l’égard de l’intelligence du peuple français, tramées par des types qui nous voient tout juste comme du « temps cerveau disponible pour vendre du Coca-Cola » ?

  Le JRDF, lui, ami lecteur, n’oublie pas. Quand on voit que toute cette affaire de publicité sur les chaînes publiques, ne sert qu’à vendre plus cher les espaces pub sur TF1 et consorts, la déontologie et la qualité de la presse, hein… 

  Godwin point : « Mentez, mentez, et mentez encore ! Il en restera toujours quelque chose. »

Un avis sur le travail le dimanche

  La loi sur le travail dominical n’en finit pas de faire couler de l’encre… même virtuelle, celle du JRDF, sur ce sujet, coulera également.

  Que penser d’un tel projet législatif ? A priori, la même chose que pour la suppression de la publicité à certaines heures sur les chaînes du service public – cela a un côté « bonus non-négligeable auquel personne ne pourra s’opposer ». Le Sarkozy populiste battant des bras en prêchant les gains de pouvoir d’achat « pour ceux qui le veulent » est tout trouvé, avec le supplément de « et comme ça les gens pourront tranquillement faire leurs courses le dimanche ».

  Mais, comme pour la suppression de la pub, ami lecteur, il faut savoir lire entre les lignes, et regarder les conséquences de tout cela. C’est-à-dire fouiner dans les textes de loi, et voir qui ceux-ci vont avantager, in fine. Bon. Déjà, je ne suis pas un « antilibéral » farouche prêt à aller dans une manifestation pour beugler aux côtés des syndicats, et au pas cadencé s’il vous plaît ! Cela ne veut pas dire que je crache sur toute revendication sociale, non plus, ni que le bien-être des travailleurs m’est égal, AU CONTRAIRE !

  Mais regardons les choses en face, déjà. Malgré les textes de loi qui autorisent des « dérogations exceptionnelles », à déposer auprès de la mairie, et limitées à 5 dimanches par mois, excepté dans les zones classées « touristiques » et par rapport à certains secteurs spécifiques – alimentation jusqu’à 12H00, entreprises fonctionnant en flux tendu, etc… LES TABACS, LES CAFES, LES BOULANGERIES, ET NOMBRE DE GRANDES SURFACES OUVRENT LE DIMANCHE. Et pas jusqu’à midi. Ce n’est pas de l’ordre de 100%, mais franchement, les réglementations en France, sur le travail dominical, y’en a pas mal qui s’en contrecarrent. Et tous ceux qui veulent s’acheter du pain à 16H le jour du Seigneur, ou un paquet de clopes, ou une bouteille de vin chez l’épicier du coin, ne s’en portent pas plus mal.

  Donc, où se trouve vraiment le problème, dans tout cela ?

  Il vient du fait qu’un certain monsieur Vuitton, qui a un grand magasin sur les Champs-Elysées, s’est récemment fait casser sa dérogation d’ouverture dominicale parce que l’entrée de son magasin se trouve sur un côté de l’avenue, et pas le bon, celui qui est en zone commerciale. Sarkozy y a fait référence plusieurs fois. Et donc, monsieur Vuitton, tout comme d’autres grosses sociétés qui ont connu de pareils problèmes avec la loi – parce que les employés ont porté plainte aux Prud’Hommes, par exemple – se retrouvent bien emmerdés.

  Comme ce sont des bons gros patrons de droite, et que nous sommes en France, évidemment, ils passent un coup de fil au Président, en lui demandant d’arranger leurs affaires. Et celui-ci, tout démago qu’il est, nous fait croire qu’il s’agit d’un problème national, une étape de plus dans sa croisade du Pouvoir d’Achat (qui est bien mal barrée, à mon humble avis, mais c’est un autre sujet…).

  Les conséquences de tout ceci, ami lecteur, sont les suivantes : Les grandes surfaces, TOUTES les grandes surfaces et pas seulement celles qui n’en font qu’à leur tête ou qui ont un arangement avec les autorités, vont pouvoir effectivement faire travailler leurs employés, sur-la-base-du-volontariat-mais-oui-c’est-ça, en leur payant soi-disant un salaire majoré. J’écris « soi-disant » parce que quand on voit à quel point les heures supplémentaires sont déjà difficiles à toucher, sans parler des RTT et même des congés payés, les salaires majorés le dimanche, dans des grosses usines à profit, hein…

  Sans compter que les petits commerces risquent de méchamment morfler sur ce coup-là, eux ne pouvant pas forcément ouvrir le dimanche (certains le font, mais les artisans-commerçants, le saviez-vous, ont aussi une vie de famille).

  Au final, rappelons que ce texte ne change pas grand-chose : il n’autorise que quelques dérogations en plus. Mais tout cela n’est qu’une foutaise. Encore une fois, ce qui compte là-dedans, c’est d’arranger les affaires des Vuitton et compagnie, qui ont bien financé l’UMP alors faudrait bien que ça leur serve à quelque chose, d’avoir leur petit protégé au pouvoir.

  Les autres commerçants, ma main à couper, vont se faire enfler.

  Pourquoi ? Parce que dans le monde merveilleux de la droite, les très gros mangent les gros, mais surtout les petits. 

  Rassurons les droitistes : ce n’est pas très grave, puisque les chiffres du chômage sont bidonnés, et que les gens ne regardent pas l’étiquette de ce qu’ils entassent dans leur caddie.

Les parlementaires se goinfrent 100 millions d’Euros

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Source : Le Canard Enchaîné

Le chef de l’Etat vient de mettre la haute main sur une partie de la « réserve parlementaire »; C’est lui, désormais, qui décide de l’utilisation et de la répartition, en direction des ministres et des parlementaires, d’une vingtaine de millions d’euros. Les commissions des Finances de l’Assemblée et du Sénat continueront, elles, à distribuer un peu plus de 100 millions d’euros. Ces sommes, rappelons-le, servent à financer, sur justificatifs, des opérations de voirie, rénovations, aménagements divers, etc.

  La distribution des prix est close pour l’année 2008 : champion toutes catégories, Bernard Accoyer. Le président de l’Assemblée a perçu cette année pour ses oeuvres plus de six milliards d’euros. Viennent ensuite cinq dignitaires du Sénat.

Dans l’ordre :

* Jean Arthuis, président de la Commission des Finances (4 millions),

* son rapporteur, Philippe Marini (3,9 millions d’euros),

* l’ancien ministre du Budget Alain Lambert (3,5 millions d’euros),

* l’ex-président de la Haute Assemblée Christian Poncelet (3,1 millions d’euros).

  A l’Assemblée (en dehors de son président), la timbale est décrochée par les deux responsables de la commission des Finances. A droite, son rapporteur UMP, Gilles Carrez (1,8 millions d’euros). A gauche, son président PS Didier Migaud (2 millions).

  Eric Woerth, le ministre du Budget, s’est vu octroyer par lui-même 2 millions d’euros. Il n’est pas le seul ministre à bénéficier du magot. Sa collègue Alliot-Marie a mis de côté 600 000 euros pour son département des Pyrénées-Atlantiques. Son secrétaire d’Etat, Alain Marleix, chargé des collectivités locales et du découpage électoral, a obtenu 1,2 millions d’euros. Sans doute pour « fluidifier les relations » avec les élus…

   Mieux ! Son fils, olivier Marleix, qui n’est pas parlementaire mais conseiller général d’Eure-et-Loir, maire d’Anet et conseiller à l’Elysée, a touché 190 000 euros de la manne parlementaire !

  Histoire de famille, toujours… le fils du secrétaire général de l’Elysée, François Guéant, conseiller de Marleix père et député suppléant du Morbihan, a perçu, lui, près de 215 000 euros.

  L’ancienne suppléante de Sarko à l’Assemblée, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a raflé quelque 500 000 euros. Beaucoup plus qu’un député de gauche (Montebourg : 90 000 euros, Lang : 70 000, Moscovici et Sapin : 8000 chacun).

  L’avionneur milliardaire Serge Dassault n’est gratifié que de 260 000 euros. Un pourboire pour lui… Quant à Patrick Balkany, le pote de Sarko, il est en droit de réclamer une revalorisation pour l’an prochain. Le député des Hauts-de-Seine  n’a eu droit « qu’à » 100 000 euros. Soit précisément la même somme que François Fillon… 

Substances toxiques… dans nos veines

Source : Le Canard Enchaîné

Au printemps 2004, l’ONG écolo WWF voulait attirer l’attention sur toutes les cochonneries chimiques qu’à notre insu nous absorbons. L’opération Détox consistait à demander à 39 députés européens de se laisser prélever quelques gouttes de sang au creux du bras. Bilan : une moyenne de 41 produits chimiques par député.

Petits bouts de télévision (retardateurs de flammes bromés), parcelles de poêle antiadhésive (PFOA), miettes de tongs (phtalates) ou débris des cinq fruits et légumes par jour (pesticides) : on trouve de tout, chez les élus. Les retardateurs de flammes perturbent le développement du cerveau. Le PFOA est classé cancérigène probable aux Etats-Unis. Les phtalates sont toxiques pour la reproduction. Les pesticides sont soupçonnés des méfaits les plus divers [NDLR : Avec les additifs alimentaires...] allant du cancer à une baisse de la fertilité. Et puis il y a toutes ces autres molécules dont on ne sait presque rien. 

  Pour 99% des 100 000 substances chimiques mises sur le marché depuis un siècle, les données de toxicité sont « rudimentaires » – ce qui est embêtant. [NDLR : Ce qui signifie qu'on connait à peu près que dalle sur 99% des trucs chimiques qu'on nous fait bouffer ou dont on nous environne...]

  Quatre ans après l’opération Détox, on commence tout juste à rectifier le tir. La réglementation européenne sur les produits chimiques (Reach) est en place depuis juin 2008. L’enjeu : rattraper ces décennies d’incurie et contraindre les industriels à répertorier et à tester leurs substances. Mais le processus s’échelonne jusqu’en 2018. En attendant, personne n’a la moindre idée du nombre de polluants que contiennent les Français.

  Pour en avoir le coeur net, on peut éventuellement demander un prélèvement sanguin à son médecin. Un taux de plomb ? facile. Prévoir une quinzaine d’euros. Sinon, autant se lever de bonne heure pour dégotter un laboratoire capable de mesurer les taux de polluants ordinairement très faibles. En France, la toxicologie est un secteur tellement désolé que les organismes de recherche publics doivent envoyer certains de leurs échantillons à l’étranger : les dosages de pesticides et de phtalates en Allemagne, ceux de mercure au Canada.

  Sans compter que les analyses, qui se font par familles de produits, coûtent un oeil. Prenons les PCB, dont sont truffés les poissons du Rhône et de la Seine. Comme ils sont 209, on mesure en moyenne 7 PCB indicateurs, plus les 12 PCB de type dioxine les plus indicatifs. 200 Euros le lot. Tant qu’on y est, prenez aussi les dioxines : elles ont le même genre d’effets. Entre 100 et 200 Euros. Ah… la Sécu ne rembourse que le plomb. Pas grave ! Personne ne sait vraiment à partir de quelle dose ces polluants peuvent poser problème…

  Et si les pouvoirs publics se préoccupaient de la composition réelle de notre sang, tout bonnement ? En Europe, plusieurs pays, y compris la petite République tchèque, possèdent des programmes de « biosurveillance ». Les Allemands, par exemple, ont ainsi pu constater que les trois quarts de leurs enfants avaient des taux de phtalate bien supérieurs aux seuils nocifs. Et on ne parle même pas des Etats-Unis, qui cherchent dans leur population la présence de pas moins de 148 polluants.

  La France, elle, est à la ramasse. Alors, quand le ministère de la Santé accueille, début novembre et en grande pompe, un colloque sur la biosurveillance, forcément, ça ricane un peu dans les travées. Singulièrement insensible à la problématique, la France n’a jamais été fichue de mettre en place une enquête de grande ampleur.

  Mais le flegme et la paperasse n’ont pas réussi à dissoudre toutes les bonnes volontés. De hardis chercheurs spécialisés dans divers domaines planchent depuis des années pour mettre en place l’une des plus importantes enquêtes au monde. L’Etude Longitudinale Française depuis l’Enfance (ELFE) a pour ambition de suivre 20 000 nouveaux-nés jusqu’à l’âge adulte. Des prélèvements devraient être faits chaque année, en commençant par le sang du cordon ombilical. Une occasion exceptionnelle de faire le lien entre l’exposition à des polluants environnementaux et l’apparition des maladies. Avec, notamment, cette question en arrière-fond : Dis, papa, comment on fait les cancers ?

  Cela vaut bien 26 millions d’euros pour les six premières années d’étude. Les ministères ont assuré le financement pour 2009; mais font mine de ne pas comprendre que l’étude ne peut pas démarrer s’il s’agit de mendier les crédits d’une année sur l’autre. Les 60 équipes de recherche sont suspendues à ces tergiversations bureaucratiques. [NDLR : Et un paquet d'industriels sans scrupules se frottent les mains]

L’UMP truque les votes électroniques (ça promet…)

  Prêt pour un second mandat de Sarkozy, quoique vous preniez la peine de voter ? Le Canard Enchaîné révèle, cette semaine, que l’UMP pratique le trucage des votes électroniques en interne… On parie que les machines à voter seront dix fois plus nombreuses, en 2012 ?

 Par Hervé Liffran

  L’UMP, qui a abandonné les bulletins de vote en papier depuis plusieurs années, est accusée d’avoir truqué ses bulletins électroniques. Un cadre du parti a porté plainte et une information judiciaire a été ouverte à Paris le 8 Décembre, pour « abus de confiance, faux et usage de faux et usurpation d’identité ».

  Ancien conseiller de Paris, Alexandre Galdin soupçonne son parti d’avoir piraté le vote des militants, en juin 2006, pour l’empêcher d’être élu délégué de circonscription de l’UMP dans le XVe arrondissement. Le plaignant dispose de nombreux éléments qu’il a transmis à la justice. Par exemple, plusieurs militants certifient n’avoir jamais voté alors que les ordinateurs du parti ont enregistré leur participation au scrutin.

  A l’appui de sa plainte, Alexandre Galdin a communiqué un document fort instructif. Il s’agit d’un tableau, établi par des responsables de l’UMP, qui recense les codes secrets attribués à plusieurs dizaines de militants pour leur permettre de voter par Internet. En face, une case indique l’identité des militants dévoués qui ont voté à la place et à l’insu de leurs petits camarades.

  Si la fraude était confirmée, cela pourrait jeter un gros doute sur l’intégrité des autres élections internes à l’UMP (NDLR : Nomination de Sarkozy à la présidentielle, en 2007, exceptée puisqu’il était le seul à se présenter… BOUAHAHAHAHA).

  Pour organiser ses scrutins, le parti de Sarko a toujours fait appel à Election Europe, spécialisée dans le vote électronique. Cette société française, qui ne dispose d’aucun bureau dans l’Hexagone mais d’une simple boîte aux lettres en banlieue parisienne, n’avait en 2007 que deux salariés. Ces effectifs réduits ne l’ont pas empêché de collectionner les contrats prestigieux… L’organisation des élections du bâtonnier des avocats de Paris, par exemple, ou le vote des actionnaires de Renault et de Canal Plus lors des assemblés générales et – à la demande du gouvernement – l’élection du Conseil supérieur des Français à l’étranger.

 

  NDLR : L’UMP a promis de prendre des mesures pour contrôler au mieux les votes électroniques de ses militants, notamment par le biais d’un huissier dans le cas des votes par procuration. Les votes multiples par ordinateur seront également détectés – ce qui signifie que pas plus d’une personne, dans un foyer, ne pourra voter aux élections internes de l’UMP… Bon, l’important dans tout cela, est que les élections nationales n’utilisent pas de codes secrets dans ce genre-là, que les votes de grandes sociétés sont possiblement truqués, et qu’un parti au pouvoir peut magouiller ses élections en interne sans que cela ne fasse grand bruit, ni ne provoque de procédure de destitution…

  La France, ce beau pays… pour les touristes.

L’UMP donne sa vision de la télé publique (et c’est bien glauque)

  En attendant un article détaillé sur la réforme attendue de l’audiovisuel, voici une vidéo capturée le 6 janvier, sur France 2, à 00H04.

  La pub est donc abolie après 20H, sur les chaînes publiques… mais la propagande prospère !

  Edifiant… et surtout tellement faux !

  Enfin… je te laisse libre juge, ami lecteur. Sauras-tu retrouver toutes les bidonneries dissimulées dans ce spot ?

http://www.dailymotion.com/video/k3PyDkwEgXqd4cU3cN

L’illusion d’un toit à 15 Euros par jour

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Source : Libération

 

En lançant aujourd’hui son dispositif «propriétaire de ma maison pour 15 euros par jour» Christine Boutin semble marcher dans les pas de son prédécesseur Jean-Louis Borloo. Fin 2005, lui aussi avait fait rêver des centaines de milliers de futurs accédants à la propriété en annonçant des programmes de «maisons à 100 000 euros». Donc à la portée de (presque) toutes les bourses. Cette opération permit à l’actuel ministre de l’Ecologie et du Développement durable d’occuper l’espace médiatique.

Flop. Mais en terme de politique du logement son bilan est affligeant : en deux ans, seulement 500 maisons à 100 000 euros ont été construites. Une goutte d’eau comparée aux 800 000  transactions immobilières réalisées annuellement par les ménages. «Des maisons à 100 000 euros, beaucoup de gens sont encore en train d’en chercher», ironise Dominique Joly, directeur adjoint de la fédération des coopératives de HLM, acteurs historiques de l’accession sociale à la propriété. Même témoignages d’agents immobiliers ou de constructeurs qui ont eux aussi reçu des visites et des appels téléphoniques de ménages en recherche désespérée de cette introuvable maison à 100 000 euros. Pourquoi la maison Borloo a été un flop ? «Parce qu’elle s’affranchissait des réalités économiques propres à toute opération de construction qui comprend le prix du bâti et celui du foncier», répond un professionnel du secteur. Autrement dit, Borloo faisait simplement de la com. «Les rares maisons à 100 000 euros ont vu le jour dans des communes qui ont fait cadeau des terrains à bâtir.» Ces programmes pas chers ont souvent été réalisés dans des quartiers qui ont bénéficié d’opérations de renouvellement urbain. L’idée étant de retenir sur place les petites couches moyennes dans un objectif de mixité sociale. C’est ce qui a poussé quelques collectivités à offrir le foncier.

Tel n’est pas le cas de «ma maison à 15 euros par jour», ouvragée sur papier au cabinet de Boutin. Ce prix d’affichage comporte bel et bien l’achat de la résidence et de sa parcelle. Ceci figure en toutes lettres dans la «charte pour la primo-accession en maison pour 15 euros par jour» qui sera signée aujourd’hui au ministère par une foule d’acteurs du secteur : constructeurs, promoteurs, aménageurs, lotisseurs. Le logo de la charte est constitué d’une maison : les quatre murs sont illustrés avec un billet de 10 euros, et le toit en pente avec un billet de 5 euros. «Cette déclinaison du 15 euros par jour pour ne pas dire 450 euros par mois est une formule marketing bénie pour les promoteurs et banquiers», pointe une spécialiste du logement. Certes, mais au regard des prix actuels de l’immobilier, comment est-il possible de devenir propriétaire d’une maison en remboursant 450 euros par mois ? Toute l’habileté des services de Boutin a été de développer un concept qui dissocie le coût du bâti et celui du foncier. Les accédants deviennent «propriétaires en deux temps», affirme la charte. Ils remboursent d’abord le bâti. Et lorsqu’ils ont fini, ils commencent à rembourser le prix du terrain. Entre-temps, le portage du foncier est assuré par les organismes collecteurs du 1 % logement, dans le cadre d’un mécanisme appelé le Pass-foncier.

Détail. Le ministère parie sur la signature de 20 000 Pass-foncier par an et donc autant d’opérations d’accession à la propriété en direction «des ménages dont les revenus net sont compris entre 1 500 euros net et 2 000 euros par mois». Les services de Boutin ont élaboré plusieurs fiches techniques (1) montrant qu’il est possible à des ménages gagnant entre 1,5 et 2 smics par mois de devenir propriétaires en payant 15 euros par jour.

Mais, si on lit les fiches dans le détail, on s’aperçoit que l’accédant devra rembourser 450 euros par mois pendant vingt-trois ans pour le bâti. Puis payer encore entre 250 euros et 410 euros pendant quinze ans pour le terrain. Bref, on est vraiment chez soi au bout de trente-huit ans ! Un couple qui se lance à 35 ans, finira de payer à 73 ans. A condition de ne pas divorcer entre-temps. Certains considèrent que «Boutin refait sous une étiquette nouvelle le coup de la maison à 100 000 euros». En remboursant 450 euros par mois pendant vingt-trois ans, ça fait un bâti à 116 000 euros. Reste ensuite le terrain.

Tomino Serafini.

Ce qui change au 1er janvier 2009

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Source : AFP

Prestations familiales, prime-transport, coup de pouce à l’achat de logement, Livret A, assurance-chômage… Voici ce qui change début janvier 2009 :

 

FAMILLE

. Augmentation de 3% des prestations familiales: allocations familiales, prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), complément familial, majoration d’aide à la famille pour l’emploi d’une assistante maternelle, allocation d’éducation de l’enfant handicapé, de parent isolé, notamment. Ainsi, une famille de deux enfants touchera 123,92 euros d’allocations familiales, l’allocation mensuelle de base de la Paje passe à 177,95 euros.

. Le plafond du montant des cotisations de l’Aged (allocation de garde d’enfant à domicile) est revalorisé de 1,5%.

. Les aides au logement (allocations de logement, aide personnalisée au logement, forfait charges) sont revalorisées de 2,95%.

 

RETRAITE

. Les salariés du privé ne voulant pas partir à la retraite à 65 ans pourront prolonger leur activité jusqu’à 70 ans, même sans l’accord de leur employeur.

. A compter de 2009, les retraites seront revalorisées le 1er avril et plus le 1er janvier.

 

SECURITE SOCIALE

Le plafond de la Sécurité sociale, utilisé pour le calcul de certaines cotisations sociales (assurance vieillesse, régimes complémentaires de retraite notamment) passera à 2.859 euros par mois, soit une hausse de 3,1%.

 

RMI

Le revenu minimum d’insertion est revalorisé de 1,5% au 1er janvier et atteint 454,63 euros (pour une personne seule sans enfant)

 

EMPLOI, CHOMAGE

. Le 5 janvier, est mis en place le nouvel organisme issu de la fusion entre l’ANPE et les Assedic, Pôle Emploi.

. Les partenaires sociaux se prononcent début janvier sur la réforme de l’assurance chômage, qui modifie les règles d’indemnisation des nouveaux demandeurs d’emploi (à partir du 1er janvier 2009) et prévoit une baisse des cotisations sous conditions (à partir du 1er juillet).

. Au 1er janvier, le chômage partiel sera indemnisé sur la base de 60% du salaire horaire brut, au lieu de 50% (texte à parapher par les partenaires sociaux).

 

BUDGET, FISCALITE

. Taxe de 1,1% sur les revenus du patrimoine, pour financer le revenu de solidarité active (RSA) mis en place le 1er juillet 2009, et remplaçant notamment le RMI. [NDLR : A-HA ! Je le savais ! Ces enfoirés en profitent pour détruire le RMI !]

. Plafonnement global des niches fiscales à 25.000 euros plus 10% du revenu imposable.

. Plafonnement de certaines niches qui offraient auparavant des avantages fiscaux sans limitation (investissement dans les DOM-TOM, location de meublés..). [NDLR : Plus l'investissement dans le patrimoine... précisément les trois niches qui, bien que non limitées, avaient au moins une sorte de justification... les centaines d'autres étant largement plus absurdes...]

. Maintien de la demi-part fiscale accordée à un parent ayant élevé seul un enfant pendant au moins cinq ans, au-delà des 26 ans de l’enfant. La demi-part était accordée auparavant sans la limite des cinq ans. [Faut attendre 31 ans, donc... Sympa pour les jeunes adultes qui vivent avec leur mère ou leur père...]

. La redevance audiovisuelle (116 euros par an), doit être indexée sur l’inflation, et devrait se situer entre 118 et 119 euros.

. Augmentation du prix des passeports, qui deviennent biométriques: de 60 à 89 euros pour les adultes, de 30 à 45 euros pour les 15-18 ans. Gratuit jusqu’à présent pour les moins de 15 ans, il coûtera désormais 20 euros.

 

EPARGNE, BANQUE

Fin du monopole sur le Livret A: le 1er janvier, toutes les banques françaises pourront distribuer le Livret A, réservé jusque-là à la Banque Postale et aux Caisses d’Epargne.

 

ASSURANCES

. Habitation: hausse des tarifs comprise entre 2 et 5%

. Santé: Les mutuelles vont augmenter leurs tarifs en moyenne de 3,5 à 4% pour compenser l’effet d’une nouvelle taxe destinée à financer l’assurance maladie. Les assurances privées augmenteront aussi leurs tarifs.

. Auto: stabilisation, voire recul des tarifs (jusqu’à -4%)

 

LOGEMENT

. Doublement du prêt à taux zéro pour l’achat d’un logement neuf en 2009 (à partir du 15 janvier).

. Réduction d’impôt pour l’achat d’un logement neuf, pour le louer, avant le 31 décembre 2012. La réduction, étalée sur 9 ans, est égale à 20% du prix de revient de l’acquisition.

 

TRANSPORT

. Prime-transport: les employeurs devront prendre en charge la moitié de l’abonnement au transport collectif de leurs salariés pour leur trajet domicile-travail (décret à paraître).

. La SNCF doit annoncer en janvier une carte de réduction pour les familles défavorisées et les familles monoparentales (sous conditions de revenus). [En bref, deux casses sociales du gouvernement vont être remises en place... si on est sages...]

. En Ile-de-France, la « carte orange » disparaît en février, remplacée par le passe Navigo.

 

SECURITE ROUTIERE

. Formation obligatoire de trois heures pour les motocyclettes d’une cylindrée d’au plus 125 cm3 et d’une puissance d’au plus 11 kW (15 ch).

 

ENVIRONNEMENT

. Annualisation du malus écologique sur les voitures les plus polluantes: 160 euros par an pour les véhicules émettant plus de 250 gr de CO2 par kilomètre. Concerne les véhicules acquis et immatriculés pour la première fois en France à partir du 1er janvier 2009.

. Le système bonus-malus à l’achat d’une voiture est maintenu: bonus pour les véhicules neufs émettant moins de 130 gr CO2/km pouvant aller jusqu’à 1.000 euros, malus pour ceux émettant plus de 160 gr CO2/km, dont sont exonérés les handicapés.

. Lancement d’un écoprêt à taux zéro pour aider les particuliers à financer des travaux d’isolation thermique ou de rénovation énergétique de leur résidence principale.

 

TELEVISION PUBLIQUE

Fin de la publicité le 5 janvier pour les chaînes de télévision publique entre 20H00 et 6H00 du matin, avant une suppression complète d’ici fin 2011.

 

UNIVERSITE

Autonomie pour 20 universités pilotes (sur 85) qui vont gérer elles-mêmes leurs budgets. [et disposer d’un Conseil d’Administration caporalisé, dont voici la nouvelle composition :

L’effectif du conseil d’administration passe d’entre 30 et 60 membres à entre 20 à 30 membres.

 

La composition du conseil d’administration subit certaines modifications : il est plus largement composé de personnalités extérieures, dont des représentants des collectivités territoriales (notamment la région), du monde socio-économique et un dirigeant d’entreprise. Cependant, il n’intègre plus obligatoirement de représentants d’organisations syndicales de salariés, des associations scientifiques et culturelles, des organismes du secteur de l’économie sociale et des grands services publics. La communauté universitaire. est moins représentée dans ce conseil. La part minimum des étudiants et des personnels IATOS diminue (respectivement de 20 à 10 % et de 10 à 6,7 %)

avant la loi LRU après la loi LRU[9]
nombre de
membres
de 30 à 60 de 20 à 30
étudiants et personnes en
formation continue
de 20 à 25 % de 3 à 5
(de 10,7% à 22,7 %)
IATOS de 10 à 15 % 2 ou 3
(de 6,9% à 14,3 %)
enseignants chercheurs
et assimilés
de 40 à 45 % de 8 à 14
(de 33,3% à 53,8 %)
personnalités extérieures[10] de 20 à 30 % 7 ou 8
(de 24,1% à 38,1 %)

Le mode d’élection du conseil d’administration change pour les représentants des enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs: s’il s’agit toujours d’un scrutin de liste à un tour avec représentation proportionnelle, une prime majoritaire est introduite (la moitié des sièges à pourvoir est attribuée à la liste majoritaire, le reste étant réparti à la représentation proportionnelle). Le panachage n’est plus permis pour l’élection des représentants des personnels. Enfin, les listes des différentes catégories de personnels enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs peuvent se regrouper autour d’un « projet d’établissement ».

 

Les pouvoirs du conseil d’administration sont élargis. Notamment, il peut directement créer les unités de formation et de recherche, définit les principes généraux de répartition des obligations de service des personnels et propose la nomination des personnels après avis du comité de sélection. Ceci s’accompagne d’une réduction des attributions du conseil scientifique et du conseil des études et de la vie universitaire, qui n’ont plus pour rôle de proposer au conseil d’administration les orientations à adopter (respectivement sur la politique scientifique et sur les enseignements), mais sont simplement consultés sur celles-ci. Ils peuvent cependant émettre des vœux.)

 (Source : Wikipédia)

 

JUSTICE

. Suppression de 55 tribunaux de commerce. [déjà que le cadre de l'instruction y avait supprimé... les petits commerçants vont encore plus douille, en cas de litige concurrentiel avec un gros, par exemple...]

. Tutelles : entrée en vigueur du « mandat de protection future », qui permet de désigner pour soi-même ou pour un enfant handicapé, un ou plusieurs mandataires en cas d’incapacité future. [Waaaah... quelle révolution ! Et les cellules individuelles, c'est pour quand, donc ?]

Pacte européen sur l’immigration : un gros ratage ?

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Interview parue dans le blog « Hexagone », par Catherine Coroller, journaliste à Libération : http://immigration.blogs.liberation.fr/coroller/2008/12/le-pacte-europe.html

 

Il faudrait rajouter à ce constat, fort instructif, du flou des régulations actuelles sarkoziennes, un coût exorbitant pour chaque immigré clandestin expulsé (20 000 Euros si on fait  la moyenne), des méthodes brutales et iniques (le piège de l’entretien pour accorder un visa, qui se transforme en départ forcé, les enfants attendus à la sortie de l’école…), et même, un « rendement » risible : En effet, une bonne part des immigrés clandestins renvoyés de cette manière, sont des roumains ; les nouveaux accords européens avec la Roumanie permettant à ceux-ci de revenir, sans problème, dès qu’ils le voudront…

Quand on pense que la société privée chargée d’évaluer le travail des ministres sarkoziens, malgré une cote de popularité auprès des français en chute libre, décerne un presque sans-faute pour Hortefeux… Aaaah la courtisanerie, ses ors, ses fastes, son détachement complet de la réalité…

 

 

Christophe Bertossi, politologue, directeur du programme de recherche «Migrations, Identités, Citoyenneté» de l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Paris et chercheur associé à l’Université de Warwick (Grande-Bretagne) réagit au Pacte européen sur l’immigration, censé organiser l’immigration légale et lutter contre l’immigration irrégulière. Interview.

 

Brice Hortefeux présente le pacte sur l’immigration comme un succès de la présidence française de l’Union européenne, qu’en pensez-vous?

Je vois ce Pacte européen avant tout comme un signal pour l’opinion publique. Premier signal, les gouvernements admettent que les politiques dites «d’immigration zéro» ne marchent pas, que la crise démographique et les besoins économiques en Europe imposent de faire appel à une nouvelle main-d’œuvre immigrée. Or, après trente années de discours anti-immigration, il n’est pas facile d’expliquer au public que l’on va rouvrir les frontières. C’est ce que dit le Pacte: lutter contre l’immigration irrégulière et organiser l’immigration légale, avec une coordination entre pays européens. C’est là le second signal: les Etats seuls ne peuvent rien. L’immigration étant un phénomène global, c’est au niveau européen que les politiques migratoires peuvent être efficaces. Avec ce Pacte, les Européens entérinent cette idée mais sans rien résoudre. Pour moi, le Pacte est plus un diagnostic qu’une solution, même si on peut considérer que la présidence française de l’UE a été un succès diplomatique en parvenant à un accord avec les 26 autres Etats membres.

 

Pour Hortefeux, ce pacte est un tournant dans la politique d’immigration européenne.

Pour le coup, c’est un rendez-vous manqué. Le document ne donne pas à l’Europe une politique commune. Ce n’est pas un texte contraignant mais une pétition de principes, un compromis politique qui masque des désaccords. Surtout, on part sur de mauvaises bases. L’enjeu aujourd’hui est de donner à l’Europe les moyens de réguler un phénomène global. Les migrations créent une interdépendance entre toutes les régions du globe, avec plus de 200 millions de migrants dans le monde. Une simple politique de contrôle des frontières ne suffit plus. Elle est même contre-productive. Il faut donc travailler, certes en partenariat entre les pays de transit et de départ comme le propose le Pacte, mais surtout sur tous les aspects des migrations. Or ce travail n’a pas lieu car on limite ce partenariat à des objectifs d’abord sécuritaires. Regardez l’insistance sur la lutte contre l’immigration irrégulière. L’immigration reste perçue comme un problème. En même temps, l’Europe comme les pays du Sud ont besoin de cette mobilité. L’argent que les migrants renvoient dans leur pays d’origine dépasse 330 milliards de dollars en 2007.

 

Quelle est la réalité de la pression migratoire subie par les pays développés?

Déjà, il y a une ambiguïté dans le fait de parler de «pression migratoire» car l’Europe a besoin des migrations. Et les ministères en charge de l’immigration en Europe ne savent pas vraiment mesurer l’ampleur de cette soi-disant «pression». Les gouvernements entretiennent l’idée que toute l’Afrique veut venir en Europe. L’Europe est la première destination des migrants dans le monde, c’est vrai, mais si 60% des migrants viennent dans les pays du Nord, 40% restent dans un pays du Sud. Quant aux demandeurs d’asile, les deux tiers restent dans un pays proche du leur. La mobilité internationale n’est pas seulement orientée Sud-Nord mais aussi Sud-Sud.

 

Tout de même, l’immigration irrégulière n’est pas qu’un fantasme.

Quel est le dilemme aujourd’hui? Plus les politiques d’immigration sont restrictives, plus elles produisent des populations en situation irrégulière. Comment expliquer aux opinions publiques que les immigrés irréguliers sont d’abord le résultat de ces politiques? La majeure partie des sans-papiers est arrivée de façon régulière mais a basculé dans l’irrégularité parce que son titre de séjour n’a pas été renouvelé. Selon les estimations, il y aurait entre 3 et 5 millions d’irréguliers en Europe, dont 200 000 à 400 000 en France. Refuser de les régulariser et préférer les expulser ne mène à rien. Lorsque la France reconduit chaque année 25 000 ou 30 000 étrangers, cela veut dire qu’il faudrait entre 8 et 14 ans pour réduire ce seul stock. Or la population d’irréguliers continue d’augmenter, entre 50 000 et 100 000 chaque année. Les expulsions deviennent donc sans effet, mais cette population reste en situation de fragilité juridique et sociale. Aucun Etat n’a intérêt à voir se développer sur son territoire une population en situation irrégulière. En s’enfermant dans une logique d’expulsions, les politiques migratoires n’ont pas pour objet de réguler les migrations mais elles sont surtout destinées à l’opinion publique. Du coup, les gouvernements sont de plus en plus dépendants de la réussite de politiques qu’ils ne peuvent pas réussir. Cela alimente un vote d’extrême-droite. On retrouve cela dans le Pacte, avec le refus de toute régularisation dite «massive et collective» en Europe. C’est irréaliste. On est face à une question fondamentale de responsabilité politique.

 

Lire la suite de ‘Pacte européen sur l’immigration : un gros ratage ?’ »

Les français mangent moins souvent au restaurant

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Source : Le Monde.fr

Plus d’apéritif, pas ou peu de vin, un dessert pour deux quand ce n’est pas un plat principal pour deux : la crise et la baisse du pouvoir d’achat qu’elle entraîne modifient désormais sensiblement le comportement de la clientèle des restaurants.

Cette situation n’est pas nouvelle. Au cours de l’été, les différentes études avaient déjà mis en évidence une baisse de la restauration hors foyer. Aujourd’hui cette tendance se confirme avec, toutefois, quelques nuances. Les deux segments les moins touchés seraient, selon les professionnels, le haut de gamme, le très haut de gamme et la restauration rapide. Le magazine professionnel Néorestauration confirme d’ailleurs, entre août 2007 et août 2008, une hausse du chiffre d’affaires de la restauration rapide de 2,64 % et de la restauration collective de 4,6 %. Selon une autre étude du cabinet NPD, la restauration rapide (qui représente déjà près de 7 repas sur 10 pris hors domicile) aurait gagné, en un an, 1,5 point de parts de marché sur la restauration dite « à table ».

En revanche, la brasserie traditionnelle dont le ticket moyen se situe aux alentours de 25 à 30 euros serait la première victime du ralentissement économique.

Guy Lassalle exploite à Paris trois restaurants « tex-mex » à l’enseigne Indiana Café. Il y a plusieurs mois qu’il a relevé ce changement de tendance : « Les clients font de plus en plus attention, et n’hésitent pas à supprimer un élément non indispensable de la commande. En outre, le partage de plats se fait de plus en plus fréquent. Nous proposons à notre carte un « big big burger », 350 grammes de viande hachée pour 18 euros. Il est souvent commandé et partagé par deux personnes », explique M. Lassalle. « Idem pour les menus enfants, ajoute le restaurateur : il n’est pas rare de voir une maman et ses deux enfants partager le menu qui comporte trois petits burgers de 50 grammes. »

Tout cela trouve sa traduction dans le chiffre d’affaires des entreprises. Pour le cabinet d’études Gira Sic Conseil, spécialisé notamment dans la restauration hors foyer, le recul du chiffre d’affaires de ce secteur d’activité cumulé à fin octobre serait de 7 %, et le nombre de repas pris hors foyer serait en baisse de 15 %.

 

CHANGEMENTS DE COMPORTEMENT

Pour Bernard Boutboul, directeur général de Gira Sic, rien de surprenant : « A l’image de ce que l’on constate dans la grande distribution, l’un des premiers postes sur lesquels jouent les ménages est celui de l’alimentation. » Et cette réduction budgétaire, assure M. Boutboul, « touche particulièrement la restauration dite « festive », c’est-à-dire celle du soir et du week-end mais aussi dans une moindre mesure celle du repas de midi. »

M. Boutboul relève aussi d’autres changements de comportement. Selon lui, il n’est plus rare de voir, au sein de la population tertiaire, dans les bureaux des grandes agglomérations, des salariés qui « sautent » des repas le midi. Mieux, on assisterait aujourd’hui au « retour de la gamelle » ou, dans sa version plus chic, du bento à la japonaise. Il avance même un chiffre : près de 12 % de la population active française préparerait à la maison le repas de midi. « Une véritable mutation », constate le patron du Gira, qui assure n’avoir jamais vu un tel changement de comportement en vingt-deux ans d’activité.

Sarkozy se bouge les fesses (parait-il…)

  Comme toujours, le JRDF n’a pas de politique dogmatique… Si l’UMP fait de « bonnes » choses, nous ne nous gênerons pas pour en parler.

  Donc le voilà, ce fameux plan de relance de l’économie. 160 milliards d’euros au total; Un chiffre impressionnant, qui pourra tout aussi bien se retourner contre son auteur d’ailleurs, puisqu’il aura du mal à justifier, par la suite, le fait de ne pas pouvoir trouver les quelques malheureux milliards nécessaires pour réellement sortir nombre de quartiers de la ghettoïsation dans laquelle ils se trouvent (je pense à des coins dans lesquels il n’y a, à part une école, un collège, un lycée et une ANPE, pas un cinéma ni une boîte de nuit, et des tonnes de petits commerces qui ont fait faillite…).

  M’enfin, c’est tout de même un effort « positif »… en apparence, du moins. Car cette relance, un peu sociale mais surtout économique, s’accompagnera d’un processus de libéralisation. Certes, certains secteurs vont être soutenus (l’automobile, notamment), mais en échange, ils vont tomber dans l’escarcelle de grands patrons, soit étrangers, soit proches du Président. C’est donc loin d’être la panacée…

  Ceci étant dit, voici un résumé des mesures à venir, de source AFP. Nous y reviendrons plus tard, sûrement… ne serait-ce que pour constater la réalité des promesses annoncées ici.

  Note : Par rapport aux centres sociaux, et à l’hébergement d’urgence, c’est bien gentil de dire que « 100 000 places sont disponibles » pour accueillir les sans-domicile fixe, mais franchement, si c’est pour les parquer dans un gymnase sans surveillance contre les vols et les agressions, et sans réels lieux d’hygiène, il serait peut-être plus utile d’en avoir deux fois moins, mais mieux encadrées… se faire voler ses affaires, quand on n’en a déjà pas beaucoup, c’est glauque, non ?

 

Il a annoncé que les pensions de réversion « pour les couples les plus modestes » seraient portées à 60% en 2010, ce qui correspond à « 80 euros supplémentaires par mois pour les 600.000 personnes ».

Ce montant de 80 euros est « un montant maximal », a-t-on précisé au ministère du Travail.

L’objectif affiché jusque-là par le gouvernement était de porter la pension de réversion de 54% de la retraite du conjoint disparu à 60% en 2011.

Autre annonce: une enveloppe de 160 millions d’euros allouée par l’Etat pour l’amélioration des centres d’hébergement, et la création de mille nouvelles places d’accueil pour sans domicile fixe. Ce qui porte à plus de 100.000 celles disponibles, selon la présidence.

Concernant l’accès au logement, « la forte augmentation de la création de logements sociaux par le plan de relance répond » à ce problème, selon l’Elysée. Cette augmentation « permettra en particulier d’augmenter les formes de logement HLM les plus sociales et celles destinées aux personnes fragiles (ex : les maisons-relais) ».

Quant à la question de la mise à l’abri obligatoire, le Premier ministre François Fillon « ouvrira une discussion avec les principales associations qui devra aboutir à un accord sur des lignes directrices », a rappelé l’Elysée.

M. Sarkozy a par ailleurs annoncé une enveloppe de 20 M EUR en 2009 pour les associations qui distribuent de l’aide alimentaire, afin de leur permettre d’ »améliorer la qualité de leurs entrepôts » et « d’informatiser le suivi de leur volume d’activité et la traçabilité des denrées ».

M. Sarkozy a précisé qu’en région parisienne, le ministère de la Défense allait mettre à disposition 4.000 m2 d’entrepôts pour l’aide alimentaire (notamment à Brétigny-sur-Orge et Paris).

Un « partenariat avec les entreprises pour inciter l’industrie agro-alimentaire, les producteurs agricoles et la grande distribution à orienter plus largement les denrées disponibles vers l’aide alimentaire » va également être mis en place.

Concernant les questions de crédit et d’endettement, le président charge sa ministre des Finances Christine Lagarde de « présenter rapidement une réforme pour encadrer le crédit à risque (« revolving ») et surveiller les pratiques des sociétés de rachat de crédit et gestion de crédit dont les dérives peuvent être importantes en période de crise ».

Mme Lagarde devra « réunir tous les acteurs afin qu’ils s’engagent sur un +code de bonne conduite+ pour les mois à venir ».

Enfin, Mme Lagarde et Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, ont été chargés de réfléchir à « une réforme des procédures de surendettement » d’ici à la fin du premier semestre 2009.

« Elle portera sur la réduction de l’hétérogénéité des pratiques selon les départements, la durée des procédures et l’amélioration du recours à la procédure de rétablissement personnel afin d’en faire une réelle +seconde chance+ », selon l’Elysée.

Descentes musclées dans les collèges

Note : suite à l’émotion causée dans l’opinion publique par ces méthodes brutales à l’encontre de mineurs, les autorités ont prétexté un dérapage… ben ce serait le 60e, rien que dans le Gers, alors ! Gageons que cet engrenage de stupidité et de violence n’est pas prêt de s’arrêter demain…

 

Source : Le Post

Comment ces contrôles anti-drogue se sont-ils passés dans le Gers?

 

Deux opérations de contrôles, dans un CFA et un collège de Marciac, créent en effet particulièrement la polémique…

Le père d’une élève de la classe de 3ème où un de ces contrôles s’est déroulé publie le témoignage de sa fille Zoé: « Le chauve nous a dit: « Nous allons faire entrer un chien! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas! Quand il mord, ça pique! »

Sur Le Post, Pierre-Yves Sarrat, responsable départemental de la FCPE réagit:

D’autres parents se sont-ils élevés contre ces contrôles?
« Oui. Deux autres parents d’élèves de la classe de Zoé m’ont confrmé ses propos et dénoncent de telles pratiques inacceptables. Mais ils ne veulent pas parler car ils ont peur des représailles. Ici, tout se sait. »

Pourquoi de tels contrôles?
« Depuis que la nouvelle procureure de la république est arrivée en janvier 2008, ça a immédiatement changé. Elle a mis en place une politique anti-drogue très ferme, en accord avec l’inspection d’académie et les responsables d’établissements. »

Sur Le Post, Joël Rambeau, responsable syndical FSU du Gers, réagit aussi:

Que pensez-vous de ces contrôles?
« C’est très choquant. A priori, les gendarmes ont une vision très négative de la jeunesse. En plus, cela n’a pas eu lieu dans un lycée privé ou huppé, mais un établissement populaire, ce qui stigmatise ces jeunes, et je déplore grandement les fouilles au corps serrées dont onf fait l’objet plusieurs élèves à l’école, c’est grave. »

Des fouilles au corps au collège?
« Oui, exactement, aussi surprenant que cela puisse paraître. Certains élèves se sont retrouvés en petite tenue, dans un local de l’établissement scolaire, à l’abri des regards. »

Vous en êtes sûrs?
« Oui. Il n’est pas autorisé de procéder à de telles fouilles sans commission rogatoire. C’est choquant pour les élèves. »

Que faire?
« Très honnêtement, nous déplorons réellement ce type de contrôle. Au-delà des fouilles serrées, nous déplorons les chiens non muselés en classe et la façon dont les gendarmes ont parlé aux collégiens, qui n’est pas acceptable. »

Que pensez-vous de cette histoire?
« C’est inacceptable et choquant. Il y a confusion des genres, on confond prévention et répression. »

Et maintenant?
« Nous avons bon espoir que cela ne se reproduise plus. »

Pourquoi?
« Suite à notre dénonciation des faits, le colonel de gendarmerie d’Auch, l’inspection d’académie et le préfet, -chez qui nous avions déjà senti un soutien et des signes de sensibilisation-, se sont réunis pour en parler. Jeudi dernier, ils nous ont dt que ce genre de contrôle ne se déroulerait plus de la sorte. »

Comment se dérouleront-ils désormais?
« Nous ne le savons pas précisément. »

Contactée par Le Post ce mardi, la procureure de la république Chantal Firmigier-Michel ne « souhaite pas s’exprimer sur ce sujet » et renvoie vers un article du quotidien local La Dépêche et une déclaration à l’AFP dans laquelle elle tient les propos suivants: « Les élèves ont peur des contrôles, ça crée de la bonne insécurité. »

Le CREDOC analyse l’impact du travail le dimanche

Source : Libération/AFP

Voilà un rapport qui tombe plutôt mal pour le gouvernement. Au moment où il réfléchit à un assouplissement du travail dominical, le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vies (Crédoc) publie une étude qui relativise l’intérêt de l’ouverture des magasins le dimanche pour la consommation et l’emploi, deux indicateurs économiques que l’Etat suit aujourd’hui à la loupe.

Dans les pays étrangers, l’expérience montre que, pour le secteur alimentaire, «lorsqu’on autorise l’ouverture des magasins le dimanche, ce sont plutôt les grands magasins qui en profitent, mais la consommation n’augmente pas puisque les gens ne mangent pas plus», a indiqué à l’AFP Robert Rochefort, le directeur du Crédoc. Les petites surfaces alimentaires, qui emploient plus de personnel au mètre carré que les hypers, devraient donc perdre des clients. Du coup, le Crédoc estime que l’ouverture des magasins le dimanche entraînerait au final des suppressions d’emplois : 6 800 si 40 % des hypermarchés décidaient d’ouvrir le dimanche, et 16 200 s’ils ouvraient tous.

Dans le secteur non alimentaire, l’ouverture dominicale pourrait créer 14 800 emplois, grâce à une augmentation de la consommation, qui se ferait toutefois au détriment du petit commerce. «L’ouverture des magasins devrait se traduire par une baisse du taux d’épargne de 0,5 % dans le non-alimentaire», estime Rochefort.

Ce qui est amusant c’est que, si 52 % des personnes interrogées sont favorables à une ouverture des magasins le dimanche, 60,8 % refusent de travailler ce jour-là. Les personnes qui ont des proches travaillant dans le commerce, elles, sont carrément opposées à l’assouplissement.

La Guyane paralysée par des grèves causées par les prix du carburant

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Source : AFP

Dans une lettre au chef de l’Etat rendue publique dimanche, les responsables de huit formations politiques parmi les principales de Guyane demandent au président de la République de prendre « toutes les décisions nécessaires à l’aboutissement de la juste demande du peuple guyanais ».

Parmi les signataires figurent les représentants de l’UMP-Guyane, le Parti socialiste guyanais (PSG), les Verts Guyane, le Mouvement de Décolonisation et d’Emancipation sociale (MDES) et Walwari (Eventail en amérindien, le mouvement de Christiane Taubira).

L’initiative survient au moment où les manifestants, qui réclament une baisse de 50 centimes par litre de carburant, maintiennent les 25 barrages routiers qu’ils ont érigés pour empêcher la circulation dans le département, ne laissant passer que les transports d’urgence.

L’aéroport international de Rochambeau (Cayenne) restait fermé dimanche aux vols commerciaux. Au port, les bateaux étaient à quai. Le prochain tir de la fusée Ariane 5, prévu le 10 décembre, avait dû être reporté vendredi au 16 décembre prochain, du fait de l’impossibilité de circuler pour les personnels de la base spatiale.

Forcé de rester dans l’Hexagone en raison du blocage, le président de l’Association des maires de Guyane, Jean-Pierre Roumillac, a estimé dans un entretien avec l’AFP depuis Cayenne qu’il fallait « négocier » et « ne pas rejeter la proposition de l’Etat ».

Vendredi, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, avait annoncé une baisse de 30 centimes par litre de carburant. Il a demandé aux élus de consentir de leur côté à une baisse de 10 centimes sur les taxes locales, ce qui porterait la réduction des prix à 40 centimes.

Un arrêté du préfet pris samedi a entériné baisse de 30 centimes à la pompe.

Yves Jégo a proposé en outre « de prendre 5 millions d’euros dans le fond exceptionnel d’investissement pour l’outre-mer » pour compenser le manque à gagner des collectivités, le temps qu’une mission d’inspection se prononce sur le prix du carburant.

« Si l’Etat met 5 millions d’euros sur la table, on peut essayer de discuter. D’abord avec le peuple guyanais qui doit décider. Et avec l’Etat afin de vérifier que ces 5 millions ne soient pas pris sur une ligne budgétaire déjà prévue pour la Guyane », a dit M. Roumillac, semblant attester de l’amorce d’une ouverture de dialogue.

A Cayenne, les élus du département se sont réunis à huis clos, sans que rien ne filtre de leurs discussions.

Les manifestants ont reçu le soutien du député (PS) et président du conseil régional de Guadeloupe Victorin Lurel, qui s’est rendu à Cayenne pour dire qu’à ses yeux les événements guyanais étaient « l’élément déclencheur » d’une lutte pour un juste prix du carburant dans les départements d’outre-mer, qu’il situe « entre 1 et 1,20 euros (par litre) ».

Menée par une coalition comprenant des associations de consommateurs et des syndicats professionnels, notamment des transporteurs, soutenue par de nombreux élus, la fronde n’a donné lieu à aucune violence durant le week-end. Les forces de police se tiennent à distance des barrages, formés de véhicules garés en travers des routes et de barrières métalliques.

Frédéric Farine.

L’UMP veut interdire… les dégustations de vin !

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Source : RMC.fr

 

L’actuel projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » est adopté, sa dégustation pourrait désormais avoir un goût bien amer ! Cette nouvelle législation vise en effet à interdire, entre autre, l’offre gratuite dans un but promotionnel, et donc notamment la dégustation dans les caveaux ou sur des foires commerciales !

 

(Le JRDF est de tout coeur avec cette initiative de l’UMP. Nous remercions la droite au pouvoir de faire preuve d’autant d’autoritarisme absurde, et nous lui conseillons, par la suite :

- d’interdire les barbecue (Cancérigène !)

- de taxer au double tous les fromages (Cholestérol !)

- d’interdire toutes les sucreries (Risque de diabète ! Attention ! Dangereux !)

 

…ce qui devrait favoriser une bonne grosse révolution.

 

Quoi ? Je jette de l’huile sur le feu ? Meuh nooooon…)

Dati déconne sévère – et ne s’excuse pas (des dizaines d’instructions rendues illégitimes…)

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Source : Reuters.

La garde des Sceaux Rachida Dati et ses services auraient, par un décret, créé irrégulièrement des « pôles de l’instruction » dans les principaux tribunaux de grande instance du pays.

L’annulation de ce décret a été demandée lundi par le « commissaire du gouvernement », magistrat indépendant chargé de requérir les solutions légales, lors d’une audience concernant ce dossier devant le Conseil d’Etat.

Ce dernier statuera avant la fin de l’année, à une date non précisée.

Si ce décret était annulé, la régularité des procédures d’instruction ouvertes depuis cette date serait en cause, estime l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

« L’USM ne peut que déplorer cette situation qui pourrait conduire par défaut de méthode à la libération anticipée de centaines de criminels », déclare le syndicat dans un communiqué.

Le commissaire du gouvernement a proposé au Conseil d’Etat de donner, après avoir annulé le décret, un délai de six mois au gouvernement pour régulariser la situation, une voie possible pour sortir de l’imbroglio mais pas totalement certaine.

Le problème de forme en cause réside dans la composition d’un comité technique dont la consultation était obligatoire.

Les « pôles d’instruction » avaient été imaginés par le précédent ministre de la Justice Pascal Clément après le fiasco judiciaire de l’affaire de pédophilie d’Outreau, où 13 accusés avaient été innocentés, pour rendre obligatoire la co-saisine de plusieurs magistrats dans les enquêtes complexes.

Dans un communiqué lundi soir, la ministre de Justice ne se prononce pas sur les risques d’annulation d’enquêtes et n’évoque que le sort de sa réforme de la carte judiciaire, qui prévoit la suppression de centaines de petites juridictions. Celle-ci n’est selon elle pas menacée.

« Le ministre de la Justice indique que la réforme de la carte judiciaire n’est pas concernée par l’irrégularité relevée par le commissaire du Gouvernement. En effet, le décret du 30 octobre dernier a été soumis à l’avis d’un comité régulièrement composé, conformément au souhait du Garde des Sceaux », écrit-elle.

Thierry Lévêque, édité par Gérard Bon.

Rénovation urbaine en France : des résultats dérisoires

  Alternatives économiques (l’un de mes magazines de chevet) publie dans son dernier numéro un rapport de l’ANRU qui fait le point sur la situation de la constructions des nouveaux logements et des réhabilitations promises depuis les promesses de 2005.

  Des chiffres édifiants… Déjà que les démolitions ne sont qu’assez rarement suivies de reconstructions équivalentes (vive la spécultaion immobilière), et que ce programme ne prend pas en compte le nombre de pièces dans les logements (je vais détailler tout cela dans un prochain article, consacré aux diverses magouilles liées à tout cela), le gouvernement nous considère vraiment comme des jambons. Bilan, donc :

  Pour 250 000 démolitions annoncées en 2005, 113 214 sont finalement programmées, 39 805 ont été commencées, et 31 927 finalement menées à terme. Taux de satisfaction des promesses : 12,7%.

  Pour les reconstructions, comme évoqué précédemment, c’est pire : sur 250 000 prévues, 104 981 sont programmées, 26 444 ont été commencées, et 10 807 réalisées à l’heure actuelle. Taux de satisfaction : 4,3%.

  Quant aux réhabilitations, vis-à-vis des 400 000 prévues en 2005, 217 417 sont programmées, 80310 ont été entamées, et 43958 menées à terme. Taux de satisfaction : 10,9%.

  Bravo ! Bravo ! Quel effort fulgurant ! Et on en promet encore, des nouveaux « logements sociaux » ?

Sénat – Projet de loi de finances

  Autre chose…

  C’est tristement classique, mais pour le vote des détails de la fiscalité – qui impacte tous les français, donc – à la soit-disant « Haute Assemblée », y’a même pas 20 sénateurs dans la salle.

  Et qu’on ne me sorte pas qu’ils votent à distance, c’est faux, à présent les parlementaires ne peuvent plus voter par procuration.

  Passons sur les votes à mains levées – On est en 2008 ou quoi ? ; Y’a-t-il plus désespérant, dans une démocratie, que de voir 90% des sénateurs absents lors d’un vote aussi important, pour l’avenir des français ?

  Pfff… Démocratie merdique. Un employé qui est en retard, ou qui ne vient pas à son taf, manque de se faire virer, et neuf dixièmes de branleurs dans l’organe le plus puissant de notre système, ça ne soulève aucune sanction… 

Le Sénat adopte l’amendement sur l’imposition des indemnités journalières

  Un débat compliqué, mais qui aura sans doute des répercussions sur la vie des français, et permet d’y voir un peu plus clair dans les lignes politiques défendues par certains politiciens…

  Il s’agissait de savoir, au Sénat, si les indemnités journalières liées aux accidents du travail devaient être comprises dans l’imposition sur le revenu. Jusque là, elles en étaient exonérées.

  Des positions surprenantes, donc, puisque face à Jean-Jacques Jégou (« centriste » très proche de Nicolas Sarkozy), défendant son amendement pour l’imposition de ces indemnités – au titre de « faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat » – Christine Lagarde, notre Ministre des Finances, en est venue à défendre « la fiscalité compassionnelle ». En gros, elle a rejoint l’avis des communistes, qui arguaient que cet amendement allait engendrer un peu plus de misère sociale, sur une situation déjà très dure – puisqu’il s’agit de maladies, ou d’accidents du travail, tout de même…

  Rendant le débat encore un peu plus complexe, Michel Charasse, ex-socialiste rappelons-le, qui traîne une pelletée de casseroles derrière lui, s’est prononcé en faveur de l’amendement. A savoir, qu’il en a profité pour faire comme à son habitude, raconter sa vie (entre autres, à quel point il était génial au ministère des Finances, à son époque…), et jouer son électron libre. Logique bien tordue donc, qui veut qu’on exonère tout le monde, ou personne. Dans ce cas-là, il choisit donc le « personne ». Ce que ce type peut m’énerver, avec sa suffisance et son goût pour l’esclandre… Comment peut-on trouver qu’imposer des indemnités journalières puisse être un comportement de gauche ?!?

  Vote debout-assis, donc, assez serré : et l’amendement est adopté, malgré les efforts de Lagarde pour le repousser.

  Bon, vu le nombre de commentaires sur mes articles, en ce moment, je suppose que vous vous en foutez, mais ça vous importera peut-être plus lorsque vous vous retrouverez victime d’un accident du travail…

Parents séparés : La Défenseure des enfants prône la médiation familiale

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Source : AFP.

Article rédigé par Martine Veron

 

  C’est dingue, quand même, qu’il faille attendre la fin 2008 pour qu’une véritable discussion s’ouvre sur un sujet aussi essentiel…

  Cet article est très intéressant et détaillé; Quant à la « Défenseure », après avoir fait des recherches sur elle, il s’agit d’une politicienne de l’UMP, proche de Xavier Emmanuelli, avec qui elle a travaillé, au SAMU social. Pas grand-chose à lui reprocher donc, apparemment, et le JRDF soutient son point de vue sur la question des conflits familiaux, et de leurs conséquences sur les enfants; Si Sarkozy pouvait utiliser ce rapport, lui qui a l’habitude de les enterrer, généralement…

 

 

La Défenseure des enfants Dominique Versini défend le recours à la médiation familiale judiciaire en cas de désaccord entre parents séparés sur la garde des enfants, dans un rapport au président de la République rendu public jeudi.

Un enfant sur quatre aujourd’hui ne vit pas avec ses deux parents.

« La famille est en mouvement permanent », souligne la Défenseure, les mariages sont en baisse d’année en année et les divorces en hausse, le nombre de Pacs a quintuplé en dix ans et la moitié des naissances ont lieu hors mariage.

Si la séparation des parents est toujours un choc pour l’enfant, la séparation conflictuelle est « une vraie souffrance », dit-elle, aux conséquences durables, le conflit empêchant les parents d’assurer leurs tâches éducatives.

S’appuyant sur l’exemple de pays comme le Québec ou la Suède, la Défenseure propose de nouvelles règles privilégiant les droits de l’enfant et la médiation, très peu pratiquée en France puisqu’elle n’est intervenue en 2006 que dans 1% des 360.000 affaires soumises aux juges des affaires familiales (JAF).

Elle propose d’inscrire dans la loi un dispositif complet de médiation.

Un entretien d’information serait obligatoire lors de toute requête sur l’exercice de l’autorité parentale, avant l’audience devant le juge, pour inciter les parents à se rendre dans un des « services de médiation familiale » de la Cnaf (caisse nationale des allocations familiales).

Puis, la médiation judiciaire, actuellement « possible », deviendrait obligatoire en cas de désaccord des parents lors de l’audience.

En cas d’échec de toute médiation, il pourrait être désignée plus fréquemment une « tierce personne », professionnel spécialisé dans la gestion de conflit.

Les conflits, comme le non respect du droit de visite, un déménagement sans prévenir l’autre parent, le refus d’assumer les obligations financières, proviennent très souvent, a constaté aussi Mme Versini, d’une méconnaissance de la coparentalité, définie par la loi de mars 2002.

Très souvent, un couple qui se sépare « ne comprend pas qu’il reste un couple parental et qu’il doit continuer à prendre toutes les décisions ensemble concernant les enfants », dit-elle.

Création d’un portail grand public, inscription sur le livret de famille ou le carnet de santé de l’enfant, le rapport fait plusieurs recommandations pour informer les parents.

Le rapport recommande d’inscrire dans la loi le droit de l’enfant de garder des relations personnelles avec chacun des parents, et avec certains tiers qui ont partagé sa vie.

Alors qu’aujourd’hui il faut qu’un mineur fasse une demande pour être entendu, ce qui le place dans une situation difficile vis-à-vis de ses parents, le rapport recommande que le juge reçoive « tout enfant capable de discernement » pour l’informer de son droit à être entendu par lui-même ou par un psychologue.

En Allemagne, rappelle Mme Versini, le juge voit l’enfant dès l’âge de 3 ans à son domicile. En Belgique, il reçoit systématiquement tous les enfants de plus de 12 ans.

La justice ne s’adapte pas assez à l’évolution et la complexité des situations familiales, alors que 65% de l’activité des tribunaux de grande instance concerne les contentieux familiaux, estime enfin Mme Versini.

Elle recommande de faire du juge aux affaires familiales un juge spécialisé et de créer un Pôle enfance-famille au sein de chaque tribunal, doté de psychologues à temps plein.

Le Sénat enterre un texte sur la rémunération des grands patrons

  Puisqu’on parle du Sénat, et que Sarkozy parade en son G20, proclamant qu’il veut « refonder le capitalisme »… Voyons voir comment les choses se passent, au Sénat français, la Haute Assemblée (de droite) d’un Parlement (de droite) au service d’un Président (de droite) qui veut « humaniser » l’idéologie économique de la droite mondiale.

  Voici donc le dossier d’information d’un texte soutenu, notamment, par le sénateur Lagauche (socialiste… oui, je sais…) ; Il évoque une sorte de transposition d’une réforme législative menée avec succès, aux Pays-Bas. Celle-ci permet d’encadrer plus efficacement les rémunérations des directeurs des grandes sociétés, officiellement soumises à des conventions réglementées, mais en pratique, détournées par des contrats signés avec le Conseil d’Administration de la boîte.

  Ce texte, qui date du 23 octobre 2008 (pas vieux, donc) s’attaque également aux parachutes dorés, et autres machins qui « atterrent » et « scandalisent » la bonne Laurence Parisot.

 

  « La proposition de loi visant à réformer le statut des dirigeants de sociétés et à encadrer leurs rémunérations s’inspire de la récente réforme législative intervenue aux Pays-Bas qui a alourdi la fiscalité applicable aux indemnités de départ des dirigeants de grandes entreprises. Elle entend interdire la conclusion d’un contrat de travail entre la société ou l’une de ses filiales et un administrateur, le président du conseil d’administration ou le directeur général.

Elle soumet la rémunération du président du conseil d’administration et du directeur général au régime des conventions réglementées et prévoit en conséquence la description, en annexe du rapport du commissaire aux comptes sur ces conventions, de la partie fixe et la partie variable des rémunérations octroyées. Elle soumet, en outre, à l’avis conforme du comité d’entreprise et de l’assemblée générale des actionnaires toute augmentation substantielle de la rémunération du président du conseil d’administration.


Concernant la responsabilité personnelle des dirigeants et mandataires sociaux, le texte autorise expressément l’exercice, par les actionnaires, d’une action en responsabilité contre les administrateurs ou le directeur général, en réparation du préjudice, direct ou indirect, qu’ils ont subi personnellement. Il interdit, de plus, les contrats d’assurance en responsabilité civile, souscrits par ou au profit des administrateurs ou des dirigeants, et cautionnés ou payés par la société.


Enfin, la proposition de loi comporte un volet fiscal, visant notamment à encadrer plus strictement les modalités d’octroi de stock options ou d’actions gratuites aux dirigeants et mandataires et à limiter la déductibilité fiscale associé aux rémunérations de type « parachute doré ». »

 

Et maintenant, ami lecteur, regarde la réponse de la Commission des Lois… Un vrai modèle de « On dit pas non, mais ton texte, tu le vois ? Hop, il vient de tomber dans une oubliette… » :

« Examinant la proposition de loi, la Commission des Lois a rappelé que plusieurs initiatives en matière d’impositions fiscales et sociales de certains éléments de rémunération des dirigeants sociaux étaient en cours de discussion dans le cadre du projet de loi de finances pour 2009  et du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 [NDLR : "On retient pas votre texte, parce qu'on est déjà en train de le faire, hein..."], tandis que le projet de loi en faveur des revenus du travail renforçait l’encadrement de l’attribution des stock-options aux dirigeants sociaux [NDLR : "Et puis en plus, on vous a pas attendu pour commencer"].

Elle a estimé qu’une partie des mesures envisagées par la présente proposition de loi ne paraissaient pas à même de constituer une réponse appropriée, tant sur le plan de la technique juridique qu’en ce qui concerne certaines options de fond, mais surtout compte tenu de leur caractère prématuré. La commission des lois a décidé, en conséquence, d’adopter une motion de renvoi en commission de la proposition de loi.

[Celle-là, je vais l'encadrer dans ma galerie perso de la langue de sénateur.]

[Pour ceux qui veulent la traduction en langue citoyenne, ça donne : "HAHAHA ! T'as rêvé, toi !"]

Tiens ! Larcher décoche des flèches ? Au Sénat !?!

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  Bon… Ne nous réjouissons pas trop vite, mais c’est tellement rare de voir le Sénat se bouger un peu (il doit être calé sur la comète de Halley, c’est pour ça, me souffle mon petit diablotin de poche), et je misais tellement peu d’espoirs sur Gérard Larcher, qui avait déjà commis une belle grosse réforme libérale de l’hôpital, que la surprise ne peut qu’être doublement… surprenante.

  A noter, un détail qui ramène un bon petit rictus sur mon visage : Le Président du Sénat diminue sa flotte automobile de 11 à 8 voitures… C’est au cas où les sept autres tombent en panne ?

 

Un mois et demi après son élection, M. Larcher veut rétablir une image vertueuse du Sénat grâce à des mesures d’économie et de rationalisation de ses activités présentées avec les trois questeurs, Philippe Richert (UMP), Jean-Marc Pastor (PS) et René Garrec (UMP), à l’issue de la première réunion du bureau de l’assemblée.

Le budget 2009 du Sénat sera identique à celui de 2008, cette « croissance zéro » induisant des économies de 4,3 millions d’euros, a d’abord indiqué M. Larcher.

Coup de balai d’abord dans les appartements du Sénat, dont celui attribué à vie à l’ex-président Christian Poncelet avait fait scandale. 34 des 54 appartements situés dans le très chic 6e arrondissement seront libérés au 31 décembre puis transformés en bureaux.

Sur les 20 restants, 4 seront affectés au président et aux trois questeurs et 16 à des « personnels dont la présence à proximité est nécessaire » comme le général en charge du Sénat, le médecin, les deux secrétaires généraux, le concierge…

Un immeuble (75, rue Bonaparte) sera transformé en 40 bureaux destinés aux nouveaux sénateurs et aux futures nouvelles commissions permanentes prévues par la réforme institutionnelle.

Le service des voitures, désormais de cylindrées plus modestes, va être « optimisé » avec la création d’un pool. La présidence a déjà diminué sa flotte de 11 à 8 voitures et de 11 à 9 chauffeurs.

M. Larcher et ses trois questeurs ont également baissé de 30% l’indemnité spécifique à leur charge, qui s’ajoute à leur traitement de base de sénateur, frais de représentation et avantages comme les transports et retraites.

Après réduction, il a précisé qu’il toucherait 7.173 euros et les questeurs, selon M. Pastor, un peu plus de 4.000 euros. « C’est un geste de solidarité », a commenté M. Richert. Dispensés de ce geste, les 8 vice-présidents -soit plus qu’à l’Assemblée, deux nouveaux postes ayant été créés par M. Larcher- reçoivent 2.000 euros d’indemnité spéciale.

Un audit extérieur sera mené au premier semestre 2009 sur l’avenir du Musée du Luxembourg, au centre d’un imbroglio juridique. D’ici là, l’actuel titulaire des expositions, la société SVO Art, continuera ses activités.

Un deuxième audit sur la chaîne TV Public Sénat sera mis en oeuvre sous la houlette de l’ex-ministre PS de la Culture Catherine Tasca d’ici début février, date de renouvellement du mandat de son président, Jean-Pierre Elkabbach.

M. Larcher a prévu « une plus grande sélectivité pour le prêt des salles de réunion et la mise à disposition du jardin du Luxembourg ». L’organisation de spectacles en plein air ou de séminaires privés avait été critiquée. Un encadrement « plus strict » des nombreux (environ 80) groupes d’amitiés avec des pays étrangers (dont les îles Fidji ou le Vanuatu), souvent critiqués comme prétextes à voyages.

Le sénateur des Yvelines s’est enfin engagé à présenter une gestion « transparente » et « un schéma complet des procédures de contrôle » lors du bureau du Sénat du 16 décembre. Y seront notamment analysées les fameuses « réserves » du Sénat -d’environ 1,6 milliard d’euros- qui servent à financer les retraites des sénateurs et fonctionnaires et de fonds de roulement.

Le contrôle des comptes sera effectué pour 2008 par un audit des cabinets Deloitte et Scacchi et non la Cour des comptes, dont le président Philippe Séguin s’était pourtant dit « disponible ».

par Suzette Bloch.

NOTE : Il faut savoir qu’il y a rivalité, actuellement, entre le Sénat et la Cour des Comptes. Cette dernière demandant au premier de lui donner accès à ses comptes, peut-être suite à la guerre Larcher/Raffarin pour le « plateau », le Sénat refusant de les publier. Ce n’est donc pas anodin… et indique, peut-être, un coup monté de Larcher, au moins sur ce point-là.

Darcos, la voix de son maître (tout aussi faux, donc…)

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Source : Libération (Photo : Reuters)

«Vous allez tout de même me laisser parler. J’ai enseigné vingt ans dans un lycée. Alors je sais de quoi je parle»… Assis à un bout de rang dans l’amphithéâtre, le ministre de l’Education Xavier Darcos s’est levé pour répondre à un lycéen qui l’interpelait. Mais dans la salle les huées reprennent – «mascarade!», entend-on – et il doit élever le ton.

A la tribune, Simon, un lycéen de Marseille, ne se laisse pas démonter: «je voulais dire qu’on aura dans la nouvelle seconde cinq heures de moins dans le tronc commun (les enseignements obligatoires, ndlr). Cela fera que l’on aura un moins bon niveau et un bac moins fort. Du coup, on sera moins bien préparé si on veut faire une classe préparatoire. Et les gens qui ont de l’argent seront favorisés car ils pourront avoir des petits cours privés».

«Je ne peux pas laisser dire ça, répond Xavier Darcos, c’est justement l’inverse que nous faisons, en introduisant trois heures d’accompagnement individualisé par semaine. On ne va tout de même pas m’accuser d’accroitre les injustices sociales.»

Plus tard un lycéen à la tribune, repris par des voix venues de la salle, réclame que l’on arrête de supprimer des postes d’enseignants: «nous voulons un meilleur encadrement, donc plus d’enseignants et moins d’effectifs dans les classes. C’est mieux notamment pour étudier les langues».

Le ministre répète qu’il a pris l’engagement «de ne supprimer aucun poste au titre de la réforme du lycée». Et passe à autre chose. Sans évoquer les 13 500 suppressions de postes inscrites au projet de budget 2009. Qui viennent s’ajouter aux 11 200 de cette rentrée. Xavier Darcos préfère revenir sur des propositions plus «constructives» faites lors des ateliers qui se sont succédés dans la journée: «mettre les cours les plus lourds du tronc commun le matin et les modules semestriels (optionnels, ndlr) l’après-midi», «organiser un tutorat par des élèves de terminale», «avoir accès gratuitement aux lieux de culture», etc.

Samedi, le ministre organisait ainsi «Les ateliers du nouveau lycée» afin de consulter les lycéens sur la réforme en cours. Une vaste opération de communication destinée à légitimer une réforme de plus en plus contestée. Le ministre est en effet persuadé qu’une bonne partie des lycéens la souhaitent. Mais comme toujours, estime-t-il, les syndicats, qui le combattent idéologiquement, lui mettent des bâtons dans les roues. Il faut donc les contourner.

Du coup il a mis les moyens. Quelque 600 délégués des Conseils de la Vie Lycéenne (CVL), élus au sein des établissements, ont passé la journée à l’Ecole Polytechnique, à Palaiseau, dans la banlieue parisienne. Ils ont planché dans des ateliers sur des thèmes retenus à l’avance. Les rectorats ont payé le voyage en car, en TGV et même en avion pour les lycéens venus des Dom-Tom. Le déjeuner de samedi était bien sûr offert. Une agence de pub était chargée de l’organisation avec vestiaire et hôtesses, souvent des étudiantes, payées 10 euros de l’heure. En plus, 60 étudiants du Celsa, eux bénévoles, étaient chargés d’animer les ateliers.

Tout cela pour un résultat plutôt mitigé. Dans les couloirs, de nombreux lycéens se plaignaient en fin d’après midi d’avoir été «manipulés» par le ministre. «Il nous a fait venir pour pouvoir dire ensuite, en cas de mobilisation, qu’il écoute les lycéens», dit l’un d’eux. «Dans les ateliers, on avait cinq minutes pour rédiger nos propositions sur chaque thème, puis dix minutes pour en parler, regrette un autre, on n’a pas pu se faire entendre».

 

Dans l’entourage du ministre, on se disait au contraire très satisfait: «s’il n’y avait pas eu de huées, on aurait dit que c’était de la com et on nous aurait accusés de n’avoir fait venir que des lycéens pro-Darcos. C’était donc mieux comme ça».

EDVIGE est mort, vive EDVIRSP !

  Comme quoi, Fillon n’est pas le Premier Ministre-tapisserie qu’on pourrait croire…

  Le Canard nous informe qu’il est à l’origine d’un incroyable changement de tactique dans le fichage des citoyens français (pardon, je voulais dire « des terroristes potentiels ») :

  Les gens n’ont pas apprécié le coup de EDVIGE ? Eh bien, qu’à cela ne tienne, le fichier sera renommé EDVIRSP. Double effet Kiss Cool : Moins facilement prononçable et mémorisable, il sera plus difficilement relayé par la presse.

  C’est vrai que gueuler un slogan qui contient le mot « EDVIRSP » ça va pas être du gâteau…

  Donc voilà, on est toujours en France, pas de surprise… Les hiérarques se foutent toujours autant de nos gueules.

Sarkozy reprend ses conneries d’affichage racial…

  Pfou… Cela devient, de notre point de vue, ami lecteur, franchement énervant.

  Que Sarkozy prenne deux Arabes et une Noire dans son gouvernement, est une chose. On peut dire que c’est « une première », une certaine marque « d’ouverture », gnagnagna tout ça… ou voir, derrière la vitrine, l’intention de jouer sur les sentiments antiracistes.

  Enfin… Il ne faut pas faire de faux procès, d’emblée. Le JRDF a toujours dit qu’il s’en contrefoutait des couleurs de peau, et qu’il « jugeait » sur les compétences.

  Mais là, toute la journée, une nouvelle a tourné en boucle : Un Noir a été nommé préfet par Sarkozy, « en vertu de l’effet Obama ». Ne rêvons pas. Les médias n’inventent pas cela. Il s’agit donc d’un évènement tout-à-fait préparé. Et là, ami lecteur, chez nous, ça coince méchamment…

  Vouloir « surfer » sur une vague est tellement sarkozien que cela se passe de commentaires, mais quand même, le fait du prince qui « autorise » un Noir, un peu comme ces curiosités vivantes des (pas si lointaines, visiblement) expositions coloniales, à venir fréquenter le pouvoir, franchement… Cela engendre, chez nous, de sacrés grincements de dents.

  Si Sarkozy n’était pas raciste, il aurait nommé cet homme, sans même évoquer sa couleur de peau.

  Si Sarkozy ne prenait pas les gens pour des demeurés, il n’aurait pas concocté un plan aussi grossier.

  Et enfin, si le respect des diversités était vraiment si important, pour Mr Sarkozy, nous lui conseillerions de faire appliquer les trente six mille lois votées depuis un paquet d’années, qui sont censées sanctionner les discriminations à l’embauche, dans les boîtes de nuit, les écarts salariaux honteux, et j’en passe…

  Il pourrait même aller passer un coup de fil, ô fantasme, à son « frère » Martin Bouygues, par exemple, pour lui demander de donner des droits sociaux aux Noirs qu’il envoie travailler sans aucune sécurité, sur ses chantiers surfacturés payés par l’Etat. Voire même, accorder un peu d’attention aux sans-papiers qui, depuis SIX MOIS ont lancé un mouvement courageux, pour obtenir des droits égaux aux autres salariés. Des sans-papiers qui lui ont préparé ses plats, notamment, lorsqu’il déjeunait dans les grands restaurants de Neuilly.

  Une place pour une personne, c’est une bonne nouvelle… pour 1 personne.

  Des conditions de vie honteuses pour des millions d’autres, c’est tout simplement inique.

Les forces de l’ordre de plus en plus maltraitées par l’Etat Sarkozien

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  Sans aucune marque de pitié, ami lecteur, je plains pourtant nos pauvres policiers… Déjà que le gouvernement leur doit plus de 15 millions d’heures supplémentaires, voici qu’en plus, et contrairement aux promesses de campagne de Vous-savez-qui, ils voient leurs effectifs amputés de 10 000 hommes.

  Voilà donc une partie des forces de l’ordre qui manifestent leur mécontentement, soutenus par une partie de leurs syndicats (Alliance, vaut mieux pas trop compter sur eux pour remettre en question la droite, surtout lorsqu’elle est au pouvoir). N’oublions pas qu’ils avaient déjà grogné plusieurs fois, et que les médias semblent toujours aussi occupés à aller faire des reportages sur les gamins violés, plutôt que sur des policiers trahis.

  Je transmets ici l’édito de leur tract :

  « Les Gardiens de la Paix et Gradés de la Police Nationale sont au nombre de 105 000. Ces derniers représentent le socle opérationnel sur lequel s’appuie l’action de la Police Nationale; Sans eux, rien n’est possible. » [NDLR : Jeu de mots par rapport à : "Ensemble, tout devient possible" ?]

  « La réforme 2004 prévoyait que ce chiffre soit porté à 108 000 d’ici à 2012, selon un accord conclu entre le ministère et les syndicats policiers. »

  « Avec les mesures annoncées, nous ne serons plus que 100 300 policiers en 2012; Si l’on retire les 2000 commissaires et officiers qui disparaîtront aussi, ce seront en réalité 10 000 emplois qui seront supprimés. »

  Le JRDF est de tout coeur avec les policiers dans leur combat, pour des effectifs mieux répartis, conformes aux négociations antérieures, des heures supplémentaires payées, et nous ajoutons même : pour des postes de police et des équipements bien entretenus… car actuellement, ami lecteur, le déficit de personnel dans les commissariats est à l’origine d’une infestation de GALE.

  ‘fait vraiment pas très bon être policier, ces temps-ci… sans compter les suicides en hausse, et les « bleus » affectés en priorité dans les quartiers les plus difficiles…

Petit tour d’horizon de la crise, vue par des français

Le Monde publie un intéressant article à ce sujet, que je transmets ici…

Une douzaine de Français ont accepté de répondre à quelques questions sur la crise économique, ce qu’ils en comprennent, ou pas, et l’impact qu’elle a déjà, ou pas, sur leur quotidien. Première conclusion de ce vrai-faux sondage : qu’ils soient jeunes ou âgés, à l’aise financièrement ou dans la difficulté, ces interlocuteurs font preuve de sang-froid face à la tempête boursière. Pour l’heure, leur comportement ne se ressent pas, ou peu, des effets de la crise. En revanche, beaucoup d’entre eux rappellent qu’ils n’ont pas attendu ces dernières semaines pour « faire plus attention » à leur budget. Où l’on reparle souvent du passage à l’euro…

 

ALISSA KLISZOWSKI, 27 ANS, ASSISTANTE RÉALISATRICE

 

Alissa Kliszowski a l’impression d’être redevenue une étudiante. Cette assistante réalisatrice ne sait pas si cette baisse de son pouvoir d’achat est liée à la crise. Mais le sentiment anxiogène qu’elle produit contribue à lui faire faire des sacrifices : « Depuis quelques mois, j’ai moins d’argent. Je m’interdis d’acheter des DVD et des CD, d’aller au resto, de sortir, je fais attention à toutes mes dépenses… comme quand je ne gagnais pas ma vie ! » Elle n’a pas d’emprunt, mais elle sait que si elle devait en demander un à la banque, « soit elle ne me l’accorderait pas, soit elle me prêterait une somme insuffisante ».

Pour cette intermittente du spectacle, les banquiers et les traders « savaient ce qu’ils faisaient ». « Ce qui se passe, c’est le revers de la médaille, ils ont épuisé leur système. Ils sont allés trop loin, notamment avec tous ces revenus indécents. » Et pour trouver des solutions, elle veut que « pour une fois, droite et gauche se réunissent et arrêtent leurs critiques stériles les uns envers les autres ».

Et puis, même si la crise n’a pas encore d’impact sur l’industrie du cinéma, elle craint des conséquences à long terme. « Aujourd’hui, il n’y a pas de différence avec la situation de l’an dernier. Mais je crains qu’au final l’offre de films produits en France ne se tarisse, faute d’investisseurs, que l’on ne fasse que des grosses productions et que les petits films disparaissent. »

 

LÉON GUESNON, 70 ANS, RETRAITÉ

 

Heureusement, il a son potager. Ses carottes, ses betteraves rouges. Tous ses légumes pour l’hiver. « Et même un stock de 100 kg de pommes. » A Potigny (Calvados), Léon Guesnon passe autant de temps à jardiner qu’à suivre l’actualité. « Et beaucoup de Français dans le pétrin devraient faire comme moi ! » Cet ancien mineur ne « pense pas être touché ». Il n’a « que des petits placements » : un Livret A, une assurance-vie, un plan d’épargne populaire. Des endroits où il se dit que ses « billes sont garanties ». Quant à sa maison mitoyenne, achetée en 1981, elle est « remboursée depuis longtemps ».

Il consulte tous les jours sur Internet les résultats de la Bourse et les cours du pétrole. « Et là, c’est en dents de scie, il y a des envolées, des plongées… Dans quel monde on est, vers quel monde on va ? » En 2007, il avait voté pour Nicolas Sarkozy. Mais depuis « son » paquet fiscal, « ce n’est plus mon président ».

Avec la crise, le président de la République, pour lui, se comporte « comme un gamin ». Veut « donner des leçons à tout le monde ». Brasse « du vent ». M. Guesnon n’a plus confiance. Pour lui, il faudrait « mettre un grand coup de torchon dans tout ça ». L’important, ce sont les PME. C’est là, « à leur disposition », que « l’argent devrait être ». Parce qu’elles sont le « poumon de la France ».

 

DANIEL TEMPLON, 63 ANS, GALERISTE

 

Sa clientèle a ses habitudes en Bourse. Alors, la crise financière, Daniel Templon en a presque instantanément ressenti les effets dans sa galerie à Paris. C’était mi-septembre. « Le 15 exactement », jour de la faillite de la banque Lehman Brothers. « La première quinzaine avait été exceptionnelle, on avait vendu plus que tous les mois de septembre précédents. » Et puis « d’un coup », sans aucun signe avant-coureur, « le ralentissement s’est fait sentir ».

Le marché des oeuvres autour de « 20 000 et 30 000 euros » serait sauf. Mais la baisse serait aiguë sur les oeuvres « autour de 100 000 euros ». Les plus chères donc. Analyse de M. Templon : « Le désir d’acquérir est toujours là mais la décision d’achat est remise à plus tard. » Pour preuve, cette brève discussion avec un client brésilien croisé à la Foire internationale d’art contemporain (FIAC) : « Il était très intéressé par une oeuvre, mais il m’a dit « il faut que j’interroge ma banque pour savoir si j’ai perdu 10, 20 ou 30 % ». »

Moins d’extras, plus de sobriété, prévoit-il seulement pour les prochains mois. « Comme beaucoup, on va maintenir les effectifs, mais il va falloir réduire notre train de vie. » Economies sur les catalogues, la publicité. Les cris d’orfraie appelant « à la fin du capitalisme » ? Il en sourit. « Du baratin. » « Il y a eu des excès et ces excès n’ont pas été contrôlés par ceux qui en avaient la charge. » Il croit à une nouvelle régulation. Et « dans cinq ans, ça sera reparti comme avant ».

 

GÉRALDINE EXERTIER, 29 ANS, ENSEIGNANTE

 

La crise, Géraldine Exertier veut y penser le moins possible. Elle travaille en Suisse, comme enseignante, son époux est employé chez un fabricant de cuisines, côté français. « On n’écoute presque plus les informations parce que ça nous démoralise », explique-t-elle. Son conjoint travaille dans un secteur exposé à la crise du bâtiment, mais elle relativise : « Il y en a déjà eu des crises. Et ça nous paraît loin. »

Le couple a aussi un prêt à taux variable. Un prêt souscrit auprès d’une banque suisse pour acheter leur logement, près de Cruseilles (Haute-Savoie), à trente minutes de Genève. Depuis cinq ans, le taux a augmenté de 3 %, mais « ça reste beaucoup moins élevé qu’en France ».

Pour son ménage, la crise aurait presque des avantages. Avec la hausse du franc suisse, le couple a gagné « environ 200 francs suisses de pouvoir d’achat ».

 

BERNARD FAVRE, 82 ANS, RETRAITÉ

 

Ancien cadre dirigeant chez Schneider Electric, Bernard Favre est agacé. Moins pour lui que pour « ses héritiers ». Mais lui qui « lit les cours de Bourse comme on suit la météo » se sent « trop vieux pour avoir de la rancoeur ». Les grâces du système par répartition ont – « comme pour tout le monde » – préservé sa confortable retraite, qu’il partage entre Nice et Mexico. Mais l’épargne qu’il avait placée en Bourse a pris un coup. « Heureusement, je n’avais pas l’intention de m’en servir tout de suite. »

Dans l’immédiat, rien n’a changé dans sa vie. Avec son épouse, il dit toutefois « limiter les extras ». Même si c’est plus par réflexe que par nécessité. « Quand les choses vont bien et qu’on se sent riche, on est plus facilement dépensier. » Contre « ces gens qui ont fait ça », il veut des sanctions : « On ne peut pas jouer avec l’argent des autres sans être puni. C’est comme si un notaire ou un agent du Trésor s’amusait à jouer à la roulette russe. »

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Royal et les manifestants de la CAMIF

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Source : AFP

Venus en autocars de Niort, le siège du groupe, les manifestants étaient massés derrière une banderole proclamant « retrait du plan de licenciements », devant le ministère des Finances, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils ont scandé des slogans hostiles à Jean Gasol, ex-dirigeant du groupe.

La Camif, numéro trois français de la vente à distance, doit licencier encore 900 salariés, dont les 780 de la vente par catalogue, sa principale filiale mise en liquidation.

Elle comptait 2.000 salariés avant les restructurations de 2005 et 2007, qui ont ramené l’effectif à 1.400 personnes, pour un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros et une perte nette de 4 millions d’euros.

« Niort est une petite ville (70.000 habitants). Le bassin d’emplois est vide. Nos ex-collègues licenciés n’ont pas retrouvé de travail. Nos salariés, déjà formés, n’ont aucune chance de pouvoir utiliser le dispositif de reclassement », a déclaré Jocelyne Baussant, déléguée FO.

Parmi les manifestants, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes (où se trouve Niort), a demandé « à l’Etat d’investir 20 millions d’euros » dans la Camif.

Selon elle, le groupe « est viable si les 20 millions d’euros sont débloqués rapidement, si le plan de reprise proposé par la région, en partenariat avec les salariés, se met rapidement en place. Sinon, les prédateurs, les fonds d’investissement vont reprendre la Camif pour un euro », a-t-elle lancé.

Le groupe « risque d’être reprise sous la forme d’une nouvelle société, car les stocks sont très importants, mais reste à savoir par qui et sur quel périmètre », a expliqué Jacky Bara, secrétaire général de FO, majoritaire.

Selon lui, le nom du repreneur évoqué par « la rumeur » inquiète les salariés.

« Le groupe a simplement besoin de 4 millions d’euros pour passer d’hiver. L’Etat annonce des centaines de milliards pour les banques, nous ne demandons que des millions », a déclaré Jacky Bara.

Le président du tribunal de commerce a évoqué un passif de 105 millions d’euros, mais selon les syndicats, une partie est simplement de la dette aux fournisseurs, habituelle dans la distribution.

La survie du groupe est vitale pour ces fournisseurs, selon Marie-Magdeleine Robin, commerciale de 53 ans dont 34 passés dans le groupe, et déléguée CGT.

« Dans l’ameublement, nous vendons à la demande, avec 80 fournisseurs, dont beaucoup de PME. Elles ont du mal en ce moment. Une faillite de la Camif aggraverait leurs difficultés immédiates », dit Mme Robin.

L’affaire de la poupée vaudou : la liberté d’expression triomphe !

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  Alala… au moins, on ne s’ennuie pas. En pleine tourmente financière, sociale, écologique et j’en passe, voilà que le Phare de notre Pensée décide, comme à son habitude, de faire dans la microgestion. Il s’attaque donc à l’utilisation faite de son image, à travers ces « poupées vaudou » elle-mêmes inspirées par un modèle venu des USA.

  Peine perdue : le jugement rendu donne raison à l’humour, et à la liberté d’expression. Ouf ! On respire… certes, cette forme de critique, à travers un simili-vaudou, peut être désagréable, et c’est tout de même une façon de se faire de l’argent sur le nom de quelqu’un, mais à ce train-là, n’importe quelle caricature serait passible de condamnation…

   A noter que Royal, plus fine, a rigolé de cette histoire, lorsqu’on lui a montré sa propre poupée vaudou, et ne souhaite pas du tout poursuivre les fabricants de ce produit.

  J’aime bien la morale du Groland, à ce sujet : « Sarkozy voudrait qu’on enlève de la circulation ses poupées vaudou; C’est-à-dire qu’au lieu de se faire piquer par des aiguilles, il préfère qu’on compresse ses poupées, qu’on les brûle, ou qu’on les jette dans de l’acide : il est maso ! »

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L’âge du départ à la retraite est repoussé de 5 ans… surprise !

  J’aime bien cette analyse de Rue 89, que je classe aussi du côté de l’extrême-gauche, par rapport à sa note finale clairement critique envers « l’opposition » :

 

C’est à coups de canif, réputés moins douloureux, que Nicolas Sarkozy et la majorité UMP sont en train de remettre en cause, sans le dire, le modèle social français. Quelques euros de franchise médicale par ci, un peu de travail le dimanche par là, des réductions d’effectifs et des coupes budgétaires tous azimuts… Et voilà désormais la retraite à 70 ans!

Les Français qui n’ont pas bien suivi ont dû être surpris d’apprendre samedi 1er novembre -jour de la Toussaint!-, que leurs députés avaient voté dans la nuit, sans que l’on y prenne garde, une disposition permettant aux salariés de travailler jusqu’à l’âge de 70 ans, sur une base volontaire évidemment.

Les réactions de plusieurs porte paroles de la gauche et des syndicats ne s’y sont pas trompés. Il est clair, comme l’a déclaré la député des Verts, Martine Billard, que « l’âge de la retraite est insidieusement repoussé à 70 ans ».

Le volontariat n’est, à ce stade, qu’un cache sexe d’une réforme fondamentale à venir, du fait que, selon toute vraisemblance, de moins en moins de salariés auront suffisamment cotisé à leur arrivée à l’âge de la retraite légale, à 65 ans.

Certaines des réformes sociales engagées sont de logiques adaptations à un environnement différent, à l’évolution de la pénibilité de certaines tâches, ou constituent des modernisations acceptables.

 

Des réformes décidées de manière unilatérale, et souvent en avançant masqué

Le problème tient, comme à chaque fois depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence il y a dix-huit mois, à la méthode. Les réformes sont décidées de manière unilatérale, après parfois une concertation de façade, et souvent en avançant masqué.

Ce qui est plus grave aujourd’hui, c’est que la crise financière et la récession dans laquelle est entrée la France -les chiffres du dernier trimestre le confirmeront dans quelques jours- servent de prétexte à accélérer et légitimer ces évolutions. Au début de l’année, le refrain était « les caisses sont vides »; désormais, ça va être « on n’y peut rien, c’est la crise »…

Ce serait acceptable si le président de la République tenait un discours de vérité aux Français, non pas sur l’ampleur de la crise, de ce point de vue, il en a rajouté dans le rôle du chef des pompiers planétaires envoyés sur le front du « 11 Septembre de la finance »…

Non, c’est sur sa vision de l’évolution de la société française que le chef de l’Etat ne dit pas aux Français où il nous entraîne.

Avec sa méthode, Sarkozy prend le risque de susciter un refus violent

Il a un problème, évidemment: difficile de croire aujourd’hui à un discours churchillien (« du sang et des larmes ») contre l’ennemi commun de la récession quand le quinquennat a commencé par le péché originel du paquet fiscal.

Les sacrifices et les coupes sont acceptables quand ils sont perçus comme équitables en période difficile: il est clair que, de ce point de vue, Nicolas Sarkozy souffre d’un déficit chronique de crédibilité, et pas seulement parmi ceux qui n’ont pas voté pour lui.

En procédant comme il le fait, par petits coups de canif qui ne disent pas leur nom dans un édifice social qui est le produit de la riche histoire politique et sociale française depuis un siècle et demi, Nicolas Sarkozy prend le risque de susciter un refus violent.

Un refus qui ne trouve pas aujourd’hui sa traduction politique, vu l’état de délabrement de l’opposition, et qui, en France, trouve toujours d’autres moyens de s’exprimer. Attention aux réveils douloureux.

  par Pierre Haski

Des sous pour les banques : une analyse en profondeur

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Par Nicolas Cori, journaliste à Libération

Il y a une semaine, les banques françaises annonçaient qu’elles n’avaient pas besoin de l’argent de l’Etat, malgré la mise en place d’un double guichet (l’un à 320 milliards d’euros pour des prêts, l’autre pour des injections en capital à 40 milliards). Et, ô surprise, hier soir, elles ont accepté 10,5 milliards d’euros piochés dans le guichet de 40 milliards. Dans le détail, le Crédit agricole prendra 3 milliards, BNP Paribas 2,55 milliards, Société générale 1,7 milliards, Crédit Mutuel 1,2 milliards, Caisses d’Epargne 1,1 milliards et Banques Populaires 0,95 milliards. Que s’est-il passé?

 

Tout simplement parce que, comme je l’écrivais dans cette précédente note, les banques ont un léger problème avec la vérité. Et les déclarations d’aujourd’hui vont dans le même sens. C’est de l’enfumage à tous les étages.

 

D’abord, le dispositif est complexe à souhait. Il ne s’agît pas d’une prise de participation en capital usuelle, mais de l’émission de titres hybrides. Ce ne sont pas des actions, c’est de la « dette subordonnée »qui doit être remboursée, mais qui, magie de comptabilité!, est comptée comme des fonds propres dans le bilan d’une banque. Et cela va renforcer les ratios de solvabilité des établissements.

 

Ensuite, la justification de cet apport est franchement paradoxale. Christine Lagarde parle du financement de l’économie: « Cet investissement permettrait d’augmenter les fonds propres des banques afin qu’elles soutiennent pleinement le développement du crédit aux ménages, aux professionnels, aux entreprises notamment PME et aux collectivités locales tout en maintenant leur haut niveau de stabilité ». Bref, on donne de l’argent aux banques pour qu’elles le prêtent à leurs clients. Ne serait-ce pas justement leur métier?

 

Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, explique, lui, que les banques n’ont pas besoin de cet argent qu’on leur donne maintenant car elles sont très solides. Mais qu’elles pourraient en avoir besoin dans le futur…

 

Sa déclaration est aussi un modèle de paradoxe: « Pour nos banques, et contrairement à d’autres pays, la recapitalisation publique n’a pas pour objet de pallier un quelconque défaut ou une quelconque faiblesse. En effet, même si elles ne sont pas à l’abri de la crise, nos banques sont solides et profitables. Cependant, il faut anticiper. Même les banques françaises ne sont pas assurées de trouver sur le marché les ressources nécessaires. Or, tant que persiste cette incertitude, nous devons mettre notre système de crédit à l’abri des aléas et préserver son rôle dans le financement de l’économie ».

Quant aux banques elles-mêmes, leur communication est franchement comique.

 

BNP Paribas, dont le directeur général est Baudoin Prot (photo), expliquait ainsi la semaine dernière, par la voix d’un porte-parole, n’avoir « aucun besoin de lever du capital ».

 

Ce matin, au contraire, elle annonçait dans un communiqué que, « dans l’intérêt de ses clients et de ses actionnaires, BNP Paribas a décidé de participer à ce plan à hauteur de 2,55 milliards d’euros. Avec cette opération, BNP Paribas accède à des ressources complémentaires dans des conditions de coût satisfaisantes, tenant compte de sa solidité financière, à un moment où le marché de ce type d’instruments est inactif ».

En clair, BNPP a besoin de cet argent car il est impossible d’en emprunter sur les marchés en ce moment. Ce n’était pas déjà le cas la semaine dernière?

 

Puis, très faux cul: « Cette opération n’a pas pour objectif d’augmenter le niveau minimum de ratio Tier 1″. C’est-à-dire le ratio de fonds propres. Et plus loin: les titres émis « sont éligibles aux fonds propres durs (Tier 1) ». En clair, cette opération n’a pas pour objectif de faire quelque chose mais elle va néanmoins le faire…

 

De son côté, le Crédit agricole s’est senti obligé de justifier le fait qu’il allait recevoir le maximum d’argent: 

 

« L’enveloppe d’emprunt de chaque banque est définie en fonction de son niveau dans l’économie. Compte tenu de sa taille, l’enveloppe consacrée au Crédit agricole est la plus élevée: 3 milliards d’euros ».

Un argument qu’on ne trouve pas dans le communiqué de Bercy…

 

Quant à la Société générale, elle a préféré faire profil bas. Son directeur général, Frédéric Oudéa, qui expliquait la semaine dernière qu’il n’avait « pas besoin d’utiliser ce «guichet» public », a juste dit, en marge d’une manifestation: « C’est une démarche collective des banques pour financer l’économie »

 

Quand on ajoute à cela cette remarque de BNPP -« cette émission ne diluera pas les actionnaires et n’aura aucune conséquence sur la gouvernance de BNPP et sa politique de dividende »-, on comprend que l’Etat a fait un gros cadeau aux banques, sans contrepartie contraignante (ce que remarque Didier Migaud, le député PS président de la Commission des Finances).

 

Et cela, les marchés financiers, eux, l’ont bien saisi. Résultat, les actions des établissements s’envolent à la Bourse de Paris: BNPP fait +6,4%, Socgen +6,8%, Crédit agricole +12%. Une réalité très tangible…

Clandestinité et opacité à l’Elysée

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Source : Nouvel Obs/AP

On pouvait peut-être parler de clandestins » avant 2008, mais « aujourd’hui sûrement pas », a affirmé mercredi Christian Frémont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, répondant à la polémique lancée par René Dosière sur le budget de l’Elysée et le nombre précis de fonctionnaires qui y sont détachés. [NDLR : On y croit vachement... lisez la suite...]

Selon le rapport du député socialiste, présenté mercredi à la presse, le budget élyséen, porté de 32 à 101 millions d’euros en 2008 suite à la décision de Nicolas Sarkozy de regrouper les participations des différents ministères, augmentera de 11,4% en 2009, pour atteindre 112,68 millions d’euros. « Alors que les budgets des administrations diminuent, celui de la présidence de la République ignore la crise », remarque M. Dosière.

Les frais de fonctionnement augmenteront de 25%, à 20,5 millions d’euros, les coûts des déplacements présidentiels de 33%, à 20,3 millions d’euros. Principal poste avec 69,9 millions d’euros, les frais de personnel ne progresseront que de 3,2%. Mais alors que le coût des 872 fonctionnaires détachés à la présidence par les ministères reste stable, celui des 98 contractuels recrutés directement par l’Elysée augmente de 20%, après 26,8% en 2008.

M. Dosière dénonce aussi la présence de « clandestins » dans les effectifs de l’Elysée, évoquant un « écart d’environ 150 personnes » entre le nombre de fonctionnaires mis à disposition par les ministères et le chiffre officiel déclaré par l’Elysée. « Jamais le budget de l’Elysée n’a été présenté de manière aussi opaque », s’insurge le député, qui n’a reçu aucune réponse à sa demande d’une liste des personnels par ministère d’origine.

Avant même la conférence de presse du député, l’Elysée est monté au créneau mardi soir pour contrer des accusations à l’effet désastreux en temps de crise.

Selon la présidence, sa dotation budgétaire ne progresse que de 2%, car le budget 2009 a intégré deux charges « sous-estimées » par certains ministères: 4,2 millions d’euros de cotisations retraite des gardes républicains et un écart de 5 millions dans les estimations des déplacements par avion de M. Sarkozy, faites sur la base des déplacements de Jacques Chirac en 2006. Ces dépenses seront réintégrées dès cette année. « Une ânerie budgétaire », a ironisé mercredi M. Dosière, qui dénonce le retour à l’ancienne pratique du « budget en deux temps ».

Lors d’une rencontre avec des journalistes mercredi matin, Christian Frémont a démenti la présence de « clandestins ». « On sait aujourd’hui qui travaille à l’Elysée. Jusqu’à l’année dernière, on ne le savait pas », a-t-il affirmé. « Auparavant, les ministères fournissaient des personnes plus ou moins identifiées (à l’Elysée). Donc là, effectivement, il pouvait y avoir des ‘clandestins’. Je n’en sais rien », mais « aujourd’hui, il y a une masse salariale, une liste du personnel. Il n’y a vraiment plus aucun clandestin », a insisté le directeur de cabinet du chef de l’Etat.

Quelque 1.031 personnes travaillaient en 2008 à l’Elysée (872 fonctionnaires détachés par des ministères, 61 personnels détachés par La Poste ou France Télécom, 98 contractuels employés directement par la présidence), pour une masse salariale de 72 millions d’euros. Une « cinquantaine » de personnes travaillent au cabinet du chef de l’Etat, selon l’Elysée.

Démentant toute augmentation salariale de 50% depuis deux ans, M. Frémont dit avoir reçu instruction du président de faire baisser la masse salariale de 3% en 2009. « Les temps sont difficiles, on supprime un départ à la retraite sur deux (dans la fonction publique). Ici, on va aussi faire un effort ». [NDLR : WAHAHAHAHA ! Ca se voit !]

La présidence assure aussi vouloir prendre des mesures d’économie pour l’avenir: outre la mise en concurrence des fournisseurs, la question des résidences présidentielles est notamment posée. Parmi les pistes de réflexion: confier aux collectivités locales par exemple la charge de l’entretien et du gardiennage des parcs des résidences de Marly-le-Roi (Yvelines) ou Rambouillet (Yvelines). [Oh la bonne idée... refiler le bébé aux collectivités locales, ça c'est une solution !]

L’Elysée a par ailleurs confirmé le remplacement des deux A319 dont dispose actuellement le chef de l’Etat pour ses déplacements par un A330, « un avion d’occasion », précisait-on à l’Elysée, acquis pour 60 millions d’euros. Les deux A319 devraient être revendus par le ministère de la Défense pour 35 millions d’euros chacun. Mais le budget est « silencieux » sur ce point, remarque M. Dosière. AP

Parachutes dorés : derrière le rideau…

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Source : Libération – par Sonya Faure

 

«Je ne viens pas du milieu de la finance…» rappelait il y a dix jours encore Laurence Parisot, sur France Inter. Comme lors de la crise de l’UIMM qui l’a opposée aux vieux barons de la métallurgie, la présidente du Medef la joue à nouveau chevalier plus blanc que blanc du monde de l’entreprise.

Elle présente ce matin un «code de gouvernance» concocté depuis des mois par le comité d’éthique du Medef et l’Afep (l’Association française des entreprises privées).

Les parachutes dorés sont sommés de disparaître : un PDG ne pourra recevoir d’indemnité de départ s’il laisse une entreprise en difficulté ou s’il démissionne.

La patronne des patrons avait eu des mots durs pour Patricia Russo et Serge Tchuruk, partis avec près de 6 millions d’euros chacun d’Alcatel-Lucent : «Je leur dirais de se regarder dans la glace. Est-ce qu’aujourd’hui ils ne sont pas gênés ?»

 

Bisbilles entre Sarkozy et Parisot

D’après le JDD, le code de gouvernance imposerait le non cumul des mandats sociaux et des contrats de travail pour les PDG, l’encadrement des stock-options et des actions gratuites. Le but d’un tel code : échapper à une loi que Sarkozy menace de faire voter.

Car, on se tire un peu la bourre entre Laurence et Nicolas pour endosser le costume du grand nettoyeur du capitalisme. Au Medef, on rappelle que Parisot avait lancé le comité d’éthique sur le sujet dès mars. On laisse aussi entendre que Sarkozy a repompé dans son discours de Toulon les idées de la présidente du Medef… qu’il avait reçue la veille.

«Et puis on a été un peu surpris de voir que le Président nous sommait de rendre un plan encadrant les rémunérations des patrons avant mardi… alors qu’on venait d’envoyer à la presse nos invitations pour la présentation du code de gouvernance !»

 

360 putain de MILLIARDS pour la France ! 1700 pour toute l’Europe !

  Fidèle à son credo, le JRDF attend de voir comment les choses tournent, avant de projeter son encre, tel un petit poulpe prudent.

  Voici donc la facture : La France va s’endetter à hauteur de 360 miliards pour « relancer les marchés financiers »; L’Italie également – alors qu’elle a déjà franchi depuis longtemps la zone rouge.

  Résultat, donc ?

  1/ La Bourse s’envole, permettant à des spéculateurs qui auront acheté à la baisse, d’empocher leurs gains à présent.

  2/ L’Europe est ruinée. Mais vraiment.

  Donc, toute cette « crise » était encore une arnaque préparée à l’avance. La théorie bancaire des fluctuations extrêmes vient d’être appliquée; elle a ruiné les Etats, nombre de petits épargnants, et va remplir les poches de ceux qui avaient déjà abusé de leur pouvoir, précédemment.

Agir contre les violences policières

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  Ami lecteur, le JRDF a déjà, plusieurs fois, laissé la parole aux forces de l’ordre. Nous le répétons : Nous n’avons rien contre la police, et la gendarmerie, en tant que telles. Pourtant, des dérives et des consignes iniques méritent qu’on les examine… ne serait-ce que pour innocenter ceux qui, a contrario, essayent de servir honorablement la Loi, et leur pays.

  En revenant donc d’un forum social, qui se tenait à Nanterre, j’avais les poches pleines de tracts et de pamphlets divers et variés. J’ai choisi, ce soir, de donner la parole à « L’écho des Cités », une organisation vieille de 10 ans, qui s’attache à lutter contre les tragédies couvertes par une justice… un peu trop partiale, souvent.

  Voici, donc, leur édito, que je trouve pour ma part à la fois sensé, et percutant :

  

  Les mobilisations contre les violences policières et/ou crimes policiers menées par des militant-e-s du MIB (Mouvement de l’Immigration et des Banlieues), Bouge qui Bouge, Comité Thomas Claudio, Justice pour Habib, à Mantes-la-Jolie, Dammarie-les-Lys, Toulouse, Lille, Vaux-en Velun, Nîmes nous ont amené à réfléchir au bilan et au devenir de nos luttes.

  Le déroulement politico-judiciaire de ces affaires est quasiment toujours le même : qu’il s’agisse de violences et/ou de crimes policiers, de bavures parfois accidentelles, le scénario se répète souvent. Et quelque soit le quartier touché, la version policière, popularisée par des journaux locaux, devient rapidement la Vérité Médiatico-judiciaire.

  S’enchaînent alors les « émeutes », les arrestations, les manifestations, les « non-lieux »… puis l’oubli. Reste alors, comme image de toute mobilisation, la stigmatisation des fameuses « bandes ethniques », et la « voyoucratie » banlieusarde qui devient, alors, l’ennemi public N°1. Mais ce qui reste aussi, c’est un sentiment de fatalité qui emplit le coeur des quartiers, du plus jeune aux plus ancien… et un sentiment d’impunité à l’égard des policiers.

  Quand ce type de drames frappe nos quartiers, irrémédiablement, c’est un secteur qui vit le bouclage, les contrôles, le sentiment d’insécurité… C’est tout un quartier qui est mis sous régime spécial du reste de la société, tout un quartier qui vit au rythme de dispositifs d’exceptions qui se répètent invariablement : des « couvre-feux » aux « plan banlieues ».

  Pourtant, ça et là, depuis des années, des habitants et des militants s’organisent pour combattre ces traitements discriminants, arbitraires et violents, afin d’obtenir « Justice ». Et de quartier en quartier, on lutte de comité en comité, sans trouver l’issue de l’apaisement, que seule « La Justice et la Vérité » pourrait apporter dans le coeur des habitants.

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  Sarkozy lui-même l’admet : « Il est clair qu’il faut changer de stratégie. Les promesses initiales ne seront pas tenues. Si on reste sur la problématique emploi-pouvoir d’achat, on est cuits. » (Propos rapportés par le Canard Enchaîné)

  Voici donc un masque, déjà bien fragile, qui se désagrège. N’en espérez pas beaucoup de l’équipe actuelle, en place au gouvernement, et également majoritaire dans les deux chambres du Parlement. Ceux qui, hier, plastronnaient leur fibre écologique, ont donné raison aux lobbies des pesticides et des OGM. Ceux qui voulaient augmenter le pouvoir d’achat, n’ont même pas su faire augmenter les salaires, ou lutter efficacement contre la hausse des prix. Quant à la crise des subprimes, du crédit hypothécaire de manière générale, celui qui vient aujourd’hui rassurer les français en souhaitant moraliser le capitalisme financier, était pourtant bien le promoteur de ces mêmes crédits, pas plus tard qu’en 2007.

  Pour lui, « les français n’étaient pas assez endettés. » Pour lui, « Ceux qui ne s’endettaient pas exprimaient une crainte pour le futur. » ; On voit le résultat de ces crédits massivement mafieux, usuriers, impossibles à rembourser et générant des millions d’expropriations dans le monde entier : Loin de conforter encore plus les magouilles du marché financier… elles l’ont presque fait exploser.

  Celui qui, hier, jurait ses grands dieux que l’Etat n’avait plus d’argent à investir ou à redistribuer, veut aujourd’hui racheter des banques entières, pour une addition se chiffrant en dizaines de milliards d’euros – au minimum. Où se situe la vérité ?

  Celui qui a utilisé le problème des chiens dangereux, ne s’est même pas donné la peine de faire appliquer les lois qui ont été votées relativement à ce problème. En revanche, le sacrifice du Code du Travail, lui, est bien entériné…

  Le JRDF avait évoqué la participation future de la France dans la guerre qui se prépare contre l’Iran. Au vu de la gestion du bourbier afghan, on ne peut que prévoir de prendre de grosses doses de tranquillisants… Les demandes de l’armée ne sont pas satisfaites, et nos troupes se battent avec du matériel inadapté. Elles sont même forcées à acheter une bonne part de leur équipement ! Tout cela, parce que Mr Sarkozy croit tout savoir mieux que tout le monde. Il dirige sans concertation ; Ce qui rappelle un certain autre de ses confrères, qui s’y est cassé les dents, à une autre époque (petit indice : c’était contre l’URSS).

  Restons dans les parallèles historiques. La rétroactivité des lois est en train de revenir au goût du jour. Elle dont la réfutation, à l’exception d’une loi plus clémente, était l’un des piliers de notre Justice ; Voici maintenant qu’en France, mieux que dans Minority Report, on condamnera quelqu’un sur un délit ou un crime qu’il pourrait potentiellement commettre. Et puisqu’on aborde le thème des prisons… On n’aurait plus d’argent pour en construire d’autres, afin de désengorger des établissements occupés jusqu’à plus de 200% ; par contre, on en a suffisamment pour faire rehausser tous leurs murs de deux mètres. Pas assez d’argent pour mettre en place, réellement, le bracelet électronique, mais assez d’inconscience politique pour faire appliquer des peines-planchers, qui vont encore plus surcharger les pénitenciers.

  Voilà où nous en sommes, ami lecteur, en ce mois d’octobre 2008. Salaires trop bas, impôts directs trop hauts et nouvelles taxes à venir, chômage dissimulé (qui augmente tout de même), lois inappliquées, médecine publique démontée pour faire de la place à la médecine privée, médias de plus en plus étroitement surveillés, et contrôlés, déficit qui augmente alors que les prestations sociales baissent, crise du logement résorbée seulement en paroles, catastrophe militaire en Afghanistan, Union Euro-méditerranéenne en standby et, évidemment, en fond de tout ça, le très cher modèle ultralibéral de Mr Sarkozy, celui-là même qui était adopté par les néo conservateurs ricains, obligé de recourir à l’Etat pour ne pas crever la gueule ouverte sur le trottoir.

  C’est quand même marrant, ceci dit, de voir les apôtres du marché financier dérégulé, faire appel aux principes élémentaires du… socialisme !

Le mail

De : B. Pierre DDSP69 SDIG [ mailto:pierre.b@interieur.gouv.fr ]
Envoyé : mardi 16 septembre 2008 16:17
À : INTERNET DRH SRH LYON
Objet : renseignements
Suite à notre appel téléphonique de ce jour, auriez vous l’amabilité de m’indiquer si parmi votre personnel, vous avez des agents de confession autre que chrétienne. Dans l’affirmative pouvez vous me dire si certains d’entre eux ont demandé des aménagements d’horaires ou de service pour pratiquer leur religion.
Cette étude est faite à la demande des maires de France.
Merci de me répondre par mail.
Cordialement. P. B.

 

Evidemment, face au tollé provoqué par ce mail, qui a « fuité », les autorités compétentes ont juré leurs grands dieux qu’il s’agissait d’une « initiative isolée et malencontreuse ». Mais bien entendu… on ne demande qu’à les croire.

Répète après moi, ami lecteur : ein, zwei, ein, zwei…

T’inquiète pas fiston, on va t’arranger ça

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  On l’attendait avec impatience, et peu d’espoir cependant… le jugement sur l’affaire du scooter de Jean Sarkozy (pas son vol, là ça a été très vite, non je parle d’un accident qu’il aurait provoqué) vient d’être rendu.

  Verdict : Le plaignant, qui dit avoir vu « un jeune, imberbe » l’emboutir puis l’insulter, a du rêver la plaque d’immatriculation qu’il a noté – et qui s’est avérée être celle du véhicule de l’un des fistons de Sarkozy. De même, si la plainte engendrée suite à la déclaration d’assurance, s’est perdue mystérieusement dans les rouages de la justice, ce ne doit être… ben, qu’un mystère. Cela arrive, mon bon monsieur, vous savez… le Sphinx, les Crop Circles, l’assassinat de JFK… Une nouvelle énigme vient de s’ajouter au tas des questions que se posera toujours l’humanité.

  En revanche, la justice, elle, est moins expectative : ce sera 2000 Euros pour le… plaignant, à titre de procédure abusive. Celui-ci compte bien faire appel… eh bien, espérons qu’il ne doublera pas sa sanction.

  Ca se passe comme ça, dans la « France d’après »…

Grande distribution : comment on continue à nous prendre pour des cons…

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Source : Libération/60 millions de consommateurs

Prenez un biscuit «Prince» de Lu. Diminuez le poids du paquet de 330 grammes à 300 grammes, pour le même prix. Le consommateur n’y verra normalement que du feu. Le tour est joué.

Diminution du poids du produit, changement d’emballage ou même de recette, les fabricants de produits alimentaires rivalisent d’imagination pour camoufler la hausse de leurs prix.

Le magazine «60 millions de consommateurs» à paraître ce jeudi révèle les divers procédés des marques alimentaires pour préserver — voire augmenter — leurs marges. Et comme l’explique le mensuel, il faut «être un consommateur sacrément avisé» pour remarquer ces pratiques. Même les statistiques officielles ont du mal à les détecter.

Une des astuces les plus utilisées est la cure d’amaigrissement du produit. Outre celle des biscuits «Prince», le magazine a remarqué que le fromage blanc «Jockey» de Danone avait subi le même sort: 850 g contre un kilo ou les petits pots désormais à 90 g contre 100 g auparavant. Pour le même prix, évidemment. Les barres chocolatées Mars avaient eu la même idée quelques mois plus tôt, relève le mensuel.

«Au début de l’année, tout le monde a cogité pour anticiper les hausses des matières premières» comme le blé et le lait, raconte un chef de produit de l’industrie agroalimentaire, cité dans l’enquête.

Une autre stratégie consiste à changer l’emballage, un procédé qui «ouvre la voie à de très jolies augmentations pour le client», souligne le mensuel. Des chewings-gums vendus chez Aldi sous la marque Feel Free sont ainsi passés de 13,75 à 20,73 euros dans leur nouveau conditionnement.

La troisième méthode, «probablement la plus pernicieuse», est la modification de la recette. Surtout utilisée pour les premiers prix ou le hard discount, elle consiste à remplacer des ingrédients onéreux par des matières premières moins chères.

Interrogé par l’AFP, Jean-René Buisson, président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), s’est dit «réticent sur la qualité des enquêtes» du magazine. Pour lui, les consommateurs «acceptent de payer plus cher des produits qui ont une vraie valeur ajoutée ou une valeur nutritionnelle supérieure» à celle du produit précédent. La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) ne commentait pas lundi cette enquête.

Sénatoriales : La gauche gagne des places

PARIS (Reuters) – La poussée de la gauche française, qui a gagné dimanche 26 sièges au Sénat, va rendre plus ardue la tâche du gouvernement pour faire adopter ses projets de loi ou une éventuelle révision de la Constitution.

L’UMP de Nicolas Sarkozy, qui ne disposait déjà plus de la majorité absolue au Sénat, a perdu une dizaine de sièges, passant de 160 à 150 membres sur un total de 343. Ses alliés centristes ou radicaux enregistrent également quelques pertes.

Roger Karoutchi, le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, le reconnaît, même s’il juge qu’il « n’y a pas péril en la demeure ».

« Cette nouvelle situation va conduire la majorité à travailler d’une autre manière au Sénat », a-t-il expliqué à Reuters. « C’est-à-dire plus de liens avec l’ensemble des groupes de la majorité présidentielle », ajoute-t-il.

« Cela va nous compliquer considérablement la tâche », a confié à Reuters un membre d’un cabinet ministériel sous le couvert de l’anonymat. « Il va falloir resserrer les rangs avec les centristes, les radicaux de droite et de gauche et les divers droite », a-t-il ajouté. « Il faudra en permanence qu’au Sénat nous surveillions tous les scrutins ».

Si le gouvernement dispose d’un groupe UMP détenant à lui seul la majorité absolue à l’Assemblée nationale et du soutien quasi automatique du groupe du Nouveau centre, le passage d’un texte devant la haute assemblée devient un exercice périlleux.

LES ALLIÉS PÈSERONT PLUS LOURD

Le gouvernement va non seulement devoir tenir davantage compte de ses alliés, il va devoir également ménager une opposition renforcée, principalement les socialistes, s’il ne veut pas voir ses textes bloqués au palais du Luxembourg.

De ce fait, le Sénat va voir ses pouvoirs augmenter.

Le groupe centriste, qui est partagé entre majorité présidentielle et amis de François Bayrou, et le groupe des radicaux et divers gauche vont désormais jouer un rôle charnière dont le gouvernement et l’UMP devront tenir compte.

Pire encore, toute nouvelle modification de la Constitution va devenir un véritable casse-tête pour l’exécutif. Avec une progression de 26 sièges, la gauche va détenir une véritable arme de blocage de toute réforme constitutionnelle.

Pour qu’une révision de la Constitution soit entérinée par le Parlement réuni en Congrès, il lui faut en effet recueillir une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Or, la dernière réforme, le 21 juillet dernier, a été adoptée de justesse avec une voix de majorité, par 539 voix alors qu’il lui en fallait 538 pour être votée. Avec la nouvelle configuration du Sénat, la réforme aurait été nettement rejetée.

Le député socialiste du Bruno Le Roux s’est quant à lui félicité d’une « grosse victoire, plus grande que celle espérée ».

Mais celle-ci n’efface pas, selon lui, la « nécessité d’une profonde réforme du mode de scrutin sénatorial qui ne représente plus aujourd’hui les collectivités locales dans la réalité de ce qu’elles sont », a-t-il dit lors d’un point de presse du PS.

« Il y a un mode de scrutin injuste et même antidémocratique dans le sens où il ne permet pas l’alternance tout en ne permettant pas la juste représentation des collectivités locales », a-t-il ajouté en demandant que le Sénat devienne « une assemblée élue par un scrutin réellement démocratique ».

En attendant, la droite conserve la majorité dans la haute assemblée. Le prochain président du Sénat, qui sera élu le 1er octobre, sera donc automatiquement UMP. Le groupe majoritaire doit désigner mercredi son candidat.

Trois candidats UMP devraient être en lice : l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, l’ancien ministre Gérard Larcher et le rapporteur de la commission des Finances Philippe Marini.

Une de ces trois personnalités présidera le Sénat pour les trois années à venir. Avant peut-être un séisme lors du prochain renouvellement en 2011. Les résultats de dimanche rendent désormais possible un basculement à gauche de la haute assemblée dans trois ans.

Emile Picy et Clément Dossin, édité par Yves Clarisse

Grève radicale près d’Angers

Source : AFP/Libération

Les salariés de la fonderie Helvéticast aux Ponts-de-Cé près d’Angers, en grève depuis douze jours contre un plan social, menacent toujours mardi de faire sauter un stock de pièces détachées dans une atmosphère de grande tension.

En milieu d’après-midi, des vitres ont été cassées depuis l’intérieur de l’usine, tandis que de la fumée sortait du bâtiment où étaient retranchés quelques dizaines de salariés.

Un peu plus tôt, les grévistes ont enlevé une tente placée à côté du stock de pièces détachées, à l’extérieur de l’usine, et demandé l’instauration d’un périmètre de sécurité autour de celui-ci, accréditant l’idée qu’ils étaient prêts à faire sauter ce stock de 14.000 pièces près duquel ils ont placé des bouteilles de gaz.

Les grévistes réclament l’amélioration des conditions de licenciement proposées par la direction dans le cadre d’un plan social concernant 18 des 90 salariés de l’usine. La fonderie Helveticast, anciennement Valfond, qui fabrique notamment des pièces pour moteurs de voiture, appartient au fond suisse Vista Capital Management.

Selon des sources concordantes, des représentants des unions syndicales départementales ont participé à une réunion de crise à la préfecture en milieu de journée, mais sans les représentants des grévistes. Ceux-ci avaient posé comme préalable à leur participation que des représentants de la direction soient présents, ce qui n’était pas le cas.

Plusieurs salariés ont lancé un appel au gouvernement pour que celui-ci retrouve les dirigeants de l’entreprise, injoignables depuis lundi matin selon les syndicats. Michel Bouyer, délégué départemental de la CFDT des métaux présent sur place, a fustigé l’«incompétence» de la direction et son mutisme, en jugeant que «aujourd’hui le droit et la raison (étaient) du côté» des salariés.

Sarkozy compromis dans une affaire de traffic d’armes ?

Source : LePost – http://www.lepost.fr/article/2008/09/15/1265545_le-nom-de-nicolas-sarkozy-dans-une-affaire-de-corruption.html#xtor=AL-235

Ca remonte à longtemps, la période 1993-95, où Nicolas Sarkozy est ministre du budget du gouvernement d’Edouard Balladur. D’après Bakchich.info, il aurait donné son accord pour la création d’une entreprise au Luxembourg, baptisée Heine, qui servait à faire transiter des commissions dans les affaires de ventes d’armes. Un peu comme l’affaire des frégates de Taïwan (pour vous rafraîchir la mémoire, cliquez ici). La DCN (direction des constructions navales) aurait vendu pour 60 milliards de francs d’armes entre 1991 et 2002, dont 6 milliards de commissions.

Là où le bât blesse

« La création de la société Heine au second semestre 1994 s’est faite après accord de Nicolas Bazire, directeur de cabinet du premier ministre Edouard Balladur, et du ministre du budget Nicolas Sarkozy, et fait un lien entre le financement de la campagne électorale de M. Balladur pour l’élection présidentielle de 1995″ peut-on lire dans le rapport de police que s’est procuré Bakchich. Deux précisions. Les commissions étaient autorisées jusqu’à l’an 2000 (et la mise en place de la charte de lutte contre la corruption). En revanche, le financement de la campagne électorale, s’il était avéré, ne l’était pas.

A l’origine d’un attentat?

Mediapart.fr évoque le rôle trouble d’un agent français né au Liban Ziad Tiakkedine qui aurait facilité la vente de sous-marins au Pakistan en 1994. Mais une fois que Jacques Chirac a été élu, il a coupé court aux versements des commissions. Ce qui aurait entraîné en représailles l’attentat de Karachi, au Pakistan, en 2002, où 12 Français travaillant pour la… DCN avaient trouvé la mort.

No comment

20minutes.fr a joint l’Elysée, qui n’a pas souhaité faire de commentaires.

Affaire Tapie : Bayrou cogne dur

  Surprenant, non ? Le JRDF, qui a régulièrement la dent dure à l’encontre du président du MODEM, ne peut que reconnaître la charge, visiblement sincère, de l’intéressé dans cet énième dossier financier bien scandaleux de l’ère Sarkozy. Si l’on peut effectivement y trouver quelques petites traces de démagogie – le comparatif avec les victimes de l’amiante, par exemple – reste que François Bayrou dénonce quelque chose de très vrai : la connivence affichée, à peine enrobée d’un emballage de « justice », entre Sarkozy et ses mercenaires.

http://www.dailymotion.com/video/k74AkFyxsYwsD6HnhL

 

A noter, tout de même, que le monsieur n’est pas le seul à s’être élevé contre ces magouilles merdiques (et surtout coûteuses pour le contribuable), mais personnellement, je lui réserve la palme de l’éloquence et de la clarté, sur cette affaire.

EDVIGE : Joli nom pour une belle saloperie

  Aaaaah… il y a quelques mois, ami lecteur, ton serviteur évoquait, très clairement, le tournant fasciste emprunté par la politique de l’UMP. J’avais évoqué les accords non respectés, le démantèlement des pouvoirs syndicaux, le 180° par rapport à ce qui avait été promis, notamment aux cadres… J’avais même écrit un joli article pour AGORAVOX, qui l’avait retoqué au motif qu’il ne donnait « pas assez de preuves de ce que j’avançais ».

  Eh bien, ce ne sont plus mes mots aujourd’hui, pour ce qu’ils valent, mais ceux des associations de défense des droits des homosexuels, par exemple, qui se rallient à ceux des futurs syndicalistes fichés, des délinquants « hypothétiques » (mieux que Minority Report !) et des militants quel qu’ils soient, politiques ou même religieux ! Je vais donc lui laisser la parole, à ce brave journaliste officiel qui, lui, n’hésite pas à employer un comparatif avec le régime de la collaboration. Cela se perd vite, la liberté… surtout lorsque les gens ne veulent pas le croire ! Le problème, c’est même que les gens croient toujours que les nazis ont arrêtés des voleurs… alors que c’étaient EUX les voleurs !

 

http://societales.blogs.liberation.fr/alain_piriou/2008/09/dans-un-article.html#more

Dans un article fort bien documenté publié par le site Arrêt sur Images (accès payant…), Dan Israël revient sur les arguments des protagonistes, et avoue être peu convaincus par les miens, tels qu’ils ont été récemment publiés par le Monde.

«Emportés par leur élan, certains militants pour les droits des homosexuels ont aussi eu tendance à exagérer la « menace  » pesant sur eux. (…) On comprend bien sûr l’émotion des homosexuels qui s’estiment ciblés. Mais dans leur émoi, ils négligent le fait que la Cnil a obtenu que le décret mentionne explicitement que les données concernant les préférences sexuelles ou la santé soient collectées uniquement « de manière exceptionnelle ». Il est également interdit d’établir des listes de personnes à partir des seuls critères de la sexualité ou de la santé…»

 

Qu’ai-je bien pu dire pour laisser le journaliste si circonspect ?

 

Dans le Monde du 7 septembre, je n’y vais certes pas de main morte :

Alain Piriou, vous êtes porte-parole de l’Inter-LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans), qui organise tous les ans la Marche des fiertés, à Paris. Pourquoi protestez-vous contre le fichage, par Edvige, des données concernant la santé et la vie sexuelle ?

En 1982, les fichiers d’homosexuels, établis sous Pétain et conservés, puis nourris après la Libération, ont été définitivement supprimés : d’un point de vue policier, l’homosexualité était banalisée. Avec Edvige, l’Etat refait de la vie sexuelle des citoyens un critère discriminant, un sujet de surveillance policière. (…) *

 

Ne serait-il pas excessif de rapprocher Edvige des fichages des homosexuels par Vichy ? Un tel raccourci ne nuit-il pas à la qualité de l’argumentation ?

 

Relevons d’abord que le parallèle qui m’intéresse n’est pas tant celui entre notre époque et celle de l’Occupation, ce qui serait manifestement excessif, que celui entre un fichier qui sera prochainement détenu par les services centraux de police, et un autre fichier disparu il y a vingt-cinq ans, mais utilisé sous la Ve République. Là est le vrai débat.

Revenons en effet aux explications données par Gérard Gachet, le porte-parole du ministère de l’Intérieur. Le 14 juillet dernier, ce dernier s’exprimait dans le site en ligne de Têtu :

«Conformément aux règles générales de la loi de 1978 révisée, dans le cadre de laquelle s’inscrit ce décret, les données sur la santé ou la sexualité ne sont pas enregistrées pour elles-mêmes. Leur mention n’est autorisée que pour un besoin incident lié à une activité. Dans le domaine du renseignement, il s’agit essentiellement, pour la finalité 1, du militantisme. Ainsi, pour pouvoir enregistrer que quelqu’un est responsable d’une association professionnelle d’homosexuels, il faut autoriser, au titre de l’association, la caractéristique dite sensible. De même, au titre de la finalité 2, un militant d’une association servant une cause médicale, qui aurait participé à une intrusion violente dans un ministère ou une préfecture, sera intégré au fichier avec la finalité, médicale, de sa cause. Ce ne sont donc pas les personnes qui en tant que telles sont caractérisées.»

Cette position a été rappelée dans le Monde du 7 septembre :

«Nous ne pourrons ficher la maladie ou l’homosexualité de quelqu’un que si elle est en rapport avec sa vie publique, affirme M. Gachet. Il sera interdit, par exemple, de mentionner la vie sexuelle d’un élu qui n’évoque jamais publiquement son homosexualité. Il sera en revanche possible de rédiger une fiche sur le responsable d’un mouvement qui défend les droits des homosexuels ou sur une association de malades qui participe à des intrusions violentes dans les préfectures.»

Ainsi, pour justifier la collecte de données personnelles sur des responsables associatifs, le ministère lie l’objet de l’association —qui a un caractère public— à une orientation sexuelle ou un état de santé —qui a un caractère privé. Voilà qui a de quoi étonner !

Quand bien même on accepterait que les activités politiques, syndicales et associatives fasse l’objet d’un fichage —ce qui n’est pas notre cas—, en quoi est-il utile d’inscrire des données personnelles «sensibles», même si ces dernières ont un lien apparent avec l’objet de cette activité ? En quoi inscrire mon orientation sexuelle personnelle dans Edvige apporte-t-elle une information intéressante à des policiers, alors que ces derniers ont pour mission de renseigner mes activités associatives ?

Certes, il ne s’agit pas de fichage systématique et la collecte de la donnée «vie sexuelle»«exceptionnelle», nous dit-on. Certes, la CNIL veillera au grain. sera 

Il n’en reste pas moins que nous assistons là à un retournement historique détestable. Après que la génération qui m’a précédé a obtenu que, d’un point de vue policier, l’homosexualité ne soit plus un critère distinctif, Edvige rétablit, en des termes et avec des contours certes différents, la notion de «vie sexuelle» comme information potentiellement intéressante pour l’administration policière. Or, le fichage des responsables associatifs a pour finalité non pas la sécurité publique ni l’élucidation de crimes ou de délits —les fiches-argumentaires qui circulent au gouvernement sont d’une mauvaise foi éhontée—, mais le renseignement des pouvoirs publics sur les mouvements «susceptibles de troubler l’ordre public» : il s’agit donc bien d’un retour en arrière. Dans un fichier informatisé, lorsque vous introduisez une rubrique, c’est bien dans l’objectif de pouvoir l’exploiter, d’une façon ou d’une autre, par des extractions, une exploitation statistique, etc.

Or, le cœur de notre combat est bien de faire disparaître toute distinction des individus à raison de leur orientation sexuelle, notamment. Dans tous les domaines où nous intervenons —mariage, parentalité, emploi, administration, éducation—, nous nous battons en effet pour que l’homosexualité ne soit plus un critère distinctif, qu’il n’y ait plus cette stigmatisation d’une catégorie de la population au nom de son orientation sexuelle désignée comme «différente». Voilà pourquoi Edvige nous fait horreur.

 

• Alain Piriou •

Le pouvoir d’achat, selon Leclerc et Chatel

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Un article de Claude-Marie Vadrot, journaliste et écrivain, disponible sur son blog : http://horreurecologique.blogspot.com/2008/09/michel-edouard-leclerc-et-le-ministre.html

La « défense du pouvoir d’achat » vient de prendre pied dans les médias, dans un mouvement unanime, du Figaro au Parisien en passant par les grands journaux régionaux, la télévision et France-Inter. C’est le sujet consensuel de la rentrée : « à bas la vie chère ! ».

Quel que soient les qualités éventuelles ou la pugnacité des journalistes qui se lancent dans cette croisade plus ou moins inspirée, je pense notamment à France Inter, il ne faut pas oublier que l’opération « pouvoir d’achat » a été décidée en très haut lieu et est orchestré par l’inénarrable secrétaire d’Etat Luc Châtel qui parcourt les provinces de France en débitant des banalités sur la Consommation (1) qui fait partie de son portefeuille ministériel, banalités qui sont rapportés jour après jour par les télévisions régionales.

Il s’agit, résumons simplement, d’une part d’ancrer dans l’esprit du public, que pour améliorer le pouvoir d’achat il suffit d’avoir recours à des trucs et des astuces de consommateurs (radins…) et d’autre part de faire semblant de pointer du doigt la grande distribution qui vient de recevoir un royal cadeau lui permettant d’installer plus facilement ses grandes surfaces. Lesquelles vont désormais écouler encore mieux leurs produits sous des enseignes « au rabais » où elles vendent les mêmes choses qu’ailleurs ou juste un peu plus dégueulasses. Cette offensive permet de faire oublier que les salaires ne progressent pas, au contraire de la précarité, et que les taxes nouvelles s’accumulent au moment où le ministère des Finances a décidé (cela est visible sur les feuilles d’impôts) de bricoler les barèmes d’impôt et de faire passer à la trappe la plupart des dons aux associations et les dépenses de bénévolat. Les efforts de communications et de diversion de monsieur Châtel sont exceptionnellement importants (budget de com et de déplacements extraordinaire) ; et outre qu’ils détournent de l’essentiel ils incitent les consommateurs à acheter les produits de (plus) mauvaise qualité (notamment pour la santé) et provoquant beaucoup plus de dégâts sur l’environnement, ce qui rend service à la fois à la grande distribution et aux producteurs de bouffe industrielle. On oublie le Grenelle de l’environnement pour un faux Grenelle du pouvoir d’achat.

L’escroquerie repose sur une réalité : personne, sauf les spécialistes (et encore ils ont du mal), n’est en mesure de passer d’un magasin (hard ou pas hard) à l’autre pour comparer les prix, les compositions, le poids et l’empreinte écologique. Donc il suffit de faire croire par une campagne de presse que les magasins « à bon marché » vendent moins cher en omettant d’insister qu’ils font partie des mêmes sociétés de distribution que les « autres ». Il s’agit donc de brouiller les pistes de l’augmentation des prix et des profits et l’escroc Michel-Edouard Leclerc, l’autoproclamé « pourfendeur de la vie chère » est comme d’habitude envoyé en première ligne pour entretenir sa fausse aura de mécène du consommateur.

A qui pourrait croire que les magasins « bon marché » sont différents des autres voici deux petits exemples péchés chez Ed : dans les yaourts Dia « aux fruits », le prix des 12 grammes de fruits (avec arome naturel qui sont en fait des copeaux de bois) est à 13, 30 euros le kilo ; dans les yaourts Danone Taillefine « aux fruits », la « trace » de pamplemousse revient à 19,5 euros au client. Avec une dernière remarque qui concerne la responsabilité du consommateur qui n’est pas innocent : pourquoi acheter de la scarole « Saint Eloi » épluchée et sous vide à 6,50 le kilo alors que la même scarole est vendue non emballée à 1 euro le kilo.

D’autre part, je rappelle que la gestion informatisées des flux d’achat avec les cartes de fidélité explique en grande partie les différences de prix entre magasins d’une même chaîne pour un produit identique lors des récentes enquêtes sur le pouvoir d’achat et les augmentations. En effet, ce n’est qu’un aspect de la question, le croisement des courbes des achats et des profils sociaux économiques de la partie répertoriée des clients (100 000 cartes de fidélité en France), permet de déterminer les seuils de prix (ou de qualité, également) « acceptables » et n’entraînant pas ou peu de baisse de vente. Ceci magasin par magasin, chacun étudiant les variations de l’acte d’achat en fonction d’une augmentation. Ces prix sont donc, grâce à ce système, de plus en plus fixés non pas en fonction du coût d’achat aux producteurs mais par observation de ce « seuil d’acceptabilité » déterminé jour après jour par l’informatique et analysé par des sociologues. Certains prix, puisque toutes les données peuvent être croisées, peuvent également être modulés en fonction de la partie du magasin où ils sont offerts.

 

(1) Genre : « Les Français ne dépensent pas moins, ils font simplement de nouveaux arbitrages dans leurs achats ». Celle là, il la répète partout sans rire, y compris pour « expliquer » que les gens en vacances ont été moins au restaurant.

«Après la chute de Morgane, l’huissier a dit : « On continue »»

Un autre très bon article de Libé, qui a des journalistes très variables à mon sens, mais prouve encore une fois que certains ont du coeur, assez pour rapporter les pires horreurs:

 

Au troisième étage, sur son balcon, hier midi, son linge sèche toujours. Plus bas, là où Morgane est tombée, quelques fleurs ont été posées. C’est une résidence HLM calme et proprette d’Istres (Bouches-du-Rhône). Morgane, 33 ans, mère de trois enfants, s’est jetée par le balcon mardi matin, quand l’huissier entrait pour l’expulser, en raison d’une dette de 11 000 euros à l’Opac, pour vingt-deux mois de loyers impayés.

«Déménageurs». «J’entends ce bruit sourd, je sors, je vois cette masse. C’est Morgane !» raconte le voisin du rez-de-chaussée, Freddy Viale, 68 ans. «Elle est tombée sur le ventre. Un bruit profond, je l’entends encore. Je m’approche, elle ouvre les yeux, elle me dit : »Bébé… j’ai mal… »» A quelques dizaines de mètres, il y a la cour de l’école maternelle du Clos-de-la-Roche, où son fils de 4 ans vient de faire sa rentrée. Mais, dans l’herbe jaunie, Morgane agonise. Le médecin des secours tente le massage cardiaque. En vain. «Sa tension baissait, raconte Freddy. J’entendais « 9… 10… 7… 5… » Au bout de vingt-six minutes, le médecin s’est arrêté. Tout en transpiration, les yeux embués. Il a dit : « On a tout essayé. »»

Depuis, dans le quartier de Rassuen II, c’est la tristesse et la colère. Freddy assure : «Au balcon, après sa chute, l’huissier a dit : « On continue, débarrassez-moi la cuisine. »» Le voisin de palier de Morgane, Marc Sayouz, 58 ans, employé chez ArcelorMittal, a entendu la même chose. «Mais un des déménageurs, en bas, a gueulé : « Pas question ! Vous voyez pas qu’elle est foutue ? »» poursuit Freddy. Selon lui, «un des déménageurs pleurait. Puis, à 11 heures moins le quart, le père est allé voir le petit qui jouait dans la cour de récré».

Le père, employé dans la métallurgie, était présent au moment du drame, avec son frère. «Il était avec l’huissier et le policier quand elle s’est levée de son lit et a sauté»,«séparé». «Ils vivaient épisodiquement ensemble», selon un magistrat, avec les deux plus jeunes enfants (18 mois et 4 ans). Un troisième enfant, âgé de 11 ans, aurait été enlevé à la mère. assure-t-on de source judiciaire. Il est resté sans réaction. Il vivait alternativement chez ses parents, dans une commune voisine, et avec Morgane. Le bail était aux deux noms, mais le père se dit «séparé». «Ils vivaient épisodiquement ensemble», selon un magistrat, avec les deux plus jeunes enfants (18 mois et 4 ans). Un troisième enfant, âgé de 11 ans, aurait été enlevé à la mère.

«Ils vivaient en vase clos, assure leur voisin de palier.Très peu de contacts. Elle refusait toute aide. Ils avaient refusé le monde extérieur.» Les services sociaux ont tenté d’enquêter, à la demande du bailleur, pour les impayés. L’assistante sociale du Ccas (centre communal d’action sociale) a rencontré Morgane, en août 2007 : «Elle m’avait l’air tout à fait saine d’esprit. On devait se revoir.» Mais Morgane n’a pas donné suite, pas plus que son conjoint. «Pourtant, il a un bon salaire», assure un voisin.

Sans revenu, cloîtrée chez elle, Morgane ne touchait pas les aides auxquelles elle aurait eu droit : allocations familiales ou aide au logement. «Sans doute qu’il y avait d’autres problèmes, déplore l’assistante sociale. A chaque histoire de famille, on ouvre une porte, mais on ne sait pas ce qui suit derrière.» La porte s’est vite refermée. «A part moi, elle n’a plus vu personne», résume l’assistante. «Tout le monde se dit : « Qu’est-ce qu’on aurait pu faire de plus ? » On n’a pas de réponse, rapporte Michèle Jullien, directrice du Ccas. On se heurte aux limites de l’action sociale. Quand les gens n’adhèrent pas, on ne peut rien faire.»

Convoqués pour une seconde enquête sociale avant l’expulsion, Morgane et son conjoint n’ont pas répondu. Alors, la machine administrative et judiciaire a poursuivi son chemin jusqu’à l’expulsion. Jacques Garcia, 57 ans, qui habite non loin, s’insurge : «Ce qui me fait râler, c’est que ça vient de l’Opac. Ça serait une société privée, passe encore. Mais l’Opac… C’est pas des êtres humains ! Est-ce que 12 000 euros, ça vaut la vie d’une mère de famille ? Ils auraient pu agir différemment.»

«Gâchette». Car ne pas répondre aux convocations, ça peut être un signe de détresse extrême, estime Jean-Claude Aparicio, de la section istréenne de la Ligue des droits de l’homme (LDH) : «Dans ces situations, des gens se mettent la tête dans le sol et jouent l’autruche.» Aussi, l’expulsion, «c’est une violence institutionnelle qui frappe les plus faibles, les plus atteints par la crise», déplore le militant : «Une femme est morte un jour de rentrée scolaire. Mais ils n’ont rien dans la tête ! Et le principe du droit opposable au logement ? Avant d’appuyer sur la gâchette de l’expulsion, on cherche à savoir pourquoi elle ne répondait à rien ! Est-ce que l’Opac des Bouches-du-Rhône, dirigée par la gauche, a besoin de ses loyers pour amortir ses comptes ? Qu’il n’y ait pas eu la fibre humaine pour dire : »Non, c’est la rentrée des classes », ça en dit long sur la déshumanisation de notre société.»

par Michel Henry

56% des français prêts à manifester pour de meilleurs salaires !

Source : AFP

PARIS (AFP) – Une majorité des salariés français (56%) se déclare prête à manifester pour obtenir une hausse des salaires et des pensions de retraite, selon un sondage de l’institut CSA publié jeudi dans L’Humanité Dimanche.

A la question de savoir s’ils seraient prêts à manifester, 30% des salariés interrogées répondent « oui certainement », 26% « oui, probablement », tandis que 26% disent « non, certainement pas » et 16% « non, probablement pas ». Les 2% restants ne se prononcent pas.

Sur l’ensemble des Français (pas seulement les salariés), la proportion de personnes disposées à manifester pour les mêmes motifs est moindre: elle s’élève à 51%, contre 47% qui répondent non et 2% qui ne se prononcent pas.

En outre, 53% des salariés se disent prêts à faire grève « quelques heures », contre 45% qui y sont défavorables et 2% qui ne se prononcent pas, et 51% à se mettre en grève « plusieurs jours », contre 47% qui y sont opposés et 2% qui ne se prononcent pas.

Interrogés sur les mesures proposées par la gauche pour augmenter les salaires et pensions de retraite, une majorité des Français (55%) a le sentiment qu’elles ne seraient « pas efficaces » si elles étaient appliquées, moins d’un tiers (31%) « efficaces » et 14% ne se prononcent pas.

Ce sondage de l’institut CSA a été réalisé par téléphone le 27 août auprès d’un échantillon de 1.007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Le Point révèle une conspiration au sein de l’armée

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Source : http://www.lepoint.fr/actualites-monde/dans-le-plus-grand-secret-un-groupe-occulte-a-epaule-la/1648/0/261410

 

On n’a jamais parlé d’eux, et pourtant leur rôle s’est avéré essentiel dans la rédaction du Livre blanc de la défense et de la sécurité intérieure , que le président de la République a rendu public le 17 juin dernier. À côté des membres officiels désignés par l’Élysée, un groupe secret a travaillé en parallèle durant dix mois, en se réunissant un jeudi sur deux autour du président de la commission, le conseiller d’État Jean-Claude Mallet. C’est ce dernier qui avait choisi en personne ces personnalités, avec lesquelles il avait travaillé dans des fonctions antérieures, notamment du temps où il avait été patron de la DAS (Délégation aux affaires stratégiques) du ministère de la Défense, ou secrétaire général de la défense nationale.

 

Curieusement, ce groupe dont l’existence n’avait pas été révélée jusqu’à ce jour, est demeuré durant près d’un an totalement indépendant de la commission, et déconnecté de ses membres. « Nous avons réfléchi aux mêmes choses, en même temps, mais complètement à part. Entre nous, nous nous appelions black team (équipe noire) et n’avons jamais été identifiés. Même pas lorsque Jean-Claude Mellet nous a invités au pot de départ de la commission du Livre blanc. »

Ce groupe de huit personnes était composé de (par ordre alphabétique) :
- Jean-Marc Balencie, docteur en sciences politiques, cadre de la société d’analyse stratégique Risk & Co. Dernier ouvrage paru : Les Guerres bâtardes .
- Pierre Conesa , ancien administrateur civil, directeur général de la Compagnie européenne d’intelligence stratégique ( CEIS ) ;
- Jean-Claude Cousseran, secrétaire général de l’académie diplomatique internationale, ancien directeur de la DGSE ;
- Philippe Duluc, ingénieur de l’armement en disponibilité, directeur de la sécurité du groupe Orange ;
- Alain Dumontet, amiral (2e section), ancien chef de la Force d’action navale ;
- Nicole Gnesotto, ancienne responsable de l’ Institut de sécurité de l’Union européenne , titulaire de la chaire sur l’Europe au CNAM ;
- Marie Mendras , politologue, spécialiste de la Russie au Ceri ;
- Patrice Sartre , général (2e section), conseiller militaire du groupe Safran ;
- Thérèse Delpech, conseillère stratégique du Commissariat à l’énergie atomique et – persiflent ceux que son activisme atlantiste agace – membre de droit de toutes les commissions existant en France, donc de la commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité intérieure, a été associée aux travaux de la black team . L’une des personnalités de ce groupe précise, perfide : « Sa présence a été fort utile pour nous rappeler que les résistances se traitent avec l’arme nucléaire. »

Aux yeux du président de la commission, confirme-t-on dans son entourage, il s’agissait de s’entourer d’experts incontestables, à même de le rassurer sur sa « hantise : louper une très grosse évolution stratégique, en étant pris en main par une pensée trop conformiste ». Un des membres de ce groupe secret précise que Jean-Claude Mallet « ne voulait pas être plombé par les penseurs officiels ». Résultat : ce cénacle a étudié des problématiques qui n’ont pas été abordées par la Commission officielle : le rôle des sociétés militaires privées, les risques posés par l’unilatéralisme américain sur les options stratégiques françaises, et même le tabou : la réorganisation des services du ministère de la Défense.

 

« Nous étions les seuls à pouvoir mettre les mains dans le cambouis, chercher à comprendre pourquoi les technocrates du contrôle général des armées font des carrières plus rapides que les opérationnels, ce qui est quand même un comble ! » Sauf que les services centraux du ministère seront peu touchés par la réforme, et que nombre de membres de la commission du Livre blanc le regrettent. De ce point de vue, les chevaliers blancs de la black team font grise mine !

Le pouvoir d’achat prend des vacances (tout seul)

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48% des français, cet été, ne sont pas partis en vacances, un pourcentage en augmentation… comme le présente bien cet article de l’AFP : 

 Près d’un Français sur deux (48%) n’est pas parti en vacances depuis un an, essentiellement faute de moyens financiers, selon une étude du Credoc publiée aujourd’hui.

«Le pouvoir d’achat a un réel impact sur les départs»: seul un tiers des Français vivant avec moins de 900 euros par mois, sont partis pendant leurs congés au cours des douze derniers mois, contre 83% des hauts revenus.

Malgré tout, commente le Credoc, 52% des Français sont partis en vacances, c’est un peu moins qu’en 2006 (56%), mais «on est loin de la chute du taux, annoncée par certains analystes». Car «les Français tiennent trop à leurs vacances pour y renoncer et ils sont prêts à faire beaucoup de concessions».

Des astuces pour «partir moins cher»

Plus d’un quart des Français ont mis spécialement de l’argent de côté pour financer leur départ en vacances, et parmi eux, 59% ont choisi de se restreindre sur leurs loisirs et sorties et 40% sur l’habillement.

54% des partants ont trouvé l’astuce pour «partir moins cher»: 29% d’entre eux partent hors saison, 24% réservent longtemps à l’avance et 18% optent pour des formules de séjours «tout compris». 15% sont restés moins longtemps, 14% ont choisi une compagnie à bas coûts et 13% des partants ont guetté une promotion de dernière minute.

Au début de l’été, les deux tiers des Français envisageaient de pratiquer moins d’activités payantes sur leur lieu de séjour et d’aller moins souvent au restaurant. Une majorité (56%) évoquait la possibilité de partir moins loin ou de se faire héberger par la famille (52%) ou des amis (46%).

L’étude, publiée dans le cadre du bilan gouvernemental de la saison d’été, a été réalisée en juin 2008 par le biais d’entretiens avec un échantillon représentatif de 2.011 personnes âgées de 18 ans et plus.

Sale rentrée en perspective

Source : Libération, par Véronique Soulé

Des loyers toujours plus chers, des frais d’inscription en hausse et maintenant les prix des produits alimentaires qui s’envolent : avec la reprise de l’inflation, les organisations étudiantes prévoient une rentrée particulièrement difficile cette année. Selon l’Unef, le coût de la vie étudiante augmente de 5,9 % tandis que la Fage, la seconde organisation, annonce une hausse de 3,5 % des frais de rentrée.

«C’est une douche froide : Valérie Pécresse avait promis d’être la ministre des étudiants mais son bilan est globalement négatif, a estimé hier le président de l’Unef, Jean-Baptiste Prévost, toutes les dépenses obligatoires ont augmenté, la plupart davantage que l’inflation [de 3,6 %, ndlr] : plus 5 % pour l’inscription en master, plus 6,7 % pour l’alimentation, enfin plus 8,3 % pour les loyers à Paris et 4,3 % en province. Or les bourses n’augmentent que de 2,5 %.»

Les deux organisations se rejoignent sur la plupart des constats. Le logement reste le grand point noir. Alors que les loyers ont continué de grimper, les aides n’ont guère bougé avec un plafond à 200 euros par mois. Le nombre des bénéficiaires s’est accru – 700 sur 2,2 millions d’étudiants. Mais ils touchent en moyenne 149 euros par mois, «le niveau de 1994 alors que les loyers ont depuis doublé», précise Michael Zemmour de l’Unef. Du coup, beaucoup doivent avoir un job qui empiète sur leurs études. Des crédits ont été débloqués pour la construction de résidences universitaires, mais la récession qui s’annonce et les restrictions budgétaires font craindre le pire.

La réforme des bourses a par ailleurs déçu : Valérie Pécresse avait dit vouloir simplifier leur mode d’attribution et mieux cibler les bénéficiaires. Un nouvel échelon a été créé pour les étudiants de la classe moyenne (50 000 bénéficiaires), qui ne touchent rien mais qui sont dispensés des frais d’inscription. Simultanément, les bourses pour les plus modestes (100 000) ont augmenté de 19 euros par mois. «Quelque 7 % des étudiants se retrouvent ainsi gagnants, souligne Jean-Baptiste Prévost, contre 93 % qui perdent en pouvoir d’achat.»

Face à la campagne des organisations étudiantes, Valérie Pécresse a débloqué 5 millions d’euros pour les boursiers lésés par sa réforme qui supprime plusieurs critères d’attribution, comme le fait d’avoir un parent isolé ou l’éloignement du domicile. Mais la procédure étant individuelle, des milliers de perdants, mal informés, risquent de ne pas aller réclamer.

L’Unef demande d’urgence un dixième mois de bourse d’autant que les trois quarts des étudiants rentrent désormais avant octobre. «On leur demande de travailler plus en étant aidés moins», résume Jean-Baptise Prévost. Elle réclame aussi la suppression du mois de carence pour l’aide au logement. - «septembre est le mois de toutes les galères: l’étudiant fait ses principales dépenses et ne reçoit aucune aide» - et 50 000 allocations d’études pour les non boursiers. La Fage demande, elle, une allocation de rentrée étudiante de 390 euros pour les boursiers et pour les étudiants de la classe moyenne ne touchant aucune aide.

Les quotas d’immigration se font refouler…

  La commission dirigée par Pierre Mazeaud (proche de Jacques Chirac, qui l’a fait nommer membre au Conseil Constitutionnel, donc difficilement suspect de sympathie à gauche) pour réfléchir sur les quotas d’immigration et la simplification du contentieux, juge « moralement condamnable » l’approche du Président Sarkozy, et de son ministre Brice Hortefeux.

  Elle recommande ainsi, à l’unanimité (!), de renoncer à la politique des quotas, jugée inefficace, et l’incite à une plus large concertation avec les partenaires européens ainsi que les pays d’origine, dans un souci de « transparence, de simplicité et de solidarité ». Pour le Parti Socialiste, « à la vision défensive et répressive de la droite, il faut substituer une approche positive de la question, autour de la notion d’immigration partagée ».

  Rappelons que « les quotas » consistent, en plus de l’immigration choisie (si tu es riche, avec un gros diplôme et/ou célèbre, tu peux rentrer) à définir des seuils d’immigration en fonction du pays d’origine, et d’après des critères tels que « les thaïlandais d’accord, mais en priorité des masseurs ».

  Non, ce n’est pas une blague. En théorie, notons que le fait de rechercher à faire venir, d’abord, les spécialistes « traditionnels » d’un pays, ne serait pas une idée si farfelue que cela – bien que ségrégationniste, évidemment – mais ces spécificités sont tellement caricaturales, qu’elles en deviennent réductrices et, franchement… comiques.

Enfin, comiques, dans un film. Mais dans la réalité ?

Vers une privatisation de La Poste ?

  Le Parti Socialiste dénonce les projets de la droite au pouvoir, consistant en un changement de statut de l’entreprise publique en société anonyme; 20% du capital de la Poste devraient ainsi, également, entrer en Bourse prochainement.

  Déjà fragilisée par des directives européennes restreignant le marché du fret de courrier, La Poste est donc en passe de tomber dans l’escarcelle des financiers. Autant, certaines privatisations (France Télécom, par exemple) ont eu des conséquences bénéfiques sur les tarifs, autant dans d’autres domaines (l’énergie, notamment), les résultats sont souvent bien plus aléatoires…

  Qu’en penses-tu, ami lecteur ? Pour ou contre la fin du service public de distribution du courrier ?

La richesse de la France

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  « Et vous verrez, madame Royal, cela peut vous sembler accessoire, mais personnellement je pense que les personnes handicapées, en France, représentent une richesse. »

  – Nicolas Sarkozy, 2007, débat de l’entre-deux tours.

  On s’est foutu d’elle. On l’a accusé d’être une folle lorsqu’elle s’est énervée, durant le débat, sur la question des étudiants handicapés. Chiffres à l’appui, l’UMP a mitraillé dès le lendemain : il y aurait eu trois fois plus de personnes handicapées scolarisées depuis 2002, en France !

  Las, les fidèles lecteurs de ce blog le savent : ces chiffres ne reflétaient déjà pas la réalité. Derrière ces jolis petits putain de chiffres, d’autres se dissimulaient : 200 dossiers à traiter par agent, et des fonds non transférés aux régions, pour assurer la scolarisation REELLE de ces personnes fragilisées.

  La situation est donc en passe d’empirer. Les bourses d’études de plus d’un millier d’étudiants handicapés viennent d’être sabrées. L’UMP réplique qu’il s’agit d’un regroupement des aides, et que toute personne « lésée » pourra aller se plaindre auprès d’une commission spécialement créée pour étudier leur cas.

  Mais le compte, mathématiquement, n’y est pas. L’argument qui veut qu’un étudiant handicapé dispose déjà d’une aide de l’Etat, fait l’impasse sur le fait que cette première aide sert à payer une personne pour l’accompagner, et l’aider à noter ses cours, par exemple; Trancher la bourse servant, elle, à payer les livres, la nourriture, bref les frais de scolarité « normaux » d’un étudiant, revient clairement à empêcher toute personne handicapée ne disposant pas d’une aide financière extérieure de suivre normalement des cours.

  Quelle va être la solution de l’UMP, à part promettre une belle commission ? Forcer les handicapés moteur à travailler chez McDo ? Promouvoir la vente d’un rein pour payer son loyer ? Mmmm ?

Arbeit macht frei : les futurs perdants

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  La rentrée approche à grands pas, et l’identité des nominés pour l’Oscar de la meilleure sodomie à sec après ingestion de GHB sont : les cadres et les demandeurs d’emploi. Félicitations !

  Concernant les cadres, qui étaient pratiquement les seuls à avoir vraiment profité de la réforme des 35 heures, ils vont à présent être dotés de nouveaux contrats « personnalisés » soit-disant négociés en entreprise. Résultat : d’un arrangement de 218 jours travaillés par an, pour le même salaire, leur temps de travail passe à 235 jours « maximum »; au-delà, un nouveau contrat devra être signé, qui pourra s’étendre jusqu’à 282 jours !

  Dans tous les cas, les RTT sont supprimés. Ce qui revient, en synthèse, à « travaillez plus, reposez-vous moins, et tout ça pour le même tarif ». Ca donne envie de voter à droite, hein ?

  Deuxième ex-aecqo, les demandeurs d’emploi. Le RSA, Revenu de Solidarité Active, cheval de bataille de Martin Hirsch originellement fourbi par Royal et récupéré par le Pharaon, va finalement bien être mis en place. Ouf ! Vraiment ? II faut lire entre les lignes… pour ce qui est du financement, l’UMP « envisage » de taxer les revenus du capital. Sauf que ce n’est pas un engagement ferme; Quant à la somme allouée in fine à celui qui retrouve un travail, afin de l’y encourager et de lui accorder un niveau de vie supérieur à l’assistanat (absurdité actuelle du système), bien malin celui qui pourra l’estimer !

  Ce qui est certain, en revanche, c’est que ce RSA va remplacer le RMI et l’API. Comprendre : Seuls ceux qui auront retrouvé un travail seront aidés par l’Etat… lumineux, non ?

  Bref, pour faire quelques économies (le RSA coûtera a priori 1 milliard et demi par an, soit un soixantième des intérêts de la dette) et accorder une grosse gâterie au MEDEF (qui va pouvoir reprendre son championnat de suicide de cadres), l’UMP décide de sacrifier une part de la classe moyenne française, et de laisser en déshérence une autre partie de la population… à savoir, peut-être, la plus fragile. 

  Le pire, ami lecteur, c’est que ce genre de solutions, d’un point de vue économique, ne tient pas la route… Cela ne relancera ni la croissance, ni la consommation, et même une baisse du chômage n’est pas garantie par ces méthodes autoritaires.

EDIT : Quelques précisions ont été apportées. Sarkozy compte accorder le RSA à 3 millions de personnes, pour moitié en recherche d’emploi, pour l’autre qui en ont retrouvé un. Ce qui dénature, déjà, l’idée originelle, mais bon… Il promet que ses personnes y gagneront toutes, jusqu’à un certain plafond. Le détail du calcul montre que oui, mais seulement sur deux ans (c’est un peu compliqué à expliquer). Quant à tous ceux qui joueront le jeu du RSA, ils ne sont pas assurés de l’obtenir (puisque leur chiffre est déjà fixé à l’avance). Enfin, la taxe sur le capital, au nom du RSA, peut passer pour une manière de détourner l’engagement pris de ne pas augmenter les perceptions…

Sarkozy blague pendant un enterrement

  De retour, ami lecteur, avec plein d’articles sous le coude et un moral un peu meilleur, histoire d’affronter l’avalanche de catastrophes dont nous gratifie notre joli monde actuel.

  Commençons par du simple, du court : notre Président est revenu de vacances. Il a donc repris sa tournée de rodomontades officielles. Après l’enfant massacré à coups de couteaux, et l’exhumation d’un massacre nazi (l’effet Guy Môquet devait s’être estompé), voici le discours, face aux militaires, suite à la mort de certains de nos soldats, récemment, en Afghanistan.

  Problème : Sarkozy s’en fiche. Il le prouve dans cet extrait vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/k67x3vyJvyFJMuJYjm

déjà chassé par YouTube (vive la liberté de l’information, en passant), mais heureusement encore dispo sur Dailymotion.

  On y voit, assez explicitement à mon humble avis, quelqu’un qui préfère faire le malin, plutôt que s’en tenir à la gravité de l’instant. Maintenant, il convient de choisir les bons mots : ceci ne me semble pas, mai lecteur, être « une honte » ou « un scandale » – mots galvaudés s’il en est… simplement, c’est disgracieux et déplacé.

  Les militaires, déjà précédemment, échaudés, apprécieront sûrement…

Ecoles gratuites… est-ce vraiment obligatoire ?

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Source : Libération. Par Véronique Soulé :

Il faut se méfier des promesses de Nicolas Sarkozy. Durant la campagne présidentielle, il s’était engagé à rendre gratuite la scolarité des Français à l’étranger. Dès septembre 2007, l’Etat a donc pris en charge le coût des élèves de terminale. A la rentrée, ce sera le tour des premières… jusqu’en 2020 où la réforme sera achevée et les écoles françaises gratuites à partir du CP. Le problème est que cela coûte cher : 20 millions d’euros pour 2008, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, hostile à cette réforme.

La mesure est aussi injuste : alors que les élèves français ne paieront plus rien, les locaux, eux, continueront d’acquitter le prix fort. Surtout la grande majorité de ces familles de diplomates ou d’expatriés n’avaient pas besoin d’un tel cadeau, les grandes entreprises prenant en charge les frais de scolarité de leurs expatriés. Mais pour financer cette mesure, l’Etat se désengage de certains établissements : ainsi, les parents d’élèves et les enseignants du lycée français de Turin ont appris qu’il serait «déconventionné» à partir de la rentrée. A ce titre, il ne touchera plus de subventions de l’Etat et les familles devront assumer tout le coût.

La croisade contre l’alcool

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Décidément, notre société s’américanise bel et bien. Le Ministère de la Santé vient de réinventer la prohibition, version mineurs… prédisons-lui le même succès que son aïeul.

En France, disons-le franchement, beaucoup de jeunes se bourrent la gueule, très souvent, très fort, et très tôt. C’est attesté par une foultitude d’études. De plus en plus jeune ? Non. L’alcoolisme juvénile a toujours existé. Dans les cités ouvrières, dans les faubourgs de Paris, à la fin du 19e siècle, tout au long du 20e, et jusqu’à maintenant, les jeunes ont tâté de la bouteille. Comme pour la délinquance, l’alcoolisme chez les mineurs n’a jamais été absent.

C’est sûr, on peut fantasmer sur un âge d’or, durant lequel les adolescents auraient écouté leurs parents, révisé gentiment leurs leçons, et n’auraient pas eu de rapports sexuels avant leur mariage. Seulement, qu’ils aient été en uniformes ou non, les jeunes – et les moins jeunes – se sont toujours drogués, lors de soirées, en solitaire, ou dans les cours d’école.

Les pratiques ont certes évolué, un peu. Mais la colle reste populaire. Le haschich était fumé par nos grands-parents, en moindre quantité peut-être ; ou peut-être pas. Ceci n’est cependant pas un encouragement à se défoncer, en toute impunité… et votre serviteur sait de quoi il parle. La drogue, c’est de la merde. Mais soyons réalistes : Les jeunes de 15, 16, 17, 18 ans voire plus (ou moins), qui fréquenteraient ce blog, sont totalement immunisés à cette leçon de morale. Alors, n’insistons pas. Ce n’est pas le rôle du JRDF.

Les jeunes se droguent, pour de multiples raisons. Ce sont celles-là qu’il faudrait peut-être étudier… pas de misérabilisme, d’abord; l’alcool n’est pas là, seulement pour atténuer leur sentiment d’insécurité face à une grande méchante « société ». Est-ce un rituel initiatique, à l’instar des plantes hallucinogènes chez les amérindiens ? Peut-être. Un test de résistance, un peu comme un bras de fer collectif ? Une occasion pour se marrer ? Encore plus probable.

Le problème, évidemment, c’est que l’alcool n’est pas si drôle que cela. Les OD ne sont pas une légende – les comas éthyliques, pour être plus précis. Le mélange de drogues avec l’alcool est encore plus explosif. « Explosif », c’est peut-être d’ailleurs le terme-clé. Les jeunes veulent un feu d’artifice; un facilitateur de relations sexuelles, d’inconscience, de délire; et puis, il y a la part sombre, la volonté d’anéantissement, l’alcool triste, l’alcool poivrot. Les jeunes ne sont pas moins sensibles que leurs aînés. Ils noient également leurs peines, d’une manière ou d’une autre.

Reste donc la politique, face à cela. Vouloir interdire l’alcool aux mineurs est une illusion. Une posture; Pas forcément « une mauvaise chose », en soi, mais aussi réaliste que d’essayer d’éteindre un feu de forêt en soufflant très fort dessus. Les jeunes sont débrouillards, à l’instar des vélociraptors dans Jurassic Park : ils testent en permanence tous les endroits de la clôture, afin de trouver sa faille.

Donc, il y aura toujours des épiceries pour vendre de l’alcool aux mineurs; ce qui était déjà interdit, d’ailleurs, soit dit en passant. On interdira aux bars de servir des bières à des lycéens… la belle affaire ! Comme si les adeptes du défonçage total allaient dans les bars ! Ils achèteront des bouteilles de vodka merdique au supermarché, ou un pack de 24 bières pour 3. Et ils feront ça chez eux, tandis que les parents sont au boulot, sur leurs heures de cours. Voici la situation actuelle… et elle n’est pas prête de changer. Elle n’est d’ailleurs pas si généralisée qu’on veut bien le prétendre, avec ce tableau noirci des jeunes intégralement alcooliques !

Après tout, ami lecteur, as-tu déjà mis les pieds dans une école de médecine ? Ou d’ingénieurs en informatique ? Rien que des adeptes des concours de boisson, là-dedans – qui parviennent pourtant à opérer, plus tard, à coeur ouvert, ou à pondre des pages de lignes de code qui donneraient des vertiges à l’immense majorité de l’humanité.

Alors, l’alcool ? Comme toute drogue, c’est une question de mesure. Les jeunes l’apprennent, avec le temps. Mais ce n’est pas du goût de l’UMP-j’ordonne et la société doit suivre ! Eh bien, bonne illusion de puissance, cher ministère de la Santé ! Et après, il parait que ce sont les jeunes qui vivent en dehors de la réalité…

 

Une question d’emploi, version UMP

Les discussions sur les prochaines réformes en rapport avec l’emploi se poursuivent, au Parlement, et s’enlisent dans un épais mélange de destruction du code du Travail, et d’illisibilité de l’opposition.

1500 amendements (très majoritairement) déposés à l’encontre du concept d’ »offre valable d’emploi », qui conditionnera dorénavant l’indemnisation des chômeurs. Passées deux de ces offres, c’est l’éjection.

Si le terme est effectivement flou dans sa détermination, et s’accommode de bonnes grosses absurdités (un travail de vendeur dans un stand de supermarché, ou de téléprospecteur, est reconnu valable pour un ingénieur de formation), force est de constater que la gauche devrait arrêter de faire de l’obstruction aussi outrancière.

1500 amendements ! Et tous, ou presque, pour dire la même chose ! Merde ! Et chacun vient à la tribune pour répéter, à quelques variations près, son refus du concept d’ »offre valable », juste avant que son texte soit trappé, dans la minute, par un vote déjà joué d’avance. Le citoyen, lui, qui lit déjà rarement un amendement, sera décontenancé par cette masse de textes à la durée de vie très limitée. C’est le « jeu » parlementaire : tout le monde veut se faire voir. Ce n’est pas démocratique, c’est juste du cirque…

Ceci étant dit, l’avenir s’annonce très sombre pour les travailleurs français. Au nom de la baisse du chômage – dont les chiffres ne ressemblent déjà plus à grand-chose de réel, les RMIstes n’y étant par exemple plus comptabilisés – l’UMP fait passer en force son texte qui augmente (encore) les contingents d’heures supplémentaires. Déjà, la logique de faire travailler plus pour résorber le chômage m’échappe, mais on n’en est plus à cela près…

Il faut regarder les détails. 72% des heures supplémentaires actuelles NE SONT PAS PAYEES aux employés. On veut nous faire croire qu’un mécanisme, qui déjà est très peu utilisé (pas même un tiers du contingent, en moyenne, est utilisé par les employés) et qui sera encore plus compliqué à mettre en place par l’employeur, fera le bonheur des travailleurs… mais, au nom de la « personnalisation », ce sont les accords de branche qui sont abandonnés, au profit d’accords par entreprise. Ainsi, les patrons, petits et grands, pourront faire travailler leurs employés à leur guise. On évoque des cas de 78 heures sur des semaines de six jours !

L’employé, lui, n’est pas consulté. Les « négociations personnalisées » ne le concernent pas… il signera ce qu’on lui demandera de signer. En revanche, il pourra tirer une croix sur son repos compensateur, si telle est la volonté de « l’accord conclu par l’entreprise ». Quant au « bonus » qu’il est censé toucher sur ses heures supplémentaires, pour faire court, il est bien inférieur à ce qu’il perdra en cotisations retraite.

Merveilleux, non ? Le Sarkozy du débat télévisé est bien loin…

Union pour la Méditerranée : Echange honneur contre spectacle (Ecrire à l’Elysée, qui transmettra)

Voilà. La grande collation du Président vient de s’achever. Il y a eu le raout officiel, autour d’une table; puis la détente, face au défilé national, tous ces grands dirigeants unis, côte à côte, y compris le secrétaire de l’ONU invité, autour du Grand Chef de la France, Président actuel de l’Union Européenne – et bientôt, peut-être, de la Méditerranée.

Il faut bien cela, au moins, pour un leader de la trempe de notre Iznogoud – enfin devenu Calife à la place du Calife. Pourquoi pas, dès lors, Grand Sultan d’un continent ?

Au fond, humour mis à part, il y a bien quelques personnes que Mr Sarkozy a oublié d’inviter, au sein de son Soviet Suprême pour le Bien de la Méditerranée; un petit paquet de millions de personnes, en fait – on appelle cela « des peuples » ; C’est vrai que ça aurait coûté cher en invitations, et puis quand on s’apprête à faire revoter un pays insolent (l’Irlande), on peut bien refaire le monde, Carlita pendue à son bras, une bonne pelletée de tyrans (pardon, des dirigeants qui font plus de 80% des voix à chaque élection) accrochés à l’autre.

Certes également, quelques-uns des invités aiment bien shooter des immeubles garnis de soldats français, et imposer le silence à des diplomates, des journalistes, et des premiers ministres de pays limitrophes. Mais enfin, il n faut pas vivre dans le passé ! Tout ça, c’était en 2005 !

Allez, trop de badinage tue le badinage… La fête, reconnaissons-le, s’est bien déroulée. Ces parachutistes ! Ces tanks blancs de l’ONU ! Quelques illuminés ont bien tenté de défiler devant l’ambassade de Syrie – heureusement, la police républicaine du Pays des Droits de l’Homme veillait. Ils ont été priés de bien vouloir défiler chez eux – ou dans un fourgon. Après tout, ça a une sacrée acoustique, les paniers à salade…

Et cette armée, voyons ! On lui prêterait des motifs de grogne… Pft ! « De la mousse », dixit Sarkozy. Une fois les dangereux gauchistes/extrémistes du collectif « Surcouf » identifiés (des militaires qui se plaignent… non mais ils se croient dans une manif étudiante ou quoi ?), vous verrez mon bon monsieur, que l’Armée saura réaliser le génie de la réorganisation sarkozienne.

Revenons à nous moutons. Que penser d’un plan pour unir politiquement tout un tas de pays très différents, avec mutualisation des services de protection de l’environnement, échange d’étudiants, et paix au Proche-Orient à la clé ?

Que sur le papier, c’est bien mignon, sauf lorsque les principaux intéressés, très poliment, arguent que, pourquoi pas, ça leur fera passer le temps avant l’élection de la prochaine administration des USA.

Nonobstant, l’Union pour la Méditerranée joue des coudes pour exister. Kadhafi n’y croit pas (mais il s’est bien marré durant son passage à Paris, à nous faire la leçon en matière de Droits de l’Homme !), et le Roi du Maroc était un poil trop occupé pour venir. L’Europe, elle, a voulu s’incruster dans l’aventure; il faut dire que Sarkozy comptait utiliser ses fonds pour lancer son projet… ceci expliquant sans doute cela.

C’est mal barré, donc ? Nooooon… pour plomber véritablement, à coup sûr, un tel projet politique, il faudrait avoir la géniale idée d’une hiérarchie organisationnelle fixe, qui défierait toue logique représentative des peuples. Par exemple, une présidence arbitrairement adjugée à la France (normal, hein), un secrétariat au Maroc – ou en Turquie, peut-être ? Et puis, encore un autre secrétariat, pour vraiment simplifier les choses…

On y est ?

Ah.

Bon.

Ben, c’était un joli défilé, quand même… Sarkozy a serré plein de mains. Et Carla ! Carla ! Superbe. Très belle. Très digne.

La phrase à la con du jour

De Nicolas Sarkozy, à propos de sa réforme des institutions (qui a toutes les chances d’être enterrée vu son autisme sur des questions essentielles) :

« La réforme, au fond c’est comme le Bac, il faut l’avoir pour passer de bonnes vacances ».

Ce mec est vraiment plus bas que tout… traiter ainsi une putain de réforme constitutionnelle… c’est grave…

Et maintenant, elle est folle !

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Ami lecteur, comment ne pas croire l’UMP lorsque ce parti affirme que Ségolène Royal divague, et accuse à tort, sans aucune preuve, le pouvoir sarkozyste de faire pression sur elle ? Après tout, même Libération (un journal de gauche, appartenant à Rotschild, grand gauchiste reconnu !) l’a affirmé, titrant en une « La gaffitude » !

Oui, Royal est folle, et elle accuse impunément, juste pour faire parler d’elle et pour le plaisir de critiquer Monsieur Nicolas Sarkozy, le pourfendeur de la pensée unique qui se bat contre les conservatismes de la société française ! C’est connu, la gauche ne sait que critiquer ! Après tout, l’appartement de l’effrontée mythomane n’a été mis à sac que deux fois, plus une fois où son fils a mis en fuite des cambrioleurs ! Trois de ses collaborateurs, également visités, sont sans aucun doute, également, atteints de paranoïa hallucinatoire aigüe, tout comme les micros ont tout-à-fait leur place dans les portières de voiture des syndicalistes !

Enfin ! N’est-il pas évident que la police a fait son travail, puisqu’après la sortie polémico-politicienne de Madame Royal, nos forces de l’Ordre viennent de retrouver l’auteur du premier cambriolage, datant de 2006 ? Il s’agirait d’une étrangère originaire d’ex-yougoslavie, encore non localisée et dont l’identité n’a pas été révélée – mais Libération l’affirme, de choeur avec ce pouvoir blanc comme neige : « cette personne n’a rien à voir avec la politique ».

Ouf. Nous voici rassurés. Les étrangères adeptes des mises à sac pour ne rien voler, ou alors juste des ordinateurs portables en pleine campagne électorale, sont retrouvées (enfin, identifiés par des empreintes digitales qui viennent tout juste de se révéler), deux ans après les faits. Ces terribles voleurs non-liés à la politique, qui passent leur temps à ne cambrioler qu’un seul camp politique à plusieurs reprises, n’ont plus qu’à trembler ! La Justice française sera exemplaire !

Et quant aux personnes qui se disent suivies parce qu’elles sont visitées pile-poil aux horaires où elles sont absentes, il faudra qu’elles trouvent mieux, à l’avenir, afin d’exister sur le plan politique ! Tout est dit !

Le clan Sarkozy

Je relaye ici une analyse bien foutue d’une de mes consoeurs blogueuse (http://maiblog.over-blog.com/), qui a pris la peine de retracer les liaisons économiques (connues) entre certains amis du Président et l’Etat. Le constat parle de lui-même… Enjoy !

Le 4 avril 2006, la Caisse des dépôts et consignations – donc de l’argent public – a racheté 7,5% du capital d’EADS au groupe Lagardère pour un total de 2 milliards d’euros.
Arnaud Lagardère, ami de Nicolas Sarkozy, a créé le groupe Lagardère (qui possède à parts égales avec l’Etat une holding, la Sogeade) dont la filiale media (premier groupe media français) possède notamment Europe 1 et Hachette (qui édite Paris Match). Lagardère possède également 49% des NMPP qui distribuent 85% de la presse en France.

La « seconde coupure pub » accordée aux chaînes privées, ce qui va leur permettre de répondre à la demande des annonceurs qui ne pourront plus diffuser leurs spots sur les chaînes publiques. Evidemment, la chaîne qui en bénéficiera le plus sera la plus grosse chaîne privée, à savoir TF1 qui appartient à Martin Bouygues, parrain de Louis Sarkozy. Ce même M. Bouygues qui, après la campagne présidentielle, a pris avec lui à TF1 Laurent Solly, conseiller de Sarkozy. Ce même M. Bouygues qui avait voulu imposer Nicolas Beytout (journaliste au Figaro et sarkozyste déclaré) comme directeur de l’information, ce à quoi s’était opposé PPDA (d’où son éviction ?).

Nicolas Beytout finalement recasé chez LVMH dont le PDG n’est autre que Bernard Arnault, témoin de mariage de Sarkozy et Cécilia.

Le groupe Bouygues construction s’est vu confier, par le ministère de la justice, la construction de trois prisons, à Nantes, Annoeullin et Réau. En octobre 2006, ce même groupe s’était déjà vu confier la construction de quatre prisons (les travaux sont en cours).
Les services à la personne au sein des prisons seront confiés à quatre sociétés privées dont :
– Exprimm, filiale du groupe Bouygues construction
– Sogeres et Idex qui appartiennent au groupe Sodexo où on retrouve notamment au conseil d’administration des élus UMP comme Charles Milhaud.

Ces constructions de prisons sont sous la forme d’une AOT (autorisation temporaire d’occupation). Un partenariat public/privé où le partenaire privé finance et gère un un équipement de service public en contrepartie d’un loyer annuel versé par le partenaire public, en l’occurence l’Etat pour ces prisons. La concession avec le groupe Bouygues court sur 27 ans avec un loyer annuel de 48 millions d’euros.

L’institut de sondage CSA appartient désormais à Vincent Bolloré (fournisseur officiel d’avion pour les vacances de M. Sarkozy), ce qui vient s’ajouter à Opinion Way déjà relais de l’Elysée et à l’Ifop, détenu majoritairement par L. Parisot. Il possède la chaine Direct 8, les deux journaux gratuits Direct Soir et Direct Matin Plus, la SFP (société française de production) et détient, depuis 2005, un quart du capital de la société britannique Aegis, spécialiste de l’achat d’espace publicitaire (on y revient !).

Serge Dassault (sénateur UMP, sarkozyste déclaré et marchand d’armes) détient la Socpresse qui publie le Figaro. Dans le groupe Dassault figure le volet aéronautique, Dassault aviation, dont EADS détient 46%. Serge Dassault est client du cabinet d’avocats auquel est associé Sarkozy. Dassault aviation construit les Falcons, ceux-là même que Sarkozy voulaient acheter (sur le budget de l’armée) pour remplacer une flotte présidentielle qu’il juge vieillissante. Serge Dassault, grand défenseur de l’indépendance de la presse : « Les journaux doivent diffuser des idées saines, nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche » (Le Monde 10 décembre 2004).

Une question de budget

L’UMP, comme il fallait s’y attendre, entre en mode « restriction économique », notamment face à l’obligation faite par l’Europe, d’ici 2012, d’arriver à l’équilibre des comptes publics. La rigueur est donc… de rigueur, ou plutôt, pardon, « des mesures courageuses » pour lutter contre « le conservatisme qui a mené le pays à sa situation actuelle ».

Les débats, à l’Assemblée et au Sénat, sont donc houleux, et je l’avouerais, ami lecteur, particulièrement amusants. Ah bah oui, le malheur, quelque part, c’est toujours drôle. La droite se défend comme elle peut, avec sa rhétorique habituelle, et essaye tant bien que mal de balayer sous le tapis les preuves un peu trop flagrantes de sa mauvaise gestion. En effet, malgré les coupes sombres, le déficit s’accentue. Sans parler d’une croissance qui, euphémisme, ne décolle guère… La Cour des Comptes rappelle ainsi à l’ordre « la majorité », et pointe du doigt certaines techniques de dissimulation, qu’elle ne semble pas précisément goûter.

Plutôt que d’abrutir le lecteur de chiffres, essayons de nous attacher aux méthodes. Certes, le contexte économique est mauvais, reconnaissons-le. Certes, malgré ses charcutages, le gouvernement semble malgré tout tenir certaines de ses promesses, en augmentant le budget de l’enseignement supérieur, ainsi que celui de la Justice – afin de construire et de faire rénover, notamment, des prisons (pas trop tôt !).

Reste que l’UMP, et ses alliés, s’empêtrent dans leurs tours de passe-passe budgétaires, un poil trop voyants. D’abord, il y a la diversion : C’est pas de notre faute, c’est celle des collectivités locales et territoriales – dirigées par d’inconscients socialistes ! Mip ! Mauvaise réponse ! L’Etat doit toujours 2 milliards d’euros aux régions, et transfère toujours plus de compétences vers elles, sans les fonds adéquats ! Avec une belle inflation, reconnaissons à la gauche un certain talent de jonglage gestionnaire ! Même chose concernant la « proposition » de réduire les subventions faites à certaines grandes villes… comme par hasard, tenues par des socialistes !

Ensuite, il y a les dettes non payées. Celle du Crédit Foncier, celle de l’Assurance Maladie, etc… mais surtout, il y a un nouveau joujou de la droite, sur lequel il nous faut revenir plus particulièrement : les PPP – Partenariats Public Privés.

Ce nouveau concept, qui sonne bien, cache un habile trucage des marchés publics, qui fait profiter certains amis de la maison patronale, avec l’inconvénient d’être extrêmement non rentable ! Explication : L’Etat délègue à une société privée la construction, la gestion et l’entretien de bâtiments – par exemple, un hôpital, ou une prison – en échange d’un loyer payé sur de nombreuses années, au terme duquel le bâtiment appartiendra à l’Etat. Le gouvernement actuel s’engage ainsi à laisser des couleurs de béton tels Bouygues gérer des bâtiments pénitenciers (après tout, ils font bien aussi dans la télé… et bientôt dans le nucléaire !), contre un engagement sur dix, quinze, vingt ans mettons, qui coûtera in fine à l’Etat bien plus que s’il s’était chargé lui-même de payer l’addition initiale.

Pour faire simple, l’UMP masque l’accroissement du déficit avec une dette déguisée laissée à ses successeurs, et délègue au privé des compétences inédites, tout cela dans une belle opacité (heureusement qu’ils se proclament libéraux, hein…), croyant ainsi tromper Bruxelles. En vain, d’ailleurs.

Autre technique classique de la droite (UMP/Nouveau Centre) : Faire croire qu’on est d’accord avec l’adversaire. Les voici donc hurlant contre l’iniquité des niches fiscales, dans lesquelles s’évade l’équivalent des rentrées totales annuelles de l’Etat, en stigmatisant d’un air très indigné le fait que « quelqu’un qui touche un million d’euros par an puisse ne pas payer d’impôts ! »

La belle ritournelle. Le problème, est que la droite nous joue ce couplet depuis belle lurette, et ne cesse d’augmenter ces foutues niches fiscales ! Leur parole a donc autant de résonance qu’un Sarkozy fustigeant les patrons-voyous, juste avant de dépénaliser le droit des affaires, ou qu’un même Président du Pouvoir d’Achat en campagne larmoyant face aux parachutes dorés – qu’il n’a pas même effleuré, une fois au pouvoir. Pendant ce temps, les socialos veulent taxer les superprofits des entreprises liées à l’Etat, tel Total, afin de créditer les fonds des retraites – plutôt que d’obliger les gens à bosser pendant plus de 40 ans pour pouvoir se payer leur loyer, une fois mis au rencart par la société… A ce sujet, l’UMP lance un plan « pour aider les travailleurs à quitter le monde du travail le plus tard possible » ; le problème, c’est que déjà 60% des retraités n’ont pas complété leurs annuités !

Il ne suffit donc pas de dire pour faire… certes, tout cela profitera encore aux mutuelles privées – et devinez à qui elles appartiennent ?

 

Démago-fascisme, un cran plus haut

La tension s’accroît au sein de France Télévisions. Après plusieurs grèves généralisées de journalistes (celle qui les a vus déposer leurs micros et appareils, en protestation à leurs mauvais traitements, à la sortie d’un Conseil des Ministres, a été effacée des archives des agences de presse, en passant), différents accrochages (menaces contre France 3 parce que Sarkozy n’avait pas une loge de maquillage pour lui tout seul, nouvelles menaces à cause d’un technicien qui ne l’avait pas salué), et dans un climat polémique suite aux déclarations arbitraires du principal intéressé quant à la publicité – déclarations qui ont fait grimper, par un heureux hasard, le cours des actions des chaînes privées – l’escalade de la violence franchit aujourd’hui le niveau de Patrick de Carolis, brandissant un poing métaphorique, à présent convaincu que les torpilles de Sarkozy/TF1 sont lancées à son encontre.

Evidemment, la réplique immédiate, dans notre beau-pays-des-Droits-de-l’homme-tout-ça, émane de Christine Albanel, qui joue son offusquée parce que le patron de France Télévisions a employé les mots « faux » et « stupide ». Si le chef du service public de l’information se met à dire ce qu’il pense, où va-t-on ?

Retour sur les évènements. Suite à la magouille « publicité » orchestrée par Sarkozy (pour flinguer le programme « Horizons de France Télévisions, qui cassait les prix sur la pub et faisait de l’ombre au privé), avec sa fausse naïveté coutumière (mais enfin ! C’est pour faire plaisir aux gens !), le chef de l’Etat a appliqué sa non-moins traditionnelle méthode pour noyer le poisson : il a créé une commission. Votre serviteur s’est tapé le texte de ce machin officiel, ainsi que l’intégralité (oui, je suis courageux) du discours de Son Impérieuse Majesté du Cac 40.

Autant faire court, et relever ce qui m’a fait tiquer, noyé dans une épaisse mélasse de bonnes intentions et de rhétorique si chère à notre bon dictateur. OH ! Un gros mot ? Le JRDF se met au gauchisme alors, à traiter n’importe qui de dictateur fasciste ?

Je persiste et signe. Sarkozy est un putain de fasciste. Je l’ai déjà écrit, je le réitère ici : le fascisme, ce n’est pas le bruit des bottes. C’est d’abord le bon gros mensonge d’Etat, allié à un irrespect total envers des opinions divergentes ; on peut coller les opposants dans des camps ; on peut aussi créer des commissions qui font semblant de prendre en compte leur point de vue. Le résultat final est, évidemment, identique.

Donc, lorsque Sarkozy prend la parole et discourt en promettant un grand service de l’information, il va jusqu’à prétendre qu’en finançant celui-ci à hauteur de 150 millions d’euros, il fait le plus grand geste jamais fait par un chef d’Etat. Vraiment ? La suppression de la publicité fait perdre environ un milliard de recettes à France Télévisions. Sous l’apparence d’un cadeau, Sarkozy vient de réduire par six le budget de ce service public un peu trop dérangeant pour lui, pas assez inféodé à son goût…

On continue ? En voulant nommer un président de France Télévisions, qui chapeauterait donc une direction déjà existante, c’est à une évidente tentative de contrôle total, par l’Elysée, que l’on assiste. Lorsque quelqu’un se fera virer, ce ne sera plus le fait de Sarkozy, mais du « Président de France Télévisions ». Emballez, c’est pesé !

Plus subtil, et tellement révélateur : Dans son discours, Sarkozy évoque la « cohérence » de sa vision, selon le principe rhétorico-nauseux du « on élit quelqu’un pour qu’il prenne des décisions » : Ainsi, s’il accorde à France 3 l’originalité de sa formule déclinée en versions régionales, il ne faut pas, selon lui, que cela « remette en question la cohésion de l’ensemble ». Exit donc, les journaux régionaux. Quant aux autres directions, et surtout rédactions, elles seront fondues dans le « grand » service public futur de l’information. France 2, 3, 4, et 5 ne seront donc plus, in fine, que de jolis panneaux apposés sur une seule rédaction, bien uniforme, et bien à la botte de Narcisse 1er.

Alors, le lecteur avisé me dira : en état de dictature, cher JRDF, tes mots eux-mêmes seraient censurés. Cependant, Internet est encore un flou juridique, dans lequel la liberté d’expression flotte toujours, en apesanteur ; Cependant, le rayonnement de ce blog, ainsi que celui des autres non-alignés (big up au Réseau Voltaire !) est dérisoire face aux mastodontes de l’information officielle. Enfin, même si ces nouvelles étaient largement diffusées, que pourrait faire le peuple ?

Nous sommes, malheureusement, spectateurs face à un régime qui durcit son emprise, fortifie ses alliances avec d’autres systèmes encore moins démocratiques (Berlusconi, Kadhafi…) et semble vouloir battre des records d’illusion démocratique… et de censure.

Ami lecteur, crois-tu que cela me fasse plaisir d’imprimer ces mots ? On ne doit pas prendre à la légère le pouvoir actuel. Les faits sont là, avérés, les actes ont dépassé le symbolique, et le symptomatique… pour entrer dans la destruction. Pure et dure.

Forte hausse des agressions à Paris

  En dehors des phénomènes devenus des classiques – à savoir, les bande de pillards lors des manifs et des fêtes de fin d’étude (notons que l’UMP compte y répondre en interdisant l’alcool lors de ces fêtes… lumineux, non ?) – les derniers chiffres se rapportant aux « atteintes volontaires à l’intégrité physique » sont tout de même carrément flippants.

  En gros, à part le 5e arrondissement, qui enregistre une baisse de 5% (!), le 6e, le 11e et le 9e dont les chiffres oscillent entre +1,2% et +2,4%, dans tous les autres arrondissements de la capitale, c’est le cas de le dire, les chiffres sont violents ! +35% dans le 17e, +32% dans le 20e, +57,6% dans le 3e, avec un record pour le 4e, à +74,8% !

  Il convient, évidemment, de tempérer ces résultats… mais point d’hypocrisie ! Si la gestion du maire de Paris est hors cause (la Police dépend des préfectures, bref du gouvernement, pas des services municipaux), il faut également prendre en compte le fait que ces chiffres reflètent le travail parfois « efficace » de nos forces de l’Ordre; C’est-à-dire qu’ils gonflent avec le nombre d’interpellations… Vaut-il mieux avoir de « bons » chiffres ou des agresseurs interpellés ?

   Pour autant, il faut également creuser ces informations en profondeur… Les violences contre les biens sont en diminution, tandis que celles à l’encontre des personnes augmentent. Les agressions sexuelles frôlent des records de hausse véritablement glaçants dans certains arrondissements : +200% dans le 9e, +125% dans le 2e ! Enfin, le personnel des transports en commun est, également, de plus en plus fréquemment visé.

  Bilan ? Le paysage des violences volontaires à l’encontre des personnes est forcément complexe, mais en tout cas, on ne peut pas dire que les caméras de surveillance aient rendu Paris plus sûre ! Sauf pour les biens matériels, peut-être… A noter que ces conneries de caméras ne sont quasiment jamais utilisées par les services de police, en cas d’agression. Pratique, hein ?

  Pour prendre un peu de hauteur sur cette situation, les violences témoignent d’un état de la société. Cela peut paraître cliché et « bien pensant » comme point de vue, mais l’étude de la criminologie de Paris montre que, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce sont bien les régimes les plus autoritaires qui ont vu fleurir dans Paname les pics les plus effrayants de criminalité. Sous nos deux Empires, par exemple, en particulier le second, malgré une discipline de fer à l’encontre des citoyens et des malfrats, les « coupe-gorge » se sont intensément développés.

  La raison ? Ma théorie vaut ce qu’elle vaut, mais la misère, la folie, l’exclusion à la base de certains phénomènes violents (notamment sexuels) se rajoute, à mon avis, à la criminalité plus « classique », celle des voleurs, des truands « professionnels ». On ne peut pas faire d’angélisme avec le peuple, nous ne vivrons jamais dans le monde des Bisounours ! Mais ce qui est certain, c’est que la pauvreté rajoute une louche de merde sur une situation déjà naturellement instable…

63% des français jugent mauvaise la politique économique actuelle

PARIS (AFP) – 63% des Français considèrent que la politique économique du gouvernement est « mauvaise », soit une baisse de 4 points par rapport au mois de mai, selon un sondage BVA pour France Inter et Les Echos à paraître mardi.

Selon l’enquête, 63% des personnes interrogées désapprouvent la politique économique du gouvernement (37% la jugent « plutôt mauvaise » et 26% « très mauvaise »).

Même si selon l’étude, « la politique économique du gouvernement se maintient toujours à un niveau record d’impopularité », le taux n’atteint pas les records des gouvernements Villepin (74% en juin 2006) et Raffarin (69% en avril 2005).

28% des sondés jugent la politique économique actuelle « bonne », dont 25% la jugent « plutôt bonne » et 3% « très bonne », trois chiffres inchangés par rapport au mois dernier.

Les « sans-opinions » ont en revanche augmenté, à 9%, au lieu de 5%.

Par ailleurs, interrogés sur la future présidence française de l’Union européenne à partir du 1er juillet, 61% des Français (contre 32% qui lui font confiance) ne font pas confiance à Nicolas Sarkozy pour favoriser la croissance économique en Europe.

71% d’entre eux (contre 21%) ne lui font pas non plus confiance pour limiter la hausse des prix des matières premières et de l’énergie.

Plus globalement, ils ne lui font pas confiance non plus (57% contre 31%) pour « faire repartir la construction européenne après le vote non des Irlandais » au Traité de Lisbonne.

Ce sondage a été réalisé par l’institut BVA par téléphone les 20 et 21 juin auprès d’un échantillon de 1.008 personnes, représentatif de la population française de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Le Pen accuse Sarkozy de dérive dictatoriale

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Cela faisait un moment que le JRDF ne s’était pas intéressé à notre borgne populiste préféré… Certains verront dans les propos du dirigeant du FN un foutage de gueule dans le plus pur style de l’hosto qui se moque des Restos du Coeur; Pour ma part, je pense que le point de vue de Le Pen n’est hélas pas une grande nouveauté. Le troisième cambriolage de l’appartement parisien de Royal m’incline à penser qu’effectivement, l’UMP entérine un dangereux virage…

 

Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a estimé aujourd’hui que la France prenait les caractéristiques d’un régime de «dictature», avec «contrôle gouvernemental des médias» et «délabrement de l’économie».

Un «contrôle gouvernemental des médias allant de pair avec le délabrement de l’économie, c’est le lot commun des dictatures», a estimé Jean-Marie Le Pen dans un communiqué, au lendemain de l’annonce par Nicolas Sarkozy que le futur président de France Télévisions serait nommé par l’exécutif.

Cette réforme «supprimera toute ambiguïté» sur les chaînes publiques, qui seront «clairement des chaînes de propagande gouvernementale», a déclaré Jean-Marie Le Pen. Elle est «démocratique au sens qu’avait ce mot en Russie soviétique», ironise-t-il également.

Le dirigeant frontiste note que la réforme a été annoncée au moment «où le moral des ménages bat un nouveau record historique à la baisse, et où la Cour des comptes lance un nouveau cri d’alarme sur la situation financière de la France».

Chirac boycotte le 14 juillet

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Pour une fois, je suis d’accord avec la position de l’ancien président : la venue du dictateur syrien, mis à l’honneur en pleine fête nationale, n’est pas un présage très heureux. Evidemment, s’agissant de Chirac, la réaction est sans doute plus liée à son passé personnel (ainsi que l’explique cet article) qu’à un quelconque code d’honneur…

Source : AFP

Jacques Chirac ne participera pas aux cérémonies de la fête nationale du 14 juillet à Paris, a-t-on appris samedi dans l’entourage de l’ancien chef de l’Etat, qui n’a pas précisé les raisons de cette absence.

RTL a affirmé samedi que M. Chirac avait décidé de boycotter les cérémonies du 14 juillet en raison de la présence éventuelle du président syrien Bachar al-Assad, invité par le président Nicolas Sarkozy.

 

M. Assad est invité aux cérémonies du 14 juillet à Paris, comme la quarantaine de dirigeants étrangers qui doivent participer la veille au sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée.

 

Cette invitation a provoqué de vives critiques de l’opposition de gauche en France et de la majorité anti-syrienne au Liban.

 

Interrogé par l’AFP, l’entourage de l’ancien chef de l’Etat français a indiqué que Jacques Chirac « n’ira pas aux cérémonies du 14 juillet », sans en donner la raison.

 

M. Chirac avait coupé les liens avec le régime de Bachar al-Assad après l’assassinat en 2005 de son « ami », l’ex-Premier ministre libanais Rafic Harari, victime d’un attentat pour lequel une commission d’enquête internationale a mis en cause de hauts responsables des services de sécurité syriens. Damas nie toute implication.

 

La secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme, Rama Yade, interrogée sur RTL sur le choix de l’ancien président français de ne pas assister aux cérémonies du 14 juillet, a déclaré: « je peux le comprendre dans la mesure où il a des relations très personnelles avec la famille Hariri ».

 

« Mais la visite de Bachar al-Assad est indépendante du fonctionnement du tribunal qui continue à évoluer selon son agenda habituel et cela n’est absolument pas entravé par cette visite », a-t-elle ajouté, à propos du tribunal international qui doit juger les assassins de Rafic Hariri à la fin des travaux de la commission d’enquête mandatée par l’ONU.

 

« La présence de Bachar al-Assad est la conséquence logique de sa présence au sommet du 13 pour l’Union pour la Méditerranée », a affirmé Rama Yade, en répétant que cette invitation était « une main tendue », mais « pas un quitus, pas un chèque en blanc ».

 

L’invitation de Bachar al-Assad intervient alors que Paris vient de relancer les contacts avec la Syrie et mène à son égard une politique d’ouverture depuis l’élection en mai du président libanais Michel Sleimane, un scrutin longtemps bloqué par les alliés de Damas.

La croissance française rate la marche et se plante méchamment

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C’est bizarre, on les entend nettement moins pérorer, à droite, à présent, quant à « la relance économique de la France grâce aux heures supplémentaires et au paquet fiscal »…

PARIS (AFP) – La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a estimé vendredi que les prévisions de l’Insee faisant état d’une croissance limitée à 1,6% sur l’ensemble de l’année 2008 étaient « exagérément pessimistes ».

 

« Ces prévisions me paraissent exagérément pessimistes surtout si je compare avec d’autres prévisions d’autres organismes comme le Fonds monétaire international ou l’OCDE ou nos propres prévisions », dont aucune n’est inférieure à 1,7%, a déclaré la ministre, interrogée sur France Info.

 

Alors que le gouvernement prévoit pour l’instant une croissance comprise entre 1,7% et 2,0% cette année, l’Institut national de la statistique estime, dans un rapport publié jeudi dans la nuit, qu’après une hausse inattendue de 0,6% au premier trimestre, le PIB de la France, rattrapée par la crise financière internationale, ne progresserait plus que de 0,2% au deuxième.

 

Il stagnerait ensuite (+0,0%) au troisième, avant de rebondir faiblement (+0,2%) les trois derniers mois de l’année.

 

Un niveau médiocre et de mauvais augure pour la croissance en 2009, que le gouvernement annonce pourtant en légère accélération (entre 1,75% et 2,25%).

 

La principale responsable est l’inflation, attisée par la hausse des prix du pétrole et produits alimentaires, qui devrait rester supérieure à 3% une bonne partie de l’année avec un pic à 3,6% en juillet.

 

Elle devrait ensuite progressivement s’assagir, pour une inflation moyenne de 3,2% sur l’ensemble de 2008 (dont environ 1,2 point lié au prix de l’énergie et 1 point lié aux prix alimentaires). Cela suppose toutefois que le baril de pétrole se maintienne autour de 130 dollars.

 

Dans ses dernières prévisions publiques, le gouvernement français prévoit de son côté une inflation moyenne de 2,2%. Mais avec un baril de Brent à 100 dollars…

 

Quant au pouvoir d’achat « par unité de consommation », qui prend mieux en compte les évolutions démographiques de la société, il devrait même stagner (+0%) sur l’ensemble de l’année.

 

Il s’agit en outre d’une moyenne sur l’ensemble de la population française. Or les carburants et l’alimentation étant les dépenses qui pèsent le plus lourd dans le budget des foyers les plus pauvres, il est vraisemblable que le pouvoir d’achat de ces derniers régressera purement et simplement cette année.

 

Autant de facteurs négatifs qui vont fatalement peser sur la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance française ces dernières années, explique l’Insee. Déjà mal en point au premier trimestre de l’année, cette consommation restera « atone », et la consommation alimentaire devrait même reculer fortement (-1,1%).

 

Autre victime de la crise financière et d’une croissance en berne: l’investissement en logement des ménages, qui devrait reculer. Pour l’Insee, le « retournement » de l’immobilier « est désormais engagé en France », même si son ampleur reste encore incertaine.

 

Dans un environnement mondial moins porteur, le commerce extérieur devrait encore creuser un peu plus son déficit et peser davantage sur la croissance.

 

Laurent Banguet.

Autoritarisme

 

 

On enchaine sur un billet du Contre-Journal, relatant un fait qui peut paraître dérisoire, mais me semble au contraire très symbolique, et alarmant : le début de répression orchestré contre les contestataires de la politique sarkozienne. Quand j’écrivais que ce régime avait un fort parfum de Second Empire…

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/05/sarkozy-la-peur.html

La police est désormais chargée de faire place nette dans les villes visitées par le Président. Les interpellations, fouilles, saisies de tracts font débat sur le Net et sur le site de Libé Lyon. Témoignagnes et discussion.

Christine. «Cela fait maintenant la deuxième fois en moins d’un mois que la police interdit la liberté d’expression dans l’espace public. Derrière le caractère anecdotique des faits (personne ne meurt de se faire arracher un drapeau tibétain ou l’ Huma) se cache une atteinte fondamentale aux principes républicains et démocratiques.»

Jeunes militants viennois. «Il est intéressant de noter que seuls les sympathisants sont invités à l’acclamer désormais. Cela nous amène donc à la superbe chasse aux sorcières orchestrée par les pouvoirs locaux. Plusieurs arrestations sont faites, sur désignation des agents des Renseignements généraux tout d’abord, puis directement celle de toute personne qui ne prendrait pas part à la grande liesse « populaire » entourant le Président. La ville était repeinte en bleu.

 

Un premier cordon fouillait, refoulait, ou non, intimidait, en clair, puis un deuxième se tenait dans les ruelles attenantes à la place où Sarkozy a débarqué, et enfin, des barrières derrière et des barrages de police isolaient le trajet direct de Sarkozy. Une des personnes arrêtées : « J’ai passé deux heures et demie en garde à vue parce que je portais deux affichettes format A4. » A propos de ces arrestations, les policiers n’ont pas été capables de fournir le moindre motif les justifiant. En tout, un peu plus d’une dizaine d’interpellations, dans la limite du possible en secret. Aucun motif réel. A chaque demande, des « on n’a pas à se justifier », à chaque remarque comme quoi transporter des tracts et des affiches n’est pas illégal, des « on connaît la loi, c’est nous qui la faisons respecter », mais quelle loi ? : « On n’a pas à se justifier ! » Triste épilogue, alors que la plupart des arrêtés ont été libérés, certains auront droit à un « rappel à la loi ». Nous lançons donc un appel aux juristes pour qu’ils nous expliquent quelle loi a été violée.»

 

Petermoutarde (lebonnetphrygien.org). «Si je vous dis badges, autocollants, tee-shirts, casquettes, tracts et banderoles soutirés à des manifestants par les forces de l’ordre et surtout interdiction de protester. Vous pensez de suite au passage de la flamme olympique à Paris, aux directives du gouvernement chinois, à l’obsession de ce dernier de donner une image propre et rayonnante au monde entier ? Eh bien vous avez tort. Ce comportement stalinien des forces de l’ordre a eu lieu lors des derniers déplacements de Sarkozy la semaine dernière. Sarkozy souhaite désormais offrir une image généreuse et rayonnante d’un Président bien dans sa fonction, sans « Casse-toi, pauvre con », sans « Descends de là, qu’on s’explique », quand bien même cette image serait entièrement artificielle, comme le meilleur des reportages de TF1.

 

Cette propagande digne de Poutine a donc été entamée cette semaine en minimisant l’action de manifestants militants, en leur soutirant leurs outils de protestation et en refoulant tous ceux qui voulaient protester contre la politique de Nicolas Sarkozy. Un vrai délit d’opinion ! Ces faits gravissimes sont occultés par les journaux télévisés e