posts dans la catégorie 'Les cadavres dans le placard de la Chiraquie'


ACTION !

  Ami lecteur,

  J’ai vécu ces dernières années à tes côtés, m’informant, recoupant, m’attristant et ouvrant ma grande gueule sur ces pages virtuelles.

  Cela ne me suffit plus, maintenant. Je ne veux plus me contenter de critiquer, je veux agir ! La famine frappe, les Etats se perdent dans la spirale de l’endettement, l’Union Européenne coupe ses aides aux démunis, et surtout, la monde connait actuellement un sursaut de liberté que je ne peux pas laisser passer.

  J’ai donc créé mon parti politique, l’Alliance Confortiste Française, afin de reprendre en main l’économie et la politique par la création d’entreprises éthiques (nous avons une Charte), puis par la promotion de nos idéaux à travers le processus démocratique. Afin que ce monde connaisse une hausse globale du niveau de vie. Afin que personne ne meure de faim. Afin de construire des logements pour tous. Entre autres choses.

  Voilà, trois semaines que le blog de l’ACF est lancé et déjà des retours positifs… c’est encourageant. Voici son URL : acf.revolublog.com

  Je compte y consacrer mon temps, et peut-être revenir sur ce blog lorsque le bébé pourra marcher tout seul. Quoiqu’il en soit, le JRDF reste en ligne. Merci, merci, merci encore pour ces centaines de milliers de connexions, ces milliers de commentaires, ces messages, merci, ami lecteur, d’exister et de nous avoir soutenu. Ce n’est pas un au revoir. C’est un appel ! L’heure est venue, pour nous, d’entrer dans le concret, et de montrer à ces saloperies de pillards et de mafieux qui dirigent maintenant la majorité de l’économie mondiale, et à leurs pions politiques, que le peuple peut penser et s’organiser. Oui, ça fait un peu anar, et alors, hein ? Plus sérieusement, l’ACF est proche du PS et on souhaite à Hollande – s’il se révèle intègre – tout le bonheur du monde dans ses projets présidentiels. Le règne de Sarkozy a encore fait monter la puissance des forces de l’argent.

  Eh bien, récupérons l’argent ! Récupérons le commerce ! Récupérons la politique ! Pour la démocratie, pour un meilleur partage des richesses, et pour un monde plus confortable !

  Salutations !

Charles Pasqua sera le sixième ministre jugé par la CJR

Source : Nouvel Obs

 

Charles Pasqua sera le sixième ancien ministre à comparaître devant la Cour de Justice de la République au cours de l’année à venir. L’assemblée plénière de la Cour de cassation a en effet validé vendredi le renvoi du sénateur UMP des Hauts-de-Seine devant cette juridiction d’exception pour y être jugé dans trois dossiers remontant à l’époque où il était ministre de l’Intérieur.

La formation la plus solennelle de la Cour de cassation, réunissant notamment tous les présidents de chambres, a juste constaté « qu’aucun moyen n’est produit au soutien du pourvoi », a-t-on indiqué de sources judiciaires. Cela signifie que les avocats de Charles Pasqua n’ont produit ni argumentaire, ni mémoire pour motiver la décision de pourvoi du sénateur UMP des Hauts-de-Seine, âgé de 82 ans.

Le 9 avril dernier, la commission d’instruction de la CJR avait ordonné le renvoi de Charles Pasqua devant la CJR qui est seule compétente pour juger les ministres ou anciens ministres pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions. La CJR est composée de trois magistrats de la Cour de cassation, de six députés et six sénateurs, notamment le député PS André Vallini et les députés UMP Philippe Houillon et Jean-Luc Warsmann.

Elle se réunit au cas par cas en fonction des disponibilités. Le procès de Charles Pasqua pourrait intervenir dans l’année, a-t-on indiqué de sources judiciaires. Elle a jusqu’ici jugé trois anciens ministres dans le dossier du sang contaminé -Laurent Fabius, Georgina Dufoix et Edmond Hervé (les deux premiers relaxés, le 3e condamné avec dispense de peine)- ainsi que Michel Gillibert pour escroquerie (trois ans avec sursis) et Ségolène Royal pour diffamation (relaxe).

M. Pasqua sera jugé pour « complicité et recel d’abus de biens sociaux » dans le dossier concernant le transfert du siège de GEC-Alstom en 1994, pour « corruption passive par une personne dépositaire de l’autorité publique » dans celui concernant la délivrance de l’autorisation d’exploitation du casino d’Annemasse (Haute-Savoie) en 1994 et pour « complicité et recel d’abus de biens sociaux » dans le dossier de la Sofremi, une société dépendant du ministère de l’Intérieur.

Dans le dossier Alstom, les anciens dirigeants de la société ont affirmé avoir versé plus de 750.000 euros à un proche de M. Pasqua pour obtenir de la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (DATAR) l’autorisation de construction du nouveau siège. Son fils, Pierre-Philippe Pasqua, a été définitivement condamné à deux ans dont un an ferme dans ce dossier.

Charles Pasqua est par ailleurs mis en cause pour la délivrance de l’autorisation d’exploitation du casino d’Annemasse (Haute-Savoie). En 1994, Charles Feliciaggi et Michel Tomi ont obtenu du ministre de l’Intérieur, et ce malgré plusieurs avis défavorables, l’autorisation d’exploiter le casino, revendu une année plus tard avec une confortable plus-value. C’est ce volet qui relève de la CJR.

Quatre ans plus tard, une partie de cette plus-value déguisée en prêt de 1,1 million d’euros aurait été reversée à Charles Pasqua par Marthe Mondoloni, fille de Michel Tomi. Dans ce volet de l’affaire, M. Pasqua a été condamné en mars 2008 par le tribunal correctionnel de Paris à 18 mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir utilisé ces fonds pour le « financement illégal » de sa campagne aux élections européennes de 1999. La cour d’appel doit se prononcer le 18 septembre.

Le troisième dossier porte sur la Sofremi. En 1994, des proches de Charles Pasqua auraient bénéficié de commissions à l’occasion de l’obtention de marchés par cette société d’exportation de matériel de police dépendant de la place Beauvau. Le fils de M. Pasqua a également été condamné dans le volet non-ministériel de ce dossier à un an ferme en mai dernier par la cour d’appel de Paris.

Charles Pasqua est mis en examen dans trois autres dossiers: la vente d’armes présumée vers l’Angola pour « trafic d’influence passif » et « recel d’abus de biens sociaux », dans le dossier pétrole contre nourriture et depuis octobre 2005 pour « recel d’abus de biens sociaux » dans le cadre de l’enquête sur des malversations présumées de l’homme d’affaires libanais Iskandar Safa. Le jugement de l’Angolagate est attendu le 27 octobre. AP

Réactions citoyennes face au procès des Tibéri (Chat Libé’)

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Alors que se déroule le procès des époux Tiberi, lâchés chaque jour un peu plus par leurs affidés, Fabrice Tassel, journaliste au service Politiques de Libération, a répondu à vos questions.

 

Provoc. Pourquoi, selon vous, les « proches » des Tiberi à la mairie du Vème sont en train de les lâcher?

Fabrice Tassel.Le temps passe, les pressions du couple sont sans doute un peu moins fortes qu’au début de l’affaire, et surtout l’enquête judiciaire étant achevée, les témoins ont sans sans doute moins de craintes sur les risques pénaux qu’ils encourent eux-mêmes.

 

Tutu. Après toutes ces magouilles je ne comprends pas pourquoi les habitants du Vème ont quand même continué à voter Tiberi? Avez-vous une explication?
C’est l’illustration parfaite de l’efficacité de ce système: les électeurs, en plus de voter pour les Tiberi, se sont vu pour beaucoup d’entre eux « offrir » des accès à des logements, des places en crèche etc. Donc ces avantages matériels importants, a fortiori dans un arrondissement comme le Vè, ont tenu un fort lien entre les Tiberi et ces électeurs.

 

Paris. Comment se comporte le couple Tiberi au procès?
Le couple est très combatif, persuadé d’être innocent en dépit des accusations précises portées par certains anciens fonctionnaires de la mairie. Jean Tiberi est assez roué pour savoir qu’il n’encourt sans doute pas une lourde peine, et qu’en niant jusqu’au bout il risque un peu de prison avec sursis. Globalement le couple n’a jamais rien cédé. Il faut dire qu’ils savent très bien que dans d’autres arrondissements ou villes ces fraudes ont aussi été mises en oeuvre, mais que personne ne les a dénoncées, c’est la rançon de la gloire pour les Tiberi!

 

Jérôme. Pourquoi sont-ils à ce point impunis, après tant d’années ?
Vous avez parfaitement raison de pointer l’extrème lenteur de la Justice dans cette affaire. c’est à mon sens presqu’aussi grave que la fraude en elle-même. Car en travaillant si lentement la Justice a permis que Jean Tiberi se représente à des élections sans que le système qu’il avait mis en place ne soit proscrit. Or, même s’il ne s’agit que de criminalité de bureau, sans réelle « victime », ce sont à mon sens les fondements mêmes de la démocratie qui sont viciés par une fraude électorale. je ne m’explique donc pas pourquoi la Justice n’a pas réagi plus vite et plus fermement.

 

LePognonNaPaDodeur. Ces gens me dégoûtent, ils n’ont même pas le courage de reconnaître leurs actes. Pensez-vous que derrière tout ça, Jacques Chirac est en fait le grand marionnettiste?
Je ne pense pas que Jacques Chirac avait un rôle direct dans la fraude du Vè arrondissement. En revanche, et vous avez vu juste, il a été démontré que la fraude électorale a été institutionnalisée à Paris sous l’ère Chirac. L’an passé a eu lieu un autre procès concernant la fraude électorale dans le IIIè arrondissement: la méthode et les objectifs étaient les mêmes. De nombreux témoins ont expliqué que les ordres venaient directement du cabinet de Jacques Chirac. Il semble que Jean Tiberi ait parfaitement retenu et appliqué la leçon dans son propre fief.

 

Ravachefolle. Peut-on considérer que le « démantèlement » du « système Tiberi » n’a été rendu possible que par le changement de majorité politique à Paris? Et si oui, sommes-nous condamnés à voir le système « Pasqua-Balkany-Sarkozy » durer jusqu’à la fin des temps, sauf tremblement de terre ?
Heureusement, et ce malgré sa lenteur, la Justice s’était mise en marche avant le changement de majorité. Par ailleurs je vois mal Bertrand Delanoë insister auprès de la Justice pour que cette enquête pénale prospère. Plutôt que le système Balkany-Sarkozy, ce procès marque plutôt la fin de pratiques propres à une certaine chiraquie.

 

Lucie. Peut-on envisager que Jean Tiberi soit déclaré par le tribunal inéligible?
Je pense que oui. En fait c’est même le meilleur biais pour la Justice si elle veut se montrer sévère dans cette affaire. Il n’y aura pas de prison ferme, c’est certain, de la prison avec sursis les prévenus ne s’en préoccuperont pas beaucoup; ce genre d’affaire ne se traduit pas par de lourdes amendes; il ne reste donc qu’un moyen de vraiment marquer les esprit: rendre l’élu coupable de fraude électorale inéligible. Au fond c’est logique dans ce type de dossier.

 

Massachusetts. Si les époux Tiberi sont condamnés pour fraude et autre joyeuseté leur sera-t-il possible de faire appel pour suspendre leur sentence?
Bien sûr, et je dirais que c’est plutôt sain que notre système judiciaire permette à toute personne condamnée de faire appel d’un jugement, indépendamment de ce que l’on peut penser de cette affaire.

 

Newton. Est-ce que Jean Tiberi souffre de schizophrénie avec d’un côté un homme calme, sympathique et courtois et de l’autre un cerveau redoutable d’un système machiavélique pour conserver le pouvoir ?
Je ne pense pas que ce soit pathologique: comme beaucoup d’autres hommes politiques, Jean Tiberi manie le cynisme et le double langage avec aisance, c’est sans doute aussi ce qui explique sa longévité politique…

 

Alanking. Si la condamnation s’avérait plutôt sévère, serait-ce un message fort en direction des pratiques de l’actuelle présidence?

Je partage votre avis. Les faits ont beau être très anciens, ils sont à la base de tout fonctionnement démocratique, si on ne peut plus faire confiance dans le résultat des élections, que faire? Alors oui un message ferme serait un signal sain, surtout dans un climat où certaines pratiques politiques semblent laisser entendre que les loi s’appliquent un peu plus à l’égard de certains que d’autres….

 

Alanking. Et Chirac, du coup, une chance de le voir se présenter devant la justice, un jour ?
Peut-être….mais cela n’aura plus beaucoup de sens. Il est impliqué dans trois ou quatre dossiers judiciaires, dans lesquels il a été entendu par des juges. Logiquement cela devrait un jour se traduire pas un procès. Mais, comme dans l’affaire des faux-électeurs ces procès risquent d’arriver si longtemps après les faits que la portée pédagogique de la Justice sera très affaiblie.

Pièces jaunes (dans la poche)

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EDIT : ATTENTION ! Mille excuses, ami lecteur ! Dans ce dossier, certaines rumeurs ont circulé, que je vais donc éliminer après plus ample recherche… sur la question des frais, cet article semble cependant juste, pour preuve : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-zones-grises-des-pieces-jaunes_482300.html

En revanche, l’affaire de la « Porsche Cayenne », que j’efface donc, parait être une diffamation, démentie par l’intéressé et basée sur des informations inexactes. Il n’en reste pas moins que les comptes des Pièces Jaunes sont très louches, mais on ne peut reprocher (jusqu’à preuve du contraire) à David Douillet de rouler en voiture de luxe, pour le compte de l’organisme caritatif.

 

  Enrichissons un peu le dossier de ce blog consacré aux restes du système chiraquien, avec un article que j’ai trouvé scotché dans mon ascenseur (chouette, y’a au moins un rebelle dans mon coin), consacré à la « fondation Pièces Jaunes ».

  Merci encore à cet illustre inconnu, qui a fait (ou relayé, au moins) un bon travail de recherche :

  David Douillet, judoka de renom et parrain des opérations « Pièces jaunes », prête gracieusement son image à cette noble cause. Vivant officiellement de ses revenus publicitaires, de sa retraite de Chevalier de la Légion d’Honneur, et de la commercialisation d’articles de sport et de jeux vidéos portant son nom, il boucle ses fins de mois grâce aux quelques euros manquants versés par les Pièces Jaunes. 32 000 Euros par mois, précisément, versés sous forme d’indemnités de défraiement – donc non-imposables. Tous les frais engendrés par ses prestations (déplacements, garde-robe, hôtels, frais de bouche, téléphone) étant remboursés par la fondation, on peut légitimement se demander ce que ces dizaines de milliers d’euros mensuels peuvent bien « défrayer ».

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  Passons à Bernadette, la sympathique petite vieille qui envahit périodiquement les JTs pour annoncer la somme « récoltée » grâce à la charité des français. Egalement « bénévole », ses lignes de frais sont en revanche plus détaillées – transparence oblige !

  On y compte, sur l’année 2007 :

* 38 000 Euros de frais de garde-robe

* 48 000 Euros pour son véhicule associatif (Peugeot 608)

* 347 000 Euros de frais de déplacement

* 285 000 Euros de frais de bouche (délirant, non ?)

* 52 000 Euros de « frais divers » (téléphone, timbres…)

* et enfin, 927 000 Euros de frais de personnel (14 employés issus du personnel de l’Elysée chiraquienne, chauffeurs et secrétaires particuliers notamment)

  Soit une dépense de… 141 000 Euros par mois. 

 

  Quizz : Combien pèse, en tonnes de pièces jaunes, ce sucrage digne d’une célèbre association de lutte contre le cancer ?

Mururoa : Morts pour la France

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Parce qu’il faut bien balayer devant sa porte avant de faire la leçon aux autres (C’est le défaut des français, parait-il, en même temps c’est vrai qu’en défendant les Droits de l’Homme tout en armant les pires régimes du monde…), foin du Zimbabwe et autres pays connaissant, malheureusement, le lot des tyrannies officielles - ou à peine masquées. Intéressons-nous à NOS territoires, nos îles par exemple…

Mururoa ; aussi nommé Moruroa, mais à la limite on s’en fout. Le nom résonne assez facilement dans les têtes, même jeunes, des français d’aujourd’hui. Il évoque des bombes nucléaires, mises en image assez récemment d’ailleurs dans le dernier « Godzilla », et on se doute bien, au fond, que ces machins ne sont pas là pour enrichir la biodiversité et lutter contre la pollution des océans.

Ce qu’on sait moins, c’est que les essais nucléaires de notre beauuuu pays ont impacté, à peine, des dizaines de milliers de vies. Au minimum. Evidemment, par « impacter », il faut entendre « irradier », « cancer de la thyrroïde » et autres joyeusetés.

Cet article voulait s’attacher, de prime abord, à la reprise des essais nucléaires orchestrée par Chirac, à peine quelques temps après son élection, en 1995. Pourtant, il faut bien accorder que cette horreur nucléaire ne date pas de son règne… Le gouvernement français a procédé, en tout, à 210 essais nucléaires, depuis 1960, jusqu’en 1996, avec une interruption en 1991 suite à un engagement international de cesser ces activités. 17 ont eu lieu dans le Sahara (les algériens nous en sont d’ailleurs toujours reconnaissants – rappelons que rien que les premiers essais ont irradié 3500 personnes !). A la suite de l’indépendance des colonies, la France s’est rabattue sur ses îles. 181 essais ont eu lieu, ainsi, en Polynésie, principalement à Mururoa.

Le lecteur mathématicien se dit que le compte n’y est pas – c’est vrai, 12 tests supplémentaires, « de sécurité », sont à ajouter au ragoût nucléaire. Burp.

Après cette longue introduction chiffrée, intéressons-nous au plat de résistance : à savoir, les milliers d’humains qui vivent à proximité de ces zones irradiées (dire que des experts de Mitterrand ont assuré que « la zone était sans risque »… c’est du délire !) ; Entre les essais souterrains, qui ont blanchi d’écume l’eau environnante instantanément (mais n’ont pas libéré de radiations, bien sûr !) et les tests sous terre qui ont enfermé, eux, des masses de gaz mortels dont on estime « officiellement » qu’elles ne s’échapperont « que d’ici 500 à 1000 ans », au final, peu de tests se sont produits à l’air libre, du point de vue habituel disons.

Ils ont néanmoins suffi, pour faire doubler au minimum la proportion de cancers de la thyroïde auprès de plus de 5000 personnes, actuellement. Pour faire battre des records de mortalité infantile et de malformations à la naissance. Pour défoncer tout un écosystème et même, déclencher des émeutes de panique dans les îles environnantes.Tout ça pour quoi ? Mystère… les bombes nucléaires, doivent être le jouet des « Grands de ce Monde ». Les radiations sont pour les gueux…

Les soldats français, qui supervisaient la reprise de ces essais nucléaires, ont d’abord affirmé que ces tests étaient sans danger pour la population. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont évacué (eux seulement, hein) le périmètre environnant, durant ces fameuses explosions. Mais le coq français se doit d’avoir la conscience tranquille ! On a donc construit un cinéma pour les habitants du coin, et on a donné des sucreries aux enfants (sisi, véridique). Des pastilles d’iode auraient peut-être été plus utiles… ou une évacuation totale… mais chut ! Il ne fallait pas « effrayer la population » !

Comme avant, on a donc dit aux habitants qu’ils allaient assister à un joli spectacle. Le champignon était loin, très loin, et les probabilités pour que le vent propulse les retombées dans leur direction étaient très faibles. Le jour dit, le gros pétard n’a pas eu l’effet escompté, il s’est aplati, et devinez dans quel sens le nuage radioactif s’est-il déporté ?

Voilà. Maintenant, l’affaire n’est plus top-secrète, et pourtant elle n’aura fait tomber aucune tête. Chirac pourrait lancer un « oups ! » piteux, hausser les épaules ou même faire un bras d’honneur, au fond ce serait du pareil au même. Comme tous les anciens présidents, il est couvert par l’immunité au regard de toutes les actions commises (perpétrées) durant son mandat.

Les précédents tyrans avaient-ils cela ? L’immunité, les bombes nucléaires ? Aaaah les progrès de la science, et la gloire de nos si précieux Droits de l’Homme !

Chirac boycotte le 14 juillet

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Pour une fois, je suis d’accord avec la position de l’ancien président : la venue du dictateur syrien, mis à l’honneur en pleine fête nationale, n’est pas un présage très heureux. Evidemment, s’agissant de Chirac, la réaction est sans doute plus liée à son passé personnel (ainsi que l’explique cet article) qu’à un quelconque code d’honneur…

Source : AFP

Jacques Chirac ne participera pas aux cérémonies de la fête nationale du 14 juillet à Paris, a-t-on appris samedi dans l’entourage de l’ancien chef de l’Etat, qui n’a pas précisé les raisons de cette absence.

RTL a affirmé samedi que M. Chirac avait décidé de boycotter les cérémonies du 14 juillet en raison de la présence éventuelle du président syrien Bachar al-Assad, invité par le président Nicolas Sarkozy.

 

M. Assad est invité aux cérémonies du 14 juillet à Paris, comme la quarantaine de dirigeants étrangers qui doivent participer la veille au sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée.

 

Cette invitation a provoqué de vives critiques de l’opposition de gauche en France et de la majorité anti-syrienne au Liban.

 

Interrogé par l’AFP, l’entourage de l’ancien chef de l’Etat français a indiqué que Jacques Chirac « n’ira pas aux cérémonies du 14 juillet », sans en donner la raison.

 

M. Chirac avait coupé les liens avec le régime de Bachar al-Assad après l’assassinat en 2005 de son « ami », l’ex-Premier ministre libanais Rafic Harari, victime d’un attentat pour lequel une commission d’enquête internationale a mis en cause de hauts responsables des services de sécurité syriens. Damas nie toute implication.

 

La secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme, Rama Yade, interrogée sur RTL sur le choix de l’ancien président français de ne pas assister aux cérémonies du 14 juillet, a déclaré: « je peux le comprendre dans la mesure où il a des relations très personnelles avec la famille Hariri ».

 

« Mais la visite de Bachar al-Assad est indépendante du fonctionnement du tribunal qui continue à évoluer selon son agenda habituel et cela n’est absolument pas entravé par cette visite », a-t-elle ajouté, à propos du tribunal international qui doit juger les assassins de Rafic Hariri à la fin des travaux de la commission d’enquête mandatée par l’ONU.

 

« La présence de Bachar al-Assad est la conséquence logique de sa présence au sommet du 13 pour l’Union pour la Méditerranée », a affirmé Rama Yade, en répétant que cette invitation était « une main tendue », mais « pas un quitus, pas un chèque en blanc ».

 

L’invitation de Bachar al-Assad intervient alors que Paris vient de relancer les contacts avec la Syrie et mène à son égard une politique d’ouverture depuis l’élection en mai du président libanais Michel Sleimane, un scrutin longtemps bloqué par les alliés de Damas.

Le syndrome Capone

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  Notre ancien Président vient, c’est officiel, d’être mis en examen dans l’affaire des chargés de mission de la Mairie de Paris – concernant donc un probable (présomption d’innocence !) détournement de fonds publics.

  Ce qui me fait, personnellement, bien marrer, et justifie le titre employé pour ce post. A chaud, on pourrait citer parmi les méfaits du sieur Chirac, période Maire de Paris, les neuf millions d’euros détournés grâce à des magouilles via les imprimeries, les frais de bouche exorbitants, les méthodes de falsification des listes d’électeurs, entre partisans inscrits au bon endroit et votes de personnes décédées, ou mon grief préféré, à savoir la DESTRUCTION DES ARCHIVES sitôt quitté l’Hôtel de Ville…

  Et pourtant, c’est peut-être cette affaire de salaires bidons et de chauffeurs payés par des fonds publics, qui fera plonger l’un des éléments indéniablement majeurs de la politique française de ces quarante dernières années.

  Comme un certain baron de l’alcool frelaté, adepte des pieds dans le ciment, s’était jadis fait avoir pour une question d’impôts… C’est marrant la Justice, quand même, parfois.

Pasqua et De Villiers entament l’entrée…

(Extrait du site Libération.fr)

Charles Pasqua a retrouvé sa langue, hier, devant le tribunal correctionnel de Paris. Jugé depuis une semaine, l’ancien ministre refusait de s’exprimer sur les soupçons de corruption qui pèsent sur lui (l’autorisation, début 1995, d’exploiter le casino d’Annemasse, en Haute-Savoie, accordée à des relations corses, contre l’avis de ses services du ministère de l’Intérieur), volet pour lequel Pasqua est traduit devant la Cour de justice de la République. Mais il accepte de s’expliquer sur l’éventuel renvoi d’ascenseur, le financement de sa campagne européenne en 1999, volet pour lequel il est poursuivi pour infraction au code électoral. Après avoir exprimé son «regret de ne pouvoir parler» des tambouilles casinotières, il veut bien causer de cuisine électorale, intervenant à tout propos : «Je ne puis laisser passer…»

«Faire plaisir». Sa liste avec Philippe de Villiers (RPF), outre leur vision commune d’une Europe des nations, répondait à un souci prosaïque : «Constituer une liste n’est pas très difficile ; le problème, c’est le financement.» A deux, ils pensent dépasser 5 %, seuil à partir duquel les dépenses de campagne sont remboursées, dans la limite de 30 millions de francs. Reste à les avancer, à part égale entre pasquaïens et villiéristes.

Les candidats mettent eux-mêmes la main à la poche, leurs contributions étant libres. Dans le clan Pasqua, Charles, tête de liste, donne l’exemple en déposant un demi-million sur la table, suivi de Marie-France Garaud (numéro 3, un million) et Jean-Charles Marchiani (numéro 7, trois millions). Puis arrive en queue Marthe Mondoloni (numéro 55, 7,5 millions)… Pasqua explique sans rire qu’il l’a choisie parce que «représentant les Français de l’étranger, responsable dans le monde économique et mère de famille». L’idée lui est venue «lors d’un passage en Afrique». Marthe est en effet patronne du PMU au Gabon et au Cameroun. Sans lui faire offense, elle n’a pas vraiment le look d’un chef d’entreprise, puisqu’elle doit sa situation à son généreux papa. Lequel, Michel Tomi, ami d’enfance de Charles Pasqua, est l’heureux bénéficiaire de l’autorisation du casino d’Annemasse, dont il tirera une plus-value de 36 millions de francs. Tomi admet qu’une partie avait permis de financer, cinq ans plus tard, la liste Pasqua. Un bon point pour l’accusation, même si la défense ironise sur cette «corruption à crédit».

Le tribunal interroge Marthe Mondoloni : «Vous n’êtes pas éligible, et on vous demande de passer à la caisse. Vous songiez vraiment siéger à Strasbourg ?» Elle bafouille : «C’était pour faire plaisir à M. Pasqua», lequel s’en prend aux banques, rétives à prêter aux politiques, sauf le CCF «dont [il connaissait] le président, ancien collaborateur de Balladur». Pour le reste, il fallait bien se débrouiller.

«Ouais ouais». On lit la déposition de Philippe de Villiers, entrecoupée des apostrophes de Charles Pasqua – «bien sûr», «ouais ouais»… L’ancien colistier qualifie certains pasquaïens de «patriotes un peu voyous» puis de «bandits internationaux». Pasqua explose : «M. de Villiers fait preuve d’une insigne mauvaise foi et d’une malhonnêteté totale» pour s’en être ému à retardement. Il rappelle que, lors des élections européennes de 1994, Villiers avait pour colistier le milliardaire Jimmy Goldsmith.

Quant à ses propres bienfaiteurs corses, Pasqua lance : «Ce n’est pas parce que des Français sont installés en Afrique et qu’ils ont des revenus importants qu’ils doivent être suspects. Ou alors, où sommes-nous ?» Dans l’enceinte d’un tribunal.

Un requin s’échappe ?

  Excellent article de L’Express, que je relaye ici… Charles Pasqua. Tout un personnage… Dire qu’une bonne partie de ses méfaits sont avoués, parfois à mots couverts mais tout de même, dans son bouquin « Ce que je sais ». Hélas, les gens ne lisent pas, même un livre avec un titre aussi explicite…

  A noter que notre beau pays peut s’enorgueillir d’avoir fait acte de justice sur son fils, ainsi que sur quelques autres gros poissons, qui écoperont de peines de prison allant du sursis à deux années de prison ferme. J’oubliais les quelques centaines de milliers d’euros d’amende… pour des affaires de trafic d’armes et de détournement de fonds, atteignant les millions d’euros. La France est décidément un pays très sévère.

  Quant au requin en chef, à 80 ans, on doute qu’il lui arrive quoique ce soit de vraiment fâcheux. N’allons cependant pas accuser trop vite le pouvoir en place : Au contraire, la mise en examen du « tonton flingueur » hume bon la vengeance d’Etat. Pour les connaisseurs, Pasqua et Sarkozy ont effectivement connu un conflit, à l’époque où ce dernier lui a piqué la mairie de Neuilly. Pasqua avait juré de ne jamais pardonner… Notre Président dégaine, décidément, plus vite que son ombre.

 

Personnage emblématique de la droite française, Charles Pasqua, jugé pour la première fois en correctionnelle lundi à Paris, annonce qu’il ne répondra pas aux questions sur l’accusation de financement illégal de sa campagne électorale pour les européennes de 1999.

Devant le tribunal, son avocat, Lef Forster, a d’emblée expliqué que son client, âgé de 80 ans, ne répondrait à aucune question du tribunal sur les faits car il s’estime victime d’une violation de ses droits fondamentaux.

Selon lui, le dossier, qui doit être jugé pendant un mois, relève en effet de la seule Cour de justice de la République (CJR), juridiction compétente pour les actes ministériels.

Le sénateur, mis en examen au total dans sept dossiers, n’est donc venu à la barre, démarche lente, mains derrière le dos et visage impassible, que pour répondre à l’interrogatoire sur son identité et sa carrière politique « aussi prestigieuse que controversée », selon l’expression du président du tribunal Jean-Louis Kantor.

Lire la suite de ‘Un requin s’échappe ?’ »

Chirac le maudit

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  Si on m’avait dit qu’un jour, je prendrais la défense de Chirac… Il est pourtant utile de comparer les méthodes, et de resituer un peu la vérité. J’invite les lecteurs de ce blog à faire une recherche sur Internet concernant notre ancien président. On y constate que le site www.chirac.com a été détourné vers le site de Sarkozy (super classe), et que le site chirac2007 donne à présent sur la propagande guerrière américaine. Les biographies sur Evene et même sur Wikipédia sont visiblement noircies par les équipes de notre nouveau despote.

  Alors oui, j’ai haï viscéralement Chirac, mais je préfère encore lui accorder les qualités dont il a fait preuve, plutôt que de lui cracher uniformément dessus. L’ancien président était distant, démago, menteur à outrance ; on ne le voyait que lors des élections. Pour autant, il faut reconnaître à Chirac que son règne aura été moins meurtrier que celui de Mitt’, et surtout moins liberticide que ce qu’augure le ploutocratisme médiatique de Sarkozy. Chirac et les journalistes, ça n’a jamais été la grande histoire d’amour. Bien sûr que les médias de droite l’ont servi, surtout en 2002 ; mais il faut se souvenir de 95, lorsqu’ils étaient dans le camp de Balladur. Depuis cette épreuve, sans doute, Chirac a-t-il appris à mettre de la distance entre sa personne et les faiseurs de célébrité.

  Sarkozy a fait le contraire. Il a très bien compris qu’au fond, un gouvernement n’est qu’un plateau télé. Chirac n’a jamais censuré quiconque : portons cela à son crédit. Sarkozy, lui, a couramment utilisé ses liens de connivence (Lagardère, Bolloré, Rothschild, Bouygues…) pour trafiquer la réalité. Ainsi, et j’en suis le premier surpris, quelque part Chirac avait raison, lorsqu’il a déclaré au cours de ses ultimes vœux, qu’il aimait les français. Il nous a aimés, en essayant de nous protéger un peu, même tout en servant le grand patronat (never forget CPE !). Sarkozy n’a pas eu ces scrupules. Il n’aime que lui. Chirac, même s’il avait été sincère, n’aurait sans doute pas SU comment redresser la barre : Sarkozy est bien plus intelligent. Il SAIT comment faire plonger les pauvres et les classes moyennes, et il SAIT également comme masquer tout cela. C’est la différence. La « rupture ». Les magouilles de Chirac, c’était de la droite manipulatrice petite joueuse : indices bidon, chômage truqué, promesses en l’air. Rien que du classique.

  Sarkozy, lui, pratique la négation. Il utilise les haines racistes pour détourner l’attention du peuple de sa pauvreté. Il promet la propriété pour endetter les naïfs. Réécrit l’Histoire pour servir sa gloire. Trouve des boucs-émissaires. La campagne de 2002 était violente ? A partir de mai 2007, on passe à la vitesse supérieure, et en permanence. Comme quoi… d’une droite à l’autre, la situation peut toujours empirer. Et ne parlons même pas de l’endettement… dans cinq ans, même si la gauche devait revenir au pouvoir, ou même un autre parti, il sera sans doute trop tard. Sarkozy aura raflé tout le fric pour ses amis… Ca ne vous rappelle pas ce qu’ont fait certains néoconservateurs au sein du graaaaaand « Pays de la Liberté ? » ; Peu importe la ruine, pour les pourris. Eux, s’en sortiront toujours.  

Etat de notre armée

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( Vous voyez le joli char ? Ben les nôtres ne marchent plus )

  Waiiiis, un post de plus pour ma section « Les squelettes dans le placard de la Chiraquie ». Ne croyez pas qu’il n’y ait rien à y épingler, loiiiiin de là. C’est d’ailleurs assez frustrant de n’avoir, par la force des choses et la pression des évènements, pas forcément le temps pour se pencher sur le passé. Ca n’y parait pas, mais compiler une étude de l’état des ambassades françaises, par exemple, ça prend un certain temps. Je le prendrais toutefois.

  Aujourd’hui, c’est à l’état de nos forces armées, que je voudrais m’attaquer ( seuls les esprits mal placés verront ici un jeu de mots, non je ne noie pas le poisson, je peux tenir une parenthèse ouverte aussi longtemps que je le souhaite, ça va j’ai tout mon temps je suis devant mon écran et je vais me faire un café, hé ouais je peux partir en freestyle c’est pas très discipliné, hein ? )

  Bref, Le Canard en parlera mieux que moi. Notons au passage qu’un centriste carriériste, ça peut finalement servir ( je parle de Morin ), puisque son ambition a heurté la volonté de MAM de se barrer discrètement en sifflotant pour faire naturel. Grande tactique française. Ben perdu pour cette fois. L’adage chiraquien, en fait celui de tous les gens de mauvaise foi, « après moi le déluge » est ici exposé. C’est pas triste.

  Avec une dette « préoccupante » de 32 milliards d’euros réglables d’ici cinq ans, « sans déconner » ( tellement que les ministères se sont réellement mis au travail pour trouver comment débloquer les fonds, on ne plaisante pas avec les marchands d’armes ), on observe :

  * Manque d’avions de transport

  * Manque d’hélicos ( alors qu’on en produit… )

  * Manque de financements dans l’entretien des produits de la… dissuasion nucléaire. Fortiche, hein ? Ca concerne « les avions de combat et ravitailleurs, les véhicules blindés moyens, les frégates et les sous-marins d’attaque et leurs torpilles ». A peine flippant…

  Et encore, tous nos vieux chars sont prêts à tomber en ruine par manque d’entretien… Ah elle a fait fort, la vieille aux dents longues… Souvenons-nous de ces quelques phrases de Chirac, qui finalement lui-même n’en revenait pas : Après une mission au Liban, dont MAM était revenue en disant que « La France est très connue au Liban. Rien qu’à l’aéroport, on m’a reconnue. », il a attendu d’être en petit comité pour lâcher : « Elle est nulle. Mesurer l’importance de la France par une visite au restaurant d’un aéroport. C’est affligeant. »

Ultime bras d’honneur

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  Petit rappel de droit constitutionnel :

Article 67 : Le Président de la République n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des articles 53-2 et 68.

Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite. Tout délai de prescription ou de forclusion est suspendu.

Les instances et procédures auxquelles il est ainsi fait obstacle peuvent être reprises ou engagées contre lui à l’expiration d’un délai d’un mois suivant la cessation des fonctions.

Article 68 : Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour.

La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l’autre qui se prononce dans les quinze jours.

La Haute Cour est présidée par le président de l’Assemblée nationale. Elle statue dans un délai d’un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d’effet immédiat.

Les décisions prises en application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l’assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite. Seuls sont recensés les votes favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à la destitution.

  Voici donc les deux articles de notre Constitution, qui protègent notre monarque moderne en le couvrant pendant son mandat – intouchable – et en excluant tout examen ou même témoignage en rapport avec sa fonction, une fois son mandat achevé.

  Est-ce démocratique ? Ces dispositions font que seul le Président de la République jouit d’une pareille impunité, et surtout, peut dissimuler des informations à la Haute Cour, à la Nation, à son peuple enfin. Le secret d’Etat a bon dos.

Lire la suite de ‘Ultime bras d’honneur’ »

Bye Bye Villepin…

  Bon ben voilà, c’est fait, la France connait actuellement son premier cas de chef de gouvernement mis en examen… pour manipulation à l’encontre du Président de la République nouvellement élu. Villepin est donc six pieds sous terre, et Sarkozy en bonne passe d’être vengé.

  Revenons sur les faits. Ce qui m’amuse terriblement, dans cette « affaire Clearstream », c’est à quel point la plupart des gens n’y entravent pas grand-chose. Manipulation de listings ? Ouh, quelle horreur… mais de quels listings s’agit-il exactement ? Si Sarkozy n’y figure pas, sous plusieurs noms, par exemple pour se dédouaner de la déclaration de patrimoine qu’il a survolé, lors de son élection, qui est donc « réellement » sur cette liste ?

  Au fond, ce n’est pas très important, ami lecteur, il ne s’agit que de centaines de gros escrocs, grands patrons adeptes du détournement, mafieux qui y blanchissent leur argent. Rien de bien sensationnel, on le voit. Rien d’aussi sensationnel que Sarkozy… et ne parlons même pas du cas de Denis Robert, qui risque d’aller en taule pour avoir voulu révéler cette affaire… son sort ne mérite pas qu’on s’y arrête.

  Alors, comme je sais que tu dois être lassé de mes jérémiades, toi qui erres sur ce site, je ne t’abrutirai pas de mes odes à l’injustice. Après tout, on est en France. J’ai commencé à m’y habituer.

Bye Bye Juppé

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  - Si je pouvais crever, sous seriez contents !

  C’est la phrase dont nous allons partir, pour approcher le personnage. Bien que récente, elle est très indicative. Juppé le chouchou de la Chiraquie, Juppé pour qui l’UMP avait été créé, Juppé pour qui les peines d’inéligibilité sont divisées par dix lors des secondes comparutions. Et puis, Juppé battu. Son petit vélo n’a pas convaincu… Peut-être en a-t-il  trop fait, d’ailleurs; Peut-être aurait-il été élu sur son image sérieuse, plus coutumière ? C’est là la question. Juppé, fauve ou baudruche ?

  - Si je pouvais crever, vous seriez contents !

  Revenons-y. Vraiment ? Les journalistes de France auraient organisé une corrida contre le n°2 du gouvernement, l’un des bras droits de Sarkozy ? Celui-ci serait-il devenu si impopulaire, au sein de leurs rédactions, qu’une fronde se crée spontanément pour vilipender son superministre ?

  Je n’ai pas vu ça. J’ai vu une meute incroyable de journalistes qui étaient là pour fêter l’élection d’Alain Juppé, et personne chez son adversaire , Michelle Delaunay ( que Royal a décidément bien fait de supporter elle-même devant les caméras, alors qu’on la donnait battue ). J’ai vu un homme se demander comment on pouvait gagner vingt sept élections de suite et en perdre une. J’ai vu un homme qui a fait un doigt d’honneur à tous ses électeurs et « se demande si il veut bien rester maire de Bordeaux et se représenter aux élections » parce que « il y a des limites à l’esprit de sacrifice », tout cela tartiné très naturellement, une semaine plus tard, dans les journaux de l’UMP.

  Bref, les interviews sont plus confortables pour les droitistes que les élections, ce n’est pas une nouveauté. Pourtant, cette année, les législatives avaient donné un bon gros score d’abstention, qui aurait pu favoriser la droite. Juppé a sauté quand même. C’est vrai qu’au fond, c’est un peu blessant.

  Alors, amis journalistes égarés sur ce site, comprenez-le. Laissez ce grand fauve panser ses blessures, soupirer sur son gros ministère, et rendre visite à Chirac sur le banc des remplaçants. Pensez qu’il a du aller enseigner la politique pendant un an au Canada, pour payer de dizaines d’années de détournement de fonds. La France est un pays terrible.   

Diplomatie à la française – ou « à quoi peut bien servir un président ? »

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PARIS (AFP) – La veuve du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort en 1995 à Djibouti, a lancé mercredi un appel au président Nicolas Sarkozy pour qu’il fasse respecter l’indépendance de la justice dans l’enquête sur son mari, et a mis en cause l’ex-président Jacques Chirac.

Bernard Borrel avait été retrouvé mort en 1995, le corps à demi-calciné, au pied d’un ravin. Djibouti a conclu à un suicide mais l’enquête française privilégie désormais la thèse de l’assassinat dans ce dossier qui prend des allures d’affaire d’Etat après la révélation récente de documents suggérant des pressions politiques.

Elisabeth Borrel a demandé au président Sarkozy, en sa qualité de garant de l’indépendance de la justice, « de prendre l’engagement de faire respecter les principes qui seuls permettront l’aboutissement de (son) combat pour que soient connus et punis les assassins de (son) mari », écrit-elle dans une lettre adressée au chef de l’Etat dont elle a fait lecture lors d’un point de presse.

Mme Borrel, magistrate de profession, a aussi demandé à être reçue par M. Sarkozy auquel elle réclame « l’assurance que l’Etat français demandera à la Cour internationale de Justice (CIJ) de (l’) entendre comme témoin dans la procédure en cours devant elle ».

Mme Borrel et ses avocats, Mes Olivier Morice et Laurent De Caunes, ont fustigé « des pressions politiques incontestables » de l’Etat français dans cette enquête, et dénoncé l’intervention directe, selon eux, de Jacques Chirac.

« C’est Chirac qui a suggéré au président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh d’attaquer la France devant la Cour internationale de justice » pour obtenir le dossier dans lequel plusieurs personnalités djiboutiennes, dont M. Guelleh lui-même, sont mises en cause, a affirmé Me Morice.

« C’est ce qu’il y a de pire dans ce dossier. L’honneur de la France est retombé bien bas », a renchéri Mme Borrel.

Interrogé par l’AFP, l’entourage de l’ancien président a déclaré jusqu’à présent qu’il « ne souhaite évidemment pas commenter des documents dont il n’a pas connaissance ».

L’avocat de Djibouti dans cette affaire, Me Francis Szpiner, a de son côté dénoncé une « fumisterie », affirmant que la juge chargée du dossier n’a « jamais émis le moindre acte de procédure à l’encontre des autorités » djiboutiennes.

Plusieurs documents, saisis par des juges aux ministères des Affaires étrangères et de la Justice, suggèrent que l’Etat français a tout fait pour répondre aux exigences de Djibouti dans l’affaire et sauvegarder ainsi ses intérêts dans ce pays de la Corne de l’Afrique qui abrite la plus importante base française à l’étranger.

« Ces faits peuvent relever juridiquement de la trahison », a ajouté Me De Caunes, expliquant que « depuis le début de l’affaire, les considérations diplomatiques ont prévalu sur l’enquête judiciaire ».

Le 12 janvier 2006, Djibouti a saisi la CIJ contre la France pour avoir manqué à ses devoirs d’entraide judiciaire.

Une note de l’ambassadeur de France à Djibouti, que l’AFP a pu consulter, semble montrer que c’est l’Etat français qui a le premier suggéré à Djibouti d’attaquer la France en justice pour faire plier la juge. D’autres documents suggèrent un soutien du président Jacques Chirac à cette opération.

Pour Me Morice, le président Guelleh, mis en cause dans des témoignages, voulait obtenir le dossier Borrel pour « faire condamner des potiches et éviter aux véritables commanditaires d’être mis en cause ».

« C’était aussi le moyen de faire disparaître des éléments matériels du dossier et de faire pression sur des témoins », a ajouté Me De Caunes en rappelant que le procureur de Djibouti est mis en cause pour « subornation de témoin » dans ce dossier.

Chirac aura dépensé 8 fois plus que Mitterrand

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  C’est ce qui ressort d’études sur lesquelles s’appuie Ségolène Royal ( les comptes publics de l’Elysée étant un labyrinthe à peine éclairci par les réformes Jospin qui ont aboli, entre autres, les « enveloppes » officieuses ). 798% exactement d’augmentation des frais de l’Elysée, entre 1995 et 2006. Joli record.

  Détail final :

1960/de Gaulle 2,35
1974/Pompidou 2,53
1981/Mitterrand 3,03
1994/Mitterrand 3,31
1997/Chirac 7,78
1998/Chirac 13,73
2001/Chirac 21,2
2003/Chirac 30,9
2005/Chirac 31,9

  Eh oui, notre Cour censément moderne est plus dépensière que celle d’apparat de l’Angleterre. De loin ( car il faut aussi compter avec le budget national et sénatorial qui font la part belle aux projets bidons qui remplissent les poches corrompues ).

  Voici ce que propose le Parti Socialiste, et notamment sa candidate :

 ( extrait d’une dépêche AP )

  « La présidence de la République doit devenir économe et transparente. Un euro dépensé sera un euro utile », a-t-elle promis lors d’une déclaration à la presse au siège de son équipe de campagne, à Paris. A cet égard, la candidate socialiste a dénoncé la « profonde opacité » actuelle et l’ »impossibilité à connaître avec précision les dépenses sur fonds publics » de l’Elysée.

  S’appuyant sur les travaux réalisés par le député socialiste René Dosière, elle a souligné qu’entre 1995 et 2006 le budget de l’Elysée a augmenté « de plus de 798% », « une augmentation considérable ». « Il faut mettre fin à cette dérive monarchique qui consiste à faire croire qu’un chef de l’Etat peut dépenser l’argent public sans contrôle et sans limite ».

  Ségolène Royal s’est donc engagée à mettre en oeuvre « cinq réformes »: le budget de l’Elysée serait examiné en « totalité » par le Parlement dans le cadre de la loi de finances; il serait soumis au contrôle de la Cour des comptes; les dépenses privées (déplacements, vacances, famille) seraient « interdites »; les frais de réception devraient à terme être divisés par deux; et une commission dresserait l’inventaire du coût de leur entretien afin de proposer « l’ouverture au public de tous les parcs et jardins » attenants. « Aucune » propriété « ne sera écartée de cette liste », a-t-elle assuré, alors qu’on l’interrogeait sur le Fort de Brégançon (Var).

Un avis de la Cour des Comptes

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  Voici un extrait du rapport de la CdC sur la loi de finances 2006 ( en gros, l’avis officiel sur les comptes de l’Etat ) :

  p.150 : « Le recensement des actifs et passifs de l’Etat vis-à-vis de ses opérateurs et des acteurs de la vie publique est imparfait. »

  En synthèse, ceci signifie : « les comptes de l’Etat sont bidons. » Bref, on notera l’emploi de judicieuses figures de style, jusqu’à « l’imparfait » qui est sans doute une notion légale très exacte, dans l’esprit de l’UMP… 

Palmarès des grèves de l’UMP

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  Au nombre des catastrophes que les français pourront reprocher au gouvernement sortant ( très fortement représenté chez Sarkozy ), on pourra sans doute déplorer la mort du « dialogue social », dont l’interprétation Villepinesque a culminé lors de la crise du CPE, avec l’usage du 49-3 dans la nuit.

  Mais cette crise sociale tournant autour de rien de moins que le contrat professionnel des jeunes jusqu’à 26 ans, et qui a paralysé la France pendant de nombreuses semaines, n’est hélas pas la seule. De très nombreuses autres luttes socio-professionnelles se sont engagées entre les syndicats, les employés, les fonctionnaires, et cet Etat-UMP despotique et autiste, au cours de ces dernières années ; elles ont simplement été couvertes par notre dictature médiatique lèche-botte, qui les a occulté par la méthode habituelle, en ne parlant que des faits divers ( oh, les bébés congelés et Natacha Kampusch )

  Certains ne sont pas si amnésiques. Je vais essayer de dresser ici une liste, la plus exhaustive possible, des dernières crises sociales imputables notamment à la gestion de l’UMP :

  * Grève d’une partie des pompiers ( photo ci-dessus ), qui demandent un meilleur statut, réprimée par des CRS, manifestants traduits en comparution immédiate.

  * Grève des intermittents du spectacle qui essaient d’investir l’inauguration de France 24, réprimée très sévèrement par des CRS, occultée dans les médias.

  * Grève d’une partie des douaniers, qui demandent le paiement de leurs heures supplémentaires, ignorée et occultée dans les médias.

  * Grève d’Airbus suite à la collaboration de l’Etat à un plan social inique, avec financement passif à hauteur de milliards d’euros pour des dirigeants qui s’enfuient en quittant le navire.

  * Grèves et plans sociaux similaires à Moulinex, Arcelor, Lu, Aubade, de manière générale dans de très nombreuses entreprises françaises qui ont été rachetées par des fonds de pension américains, et qui liquident alors qu’elles font des superprofits.     

  * Grèves et actions d’éclat de EDF ( blocage de gares, coupure de courant chez des hauts fonctionnaires ) pour protester contre les fusions destructrices et les plans sociaux absurdes.

  * Grèves multiples des enseignants contre De Robien ( UDF ), notamment contre la bivalence ( un enseignant « obligé » d’apprendre deux matières ), les non-renouvellement de postes, les coupes dans l’administration, le déficit de surveillants, la relocalisation cruelle des professeurs entre plusieurs établissements…

  * Grèves très fréquentes dans les transports, RATP et SNCF notamment, dues à un manque de dialogue social ( ou plutôt à son absence ), avec des « patrons » qui préfèrent des grèves dures à toute forme de dialogue.

  * Grève des éboueurs

  * Grève du personnel de l’ANPE ( l’une des plus importantes de son histoire )

  * Grèves et manifestations chez presque tous les corps de médecine et les personnels de santé, des infirmiers aux auxiliaires de santé, à l’exception notable de certains médecins qui sont caressés dans le sens du poil – malgré une désertification de l’enseignement de la médecine. Des pôles UMP ( Urgences Médecine Psychiatrie ) ont été instaurés dans le cadre du plan Hôpital 2007, et sont chargés de mater les réticents et les syndicalistes. Le salaire des médecins est désormais constitué pour moitié  de primes attribuées par ces pôles, en fonction de la « motivation », et qui ne sont pas comprises dans les cotisations. Le personnel soignant a été très fortement réduit.

  Enfin, j’ajouterais non pas une grève, mais une opposition marquée des Affaires Etrangères devant les nominations honteuses de tous les amis de Chirac à des postes-clés, alors que ceux-ci n’ont pas les compétences requises. Ainsi, différents hauts fonctionnaires menacent de démissionner si certaines ambassades sont pareillement dévoyées. Pas mal, comme fronde, hein ?

Le dévoiement de la Politique Agricole Commune

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   Commençons par exhumer cette honte-ci du mandat de Jacques Chirac…

  Notre cher président, en effet, jouit auprès du public d’une image assez « écolo », plutôt « rurale »; il l’avait du moins en 1995, et en 2002.

  Or, quelles ont été les mesures des gouvernements de droite qui ont agi sous Chirac ? Ils ont dévoyé la Politique Agricole Commune, comme la droite l’a d’ailleurs fait au niveau européen, mais en France nous avons eu droit à un traitement particulièrement gratiné.

  Déjà, la question des OGMs. Quelle question des OGMs ? Voilà, c’est à peu près la seule défense des gros labos alliés à l’agroalimentaire, et à la grande distribution. L’Europe n’a-t-elle pas à se soucier de la santé de ses citoyens, et à veiller d’abord à ne pas les exposer à un processus non-testé et très peu contrôlé, qui consiste à créer génétiquement de nouvelles espèces animales et végétales ?

  La situation est inverse : La France est non seulement déjà envahie d’OGMs, mais l’Europe ultralibérale l’a déjà condamné à de nombreuses amendes, pour lui faire accélérer le pas.

  La situation de la PAC est encore plus simple : seuls les très gros agriculteurs, donc ceux-là même dont nous parlions plus haut, sont financés à de très hauts niveaux, alors qu’ils sont également les plus pollueurs, et les moins vecteurs d’emploi.

  Sous les ministères de Nelly Ollin et de Roselyne Bachelot, les lois sur les niveaux minimals de pureté de l’eau ont été abrogées, et l’emploi de pesticides encouragé par les financements. Les plafonds des déjections animales des gigantesques complexes d’abattage, qui polluent les sols, ont été augmentés.

  Voici la France agricole que nous laisse Chirac : Infestée par les OGMs, polluée, avec des agriculteurs ruinés d’un côté, encouragés à faire baisser leur niveau de qualité, et quelques gros groupes industriels qui n’ont aucune contrainte, et sont encore favorisés par les financements.

  Moi, je connais des vaches qui doivent avoir honte de s’être fait toucher le cul par un pareil adepte du double discours…

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