posts dans la catégorie 'Le FN : Epouvantail ou vrai parti ?'


ACTION !

  Ami lecteur,

  J’ai vécu ces dernières années à tes côtés, m’informant, recoupant, m’attristant et ouvrant ma grande gueule sur ces pages virtuelles.

  Cela ne me suffit plus, maintenant. Je ne veux plus me contenter de critiquer, je veux agir ! La famine frappe, les Etats se perdent dans la spirale de l’endettement, l’Union Européenne coupe ses aides aux démunis, et surtout, la monde connait actuellement un sursaut de liberté que je ne peux pas laisser passer.

  J’ai donc créé mon parti politique, l’Alliance Confortiste Française, afin de reprendre en main l’économie et la politique par la création d’entreprises éthiques (nous avons une Charte), puis par la promotion de nos idéaux à travers le processus démocratique. Afin que ce monde connaisse une hausse globale du niveau de vie. Afin que personne ne meure de faim. Afin de construire des logements pour tous. Entre autres choses.

  Voilà, trois semaines que le blog de l’ACF est lancé et déjà des retours positifs… c’est encourageant. Voici son URL : acf.revolublog.com

  Je compte y consacrer mon temps, et peut-être revenir sur ce blog lorsque le bébé pourra marcher tout seul. Quoiqu’il en soit, le JRDF reste en ligne. Merci, merci, merci encore pour ces centaines de milliers de connexions, ces milliers de commentaires, ces messages, merci, ami lecteur, d’exister et de nous avoir soutenu. Ce n’est pas un au revoir. C’est un appel ! L’heure est venue, pour nous, d’entrer dans le concret, et de montrer à ces saloperies de pillards et de mafieux qui dirigent maintenant la majorité de l’économie mondiale, et à leurs pions politiques, que le peuple peut penser et s’organiser. Oui, ça fait un peu anar, et alors, hein ? Plus sérieusement, l’ACF est proche du PS et on souhaite à Hollande – s’il se révèle intègre – tout le bonheur du monde dans ses projets présidentiels. Le règne de Sarkozy a encore fait monter la puissance des forces de l’argent.

  Eh bien, récupérons l’argent ! Récupérons le commerce ! Récupérons la politique ! Pour la démocratie, pour un meilleur partage des richesses, et pour un monde plus confortable !

  Salutations !

Le FN sur la pente glissante du népotisme…

 

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Source : Libération

Pour son petit noël, Marine Le Pen trouvera au pied du sapin le cadeau tant convoité, le parti fondé par son père, bien enrubanné. Mais, à peine le jouet en main, l’héritière s’emploie à le casser. «Elle hérite, mais de quoi ? Et pour faire quoi de ce parti ?» s’interroge un ancien cadre du FN.

Tensions. Les revers électoraux et leurs conséquences financières laissent la petite boutique lepéniste fondée en 1972 dans un sale état. Le conseil national du parti d’extrême droite va se tenir dans ses nouveaux locaux, dimanche à Nanterre (Hauts-de-Seine), sur fond de crise, sans doute la plus grave depuis la scission mégretiste de 1998.

L’annonce par Le Pen, en septembre, de son retrait de la vie politique en 2010 et son choix déclaré en faveur de sa fille pour lui succéder ont avivé les tensions. Les effectifs militants s’effritent, les conseillers régionaux prennent leur distance avec le FN, tout en continuant à siéger sans étiquette au sein de ces instances. «Et, s’insurge un permanent sous couvert d’anonymat, comme si cela ne suffisait pas, Marine Le Pen met au rancard les cadres historiques du Front», comme Jean-Claude Martinez, le pourvoyeur d’idées du FN et Carl Lang, l’ancien secrétaire général du Front. «En 1998, deux conceptions différentes du parti et de son positionnement s’affrontaient. Avec la scission, les cadres et les militants ont choisi leur camp. Cette fois, il n’y a pas de complot. Les gens s’en vont sur la pointe des pieds. Ça se délite», analyse un cadre du mouvement.

Dernier exemple en date, Martial Bild qui, lors de la dernière réunion du bureau politique, le 24 novembre, a démissionné de toutes ses fonctions, sans tambour ni trompettes. «Vu tes résultats à Paris, tu ne nous manqueras pas», a lancé Le Pen à l’ancien responsable de la fédération frontiste de Paris. En solidarité, Carl Lang, exclu de fait pour avoir décidé de présenter une liste dans la circonscription Nord-Ouest face à Marine Le Pen, propose aussisa démission, tout en précisant que «le président n’est pas obligé de l’accepter». «Je ne comprends pas, tu démissionnes ou pas ?» lui demande Jean-Lin Lacapelle, secrétaire départemental FN du Loiret et soutien inconditionnel de Marine Le Pen.

«Les amis de Carl Lang ne l’ont pas suivi. Son opération a avorté», tranche Louis Aliot, le secrétaire général du parti et autre proche de Marine Le Pen. De son côté, Lang dénonce «la création d’un Front familial» et accuse la vice-présidente du FN «de chercher à éliminer tous ceux qui ne lui font pas allégeance. Je n’ai aucune confiance en elle». «Le père et la fille répondent aux interrogations des responsables historiques du mouvement par l’anathème», se désole un secrétaire départemental du Sud-Ouest.

Longévité. Du coup, si Le Pen père a réussi à faire vivre ensemble, pendant près de trente ans, les différentes chapelles de l’extrême droite au sein du Front national, la même longévité sera loin d’être assurée avec la fille. «Elle ne veut plus du FN ancien modèle», soupire Lang, prêt à rebâtir un courant de droite nationale ailleurs.

Le Pen s’accroche encore, du bout des dents

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Liberté d’expression, toujours… A l’heure où la nôtre se restreint au son du tintement des flûtes à champagne de l’UMP/TF1, les sales gauchistes que nous sommes sont encore assez fous pour laisser la parole à leurs ennemis…

 

Par Catherine Lagrange

EVIAN-LES-BAINS, Haute-Savoie (Reuters) -

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a assuré samedi qu’il mènerait le combat politique jusqu’à sa mort malgré son départ de la direction du parti en 2010 et a jugé possible une reconquête de ses électeurs ayant voté Sarkozy.

A l’ouverture devant la presse de l’université d’été de son parti à Evian, En Haute-Savoie, le leader de 80 ans, qui a fondé le FN en 1972, a tenté de donner une image d’unité en apparaissant devant la presse flanqué des deux prétendants à sa succession, Bruno Gollnisch et la benjamine de ses filles, Marine, tous deux vice-présidents de la formation.

Il nie tout retrait de la scène malgré son annonce cette semaine dans la presse qu’il abandonnerait la tête du parti en 2010 et ne serait pas candidat à l’Elysée en 2012 sauf « circonstances exceptionnelles ».

« Je ne suis pas enterré, je ne suis pas mort », a-t-il ajouté (…) Contrairement à ce qu’ont affirmé un peu légèrement les commentateurs, je ne prends pas ma retraite, pas avant que le grand patron me signifie que c’est terminé », a-t-il dit aux journalistes.

Après ses revers électoraux de 2007 et ses déboires financiers qui l’ont contraint à vendre son siège, « le Front national est en état de reprendre le combat », pense-t-il.

« Dans les différentes fonctions qui sont les miennes, je continuerai à mener le combat de mes idées jusqu’au dernier moment. Je suis candidat aux élections européennes, je vais être encore député pendant plusieurs années », a-t-il assuré.

Jean-Marie Le Pen a abordé la question de sa succession à la tête du FN, semblant implicitement soutenir sa fille Marine pour ce poste, mais précisant que tout restait ouvert pour la candidature à la présidentielle de 2012.

« Je ne suis pas omniscient et il faudra qu’à un moment donné je fasse confiance à ceux qui seront appelés à me suivre. Ils seront choisis par les adhérents du FN, ils choisiront séparément le président du FN et le candidat à élection présidentielle », a-t-il dit.

DEUX PRETENDANTS A LA SUCCESSION

Il a favorisé à demi-mots sa fille, « plus récente comme dirigeante du FN, les autres le sont depuis 20 ou 25 ans ».

« J’ai dit les qualités des uns et des autres. Bruno Gollnisch a suffisamment de qualités pour avoir été pendant des années le délégué général. Marine Le Pen s’est révélée comme très performante dans les médias », a-t-il poursuivi.

Alors que les adhérents du FN semblent marquer un penchant pour Bruno Gollnisch, Le Pen a évoqué les enquêtes d’opinion montrant que les sympathisants, eux, préféraient plutôt sa fille.

« Je préférerais que Jean-Marie Le Pen appuie ma candidature plutôt que celle de Marine ou qu’il soit neutre », a répondu Gollnisch. « Il a parfaitement le droit de changer d’avis même si c’est lui qui en premier avait évoqué l’idée, à plusieurs reprises, que je puisse lui succéder. Je n’ai pas l’intention de le museler, il fera ce qu’il voudra », a-t-il ajouté.

Bruno Gollnisch reconnaît dans sa candidature la faiblesse de l’âge mais s’attribue le bénéfice de l’expérience: « Moi, j’ai quand même participé à la rédaction des programmes successifs du FN, j’ai bataillé dans les assemblées. »

Dans cette bataille interne, Marine Le Pen considère de son côté être capable d’élargir l’audience du parti: « J’ai peut-être plus la possibilité d’attirer des électeurs qui ne sont pas l’étiage naturel du Front national », estime-t-elle.

Marine Le Pen veut croire en une reconquête. « Les électeurs de Nicolas Sarkozy regrettent d’avoir voté pour lui, il n’y a pas un jour sans que je rencontre des gens qui disent: un impôt de plus par mois, la guerre en Afghanistan, la régularisation des clandestins, un demi-milliard de cadeau pour Tapie, on n’a pas voté Sarko pour ça ! », dit-elle.

Edité par Thierry Lévêque

Le Pen accuse Sarkozy de dérive dictatoriale

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Cela faisait un moment que le JRDF ne s’était pas intéressé à notre borgne populiste préféré… Certains verront dans les propos du dirigeant du FN un foutage de gueule dans le plus pur style de l’hosto qui se moque des Restos du Coeur; Pour ma part, je pense que le point de vue de Le Pen n’est hélas pas une grande nouveauté. Le troisième cambriolage de l’appartement parisien de Royal m’incline à penser qu’effectivement, l’UMP entérine un dangereux virage…

 

Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a estimé aujourd’hui que la France prenait les caractéristiques d’un régime de «dictature», avec «contrôle gouvernemental des médias» et «délabrement de l’économie».

Un «contrôle gouvernemental des médias allant de pair avec le délabrement de l’économie, c’est le lot commun des dictatures», a estimé Jean-Marie Le Pen dans un communiqué, au lendemain de l’annonce par Nicolas Sarkozy que le futur président de France Télévisions serait nommé par l’exécutif.

Cette réforme «supprimera toute ambiguïté» sur les chaînes publiques, qui seront «clairement des chaînes de propagande gouvernementale», a déclaré Jean-Marie Le Pen. Elle est «démocratique au sens qu’avait ce mot en Russie soviétique», ironise-t-il également.

Le dirigeant frontiste note que la réforme a été annoncée au moment «où le moral des ménages bat un nouveau record historique à la baisse, et où la Cour des comptes lance un nouveau cri d’alarme sur la situation financière de la France».

Besancenot/Royal, double show social à Gandrange

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GANDRANGE (AFP) – Ségolène Royal et Olivier Besancenot se sont succédé mardi à Gandrange pour soutenir les grévistes d’ArcelorMittal, qui pourraient mettre fin à leur mouvement à la condition que la direction du groupe négocie sur les modalités de sortie de grève.

L’ex-candidate à la présidentielle, restée un quart d’heure avec les grévistes, qui se relaient depuis une semaine devant les portes de l’aciérie de Gandrange, a appelé à « mettre la pression sur le président Sarkozy et sur (Lakshmi) Mittal, pour qu’ils prennent des engagements (écrits) noir sur blanc ».

Nicolas Sarkozy a fait des « promesses fallacieuses qu’il n’a pas tenues » et le groupe ArcelorMittal s’est « très mal comporté » en « (fermant) la porte à des projets de rachat pour empêcher qu’un concurrent ne s’installe », a accusé Mme Royal.

En conséquence, les salariés se retrouvent aujourd’hui dans une situation « terrible » de « flou » et d’ »absence de réponse », selon ses propos. « Il faut que chaque salarié sache ce qu’il va devenir », a-t-elle observé.

Olivier Besancenot, leader de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), venu peu avant Ségolène Royal, a qualifié ArcelorMittal, qui racheté en 1999 pour un franc symbolique le site de Gandrange, de « patron voyou ».

« Les pouvoirs publics ont beaucoup donné d’argent public aux actionnaires d’ArcelorMittal, qui s’enrichissent sur la misère des travailleurs aujourd’hui. (…). On devrait être en capacité de récupérer cet argent », a affirmé Olivier Besancenot, resté plus de deux heures à Gandrange.

« ArcelorMittal explique que ce serait de l’ingérence dans l’économie privée, sauf que cette ingérence ne dérange pas ArcelorMittal quand il s’agit de pomper l’argent de nos impôts », s’est-il indigné, sous les acclamations des grévistes.

Depuis une semaine, environ 200 grévistes, selon la CGT, unique syndicat soutenant le mouvement – la CFDT, majoritaire, et la CFE-CGC s’y opposent -, se relaient pour bloquer le site de Gandrange afin d’obtenir des meilleures conditions de reclassement.

Des discussions sur ce thème entre syndicats et direction, qui se sont déroulées toute l’après-midi à Metz, ont abouti à des « avancées » notables, selon des responsables de la CGT.

« Il y a de grandes avancées qu’on ne peut nier, comme la possibilité pour les plus anciens, âgés de 56 ans, de travailler à temps partiel, payé 80% du salaire, ou la garantie qu’aucune proposition de reclassement en France ne se fera à niveau (hiérarchique) inférieur », a déclaré à l’AFP Jacky Mascelli, représentant CGT.

« Mais la reprise du travail est conditionnée par une négociation avec la direction, le plus rapidement possible, sur le paiement des jours de grève », a ajouté le syndicaliste, ajoutant que de telles discussions pouvaient se tenir dans la nuit de mardi à mercredi.

La direction a également accepté de proposer une seconde « offre d’emploi valable » aux salariés qui en feraient une demande « motivée », selon la CGT, alors qu’elle avait prévu de n’en faire qu’une seule, au grand mécontentement des protestataires.

« Depuis 34 ans que je travaille ici, on n’a jamais eu un plan social aussi mauvais. Pourtant, des plans sociaux, on en a eu en pagaille », a dénoncé Bernard Thierry, délégué syndical CGT, rappelant que 14.000 personnes travaillaient à l’aciérie de Gandrange à son arrivée en 1974, contre 1.100 aujourd’hui.

Charybde contre Scylla

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  J’en profite pour étoffer un peu la section « FN » de ce blog, vu les nombreux messages d’amour laissés par de sympathiques militants de cette mouvance (des trucs aussi amicaux que « les arabes faut tous les tuer » ou « à bas les sales races »… cherchez pas dans les commentaires, ils sont effacés dans l’heure maintenant… Désolé mais on vous avait prévenu…); C’est quelque chose d’amusant, je trouve, de voir quelqu’un attaquer un politicien qu’on déteste personnellement, juste avant de sortir les pires inanités et horreurs qu’on puisse entendre… je vais plutôt l’écrire comme cela : Si 2007 avait vu un duel Sarkozy-Le Pen, franchement j’aurais voté « suicide » ou « guerre civile »…

 

PARIS, 13 jan 2008 (AFP) – Le président du FN Jean-Marie Le Pen a accusé dimanche Nicolas Sarkozy d’avoir commis un « véritable viol de la volonté populaire », en menant une politique contraire à ses promesses électorales, estimant que le « populisme vaincra le pipolisme ».

« Quand on regarde la politique menée par le gouvernement, on se dit qu’on assiste à un véritable viol de la volonté populaire », a déclaré M. Le Pen devant quelques centaines de militants FN, réunis pour la galette des Rois de la fédération de Paris.

« Les Français ont cru voter pour un homme intraitable sur l’insécurité, l’immigration, les valeurs, la famille, la patrie, l’ordre, la baisse des impôts », mais « le masque tombe », a déclaré M. Le Pen.

M. Le Pen a particulièrement pris pour cible la politique gouvernementale en matière d’immigration.

« La France que Nicolas Sarkozy aime, c’est la société multiculturelle » ou la France « brassée par l’immigration de masse », ce n’est pas « le vieux pays de 2.000 ans d’histoire », la France des « terroirs et des clochers », a-t-il dit.

« La loi Hortefeux a réussi la prouesse d’accroître l’immigration familiale, de faciliter l’immigration de travail rebaptisée immigration choisie et de maintenir le flot de l’immigration illégale » avec l’annonce de possibles régularisations de sans-papier ayant un travail, a-t-il dit.

Quant à l’objectif de 25.000 reconduites à la frontière par an, « il est largement insuffisant puisqu’il entre environ 150.000 clandestins par an dans notre pays selon le ministère de l’Intérieur », a-t-il dit. [NDLR : BOUAHAHAHAHAAAAA... j'adore Le Pen, cet applomb qu'il a pour sortir des chiffres de son cul, franchement c'est un vrai talent de comédien... c'est donc purement fantaisiste...]

Les promesses de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne électorale « rappellent, sombre présage, le +vive l’Algérie Française+ de Gaulle en 1958, aboutissant à l’Algérie algérienne, puis à l’Algérie fellagha », a déclaré M. Le Pen.

Mais « le populisme vaincra le pipolisme », a-t-il aussi lancé, en allusion à l’abondante exposition de la vie privée du président de la République.

Le pas de l’oie

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  Eh bien… Il ne sera pas longtemps resté de « centre-droit », le Jean-Marie. Je profite de l’actuelle débauche de haine xénophobe stratégiquement déployée par le « parti des vrais français », pour remplir à nouveau cette section du blog que j’avais, c’est vrai, un peu délaissé. Je l’ai déjà écrit, ça ne me motive pas des masses de tirer sur une ambulance. S’il faut donc détailler les galères financières du FN, les piteux résultats électoraux ont amputé les subventions de ce parti, ce qui force donc les militants frontistes à mettre la main à la poche, à réduire drastiquement le nombre de leurs permanents, et peut-être même à vendre le « Paquebot », le siège historique du…

  C’est chiant, hein ? C’est aussi pour cela que je n’avais pas tellement  abordé ce sujet. Alors tranchons net, pour en arriver à ce qui nous intéresse : l’idéologie du FN. Sera-t-elle façon « beurette avec un petit string rose qui dépasse », pour reprendre l’image-choc (qui avait surtout choqué les électeurs du FN… trop drôle…) de la campagne de 2007, sous l’égide de Mariiiiine ? Ou bien carrément négationniste à la Gollnisch, si l’on s’en tient à l’impressionnant CV du monsieur dans ce domaine ?

  Ni l’un ni l’autre, apparemment, dans un premier temps. Le capitaine reste à la barre – même s’il devra bientôt envisager, pour la première fois de sa vie, de laisser la succession à l’un de ses deux prétendants, au cours d’une élection interne. C’est dur la démocratie, à presque 80 ans, hein ?

  Alors, pour préparer son (probable) ultime tour de piste, le sieur Le Pen en revient aux bases ; Comment mieux les exprimer qu’avec ses propres mots ? (Source Reuters)

  Reconnaissant que « les élections législatives ont été un grave échec politique et surtout financier », Jean-Marie Le Pen, seul candidat en lice à 79 ans, a rappelé que le programme du FN tenait « en trois formules : immigration zéro, insécurité zéro, préférence nationale totale ».

Pour Jean-Marie Le Pen, « la lutte contre l’invasion migratoire reste en effet le mot d’ordre n°1″.

Pour illustrer ce propos, il a demandé la suppression de la double nationalité et du regroupement familial, l’expulsion immédiate de tous les immigrés illégaux sans oublier l’arrêt des « projets de construction des mosquées-cathédrales » qui hypothèquent « l’identité chrétienne de notre pays », ce qui lui a valu l’ovation du public.

  Fin de citation. Ca sent un peu le réchauffé, non ? C’est normal, c’est fait pour.

Petit cours d’informatique pour les frontistes (et pour les autres)

  Je vais encore faire mon « provocateur », mais d’un certain point de vue, le FN me choque moins que certaines autres formations politiques. Au moins, eux se sont pliés aux règles démocratiques, depuis longtemps, et ne fraudent pas les élections.

  Donc je continuerais de rapporter ici l’actualité de ce parti. Je cherchais un article sur le Pen qui avait attaqué le chef de l’Etat récemment, changeant de cap après une première phase « plutôt positive ».

  Et voici sur quoi je tombe :

LeMonde.fr : Le Pen attaque Sarkozy, qui « pourrait être le Jospin

Le Pen attaque Sarkozy, qui « pourrait être le Jospin 2007″. Article publié le 16 Avril 2007 Source : LE MONDE.FR avec AFP Taille de l’article : 258 mots
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-896487,0.html – 17k – En cachePages similaires

FN: Marine Le Pen attaque Cécilia Sarkozy – L’Express

Chaque jour, l’actualité en direct sur LEXPRESS.fr.
www.lexpress.fr/info/quotidien/rss.asp?id=10587 – 30k – En cachePages similaires

LEXPRESS.fr – Présidentielle 2007 – L’Express

Le Pen multiplie les attaques douteuses contre Sarkozy

Interrogé par le quotidien israélien Maariv, Jean-Marie Le Pen a une nouvelle fois attaqué Nicolas Sarkozy sur ses origines étrangères.
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Le Pen attaque Nicolas Sarkozy sur ses origines… – Blog Choc: un

Le conseiller politique de Nicolas Sarkozy, François Fillon, s’est dit lundi 9 avril, scandalisé par les propos tenus par Jean-Marie Le Pen, qui a présenté
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Pour Le Pen, Sarkozy n’est pas assez français pour briguer l’Elysée

Le Pen persiste et signe • Il avait attaqué Sarkozy dimanche sur ses origines, Si Le Pen attaque Sarkozy c’est qu’il a observé par divers sondages que
www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/246846.FR.php – Pages similaires

Le Pen, toujours plus bas dans ses attaques

Le Pen aurait dû s’abstenir d’attaquer Sarkozy sur ses origines. Lui qui se veut le représentant de la France éternelle devrait se souvenir que de nombreux
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Attaques frontales de Le Pen contre Sarkozy au Palais des Sports

Al’occasion de l’avant-dernier meeting du FN, Jean-Marie Le Pen et sa fille ont attaqué le candidat de l’UMP sur tous les fronts.
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Jean-Marie LE PEN attaque Nicolas SARKOZY sur ses origines

Jean-Marie LE PEN attaque Nicolas SARKOZY sur ses origines. [ medium_20070410.FIG000000181_19952_1.jpg]Jean-Marie LE PEN n’en est pas à son coup d’essai en
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  Remarquez la constance des liens, sur Google (utilisé par 90% des utilisateurs en France), renvoyant vers les dérapages racistes (indéniablement, là y’a pas de doute) du chef du FN. Cela crée une ambiance dans l’information. Et pourtant, ces faits commencent à dater…

  Google utilise la fréquence des clics comme base de son référencement. Cela signifie soit que des millions d’internautes continuent fréquemment à ne consulter que ces articles en voulant en savoir plus sur l’opinion du FN quant au gouvernement actuel…

  ..soit que l’UMP utilise ses équipes Internet pour cliquer dessus en permanence, afin de les faire sortir en tête de recherche. Regardez attentivement les mots placés en gras; « Le Pen » « attaque » « Sarkozy ». Ce qui couvre tout un champ de recherches.

  A quoi tient la réalité de l’information sur Internet… le PS est l’un des rares partis qui se soit engagé sur la charte Néthique, qui exclut ce genre de recours frauduleux. Tapez « Désirs d’Avenir » et admirez, en deuxième place, le blog officiel de l’UMP anti-Royal. Hasard ? Non, référencement.

Angleterre – étude sur l’intégration des citoyens « étrangers »

  L’immigration déclenche des peurs assez fortes pour justifier des pratiques douteuses pour s’en protéger, des arrestations aux portes des écoles françaises au mur qui s’élève à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Pourtant, tous les travaux des économistes le montrent, l’intensité de ces réactions de rejet apparaît complètement disproportionnée avec l’impact économique des migrants sur la population locale. L’économiste américain David Card montre ainsi que même des vagues d’immigration massive (comme l’arrivé de boat people cubains sur les côtes de Floride) ne se sont pas traduites par des baisses de salaires ou d’emplois pour la population locale. 

  Plus récemment, Patricia Cortes montre qu’une augmentation du nombre d’immigrants crée une baisse des prix dans les secteurs où les immigrants sont concentrés (services, alimentation, garde d’enfants), ce qui bénéficie à la population locale. Les raisons économiques ne semblent donc pas une raison suffisante à la méfiance persistante envers les immigrants. Celle-ci semble prendre sa source pour partie dans le sentiment que chaque nouvelle vague d’immigration est unique et inassimilable. La présence de ces étrangers met donc en danger la fabrique même de nos sociétés. Ainsi, les immigrants italiens du XIXe siècle irritaient les prolétaires français par leur religiosité ostentatoire (on les surnommait les «christos»).

  Aujourd’hui, Samuel Huntington, l’un des chercheurs en sciences politiques les plus connus aux Etats-Unis, prédit que la nouvelle vague d’immigration latino-américaine est essentiellement inassimilable, car trop éloignée des valeurs «traditionnelles» américaines (anglo-saxonnes et protestantes). Cette incapacité fondamentale à s’adapter est selon lui un exemple du «choc des civilisations» : les grands conflits du XIXe siècle auront lieu selon des lignes religieuses, huit grandes «religions» se disputant le monde. En Europe, c’est l’immigration musulmane qui est aujourd’hui l’exemple de choix du «choc des cultures». Chaque émeute de banlieue, chaque bus brûlé est l’occasion de répéter que les jeunes issus de l’immigration musulmane ne se sentent pas français. Si la France jouait au cricket, ils rateraient le fameux «test du match de cricket», proposé par le ministre britannique Tebbit (dans un match Pakistan-Angleterre, quel équipe soutenez-vous ?).

  Même en Angleterre, où l’attitude vis-à-vis de l’immigration et de l’assimilation est plus détendue qu’en France, les attaques terroristes de ces dernières années ont donné lieu à des analyses alarmées sur l’incapacité des jeunes issus de l’immigration pakistanaise et bangladaise à s’adapter. Les propos de l’un des participants aux attentats du 7 juillet 2005, un Anglais né de parents pakistanais, qui opposait les «gouvernements élus démocratiquement» à «[son] peuple, contre lequel [ils ont] commis des atrocités», ont été abondamment repris. Mais, au-delà de quelques anecdotes et de ces exemples dramatiques mais isolés, il n’a jamais été vraiment démontré que les jeunes musulmans restent plus souvent étrangers à la culture de leur pays d’adoption. Une étude récente d’Alan Manning et Sanchari Roy, de la London School of Economics, suggère au contraire qu’il n’y a aucune différence entre le rythme d’assimilation des immigrants musulmans (essentiellement bangladais, pakistanais, somaliens et indiens) et les autres. Ils étudient la réponse à la question posée dans une enquête annuelle : «A quelle nationalité considérez-vous appartenir ?» La réponse à cette question est considérée comme un signe d’assimilation (ou de refus d’assimilation). Parmi ceux qui sont nés en Angleterre, 94 % des personnes interrogées se considèrent britanniques. Les Irlandais du Nord sont 24 % de moins à se déclarer britanniques. La seconde génération issue de l’immigration se déclare moins souvent britannique, mais l’effet est faible (2 % à 5 % selon les pays) et similaire dans tous les pays : autrement dit, les enfants d’immigrés pakistanais se déclarent britanniques au moins aussi souvent que les enfants d’immigrés italiens ou chinois.

  La religion n’a aucun impact sur la réponse à cette question. De surcroît, cette variable ne semble pas évoluer au cours du temps : les cohortes de jeunes les plus récentes ne sont pas moins «anglaises» que les autres. Mêmes les événements comme le 11 Septembre, la guerre en Irak ou le 7 juillet, n’ont aucun effet sur le sentiment d’être anglais. Enfin, dès la troisième génération, la différence entre les immigrants et les autres se comble entièrement, et ce, pour toutes les nationalités. Ces résultants suggèrent qu’il n’y a pas d’érosion de l’identité britannique chez les jeunes issus de l’immigration. Ils pourraient néanmoins se sentir britanniques, mais différents. Pour explorer cette question, les chercheurs se tournent vers une enquête sur les «valeurs», menée parmi 15 000 enquêtés dont 5 000 issus de l’immigration. L’enquête porte sur les «droits et devoirs» des enquêtés. Là encore, parmi les immigrants de seconde génération, ni la religion ni l’apparence ethnique n’influent sur les réponses. Le pessimisme d’un Huntington, qui prévoit que l’immigration musulmane «ne pourra pas être digérée» dans des sociétés non musulmanes, paraît injustifié.

  Esther Duflo est économiste et professeure au Massachusetts Institute of Technology.

  http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/economiques/281722.FR.php

La mauvaise bonne surprise

  Un détail me fait halluciner, sur ce blog, et servira peut-être d’introduction intéressante : Il s’agit des statistiques détaillées, qui décrivent assez précisément les articles que toi, ami lecteur, tu as tendance à consulter. A ce sujet, le score est sans appel : De loin, le post « le business de l’identitarisme », semble le plus populaire. Consulté environ 150 fois par semaine (vingt fois plus que les autres ), il arrive devant « Nicolas Sarkozy bat-il sa femme ? », qui cartonne également.

  Ce qui m’embête un peu, ami lecteur, je dois te l’avouer… Car l’un s’est finalement trompé ( je pensais que Le Pen ferait un score haut en 2007 ), tandis que l’autre n’était là que pour contrer le blackout officiel, ce qui a son utilité, mais n’était finalement pas si politique que ça…

  Malgré tout, ces scores sont indicatifs. Les bad guys semblent avoir toujours la cote, et c’est ce qui motive, entre autres, cet article. Revenons-en au sieur Le Pen. Si son score finalement faible, en 2007, peut sembler, de prime abord, de bonne augure pour la « démocratie », comme on dit (encore que pour moi, il s’agisse d’un parti légitime, je ne suis pas sectaire), nombreux sont ceux qui souriront jaune, en constatant qu’évidemment, ses voix se sont reportées massivement sur l’UMP…

  Alors, le FN est-il mort ? J’aurais tendance à penser, plutôt, que ce parti est en sommeil, mais que 2012, voire 2017, peuvent voir sa renaissance. La question du leadership y est cruciale, évidemment, et c’est là que j’en profiterais pour faire mon mea culpa. En examinant les scores du FN, jusqu’en 2002, on ne voit qu’une courbe ascendante : il était donc logique, après l’entrée « surprise » de Le Pen au deuxième tour de la présidentielle, que ses troupes veuillent « poursuivre le combat » ; pourtant, c’est un effondrement qui est survenu. Pourquoi ?

  En premier lieu, il faudrait distinguer, grossièrement, différents types d’électeurs frontistes : ceux qui veulent (voulaient ?) réellement que Le Pen prenne le pouvoir, de ceux pour qui le leader n’est qu’un « message de premier tour » ; c’est sans doute ceux-ci qui ont, en 2007, largement lâché leur favori. Au vu de l’élection présidentielle de 2002, et du score finalement très bas du FN au deuxième tour, le doute n’était plus vraiment permis : même en finale, Le Pen avait bien peu de chance de l’emporter. Pourquoi parier sur lui, alors ? C’est ce que j’appelle « la mauvaise bonne surprise » ; tandis que le FN fêtait sa semi-victoire, il n’a pas réalisé que celle-ci n’était pas voulue par une grande partie de ses électeurs ! Ces derniers n’ont, alors, pas réitéré l’expérience. En prenant en compte la participation, bien plus forte, l’effet s’est multiplié.

  D’autres facteurs ont joué, évidemment : l’âge, bien entendu, surtout face à la « jeunesse » de Sarkozy. Mais d’autres facteurs sont plus rassurants, objectivement : ainsi, de nombreux électeurs anciennement frontistes n’ont pas, mais alors pas du tout, apprécié que Le Pen fasse référence aux origines « non-françaises » de Sarkozy… quelle ironie ! Les électeurs d’un parti « raciste » choqués précisément par des arguments xénophobes ! Mais il y a, encore, d’autres facteurs qu’il faut prendre en compte : la paresse du FN, par exemple.

  En effet, les campagnes 2002 et 2007 de ce parti ont été très différentes. La première, sans espoir de succès, a été mené tambour battant, au gré de très nombreux meetings, face à des rivaux qui souffraient d’un certain manque de charisme : Jospin, Chirac. Là où Le Pen faisait mouche contre le « Grand Jacques », il a fait flop contre Sarkozy, qui n’a pas le même passif, et qui disposait d’un discours finalement bien plus proche du sien… Mais le FN ne s’en est pas aperçu, pas tout de suite, du moins. Pire, le leader frontiste a accentué les défauts de sa campagne, en se reposant sur ses lauriers : il l’a avoué lui-même, il n’a pas fait beaucoup de meetings. Pourquoi donc ?

  Parce que, pour la première fois de son Histoire, Le Pen a été considéré, en 2007, comme un candidat légitime par les médias français – avant de se faire exploser, évidemment. Malheur aux vaincus… Nonobstant, on lui a ouvert, avant sa défaite, les portes des studios de télévision, qui lui étaient auparavant closes. Coincé dans le confort des interviews, auxquelles il n’est pas habitué, le vieux leader s’est adouci – ce qu’on a appelé la stratégie du « FN light ». Il a été, ainsi, jusqu’à se faire l’apôtre des animaux, dans un clip de campagne, jusqu’à se prétendre de « centre-droit »… alors que son adversaire, lui, durcissait le ton. Tentant de se rétablir, Le Pen a tapé sous la ceinture –et s’est tiré une balle de plus dans le pied.

  On voit donc que le score du FN, en 2007, n’est finalement pas lié à une baisse réelle des sentiments « agressifs et xénophobes » de certains français, mais est plutôt lié à certaines circonstances. La « divine surprise » de 2002, pour reprendre les mots du leader frontiste (piqués à Maurras, à propos de Pétain, d’ailleurs…) a engendré un contre-effet en 2007. Corollaire : la « bonne nouvelle » de 2007 (d’un point de vue « républicain », s’entend) risque de n’être également que passagère… en cas de changement de direction, par exemple…

Cadeau spécial premier tour (encore un !)

  Cher lecteur,

  Tu remarqueras que je ne dégoise pas, actuellement, sur le Front National, sa déroute aux présidentielles, et celle qu’on annonce déjà aux législatives. Bof, pas drôle de tirer sur les ambulances. Il me reste ce semblant de chevalerie. Et puis, tout au fond de mon crâne, une vieille toile confucéenne qui se demande : « Des deux maux, lequel est vraiment le pire ? »

  Alors oui, Jean-Marie est un fasciste. Qui n’a jamais pu, en fin de compte, accéder au pouvoir. Il a goûté un peu au banquet, en 2002 ; à peine quelques minutes, quelques miettes, une nuit improvisée, à l’arrache, déjà annoncée par les sourires en coin des présentateurs, une bonne heure à l’avance. Aaaaah… L’hypocrisie est une valeur sûre, en France. Un article du Monde l’avait même prédit, et ce n’est pas si étonnant de voir que les Français ne lisent pas tant « Le Monde » que ça. Las, la « surprise » est arrivée. 2002. Ding. Dong. ( le « Dong » c’est pour le deuxième tour, si incroyablement imprévisible… ) 

  Depuis, il y a eu la peur ; pendant cinq ans ; que je n’oublierais pas. Mais c’est le jeu, non ? Ce jeu truqué à l’avance de scrutin majoritaire à deux tours… Le Pen allait-il encore bloquer le jeu ? Pourrir les présidentielles pendant 10 ANS ?

  Non, finalement, les français ne sont pas si spontanément dramaturges que ça. Les rédacteurs de la pièce l’avaient déjà mise en scène à l’avance, faisant monter le « suspens » autour du score du FN… pour mieux s’acharner sur ce parti qui s’était cru « de la famille de la haute » en 2002, et dont le peuple se gaussait à présent. « Nous n’avons pas les mêmes valeurs; on ne mélange pas les vulgaires skinheads avec les grands patrons voyons, ça n’est pas correct. » aurait-on pu entendre sans toute cette putain d’hypocrisie officielle.

  Alors, lequel des deux maux est le pire ? Le potentiellement pire ( fascisme assez outrancier ) ou l’institué ( fascisme démocratie médiatique ). En tout cas, si je devais faire une fleur à Jean-Marie, je raconterais simplement qu’il a jeté Arno Klarsfeld d’un de ses meetings, avec un minimum d’humour !

  Le premier ( wai on dirait une fable ), brushing au vent, avait eu le culot d’exhiber un t-shirt « Le Pen=Hitler » ou « FN=Nazi », bien en évidence, pour faire un « coup médiatique ».

  Le service de sécurité a réagi en exilant le fâcheux, en caleçon sur l’autoroute !

  Gnierk gnierk…  la solution adaptée au problème, l’humiliation contre la vanité, c’est pas si mal… ( Woh chialez pas d’après mes sources il n’y est resté que peu de temps, en caleçon sur l’autoroute*, avant de trouver un poste de police )

*Waaaaahahahaahaaaaahahahaaha… ouh. **

**La France, c’est le pays du rire. Il en faut, de l’humour, en France. sisi.

La violence artificielle, stupide, primale

  Cet article retrace, de manière assez exemplaire et sans qu’on ait besoin vraiment d’en rajouter, les dérives du militantisme au sein du Front National.

  Alors bien sûr, tous les militants de ce parti n’ont pas un comportement identique; il est néanmoins bon de savoir qu’il y a dans les rangs des militants de cette élection des éléments pour le moins caricaturalement fascistes :

 

  « J’ai vu les types du FN qui frappaient le jeune »

Par Alice GERAUD

QUOTIDIEN : samedi 14 avril 2007

Thizy (Rhône) envoyée spéciale

Amael parle la bouche fermée. Il a deux barres de fer devant les gencives, qui maintiennent une mâchoire fracassée. Des points de suture sous le menton. Un doigt dans une attelle. Et des hématomes partout sur le corps. Rachid, son copain, n’a «que six points de suture» sur le front. Amael, 20 ans, et Rachid, 30 ans, ont croisé mercredi après-midi le chemin de militants du Front national en campagne à Thizy (Rhône), charmant village perché sur les monts du haut Beaujolais. Bel endroit pour une mauvaise rencontre. «Je traversais la rue sur le passage piéton quand j’ai vu une des deux camionnettes du FN me foncer dessus. J’ai mis un coup dans le pare-brise pour me dégager. C’est comme ça que je me suis ouvert le doigt. Après, les types sont descendus avec des barres à mine et ils m’ont frappé», dit Amael. Rachid, son copain, prend lui aussi un coup au front : «Le temps que je reprenne mes esprits, j’ai vu Amael tenu par un type. Un autre lui a balancé un énorme coup de pied dans la mâchoire. Les gendarmes sont arrivés en cinq minutes mais j’ai eu l’impression que ça durait une heure.» 

La scène s’est déroulée sur la place du village. Les témoins, nombreux, racontent tous la même chose. Le buraliste : «J’ai vu une petite dizaine de types du FN qui descendaient de leur camionnette et qui frappaient le jeune. L’autre avait la tête en sang.» Un automobiliste : «Les militants criaient par les fenêtres des trucs du genre « on est chez nous ». Une des deux camionnettes a foncé vers celui qui traversait. Je n’ai pas vu s’il l’a touché, mais j’ai vu les militants descendre avec des bâtons et des barres de fer et taper. J’ai jamais vu un truc comme ça.» 

Interpellation. Même version d’un client du Café des sports. Ou encore du patron du café, pompier intervenu dans la bagarre. Ce jour-là, une équipe de Dimanche Plus, l’émission de Canal Plus, suit ces militants du FN en campagne, mais arrive après l’agression. Sur les images, les gendarmes saisissent un bâton, type gourdin. Les militants du FN ont été interpellés immédiatement. Deux d’entre eux, âgés de 26 et 44 ans, ont été placés en garde à vue. Vendredi, ils ont été mis en examen pour violences volontaires en réunion avec armes. Sous contrôle judiciaire, «ils ont interdiction de se rendre à Thizy ou d’approcher les victimes» , précise Francis Battut, le procureur de Villefranche-sur-Saône, qui a ouvert une information judiciaire.

Jeudi matin, Bruno Gollnisch, numéro deux du FN et dirigeant local du parti, dénonçait sans ciller «l’agression» dont avait été victimes ses militants ( Libération d’hier). Il explique qu’ils ont été attaqués par une «bande ethnique». Parle d’une vingtaine de personnes. Assure qu’ils sont connus des services de police. «Ce sont des jeunes d’origine immigrée, qui sèment la terreur dans ce bourg paisible.» 

Addition. Amael, au chômage et Rachid, coloriste dans une imprimerie, n’ont pas de casier judiciaire. Ils sont décrits par les gens du village comme des types tranquilles. Le Front national a beau battre des records ici (28 % à la dernière élection présidentielle), la scène de mercredi a choqué. «ça ne me dérange pas que le Front vienne faire campagne ici. Mais pas de cette façon-là», explique la patronne du restaurant l’Ecrevisse. Elle n’a pas vu la scène. Mais a servi les militants quelques heures plus tôt à sa terrasse. «Ils sont descendus de leur fourgonnette avec des bières. Ils criaient des trucs contre les étrangers en plein sur la place du marché, devant des Noirs et des forains. Je crois qu’ils cherchaient les problèmes…» Elle raconte aussi qu’ils lui ont demandé de ne pas payer l’addition «parce qu’ils rendent service à la France». Bruno, lui, était attablé au Café des sports lorsque les camionnettes estampillées Le Pen ont débarqué dans le village. «ça a mis une ambiance malsaine. Ils gueulaient dans leur sono « Vive Le Pen, vive la France « . Ils paradaient, enlevaient les tracts des autres candidats posés sur les voitures.» 

Historique des condamnations de Le Pen

  ( et je ne mets pas de photo du bougre, pas envie, et puis vous savez bien à quoi il ressemble… )

  D’accord, c’est facile. D’accord, on ne peut pas réduire tout un parti politique et des millions de votes à une seule personne. N’empêche. Il est utile, je pense, pour chaque citoyen, de connaître en détail le casier judiciaire d’un des finalistes de 2002.

  Contrairement aux propos de l’intéressé, qui évoquent le fait que la plupart de ces affaires datent de plus d’une quinzaine d’années, on notera la belle régularité de ces condamantions dans le temps, jusqu’à aujourd’hui. 21 condamnations donc, au total, sans compter les diffamations multiples ( genre insulter en même temps les malades du Sida et les immigrés ), et les relaxes, non, rien à dire, c’est un joli score. 

   Enjoy…

  # Janvier 1960 : condamné pour des menaces de mort proférées à l’encontre d’un commissaire de police 

  # 27 avril 1964 : condamné pour coups et blessures volontaires

  # 16 janvier 1969 : condamné à trois mois de prison avec sursis et 20 000 F de dommages et intérêts pour coups et blessures volontaires par le Tribunal de grande instance de Paris

  # 14 janvier 1971 : reconnu coupable par la Cour de cassation d’« apologie de crime de guerre ». La pochette d’un disque édité par la Serp affirmait : « La montée vers le pouvoir d’Adolf Hitler et du Parti national-socialiste fut caractérisée par un puissant mouvement de masse, somme toute populaire et démocratique, puisqu’il triompha à la suite de consultations électorales régulières, circonstance généralement oubliée. »

  # 11 mars 1986 : condamné au franc symbolique pour « antisémitisme insidieux » (peine confirmée en appel le 9 juillet). Jean-Marie Le Pen s’en était violemment pris à des journalistes juifs ou d’ascendance juive : « Je dédie votre accueil à Jean-François Kahn, à Jean Daniel, à Yvan Levaï, à Elkabbach, à tous les menteurs de la presse de ce pays. Ces gens-là sont la honte de leur profession. Monsieur Lustiger me pardonnera ce moment de colère, puisque même Jésus le connut lorsqu’il chassa les marchands du temple, ce que nous allons faire pour notre pays. » Et il leur accordait comme circonstance atténuante de n’avoir « appris le français que récemment ».

  # 27 mars 1986 : reconnu coupable d’apologie de crimes de guerre dont la déportation pour l’édition d’un disque sur lequel on peut entendre « un hymne du parti nazi » et « Vive Hitler ».

  # 18 mars 1991 : condamné par la cour d’appel de Versailles pour « banalisation de crimes contre l’humanité » et « consentement à l’horrible » pour avoir déclaré : « Je me pose un certain nombre de questions. Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé. Je n’ai pas pu moi-même en voir. Je n’ai pas étudié la question. Mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. [...] Si, c’est un point de détail ! Voulez-vous me dire que c’est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire, que c’est une obligation morale ? Je dis qu’il y a des historiens qui débattent de ces questions. » Jean-Marie Le Pen doit verser dix francs au MRAP, cent mille francs aux neuf autres associations s’étant portées parties civiles. Il doit faire publier le jugement à ses frais dans cinq quotidiens nationaux, pour quinze mille francs chacun, à concurrence de 15 000 F, et dans cinq hebdomadaires, à concurrence de trente mille francs. En outre M. Le Pen est condamné aux dépens, et doit verser, au titre de l’article 700 du code de procédure civile, mille francs à chacune des dix associations (« L’affaire du “point de détail” — La cour d’appel de Versailles aggrave les peines prononcées contre M. Le Pen.

Lire la suite de ‘Historique des condamnations de Le Pen’ »

Le business de l’identitarisme

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(Regardez, des nazis filles, c’est pas plus mignon ? mmm ah ben non, en fait)

  On aurait tort de penser que « l’extrême-droite » ou « les extrême-droites » ou « les eurosceptiques identitaires européens » sont un phénomène nouveau, ou encore lié à ce siècle, ou encore uniquement à la personnalité et au règne de Adolf Hitler. Amalgamer tous ces faits et ces doctrines ne rendrait pas service à la démocratie, et de même que les FNJ (Front National Jeunesse) peuvent avoir un comportement brutal, le SCALP (Section Carrément Anti Le Pen) d’extrême gauche peut aussi mener des actions questionnables. 

  Il ne s’agit donc pas de trancher, mais de montrer qu’il y a au contraire un réel combat et qu’il y a, ce me semble au moins au niveau européen, une sorte de « renaissance harmonisée » de l’extrême droite – pas seulement nourrie comme on le croit souvent d’une actualité ou d’une conjoncture favorable, mais une extrême-droite « de tradition », « d’identité », profondément populiste et poujadiste, qui a su se lier avec de nombreux électeurs depuis plusieurs générations – escomptant ainsi sur le « vote familial », hélas très efficace. Une droite prétendument ultranationaliste qui est variablement représentée au niveau national  mais dont les ramifications dans chaque pays sont bien présentes et réunies au Parlement Européen (cet élément a son importance). Ironie ultime : ces « nationalismes eurosceptiques » sont alliés, et assez semblables dans leurs revendications, dans toute l’Europe.  

  Je donnerais un seul exemple, pour donner le ton, et pour sortir même du simple débat européen : En Russie, l’extrême droite progresse sévèrement. Or, s’il y a bien un pays qui devrait en être dégoûté, historiquement parlant, n’est-ce pas celui-ci, qui a perdu 17 millions de soldats et de civils contre les nazis ?  

  Au contraire, l’amertume du communisme pousse des tas de personnes (plus souvent des pauvres, c’est une constante) vers un autre extrême - que Poutine incarne également, dans un sens. Et pas seulement « l’extrême-droite », mais vraiment des militants qui ont tous chez eux un portrait d’Adolf Hitler, et qui – c’est là toute la subtilité – ont su transformer l’Histoire (ce sont les russes de l’Armée Rouge qui ont commis le génocide des juifs) ou, de toute manière, circonscrire une doctrine à une époque.  

  L’argument-choc de l’extrême-droite, que j’aimerais mettre en lumière ici, consiste en le fait que le règne d’Hitler n’a duré que douze ans, de 1933 à 1945, et que depuis soixante ans, les choses ont changé.   

  L’extrême droite a de multiples facettes, et partage avec le phénomène des sectes ce goût de la communication à plusieurs niveaux. De nombreux élus ne vont pas parler du IIIe Reich bien sûr, ils vont parler de trottoirs, de carrefours, de bébés, « d’identité », brandir le drapeau national bien haut, sans jamais faire une fois allusion à de célèbres dictateurs d’extrême-droite comme Pinochet (et ses « Caravanes de la Mort »), Batista, Mussolini (dont les chemises brunes tabassaient les syndicalistes et les grévistes pour le compte des patrons – que fait-on de plus à droite ?), Milosevic, Salazar, Franco, ou d’autres extrême droite comme on en trouve en Belgique ou en Suisse, dont certaines étaient par exemple antifascistes à la veille de la seconde Guerre Mondiale.     

  C’est qu’il y a un monde entre l’extrême-droite de business, le parti qui engrange tel nombre de voix au minimum pour digérer tranquillement ses remboursements de frais de campagne en attendant la prochaine élection présidentielle, et celle qui accède réellement au pouvoir.     

  Non, la voie démocratique n’est pas la plus facile, ni la plus plébiscitée par les despotes capitalistes. La plupart des dictateurs d’extrême-droite sont installés par une puissance étrangère, pour garder la mainmise sur l’exploitation des ressources. C’est le cas de ceux que les USA ont placé en Amérique latine lors du « Plan Condor » chargé officiellement de combattre le communisme.  

  Pourtant, les agissements de leurs polices secrètes ne sont-ils pas comparables à ceux des nazis ? Aujourd’hui, loin de nous et de nos discussions autour du monstre Le Pen, au Nicaragua, des contras (contre-révolutionnaires d’extrême droite) affirment lutter vaillamment contre des communistes surarmés. [Autant pour moi, les sandinistes actuels sont arrivés au pouvoir par la démocratie. Ceux dont je parle plus loin, il y a une vingtaine d'années, qui ont pris le pouvoir de manière révolutionnaire, ne sont pas tout roses, et plus tard ont été repoussés par le peuple.]

  En réalité, les contras tuent des paysans pour saper le moral des villageois, et les forcer à ne plus même aller dans les champs, donc à ne plus aider les sandinistes ; Or, la révolution a été extrêmement populaire, et quatre vingt pourcent au moins des nicaraguayens la soutiennent. Elle n’est pas vraiment armée d’ailleurs, mais constituée le plus souvent de civils volontaires équipés à la hâte, sans réelle discipline.    

  En face d’eux, ils doivent donc affronter ces terroristes assez ouvertement fascistes, et appuyés indirectement par les USA. Voici ce que font les fascistes, au final. Ils tueront toujours tout ce qui peut leur paraître « de gauche », fut-ce pacifique, ou « révolutionnaire ». Le fascisme est de droite, toujours du côté des patrons ; fondamentalement, c’est une idée très vieille, aussi vieille que le pouvoir et que la répression.  

  Revenons à notre Europe. Je voudrais simplement comparer la droite et l’extrême droite. On aurait tendance à penser que c’est le côté « républicain de droite libéral non assumé populiste » qui serait la tendance la plus générale et soutenue, historiquement parlant, mais je pense personnellement que l’extrême droite est la droite fondamentale. La droite s’est toujours fait passer pour ce qu’elle n’était pas ; c’est comme cela qu’elle a presque toujours gagné ses élections. L’extrême-droite, en un sens, tient plus ses promesses. Des exemples heureusement assez comiques comme celui de Boulanger, ont malgré tout montré la fascination et l’audience que pouvaient obtenir des « héros du peuple », « généraux glorieux » (ou présumés tels) et autres sauveurs…   

  En France, pour retourner à ce qui nous intéresse, nous avons d’un côté un Le Pen qui a soutenu un ancien responsable du Ministère de l’Information de Vichy, qui a fait éditer il y a une vingtaine d’années des CDs d’hymnes nazis (et qui a été condamné pour ça), et d’un autre côté un Le Pen se présentant comme « centre-droit », non-raciste, qui ne veut pas prendre de mesures discriminatoires. C’est que le business du nazisme ne rapporte pas tant que ça, ces temps-ci, mon bon monsieur. Il faut aussi plaire aux juifs intégristes, et aussi aux antisionistes. Les skinheads, les petits commerçants et les fils d’assez bonne famille ne suffisent plus.    

  Le FN aura ainsi toujours perpétuellement « les fesses entre deux chaises », son noyau dur de 15% d’électeurs actuels étant par exemple farouchement eurosceptiques ; mais les 85% du reste de la population, comment pourra-t-il espérer alors les séduire, sans risquer de décevoir ses « fans » ? C’est là que tient toute la dimension du FN, dans sa propagande qui propose alternativement des projets incohérents ou des idées non-travaillées, laissées à l’état de slogans, alors que le programme « certifié » du FN est très à droite, non tant éthiquement et ethniquement parlant, mais surtout d’un point de vue économique. Le FN veut abolir le RMI et le SMIC, par exemple. Peu de frontistes savent cela.    

  Le FN a donc su, pour une certaine part encore inconnue, utiliser la volonté de certains citoyens de ne pas connaître réellement la politique, de voter « pour contester », en axant à fond sur un ressort hélas toujours aussi efficace : le poujadisme, ou : « Tous pourris sauf moi ».    

  Bref, je suis intimement persuadé que le FN sera très haut cette année, et que les temps à venir, en Europe, verront le jeu politique se décaler entre la gauche et l’extrême-droite. Si Ségolène Royal devait être opposée à Le Pen, je souhaite également qu’elle fasse honneur à la démocratie et à son adversaire, pour enfin percer l’abcès grâce aux armes de la vérité (en faisant préciser au maximum le projet du FN).  

  Par la suite, pour ne pas être sectaires, des législatives (les suivantes peut-être) accordées sur une dose de proportionnelle (des sièges attribués en fonction du score national du parti), obligeraient fatalement le FN à se dévoiler à l’Assemblée, et à devoir présenter ses idées, clairement, devant le peuple et ses représentants.    

Une histoire de parrainages…

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  Ah… Amorcer cet article me plonge immédiatement dans une profonde envie de bâiller…

  Bien sûr, que la question des parrainages des candidats est importante, à la veille d’une élection aussi cruciale. Mais n’ayons pas la mémoire courte : Le FN a TOUJOURS, à chaque élection, voulu se victimiser. Rappelez-vous de la vieille affiche « Le Pen dit la vérité, ils veulent le baîllonner. »

  Ben voilà, encore une fois, on y a droit. Le martyr Le Pen, capable de réunir des millions de voix autour de sa personne, serait incapable de rassembler tout seul 500 malheureuses signatures, sur les 43 000 élus que compte la France… dont la grosse majorité ne sont pas affiliés à un parti politique…

  Pendant ce temps, Schivardi ( si vous ne connaissez pas, mon exemple est encore plus probant ) dépose tranquillement ses parrainages, avec peut-être dix ou vingt fois moins de moyens que le FN…

  Dans quelque jours donc, nous aurons l’immense surprise de voir Le Pen découvrir que « finalement, c’est bon, on les a. » Dingue, non ? Et entretemps, pendant de longs mois, et au moins un bonne cinquantaine de fois, on aura vu sa tête en colère, fustigeant le « Système » qui se sera ligué contre lui…

  J’aime bien ce terme de « Système ». Voici une citation : « Et en vérité je vous le dis, chacun doit haïr son travail, sa famille, et fuir l’Eglise instituée, pour s’évader du Système avant l’Apocalypse »

  C’est une citation de MO, un grand gourou catho/pédophile qui a régné sur des dizaines de milliers de fidèles pendant trente ans. Voilà à quoi sert la notion de « Système » – à justifier des sectes, dans des intérêts toujours strictement spéculatifs, ou électoraux.

  La France a besoin de son Système, dont Le Pen a toujours fait partie, quoiqu’il en dise; la question des parrainages a un sens : Qu’est ce qu’un Président qui ne connaitrait pas 500 élus ? Voilà le fond du problème… une autorité notamment morale est donnée aux représentants du peuple, pour que ceux-ci désignent un candidat.

  C’est une étape importante dans notre démocratie… A peu près la seule qu’aient les américains - ce procédé s’apparentant à leurs primaires, sans élections toutefois - Faut-il le réformer ? Oui, possible… Etablir qu’un parti doive plutôt se faire « sponsoriser » par des citoyens, un million par exemple ? Possible aussi… mais ce serait nier qu’il faut une étape intermédiaire entre les élus souvent locaux, et les candidats aux élections présidentielles…

  EDIT : Finalement, il en a déposé 536, de ces parrainages impossibles à avoir… La dernière fois c’était 500 et quelques, là comme c’est sa dernière, il ne prend même plus la peine de faire semblant…

Analyse d’une tirade de Le Pen

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Je garde la photo qui est aussi dans leur programme, et que je trouve particulièrement laide.

C’est pixellisé, pardon, mais le noir et blanc crasseux et le défaut d’éclairage est d’origine.

( Important ça, la question des origines… )

  Je me suis amusé à faire une analyse rhétorique d’une tirade de Jean Marie  Le Pen. Attention, il ne s’agit pas d’un pathétique jeu de mots ou d’un slogan standard de l’extrême-droite… Je prends la conclusion de l’introduction du programme officiel du Front National pour l’élection présidentielle 2007 – qui est bien entendu encore l’occasion de ne voir que lui en photo sur l’opus rédigé avec soin.

  Je m’attacherais plus tard à décrypter ce programme, qui se veut effectivement, cuvée 2007, très social. Mais sans les étrangers. Et pas TROP social, quand même. Condamner les délocalisations oui, mais faire de la droite quand même.

  Bref, voici le morceau :

  « On peut ainsi dire que notre pays se trouve être en proie à des menaces » – alors celle-là chapeau, la proie, la menace. Alarmisme de base. Textuellement, on la retrouve dans la bouche de Le Pen il y a quarante ans déjà – « tant intérieures qu’extérieures. A la politique suicidaire d’une immigration sans frein » – Intérieur et extérieur, suicide, violence, et l’immigration toujours en premier. Vous suivez ? – « et à l’ouverture inconsidérée de nos frontières à tous les dumpings sociaux, fiscaux, et environnementaux »  - Alors là, on fait un gros cocktail avec les problèmes, et on relie ça, forcément, aux frontières. C’est vrai que le FN aime bien les frontières. Ils ne les ont jamais défendu, et ils ont des aïeuls pétainistes, mais c’est encore eux qui en parlent le mieux. Normal, c’est leur business. Notez l’utilisation du mot « dumping » pour faire pro – « répondent en effet, comme autant d’échos » – touche poétique – « le déclin démographique de notre Peuple » – alarmisme et populisme – « et la perte d’Identité et de leurs racines » – aaaarg… quand tuera-t-on cette stupide métaphore agricole ? – « pour bon nombre de nos compatriotes » – enfin, la touche officielle, à nouveau. Le style ambassadeur.

Lire la suite de ‘Analyse d’une tirade de Le Pen’ »

Ceux qui disent tout haut ce que d’autres sont censés penser tout bas

  Voici donc le FN, notre variation bien à nous de l’extrême-droite populiste qui fait son ( hélàs éternel ) comeback dans toute l’Europe. Le « vrai » français est donc Jean-Marie Le Pen, et les « vrais » français sont ses élécteurs, tant qu’on ne les classe pas eux aussi par accident parmi les « parasites »…

  Cette fois-ci, le leader frontiste a su s’attirer le vote de nombreux intégristes religieux ( alors qu’il dit se battre contre l’islamisation ), y compris un appui de la Ligue de Défense Juive, et de l’humoriste Dieudonné ( antisémite reconnu ), le même jour. Tout un symbole.

  Sinon, Megret a fait le beau et tendu la papatte pour avoir quelques caméras, puis s’est heureusement fait jeter hors de la scène. A présent, Le Pen affronte son ennemi sous-marin de l’UMP, le redoutable Philippe de Villiers…

  Quel magnifique paysage que celui d’une campagne présidentielle, en France…

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