posts dans la catégorie 'Rouge vif (LO, LCR, PCF, Bové…) (+40)'


ACTION !

  Ami lecteur,

  J’ai vécu ces dernières années à tes côtés, m’informant, recoupant, m’attristant et ouvrant ma grande gueule sur ces pages virtuelles.

  Cela ne me suffit plus, maintenant. Je ne veux plus me contenter de critiquer, je veux agir ! La famine frappe, les Etats se perdent dans la spirale de l’endettement, l’Union Européenne coupe ses aides aux démunis, et surtout, la monde connait actuellement un sursaut de liberté que je ne peux pas laisser passer.

  J’ai donc créé mon parti politique, l’Alliance Confortiste Française, afin de reprendre en main l’économie et la politique par la création d’entreprises éthiques (nous avons une Charte), puis par la promotion de nos idéaux à travers le processus démocratique. Afin que ce monde connaisse une hausse globale du niveau de vie. Afin que personne ne meure de faim. Afin de construire des logements pour tous. Entre autres choses.

  Voilà, trois semaines que le blog de l’ACF est lancé et déjà des retours positifs… c’est encourageant. Voici son URL : acf.revolublog.com

  Je compte y consacrer mon temps, et peut-être revenir sur ce blog lorsque le bébé pourra marcher tout seul. Quoiqu’il en soit, le JRDF reste en ligne. Merci, merci, merci encore pour ces centaines de milliers de connexions, ces milliers de commentaires, ces messages, merci, ami lecteur, d’exister et de nous avoir soutenu. Ce n’est pas un au revoir. C’est un appel ! L’heure est venue, pour nous, d’entrer dans le concret, et de montrer à ces saloperies de pillards et de mafieux qui dirigent maintenant la majorité de l’économie mondiale, et à leurs pions politiques, que le peuple peut penser et s’organiser. Oui, ça fait un peu anar, et alors, hein ? Plus sérieusement, l’ACF est proche du PS et on souhaite à Hollande – s’il se révèle intègre – tout le bonheur du monde dans ses projets présidentiels. Le règne de Sarkozy a encore fait monter la puissance des forces de l’argent.

  Eh bien, récupérons l’argent ! Récupérons le commerce ! Récupérons la politique ! Pour la démocratie, pour un meilleur partage des richesses, et pour un monde plus confortable !

  Salutations !

Israël-Palestine : de fausse négociations pour une vraie victoire israélienne

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Source : NPA

Israël-Palestine : de fausse négociations pour une vraie victoire israélienne

Nouvelle pièce du puzzle stratégique israélien, les « négociations » israélo-palestiniennes ne déboucheront sur aucune reconnaissance effective des droits palestiniens. En démarrant, le 2 septembre, une série de rencontres avec l’Autorité palestinienne, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a obtenu ce qu’il voulait : des « négociations » avec ses conditions préalables, notamment la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Pendant ces pourparlers, sur le terrain rien ne change ou pas grand chose.

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Des lycéens se mobilisent pour le 2 octobre contre les retraites

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L’Union nationale lycéenne (UNL, premier syndicat lycéen) appelle les jeunes à se mobiliser en vue des manifestations du samedi 2 octobre en France contre la réforme des retraites.

Affirmant que de nombreux jeunes ont participé aux défilés syndicaux de jeudi, le syndicat lycéen estime que « la jeunesse et les lycéens peuvent faire plier le gouvernement ».

Au lendemain d’une journée de grèves et de manifestations qui ont réuni trois millions de personnes selon les syndicats et un peu moins d’un million selon l’exécutif, les centrales syndicales ont décidé vendredi de deux nouvelles journées de mobilisation, les 2 et 12 octobre.

Elles n’ont pas caché leur espoir de voir les lycéens et étudiants venir grossir les rangs des opposants à la réforme.

Pour faire monter la pression, l’UNL appelle ses adhérents à organiser des assemblées générales dans toute la France pour préparer les manifestations du 2 octobre. Le syndicat organisera un meeting parisien sur les retraites la veille.

« Alors qu’un million de jeunes sont aujourd’hui au chômage, le gouvernement veut retarder l’âge de départ à la retraite, créant encore plus de difficultés pour leur insertion socioprofessionnelle », explique l’organisation lycéenne.

« Il aggrave la précarité existante plutôt que de trouver les solutions pour y mettre fin », ajoute-t-elle dans un communiqué.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

Les syndicats encouragés par la mobilisation sur les retraites

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Les syndicats français ont estimé jeudi que la mobilisation contre la réforme des retraites était au moins aussi importante que lors de la précédente journée, ce qui obligera selon eux le gouvernement à reculer.

Mais le gouvernement affirme au contraire que les grèves et manifestations sont moins suivies qu’il y a 15 jours et se sent conforté dans ses choix, notamment sur le report de 60 à 62 ans de l’âge légal du départ à la retraite.

A la mi-journée, un peu moins de 410.000 personnes avaient manifesté, contre 450.000 le 7 septembre à la même heure, rapporte ainsi le ministère de l’Intérieur.

L’ambition des huit centrales syndicales qui ont appelé à cette mobilisation est de faire au moins aussi bien que le 7 septembre, quand elles avaient réussi à faire descendre dans la rue de 1,1 à 2,7 millions de personnes, selon les sources.

Pour le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, le pari de l’intersyndicale est tenu quelques jours avant le début, le 5 octobre, de l’examen au Sénat du projet de loi déjà adopté sans grand changement à l’Assemblée nationale.

« Ça veut dire que c’est du même niveau ou plus fort que le 7 septembre », a-t-il dit au début de la manifestation parisienne.

Son homologue de la CFDT, François Chérèque, a estimé qu’il y avait « plus de manifestants que les dernières fois » et Bernard Thibault, le dirigeant de la CGT, a parlé d’une mobilisation « dans les mêmes proportions » que celle du début du mois.

A Marseille, Toulouse ou Nice, villes où les cortèges ont été les premiers à s’ébranler, les Français semblent avoir été nombreux à répondre à l’appel des syndicats.

Début septembre, les organisateurs marseillais avaient fait état de 200.000 personnes dans les rues. La police avait de son côté dénombré 27.000 manifestants sur le Vieux port.

A Toulouse, les syndicats avancent le chiffre de 120.000 manifestants contre 110.000 il y a deux semaines mais la police parle d’une décrue, avec 25.000 personnes dans le cortège contre 32.000 le 7 septembre.

LE MOUVEMENT S’ESSOUFLE SELON LE GOUVERNEMENT

De nombreux arrêts de travail ont eu lieu, notamment à la SNCF et dans la fonction publique, mais dans une mesure légèrement moindre qu’en septembre.

Pour les syndicats, le message est clair.

« Si le gouvernement ne bouge pas, y compris après cette journée, il y aura des suites », a dit Jean-Claude Mailly, faisant allusion à la réunion de l’intersyndicale qui aura lieu vendredi pour débattre des suites à donner au mouvement.

Mais le gouvernement ne l’entend pas de la même oreille.

Dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, on estime que le nombre de manifestants et de grévistes est en baisse partout.

« Cette évolution se justifie soit parce que les gens considèrent que le sujet est déjà très engagé pour permettre une mobilisation plus grande, soit qu’ils adhèrent davantage au projet », a-t-on déclaré.

Le gouvernement table sur la lassitude des Français et sur une certaine division du front syndical sur la suite.

L’éventualité d’une grève reconductible est désormais brandie comme une menace par la CGT et FO, mais la CFDT refuse de radicaliser le mouvement au-delà d’une nouvelle journée de grèves et de manifestations qui serait organisée en octobre.

« Ceux qui veulent radicaliser le mouvement, appeler à la grève générale, souvent veulent rentrer dans une démarche politique, d’opposition globale avec le gouvernement », a dit sur RMC le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque.

Le gouvernement ne semble pas prêt à reculer sur l’essentiel de sa réforme, les mesures d’âge qui prévoient le report de l’âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans pour l’obtention d’une retraite à taux plein.

LES FRANÇAIS NE CROIENT PAS LE PS

Plusieurs ministres du gouvernement ont estimé que ces mesures, qui représentent 20 milliards d’euros de recettes supplémentaires en 2018, moins de la moitié du déficit prévisible du régime, ont fait leur chemin dans les esprits.

Selon deux sondages publiés mercredi, les Français disent en effet ne pas croire à la promesse du Parti socialiste de ramener l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans s’il revient au pouvoir, ce qui conforte le gouvernement.

Mais toutes les portes ne sont pas fermées et le Sénat garde des marges de manoeuvre sur des sujets comme la pénibilité des carrières ou l’égalité hommes-femmes.

La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) a d’ailleurs annoncé avoir averti le gouvernement que le relèvement de l’âge de départ à taux plein de 65 à 67 ans était discriminatoire à l’égard des femmes.

Des voix se sont élevées au Sénat, dont celle de son président, Gérard Larcher, pour réclamer que soit préservé le droit à partir à la retraite à 65 ans sans décote pour les femmes ayant élevé au moins trois enfants.

Même si le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a dit qu’on ne bougerait pas sur ce point au nom de l’équilibre financier de la réforme, le Sénat, où l’UMP n’a pas la majorité à elle seule, pourrait amender le projet là-dessus.

L’avenir de La poste

  Le samedi 3 octobre 2009, le « Comité national contre la privatisation de la Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal » (un nom difficilement ambigu :-) ) inaugurait un nouveau mode d’action : la votation citoyenne.

  La droite, évidemment, n’a pu s’empêcher d’envoyer ses roquets pouffer sur les plateaux télé; reste qu’un peu plus de 2 millions de personnes se sont déplacées pour participer à cette consultation « populaire », et que le résultat est sans appel : plus de 90% des votants rejettent cette liquidation déguisée.

  Notez que « plus de 90% », (score donné sur le site du comité), ce n’est pas non plus extrêmement transparent et clair… mais bon, disons que c’est plutôt l’acte qui comptait, que le résultat exact. Même si, ami lecteur, ceci me fait un peu grincer des dents.

  Quoiqu’il en soit, votre serviteur est allé mener l’enquête…

  Il est intéressant d’observer comment une idée prend de l’ampleur. D’abord simple rumeur en section – « les postiers vont organiser une action contre la privatisation », puis examinée avec circonspection – « on va devoir se balader avec des urnes pour faire voter les gens ? », ce projet de votation, contre toute attente, a su trouver sa cible.

  Quid du modus operandi, donc ? Simple et efficace : les votants allaient voter devant, ou dans les bureaux de Poste, leur identité consignée scrupuleusement sur un registre d’émargement. Et, mis à part un adulte qui a fait voter son enfant, ami lecteur, je dois affirmer qu’à mon niveau, je n’ai pu constater de fraude.

  FRANC JEU

  Effectivement… il est amusant de comparer les dires des sbires de l’UMP – « Opération gauchiste, stalinienne, manipulée par les syndicats et l’extrême-gauche » – et la réalité, sur le terrain.

  Quelle est-elle ?

  Des postiers, des syndicalistes avec des t-shirts « CGT » (entre autres), des socialistes, des communistes (de toutes tendances), et des tracts unitaires se référant à « une cinquantaine d’oganisations » (62, in fine), parmi lesquelles… le PS, le PCF, la LCR, etc…

  Pour y voir quelque de « manipulé », il fallait donc être aveugle, ou ne pas savoir ce que « CGT » signifie.

  L’ambiance, ensuite… fut surprenante. Votre serviteur, occupé avec ses petits tracts, a enregistré un intérêt très fort de la population pour cette question. Si l’on tient compte du fait que le militantisme « de base » se heurte éternellement contre le « je-suis-trop-pressé-ou-ça-m’intéresse-pas », alors force est de constater que cette opération fut un succès, sur le plan de la participation. Les tracts ont tous été distribués, et les échanges avec les habitants furent nombreux. 

  La suite ? La bataille se poursuit au Sénat, actuellement, pour forcer le gouvernement à prendre en compte les résultats de ce vote – certes franchement minoritair, sur un total de 64,8 millions d’habitants, mais qui, tout de même, eut le mérite de se tenir. A comparer avec le « circulez, y’a rien à voir » des autorités ( qui ont d’ailleurs, parfois, empêché la tenue de ces votations citoyennes !)

  Je conclus, ami lecteur, sur certains des arguments avancés par par ce comité, afin de te laisser seul juge de l’utilité de ce combat :

 

  « Que le capital soit détenu à 100% par des capitaux publics ne change rien à l’affaire. Chaque fois que l’Etat a effectué ce type d’opération, il a fait entrer des capitaux privés dans la société anonyme – France Télécom, EDF, GDF… – avec des conséquences immédiates : réduction de la qualité du service, suppressions massives d’emploi, augmentations tarifaires, priorité à la satisfaction des actionnaires.

  La transformation en société anonyme constitue la première étape d’une privatisation programmée de La Poste.

  Gouvernements et direction de La Poste ont dégradé la qualité du service postal en limitant les investissements répondant à l’intérêt général. Depuis 2002, plus de 6000 bureaux de poste sur 17 000 ont été « transformés », et plus de 50 000 emplois supprimés.

  Cela se traduit par l’espacement des tournées, les délais croissants de livraison du courrier, les réductions d’horaires, l’allongement des files d’attente quand le bureau de poste n’a pas été carrément supprimé !

  Un comité national, regroupant plus de 50 organisations a été créé en septembre 2008, autour d’associations, de syndicats et de partis politiques. Il a demandé au président de la République d’organiser un référendum sur l’avenir de La Poste comme il en a la possibilité.

  Sans réponse, à ce jour… »

Nos enfants nous accuseront

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  Ami lecteur, j’en profite pour revenir sur un débat organisé en présence de Ségolène Royal, sur la question des pesticides, fongicides et autres machins chimiques répandus à tout-va sur ce qui tombe dans nos assiettes.

  A cette occasion, fut projeté le film « Nos enfants nous accuseront » (hélas interrompu pour cause de mauvais timing… mais c’est une autre histoire – grrrr quand même); Ce film de Jean-Paul Jaud, qu’on peut trouver bancal, trop bucolique, ou peu novateur, a tout de même le mérite de présenter, de manière assez exhaustive, le problème.

  A savoir, une époque dans laquelle les agriculteurs se baladent en scaphandriers, avec des enfants malformés, des saignements de nez, des maux de tête et des dépressions redoutables. L’époque de l’agriculture intensive; et parce qu’une image vaut parfois mieux qu’un long discours, je retiens celle d’un paysan bio (le film est une ode à cette méthode de production) comparant son champ avec celui, limitrophe, d’un partisan des pesticides.

  La différence est aussi nette qu’entre le jour et la nuit : la terre du premier est meuble, parcourue par des asticots, molle et marronnâtre; la seconde est sèche, même à 20 centimètres de profondeur, stérile, grise et friable.

  Je conseille donc le visionnage de ce reportage, que l’article suivant détaillera encore un peu, à tous ceux qui se sentent concernés, non seulement par ce qu’ils ingurgitent, mais par leur espérance de vie, tout simplement et par la situation de leurs congénères, dans les zones rurales. Parce que des enfants qui meurent ou se retrouvent handicapés en bas-âge, à cause d’un champ pulvérisé de produits toxiques, c’est peut-être tout sauf drôle.

  A voir, dans la même veine, le stupéfiant reportage « Le Monde selon MonSanto », qui couvre également ce sujet (film plus négatif certes, puisque « Nos enfants nous accuseront » propose certaines solutions), et révèle – délirant voyage – les méandres de cette multinationale responsable de famines, de suicides et de morts par pollution (PCB, dioxine, etc…).

 

http://www.dailymotion.com/video/x6r5g4

 

Source : http://www.cdurable.info/Nos-enfants-nous-accuseront-un-film-de-Jean-Paul-Jaud,1238.html

 

Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement. 70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution et 40% à l’alimentation. Chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants. En France, l’incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l’homme. Dans un petit village français au pied des Cévennes, le maire a décidé de faire face et de réagir en faisant passer la cantine scolaire en Bio. Ici comme ailleurs, la population est confrontée aux angoisses de la pollution agro-chimique. Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.

C’est la première fois, sans doute depuis Le Monde du silence de Jacques Yves Cousteau (Palme d’or du Festival de Cannes 1956), que le cinéma français s’intéresse à un sujet sur l’environnement. Si la préservation de l’univers marin était déjà une cause précieuse, celle de l’alimentation de nos enfants l’est bien plus encore. Pour ne pas dire urgente. Après avoir parcouru les paysages sensoriels français avec sa série des « Quatre Saisons pour… », Jean-Paul Jaud fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique, notamment celle de nos enfants.

Le film « Nos enfants nous accuseront » raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menace une jeune génération exposée aux 76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays, un maire décide de prendre le taureau par les cornes en donnant un exemple d’une politique sans compromission. Alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur les dérives scandaleuses d’un système économique qui fait passer ses profits et ses intérêts avant la santé de la population.

Les différents intervenants du film, enfants, parents, enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus, scientifiques, chercheurs, livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leurs travaux à la caméra. Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposeront des solutions, à condition que les différents organes de décision prennent leurs responsabilités. Des témoignages édifiants et bouleversants sur une réalité qu’il est urgent de maîtriser. Combien de maladies, de tumeurs, d’infirmités, de tragédies humaines sont-elles en train de proliférer sans que l’on ne fasse rien, ou si peu ?

Le film commence à l’Unesco, lors d’un colloque réunissant des sommités mondiales de la médecine, signataires de l’Appel de Paris. Un seul mot d’ordre : Non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas de les avoir abandonnées.

 

Un film au service d’une vérité qui blesse.

 

Le fond de l’air est rouge : point de vue de Besancenot sur les dernières manifestations

  C’était assez prévisible, tout de même… depuis quelques années, ami lecteur, que je parcours différents mouvements politiques et citoyens, que je parle avec des militants variés… J’ai senti, dix-huit mois auparavant, que la situation portait, en elle, les germes nécessaires pour déraper. Certes, avec l’insurrection populaire en Grèce, et les émeutes de 2005, on ne peut pas dire que ce soit totalement inédit en Europe…

  Aujourd’hui, force est de constater, donc, qu’après un anti-sommet de l’Otan qui s’est terminé en barbecue de douane et d’hôtel, un anti-G20 qui a connu un mort, des Black Blocks de plus en plus déterminés, et une demie douzaine de séquestration de patrons, s’ajoutant aux blocages et aux occupations d’usines… le fond de l’air est rouge, camarade !

  Qu’en penser ? Comme d’habitude, d’une part, que les actions trop radicales, trop violentes, desservent au final une cause – car elles engendrent de la peur chez les citoyens, et que la peur empêche de raisonner. D’autre part, que nombre de ces dérapages sont en fait INITIES par les pouvoirs publics, afin de discréditer un mouvement. Enfin, qu’on apprécie cette radicalité ou non, on ne peut pas vraiment arguer que ces phénomènes fussent sans aucun fondement.

  Le peuple se révolte si peu… lorsqu’il le fait, généralement, il a (au moins) une bonne raison. Le JRDF se montre donc solidaire de ces revendications, mais pas forcément des méthodes employées. La destruction nous semble contre-productive, d’un point de vue révolutionnaire; pourtant, il faut considérer que le peuple, finalement, ne fait que réagir à des pressions violentes, pas terriblement nouvelles, et qui n’ont pas été de son fait, à l’origine.

  Le JRDF rejette la guerre, donc; mais qui a déclaré cette guerre ?

  Ce qui me permet, ami lecteur, de retranscrire ici le dernier passage d’Olivier Besancenot dans Le Grand Journal. Ce blog a souvent été critique à son endroit, non par goût, mais par nécessité. Par honnêteté. Encore une fois, ainsi, je réitère le fait qu’il soit dangereux, à mes yeux, de considérer le leader du NPA comme « le rebelle officiel ». Et qu’il serait intéressant de voir d’autres têtes d’affiche… Néanmoins, Besancenot, indéniablement, se bat depuis longtemps pour les intérêts d’une grande partie du peuple. Et son point de vue sur les évènements récents n’est pas dénué d’intérêt. Ni d’une certaine subtilité, que ses détracteurs refuseront toujours de lui accorder. Voici donc ce qu’il a déclaré, il y a quelques jours :

 

   Denisot : Alors, vous étiez à Strasbourg, parmi les manifestants anti-OTAN… C’est vrai que les actes de violence ont beaucoup retenu l’attention, au risque de masquer la vraie raison. On parle aussi de laxisme des forces de l’ordre. Quel est votre point de vue sur ce qui s’est passé ?

  Besancenot : Ben d’abord, que la manifestation ait eu lieu, ça je pense déjà que c’est un succès, parce que Nicolas Sarkozy,le Ministère de l’Intérieur, et les pouvoirs publics ont tout fait pour qu’elle n’ait pas lieu. Je dis bien « absolument tout » puisque des manifestants ont été maintenus à l’extérieur de la ville. Nous, on a été retenus pendant des heures et des heures… A la dernière minute, la Préfecture a imposé un parcours hors de la ville. Même pour avoir accès au début de ce parcours, ça a été impossible, il a fallu franchir je-ne-sais pas combien de barrages… et puis là, on n’a eu plus aucun interlocuteur avec la Préfecture, on nous a trimballés, voilà, on a changé le parcours à la dernière minute, y’avait une présence policière démentielle, avec des hélicos au-dessus du lieu où devait se tenir le meeting. Tout ça, ça fait un peu d’ambiance, si on veut dissuader les gens de venir manifester tranquillement on fait pas mieux; et là, on a été coincés dans une vraie souricière, ce qu’on…

  Denisot : Et là, y’avait les manifestants dont vous faisiez partie, et les Black Blocks; Est-ce que c’est la même chose ? Est-ce que vous vous montre solidaire de ces Black Blocks ? Est-ce-que vous cautionnez ce qu’a dit Frédérick Lefebvre, porte-parole de l’UMP ? Ecoutez, c’est très court…

  Lefebvre : « Vous savez, pour moi, le NPA et Besancenot, c’est un peu la vitrine légale de ces casseurs… »

  Besancenot : Mouais, est-ce qu’il faut vraiment répondre à ça ? Monsieur Lefebvre est spécialiste des petites phrases, le LKP c’étaient les tontons makoute donc bon… enfin, il fait toujours dans la dentelle… Moi, je désapprouve les actions du Black Block. Je ne les cautionne pas, parce que pour moi, la révolution c’est pas la violence gratuite, ce sont pas les actions minoritaires… Moi, je milite pour une grève générale, pour une action d’ensemble… Maintenant, ce que je condamne, ce sont les raisons pour lesquelles on en est arrivé à ça. Ce que je constate, c’est que ceux qui voulaient aller manifester, on a tout fait pour qu’ils ne puissent pas le faire. Ceux qui voulaient trouver des barres à mine ou des cailloux, en gros ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient… Je rappelle qu’il y avait 11 000 forces de l’ordre à Strasbourg ! Et cette souricière, parce que c’était important, je rappelle qu’on était plusieurs milliers de manifestants, on a été bloqués devant et derrière par les forces de l’ordre, et aspergés de gaz lacrymogène.

  Apathie : Vous pensez que c’était volontaire ?

  Besancenot : Ecoutez, que c’était volontaire, faudra qu’on me dise le contraire… Je ne suis pas dans le secret des dieux. Maintenant, vous imaginez qu’on a organisé quand même quelques manifs… euh, on sait comment on fait une manifestation qui dérape, et une manifestation qui dérape pas, du côté des forces de l’ordre… je ne les porte pas forcément dans mon coeur, mais…

  Apathie : C’est difficile, avec ces énergumènes, dont le constate que vous ne vous sentez pas solidaire, de prévoir si une manifestation va déraper ou non…

  Besancenot : Vous voyez, dans cette séquence, qu’on vient de voir, ça s’est passé dans notre cortège, on était dans une rue, on a demandé à pouvoir en sortir, et là y’avait plus personne… donc pour moi, c’est signé « Furax » : on voulait que cette manifestation dégénère. Et on s’en est donné les moyens, pour effacer le véritable évènement. A ce sommet, des voix se sont élevées contre ce concert unanime, parce que je rappelle qu’on nous présentait le G20 et le sommet de l’Otan comme une ère nouvelle du capitalisme, puisque je rappelle que monsieur Sarkozy a dit que le capitalisme, maintenant, était moralisé…alors que pour moi, il y a une cohérence entre le sommet de l’Otan et le G20; je rappelle cela, parce que ceux qui n’étaient pas à Strasbourg, il peut y avoir un décalage… Barack Obama a pu faire un meeting avec des milliers de jeunes. On avait l’impression que c’était la liberté totale de circulation. Nous, on a fait un meeting la veille, et on a ramé méchamment pour que des militants puissent arriver ! Donc là, y’a deux poids deux mesures… et Barack Obama, c’est vrai qu’il l’a fait avec le sourire, mais dans son discours il a exhorté l’Europe à renforcer son poids militaire. Concrètement, ça veut dire qu’un pays comme la France doit encore augmenter son budget militaire, qui est déjà de 44 milliards d’euros. Ben moi, j’aimerais prendre sur ces milliards d’euros pour financer les besoins sociaux, parce que quitte à faire la guerre, je préfère la faire à la crise économique. Je pense qu’on aurait bien besoin de ça.

  Apathie : A propos des paradis fiscaux, vous ne pouvez pas nier que le G20 a fait un premier pas ?

  Besancenot : Oui, enfin, un premier pas, c’est relatif puisque vous avez suivi cette affaire comme moi… Aujourd’hui donc, il y a les gentils paradis fiscaux, et les méchants paradis fiscaux. Y’a ceux qui n’ont pas d’amis dans le monde – ils sont trois – et ceux qui ont des amis, et qu’on doit laisser tranquille. J’essaie de vous expliquer ce que nous proposons contre cela : levée du secret bancaire, commercial, industriel, pour savoir où passe l’argent, que les pouvoirs publics aient le contrôle sur ça; Deuxièmement, publier les comptes auprès du fisc; et troisièmement, ça passe par une fiscalité européenne. Sachant que les derniers traités demandent l’unanimité sur cette question, ça fait qu’un pays comme le Luxembourg peut s’opposer à cette volonté. 

  Ariane Massenet : Et à propos de la séquestration des patrons ? Vous trouvez que c’est une bonne méthode ?

 Besancenot : Je pense que c’est légitime.

  Massenet : Mais c’est illégal.

  Besancenot : Je pense que c’est légitime. Effectivement, c’est légal dans ce pays d’avoir une entreprise qui licencie quand elle fait des bénéfices, mais quand il y a des travailleurs qui sont pris à la gorge, qui se retrouvent face à une direction qui ne veut rien lâcher, qu’ils la retiennent une nuit pour essayer d’obtenir quelque chose, je pense que c’est légitime.

Montreuil : Verts contre Rouges

 

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Source : Libération

Maire de Montreuil depuis un an ? Dominique Voynet «domine» la situation, assure-t-elle. «Enfin, dominer ce n’est pas le mot, disons qu’on a trouvé nos marques», corrige la sénatrice. A la tête de cette ville de Seine-Saint-Denis de plus de 100 000 habitants, l’ex-candidate des Verts à la présidentielle vient à peine de «lever le nez du guidon».

C’était il y a un an, «à certains moments j’ai l’impression que c’était hier, à d’autres que je suis restée vissée à mon bureau». A la tête d’une liste rassemblant des Verts, des socialistes dissidents et des acteurs de la société civile, Voynet avait créé la surprise aux municipales en expulsant de son fief Jean-Pierre Brard (apparenté PCF), après vingt-quatre ans de règne et avec plus de 54 % des voix. Et ce, sans le soutien des états-majors du PS et du PCF et même des Verts, avec qui Voynet entretient des relations difficiles.

Pendant la campagne la candidate avait comparé Montreuil, ville communiste depuis soixante-dix-sept ans, à la Roumanie sous Ceausescu. Mais aujourd’hui, quid de la pérestroïka promise ? Pour Voynet, 50 ans, ce n’est pas le moindre des paradoxes de cette première année. En maire de Montreuil, «Dominique la batailleuse», selon ses proches, «l’emmerdeuse», d’après les mêmes, apprend à faire la paix.

Bras de fer. «Montreuil était en guerre avec le monde entier. Brard faisait la leçon à nos voisins. Il a fallu les convaincre qu’on aurait un comportement normal et amical avec eux», explique la maire. Jeudi, une nouvelle communauté d’agglomération va être annoncée. «De Montreuil à Bobigny en passant par Pantin, c’est la plus grosse agglo d’Ile-de-France avec plus de 450 000 habitants. C’est la grande victoire de Dominique», se réjouit Jacques Archimbaud, son directeur de cabinet, fidèle d’entre les fidèles.

Dans cette ville endettée et touchée par la crise, cette structure devrait permettre de cofinancer une piscine et une médiathèque dans le haut-Montreuil populaire. Et réduire la fracture avec le bas-Montreuil, ses bobos et ses bureaux. «Avant, ici, c’était Fort Alamo,Après dix ans de guerre totale, une pacification s’est faite entre la mairie et la population.» En revanche, entre la sénatrice-maire et le député Brard, le bras de fer persiste (1). raconte René, un militant du NPA, le parti d’Olivier Besancenot.

Vendredi 27 mars. Pour leur premier anniversaire, «Dominique» et sa majorité de 41 élus reçoivent dans la salle des fêtes. Sur invitation. Les 400 Montreuillois présents, pour la plupart responsables d’associations et d’organismes publics, ont été triés sur le volet. «On voulait des échanges constructifs, éviter que trois brardistes casse-couilles viennent mettre le boxon», raconte un proche de Voynet. Au micro, cette dernière se montre pugnace. «Un peu cassante. Mais en même temps pour diriger, il ne faut pas être mièvre», juge un habitant. «Elle est franche et directe», estime une autre. En tout cas pas démago quand elle explique que seuls les trottoirs de la rue Allende soulevés par les racines d’arbres seront refaits, pas l’ensemble de la voirie. Le choix de ne pas augmenter les impôts locaux oblige à faire des sacrifices.

Cris d’orfraie. L’ombre de Brard et de ses réseaux, pourtant atrophiés par la défaite, plane encore dans la salle. A plusieurs reprises, Voynet exhorte son auditoire à ne pas «accorder trop d’attention aux cris d’orfraie qui accompagnent chacun de nos mouvements». A surtout ne pas se laisser freiner par «les ragots et les rumeurs débiles» distillées depuis un an par «ceux qui estiment que nous avons usurpé le pouvoir».  

Sous la municipalité précédente, les enfants de chômeurs étaient privés de cantine. A la rentrée, 900 élèves ont été pris en charge par la ville. Pour les intégrer, la question de la rotation des repas s’est posée. «J’ai évoqué les écoliers allemands qui mangent un Brötchen [pain bagnat, ndlr] et des fruits à midi. Et tout de suite, j’ai eu un tract : « Elle va mettre des distributeurs de sandwichs dans les écoles » !» La maire sait que s’obséder avec son prédécesseur, c’est continuer à le faire exister. Et qu’elle ferait mieux de s’adresser aux Montreuillois. Mais elle a du mal à retenir ses coups. Son prédécesseur, il est vrai, la marque constamment à la culotte.

«Immobilisme». «M. Brard est toujours extrêmement présent dans sa circonscription qui se trouve être sa ville. Il est là le 19 mars, le 8 mai, le 11 novembre, pour toutes les manifestations publiques et patriotiques», précise Frédéric Molossi élu (PS) de la minorité. Après avoir taxé la majorité municipale «d’amateurisme», la minorité stigmatise désormais son «immobilisme».«La ville reste endormie», se désole un élu communiste. Beaucoup de lettres de sollicitation et de coups de fil des Montreuillois restent sans réponse. «Il y a un problème de gouvernance, ils ne maîtrisent pas encore bien les services. Des gens leur savonnent encore la planche. Ce qui me surprend le plus c’est qu’ils ne fassent pas plus de nettoyage», s’étonne une responsable associative. Résultat : «La population se plaint de n’être au courant de rien. Ils doivent faire des trucs très bien, mais comme rien n’est encore visible, on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose», ajoute cette habitante. «On est passé du monologue au dialogue, mais les actes se font attendre», s’impatiente Ismaël, un responsable d’association.

«On a semé, ça n’a pas encore levé», admet Archimbaud. Mais Houria, une militante associative, ne voit pas les choses d’un même œil : «La rupture politique, on l’a sentie. Sur les Roms, le syndicat des eaux, les sans-papiers, je suis presque fière d’habiter ici.» Voilà qui devrait conforter la sénatrice-maire.

(1) Jean-Pierre Brard a refusé de répondre aux questions de Libération.

par Matthieu Ecoiffier

Buffet, encore et toujours

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  Un petit point sur la situation du parti des cocos officiels français…

  Le congrès du PCF vient de s’achever, et comme il fallait s’y attendre, la motion soutenue par Buffet l’a emporté avec une large majorité. Comme c’est une question de délégués envoyés par sections et fédérations, on ne reviendra pas trop dessus, mais dégager une majorité en verrouillant les petites structures, c’est vraiment pas si compliqué… comme bourrer les urnes avec des collectifs fantômes pour arranger un vote « unitaire » des antilibéraux en 2007, hein Marijo ? D’autant que, ce coup-ci, l’ancienne Ministre de la Jeunesse et des Sports avait eu une prémonition : « Vous allez voir que ma motion va dégager une large majorité ».

 Donc la majorité PCF reste majoritaire. A plus de 68%. C’est marrant, parce que (je tiens tout de même à dire que je ne suis pas anticommuniste, mais je n’en perds pas pour autant mon esprit critique) depuis la fondation des premiers partis communistes jusqu’à maintenant, je doute qu’on puisse trouver un congrès qui ne parle pas de « rénovation », de « transformation », de « rajeunissement » et tout et tout… sauf que bizarrement, ce sont toujours les mêmes qui en parlent.

  Tradition oblige donc, le congrès du PCF s’est voulu « sans tabou » (petit clin d’oeil aux historiens), mais a tout de même gommé la proposition d’inclure le mot « métamorphose » dans son texte final. On va donc se contenter d’une « force unissant les progressistes »(derrière le PCF) et d’un »rajeunissement » (avec toujours Buffet en tête d’affiche).

  De toute manière, au PCF, c’est le Conseil des Vieux Cocos Officiels, qu’on ne voit jamais, qui prend les décisions. Buffet ayant autant d’influence qu’un G20 dédié à résoudre la crise du climat… Au besoin, le CVCO saura tirer un petit jeune – ou une petite jeunette, ça fait toujours mieux, une femme – afin d’ »incarner le changement ».

  Allez, trêve de plaisanteries; Faut savoir que le PCF, c’est compliqué, y’a plein d’écoles de pensée là-dedans, entre ceux qui veulent se rapprocher de la LCR, ceux qui veulent attirer la LCR, ceux qui sont ok pour une alliance avec le PS, ceux qui sont sont ok pour une alliance avec le PS, mais juste pour les élections, ceux qui veulent changer de nom et ceux qui sont partisans d’assumer loute l’histoire du communisme, Union Soviétique comprise mais sans les partis asiatiques… ça en fait, des dissensions…

  Les militants, ami lecteur, je n’ai rien contre eux, remarque bien. Bon, c’est un peu le genre de trucs énervants qu’on sort sur les gays et les arabes, mais j’ai de très bons amis cocos officiels. Ce qui me dérange plus, par exemple, c’est une manifestation, il y a de cela un mois et demi, censée aller du siège du MEDEF à l’Elysée, mais qui finalement (je sais, j’en étais), ne fait ni l’un ni l’autre, s’arrête en bout de course sans même s’être fait stopper par un barrage de police; et qui montre, devant les caméras, MGB affirmant le contraire. Chez moi, ça, ce n’est pas exactement une manifestation « choc », ça s’appellerait plutôt… une promenade.

  Donc oui, j’ai du mal avec Buffet, et vu ses derniers scores, avant de tomber en-dessous de 1% à la prochaine présidentielle, ou de se faire doubler par Schivardi, ce serait bien que le PCF se secoue un peu, et pas qu’en paroles; En espérant que Robert Hue avait tort de partie en déclarant que le PCF n’était « plus réformable »… mais pour l’instant, l’Histoire semble lui donner raison, comme on dit…

Etat des lieux de la gauche, socialiste et plus-à-gauche-encore

  Le JRDF a laissé passer un peu de temps, comme à son habitude, ami lecteur, pour voir comment l’affrontement Aubristes/Royalistes allait tourner; Nous avions, précédemment, donné notre point de vue sur la situation : Bien que non exempt de défauts, le clan Royal a au moins les avantages d’être uni derrière un programme, et clairement plus progressiste dans sa ligne administrative du parti, que le conglomérat d’Aubry, trainant derrière lui tous les porte-flingues des courants, qui chauffent la place en attendant 2012 pour reprendre les batailles internes entre Fabiusiens, Strauss-Kahniens, clan Jospin/Delanoë, Hamonistes, Hollandiens et… sans doute, Aubristes, même.

  Une unité de façade, donc, doublée d’un hypocrite appel aux partisans de Royal, alors qu’in facto, ceux-ci sont clairement exclus du processus décisionnel du Parti Socialiste. La haine couve entre les deux chefs de file, évidemment, mais franchement les combats de boxe, ça me gave alors je préfère évoquer de véritables différences, sur le plan  programmatique. Nous reviendrons donc, prochainement, sur la motion Aubry, pour dénicher ce qui peut faire sa spécificité, et surtout, nous examinerons ses futurs actes, en tant que « Première Secrétaire »…

  Mélenchon s’est finalement barré, d’ailleurs; Lui qui avait copiné avec l’extrême-gauche pendant la campagne de 2007, avant de rejoindre le train Royal en marche, in extremis, suite à la panade des comités « unitaires » antilibéraux, le voilà qui menace de tailler sa route si Royal arrive à la tête du PS; Met sa menace à exécution avant le vote; Perdu, ce n’est pas Royal, mais le voilà quand même avec son parti « plus à gauche que la gauche », et tout dédié à son illustre gloire, évidemment. Qui croira qu’il s’est cassé sur un coup de tête ? C’est très clairement un coup préparé depuis longtemps. Quoique, quand on voit le nom qu’il a choisi, « Parti de Gauche », on se dit que le brainstorming n’a pas du être trop épuisant.

  Ce qui nous fait, en passant, un « Nouveau Parti Anticapitaliste » et un « Parti de Gauche ». Décidément, la politique française devient de plus en plus prosaïque… Sauf à droite, évidemment, cf. « Gauche moderne », et « Nouveau Centre », deux belles marques d’humour tout de même. J’oubliais « Les progressistes » aussi…

  Je suis mauvaise langue ? Faut dire que je me le suis tapé, presque en intégralité, le congrès fondateur du « Parti de Gauche ». Ben pour le coup, c’est marrant mais oui, ça fait clairement extrême-gauche… dans le style oratoire. Franchement, tous les intervenants auraient pu être interprétés par Besancenot himself. Du discours « en langage courant », avec des pointes d’hystérie pour faire « je suis pas un politicien professionnel », du poing qui tape sur la table… avec une touche très « PCF » / PS : Les hiérarques, en fond de scène, bien alignés sur deux rangs, et attendant sagement leur tour à la tribune. Bien sûr, Mélenchon apparait en dernier, très humble « non non s’il vous plaît, ne m’applaudissez pas autant, je ne suis pas un sauveur, je ne suis qu’un homme », et tartine un discours d’une bonne demie heure, trois fois plus long que ses congénères…

  Pendant ce temps, au PS, Royal rumine toujours sa colère – avec un peu de recul, c’est vrai qu’Aubry a tout de même beaucoup plus triché qu’elle, donc « elle aurait du gagner »… Le JRDF ne reconnait toujours pas cette élection, d’ailleurs, comme cela a pu être précisé précédemment; Aubry, elle, commence à peaufiner sa belle statue; Finis les vêtements de « gens » et les écharpes horribles, le style se fait plus sobre, à présent; et le visage, plus dur. Aubry a clairement montré, au cours de son « ascension » – on va dire un gros consensus qui s’est imposé en jetant les royalistes dehors – qu’elle avait des dents de requin. Mais au sein d’un « gouvernement » composé également de squales, ne risque-t-elle pas, au final, de pâtir de la future guerre interne socialiste à venir ?

Robert Hue quitte le Conseil National du PCF

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Source : AFP

Note : J’aime bien Robert Hue, mieux que Buffet en tout cas… j’attends de voir ce qu’il va faire. Par contre, c’est peut-être un peu extrême de sortir que « le PCF n’est plus réformable »… ça va mettre les militants dans la merde, quand même !

 

L’ancien leader du Parti communiste ne se « retrouve pas dans les orientations stratégiques de ces dernières années » mais « n’abandonne ni ses convictions ni les valeurs qui fondent son engagement ».

‘ancien leader du Parti communiste français Robert Hue a annoncé dans une lettre à la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, qu’il quittait le Conseil national du parti, et entendait prendre prochainement une « initiative », a-t-on appris vendredi 28 novembre.


Dans cette lettre adressée mercredi à Marie-George Buffet, à deux semaines du 34e Congrès du PCF, et publiée dans Le Parisien-Aujourd’hui en France à paraître samedi 29 novembre, le sénateur du Val d’Oise qualifie cette décision de quitter le Conseil national du parti de « décision mûrement réfléchie ».

« Le PCF n’est plus réformable »

Il précise qu’il annoncera « dans peu de temps » une « initiative » qui lui donnera la « possibilité de poursuivre autrement et reprendre plus activement [s]on combat pour un monde plus juste et plus humain ».


« Je ne me retrouve pas dans les orientations stratégiques de ces dernières années » mais « je n’abandonne ni mes convictions ni mes valeurs qui fondent mon engagement », souligne-t-il dans une interview au Parisien.


L’ancien numéro un du PCF n’a pas dit qu’il rendait sa carte du PCF mais a expliqué à l’AFP que son geste était une « rupture » avec un parti « qui n’est plus réformable ».

L’âge du départ à la retraite est repoussé de 5 ans… surprise !

  J’aime bien cette analyse de Rue 89, que je classe aussi du côté de l’extrême-gauche, par rapport à sa note finale clairement critique envers « l’opposition » :

 

C’est à coups de canif, réputés moins douloureux, que Nicolas Sarkozy et la majorité UMP sont en train de remettre en cause, sans le dire, le modèle social français. Quelques euros de franchise médicale par ci, un peu de travail le dimanche par là, des réductions d’effectifs et des coupes budgétaires tous azimuts… Et voilà désormais la retraite à 70 ans!

Les Français qui n’ont pas bien suivi ont dû être surpris d’apprendre samedi 1er novembre -jour de la Toussaint!-, que leurs députés avaient voté dans la nuit, sans que l’on y prenne garde, une disposition permettant aux salariés de travailler jusqu’à l’âge de 70 ans, sur une base volontaire évidemment.

Les réactions de plusieurs porte paroles de la gauche et des syndicats ne s’y sont pas trompés. Il est clair, comme l’a déclaré la député des Verts, Martine Billard, que « l’âge de la retraite est insidieusement repoussé à 70 ans ».

Le volontariat n’est, à ce stade, qu’un cache sexe d’une réforme fondamentale à venir, du fait que, selon toute vraisemblance, de moins en moins de salariés auront suffisamment cotisé à leur arrivée à l’âge de la retraite légale, à 65 ans.

Certaines des réformes sociales engagées sont de logiques adaptations à un environnement différent, à l’évolution de la pénibilité de certaines tâches, ou constituent des modernisations acceptables.

 

Des réformes décidées de manière unilatérale, et souvent en avançant masqué

Le problème tient, comme à chaque fois depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence il y a dix-huit mois, à la méthode. Les réformes sont décidées de manière unilatérale, après parfois une concertation de façade, et souvent en avançant masqué.

Ce qui est plus grave aujourd’hui, c’est que la crise financière et la récession dans laquelle est entrée la France -les chiffres du dernier trimestre le confirmeront dans quelques jours- servent de prétexte à accélérer et légitimer ces évolutions. Au début de l’année, le refrain était « les caisses sont vides »; désormais, ça va être « on n’y peut rien, c’est la crise »…

Ce serait acceptable si le président de la République tenait un discours de vérité aux Français, non pas sur l’ampleur de la crise, de ce point de vue, il en a rajouté dans le rôle du chef des pompiers planétaires envoyés sur le front du « 11 Septembre de la finance »…

Non, c’est sur sa vision de l’évolution de la société française que le chef de l’Etat ne dit pas aux Français où il nous entraîne.

Avec sa méthode, Sarkozy prend le risque de susciter un refus violent

Il a un problème, évidemment: difficile de croire aujourd’hui à un discours churchillien (« du sang et des larmes ») contre l’ennemi commun de la récession quand le quinquennat a commencé par le péché originel du paquet fiscal.

Les sacrifices et les coupes sont acceptables quand ils sont perçus comme équitables en période difficile: il est clair que, de ce point de vue, Nicolas Sarkozy souffre d’un déficit chronique de crédibilité, et pas seulement parmi ceux qui n’ont pas voté pour lui.

En procédant comme il le fait, par petits coups de canif qui ne disent pas leur nom dans un édifice social qui est le produit de la riche histoire politique et sociale française depuis un siècle et demi, Nicolas Sarkozy prend le risque de susciter un refus violent.

Un refus qui ne trouve pas aujourd’hui sa traduction politique, vu l’état de délabrement de l’opposition, et qui, en France, trouve toujours d’autres moyens de s’exprimer. Attention aux réveils douloureux.

  par Pierre Haski

Lutte Ouvrière éteint l’Etincelle

  La tumultueuse fraction minoritaire de Lutte Ouvrière, « L’étincelle », vient d’être exclue par la direction du parti d’extrême-gauche. Rappelons que la ligne de ce mouvement au sein de LO, critiquait les récents accords avec la gauche, qui brouillait selon ses dires l’image de LO dans l’opinion.

  Cette divergence idéologique peut s’expliquer par plusieurs points : D’abord, une vision radicale des composantes de cette fraction, additionnée d’un possible d’arrivisme (Jacques Morand, sa figure la plus connue, souhaitant probablement marquer son leadership) ; Ensuite, Lutte Ouvrière s’est rapprochée de la gauche, surtout en fuyant la LCR, qui a proposé plusieurs fois de faire fusionner les partis dans le Nouveau Parti Anticapitaliste en formation, actuellement. Arlette Laguillier, pour résumer, aurait préféré soutenir des modérés qu’elle conspuait il n’y a pas si longtemps, pour ne pas voir tomber son drapeau, ou parce qu’elle ne croyait pas en l’initiative de Besancenot. A mon humble avis, c’est toujours ça de pris pour une unité plus franche de la gauche « gouvernementale ».

  Quoiqu’il en soit, les cartes sont donc, au moins en partie, redistribuées au niveau de la gauche et de l’extrême-gauche… Cette exclusion le marque assez significativement.

Encore de la prison pour les anti-ogm ?

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BORDEAUX (Reuters) – Le procureur de la République de Bordeaux a requis mercredi soir huit mois de prison ferme et quatre ans de privation de droits civiques contre José Bové, poursuivi avec onze autres militants pour avoir dégradé du maïs transgénique stocké dans un silo à Lugos (Gironde).

Jérôme Bourrier a requis des peines de quatre à six mois de prison avec sursis contre les onze autres « faucheurs volontaires » et dix mois de prison avec sursis contre Marc Giblet, l’exploitant agricole chez qui avait été menée l’action et qui avait tiré un coup de fusil en direction des militants.

Le représentant du ministère public s’en est pris plus particulièrement à José Bové, auquel il a reproché un « comportement compulsif résultant d’un oedipe mal maîtrisé ».

Les faits jugés remontent au 4 novembre 2006.

Cent-cinquante « faucheurs volontaires » conduits par l’ancien dirigeant de la Confédération paysanne avaient versé un mélange d’eau et de brou de noix dans un silo, rendant impropre à la consommation 2.320 tonnes de maïs transgénique.

Cette action avait valu à José Bové de passer une trentaine d’heures en garde à vue.

Mercredi, une soixantaine de personnes présentes lors des faits incriminés ont demandé à être jugées au même titre que les 12 autres « faucheurs volontaires ».

La présidente du tribunal décidera de la recevabilité de leur demande lors du jugement qui sera mis en délibéré.

Devant la longueur des débats, les plaidoiries de la défense ont été reportées à jeudi matin.

Claude Canellas, édité par Jean-Loup Fievet

Les communistes vendent des fruits et des légumes à bas prix

  Une initiative intéressante, que le JRDF soutient totalement, en ces temps de foutage de gueule commercial (pardon, je voulais dire « hausse des prix due au contexte international… blablabla pétrole… blablabla subprimes)

PARIS (AFP) – Des centaines de parisiens et de banlieusards se pressaient jeudi matin sur la place de la Bastille pour profiter de la vente au « juste prix » de fruits et légumes, organisée par les producteurs du Lot-et-Garonne, adhérents au Modef, un syndicat proche du parti communiste.

Arrivé dès 7H00, Philippe, 32 ans, a la chance de ne pas avoir trop attendu.

« C’est très intéressant, surtout que normalement je fais mes courses dans une grande épicerie qui est chère », déclare-t-il en repartant avec un filet de 5 kg de pommes de terre (5 euros), 6 kg de tomates (9 euros), trois melons (4 euros).

Tomates, melons, pommes, nectarines, brugnons, raisins… Une quinzaine de producteurs de fruits et légumes sont partis la veille au soir de la région de Marmande avec 60 tonnes de marchandises, qui ont été réparties entre Paris et la banlieue.

A 08H00, heure à laquelle devaient débuter les ventes, de longues files d’attente serpentaient déjà, sous un ciel clément, entre les drapeaux du Parti communiste et du Modef.

Faisant « sa rentrée politique » place de la Bastille, Marie-George Buffet, la numéro un communiste, profite de l’occasion pour épingler la politique du gouvernement dont « toutes les réformes » vont pour elle « à l’encontre du pouvoir d’achat ».

Elle s’alarme de la « situation extrêmement difficile des agriculteurs, spécialement ceux des fruits et légumes, qui ne se voient pas assurer des prix rémunérateurs ».

« La crise que nous subissons est terrible », enchaîne Raymond Girardi, président du Modef du Lot-et-Garonne, à l’origine, comme chaque année, de cette manifestation. Selon lui, un producteur de fruits et légumes sur deux « a disparu depuis 10-15 ans ».

« Pour les tomates, nous sommes payés entre 40 et 60 centimes le kilo alors qu’il nous faudrait 75 centimes », argumente-t-il avant de lancer: « si cela continue, dans quelques années il n’y aura plus de production nationale ».

Première responsable à ses yeux, la grande distribution, qu’il souhaite « ramener à la raison ». « Les deux tiers du prix payé par le consommateur représentent la marge des centrales d’achat », affirme-t-il. Il prône « un retour du coefficient multiplicateur », qui permettrait de « payer le juste prix aux producteurs et que le consommateur puisse avoir accès aux produits à un prix abordable ».

Un discours qui convainc sans peine Joëlle, Aline, Véronique et Ilham, quatre femmes âgées de 30 à 60 ans, venues de Paris et de sa banlieue, qui ont fait connaissance dans la file d’attente.

« C’est l’occasion d’acheter des fruits que nous n’avons pas encore mangé cette année » et puis « cela aide les producteurs », déclarent-elles. Ilham se réjouit aussi de pouvoir acheter des « produits de qualité alors que dans les grandes surfaces, les fruits et légumes n’ont plus de goût ».

Munies de leurs cabas et de leurs chariots de courses, Paulette, 67 ans, et Dominique, 54 ans, sont venues de banlieue. « Tout est cher, la pomme de terre est hors de prix, surtout depuis le passage à l’euro », accuse Paulette.

Des jeunes gens attendent aussi, comme Marion, 27 ans, un iPhone, le téléphone portable ultra moderne d’Apple, à la main, qui vient, en voisine, faire les courses pour sa maman.

A 09H00, les files d’attente débordent déjà des trottoirs. « Il y a plus de monde que l’an dernier », note M. Girardi. Certains se découragent et rebroussent chemin. C’est le cas d’Agnès, venue de la Porte des Lilas, qui se dit « déçue ». Manifestement, il n’y aura pas suffisamment de marchandises pour tout le monde.

par Arielle Verley.

Qui fauche le vent sème la tempête

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GRIGNY (AFP) – Le leader altermondialiste José Bové a annoncé dimanche le lancement du mouvement des semeurs volontaires, en marge de l’Assemblée générale du collectif des faucheurs volontaires qui se déroule de samedi à lundi à Grigny (Rhône).

« Nous avons décidé de lancer le mouvement des semeurs volontaires, afin d’élargir notre action », a déclaré M. Bové lors d’une conférence de presse organisée sur les bords du Rhône.

« L’objectif est de dénoncer toutes les formes de privatisation du vivant, en permettant des échanges gratuits de semences », a-t-il expliqué.

Actuellement, seules les semences ayant obtenu un certificat sont référencées dans le catalogue des semences et autorisées à la vente. Elles sont généralement fabriquées par des grands groupes, ce que les faucheurs volontaires veulent contrecarrer.

« On va lancer un mouvement d’échanges gratuits et désobéir en plantant dans son champ, dans son potager ou sur son balcon des semences interdites », a indiqué M. Bové en soulignant ne pas savoir à quel type de poursuites son mouvement s’expose.

« Il ne s’agit pas d’un changement d’objectif », a insisté le leader altermondialiste. « S’il y a besoin de faucher, nous continuerons de faucher », a-t-il prévenu, rappelant son opposition à la loi OGM.

« On se bat depuis 11 ans contre les OGM parce qu’ils sont brevetés et qu’à travers ces brevets, les firmes essaient de privatiser le vivant », a-t-il expliqué.

« Aujourd’hui d’autres firmes s’appuient sur les Certificats d’obtention végétale (COV) pour obliger les paysans et tous les gens qui font du jardinage à racheter tous les ans leurs semences », développe-t-il.

« C’est un nouveau hold-up sur les paysans et sur les citoyens qui utilisent des semences », a renchéri M. Bové.

La « privatisation » des semences est apparue au milieu des années 90, « lorsque il a été décidé que les aides publiques devaient être orientées et données uniquement lorsqu’on utilisait des semences du commerce », explique François Dufour, membre du collectif des faucheurs volontaires de la Manche.

« On a fait payer l’ensemble des agriculteurs et une poignée de semenciers s’est approprié le droit de gérer les semences qui étaient inscrites à l’intérieur du catalogue », a-t-il déploré.

Le mouvement des semeurs volontaires devrait connaître un temps fort le 28 octobre prochain à l’occasion de la 15e session du Comité international de bioéthique de l’Unesco à Paris.

« Nous appelons l’ensemble des organisations paysannes, de l’agriculture biologique et des mouvements environnementalistes à coordonner un contre-sommet pour la liberté des semences », a-t-il lancé.

500 000 personnes dans la rue

Ami lecteur, je n’illustre pas ce billet, pour une bonne et simple raison… les manifestations se suivent et se ressemblent. Leur effet est toujours aussi dérisoire; 500 000 personnes défilent pour crier leur mécontentement de la politique actuelle, et « défendre les 35 heures ». Est-ce beaucoup ? Peu ? Au fond, il y aurait bien pu y en avoir 100 000, ou 3 millions, quelle différence ? En quoi cela est-il indicatif ?

Loin de moi l’idée de renier l’expression populaire, mais le fait est qu’avec au moins une bonne vingtaine de milieux professionnels et de catégories de la population en grève, en lutte, bref en colère – ambulanciers, pêcheurs, camionneurs, retraités, personnes handicapées, fonctionnaires, personnel de justice, gardiens de prison, policiers, militaires, chômeurs, cheminots, étudiants et j’en passe – le résultat reste identique : la surdité du gouvernement est totale. Pire : Les négociations préalablement entamées avec les syndicats, par exemple sur la question des 35 heures, sont enterrées sitôt signées, et pour parfaire ce chaos d’injustices, on embrouille encore les cartes avec des déclarations contradictoires (Devedjian versus Bertrand, par exemple).

Difficile de faire plus malhonnête et autoritaire ! Donc, la question reste en suspens… comment faire pour que ce gouvernement abandonne son blabla stérile, et tienne au moins ses engagements ? Mystère… mais les mois passent, et le nombre de français grinçant sévèrement des dents, à mon humble avis, s’accumule. Je ne suis personnellement pas, ami lecteur, adepte des solutions violentes. Mais il y a une probabilité, de plus en plus affirmée et aggravée encore par le contexte économique mondial, pour que tout ceci se termine MAL. L’histoire est connue : Une explosion peut déclencher une réaction en chaîne. Ce serait déplorable… car il y a fort à parier que les véritables responsables de ces différents désastres échappent à la vindicte populaire, et comme d’habitude, ce seront les policiers, les civils, rebelles ou non, les véhicules ou les bibliothèques qui affronteront le feu du ressentiment populaire. Voilà… je ne suis pas prophète, et ne souhaite pas l’être, mais j’ai rarement été témoin d’une telle situation de blocage et d’exaspération, en France. Qu’en pensez-vous ?

58 faucheurs volontaires relaxés

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  Rappelons, malgré ce que leur logo et leur nom peut laisser penser, que les Faucheurs n’utilisent ni armes, ni outils, qu’ils agissent à visage découvert, de jour, et en possession de leurs papiers. Ils ne fuient pas face aux forces de l’ordre, n’opposent pas de résistance. L’action la plus violente qu’ils aient entreprise a été le démontage d’un McDonald en construction (plus précisément, elle est liée à Bové), alors qu’ils ont déjà été accueillis… à coups de fusil !

CHARTRES (AFP) – Les 58 militants anti-OGM jugés par le tribunal correctionnel de Chartres pour avoir fauché une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir) ont été relaxés jeudi.

Les faucheurs sont sortis du tribunal aux cris de « On a gagné! On a gagné! »

Le procureur de la République de Chartres avait requis des peines de 3 mois d’emprisonnement avec sursis et 500 euros d’amende à l’encontre des 58 faucheurs anti-OGM. Il avait requis une amende supplémentaire de 300 euros pour 23 des 58 faucheurs qui avaient refusé un prélèvement de leur ADN durant leur garde à vue.

La défense avait plaidé l’acquittement, tandis que les députés votaient à la même heure,à l’Assemblée nationale, le délit de fauchage.

Le parquet n’a pas fait immédiatement savoir s’il comptait faire appel.

Le tribunal a relaxé l’ensemble des prévenus de tous les chefs pour lesquels ils étaient poursuivis, le président du tribunal, Denis Roucou, faisant état d’une « décision largement motivée ».

L’un des avocats des faucheurs, Me Jean-Paul Susini, s’est félicité de la décision de justice, déclarant à l’AFP: « on a bien travaillé, c’est une décision qui va dans le sens de l’histoire, cela va très certainement peser sur le procès qui se tient en ce moment même à Toulouse ».

L’un des faucheurs, Jean-Marie Loury, s’est réjoui de son côté de ce que les « revendications » des faucheurs aient « été reconnues par la justice ». « Nous savons pourquoi nous nous battons et pourquoi nous allons continuer le combat: pour qu’un maximum de citoyens se lève contre les OGM », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, une centaine de militants anti-OGM ont manifesté jeudi matin à Toulouse avant l’ouverture du procès en correctionnelle de 41 faucheurs volontaires, parmi lesquels José Bové, jugés pour avoir détruit du maïs OGM en juillet 2006 en Haute-Garonne, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les 41 prévenus et les manifestants ont défilé dans le calme entre la place du Capitole et le palais de Justice, où l’audience s’est ouverte peu après 09H00.

Aux cris de « Les OGM, on en veut pas: ni dans les champs, ni dans les assiettes », les manifestants ont déployé une banderole avec pour slogan « Relaxe des 41 faucheurs volontaires d’OGM ».

« C’est une journée importante. Le procès était programmé a l’automne 2007 et a été reporté (à deux reprises, ndlr) en raison du Grenelle de l’environnement », a déclaré à l’AFP José Bové, derrière une banderole « Pour des campagnes sans OGM ».

« L’Etat a pris un moratoire, après ma grève de la faim en janvier 2008, et le procès intervient au moment où l’interdiction de ce maïs est effective. Sur le territoire, il n’y a plus d’OGM commercialement planté. Donc, comment les magistrats vont-ils se situer par rapport à ça ? », s’est-il interrogé.

« On va nous reprocher d’avoir eu raison trop tôt, d’avoir eu raison avant tout le monde, avant l’Etat. On a agi pour faire protéger l’intérêt général et maintenant le gouvernement, en ayant lui-même mis en place le moratoire, reconnaît la justesse de nos interventions », a-t-il estimé.

« Une condamnation serait incompréhensible et, bien évidemment, on va plaider pour la relaxe », a-t-il ajouté.

Avant de rejoindre le palais de justice, les prévenus et militants anti-OGM ont distribué des tracts aux passants.

Les 41 faucheurs volontaires, qui seront jugés jeudi et vendredi à Toulouse, sont poursuivis pour destruction de biens pour avoir arraché plusieurs hectares de maïs génétiquement modifié (Mon 810), en juillet 2006, à Ox et Daux (Haute-Garonne).

Dans ces deux affaires, 39 faucheurs sont poursuivis pour avoir arraché des plants dans des parcelles de maïs transgénique à Ox, l’après-midi du 30 juillet 2006, et 5 personnes pour les mêmes faits à Daux, dans la nuit du 30 au 31 juillet, sur un champ d’essais de maïs appartenant au semencier Pioneer. Certains faucheurs sont poursuivis pour avoir participé aux deux opérations.

Durant les deux jours de procès, les militants anti-OGM ont prévu d’installer derrière le palais de justice un Village associatif avec débats et concerts. Un meeting était également prévu jeudi soir, avec José Bové, sur le thème « Citoyens contre agrobusiness ».

Après Toulouse, deux autres procès de faucheurs, où comparaîtra José Bové, sont prévus le 2 juillet à Carcassonne (Aude), pour entrave à la liberté du travail après l’intrusion dans une usine Monsanto à Trèbes (Aude), et le 10 juillet à Bordeaux pour l’arrosage d’un silo de maïs OGM avec du broux de noix à Lugos (Gironde).

Un jugement en délibéré est également attendu ce jour à Chartres, où des peines de 3 mois d’emprisonnement avec sursis et 500 euros d’amende ont été requises à l’encontre de 58 faucheurs anti-OGM, qui avaient détruit une parcelle de maïs transgénique en août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir).

Besancenot/Royal, double show social à Gandrange

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GANDRANGE (AFP) – Ségolène Royal et Olivier Besancenot se sont succédé mardi à Gandrange pour soutenir les grévistes d’ArcelorMittal, qui pourraient mettre fin à leur mouvement à la condition que la direction du groupe négocie sur les modalités de sortie de grève.

L’ex-candidate à la présidentielle, restée un quart d’heure avec les grévistes, qui se relaient depuis une semaine devant les portes de l’aciérie de Gandrange, a appelé à « mettre la pression sur le président Sarkozy et sur (Lakshmi) Mittal, pour qu’ils prennent des engagements (écrits) noir sur blanc ».

Nicolas Sarkozy a fait des « promesses fallacieuses qu’il n’a pas tenues » et le groupe ArcelorMittal s’est « très mal comporté » en « (fermant) la porte à des projets de rachat pour empêcher qu’un concurrent ne s’installe », a accusé Mme Royal.

En conséquence, les salariés se retrouvent aujourd’hui dans une situation « terrible » de « flou » et d’ »absence de réponse », selon ses propos. « Il faut que chaque salarié sache ce qu’il va devenir », a-t-elle observé.

Olivier Besancenot, leader de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), venu peu avant Ségolène Royal, a qualifié ArcelorMittal, qui racheté en 1999 pour un franc symbolique le site de Gandrange, de « patron voyou ».

« Les pouvoirs publics ont beaucoup donné d’argent public aux actionnaires d’ArcelorMittal, qui s’enrichissent sur la misère des travailleurs aujourd’hui. (…). On devrait être en capacité de récupérer cet argent », a affirmé Olivier Besancenot, resté plus de deux heures à Gandrange.

« ArcelorMittal explique que ce serait de l’ingérence dans l’économie privée, sauf que cette ingérence ne dérange pas ArcelorMittal quand il s’agit de pomper l’argent de nos impôts », s’est-il indigné, sous les acclamations des grévistes.

Depuis une semaine, environ 200 grévistes, selon la CGT, unique syndicat soutenant le mouvement – la CFDT, majoritaire, et la CFE-CGC s’y opposent -, se relaient pour bloquer le site de Gandrange afin d’obtenir des meilleures conditions de reclassement.

Des discussions sur ce thème entre syndicats et direction, qui se sont déroulées toute l’après-midi à Metz, ont abouti à des « avancées » notables, selon des responsables de la CGT.

« Il y a de grandes avancées qu’on ne peut nier, comme la possibilité pour les plus anciens, âgés de 56 ans, de travailler à temps partiel, payé 80% du salaire, ou la garantie qu’aucune proposition de reclassement en France ne se fera à niveau (hiérarchique) inférieur », a déclaré à l’AFP Jacky Mascelli, représentant CGT.

« Mais la reprise du travail est conditionnée par une négociation avec la direction, le plus rapidement possible, sur le paiement des jours de grève », a ajouté le syndicaliste, ajoutant que de telles discussions pouvaient se tenir dans la nuit de mardi à mercredi.

La direction a également accepté de proposer une seconde « offre d’emploi valable » aux salariés qui en feraient une demande « motivée », selon la CGT, alors qu’elle avait prévu de n’en faire qu’une seule, au grand mécontentement des protestataires.

« Depuis 34 ans que je travaille ici, on n’a jamais eu un plan social aussi mauvais. Pourtant, des plans sociaux, on en a eu en pagaille », a dénoncé Bernard Thierry, délégué syndical CGT, rappelant que 14.000 personnes travaillaient à l’aciérie de Gandrange à son arrivée en 1974, contre 1.100 aujourd’hui.

J’emmerde Mai 68 (suite)

  Je poursuis ici, à la demande de certains que mon précédent billet éponyme ont choqué, mon analyse de Mai 68 – qui se révèle, il est vrai, négative.

  Lorsque j’écris « J’emmerde Mai 68″, cela ne veut évidemment pas dire que je suis personnallement opposé à la hausse des salaires qui a suivi le mouvement de grève, à la question des droits des femmes et de la jeunesse, de la liberté d’expression, etc… qui ont sous-tendu ce mouvement social. Je l’ai précisé d’emblée, dans mon premier post (pas assez clairement, visiblement).

  Non, ce qui me donne envie de gerber, c’est qu’on entretienne des illusions sur Mai 68. Parce qu’on est en mai, pile poil quarante années après ce sursaut, doit-on attendre que, par magie, le peuple s’unisse et se révolte ? Désolé, ça pour moi, c’est de l’extrême gauchisme nostalgique et, franchement, incroyablement naïf. Arlette et Besancenot ont beau agiter le drapeau de cet évènement, cela ne le ressuscitera pas. Et j’ai beau sympathiser avec certains idéaux de cette époque, ami lecteur, je ne fais pas dans le pillage de tombes.

  Ce qui est un truc que les soixante-huitards d’hier, et les rebelles professionnels d’aujourd’hui, ont visiblement beaucoup de mal à comprendre. Alors je vais me donner la peine de leur expliquer. Après Mai, 68 ou 2008, vient juin. Après 1968 est venu 1969, et après 2008, viendra très vraisemblablement 2009. Voilà. Le temps passe. Les mouvements s’essouflent. Leurs acteurs vieillissent. En un mot commeen cent, ON NE PEUT PAS VIVRE DANS LE PASSE ! Il faut sans cesse organiser et entretenir la flamme, lorsque son existence est justifiée par un système inique. Donc oui, j’emmerde profondément la nostalgie (commerciale, qui plus est) qui entoure ce mouvement social.

  Et j’emmerde, autant que ceux qui croient qu’on peut appeler à la révolte en vertu d’un symbole, ceux qui croient qu’on peut faire son business politique en se revendiquant d’une révolution qui ne vient jamais, autant d’ailleurs que ceux dont la seule réponse est « on va faire la grève ».

  « On va faire la grève ». Ouais, et après ? Mai 68 a échoué, malgré ses quelques batailles remportées, parce que le peuple – LE PEUPLE - a été déçu, découragé, et que pendant quarante années au moins, par la suite, il a lâché l’affaire. Parce qu’il s’est bien rendu compte, le peuple, que cette méthode, hormis effrayer les grands patrons et obtenir quelques mesures positives - c’est indéniable - cette méthode n’était pas VIABLE sur le long terme.

  On m’a écrit pour me demander ce que les jeunes d’aujourd’hui avaient à proposer. Je ne peux être exhaustif, évidemment, mais je dirais que, plutôt que de casser, de bloquer, et de manifester, il est sans doute plus constructif de contrôler, de prendre, et d’attaquer. Plutôt que de se tirer des balles dans le pied, il faudrait, dans une optique de révolte, brandir le poing en direction du pouvoir; Plutôt que de balancer des pavés dans le Quartier Latin, sur des policiers qui sont payés pour ça, pourquoi ne pas devenir imprévisibles, et dangereux ?

  Voilà ce que je dis. Que jouer de la guitare et fumer des pétards, il y a quarante ans, ça n’a déjà rien donné de vraiment révolutionnaire, contre un pouvoir vieillissant et relativement mou. Alors, face à une droite très dure qui ne fait aucune concession, excusez-moi mais le Mai 68, il date ! 

Besancenot tient la corde

  Bon, j’ai personnellement toujours quelques petites défiances à l’égard du postier révolutionnaire, mais on ne peut nier qu’Olivier Besancenot a su mettre au point un langage clair, rassurant pour ceux qui sont en difficulté, et globalement, qu’il n’a pas commis de « bourde » fatale. Le JRDF continue donc de relater (modestement) ses contributions au débat public :

PARIS – Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, la majorité de la population « s’appauvrit » tandis que les « riches sont de plus en plus riches », a dénoncé dimanche le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot.

« La réalité depuis que Nicolas Sarkozy est élu, les riches sont de plus en plus riches (…) et il y a une majorité de la population qui s’appauvrit », a-t-il déclaré sur Canal+.

« Il y a un transfert de revenus qui s’opère, qui va directement de la poche de la majorité de la population à 6%-7% de la population, sous forme d’exonération de cotisations sociales, de subventions publiques et de cadeaux fiscaux », a dénoncé le candidat à la dernière présidentielle.

Olivier Besancenot a par ailleurs confirmé que les collectifs réunis en vue de fonder un grand parti d’extrême gauche se rassembleront en juin pour poser les bases de ce mouvement. Le parti, qui n’a pas encore de nom, devrait voir le jour en décembre.

A propos des manifestations lycéennes

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  Non non, le JRDF ne zappera pas cet évènement important de la politique française actuelle… Les lycéens poursuivent leur mouvement de protestation contre les réformes engagées par Darcos - lequel a le culot de répandre sa mauvaise foi sur tous les plateaux télé, à base de « on ne va pas augmenter les effectifs de l’enseignement, puisque ça n’a pas donné de résultats aupravant, alors cette fois on va essayer de retrancher encore des profs, mais ne vous inquiétez pas, ça ne fera pas augmenter le nombre d’élèves par classe ».

  C’est évidemment de la désinformation. Les effectifs de l’Edeucation chutent depuis bien longtemps. Et même si le nombre de lycéens diminue (très faiblement), le sabrage annoncé est supérieur à cette baisse naturelle, et entraînera logiquement une plus grande surpopulation des classes. C’est le noeud du problème. Ca, et le fait que CES ENFOIRES veulent supprimer le théâtre et les arts plastiques ! Dans le genre fasciste, on peut difficilement trouver mieux. Mais quelle importance, puisque les gosses de riches, eux, continueront à fréquenter des écoles privées ?

  Cela s’appelle « la lutte des classes ». Sans mauvais jeu de mots… Pour les uns, des classes vétustes éclairées au néons, à plus de 35 pour un professeur (et on se demande pourquoi il y a des problèmes de discipline…) ; et pour les autres, des écoles privées avec un joli parc et des enseignants qui font face à 19 élèves, au maximum. C’est injuste ? Qu’importe, le ministère truque les chiffres, alors circulez y’a rien à voir…

  Ami lecteur, si tu fréquentes habituellement ce modeste blog, tu sais que le JRDF, bien que solidaire de la CAUSE des étudiants français, ne l’est pas de certaines méthodes. C’était vrai dans le cas des manifestants du cycle supérieur, il y a quelques mois, dont les dérives autocratiques et n’importe-quoiesques m’ont fait sévèrement grincer des dents. Par exemple, décourager les votes à bulletins secrets, bourrer les amphis de sympathisants pour prolonger les blocages, s’en prendre aux transports en commun (c’est vrai que les manifestants ont le don de se téléporter, non ?) ou, encore plus stupide, monter une hiérarchie illusoire qui se fait des congrès dégénérant en guerres de clans, tout en repoussant les journalistes… ça, c’est de la communication…

  Donc, ce blog sera tout aussi également critique envers le mouvement des lycéens. Qui s’engage, heureusement, sur de meilleures bases. Certains leaders ont su investir les plateaux télé pour faire passer leur message, les médias ne sont plus systématiquement repoussés, et pas de renaissance des soviets en vue.

  POURTANT, les failles sont encore là, désespérément classiques, et je prédis à ces pauvres lycéens le même sort que leurs aînés, s’ils ne sont pas capables de réaliser que leurs méthodes sont absurdes. Faire des manifs, c’est bien, mais on sait qu’à part se signaler, ça ne débouche sur rien. Gueuler « non » à quelque chose, sans y opposer une solution alternative, conduira à ce que ce refus obstiné ne soit qu’un espoir vain. Là où les étudiants du supérieur se défiaient des syndicats, les lycéens font l’erreur inverse : au final, ce sont les leaders syndicaux qui s’expriment, et seulement eux. En gros, pour influer sur ce mouvement, il faut être encarté, ou alors suivre la masse pour aller brailler des slogans et piétiner, jusqu’à seize heures, en attendant que les CRS chargent les casseurs – dont certains sont payés par le gouvernement pour discréditer le mouvement, ce qui est un secret de polichinelle.

  Donc, que faire ? Petit ver de terre que je suis, je propose néanmoins de s’inspirer de mouvements qui ont triomphé, tel celui pour les droits civiques, aux USA, ou la lutte pour l’indépendance de l’Inde, sous l’égîde de Gandhi. POURQUOI ces conflits sociaux ont-ils été victorieux ?

  REPONSE : Parce qu’ils ont su compter sur un effet de masse. Un vrai effet de masse; pas quelques manifestations, non, un épais nuage de protestation qui a ciblé UN objectif (grève totale pour l’Inde, marche sur la Capitole pour les Noirs), et qui a tenu jusqu’à ce que leurs revendications soient entendues. Ce qu’il faut aux lycéens, aux étudiants et, plus loin, aux manifestants, c’est de la putain de LOGISTIQUE qui leur permette de tenir, devant un objectif qui fait sens (par exemple, le ministère approprié), et de conserver leur nombre jusqu’à la victoire. Il leur faut également un programme voté démocratiquement – cela établira au moins un peu de légitimité pour un mouvement qui ne l’est pas, puisqu’il n’a aucun mandat – et, surtout, de bons gros services de communication.

  SINON ? Eh bien, le mouvement s’essoufflera. Les jeunes pensent que la guerre d’usure aboutira à quelque chose, mais, comme en 68, la majorité silencieuse saura se faire entendre, lorsqu’elle sera lassée des grèves et des blocages. La dispersion et le n’importe quoi vaincront, comme d’habitude, les meilleures causes et les meilleures intentions. Les lycéens, retranchés dans leurs établissements, s’en feront évacuer par les forces de l’ordre, et les blocages dégénèreront, comme on a déjà pu le constater précédemment – brûler des salles de classe, par exemple, c’est d’un stupide…

  Encore une fois, autant aller hurler dans le désert. La masse se structure auprès d’organismes qui pensent plus à leur propre promotion qu’à obtenir une réelle victoire, et les méthodes « traditionnelles » de la contestation ne sont pas prêtes d’évoluer. 68 aurait du servir de leçon, pourtant, lorsqu’on a le pouvoir, même juste celui du nombre, on DOIT en faire quelque chose… Mais non. Au lieu d’une guerre, les jeunes font la fête. Le réveil sera brutal…

L’unité des unitaires (c’est pas gagné)

  Extrait de Libération… on va encore taxer le JRDF d’être anti-extrême-gauche, encore une fois c’est loin d’être le cas, mais on ne peut pas prétendre que tout va bien lorsque c’est la merde (à moins d’être communiste…) [Non, pitié, pas la tête ! Je blague ! Je blague !]

 

Ils ont encore changé de nom, se cherchent une ligne politique à la gauche de la gauche mais les collectifs antilibéraux et autres comités Bové bougent toujours. Aux municipales, ils ont obtenu 31 élus. Et malgré l’échec de la candidature Bové à la présidentielle (1,3 %), ils n’ont pas renoncé à leur perspective «unitaire».

Environ 90 délégués représentant une cinquantaine de collectifs se sont réunis les 29 et 30 mars à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). «Au total, il doit y avoir 150 collectifs. Soit une force d’environ 2000 militants et trois fois plus de sympathisants. Ce n’est pas énorme, mais pas négligeable», explique le conseiller d’Etat Yves Salesse, ancien porte-parole de José Bové, qui fait valoir la part des collectifs dans le bilan des municipales, où ils étaient en lice dans 125 villes. «Le résultat de la gauche de la gauche a été crédité à la seule LCR. Or, les listes où les collectifs, les alternatifs et certaines sections du PCF étaient présents ont enregistré de meilleurs résultats que celles où la LCR était en petit comité», plaide Salesse. Au total, des collectifs étaient présents dans 57 des 107 listes labellisées LCR. Mais aussi sur 17 listes d’union de la gauche, avec les écologistes, le PCF et le PS.

Fermeture.Cette ligne de partage révèle les difficultés de positionnement de ce mouvement, entre ceux qui veulent disputer à Olivier Besancenot le créneau de l’indépendance totale vis-à-vis du PS et ceux qui sont prêts à s’allier plus largement avec des écologistes, des communistes et des «socialistes du non», amis de Jean-Luc Mélenchon. Des divergences stratégiques à l’origine de nombreux débats à Saint-Denis. «C’est quand même problématique de faire alliance avec la gauche de la gauche les années impaires, pour la présidentielle de 2007, et avec les sociaux-libéraux les années paires, pour les municipales de 2008. On a demandé une clarification mais on n’a pas été entendus», regrette Emmanuel Chanial, un ex-militant de la LCR.

Le débat, en tout cas, fait rage sur l’attitude à avoir envers le futur Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot. La motion finalement adoptée oppose une fin de non-recevoir à son entreprise : ni les collectifs locaux ni la coordination nationale n’ont «vocation à participer à sa construction. Le projet de NPA ne correspond pas à notre démarche unitaire et de rassemblement», tacle la motion. Mais une minorité du mouvement dénonce cette attitude de fermeture a priori. «Les collectifs, c’est plus grand-chose!», ironise de son côté Alain Krivine, leader de la LCR.

«Unitaires». Mêmes divergences à propos des élections européennes de 2009. La coordination a décidé d’adresser «un appel pour des listes unitaires de large union» à «toutes les forces qui ont dit « non » au Traité constitutionnel européen en 2005». «On prend les mêmes et on recommence !, dénonce un militant. Comme si, depuis 2005, les amis de Mélenchon n’avaient pas signé la synthèse du Mans, le PCF plombé la candidature unitaire à la présidentielle avant de faire alliance avec le PS et le Modem aux municipales.» Une motion a tout de même fait consensus : troquer le terme de collectifs «antilibéraux» pour «unitaires».

Bové évoque une trahison du Grenelle de l’Environement

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Source : Reuters 

Le Sénat et l’Assemblée nationale « sont en train de tourner le dos au Grenelle » de l’environnement avec le projet de loi sur les OGM, a estimé ce matin le leader altermondialiste José Bové, à la veille de la 2è lecture du texte devant le Sénat.

« Ce projet est très symbolique de ce qui est en train de se passer: soit on respecte les paroles qui ont été tenues au soir du Grenelle de l’environnement soit tout tombe à l’eau. Malheureusement le Sénat et l’Assemblée nationale sont en train de tourner le dos au Grenelle de l’environnement« , a-t-il déclaré sur France 2.

José Bové a annoncé, sans autre détail, la mise en place d’un « comité de soutien pour défendre l’amendement 252, qui permettrait de défendre les territoires, les systèmes agricoles et les appellations et de protéger l’environnement« .

Le président du groupe UMP à l’Assemblée, Jean-François Copé, a souhaité que cet amendement soit abandonné par le Sénat. Adopté sur proposition du député PCF André Chassaigne, il vise à protéger les cultures labellisées d’une éventuelle contamination par les OGM.

Enfin, pour qu’il soit mis un terme aux arrachages de plants OGM, José Bové, lui-même « faucheur volontaire », a réclamé « une loi de protection pour ceux qui veulent produire et consommer sans OGM: c’est la seule condition pour que ces actions cessent », a-t-il prévenu.

Montreuil passe du rouge au vert

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  Bien que peu partisan, personnellement, de Dominique Voynet (je la trouve horripilante, arriviste et peu imaginative), il faut avouer que le premier conseil municipal conduit sous son égide, de même que la campagne municipale dont elle a su triompher, semblent lui donner un avantage moral sur l’équipe municipale apparentée communiste sortante. En effet, à la mise à disposition des moyens municipaux au service de Jean-Pierre Brard, maire de Montreuil depuis 24 années, au clientélisme et à l’intimidation, a succédé ce houleux conseil, ainsi qu’une passation de pouvoirs très « mauvais perdant » (les cocos ayant fait changer toutes les serrures avant de partir, hahaha comme c’est amusant). En dépit de ces chausse-trappes peu démocratiques, donc, la verte a vaincu le rouge… Est-ce aussi simple ?

  Il y a la question des alliances. Brard accuse Voynet d’avoir négocié avec la droite un « tout-sauf-lui » basé sur un désistement de la liste UMP. Certes… sauf que lui-même a bien essayé de faire la même chose ! Au final, la sensibilité de droite (je l’ai également constaté sur Rueil-Malmaison) s’accorde mieux avec celle des Verts, qu’avec celle des communistes. Elle a peut-être contribué à faire pencher la balance…

  Reste, évidemment, les points du changement, et du bilan. Les électeurs de Montreuil ont-ils été emballés par le programme de Voynet ? Bof, dirons-nous, celui-ci étant assez pauvre (j’y avais d’ailleurs consacré un billet assassin), et le taux d’abstention ayant été élevé. C’est donc plutôt un vote de rejet contre l’équipe de Brard, et surtout contre celui-ci, personnage autrefois très actif mais qui s’est reposé sur ses lauriers, et surtout a fait montre d’un autoritarisme certain, en bref un manque de soutien envers un système trop usé, qui s’est schématiquement opéré.

  Le basculement des forces démocratiques a d’ailleurs illustré les dérives de ce système, notamment un manque de respect flagrant envers l’expression électorale, ainsi qu’un aspect sectaire et violent indéniable. L’article de Libération, que je joins à ce post, le détaille bien.

  Pourtant, faut-il verser dans le manichéisme du « méchant coco qui n’a rien fait de bien ? ». Non. Si la stratégie politique de Brard, qui a tout de même tenu un quart de siècle, est imprégnée de clientélisme social – vacances pour les enfants, subventions pour les associations « amicales », fêtes populaires – et de polarisation effrénée et ambiguë – Brard crachant comme pas deux sur les « bobos », mais étant responsable de leur venue - on peut toutefois distinguer de vraies réussites, incontestables, dans la gestion de Montreuil.

D’abord, une balance budgétaire bien tenue, avec une dette municipale dans les normes. Bon, au niveau taxe foncière, c’est une autre histoire, mais restons dans le positif… La création des « Tacos » est une vraie révolution ! Il s’agit de taxis populaires, à 1 Euro la course, qui servent beaucoup aux personnes âgées notamment. Et que Voynet veut supprimer… La construction de bâtiments culturels tels que le Méliès, et le nouveau théâtre de Montreuil, sont également de franches réussites, que les Verts n’ont pas vraiment soutenues.

On voit qu’il est difficile de trancher, encore, entre un bilan qui, même entaché par un comportement autoritaire et autocratique, présente des côtés lumineux,  et un nouveau pouvoir qui n’a pas prouvé grand-chose, teinté d’arrivisme, un parti qui jouit certes du bénéfice du doute, mais qui peine encore à motiver réellement la population de Montreuil…

 

Par Matthieu Ecoiffier, Libération

Ce n’est pas à un vieux communiste qu’on apprend à faire sa sortie. Samedi, 9 h 30, mairie de Montreuil, le visage grave et le teint blême, Jean-Pierre Brard, maire depuis vingt-quatre ans de la première ville de Seine-Saint-Denis fait son entrée dans la salle des fêtes. «Jean-Pierre ! Jean-Pierre !» scandent ses partisans, arrivés dès 8 heures pour occuper les rangs. L’intéressé se dirige à pas comptés vers la tribune pour prononcer son dernier discours de maire. Avant d’introniser celle qui l’a battu avec plus de 54 % des voix le 16 mars : Dominique Voynet, assise au premier rang du public avec ses colistiers.

La sénatrice verte se dit «zen», malgré l’ambiance électrique. Après tant de défaites comme leader des Verts, la voilà victorieuse dans une ville de plus de 100 000 habitants, à la tête d’une équipe de militants écologistes, de socialistes dissidents et d’associatifs. Du public ne fusent pourtant que des lazzis et des huées. «Si elle croyait que c’était sa fête, Madame Voynet, c’est raté !» lance une dame aux cheveux blancs. «Jean-Pierre reviens ! Dominique casse toi !» crient des militants, tandis que les employés municipaux retiennent mal leur larmes. «Bobos parachutés», entend-on. «Les gens sont encore sur le cul, du rouge on est passé au vert, mais personne n’a à rougir de rien», lâche Hakim un quadragénaire, désignant des «petits jeunes qui en appellent au Che». «Hasta siempre la victoria, c’est une cruelle désillusion, martèle Yacine, 21 ans. On a connu que Brard. Quand j’étais petit, les communistes organisaient des tournois de foot, de pétanque, des sorties à la mer. Ils ont toujours été proches de nous.» A ses côtés, son copain n’avale pas la défaite : «On a perdu la mairie, mais pas la ville. Dans nos cœurs, Montreuil la rouge restera la rouge. Ce n’est pas une page qui se tourne, mais un temps de pause.» Difficile de couper le cordon ombilical : «C’est comme si on avait perdu un père spirituel, alors qu’elle le traite de dictateur», conclut Yacine. 

Serrures et bennes. Le duel entre les deux gauches a été rude. Voynet avait comparé Montreuil à la Roumanie juste avant la chute de Ceausescu. Et Brard avait promis que Voynet «la bourgeoise» irait bientôt rejoindre «le cimetière» de ses adversaires. La cérémonie de passation des pouvoirs a fait l’objet de minutieuses tractations entre les deux parties. Après une semaine de transition sous haute tension : «Les « brardistes » ont changé toutes les serrures des bureaux et la mairie était remplie de bennes. On a une vidéo», raconte Manuel Martinez, ex-PS et nouvel adjoint. Autre accusation du camp Voynet : «Brard s’est fendu d’une lettre de propagande à tous les Montreuillois et à leur frais.»

A 9 h 40, voilà le sortant au micro. Avant de céder son écharpe tricolore, Brard compte bien s’offrir un dernier numéro. Il cite Jaurès : «Le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel.» S’estime «fier» de son bilan. Il se place dans «la minorité vigilante et active» mais multiplie les menaces. Il en appelle à «tous les jeunes» : «Nous n’hésiterons pas à défendre pied à pied notre idéal», conclut-il, une larme au coin de l’œil, sous les vivats de ses partisans. L’une d’eux se précipite pour lui offrir un bouquet de roses violacées. «On se croirait dans l’URSS des années 50, c’est terrifiant», persifle un présent.

Peu à peu les écharpes turquoise, aux couleurs de la liste Voynet, se mélangent au public. Brard se rassoit à sa place de conseiller municipal. Face aux caméras de télé, il martèle que sa rivale a gagné grâce aux voix de droite. Ce qu’Olivier Madaule, secrétaire de la section PCF, dément : «Ceux qui ont fait la différence au second tour, ce ne sont pas les gens de droite, mais les abstentionnistes des quartiers populaires. L’élection s’est plus jouée sur un rejet du maire que sur une adhésion à Voynet.»

Photo officielle. Lorsque celle-ci monte à la tribune, la salle se calme. «Heureusement qu’elle est là avec son expérience et son poids, face à des gens qui ont tout verrouillé», souffle un habitant. La nouvelle maire se veut pacificatrice mais ne peut s’empêcher de cogner : «Je veux agir pour que cesse le climat carrément malsain dont la violence de cette séance témoigne, hélas. C’est de cela aussi que les Montreuillois sont fatigués, dégoûtés. Je veux répondre à leur fringale démocratique.» A 11 h 45, les deux rivaux se retrouvent pour la photo officielle sur les marches de la mairie. Clic-clac. Voynet descend trois marches pour aller serrer la main de son rival. «C’est pas bien d’aller pêcher des voix de droite», balance-t-il. «Je t’emmerde !» réplique-t-elle. 

Comment porter plainte contre le fascisme européen ?

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(4 février, comité d’accueil du public devant le Congrès de Versailles) 

  Je relaie ici la procédure engagée par près d’un millier de citoyens français, auxquels je compte bien me joindre, afin de porter plainte contre l’absence de référendum, ou d’une quelconque consultation (même parlementaire, au niveau européen) à propos du  »nouveau » traité qui va bientôt lier les destinées de 27 peuples. Comme vous pourrez le lire sur ce site : http://www.29mai.eu/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1 , la plainte initiée (et financée) collectivement repose sur la transgression d’au moins trois articles des précédents traités européens, qui garantissent les droits des citoyens de l’Union.

  Alors, s’il te plaît, ami lecteur, ne te laisse pas décourager, ne te laisse pas conduire à l’abattoir sans lutter… Certes, il est possible que ce procès aboutisse à un échec, mais nous n’avons rien à y perdre qu’un peu de temps et d’investissement initial (pas de dommages et intérêts à payer en cas de défaite), et il semble que cette procédure soit la seule et dernière porte de sortie qu’il nous reste…

  Bref, on a besoin de tout le monde sur ce coup-là, et c’est très important. Je ne pourrais mieux l’exprimer.

MAM face aux méchants terroristes d’extrême-gauche

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  Ce qu’il y a de bien avec la droite française, il faut le reconnaître, c’est qu’on n’est jamais déçu, en matière de chasse aux sorcières; L’UMP semble, effectivement, douée d’une capacité infinie de stigmatisation et d’alarmisme. Après les jeunes, les chômeurs, les « fonctionnaires privilégiés » et les immigrés, voici que le pouvoir en place s’attaque aux vils gauchistes terroristes (fraudeurs et voleurs, il va sans dire…). Peut-être un contrepoint à la récente et gênante affaire des policiers fachos qui se sont fait arrêter pour avoir proféré des insultes racistes et antisémites, entrecoupées de saluts hitlériens, dans un bar parisien ?

Source : LCI. 

La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a dit « craindre » en France le « terrorisme d’extrême gauche« , qui viendrait s’ajouter, selon elle, aux risques terroristes « d’Al-Qaïda, d’ETA ou de Corse« . Invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, la ministre a souligné qu’elle réunissait chaque semaine « tous les responsables de la lutte antiterroriste en France pour suivre avec eux les différentes formes de terrorisme, terrorisme islamiste, terrorisme de l’ETA, terrorisme Corse et risques terroristes d’extrême gauche« .

A cet égard, elle a mentionné deux interpellations « le 14 et le 16 janvier (qui) nous ont fait arrêter des gens en possession de matériels, de produits, qui peuvent servir à faire des bombes et sur la dernière nous avons trouvé dans la voiture des manuels pour fabriquer des bombes, nous avons trouvé des plans« . S’appuyant sur « leurs déclarations, les papiers qu’ils avaient en leur possession« , la ministre a assuré que les quatre personnes interpellées pouvaient être reliées à l’extrême gauche.

« Dans notre histoire, chaque fois que les partis extrêmes sont considérablement affaiblis nous voyons se créer des groupuscules beaucoup plus radicaux qui dans un certains nombre de cas sont passés à l’acte, nous l’avons vu avec les brigades rouges« , a estimé la ministre de l’Intérieur. Aussi « c’est quelque chose que je crains parce que la situation redevient celle-là« , a affirmé Michèle Alliot-Marie. « La réalité aujourd’hui est en train de me donner raison : ces groupuscules qui, il y a quelques mois, se contentaient d’invectives et de provocations sont ensuite passés à des cocktails Molotov« , a-t-elle conclu.

Oui, ils se foutent de vos gueules (puissance trois)

  En ces temps de joie et de bonheur, voici encore une bonne nouvelle pour la liberté citoyenne des français : le Sénat vient d’adopter un amendement instaurant un « délit de fauchage ». Le texte, proposé par le rapporteur UMP Jean Bizet, instaure une peine de trois ans de prison et de 150 000 euros d’amende en cas de « dégradation d’une parcelle de culture de plantes transgéniques ». La gauche a vivement protesté contre cette disposition, qui « revient à distinguer la destruction d’un champ d’OGM de celle d’un champ de culture conventionnelle »; en vain. 

  Alors, les écolos, toujours fiers de votre « victoire » suite à l’utilisation du principe de précaution ? (Rappelons que Barnier a confirmé, il y a une semaine, que les OGM seront bien cultivés en 2008).

Oui ils se foutent de vos gueules

  Je l’avais soupçonné, et j’aurais préféré me tromper… les OGMs en plein champ seront bien balancés lors de la prochaine saison des semis (dixit Barnier). Voilà ce que vaut la parole de l’UMP. On invoque un principe de précaution devant les caméras, pour se torcher le cul avec une fois les projos éteints. Est-il besoin d’épiloguer ? La politique de la droite au pouvoir me file la nausée…

PARIS (AFP) – Le ministre de l’Agriculture Michel Barnier a annoncé mardi devant le Sénat que de nouvelles autorisations d’essais de culture OGM en plein champ seraient délivrées « dès 2008″.

« Il nous faut une recherche en plein champ et dès 2008″ a déclaré M. Barnier en présentant le texte de loi sur les organismes génétiquement modifiés.

« A cette fin, j’ai obtenu que par décret une commission d’évaluation des demandes d’autorisation d’essais en plein champ soit mise en place. Cette commission nous permettra d’autoriser dès 2008 des essais en champs dans des conditions sécurisées », a-t-il précisé.

La loi sur les OGM dont le Sénat commence mardi l’examen, doit créer un Haut Conseil des biotechnologies, qui sera chargé de procéder à l’évaluation préalable du risque lié à ce type d’essais.

La France a décidé d’activer à Bruxelles la « clause de sauvegarde » et de suspendre les cultures OGM en milieu ouvert, notamment celle de la seule culture commerciale concernée, le maïs MON810, jusqu’à ce que la commission européenne ait procédé à de nouvelles expertises.

Pour Lylian Le Goff, responsable de la mission biotechnologies de la fédération France Nature Environnement (FNE, 3000 associations), chargé du dossier OGM: « il n’est pas urgent de reprendre les essais en plein champs (mais) il est urgent d’attendre l’installation du Haut conseil des biotechnologies et de lui laisser le temps de travailler dans la sérénité ».

Pour FNE, « l’annonce de Michel Barnier n’est certainement pas conforme à l’engagement du gouvernement en faveur d’une recherche scientifique renforcée, transparente et pluraliste ».

Les Verts ont jugé mardi que les déclarations du ministre de l’Agriculture Michel Barnier sur les OGM faisaient penser « quasiment à de l’escroquerie ».

Commentant l’annonce d’autorisations de cultures en plein champ par le ministre, Cécile Duflot, secrétaire nationale du parti écologiste y a vu « la confirmation des pires craintes des Verts ».

« Cela fait penser quasiment à de l’escroquerie, car suspendre les cultures en plein champ en hiver pour les reprendre au printemps, c’est à la fois se moquer du monde et ne pas tenir sa promesse », s’est insurgée la responsable.

Par ailleurs quelque deux à trois cents militants anti-OGM ont manifesté bruyamment devant le Sénat mardi soir, alors que les sénateurs entamaient l’examen du projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés.

Les manifestants qui venaient du boulevard Saint-Michel ont été arrêtés par des barrières métalliques en haut de la rue de Tournon, alors qu’un cordon de policiers était déployé devant le palais du Luxembourg.

Le cortège était précédé d’un camion sur lequel avait été érigé un épi de maïs en toile gonflée à l’air chaud, de 4 à 5 mètres de haut.

Sous la bannière de la Confédération paysanne, des Amis de la Terre et des Faucheurs volontaires, les manifestants scandaient : « A ceux qui veulent imposer les OGM, nous répondons : Résistance ! ».

Rapport sur la grève de la faim des Faucheurs

  Le titre est assez explicite, je pense… le JRDF s’est rendu rue de la Banque pour soutenir les Faucheurs. Votre serviteur a notamment pu assister à l’une de leurs réunions. L’ocassion, également, de leur apporter quelques petits trucs pour les aider (j’avais vu dans un reportage, la veille, qu’ils manquaient de verres).

  Par où commencer ? Mon opinion générale est positive. Ce qui me change agréablement des autres actions auxquelles j’ai pu participer (je parle de l’extrême-gauche en général). Une vingtaine de personnes étaient présentes, assises en rond; des bouteilles d’eau et des restants de tasses de thé, sur des tables toutes simples, dans un décor très nu, dont les fenêtres ne s’ouvrent même pas. La résistance aux OGMs est spartiate, dure (allez tenir une grève de la faim et vous comprendrez), résolue. Pas d’hurluberlus, néanmoins; une vingtaine de faucheurs issus principalement des milieux agricoles, dont la moyenne d’âge peut être établie à 30-40 ans. Des tours de parole sont donnés, afin d’envisager les actions à mener.

  Moi, petit nouveau, j’ai néanmoins été bien accueilli. Je me colle dans un coin, je prends des notes, leur transmets par la suite, pour les aider; je ne participe pas énormément, parce que je ne veux pas m’imposer. Je préviens : je ne suis pas gréviste, mais si je peux relayer leur message, d’une manière ou d’une autre, et les aider, je le ferai. Je leur propose d’axer leur communication sur Internet, et nous dressons une petite liste sommaire des sites à investir. Des idées fusent, plus ou moins heureuses. Certains veulent faire des distributions dans le métro, ou sur les avenues touristiques; j’argue doucement que les objectifs envisagés sont énormes, eu égard à leur effectif malgré tout restreint. D’autres mauvaises initiatives : attaquer les affiches de l’UMP… heureusement, celles-ci ne font pas long feu. Bien plus intéressant : demander le soutien des ambassades des pays qui se sont prononcés « contre » les OGMs. Défiler devant le siège de MonSanto, à Paris. Elargir les soutiens politiques au centre (accueil mitigé, les centristes envisagés n’étant pas tout blancs sur les questions écologiques); demander le soutien des mairies et des préfectures sympathisantes; tracter dans les queues des cinémas; utiliser la technique de la pancarte « klaxonnez si vous êtes contre les OGMs » (bonne idée à mon avis, car les nuisances sonores ne sont pas émises directement par les manifestants, et témoignent d’un soutien populaire).

  Il n’y a pas un journaliste lors de cette réunion, évidemment. Dès que José Bové Bové arrive, c’est la ruée; les caméras sont braquées sur lui, le comité stoppe peu à peu ses réflexions. Rendez-vous est donné pour le début de l’après-midi. Je ne peux pas revenir, mais lundi, j’y retourne; hélas, la sécurité s’est mise en place, l’entrée est filtrée… je laisse mes petits présents, d’un coup je suis « exclu », mais je ne leur en veux pas. Ils ont besoin de rester entre eux. Je discute un peu avec les militants. Je reviendrais plus tard.

  Voilà. Plus de 80% des français refusent les cultures d’OGMs. Je vais bientôt poster un billet technique, afin de ne pas se faire avoir par les bidonneries des lobbyistes, sur une question pas si facile que ça à appréhender… en attendant, ami lecteur, si tu te sens le coeur de soutenir les Faucheurs, n’hésite pas ! Les rebelles sont tellement peu en France. Et il s’agit d’un sujet de santé publique. Ceux qui sont aujourd’hui regardés comme des extrémistes, demain peut-être, seront reconnus comme des défenseurs du bien-être et de l’intégrité physique de la population française.

Marijo a bien raison…

  Ce n’est pas ironique; en fustigeant les ambitions personnelles qui destabilisent l’union de la gauche, à la veille des municipales, la leader communiste sert évidemment sa propre chapelle, mais il faut avouer qu’en ces temps de marasme, il est stupide de vouloir absolument récupérer des mairies sans chercher à les maintenir d’abord hors de portée de la droite. Et ces bisbilles sont tout-à-fait capables de placer, précisément, la droite en tête. Je suis donc bien content que cette arriviste de Voynet se soit fait dégager par les socialos, qui lui préfèrent l’alliance avec le maire sortant coco; qu’elle aille faire sa « vraie politique de gauche » afin de créer un « vrai projet pour Montreuil » (quelle impressionnante imagination…), si son confortable fauteuil de sénatrice ne lui suffit plus…

PARIS (AFP) – La secrétaire nationale du Parti communiste, Marie-George Buffet, a dénoncé dimanche, dans un communiqué, les candidatures socialistes pour les municipales dans des villes détenues par le PCF, « qui affaiblissent la gauche dans son combat face à la droite et à Sarkozy ».

Les socialistes ont validé samedi la plupart des têtes de liste pour les municipales de mars.

Citant les villes d’Aubervilliers, Bagnolet, Denain, La Courneuve, Pierrefitte, Vaux-en-Velin et Vitry, Mme Buffet affirme que « la division ne peut que nuire au rassemblement de toutes les forces progressistes ».

« Ces primaires affaiblissent la gauche dans son combat face à la droite et à Sarkozy », dit-elle, en appelant « à la responsabilité ».

La députée de Seine-Saint-Denis met en garde les socialistes à propos de la municipales de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Mme Buffet « demande » au PS « un soutien clair et entier à la liste de rassemblement conduite par Jean-Pierre Brard ».

« Toute autre attitude apporterait un sérieux coup à la dynamique de rassemblement des forces progressistes pour mettre en échec la droite dans le plus grand nombre de villes et de départements », avertit-elle.

« Alors que le comité de liaison de la gauche a réaffirmé en début de semaine que +les élections de mars 2008 vont être un rendez-vous essentiel pour donner plus de force à l’opposition à la politique menée par le président de la République et sa majorité et pour faire barrage à sa mise en oeuvre+, la liste de ces primaires, déjà trop nombreuses, ne peut s’allonger », estime Mme Buffet.

Fausse joie ?

  Malgré mes articles précédents, qui ont traité positivement la question du mouvement étudiant actuel, je me vois dans la nécessité de tempérer mon enthousiasme. Mes arguments seront brefs : lancer des grèves quelques jours à l’avance, sans même prendre la peine d’afficher sur Internet le lieu des rassemblements prévus, est une preuve flagrante d’amateurisme. Les étudiants et leur « hiérarchie spontanée » n’ont donc toujours pas pris conscience de la réalité – qui est que les gens, déjà passablement apathiques, ne sont également pas non plus télépathes. A moins que l’erreur vienne de nous, nous n’avons ainsi pas pu trouver ces informations, et évidemment, participer aux actions, si tant est qu’elles ont eu lieu.

   Pas de réponse de SUD étudiant, non plus, par rapport au mail précédemment mis en ligne sur ce blog. Le mouvement est donc en passe de s’achever, apparemment, et c’est bien dommage étant donné qu’il était né de revendications tout-à-fait légitimes. Acte manqué… Ceci est un message adressé aux éventuels étudiants protestataires qui passeraient sur ce site : par pitié, la prochaine fois, faîtes preuve de pédagogie, communiquez, ne repoussez pas les journalistes, et laissez tomber ces putain de délégations bidons qui rendent vos revendications illisibles… Internet n’est pas fait pour les chiens, merde…

Rapport sur la journée d’action du 27 novembre

  Mes fidèles lecteurs auront remarqué une ellipse de quelques jours dans mes articles. La lassitude, sans doute (Vous en faîtes pas, je vais tout expliquer plus loin) Enfin… je reprends le train de l’actualité en marche, mes petites dissections de l’information, tout ça.

  J’ai ainsi participé à la journée d’action « unitaire » de mardi, dont j’avais précédemment relayé le tract sur ce blog. Vous devez bien vous douter que ce n’était pas l’extase ? Ben voilà, c’était exactement ça. Pas l’extase. Je doute encore de m’être trompé sur le lieu exact, on ne sait jamais, mais non, c’était bien à l’intérieur des locaux de la Bourse du Travail de Saint-Denis, que se tenait la Révolution unitaire étudiante-supragauchiste. Lénine peut aller se rhabiller…  à mon arrivée, une soixantaine de personnes assises sur des chaises d’école, devant des tables assorties. Le tout éclairé aux néons, évidemment, pour l’ambiance… La petite fête est organisée par des groupuscules aux noms aussi follement imaginatifs que « Les Alternatifs » et « Alternative Libertaire ». Dans le lot des participants, on trouve aussi des LCR, et surtout de vieux communistes. Quelques syndicalistes prennent la parole.

  Que s’y passe-t-il alors ? Euh… de la psychothérapie collective ? Et encore, ça manque de gourous… Une nana punkette, façon lesbienne revancharde, squatte régulièrement la parole. Elle a des flots de dix minutes au moins, genre  « café du commerce », version gauchiste. Elle évoque l’actualité, rapporte le fait que Sarkozy a vendu des Airbus en Chine. Super, mais quel rapport ? Après, elle veut qu’on aille soutenir les « jeunes qui manifestent après la mort de deux des leurs à Villiers-le-Bel ». Zut, si on m’avait dit, j’aurais ramené mon grenaille… Tout ça pour finalement, idée intéressante tout de même, nous proposer d’aller faire de l’éducation au droit du travail sur la fac de Saint-Denis. Certes.

  Moi qui étais venu avec mes idées d’action, j’en suis pour mes frais. Je tente une timide intervention ; j’essaie de ne pas y aller trop fort, de ne pas leur hurler tous qu’ils ne font rien de constructif, là, à part se retrouver entre vieux cocos aigris et jeunes naïfs, à refaire le monde à soixante. Je fais circuler un article sur la casse du code du Travail, que j’avais tiré spécialement pour l’occasion. Plus tard, j’essaierais (en vain) de les convaincre de faire quelques images, avec ma caméra. Négatif, mon colonel !

  Négatif ! Pas d’images. Pas de transcription des « débats » non plus. Pas de papier, pas de crayon, pas de liste à signer ou d’e-mails à indiquer. Juste quelques personnes a priori auto désignées, qui donnent des tours de parole. Ca dure un peu plus de deux heures. Et voilà, c’est ça, l’extrême-gauche. On évoque brièvement la dissolution des comités antilibéraux, il y a maintenant une éternité de cela ; s’ils ont fonctionné pareillement, je comprends. Ne te méprends pas, ami lecteur, je ne débarque pas d’un coup, mais c’est tout comme : ce soir, j’ai eu la vision exacte du mot « ultraminoritaire ». Et c’est pas folichon. L’extrême-gauche n’a pas de leçon à faire aux socialistes sur la question de la consultation du peuple… Alors, tant qu’il n’y aura pas de la lumière (des vidéos enregistrées au moins), du sérieux et surtout de la démocratie dans tout cela, pardonnez-moi, mais ce sera sans moi.

Sens et violence de la Coordination étudiante

Dur d’écrire un article sur le sujet d’aussi loin. J’en ai indirectement confirmation par des amis et des connaissances dans le journalisme, étant moi-même étudiant dans le privé. J’espère pouvoir saisir le point de vue de la Coordination Etudiante « dans le réel » car pour l’instant, l’organisation semble fluctuante, « noyautée » et surtout assez agressive envers les journalistes. Ce qui me semble d’ailleurs être une monstrueuse erreur. Néanmoins il faut rapporter ce qu’il s’y passe, et qui a au moins le mérite de devenir de plus en plus clair, au moins sur ses intentions « admises par la force des choses » (Libération):

«Les étudiants demandent l’abrogation de la loi, mais l’Unef, qui a pris le train en marche, négocie sur autre chose. Sa direction doit éclaircir sa position» : Houssam, élu porte-parole de la coordination dimanche, admet que sur les logements étudiants et sur les conditions d’études, «les avancées, s’il y en a, sont toujours bonnes à prendre. Mais la loi institue un désengagement de l’Etat, il faut donc obtenir un préalable : sa suppression». 

Fin de citation. Ce qui équivaudrait donc au rejet pur et simple de toute la réforme, mais pour faire passer quelle autre à la place ? Le mouvement social devrait, à mon humble avis, prendre un tour plus créateur en matière de réforme, afin d’opposer un vrai projet au démantèlement actuel de nombre de principes humanistes de nos facs.

Mais là, nous sommes dans le domaine des idées. Dans le réel, la Coordination se réunit en Congrès, à travers des représentants « élus ». Nombre d’entre eux m’ont semblé un peu trop désignés « en attente d’un vote », inconnus des étudiants, bref… ce n’est pas l’Anarchie car il y a des chefs, mais qui ont souvent perdu le contact avec les étudiants (auparavant stressés en bonus par les grèves dans les transports, heureusement finies). 

Et cela donne des clashs notamment entre chapelles, comme le décrit bien cet autre bon papier de Libération : 

Il y en a une qui doit être contente, c’est Valérie Pécresse : l’union des adversaires à sa loi sur l’autonomie des universités a volé en éclats. Certains délégués Unef de la coordination, réunis ce week-end pour décider des suites du mouvement, ont en effet claqué la porte. Combien ? Même sur ça, ils ne sont pas d’accord. «Une cinquantaine, sur 150 délégués, sont partis», estime Juliette Griffon, porte-parole de l’Unef, qui pense qu’il restait «une dizaine d’Unef à l’intérieur». Simon, délégué Unef, toujours présent, juge, à la louche, qu’une vingtaine sont partis, et autant restés, «sur 222, et non 150», précise-t-il. La coordination, elle, estime à une trentaine les Unef qui sont restés. En gros, ceux qui sont toujours là seraient des Unef «Tuud» («tendance Unef, unitaire et démocratique», contre la négociation avec Valérie Pécresse), et les autres des Unef «majo», majoritaires, plus réformistes, et favorables à la négociation.

Soupçons. La coordination a appelé l’Unef à revenir, qui a refusé. En tout cas, le résultat est là : l’unité de façade, entre l’Unef et entre autres, SUD, la CNT et les non-syndiqués, c’est fini. C’était pourtant parti dans l’enthousiasme à Lille-I. Les étudiants ont réussi à dormir jusqu’à quatre heures d’affilée, dans les amphis, sur les lits de camp prêtés par la mairie de Villeneuve-d’Ascq. Les dons des syndicats ont afflué, des employés de la fac ont débarqué avec des cabas pour nourrir les petits jeunes… Tout a commencé samedi après-midi, à l’accueil des délégués. Les organisateurs soupçonnent certains de ne pas être légitimes, et de s’autoproclamer délégués, sans mandat. Une histoire circule : une étudiante, qui représentait une fac de Saint-Etienne la semaine dernière à Tours, s’est présentée au nom d’une fac de Mulhouse cette fois-ci. «Une Parisienne l’a reconnue. Elle est avec elle en TD à la Sorbonne», explique Gaëlle, proche de la coordination. Une dizaine de personnes ont été exclues, pour la plupart adhérents de l’Unef.

Reproche. «Cette histoire de légitimité est un prétexte, insiste Julien Bruneel, secrétaire général de l’Unef du Nord. C’était aux délégués de l’Unef de prouver qu’ils étaient élus par une AG. Bizarrement, pour les autonomes, il y avait une plus grande tolérance.» Ce qui est reproché aux délégations «litigieuses» ? «Des temps de parole de 15 km de long, pour pourrir le débat», résume Gaëlle. «Une tentative de noyautage, pour ne pas perdre la main», ajoute Vincent. Pour Juliette Griffon, de l’Unef, c’est la coordination qui a «brisé l’unité». Elle parle d’un climat «de tension et de violence qu’on ne peut pas accepter». Exemples ? Des délégations «litigieuses» avaient été remisées dans une salle sur le tableau noir où était inscrit «bienvenue au goulag», en attendant qu’on décide de leur sort.

«Vote à l’arrache». Le climat s’est dégradé avant même le week-end. «A Lille-III, pour l’élection de nos représentants, il y a eu un vote à l’arrache vendredi à 15 heures, dans une ambiance contre-Unef, avec tout au plus trente gauchistes dans la salle, reprend Julien Bruneel. Cinq personnes se sont présentées dont moi, et auraient dû être toutes élues, en toute logique. L’AG a préféré organiser un vote séparé, un par un, quitte à avoir un délégué de moins à la coordination.» C’est-à-dire lui-même.

Les débats étaient fermés à la presse. Hier, en fin d’après-midi, Kahina, Sarah, Clémence, Houssan, Jean-Marie, JB, et Aurélien, élus, ont déclaré, entre autres, que la coordination était «la seule légitime» pour représenter les étudiants, et demander à l’Unef de réclamer «l’abrogation de la loi Pécresse, et de cesser toute négociation jusqu’au retrait». Elle appelle à se mobiliser le 27 novembre, à une manifestation étudiants-lycéens le 29, une journée de solidarité avec les sans-papiers le 3 décembre, une mobilisation interprofessionnelle le 4.

Nettement plus intéressant

  Eh ben voilà… la journée d’action politique de la gauche de ce mardi 27 novembre 2007 se profile sous un jour carrément plus sensique.

  1 / Les partis et sensibilités sont unies, Alternative Libertaire, LCR, Les Alternatifs, PCF, PS, Verts, si l’on en croit le tract unitaire.

  2 / Les transports ne sont plus bloqués, la foule des citoyens peut donc converger en masse.

  3 / Le lieu choisi a un vrai sens. Il s’agit de la Bourse du Travail de St Denis (M° Porte de Paris)

  Bon, le tract n’est pas facile à convertir, il est bien lourd et je le trouve un peu trop simpliste. D’une manière générale, nos niveaux de vie, nos salaires et nos retraites sont touchées par les politiques du MEDEF conduites par l’UMP. La « note » expédiée lors de la commission sur le Travail l’a nettement montré. La flexibilité n’y est pas vue comme un moyen de préserver un employé du chômage lors de restructurations des entreprises, mais comme un moyen de l’éjecter sans devoir fournir plus d’explications – la « séparabilité » selon les propres de termes de Laurence Parisot.

  La réforme du Code du Travail, conduite dans le secret, et la destruction de dizaines de tribunaux des Prudhommes aggrave encore le déséquilibre entre le salarié et l’employeur. Cela sera surtout profitable aux grosses firmes, bien au courant de toutes ces combines juridiques, et leur permettra d’asseoir encore leur domination sur les différents marchés, en écrasant les producteurs et la concurrence « artisanale », ou d’une manière générale le petit commerce – réforme dite « sur les marges arrière », dépénalisation de droit des affaires, pôle économique aux fonctions très restreintes face à la masse de patrons voyous impunis.

  La Justice française, surtout la justice économique, qu’elle concerne des salaires qui n’augmentent pas ou le respect des lois de la concurrence, est bafouée par l’UMP. En ce sens, la Bourse du Travail est un bon point pour commencer une lutte. Combien de temps durera-t-elle ?

Le chaos de l’extrême-gauche, les rameurs socialistes

  Presque simultanément, tombent des dépêches concernant les différentes branches de notre « extrême-gauche » française. L’appel de Besancenot à créer un nouveau parti a déjà été largement repris dans les médias. Je n’ai pas encore d’avis dessus, si ce n’est que le discours en lui-même est plutôt bon, que la tendance annoncée me semble un peu trop générale mais, au moins, assez ouverte, et qu’en revanche, son annonce est légèrement trop raccrochée à l’actualité. En gros, surfer sur les mouvements sociaux pour reprendre du poil de la bête, c’est peut-être nécessaire en cette période troublée, mais cela sent un peu son arrivisme, tout de même. C’est toujours mieux que de l’apathie, ceci dit, alors n’y voyez aucune offense.

  Du côté de Lutte Ouvrière, la situation semble plus désespérée. Les derniers résultats électoraux parlent d’eux-mêmes, et expliquent assez aisément la situation. La formation politique est très visiblement en perte de vitesse, et « Arlette » n’a pour l’instant aucun champion crédible à proposer pour prendre sa succession. Elle refuse, par ailleurs, de fusionner avec la LCR (quelle surprise).

  Pourtant, la palme de l’embourbement semble revenir au PCF, enferré dans ses querelles idéologiques (Garder le nom ou pas ? Changer d’orientation ou pas ?) alors que, ironiquement, ce parti est le seul des trois à détenir de véritables postes décisionnels (maires, conseillers, etc…) Quoiqu’il en soit, Marie-George semble bien partie pour trôner encore une bonne année à la tête du PCF. Nul doute que c’est bien la question qui semble la plus importante à ses yeux. Qu’on ne s’étonne pas que les communistes officiels déclinent, avec un bureau aussi ancré dans ses fonctions. La voilà donc promettant un débat « sans tabou » (expression en usage depuis… houlà plus d’un demi-siècle, quand même !), avec sa fougue légendaire de petite mamie qui va faire son marché, et son visage perpétuellement las. Délit de sale gueule ? Désolé mais la politique, c’est aussi cela. Je ne suis pas celui qui a inventé l’esthétique, quand même…

  En bref, la gauche se disloque et ne sait plus où donner de la tête. De son côté, Hollande a réuni les autres partis de gauche (PRG, MRC, plus on est de fous…) autour d’une table, et on apprend qu’ils ont discuté pendant « plus de deux heures ». Ca rigole moins, d’un coup… même Royal reste trop en retrait, malgré ma sympathie qui lui est, encore, acquise. Et on se demande pourquoi la droite, réunie en un seul gros parti, présente une meilleure mine…

La part des choses

  Sans renier mon précédent article, j’aimerais préciser certains de mes arguments.

  Premièrement, mon opinion, je le sais, compte pour du beurre face à un « mouvement social », et ces derniers mois m’en auront convaincu. A quoi sert de lutter contre des partis institués, et contre des étendards bien connus ? Les bannières ne m’intéressent pas. Je préfère définitivement l’ombre à la lumière… et on ne m’y reprendra plus, à vouloir tester la démocratie réelle, au sein d’un pays. Amusez-vous donc bien, avec vos drapeaux, vos slogans, et vos bannières sur le « pouvoir d’achat ». Faîtes la fête, à plusieurs dizaines de milliers, rassurez-vous, s’il vous faut cela.

  Deuxièmement, je ne suis pas cynique, malgré ce que ma précédente phrase peut laisser penser. Mais se révolter alors qu’un parti dispose encore d’un mandat de quatre années et demi, ben… Bonne chance, comme on dit. Si l’on prend le chiffre médian entre les estimations des flics et celles des syndicats, 500 000 personnes seraient descendues dans la rue, mardi. Un chiffre à comparer avec les 1,2 millions d’étudiants du supérieur et les quatre millions de fonctionnaires…

  Pour autant, faut-il jeter bébé avec l’eau du bain ? Bien sûr que non. Les protestations des fonctionnaires ont un sens : elles illustrent celles, au moins sur la question des salaires et du pouvoir d’achat, d’une bonne grosse partie de la société – qui, elle, ne peut pas faire grève. Eh oui… Dans le privé, les droits des travailleurs, c’est certes un joli concept, mais bizarrement celui de la mise à la porte l’écrase totalement. Etrange, non ? Trêve d’ironie. Impossible de savoir, donc, ce que peut penser « le peuple français », d’une part parce que les sondages, hein… et d’autre part, justement parce que la quasi-totalité des travailleurs n’ont pas la simple possibilité de protester ouvertement (sans parler des chômeurs…).

  Mon mauvais esprit me susurre un amer : « Fallait y penser avant de voter majoritairement pour l’UMP », mais je préfère en venir au point principal de ces réflexions.

  Troisièmement donc, les revendications qui sont en jeu. D’abord, le « pouvoir d’achat ». Oh la jolie expression… loin de moi l’idée d’être narquois. Je pense effectivement que c’est bien le portefeuille vide des français qui pourrait, au final, mettre le feu aux poudres. Encore que tous ne soient pas logés à la même enseigne… mais ne divergeons pas. Cela fait décidément une belle bannière… Du côté de la droite au pouvoir, après les belles promesses, on se gargarise d’une hausse du « pouvoir d’achat » (ne riez pas, si ça se trouve, effectivement le caviar a baissé… hé tout dépend du point de vue… et de l’indice utilisé); du côté des « amis du petit peuple », cela ne mange pas de pain (c’est le cas de le dire) d’utiliser un thème aussi fédérateur.

  Pourtant, que peut faire le gouvernement, sur ce sujet, à part mentir et truquer les chiffres ? Il faudrait de vrais économistes, de véritables augmentations, une force de négociation avec les industriels, en résumé une vraie volonté collective, pas seulement un président omnipotent qui s’agite sporadiquement… bref, on en est loin. Du côté de ceux qui piétinent dans la rue, est-ce mieux ? A part l’inscrire sur une banderole, que pourront faire les syndicats, les étudiants, les cheminots et les fonctionnaires pour défendre le sacro-saint « pouvoir d’achat » ?

  La vérité, c’est que passé ce défouloir, ce spectacle des manifestations, qui ont certes un sens mais restent des mises en scène, passées toutes ces violences vaines et ces cris dans le vide, que restera-t-il ? Tout le monde rentrera bien tranquillement chez soi, pour aller faire ses courses, le lendemain, dans le même supermarché que d’habitude. Parce que les travailleurs n’ont jamais su s’entendre sur la gestion des moyens de production (à quelques expériences d’autogestion près), les centrales d’achat ont depuis belle lurette remporté la partie. C’est marrant, étant gamin, mon père me le disait : une fois que les supermarchés se seront bien implantés, ils imposeront leurs lois, parce que les petits commerçants auront disparu. J’avais même, alors, essayé du haut de mes dix ans de faire signer une pétition, une de plus qui m’aura valu de nombreux éclats de rire. Eh bien, voilà. Nous y sommes. Le maillage des grandes centrales leur permet de faire ce qu’elles veulent. Quelques grands groupes contrôlent la presque-totalité de la distribution. Et non, je n’ai pas de phrase spirituelle qui me vienne à l’esprit, pour clore ce paragraphe.

  Et puis, il y a évidemment d’autres revendications, plus facilement cernables, souvent plus légitimes encore; celle du rejet de la réforme sur les universités. Certes. Encore un gros paquet que personne n’a lu. Dedans, on y trouve, en vrac, une privatisation larvée des facs, à travers l’introduction de « patrons du privé » dans les conseils d’administration, sous couvert de bonnes intentions. Concrètement, cela donne des matières qui tombent sous la coupe d’intérêts privés – la biologie qui reverra sa copie sur les règles nutritionnelles, par exemple, ou l’Histoire revisitée (encore) pour ne pas froisser tel ou tel. Dans cette « réforme », on trouve un prologue à de futures sélections plus drastiques, au dérèglement des frais d’inscription, un reniement des principes d’égalité, ou au moins de proportionnalité dans les subventions, au profit d’une « rentabilité » de l’enseignement supérieur. Et encore, à l’échellon du dessous, au lycée, c’est par exemple toute la filière ES qui est remise en question.

  Il y a aussi des problèmes d’heures supplémentaires non versées aux forces de l’ordre, et bien sûr la fameuse question des « régimes spéciaux » (ou plutôt d’une partie de ces régimes de retraite), qui recouvre toutes les autres revendications dans les JTs.

  Tout cela est bel et bon, donc… Comment un esprit « idéaliste » peut-il ne pas soutenir ce mouvement de contestation ? Peut-être pour une question de méthode. 500 000 personnes ont manifesté hier… et demain ? Que fait-on ? Une autre manif géante ? Un concert ? Une kermesse ? Dans quel BUT ? Avec quelles ARMES ? Pour aller OU ?

Grève de la grève

  J’aurais mis du temps à me décider, mais finalement c’est fait : grévistes, je vous emmerde. Tous, sans exception. Marre de me démener de mon côté avec ma petite équipe, depuis des mois, de manifs en manifs et de blogs en blogs. Marre de relayer des infos et de monter des dossiers pour des journaux qui ne répondent pas, des ligues « révolutionnaires » réduites à une personne, la même, qui pose sempiternellement devant les caméras, marre des syndicats qui ne répondent pas à mes mails suggérant que des grèves de la gratuité permettraient de ne plus braquer le peuple, et marre des Faucheurs aux abonnés absents.

  Marre d’aller poster ici et là sur le net que c’est stupide de bloquer des transports que les manifestants eux-mêmes utilisent, marre de m’intéresser à des « coordinations » impossibles à contacter, élues on-ne-sait comment, opposées aux méthodes démocratiques les plus basiques, qui se font leurs congrès entre eux et se cloisonnent comme des veaux dans leurs facs, en attendant de se faire déloger par les CRS – et qui en plus font des bras d’honneur aux journalistes. Marre d’attendre pendant des heures dans le froid un bus déjà bondé parce que flinguer un réseau de transports c’est « revendicatif », marre de Hollande qui nous refait un tour de piste alors qu’il était censé descendre de son trône depuis belle lurette, et marre de me taper de l’affichage sauvage à 4H00 du matin pour informer des gens pas même capables de signer une putain de pétition.

  Alors aujourd’hui, je reste chez moi, ce soir j’irai voir dans ma section PS si c’est un peu mieux que chez les « vrais journalistes officiels » et les « vrais communistes révolutionnaires officiels », ou même au pif les « vrais enfants de Don Quichotte officiels », parce que ceux-là aussi ils en tenaient une couche niveau circonférence crânienne. Et j’en oublie des tas. Marre de me geler les couilles et de passer des nuits entières pour essayer d’aider des petits chefs imbus d’eux-mêmes. Vous voulez la faire, votre grève bête et méchante à base de blocage et de piétinage comme des cons sur une place ? Ben allez-y… Moi, je reste au chaud et je compte bien m’occuper de ceux qui, eux, au moins, semblent apprécier ma compagnie – je veux bien sûr parler de mes lecteurs.

  S’il faut faire la révolution, soit, ce sera nettement plus long et plus dur que si certains avaient bien voulu nous filer un coup de main, ok, mais nous au moins on la fera avec notre coeur, et notre cerveau. A bon entendeur… Bonne manif et bonne défaite future !

  Note : C’est aussi dans ce genre de moments qu’on distingue mieux ses priorités. Alors quitte à, je compte bien balancer encore plus de trucs sur ce blog. Sans pitié. Quitte à ferrailler dos au mur, autant ferrailler pour la vérité !

  Note 2 : J’irai tout de même à la manif de demain contre la réforme de la carte judiciaire, parce qu’il n’y a pas d’autre moyen, sur ce point, de faire entendre sa voix. Vive la vérité ! Vive la justice ! Et merde aux cons et aux prétentieux !

Explications façon LCR

  Malgré un style un peu abrupt, je n’ai rien à ajouter ni à retrancher à  ce communiqué. A part que ça serait bien, aussi, une Ligue Communiste Révolutionnaire qui réponde quand on veut lui proposer une idée… A moins que certains n’aient déjà toutes les réponses…

PARIS (Reuters) – Face à la « méthode Thatcher » du gouvernement, Olivier Besancenot table dans un entretien au Parisien sur la « convergence » des différents mouvements sociaux – cheminots, fonctionnaires, étudiants – cette semaine.

« La vraie rentrée sociale, c’est cette semaine avec la convergence du conflit des transports, des universités et l’entrée en scène des services publics. En face, le gouvernement fait de la gonflette sur le thème ‘c’est nous les plus forts’. Résultat, le mouvement se radicalise », déclare le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

« Aujourd’hui, la base maîtrise et contrôle. Elle n’est pas prête à obéir au doigt et à l’oeil à des ordres venus d’en haut et c’est tant mieux », ajoute-t-il.

« Certains salariés font la grève par procuration », se félicite Olivier Besancenot. « Comme en 1995, j’y crois car les régimes spéciaux, c’est l’apéro. Le plat principal viendra avec le recul de l’âge de la retraite à 62, 63 voire 65 ans ».

A ses yeux, le gouvernement « mise sur le pourrissement du conflit en tentant d’isoler les grévistes et de diviser les syndicats ». Mardi sera « une journée test » avec la journée de mobilisation des fonctionnaires, souligne-t-il.

Du nouveau chez LO

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(Extrait de Libération.fr)

Pas vraiment une gauche plurielle. Mais plutôt un front pluriel contre l’UMP, et franchement inédit : Lutte ouvrière n’exclut pas des alliances avec la gauche et notamment avec le PS pour les prochaines municipales, raconte le Parisien.

«Dans le contexte d’offensive brutale de la droite et du grand patronat, nous serions ouverts à l’idée de participer à une liste commune avec d’autres forces de gauche (…) Notre participation sur votre liste pourrait peut-être contribuer à la reconquête de la municipalité», écrit ainsi Arlette Laguiller à Danielle Bousquet, tête de liste socialiste à Saint-Brieuc, pour les municipales. D’autres alliances sont envisagées à Lorient ou à Angers.

«Il n’y pas de consigne générale, chaque structure locale de LO discute au cas par cas, selon les villes et en fonction de la réalité sur le terrain, avec l’ensemble de la gauche», précise la porte-parole du parti trotskiste, qui participait en mai à sa dernière élection présidentielle. «Ce qu’on ne veut pas c’est nuire à la gauche dans les endroits où elle est fragile, ni nuire au PCF là où le PS veut lui prendre la mairie.» «En même temps on prépare nos listes [en 2001 LO était présente dans une centaine de villes] mais cela n’exclut pas qu’ici ou là on puisse faire des alliances avec d’autres», notamment le PS, le PCF ou la LCR, souligne-t-elle.Reste que ces alliances seraient complètement inédites. Oublié, le PS complice «du grand capital», la realpolitik prend le dessus, à un moment où le parti cherche une assise populaire. Mais, souligne Arlette Laguiller, LO reste attachée à ses «fondamentaux»: «on a l’habitude des aléas électoraux, on a les yeux tournés vers l’avenir et le renforcement de notre parti», affirme-t-elle.

Un renforcement qui exclut donc tout rapprochement avec la Ligue communiste révolutionnaire, un temps envisagé. LO a rejeté jeudi la proposition d’Olivier Besancenot de créer un nouveau parti anticapitaliste; «On tient à garder nos bases programmatiques politiques – le marxisme, le communisme, le trotskisme, insiste Arlette Laguiller. On n’est pas prêts du tout à renier tout cela.» Le rapprochement, oui. La fusion, non.

Vers une gauche unie ?

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  Une bonne nouvelle ? Enfin, c’est sans doute partisan, mais tout ce qui unira la gauche, au moins contre son adversaire actuel, me semble bon à prendre. Je précise : « unir », pas « standardiser ». Ainsi, François Hollande a évoqué, lors du dernier congrès du MJS (auquel j’ai assisté, je reviendrai dessus) une « fédération de la gauche », qui prenne en compte toutes les sensibilités, et qui définisse une sorte de « ligne générale ». Pourquoi pas ? Tant que c’est plus ouvert d’esprit que feu la gauche plurielle, tant que la LCR, LO et tous les partis qui représentent un indéniable poids électoral ne sont pas laissés à l’écart – et acceptent d’assumer leurs responsabilités en cas de victoire – le scénario semble idyllique.

  Un peu trop ? Eh bien, en premier lieu, Mister Hollande est en fin de mandat. De sa propre bouche, il souhaite laisser son siège après le congrès PS prévu pour… novembre. Ca fait court, pour mener la révolution… alors, démarche sincère ou tentative désespérée pour sauver sa place ? L’Histoire tranchera… mais pour en rajouter une louche, ce n’est pas le « oui » au nouveau Traité Européen qui arrangera les divergences de points de vue au sein de la gauche… et pour le coup, je m’aligne personnellement sur les « extrémistes » ; Marre de cette raison à la con qui fait que les socialos se gargarisent d’européanisme, pour finalement se faire enfler en beauté, sans pouvoir rien faire contre cela, d’ailleurs. Alors, quitte à se prendre en pleine tête un diktat ultralibéral, autant s’abstenir plutôt que de le soutenir… Enfin, qui suis-je pour parler ? C’est vrai, je ne suis pas un « parlementaire »… En tout cas, ce ne sont pas les « gauchistes » qui resserviraient la même merde (voire pire) à un peuple qui l’avait déjà rejeté une fois…

  Fin de la digression. La gauche unie ? Comment procéder autrement ? Alors, oui, vive les « comités de riposte » (dont les objectifs sont encore secrets, puisque la presse n’y est pas invitée), vive une future éventuelle « fédération de la gauche », non pour seulement s’opposer à un pouvoir en place, mais pour accomplir sa véritable fonction : une transformation sociale et démocratique, à l’échelle d’un pays. Oui, pour moi, c’est important. Au feu, camarades ! La victoire se mérite – et elle ne devra pas être trahie ! Plus nous serons divers, et plus nous aurons de chances de ne pas nous tromper ! (C’est paradoxal, hein ?)

Tribune de José Bové sur les OGMs

  Aujourd’hui c’est le Grenelle de l’environnement. Et demain nous saurons ce qui sortira de cette consultation.

  Deux voies sont possibles pour l’agriculture de notre continent.
  La première est bardée de certitudes scientifiques. Elle continue à foncer dans la technologie et le gigantisme. Elle propose de résoudre tous les problèmes qu’elle a créés en imaginant de nouvelles techniques toujours plus complexes. Les OGM sont alors la réponse idéale. C’est une agriculture de laboratoire, déshumanisée.

  L’autre approche est plus humble. Elle reconnaît que la nature est infiniment plus complexe que ce que nous pensions. Elle appelle une nouvelle forme de connaissance scientifique qui prenne en compte les relations existantes entre les plantes, la terre, les animaux. Une réorientation de la recherche en agriculture est alors nécessaire pour comprendre des systèmes complexes et trouver des solutions innovantes adaptées aux défis de demain. Une évolution radicale vers une agriculture qui s’éloignera progressivement de la chimie et de la manipulation du vivant. Autour de moi, je rencontre un nombre croissant de jeunes scientifiques qui désirent explorer ces nouveaux espaces de recherche.

  On ne peut garantir par une loi, comme cela est indiqué dans le documents de travail final du Grenelle de l’environnement, le «droit de produire avec ou sans OGM». Car, à terme, nous le savons à travers des exemples venus des États-Unis du Canada ou de l’Argentine, c’est la dictature des OGM qui s’imposera. Nous serons mis devant le fait accompli. Certaines libertés sont manichéennes, tranchées. Elles n’acceptent pas de demi-mesure. Elles ne sont pas consensuelles. Les OGM en font partie. Ce n’est pas possible d’avoir des champs OGM d’un côté et des champs biologiques de l’autre avec une frontière invisible et hermétique entre les deux ! Aux États-Unis, la récolte de riz a été polluée dans deux Etats par des essais transgéniques. Ce sont des millions de tonnes qui sont contaminées. Et personne n’est responsable. Ce n’est pas possible d’avoir des industries alimentaires qui produisent sans OGM ici, et les mêmes qui produisent  avec des OGM, là, le tout bien cloisonné. Sur cette question, les décideurs politiques doivent trancher.

  Jean-Louis Borloo est d’ailleurs parfaitement conscient qu’on ne peut pas maîtriser les disséminations d’OGM. C’est pourquoi je lui demande de garantir dans la loi la possibilité de produire sans OGM. Cela passe très concrètement par la mise en place d’un seuil de détection des pollutions génétiques réaliste, entre 0,01 et 0,1 %. Ceci permettra aux paysans dont les cultures auront été polluées et déclassées d’obtenir des réparations pour les préjudices subis. Aujourd’hui, les compagnies d’assurance refusent de prendre en compte ce type de risques. Je demande au ministre de l’Ecologie d’être très clair sur ce point. Le principe de pollueur-payeur doit être appliqué. Un fond d’indemnisation doit être mis en place, qui sera alimenté par un prélèvement obligatoire sur l’ensemble de la filière OGM. Les parcelles sur lesquelles seront cultivés des OGM devront êtres identifiées.

  Dès la fin de la semaine, nous évaluerons les premiers résultats concrets qui sortiront de ce Grenelle. Au cours des dix dernières années, nous nous sommes fortement mobilisés pour empêcher la politique du «fait accompli». 
C’est pourquoi, avant de légiférer, la France doit mettre en place un moratoire sur les cultures et les essais en plein air, c’est-à-dire faire jouer la clause de sauvegarde prévue par la Directive 2001/18 qui permet de protéger les différentes pratiques agricoles et la biodiversité.

Blocage

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  Comment faire l’impasse sur ce qui s’annonce comme l’un des plus gros mouvements sociaux de ces dernières années ? L’UMP a voulu passer en force, après avoir fait mine de « négocier » – le choc était, dès lors, inévitable.

  Pour autant, dois-je soutenir cette grève ? Par le coeur, oui, mais pas par la raison. Les syndicats se sont encore fait enfumer : ils donnent tout ce qu’ils ont sur un problème qui ne touche qu’eux. Sarkozy a ainsi habilement transformé le débat sur les régimes spéciaux en une corrida. On en connait la fin : le taureau meurt, qu’importe s’il tue le matador. Le peuple n’acceptera jamais une longue grève, au seul motif qu’on touche aux retraites de 500 000 personnes. Les gens ne sont pas SI solidaires que ça… entre ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez (meuh je vais être en retard au boulot), ceux qui sont de droite et les 91% de salariés qui ne sont pas syndiqués, je pronostique que la grève s’essoufflera, et retombera, au contraire du mouvement de 1995. L’UMP n’aura plus qu’à ramasser les miettes…

  Bien entendu, il y a toujours une possibilité pour que le peuple s’y mette, au côté des cheminots. Les motifs de grogne ne manquent pas, et c’est ce qui peut expliquer l’actuel succès de l’opération; mais lorsque les gens seront lassés, ils voudront retourner au travail – et les syndicats auront utilisé leurs cartouches, en vain (car l’alignement des retraites se fera quand même). 

A propos de l’extrême gauche – LCR et LO

  Ceux qui consultent ce blog pourraient penser que j’ai un parti pris pour le PS, et que ce faisant, je rejette d’emblée les autres mouvements de gauche. Rien n’est plus faux. J’ai certes la dent dure, mais c’est justement parce que le sujet a de l’importance à mes yeux. Qui aime bien châtie bien, comme dit l’expression.

  Essayons donc de voir les choses sous un angle positif. D’abord, l’indépendance réelle de ces deux partis, par rapport au PS. Pas la peine de se pencher sur les discours ou sur l’Histoire pour cela, je peux certifier, de par mon expérience à l’intérieur du PS, que nous n’avons globalement aucun rapport « politique » avec ces partis. A peine, lors des débats participatifs, ai-je vu un LCR qui portait bien affiché sur sa poitrine un autocollant de son parti, et restait à part en souriant. Dommage, c’est une occasion manquée. Le comité de riposte mis en place dernièrement pourra peut-être changer ce triste état de fait ( de mon point de vue, car c’est toujours dommage de disperser les forces, face à un ennemi aussi puissant ), mais nous n’y sommes pas encore, loin de là…

  On pourra arguer que cette indépendance de LCR et de LO ( je prends les principaux, le PCF ayant un fonctionnement différent ) est surtout un argument électoral. Mais c’est pourtant le droit de chaque formation politique de se définir, et de définir clairement ses alliances. D’autant que ces deux partis, dernièrement, ont tout de même lâché qu’ils faisaient la différence entre la gauche et la droite ( ils l’avaient déjà affirmé auparavant, mais là c’était tout de même carrément plus clair ). Et que Royal leur a rendu hommage, en citant leurs slogans, en toute sincérité ce me semble, et en remerciant Arlette Laguillier d’avoir franchi le pas du soutien, même très distancié. Voilà qui est nettement plus rassurant. Les alliances, à mon sens, sont faites pour être chroniques, en rapport avec l’actualité. Tout dogmatisme est nuisible, ne peut engendrer que haine et incompréhension.

  Un détail qui me gêne bien plus, en revanche, et que je ne peux taire même dans un article « positif », est la réticence affichée, par exemple d’Olivier Besancenot, pour accepter un ministère, si jamais la gauche revenait au pouvoir. Ca me dérange, parce qu’au niveau de l’électorat, c’est un coup dur pour la crédibilité de la gauche, et évidemment pour l’extrême-gauche. Je reste persuadé, en bon démocrate crétin que je suis, qu’on peut encore malgré tout changer les choses de l’intérieur. Un(e) LCR au gouvernement, j’en suis sûr, ferait un excellent boulot, de même qu’un(e) LO. Voire même plusieurs, évidemment. Et si jamais ils devaient foirer, eh bien, on aura vu en pratique l’application des idées, le talent des personnes… c’est aussi ça, la démocratie. En tout cas, ce serait une belle preuve de réalisme, et une vraie façon d’assumer ses positions.

  Car sur les positions, malgré tout ce qu’on peut imaginer, il y a de vraies convergences… notamment avec la ligne Royal. Il est de bon ton, pour l’extrême-gauche, de critiquer la miss du PS sur son image « vieille France réac’ »… soit. Chacun sa sensibilité. Pourtant, ils militent contre les subventions accordées aux entreprises qui délocalisent alors qu’elles font des bénéfices ? Royal l’a appliqué, dans sa région. Ils veulent l’abrogation du CNE ? Royal s’est battue contre, dans sa région, et a obtenu gain de cause. Soyons donc beaux joueurs… s’il y a des différences, fondamentalement, un socle commun est possible. Et un vrai putain de socle.

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Le « non » au traité européen a bridé l’extrême-gauche

  Bien, parlons sérieusement, ami lecteur. Que tu aies voté oui ou non sur le traité européen, que tu t’en soies préoccupé ou non, que son résultat t’ait plu ou non, tu dois bien avoir remarqué à quel point ces prises de position ont été instrumentalisées. On a d’abord vendu le « oui » comme un message d’espoir pour l’Europe, puis le « non » comme un programme politique ( Plan « B » machin tout ça ). Double et intense connerie. Un référendum n’est pas une élection législative ; un référendum demande à tous les citoyens de répondre à une question.

  Alors, « oui » ou « non », à telle date, et par rapport à tel texte, c’est tout ce qu’on a demandé au peuple ; et on voit qu’au final, la réponse n’a pas été accepté, a été reprochée aux électeurs, et que ni les Etats ni leurs représentants au Parlement Européen n’ont fait grand-chose de fondateur depuis. C’est la réalité crue ; ce n’est pas celle qu’ont « ressenti » de nombreuses factions de l’extrême-gauche.

  Fortes de leurs convictions sur le « non » au traité, elles ont cru que leur influence avait grandi, et ont capitalisé sur ce bête et stupide « non » ( pas la réponse en elle-même, mais juste le mot ) sans vouloir voir l’évidence : ce « non » appartenait déjà au passé, et se limitait à trois lettres. Il n’avait rien de fondateur, et c’est normal, puisque ce n’est pas ce qu’on lui demandait. Ce « non » a eu une importance : il a reflété l’état d’esprit du peuple face à une constitution législative européenne. Point. Pour réellement mettre en place un « Plan B », il fallait en soumettre un, qui puisse être à nouveau validé par référendum.

  Las, nos dirigeants, constatant qu’on pouvait faire ce qu’on voulait avec leurs 27 peuples, ont finalement signé à la hâte ce qu’ils voulaient nous faire manger démocratiquement, pire encore, peut-être. Pas la peine de nous le dire, de nous l’expliquer : ce sera pour dans longtemps. En attendant, c’est toujours la paralysie, mais même  cet espoir d’une constitution juste disparait encore.

  Et l’extrême-gauche, dans tout ça ? Ils sont exclus de la plupart des négociations possibles, des réelles négociations. Ou très très minoritaires. Il ne s’agit pourtant pas de jeter la pierre : 46% des socialistes ont voté contre le projet européen, lors du scrutin interne. Tout cela est parfaitement normal : il n’y avait pas de nature « partisane » possible, face à un référendum. Pour qu’il y en eut pu avoir une véritable, il eut fallu voter entre PLUSIEURS projets, et non vouloir imposer uniformément un « oui » à tout le monde sur le premier texte venu. Encore une fois, une solution bien trop raisonnable… On ne défend pas la raison…

Un coup de semonce

  Pour reprendre les termes d’Olivier Besancenot, le deuxième tour des législatives a vu un « coup de semonce » de l’électorat s’adresser au pouvoir en place. Le regain des voix ( 50,2 %, et oui c’est normal de perdre avec une majorité de voix dans un jeu déjà sévèrement truqué à la base ) semble pouvoir, de manière schématique, être appliqué aux annonces de l’UMP sur la TVA « sociale ».

  Triste monde donc dans lequel, en définitive, seules les thunes comptent. Il faut dire que cinq points en plus sur la TVA, c’est quand même assez épais comme mesure. Elle avait pourtant été annoncé depuis longtemps – comme un certain autrichien avait bien consigné dans son livre ce qu’il comptait faire. Las, les gens ne lisent pas.

  Il faut donc réduire l’information et focaliser sur une mesure, un chiffre, pour obtenir un minimum d’attention. Quelle démocratie. Pourtant, en se penchant encore un peu sur les matières fiscales, on voit que les gens, dans leur très grand ensemble, n’y auraient sûrement pas perdu au change avec Royal. Les droits de succession ? Déjà exonérés à 73%. Sarkozy a monté à 95%, soit, mais on voit ce qu’il met en place en échange. Un nouvel impôt « expérimental », la conservation des autres impôts, avec juste une aide aux patrons ( et surtout aux grands patrons ).

  Royal, elle, aurait fusionné tous les impôts sur le revenu pour n’en créer qu’un seul, adaptable bien entendu. La solution la plus juste, au final ; et sans vulgarité, la moins bandante. La voici, toute crue, la psychologie du peuple : Les gens préfèrent voter pour quelqu’un qui promet des avantages à quelques-uns, en espérant être dans le lot, plutôt que pour quelqu’un qui veut redistribuer équitablement les cartes du jeu. Les français, comme d’autres, sont viscéralement tricheurs.

  Seulement, à ce jeu de « trouver la bonne affaire », il serait utile de ne pas croire d’emblée toutes les promesses, car hélas il y a des partis qui sont TRES FORTS en racolage, et bizarrement moins généreux après ( On parie que, malgré tout, les gens se feront pigeonner ainsi encore dans cinq siècles, si on est toujours là ? )

Royal charge Bové d’une mission contre la faim dans le monde

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  On en oublierait presque cette bonne nouvelle, avec toutes ces batailles politiques. Ségolène Royal a rappelé à elle José Bové, dont elle avait auparavant soutenu les actions, comprenant même celles qui étaient illégales. Ce qui me fournit l’occasion de dire ici tout le bien et le mal que je pense de Bové.

  José est courageux : On pourra toujours lui casser tout le sucre qu’on veut sur le dos, il s’est mis en danger personnel plusieurs fois pour une cause qui ne lui rapporte pas d’argent.

  José est pacifiste : Les faucheurs agissent de jour, sans armes, avec leurs papiers. Ils ne fuient pas la police, et au contraire se dénoncent souvent d’eux-même, lorsqu’une partie s’est fait arrêter. Récemment, ils se sont fait tirer dessus au fusil de chasse, ce n’est pas rien…

  José est un politicien qui a compris l’importance de l’image : il n’est plus seulement syndicaliste depuis au moins dix ans. Seulement, ce n’est pas si simple; la Confédération Paysanne le renie pour ses engagements, car elle ne veut pas faire de politique. Ce qui nous amène au dernier point…

  José est naïf. Membre fondateur d’Attac, hautement diplômé et expérimenté en rébellion contre l’injustice depuis sa tendre enfance, José a pourtant serré la main de Bill Gates, après que celui-ci ait offert 0,5% de sa fortune pour « lutter contre la tuberculose en Afrique ». Ce que ne savait pas José, c’est qu’il avait en parallèle négocié le monopole des systèmes d’exploitation informatique avec les « dirigeants » des pays auxquels il a offert une si énorme part de son magot personnel… Business is Business.

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La fausse mort de l’extrême-gauche

  Historiquement bas. Sans fard, c’est l’adjectif qu’il conviendra d’employer, pour qualifier les scores des partis de la « gauche de la gauche » aux élections présidentielles de 2007. Le nier serait prendre les électeurs pour des cons… Il faudra cependant tempérer ce jugement, et c’est ce que je vais faire ici.

  Oui, je les vois déjà, les Apathie et autres mange-merde de droite, glousser et inventer des gags stupides sur le score de Buffet. « Le mur de Berlin est vraiment tombé »… Combien de fois l’ai-je lu… alors, s’il s’agit de rigoler un bon coup, allez-y j’attends. C’est bon ?

  On va donc pouvoir reprendre les choses sérieuses. PCF, LO, Bové ( LCR sauve les meubles ), ont souffert évidemment du « vote utile » que je requalifierais plutôt « vote d’urgence »; oui, ami lecteur, je n’oublierais pas la peur qui me tenaillait le ventre jusqu’aux résultats du premier tour, et je ne jette pas la pierre à celui qui, comme moi, se sera empressé de voter Royal, en zappant tous les autres.

  On pourra trouver dans ce simple phénomène ( la peur ) toutes les raisons qu’on voudra pour justifier le faible score de l’extrême-gauche, avec bien sûr la dispersion qui n’a pas arrangé les choses. Pour autant, ne nous leurrons pas : Ce n’est pas en France que la Révolution Rouge triomphera ( hélas ). Si la gauche « révoltée » n’a ainsi, contrairement aux apparences, pas disparu, il faudra toutefois l’admettre : En France, l’extrême-droite pèse au moins deux fois plus.

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Bové fait chier ( hélas ! )

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  Aujourd’hui, José Bové a déclaré qu’il refuserait d’entrer dans un gouvernement de gauche, si elle revenait au pouvoir.

  Merde ! Bové aussi s’y met, au « tous-pourris-sauf-moi »… ils sont donc maintenant quatre ( LCR, LO, Bové et Schivardi ) à se réclamer de la gauche sans pouvoir s’unir ni vouloir participer ensuite à un gouvernement de gauche…

   GNAAAAAAAAARGLLLLL ! MARRE DES GUERRES DE CHAPELLES ! MARRE DES PSEUDOS-REVOLUTIONNAIRES QUI SQUATTENT LA PRESIDENTIELLE SANS PERSPECTIVE REALISTE ! MARRE DES BOUFFONS QUI REFUSENT DE GOUVERNER ET DES BOUFFONS DE DROITE QUI SE PROCLAMENT AU CENTRE !

  MARRE DE BESANCENOT QUI APPELLE A VOTER POUR LUI POUR DIRE « QU’IL Y EN A RAS-LE-BOL », MARRE DE NIHOUS QUI FAIT SEMBLANT D’ÊTRE UN « RURAL », MARRE DE ARLETTE QUI PROMET LA LUNE EN AYANT VOTE CONTRE LA TAXE TOBIN !

  MARRE DE TOUTES CES STARLETTES DE LA POLITIQUE QUI PASSENT LEUR TEMPS A ATTENDRE LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES POUR VENIR FAIRE LE BEAU A LA TELE, ET QU’ON N’ENTEND PLUS APRES !

  PUTAIN DE MONDE DE MERDE DE NARCISSIQUES DE MES DEUX !

  Aaaaah… pardon, mais ça fait du bien.

La satisfaction de Besancenot

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  Je retranscris ici un article fort intéressant de l’Humanité ( donc forcément un peu à charge, hein soyons clairs ) sur Olivier Besancenot. En particulier, je suis content d’y trouver des citations récentes confirmant ma thèse que le « gentil jeune postier révolutionnaire » commence à jouir d’une imposante circonférence crânienne :

  Le candidat d’extrême gauche cherche à surfer sur le désarroi provoqué, à gauche, par la campagne de Ségolène Royal.

  Olivier Besancenot est heureux. Samedi à Montpellier, le candidat de la LCR a déclaré que sa campagne « est déjà réussie ». Ses meetings connaissent une affluence souvent jeune et surtout plus importante qu’en 2002. Quant aux intentions de vote, les différents instituts de sondage le créditent de 3 et 4 % des voix et d’une légère avance sur Marie-George Buffet. Bien qu’inférieur à 2002 (4,25 %), ce score, qui reste à confirmer dans les urnes, fait dire au candidat d’extrême gauche qu’il a atteint son objectif. « Notre message d’une gauche 100 % à gauche et indépendante du PS est désormais clairement reconnu », avance-t-il.

  En 2002, Olivier Besancenot avait réussi à capter une part de la déception générée par la gauche plurielle. En 2007, il entend bien profiter du désarroi provoqué par la campagne de Ségolène Royal, visiblement tentée par les thèses sociale-libérales et des divisions qu’elle génère à gauche. L’incapacité de celle-ci à proposer une politique clairement en rupture avec celle menée par la droite depuis 2002 ouvre un espace politique que la LCR entend bien occuper en usant d’un « discours protestataire et radical ».

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Archaïques

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  Je lâche ce mot d’emblée, car c’est le premier qui me vient en pensant AUX extrêmes-gauche, et j’aurais beau y faire, tourner autour du pot et user de formules et de synonymes, il reviendra toujours, ce foutu terme si triste : Archaïques.

  En premier lieu, ça ne veut pas dire « vieux ». Notez qu’on peut faire de l’archaïsme avec des jeunes, de l’archaïsme de maintenant en somme ( comme ce l’a toujours été, toujours aussi neuf et revendicatif ). L’extrême-révolte ne vieillit jamais, ne meurt jamais. Seule la participation gouvernementale l’effraye.

  Les communistes ont leurs défauts, mais au moins ils ont toujours pris leurs responsabilités après le vote, et à ce titre Mme Buffet a fait jadis une bonne ministre des Sports. Ce sera toujours mille fois plus utile au pays que ne le sont des millions d’affiches de Lutte Ouvrière disséminées en période électorale.

  Mme Buffet en reste-t-elle pour autant honorable ? Jugez-en par sa méthode – noyautage et création de centres fantômes pour bourrer les urnes à deux reprises – afin de faire exploser le « regroupement unitaire antilibéral ». Remarquez bien que je ne me gausse pas. Certaines idées sont nées, ou forcément nées dans ce processus, et méritent notre attention. C’est bien sur les personnes que je retourne ma haine.

  Oui, ces personnes qui sont aussi archaïques que leurs systèmes ; le problème ne vient pas encore fondamentalement des votants, qui expriment un choix, mais de ceux qui dirigent les marionnettes. A  ce sujet, les structures sont différentes… les communistes sont forcément plus alliés au PS que les autres, la LCR est un vieux parti dont Besancenot n’est que le porte-parole, Bové refuse la structure de parti et s’appuie sur des « électrons libres » citoyens, Lutte Ouvrière tient parfois plus de la psychothérapie collective de salariés qui viennent exposer leurs misères de boulot, et ne parlons même pas de Schivardi…

  Ou plutôt si, parlons-en. Déjà, il n’est pas à gauche… Il est fédéraliste, et son programme est plutôt de droite. Son porte-parole est Daniel Gluckstein, rallié depuis quelques mois à Nicolas Sarkozy…

  Bref, coupons court, le « danger » principal de ces présences dans une élection, eu égard à la dernière présidentielle, serait de faire « chuter » le PS à la troisième place. C’est une possibilité qu’il faut prendre en compte. Il faut toutefois TRES CLAIREMENT préciser qu’il ne s’agit nullement d’un calcul démocratique.

  Personnellement, je penserais que tous ces partis ont parfois une utilité, parfois n’en ont pas. C’est d’abord à eux d’en faire la preuve. Le vote est sacré, et doit être respecté. Mais, par exemple, saviez-vous que les « extrême-gauche » ( LCR et LO ), qui étaient il y a quelques années  représentées au Parlement Européen, ont refusé de voter la taxe Tobin ?

  Ils ne voulaient pas faire comme les socialistes… Jusqu’au-boutisme dément…

  Nous y gagnons un monde sans taxe Tobin, et eux la perte de leurs sièges. Super…

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C’est la lutte finale ( épisode 12 )

  Loin de moi l’idée d’être narquois, mais ce qu’on appelle « l’extrême-gauche » apparaît en ordre de marche particulièrement désorganisé, à la veille de ces élections importantes…

  Je commencerais donc par exprimer d’emblée mon point de vue : les partis incapables de former un gouvernement n’ont rien à faire dans une élection présidentielle. C’est ce qui me semble logique, ce vote étant fait pour exprimer une stabilité, entre autres.

  Mais, en revanche, tous les partis doivent pouvoir être représentés d’abord aux assemblées, ensuite aux différents conseils municipaux, départementaux, régionaux, etc… et dans toutes les structures de notre administration ( un LCR au CSA ne me choquerait pas ).

  Pour cela, il faut réellement introduire de la proportionnelle ( des sièges attribués par rapport au score national d’un parti, et plus seulement réservés aux gagnants des élections ) dans le processus démocratique, à de nombreux échelons, afin que ceux qui veulent représenter – même simplement une révolte, une contestation – puissent être représentatifs, puisqu’ils auront réellement contribué à la politique française, et au bien-être de sa population.

  La gauche, hors Parti Socialiste, est une hydre à un million de têtes, c’est bien connu. Déjà, au PS, les courants se comptent par dizaines… Chez les altermondialistes, pro ou anti-traité européen, bovéistes, trotskistes, communistes ou pas… C’est tout de même dommage que tous ces citoyens n’aient pas pu s’assembler sous un même drapeau, pour une fois.

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